L'ENGAGEMENT POUR LA FRANCE

Le manifeste du MIL


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Ce texte a été publié en mai 2013 dans le numéro 288 du journal «Vigilance & Action». Il est en cours de réécriture.

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PLAN DU MANIFESTE


LE MIL : PERMANENCE ET éVOLUTION


LES VALEURS CIVI­QUES

1) LA PRIMAUTé DE LA PERSONNE

2) LIBERTé, RESPONSABILITé, DE­VOIR

3) LA COHéSION DE LA SOCIéTé

- La famille

- La nation


LA FRANCE DANS UN MONDE EN MUTATION

1) L'APRèS-GUERRE FROIDE

2) LES ETATS-UNIS ET NOUS

- L'anti-américanisme.

- La vassalisation.

3) MONDIALISATION, MONDIA­LISME, ALTER­MONDIALISME

La mondialisation

Le mondialisme

L'altermondialisme

4) EUROPE ET SOUVERAINETé NA­TIONALE


LA FRANCE FACE à ELLE-MêME : UNE CERTAINE IDéE DE LA FRANCE

1) LA FRANCE AUJOURD'HUI. SON GéNIE ET SES DéMONS

La France doit rayonner par sa culture et spé­cialement par sa langue.

La France doit s'imposer par sa puis­sance éco­nomique et militaire.

La France doit être une référence par sa poli­ti­que internationale.

2) LE GAULLISME : UNE INSPIRA­TION ESSEN­TIELLE ET TOUJOURS AC­TUELLE

3) LE LIBÉRALISME COMME MOTEUR éCONOMIQUE


LA FRANCE FACE à ELLE-MêME : LES DéFIS ET LES MENACES

1) L'IDENTITé NATIONALE EN PéRIL

a) Le communautarisme

b) immigration et islam

2) LES DANGERS POLITIQUES ET IDéOLOGI­QUES

a) Le danger électoral

b) Les entreprises de déstabilisation et de des­truction

- La «gauche de la gauche».

- Les altermondialistes écologistes,

- Les islamistes

c) Les instruments de prise en main : édu­ca­tion, médias, justice

- L'éducation.

- Les médias.

- La justice.

3) LES PESANTEURS

a) Les pesanteurs sociales

- Les syndicats.

- La technocratie.

b) Les pesanteurs mentales

- Les séquelles du marxisme.

- La pensée unique.


CONCLUSION : RéSISTER, UN DEVOIR CIVIQUE


******


LE MIL SUR LE TERRAIN


CE QUE LE MIL N'EST PAS

Le M.I.L. n'est pas un parti politique.

Le M.I.L. n'est pas un syn­dicat ni un mou­vement de défense d'inté­rêts socio-profes­sionnels.

Le M.I.L. n'est pas un club.


RéFLEXION ET ACTION

Le  M.I.L. est un mouvement national et glo­bal.


ORGANISATION DU MIL

Le M.I.L. est organisé en fonction du ter­rain.

Le M.I.L. comble un vide.

Le M.I.L. s'exprime.


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LE MIL : PERMANENCE ET éVOLUTION


Le MIL est né pendant la première législature de ce qui était alors l'union de la gauche. Il s'agissait d'empêcher que les so­cialo-com­mu­nistes, après s'être emparés du pouvoir politi­que, ne mettent défi­niti­vement la main sur les es­prits et sur les structures de notre pays. Il n'existait pas d'organisation adap­tée à ce genre d'action : c'est ce vide que le MIL a voulu com­bler.

Le manifeste du MIL dit clai­re­ment ce que nous sommes. Par rapport à sa première version, deux parties sont restées presque immuables : le dé­but et la fin. Le début expose les principes civi­ques et moraux sur les­quels re­pose notre ac­tion : ce sont tout simple­ment ceux qui ont fondé notre ci­vilisa­tion mul­timil­lénaire. Quant à la fin, elle pré­cise quel­ques modalités d'organisation qui ont fait leurs preuves au fil des ans. La partie mé­diane, elle, est consacrée aux for­mes que prend notre combat en fonction de la situa­tion du moment, et plus préci­sé­ment des dangers qui me­na­cent notre pays et notre civilisation. Elle est donc réguliè­rement ac­tualisée de façon que, contraire­ment à ce qui arrive trop sou­vent en France, nous n'ayons pas une guerre de re­tard.


LES VALEURS CIVI­QUES


Notre engagement civique est au service d'une certaine idée de la société. Une so­ciété qui est autre chose qu'un agrégat précaire repose sur quelques principes qui procèdent d'une certaine idée de l'homme et de ses rapports avec la collec­tivité. Les principes que nous ex­posons ici, inspi­rés de notre tradition nationale, consti­tuent, nous semble-t-il, un mini­mum essentiel auquel peut adhé­rer la grande majorité des ci­toyens.


1) LA PRIMAUTé DE LA PERSONNE

Dans une société vivante et libre, l'organisation sociale repose sur le citoyen considéré comme une per­sonne autonome et respon­sable. Cette idée s'oppose absolument au collectivisme sous toutes ses for­mes, que ce soit la forme dure du commu­nisme, la forme plus molle du socia­lisme ou la forme insi­dieuse de la so­cial-démocratie : dans tous les cas, il s'agit de réduire l'individu à l'état d'irresponsable as­sisté. L'écologisme, dont ce n'est pas forcément la nature profonde, est au­jourd'hui, dans les faits, l'une des formes hypocrites que prend cet état d'esprit.

C'est de ce principe essentiel que découlent ce qu'on appelle communément les droits de l'homme, expression souvent galvaudée et déformée qu'il vau­drait mieux remplacer par «droits de la per­sonne». Au nombre de ces droits figure l'exercice des libertés auxquel­les on pense sponta­nément (liberté de conscience, d'expression, d'ensei­gnement, de déplacement, etc), mais aussi le droit de pro­priété qui fournit à cha­cun les moyens pra­tiques de sa liberté per­son­nelle contre les em­piètements tou­jours menaçants de la col­lectivité.

Autre conséquence essentielle découlant de la primauté de la per­sonne : la nature du régime éco­nomique, qui doit être fondé sur la li­bre entreprise et l'initiative personnelle.

Toutefois, cette primauté de la personne ne se confond nullement avec l'individualisme égoiste et cynique trop développé dans notre société, en particulier chez les post-soixante-huitards. Elle obéit à des principes moraux et elle est un élément structurant et dynamisant de la nation fran­çaise.


2) LIBERTé, RESPONSABILITé, DE­VOIR

La liberté de la personne n'est donc pas le caprice. Elle est réglée par la loi et, surtout, elle doit être équili­brée en chacun de nous par la cons­cience de no­tre responsabilité personnelle. Nous avons à ré­pondre de nos actes et de nos propos et nous de­vons en accepter les conséquences et les sanc­tions, positi­ves ou né­gatives.

Sanctions négatives : elles vont du simple échec à la ré­pres­sion des crimes et des dé­lits. C'est une illusion de croire que la pré­vention peut régler tous les problèmes. On ne peut pas faire l'économie d'une ré­pression, certes équilibrée, mais surtout d'une fermeté sans faiblesse. Le dé­velop­pe­ment de la violence depuis plusieurs an­nées est devenu un phénomène social d'une telle ampleur que cette ri­gueur dans la répression est plus que jamais d'actualité.

Sanctions positives : ce sont toutes les formes de réussite qui sont dues au mérite, c'est-à-dire à la fois aux aptitudes et au travail. Contrai­rement à ce qui se passe dans les régimes d'inspiration so­cia­liste, la réussite individuelle ne doit pas être consi­dé­rée comme un objet de ja­lousie ou d'envie, ni of­frir à la collectivité un prétexte pour s'en appro­prier abusi­ve­ment les fruits. La réussite individuelle doit au contraire être encouragée parce qu'elle est un mo­teur essen­tiel de la société et qu'elle se fait fi­nale­ment au bénéfice de tous.

Dans une société civilisée, les relations entre ses membres sup­po­sent l'existence de règles du jeu fondées, entre autres, sur l'honnêteté, le res­pect des engagements, l'honneur, etc., c'est-à-dire sur des va­leurs morales traditionnelles. En prendre cons­cience, c'est reconnaître que nous n'avons pas seule­ment des droits, mais aussi des devoirs.


3) LA COHéSION DE LA SOCIéTé

La personne libre et autonome ne doit pas se fon­dre dans le magma d'une humanité indiffé­renciée. Elle a besoin de s'intégrer à des structu­res intermédiai­res, dont les plus essentielles sont pour nous la fa­mille et la nation.

La famille est une cellule naturelle irremplaça­ble. Formée de­puis la nuit des temps à partir de l'union d'un homme et d'une femme, elle fournit aux enfants les meilleures conditions pour leur dé­ve­lop­pe­ment et elle détient la responsabilité de leur édu­cation. Les sociétés qui croient pouvoir échapper à ces né­cessités biologi­ques sont vouées à la désa­grégation.

La nation n'est pas une donnée naturelle ou universelle, mais elle est en France une réalité his­torique essentielle, une patrie incar­née dans une culture et une langue qui sont parmi les plus riches du monde. Il n'appartient à personne de lui faire su­bir une mutation es­sen­tielle pour la transformer en un en­semble hétéro­gène, «multi­culturel», juxta­po­sant des commu­nautés massives, très éloignées de notre tradi­tion et refusant d'adopter le mode de vie national.

Pour que la nation soit solide et cohérente, il faut, surtout dans la tradition française, maintenir l'existence d'un Etat fort. Cer­tes, l'Etat ne doit pas intervenir en dehors de son domaine, en particu­lier pour pren­dre la place des entreprises privées, mais il doit remplir ses at­tributions propres : ga­rantir l'identité natio­nale, dé­fendre l'intégrité du pays, as­su­rer la sûreté des per­sonnes et des biens.


LA FRANCE DANS UN MONDE EN MUTATION


1) L'APRèS-GUERRE FROIDE

Pendant des décennies, la politique a été domi­née par une réalité mas­sive, le commu­nisme, repré­sentant une dou­ble me­nace, à la fois interne (puis­sance et in­fluence du parti communiste) et ex­terne (me­nace mili­taire de l'URSS).

Aujourd'hui, la situation a radicalement changé. Même si le marxisme a laissé des tra­ces pro­fondes dans notre vie sociale et dans les men­talités, l'URSS est morte et le PC est déliques­cent. Cette situation nouvelle nous im­pose de jeter un regard neuf sur la scène inter­nationale.

Et d'abord sur la Russie, pays avec le­quel, par tradition et pour des raisons géos­tratégi­ques fortes, nous avons généralement, dans le passé, en­tretenu des relations privilégiées. Aujourd'hui, la Russie, princi­palement en la personne de son principal dirigeant, Vladimir Poutine, est l'objet d'une désinformation quasi systé­matique. Les multimilliardaires mafieux, mis au pas, sont présen­tés comme des martyrs de la cause des droits de l'homme et la Tchétchénie comme un petit peuple fier et vaillant, alors que les islamistes auraient voulu faire de ce terri­toire une place forte et une base de lancement de leurs actions terroristes. Ils ne manqueraient pas de reprendre leurs tentatives si le pouvoir central russe venait à s'affaiblir.

La Russie est donc un allié naturel situé aux avant-postes dans la lutte contre la nou­velle forme de guerre qui nous est imposée, la troi­sième guerre mondiale : la tentative, presque toujours d'origine islamiste, de ruiner notre civilisation. Le terrorisme en est la forme la plus spectaculaire et la plus effrayante, mais elle n'est pas la seule, et sans doute pas la plus profondément dange­reuse.


2) LES ETATS-UNIS ET NOUS

Les relations entre la France et les Etats-Unis ont toujours été passionnelles. Au­jourd'hui, deux at­titudes opposées s'affrontent.

- L'anti-américanisme. Il peut être de gau­che, hérité du temps de la guerre froide. Les Amé­ri­cains sont dénoncés comme des impéria­listes belliqueux, les champions ma­léfi­ques du capi­talisme et du libé­ralisme «sau­vage», glissant sur la pente d'un « or­dre mo­ral » d'inspiration religieuse.

Il peut être aussi de droite, présentant les Etats-Unis comme le repaire du matéria­lisme, de la gros­sièreté, d'une sorte de bar­barie des­tructrice de no­tre civilisation tradi­tion­nelle.

- La vassalisation. Héritée elle aussi, en par­tie, de l'époque où les Etats-Unis étaient le seul bouclier du monde libre contre le péril commu­niste, elle estime que notre intérêt est de faire allé­geance à une hyperpuis­sance, de façon à bénéficier des avantages qu'un su­zerain veut bien ac­corder à un fidèle vassal.

Bien entendu, aucune de ces deux attitu­des ne peut nous convenir. Dans la tradition gaul­lienne, la France peut et doit faire enten­dre sa voix dans un monde multipolaire qui est prêt à la re­cevoir.

Encore faut-il que nous soyons ca­pables de faire les efforts nécessaires pour être un pays fort. Si nous nous laissons do­miner par les Etats-Unis, c'est beaucoup plus du fait de notre manque de res­sort que de leur agressi­vité. Les Américains ont commis, et commet­tent encore, de grosses er­reurs en ma­tière de politique in­ternationale. Dans ces cas, nous devons mar­quer notre indépen­dance et notre oppo­sition. C'est ce que, à l'initiative de Jac­ques Chirac, la France a fait à l'occasion de la deuxième guerre d'Irak et chacun voit à quel point les événe­ments lui ont donné rai­son. Mais dans l'ensemble, les Etats-Unis demeu­rent des alliés et des amis. Et sur­tout, nous avons des leçons à prendre de leur dy­na­misme, de leur capacité à re­bondir contre l'adversité et de leur patriotisme.


3) MONDIALISATION, MONDIA­LISME,  ALTER­MONDIALISME

Il ne faut pas confondre mondialisme et mon­dia­lisation :

La mondialisation est une réalité mas­sive qui s'impose à nous. Elle est la consé­quence quasi mé­canique de la facilité des échanges à l'échelle pla­nétaire et du libre développe­ment des rela­tions éco­nomiques. Son bilan est mi­tigé. Globalement, elle contri­bue à l'accrois­sement des ri­chesses pro­dui­tes et elle est un facteur de progrès matériel. Mais il est vrai aussi qu'elle fonctionne comme une puis­sante mécanique qui provo­que sur son pas­sage des dé­gâts souvent doulou­reux. C'est une conséquence quasi naturelle pour un phénomène de cette ampleur.

Nous ne devons surtout pas nier ou ignorer la réalité. Nous devons nous ef­forcer de tirer le meilleur parti du système. La France en a les moyens poten­tiels, à condition qu'elle libère les forces de l'initiative et de la créati­vité qui sont en elle et qu'elle se débar­rasse défini­tivement des sé­quelles du socia­lisme dans lesquel­les elle est en­core trop en­gluée.

Le mondialisme est une doctrine qui a pour am­bition de réaliser une certaine forme d'unité politique du monde. Il repose sur l'idée qu'il est possible de faire le bonheur de l'humanité tout en­tière en répan­dant la pros­pé­rité économique ou la vertu écologiste sur toute la surface du globe sous la houlette d'une sorte de «gou­vernement de sages» à l'échelle pla­nétaire.

Le principal obstacle que puisse ren­contrer ce projet follement démesuré, ce sont les na­tions, et plus particulièrement les Etats-na­tions, dont la France offre le modèle par ex­cellence. Nous som­mes donc radicalement op­posés au mon­dialisme. Il est d'ailleurs pro­ba­ble qu'il ne sera jamais pleinement réalisé. Les passions hu­maines, individuelles et col­lectives, et les intérêts divergents ou oppo­sés des peu­ples se chargeront toujours de faire voler en éclats cette chimère inhumaine et glacée. C'est, malgré tout, une tentative toujours renaissante et toujours à combattre.

L'altermondialisme joue sur la confusion des idées et des mots.

Ce qui est certain, c'est que les altermon­dia­lis­tes sont les sous produits de la communica­tion. Leurs formules («lutte contre la mal-bouffe», «la vie n'est pas une mar­chandise»), ainsi que les moustaches de José Bové, sont connues de tous et sont à l'origine de leur relatif succés. Aux yeux des naïfs de droite, ils sont les défen­seurs du ro­quefort, de la cam­pagne française tra­ditionnelle et de la na­ture tutélaire. Aux yeux de la gauche, ils sont les pourfen­deurs des multinationales et du li­bé­ra­lisme sauvage.

En réalité, au sein de la nébuleuse de la gau­che et de l'extrême-gauche, ils s'emparent des thè­mes à la mode pour atti­rer ceux qui re­jettent les par­tis structurés. Leurs diri­geants, formés aux bon­nes métho­des de l'agit-prop, s'efforcent de créer une in­terna­tionale de la négation et du dé­sordre.


4) EUROPE ET SOUVERAINETé NA­TIONALE

La question d'être «pour» ou «contre» l'Europe n'a pas de sens en termes absolus. De toute évidence, il est né­ces­saire et bénéfique que se déve­lop­pent des relations privi­légiées entre les diffé­rents pays qui composent le continent euro­péen. Quant à la forme que peu­vent prendre ces relations, deux types d'organisation s'opposent en principe : la fédé­ration et la confé­dération.

Dans une fédération, c'est l'ensemble, consi­déré comme un tout, qui détient la sou­ve­rai­neté. Dans une Europe fédérale, les na­tions actuelles se­raient à peu près comme des pro­vinces par rapport à l'échelon supé­rieur, qui se­rait le véritable Etat.

Dans une confédération, au contraire, les na­tions restent souveraines et délèguent cer­tai­­­-nes compétences ou attributions à l'échelon qui repré­sente l'ensemble. Pour notre part, nous sommes at­tachés de façon intransi­geante à une Europe des nations et des Etats, c'est-à-dire de type con­fédéral.

Si attachés que nous soyons à la souve­rai­neté de la France, nous ne pouvons pas être catalo­gués comme «souverainistes», ne se­rait-ce que parce que la cause à laquelle nous nous consa­crons ne saurait se réduire à une seule idée, d'ailleurs moins claire en fait qu'elle ne paraît au pre­mier abord. Les que­rel­les du cou­rant souverai­niste et ses divi­sions en multiples chapelles montrent que cette idée est trop sou­vent dévoyée par quel­ques ambitieux qui s'en servent comme d'un trem­plin pour leur carrière politique.

Dans ses frontières actuelles, l'Union eu­ro­péenne a bien du mal à établir une har­mo­nie mini­male entre les vingt-sept pays qui la com­po­sent. Il est évi­dent que l'entrée de la Tur­quie, en­semble massif et hétérogène par tou­tes ses caractéris­tiques (tradi­tions, civilisation, reli­gion islamique de plus en plus influente et dominante), ne pourrait être qu'un élé­ment de pesanteur ou un facteur d'éclatement. Ce grand pays est pour nous un partenaire, mais il n'a pas vocation à être membre de la fa­mille. D'ailleurs, il oriente de plus en plus son action géo-politique vers le monde musulman et se distingue de plus en plus d'un continent dont les racines chrétiennes sont un constituant his­toriquement incontestable.

Enfin, n'oublions jamais que notre destin na­tio­nal restera en dernier ressort entre nos mains. Une France forte démultipliera dans une Eu­rope organi­sée son action et son in­fluence. Une France faible sera abaissée et absorbée.

Dans la pratique, ni la forme de la construction européenne ni son mode de fonctionnement ne doivent être considérés comme des absolus de nature sacrée. Ils sont soumis au principe d'efficacité. Le principe de base de l'Europe politique reste celui de la souveraineté des nations. Des délégations de souveraineté peuvent être consenties si leur utilité effective est avérée. Quant à l'organisation de l'Europe, il est certain que les vingt-sept pays qui la composent ne peuvent pas tous jouer le même rôle. Des recompositions internes sont inéluctables et souhaitables.


LA FRANCE FACE à ELLE-MêME : UNE CERTAINE IDéE DE LA FRANCE


1) LA FRANCE AUJOURD'HUI. SON GéNIE ET SES DéMONS

La France n'a pas vocation à être un bon élève un peu terne, sérieux et discipliné. Le génie de la France est de rayonner et éven­tuellement, comme le disait de Gaulle, de dé­ranger. Au­trefois mission­naire et co­lonisa­trice, elle doit aujourd'hui se servir des armes dont elle dis­pose.

La France doit rayonner par sa culture et spé­cialement par sa langue. Le français est l'une des rares grandes langues de civilisa­tion. Il n'est pas une fleur fanée mais le plus effi­cace des agents d'influence, y compris dans les do­maines économi­que et politique, et il rend au centuple les inves­tis­sements qu'on lui consa­cre, en particu­lier en im­plan­tant des écoles hors de nos frontières et en atti­rant dans notre ensei­gnement supérieur des étu­diants étran­gers.

La France doit s'imposer par sa puis­sance éco­nomique et militaire. Elle est bien autre chose que la centième partie de l'humanité. Elle doit re­conquérir le rang qu'elle oc­cupait du temps du gé­néral de Gaulle, celui d'une des toutes premières na­tions éco­nomiques et mili­taires. C'est ce qu'a bien com­pris Ni­colas Sar­kozy, qui entend lier étroitement les initiatives diplomatiques et le dé­veloppement de no­tre potentiel en suppri­mant les entra­ves, en parti­cu­lier d'ordre éco­nomique et so­cial, qui nous frei­nent trop sou­vent au­jourd'hui.

La puissance est une condition indispen­sable de notre rayonnement. Certains s'imaginent que nous pourrions en faire l'économie en nous faisant les champions d'une vertu paci­fiste et écolo­giste. C'est une totale illusion. La compétition entre les na­tions ne pourra devenir que plus impi­toyable. Une France faible serait un objet de pitié et de déri­sion.

La France doit être une référence par sa poli­ti­que internationale. Il ne faut pas que tous les pays du monde soient condamnés à ne se tourner que vers les Etats-Unis ou la Chine. Sous les septen­nats de Mitter­rand, la France s'était évanouie. Grâce à Jacques Chirac (en particulier du fait de la reprise des es­sais nu­cléaires en 1995 et de notre atti­tude lors de la seconde guerre d'Irak, en 2003), la voix de la France est de nouveau enten­due. Les initiatives déterminantes prises par Nicolas Sarkozy au cours des différentes crises du début du XXI° siècle ont confirmé le rôle de pointe joué par la France parmi les nations qui comptent dans le monde.

Quant à nos démons particuliers qui s'efforcent de détourner la France de réali­ser les pro­messes de son génie propre, nous les rencontrerons plus loin, mais nous pouvons en nommer quelques-uns : so­cia­lisme gluant et persistant, déformation des es­prits par l'enseignement et les médias, pe­santeurs di­verses (mentales, syndicales, admi­nis­trati­ves), danger du commu­nauta­risme, en parti­cu­lier de l'islamisme.


2) LE GAULLISME : UNE INSPIRA­TION ESSEN­TIELLE ET TOUJOURS AC­TUELLE

Le général de Gaulle n'était pas un théo­ri­cien ou un doctrinaire. C'était un homme d'action prag­mati­que fidèle à des principes, animé par une vo­lonté sans faille et guidé par une vision de l'avenir.

C'est ce don de vision qui s'est mani­festé dès le 18 juin 1940 ; Il y avait une chance in­fi­nité­si­male pour que la France pût se re­trouver, cinq ans plus tard, parmi les quatre pays vic­to­rieux de la Se­conde Guerre mon­diale. Ce ré­sultat a été obtenu parce que la volonté d'un homme était deve­nue l'expression d'une na­tion.

C'est cette même volonté au service d'une vi­sion d'avenir qui explique la politique du Gé­né­ral à l'égard de l'Algérie. Presque toute la droite était sen­timentalement, voire viscé­rale­ment, attachée à l'Algérie fran­çaise. De Gaulle aussi, probablement. Pourtant, il s'agissait d'un angé­lisme uto­pi­que : qui se réjouirait au­jourd'hui que trente-cinq millions de musulmans supplémentaires fussent des citoyens français à part en­tière ? De Gaulle a tranché dans le vif, non sans pro­voquer des souffrances qui sont loin d'être apai­sées.

Parmi les leçons foisonnantes que four­nis­sent les propos et surtout les actes du gé­né­ral de Gaulle, retenons celles qui nous sem­blent par­ticuliè­rement importantes : pré­émi­nence du service de la France, dis­tinction entre l'essentiel et l'accessoire, vi­sion de l'avenir nourrie de la connais­sance du passé, vo­lonté et énergie, al­lant jusqu'à l'esprit de résistance intransigeant, rigueur dans la dé­termina­tion des ob­jectifs al­liée au pragma­tisme dans le choix des moyens. Tout cela se ré­sume souvent à la capacité de dire non à toutes les tentations de la facilité, du relâchement et de l'abaissement.

Sous l'effet de l'esprit de laxisme, beau­coup ont cru que ces leçons un peu rudes étaient bon­nes pour le passé. Elles revien­nent au­jourd'hui en force pour nous per­met­tre de remonter la pente. Mitter­rand di­sait : «L'inspiration essen­tielle du PS est et de­meure marxiste». Quant à nous, depuis la créa­tion de notre mouvement, nous ré­pétons que l'inspiration essentielle du MIL est et de­meure gaul­liste.


3) LE LIBÉRALISME COMME MOTEUR éCONOMIQUE

Le libéralisme est une notion complexe, aux ac­ceptions diverses, voire contradictoi­res. On peut ce­pendant essayer d'en dé­ga­ger quel­ques grands traits.

Dans la conception libérale pure, la cellule de base de la société est l'individu libre, doté de rai­son, ayant le sens des responsabili­tés et sa­chant pren­dre des initiatives. Notre Mouve­ment Initia­tive et Li­berté ne saurait ré­cuser ces fon­de­ments. En ma­tière éco­no­mi­que, le régime re­pose sur la libre en­treprise. Politi­quement, le pouvoir de gou­verner est dévolu par la majorité des ci­toyens. Au cours des deux derniers siè­cles, les régimes peu ou prou «li­béraux» ont ob­tenu des résultats con­vaincants, et même écra­sants par rapport aux ré­gimes commu­nistes. Les crises récentes ne sau­raient nous faire oublier cette réalité de base.

Contrairement à la caricature qui en est sou­vent donnée, le libéralisme n'est pas par na­ture «sau­vage». Au contraire, il sup­pose né­cessai­re­ment l'existence de règles du jeu. Il reconnaît le rôle in­dis­pensable de l'Etat pour édicter ces règles es­sen­tiel­les, pour prendre des mesures desti­nées à fa­vo­riser le bien-être du corps so­cial et pour exer­cer les fonc­tions régaliennes.

Il faut cependant être en garde contre cer­tai­nes dérives, en particulier la dérive li­berta­rienne, qui est une forme d'anarcho-ca­pita­lisme et qui vise à l'anéantissement quasi total de l'Etat.

Pour nous, le libéralisme ne fournit pas des ré­ponses universelles à toutes les gran­des ques­tions politiques, ne serait-ce que dans le do­maine inter­na­tional. Nous ne som­mes pas défi­nis par le terme de libéraux, mais nous cons­tatons que, ancré dans les va­leurs tradi­tionnel­les de notre civili­sation et ac­com­pa­gné d'une bonne dose de prag­ma­tisme, le li­béra­lisme fournit de bonnes recet­tes pour nous permet­tre de faire enfin éclater le car­can étouffant du so­cia­lisme et de ses séquelles.


LA FRANCE FACE à ELLE-MêME : LES DéFIS ET LES MENACES


1) L'IDENTITé NATIONALE EN PéRIL

a) Le communautarisme

La naissance de la France, difficile à fixer dans le temps, remonte en tout cas à beau­coup plus d'un millénaire. Contrairement à d'autres pays, comme les Etats-Unis, le dé­ve­loppement de la France s'est fait progres­­sive­ment, par l'adjonction de terri­toires à la cou­ronne royale. Elle suppose l'existence d'un Etat doté d'une autorité forte, s'exerçant éga­lement sur l'ensemble du territoire et sur tous les habi­tants. L'Ancien Régime et la Ré­publi­que ont suivi la même évolution. Cette conti­nuité si lon­gue est impression­nante et donne à penser qu'elle est constitu­tive de la nature même de la France.

Pourtant, cette conception unitaire est au­jourd'hui battue en brèche par un dénigre­ment sys­tématique de l'Etat et par la multi­pli­cation des re­ven­dications de type com­mu­nautaire. Les critères ser­vant à définir les communautés sont hétéroclites et peu­vent être d'ordre géo­graphique et eth­nique (la Corse, l'Occitanie), aussi bien que moral et sexuel (l'homosexualité) ou religieux (l'islam).

La reconnaissance officielle des identités parti­culières, avec des droits inhérents, se fait au détri­ment de l'unité nationale et abou­tit iné­vita­blement à des conflits entre commu­nautés. La con­séquence extrême ti­rée par certains, c'est-à-dire l'instauration de « dis­criminations positi­ves » en faveur de certai­nes communau­tés, est à la fois une in­justice fon­cière, une marque de condescen­dance dédai­gneuse en­vers les bé­néficiaires et une source d'aigreur et de frustra­tion pour les ex­clus.

Laisser se développer en France le com­mu­nautarisme, ce serait ouvrir la boîte de Pan­dore et prendre le risque de la dé­sagré­gation natio­nale.


b) immigration et islam

C'est à propos de l'immigration que la ques­tion du communautarisme se pose avec le plus d'acuité. Elle se pose depuis quelques décen­nies mais, sous l'effet de la langue de bois et de la politique de l'autruche, elle ne fait que s'aggraver avec le temps.

Contrairement à ce qu'on entend dire, l'immigration n'est pas un phénomène très an­cien dans l'histoire de France. Elle re­monte au XIXème siècle et s'est amplifiée au XXème. Qui plus est, l'immigration d'aujour­d'hui est très différente de celle d'hier. Jadis et na­guère, l'absorption des im­migrants dans la population française se faisait sans diffi­cultés majeures et, à partir de la deuxième généra­tion, elle était com­plète et définitive sans que la na­ture et l'identité de la société française en aient été pertur­bées. C'est pro­prement ce qu'on appelle l'assimilation. Cette assimilation était faci­litée par le fait que les nouveaux arrivants avaient en com­mun avec les Français d'origine ce qu'on pourrait ap­peler un fonds de civilisation riche et profondément ancré. Les mentalités étaient in­fluencées par les mêmes croyances es­sentiel­les, qui pre­naient leurs racines dans le chris­tianisme. C'est un fait historique in­contesta­ble : les athées européens les plus endur­cis et les plus hostiles à toute religion défendaient en fait des principes, tels que les droits de l'homme ou la laïcité, qui avaient leur source dans le christia­nisme.

Aujourd'hui, au contraire, les difficultés et même les violences s'aggravent au fil des gé­néra­tions, au point que le terme de « jeune » est devenu syno­nyme, dans la lan­gue de bois, de jeune immigré dé­lin­quant. Les rai­sons sont connues, mais il n'est pas de bon ton de les dire. L'une de ces raisons est d'ordre quantita­tif : cinq ou six millions de person­nes (ou peut-être plus), massées en certains endroits, se fondront diffi­cile­ment dans le milieu préexis­tant. Mais le point crucial, c'est que ces quel­ques millions de person­nes bien décidées à conserver leurs propres fa­çons de vivre et de penser, voire à les imposer de façon plus ou moins pres­sante et agressive, sont pour la plu­part unies par un ciment puis­sant : l'islam.

Ne le dissimulons pas : l'islam pose à la France un problème spécifique grave. D'abord par sa na­ture intrinsèque : l'islam n'est pas seulement une re­ligion au sens où nous l'entendons, c'est un code complet de la vie en société, régissant aussi bien l'organisation po­litique que l'économie et les mœurs. De plus, le Coran (contraire­ment à la Bible) étant censé être dicté di­rectement par Al­lah, il est intangi­ble et im­muable, non sus­ceptible d'adaptation ou d'interprétations évolutives. Ajoutons que les pays musul­mans, qui sont passés dans l'histoire par des phases d'affirmation et de dé­pression, sont au­jourd'hui en phase de revan­che et d'expansion à l'échelle mon­diale, alors même que nous passons trop souvent notre temps à étaler nos incertitu­des, notre mau­vaise cons­cience et notre repentance.

On le voit, il ne s'agit pas de dire que les mu­sulmans sont des terroristes en puis­sance. Le pro­blème de fond, c'est juste­ment que l'islam est une grande religion qui a fortement inspiré et mar­qué une civilisation puissante, qui a tra­versé les siè­cles en préser­vant sa très forte identité et qui entend bien l'affirmer plus que jamais partout où ses fidèles sont présents.

Que faire ? il n'existe aucune solution fa­cile.

Il faut d'abord, comme nous avons es­sayé de le faire ici, regarder le problème en face dans sa na­ture profonde et dans toutes ses dimen­sions. Prati­quement, il faut le cir­cons­crire et l'endiguer en limi­tant très stric­tement les nou­velles arri­vées. Au­cun étran­ger n'a quelque droit que ce soit à im­po­ser sa pré­sence dans un pays de son choix (la France ou un autre). Tout pays (la France comme les autres) a le droit d'accepter ou de refuser de nouveaux arri­vants en fonction de ses in­térêts pro­pres.

Nous devons réaffirmer la prééminence de notre civilisation, c'est-à-dire de nos traditions, de nos mœurs, de nos prati­ques coutu­mières sans tolérer qu'elles soient alté­rées par des pressions externes. Sur no­tre sol, c'est aux autres à s'adapter aux rè­gles natio­nales, et non à nous à nous adap­ter aux leurs. Il n'est pas admissible que les me­nus des can­tines ou les horaires des pis­cines soient établis en fonction des pres­crip­tions corani­ques.

L'Etat doit assumer sans faiblesse sa mis­sion régalienne de garant de l'ordre légal afin d'assurer la sûreté des personnes et des biens. Ce que l'on ap­pelle les zones de non-droit, qui sont souvent en fait des zo­nes de droit corani­que, relèvent de la lutte contre les crimes et les délits. Des actions de police énergiques sont un bon moyen de pacifier certains territoires et d'affirmer l'emprise de l'autorité légi­time.

A quels principes officiels pouvons-nous nous référer ? Traditionnellement, la France se pro­posait d'assimiler les immi­grés. L'assimilation s'adresse aux person­nes indi­vi­duelles et a pour ob­jectif de les rendre aussi semblables que possible aux habitants du pays d'accueil. Le mot a su­brepticement dis­paru des propos offi­ciels pour être rem­placé par celui d'intégration, terme vague qui sem­ble plutôt s'appliquer à des ensembles et qui tend de plus en plus à être synonyme de jux­taposition de com­mu­nautés. L'intégration est donc une no­tion à peu près inutilisable.

On semble aujourd'hui se rabattre sur la laï­cité. L'idée a en effet le mérite de sépa­rer le do­maine de César du royaume de Dieu, donc en principe, d'endiguer les dé­borde­ments de la re­ligion corani­que. Il faut toute­fois avouer que c'est une simple li­gne défen­sive et que l'Etat ne peut sans doute pas al­ler beaucoup plus loin.

Ce qui est en jeu, ce sont les principes qui sont au cœur de notre civilisation et aux­quels il faut re­donner une nouvelle vigueur. Per­sonne d'autre que nous, citoyens fran­çais, ne peut mener ce combat à notre place. Dans sa vie quotidienne, chacun de nous a mille occasions d'affirmer ses convictions, en pa­roles et en actes. Chaque fois que nous nous laissons al­ler à une lâcheté, même si elle est dis­crète et si elle peut paraître mi­nime, nous affaiblis­sons la résistance du corps social tout entier. Le pouvoir politique  a son rôle à jouer, qui est déterminant. Mais nous sommes tous coresponsables de la survie de notre pays dans son identité profonde.


2) LES DANGERS POLITIQUES ET IDéOLOGI­QUES

a) Le danger électoral

Depuis l'extinction du marxisme, la gau­che n'a plus de doctrine. On pourrait donc croire qu'elle ne représente plus un danger po­liti­que. Ce se­rait une grave erreur, car son po­tentiel électoral est de­meuré pres­que in­tact. Depuis assez longtemps, le ré­sultat des élec­tions dépend des absten­tion­nistes et on n'assiste pas à des mi­gra­tions importantes d'électeurs entre la droite et la gauche. Avec l'effet amplificateur du scru­tin majoritaire, un faible dépla­cement de voix dans le sens de la mobilisation ou de l'abstention donne au ré­sultat des allu­res de triomphe ou de catas­tro­phe.

Toutes les élections sont des élections à ris­ques. C'est donc un devoir impératif, pour les ci­toyens conscients et surtout pour les mili­tants, de se mobiliser à l'occasion de tous les scru­tins. Tout re­tour au pouvoir de la gauche est une rechute dans une maladie perni­cieuse et porte un coup tragi­que et quasi dé­finitif au né­cessaire redres­sement de la France : nous payons et nous paierons en­core longtemps les aberrations de la ges­tion socialiste.

Après la déroute des socialistes aux élec­tions du printemps 2007, nous aurions pu être tentés de nous abandonner à l'euphorie. Tou­tes les condi­tions semblaient réunies pour que le PS fût pour longtemps hors jeu. Les dirigeants se déchirent entre eux, plus grave encore, chacun reconnaît, y com­pris au sein du parti, que celui-ci n'a plus l'ombre d'une doctrine, d'un projet ou d'un pro­gramme.

Pourtant, ce fantôme politique a continué à remporter de francs succès électoraux, dans les scrutins locaux, territoriaux et européens. Les causes de ce paradoxe sont com­plexes. Elles tien­nent entre autres à l'implantation solide des cadres du PS dans de nombreuses structu­res, territo­riales et as­socia­tives, et aussi au fait que, quoi qu'en di­sent ceux qui récusent la dis­tinc­tion entre la droite et la gauche, il existe un électorat qui votera toujours à gau­che, quelles que soient les condi­tions, et dont les rangs pourront être grossis par les inévi­tables mécontents de l'action du gou­ver­nement et autres râleurs congénitaux, tou­jours prompts à « donner une leçon » à la classe poli­tique de droite. Quelles que soient les circons­tances du mo­ment, nous ne de­vons donc jamais baisser notre garde de­vant le danger électoral de la gauche.


b) Les entreprises de déstabilisation et de des­truction

Pendant longtemps, le parti communiste a re­groupé à peu près tous ceux qui, en France, avaient la fibre révolutionnaire. Il est au­jourd'hui dégonflé comme un ballon crevé, mais les for­ces vives qu'il encadrait aupara­vant n'ont pas disparu pour autant et se re­groupent autour de quelques pôles.

- La «gauche de la gauche». C'est l'expression que l'on emploie couramment au­jourd'hui quand, au nom de la langue de bois, on ne veut plus par­ler de l'extrême gau­che, terme devenu péjoratif et inquié­tant. Ce magma comprend des partis (PC, LCR et trotskystes de LO), ainsi que des individus en dés­hérence qui ne savent trop à quelle struc­ture se rac­crocher. Ils trouvent que le PS est trop com­plaisant envers l'économie de mar­ché. Leur straté­gie est in­certaine, de même que leurs tentatives de regrou­pement. Tentés par l'électoralisme, ils ont remporté des suc­cès en­coura­geants en 2002 et ont reçu une douche froide en 2007. L'entrisme haut de gamme (cf. Jospin) étant en perte de vitesse, les trotskys­tes et autres gauchistes s'emploient plutôt à susciter, à dé­velopper et à exploiter les conflits so­ciaux, parti­cu­lière­ment dans les secteurs stratégi­ques comme les transports ou la poste. Ils peuvent à tout mo­ment servir de détona­teurs et, à défaut de pouvoir créer des occa­sions propices, ils sont prêts à ex­ploiter celles qui se présente­raient.

- Les altermondialistes écologistes, que nous avons déjà rencontrés plus haut, sont sou­vent, eux aussi, « à gauche de la gauche ». Essentiel­le­ment néga­tifs et destructeurs, ils aiment à se ras­sembler dans des manifestations où ils trouvent un exutoire à un état nerveux sou­vent per­turbé. Ils attirent des adeptes quand les structures politiques tradition­nelles se dé­vitali­sent.

Leurs idées générales étant pour le moins floues, ils s'efforcent de donner un axe à leur action en profitant de l'engouement que sus­cite aujourd'hui l'écologie. Cet en­gouement, en grande partie irra­tionnel, va souvent jusqu'au fanatisme et ôte tout es­prit critique à des gens par ailleurs plus rai­son­na­bles, qui se croient obligés, par conviction, par cal­cul ou par conformisme, de proclamer leur dé­votion en­vers la nouvelle divinité. Cette idéologie, qui ris­que de finir par étouf­fer l'esprit d'initiative et de pro­grès dans le monde développé, se prête aux ex­ploita­tions politiques les plus pernicieu­ses. Les bra­ves naïfs que nous sommes, pétris de mauvaise cons­cience et avides de re­pen­tance, risquent de se voir dominer par d'autres forces plus réalistes. Il est temps de refroidir les cervel­les trop bouillonnantes.

- Les islamistes constituent une menace radi­calement nouvelle, potentiellement très dan­ge­reuse. Leur objectif est bien de faire de la France, à terme, une terre d'islam à part en­tière. Il ne s'agit plus de déstabilisa­tion, mais de destruction pure et simple des ba­ses mil­lé­nai­res de notre ci­vilisation.

Ils pratiquent avec art le double langage. A l'abri de la barrière de la langue et des prati­ques religieu­ses, ils déversent dans le milieu musulman des dis­cours enflammés et des ap­pels à la vio­lence. Vis-à-vis de l'extérieur, leurs propos deviennent flous et lé­nifiants afin d'anesthésier les «in­fidèles» et de faire cé­der les résistances sur le ter­rain des mœurs et de la vie quotidienne. Ils peu­vent nouer des al­lian­ces de circonstan­ces avec les au­tres for­ces de déstabili­sa­tion, qu'ils mépri­sent. Mais ils n'hésitent pas non plus à faire entendre le chant des sirènes aux oreil­les de certains hommes politi­ques de droite en leur promet­tant de faire régner le calme et même de leur ap­porter quelques batail­lons d'électeurs dis­cipli­nés pourvu qu'on les laisse ins­taurer leur ordre dans leurs fiefs.

Face à un enjeu aussi grave, aucune com­pro­mission, aucune concession n'est admis­si­ble.


c) Les instruments de prise en main : édu­ca­tion, médias, justice

La prise en main des rouages profonds d'une société, la captation et le condition­ne­ment des es­prits se font pas plusieurs ca­naux.

- L'éducation. La gauche la plus doctri­naire s'est empa­rée méthodiquement de tous les méca­nismes de cette organisation gi­gantesque qu'est l'éducation nationale. Elle a placé ses hom­mes à tous les le­viers de commande. Elle y a été ai­dée par la passi­vité, pour ne pas dire par la lâ­cheté, de la classe po­litique de droite, qui a abandonné sans combattre tout le ter­rain intel­lectuel et cultu­rel.

La gauche en a évidemment profité pour dé­for­mer dans le sens de ses idées les en­sei­gne­ments (entre autres l'histoire) qui pou­vaient être exploités d'un point de vue idéolo­gique. Plus grave encore, elle a fait régner un état d'esprit qui a eu pour résul­tat la désa­grégation des arma­tures menta­les et mo­ra­les des élèves. Le refus du tra­vail, le rejet de toute autorité, la négation de l'idée même de devoir font perdre aux jeunes Français le goût de l'initiative per­sonnelle, leur ino­cule une mentalité d'assistés et les prédispose à succomber aux illu­sions de la déma­gogie et de l'utopie.

- Les médias. A notre époque, les mé­dias four­nissent à la plupart de nos contem­porains la quasi tota­lité de leur nourriture in­tellectuelle et des connais­sances qu'ils ont du monde qui nous en­toure. Il n'est donc pas surprenant qu'ils exercent une influence si considéra­ble sur no­tre société.

Comme dans le cas de l'éducation, la gau­che recueille les fruits de ses efforts systé­mati­ques de conquête, alors que la droite paye au prix fort sa passivité et sa naï­veté. Des étu­des et en­quêtes convergentes mon­trent que les trois quarts au moins des jour­na­listes votent à gau­che, et sou­vent à l'extrême-gauche.

L'intoxication de l'opinion peut s'opérer par la voie de la propagande ouverte mais, le plus sou­vent, de manière plus insidieuse. Les in­for­mations sont présentées comme la sim­ple rela­tion des faits, alors que ceux-ci sont d'abord soigneusement sé­lectionnés, puis in­terprétés et commentés de façon à pro­duire l'impression souhaitée. Ainsi, les lec­teurs, au­diteurs et sur­tout téléspecta­teurs, trans­for­més en simples consomma­teurs d'information, croient exer­cer libre­ment leur esprit critique, alors qu'ils ne sont alimentés que par des pro­duits prédi­gérés et dé­natu­rés.

On entend souvent dire que, pour redres­ser la situation, il faudrait donner «un bon coup de balai» dans les médias, et sur­tout à la té­lévi­sion. L'opération, en bonne partie illusoire, mais elle ne suffirait pas, car la gau­che est re­tranchée dans d'innombrables re­coins et ses idées imprè­gnent en profon­deur l'état d'esprit ambiant. Le chemin de la re­conquête sera long et diffi­cile.

- La justice. L'institution judiciaire est évidem­ment d'une impor­tance capitale, car elle est cen­sée appli­quer les lois, qui sont elles-mêmes inspi­rées par les valeurs de la société. En prati­que, il arrive trop souvent qu'elle les dé­na­ture. Ainsi, une organi­sation comme le Syndicat de la ma­gis­trature, qui a profité du pouvoir de la gauche pour mettre la main sur une partie importante de l'appareil ju­di­ciaire, ne se cache pas de promouvoir une justice idéologi­quement et po­litiquement orien­tée afin de faire pré­valoir un nouveau droit, une nouvelle morale so­ciale. Pour as­sainir la si­tua­tion, des réformes techni­ques ne suffiront pas. C'est sur la for­mation des magis­trats qu'il fau­dra agir à long terme.


3) LES PESANTEURS

a) Les pesanteurs sociales

- Les syndicats. Les syndicats français cumu­lent des défauts apparemment contra­dictoires. Nul­lement représentatifs des sala­riés (le taux de syndi­calisation global est infé­rieur à 10 % et en­core plus bas dans le sec­teur privé), ils sont mal placés pour défendre leurs vérita­bles inté­rêts. Ils pourraient du moins être inof­fensifs, mais ils réussissent à exercer un pou­voir de nui­sance, soit en pre­nant en marche le train des agitations lan­cées par des francs-ti­reurs gauchistes, soit en organi­sant, pour des mobi­les po­litiques, des défilés contre les ré­formes les plus né­cessaires. Spéciali­sés dans le blo­cage des acti­vités producti­ves et dans la dé­fense des privilèges indus, les syn­dicats se si­tuent en bonne place dans les forces d'enlisement de notre pays.

- La technocratie. Il existe en France une vé­ri­ta­ble caste dont les membres sont dé­si­gnés du terme général de technocrates. La tech­nocratie est une perversion de la com­pé­tence techni­que, puisqu'elle implique que le pouvoir est conféré à des gens qui de­vraient en prin­cipe être des exé­cutants de haut ni­veau.

Dans la pratique, les inconvénients de cette confusion sont fâcheux. Les membres de cette confrérie, formés dans un même moule aux idées générales et abstraites, per­suadés de la relati­vité de toutes cho­ses, donc dé­pour­vus de convictions for­tes, ani­més d'un solide esprit de corps qui les rend interchan­geables, se trou­vent particu­lière­ment à leur aise dans le sillage d'une gauche étatiste. Quelles que soient leurs qualités personnel­les, ils appar­tien­nent à un système qui, par nature, est fait pour pé­renni­ser les «avanta­ges acquis» et pour conduire à l'engluement des forces vives de la na­tion.


b) Les pesanteurs mentales

- Les séquelles du marxisme. Le mar­xisme, na­guère encore tout-puissant dans le monde intel­lec­tuel français, s'est dégonflé après le dé­sastre pla­nétaire du commu­nisme. Pour­tant, cette drogue idéologique, injectée à do­ses massives pendant plu­sieurs décen­nies, conti­nue à faire sentir ses ef­fets dans l'organisme de la société française.

Pour nous en tenir au domaine social, si la «lutte des classes» ne fait plus guère par­tie du vo­cabulaire courant, son esprit conti­nue à ré­gner en maître. Les rapports entre em­ployeurs et sala­riés sont considérés pres­que par tous comme conflic­tuels par nature et les progrès ne peuvent être que le ré­sultat des «luttes des tra­vailleurs». Les déten­teurs de l'autorité sont a priori sus­pects et poten­tielle­ment coupables. Les «travailleurs» sa­crali­sés peu­vent, lors de leurs manifesta­tions, les traiter avec mé­pris, hargne ou grossièreté, ou même les séquestrer sans encourir le moin­dre blâme. Les rapports in­ver­ses sont évi­demment inimaginables.

Pour reprendre l'expression de Maurice Druon, on a souvent l'impression qu'une cer­taine pen­sée française est encore «aux or­dres d'un ca­davre».

- La pensée unique. Pensée unique, lan­gue de bois, politiquement correct, terrorisme in­tellec­tuel : toutes ces expressions expri­ment cette cons­tatation qu'il y a des idées et des opinions qui sont prati­quement in­terdites de séjour. On pourrait dres­ser une liste in­termi­na­ble (com­prenant entre autres les sé­quelles du mar­xisme), mais quelques exem­ples suffi­ront. Ce qui touche à l'immigration et à l'islam en fourni­rait une bonne collection. On pour­rait établir tout un lexique des euphé­mismes ser­vant à parler des « jeunes » qui, dans leurs «quartiers sensi­bles», se laissent par­fois aller à com­met­tre des «in­civili­tés». On peut traîner dans la boue l'armée, le pa­trio­tisme, le chris­tianisme, mais, dès lors qu'il s'agit de l'islam, on est tout au plus au­torisé à émet­tre quel­ques réserves, sous peine d'être taxé d' «islamophobie», atti­tude répré­hensi­ble et bientôt délictueuse.

A vouloir ainsi imposer un conformisme étouf­fant dans les idées et dans le vocabu­laire, la pen­sée unique, si elle se maintenait, finirait par provo­quer des explo­sions dont elle pourrait bien rece­voir des éclats douloureux.

Fort heureusement, les choses ont pris un au­tre cours à l'occasion de la campagne élec­torale de 2007. En prenant vigoureuse­ment le contrepied des aberrations que nous avons dénoncées, Ni­colas Sarkozy a fait souffler un air salubre et a porté des coups très rudes à des idées fausses qui appa­rais­sent désormais comme de vieilles lunes. Il a ainsi non seule­ment «décomplexé la droite», comme on l'a dit à juste titre, mais montré par sa victoire que c'était le moment opportun pour accom­plir cette ac­tion salu­taire. Certes, le terrain avait été préparé par l'échec évident des chimères de gau­che et par le combat intellectuel, sou­vent étouffé par les médias, mené sans relâ­che par ceux qui ne s'étaient pas laissé aveu­gler, mais il ne fait pas de doute que la cam­pagne de Ni­co­las Sarkozy a porté un coup de boutoir efficace à cette idéologie étouffante et malfaisante.

Mais les positions idéologiques, politiques, sociales tenues par le camp adverse sont si solides qu'elles ont été simplement entamées et sont loin d'être abattues. La victoire se dessine pour nous, mais il nous reste encore d'immenses efforts à faire pour qu'elle soit durablement acquise.


CONCLUSION : RéSISTER, UN DEVOIR CIVIQUE


Si nous revenons sur les pages qui pré­cè­dent, nous pouvons avoir l'impression que des me­naces redoutables, venues de tou­tes parts, pè­sent lour­dement sur nos têtes et nous nous deman­dons : est-il possible de ré­sister sur tous ces fronts ? Mais si nous y re­gardons de plus près, nous nous aper­cevons que toutes ces forces porteu­ses de dan­gers ne peuvent l'emporter qu'en fonction de no­tre fai­blesse, ou plutôt de notre résignation à nous lais­ser glis­ser sur la pente. Notre nation dispose en­core, dans ses profondeurs, du potentiel d'un grand peu­ple, mais ses dé­mons sont en elle.

Pour les exorciser, nous devons d'abord dé­si­gner la cause qui mérite que nous nous bat­tions pour elle. Cette cause ne peut être que la France, la civilisation française. Il est de bon ton de dire que le patrio­tisme est quasi mort dans la popu­lation fran­çaise. Ce pessimisme est exces­sif. Les Fran­çais se complaisent à brocar­der et à dé­ni­grer leur pays, mais ils sont prêts à le dé­fendre s'il est attaqué. La France est leur ter­rain d'ancrage senti­mental. Aucun échelon local, au­cune orga­ni­sation supranationale ne peut ri­valiser avec la nation dans le cœur des Fran­çais.

Au service de cette cause, nous devons mo­bili­ser des forces qui ne soient passeul­ement ma­térielles. Notre Etat laïc ne peut pas se ré­clamer officiellement d'une croyance de na­ture re­ligieuse ou d'une idéolo­gie. C'est donc à cha­cun d'entre nous de se constituer une armature men­tale, c'est-à-dire intellectuelle, spirituelle et mo­rale, en faisant appel, parmi les riches­ses de notre tré­sor mil­lé­naire, à celles avec les­quelles il entre le plus en réso­nance.

L'avenir de la France n'est pas écrit dans les astres. Il n'est pas dans les mains de nos ad­ver­sai­res ou de nos amis. Il ne dé­pend que de nous, de notre travail, de no­tre volonté, de no­tre apti­tude à nous dé­passer.


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LE MIL SUR LE TERRAIN


Pour faire face aux besoins natio­naux ainsi définis, le M.I.L. ap­porte une réponse origi­nale et se distingue donc de tous les types d'or­ganisa­tion exis­tants.


CE QUE LE MIL N'EST PAS :


LE M.I.L. N'EST PAS UN PARTI POLITIQUE.

Le M.I.L. ne s'interdit pas d'inter­venir dans la politique au sens large, dès lors qu'il consi­dère que l'es­sentiel est en jeu. Résolument situé à droite et d'inspiration gaul­liste, le M.I.L. est ouvert à tous les hommes et femmes de bonne vo­lonté qui, dans un esprit civi­que, sont ré­so­lus à consacrer leur ac­tion au service de la France. Il fait entendre sa voix lors des consul­ta­tions électora­les ma­jeures pour dire ce qui lui semble être l'intérêt de la nation. Il con­damne avec force ceux qui, affec­tant de renvoyer dos à dos la droite et la gauche, font en ré­alité le jeu de la gauche. Les partis poli­tiques ont leur rôle à jouer, in­dis­pensable dans une so­ciété comme la nôtre, où la légi­ti­mité est confé­rée par l'élection. Mais l'ex­périence a dé­montré que cet­te acti­vité, essentiellement é­lec­­­­to­rale, était insuffi­sante et pro­­duisait des ré­sul­tats fragiles dans la me­sure où ils n'étaient pas enra­cinés au plus profond de l'ac­tivité natio­nale. Le M.I.L. n'a donc pas de vocation po­li­ti­cienne et il ne pré­sente pas de candidats aux élec­tions mais, bien en­tendu, il soutient ceux qui lui paraissent le mieux en mesure de faire gagner la droite. Le M.I.L. s'efforce en toute occasion de rap­peler aux partis de droite et aux hommes politiques les aspira­tions de leurs élec­teurs. ainsi que les pro­mes­ses faites à ces der­niers.


LE M.I.L. N'EST PAS UN SYN­DICAT NI UN MOU­VEMENT DE DéFENSE D'INTé­RêTS SOCIO-PROFES­SIONNELS.

Il ne défend aucun intérêt caté­go­riel, si lé­gitime soit-il. Les orga­ni­sations spé­cialisées se char­gent de cette fonc­tion. Le M.I.L. peut d'ail­leurs être à leurs côtés lors­que des libertés es­sentielles sont me­na­cées dans un sec­teur pro­fes­sionnel particu­lier.


LE M.I.L. N'EST PAS UN CLUB.

En effet, il n'entend pas seulement par­tici­per aux débats des idées en se con­ten­tant d'af­firmer des opi­nions, des con­vic­tions et des pro­po­si­tions, mais il prétend aussi et sur­tout mener des ac­tions dans les divers secteurs de l'activité nationale.


RéFLEXION ET ACTION


Le M.I.L. est un mouvement de réflexion et d'action.

Le M.I.L. se ré­clame de principes qu'il exprime nettement afin que chacun puis­se y ad­hé­rer ou les rejeter en toute connaissance de cause. Ces princi­pes, qui se si­tuent dans la droite ligne des idées ex­primées par le général de Gaulle, inspi­rent les ré­flexions et les analyses qu'il appli­que aux sujets im­por­tants de l'ac­tua­lité. Mais ces principes servent surtout de boussole pour indiquer le sens de l'ac­tion qui, sans cela, risquerait de dégénérer en ac­tivisme. C'est d'ail­leurs l'une des rai­sons pour les­quel­les ils sont réduits aux élé­ments essentiels. Le M.I.L. entend faire sentir son poids dans la vie natio­nale en s'ef­for­çant d'inflé­chir dans le sens des princi­pes qu'il défend les dé­cisions prises aux divers éche­lons. C'est ce qui fait sa raison d'être et c'est ce qui jus­tifie son mode d'or­ga­ni­sa­tion.


LE  M.I.L. EST UN MOUVEMENT NATIONAL ET GLO­BAL.

C'est aux ci­toyens à prendre en main la défense et la pro­motion d'une so­cié­té de liberté fon­dée sur l'ini­tia­tive et la res­ponsabilité per­son­nelle. Mais l'action iso­lée est inefficace, l'action limitée à cer­tains secteurs est insuffi­sante et ris­que de manquer les vrais objec­tifs. En tant que mou­ve­ment global et national, le M.I.L. s'efforce de faire ap­paraître dans les pro­blè­mes parti­culiers leur di­men­sion géné­ra­le. Il for­mule des objec­tifs, des li­gnes straté­giques et propose des thèmes d'ac­tions coor­don­nées.


ORGANISATION DU MIL


LE M.I.L. EST ORGANISé EN FONCTION DU TER­RAIN.

Les délégations du M.I.L. sont or­ga­nisés en trois types de struc­tu­res :

- structure territoriale (régions, départements, circonscriptions, villes .. )

- structure militante (collages, trac­tages, signature de pétitions ... )

- structure socio-professionnelle en fonction de secteurs d'acti­vité de natu­res et de di­mensions va­riables : en­treprises, groupes d'entrepri­ses, profes­sions, grands corps de la nation, centres d'acti­vités cultu­relles, etc.

 

LE M.I.L. COMBLE UN VIDE.

Il est adap­té aux besoins en pro­fondeur de la France d'au­jour­d'hui. N'étant tributaire d'au­cun inté­rêt particu­lier ni d'au­cune éché­ance électo­rale, il ne peut être tenté par des com­promis­sions ou des lou­voie­ments de circons­tance. Il en­tend donc in­ter­venir dans la vie nationale en fonction des inté­rêts perma­nents du pays. Il s'adres­se à tous ceux qui veu­lent s'engager dans une action sé­rieuse et de lon­gue ha­leine sans se con­tenter de slo­gans simplis­tes et sans por­tée.


LE M.I.L. S'EXPRIME.

De nos jours, un mouvement est condamné à l'inexistence s'il n'est pas en mesure d'exprimer ses idées et les rai­sons d'être de son action. C'est pour­quoi le M.I.L. a recours aussi bien, à grande échelle, aux instruments tradition­nels de l'activité mi­litante (affi­ches, autocollants, tracts, etc…) qu'aux moyens de diffu­sion qui per­mettent de développer des analyses plus détaillées (jour­naux, brochu­res, site internet).