Mouvement Initiative et Liberté

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Une communication du MIL

IL FAUT RÉPRIMER LES VIOLENCES URBAINES


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Après la victoire du Paris Saint-Germain (PSG) en finale de la Ligue des champions, des violences ont eu lieu dans plusieurs grandes villes. Bilan : des agressions, des commerces saccagés et pillés, des voitures, des motos et des vélos incendiés, des abribus détruits, des équipements publics dégradés (médiathèque à Pau). Tout cela en dépit d’une importante présence des forces de l’ordre (22.000 fonctionnaires). Au vu des résultats, la responsabilité du gouvernement Lecornu est engagée car il a mal géré la situation.


La nouveauté, c’est que le ministère de l’intérieur a pu constater une augmentation significative du recours à des mortiers d’artifice, provoquant des blessures souvent graves. «Un grand nombre de personnes n’avait pas beaucoup de mortiers, mais qu’un petit nombre en avait une grande quantité» selon la procureure de la République du tribunal de Paris. En 2025, près de 190.000 mortiers d’artifice et autres engins pyrotechniques ont été saisis par les douanes.


En France, le ministère de l’Intérieur a dénombré 219 blessés, dont 178 parmi les forces de l’ordre. Selon le préfet de police, il y aurait eu à Paris 790 interpellations, conduisant à 290 gardes à vue, dont 225 pour des majeurs. Parmi les personnes interpellées, 98 % sont des hommes, 2% des femmes, une moyenne d’âge de 20 ans et un tiers des mineurs. 85% de Français et peu de récidivistes. Un mélange entre casseurs/voleurs classiques, de tous profils, et jeunes suivistes d’occasion. Il s’agit d’un mouvement de violence urbaine non directement politique (absence de slogan ou de revendication), devenue ordinaire. Cette délinquance est un phénomène récurrent et dépasse bien le seul cadre du football.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu’il faut refuser de s’habituer aux comportements de violence, devenus fréquents, et donc réprimer pénalement et administrativement les délinquants le plus rapidement possible. Il faut doter les forces de sécurité de l’ordre de moyens juridiques et techniques supplémentaires. La responsabilité individuelle des auteurs d’actes de violence ou de dégradation est engagée et la réparation civile doit s’imposer. La facture de la casse et des vols ne doit pas être payée par les contribuables et par les assurés à travers leurs contrats d’assurance. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) soutient le projet de loi «Ripost visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens», adopté en conseil des ministres (25 avril) , puis par le Sénat (28 mai) et vient en débat à l’Assemblée Nationale. Le texte, initié par Bruno Retailleau, vise à réduire la délinquance qui se traduit par les violences dans les stades, les rodéos urbains, les free parties, accompagnées par l’usage fréquent des mortiers d'artifice et, surtout, accentuées par la consommation de stupéfiants ou la consommation détourné de protoxyde d’azote («gaz hilarant»).


Il est question de renforcer la sécurité quotidienne en introduisant de nouveaux délits et en durcissant les sanctions contre des comportements comme et tout en renforçant les moyens des forces de l'ordre. Ce projet étend le recours aux Amendes Délictuelles Forfaitaires (ADF), notamment contre les rassemblements musicaux illégaux (Free parties), les rodéos urbains ou l’usage détourné de protoxyde d’azote dont l’organisation et la participation seraient davantage sanctionnés. Le texte comporte des mesures afin de lutter contre les débordements qui peuvent accompagner certaines manifestations sportives, dont le renforcement des sanctions individuelles d’interdiction administrative «en cas d’actes d’incitation à la haine ou à la discrimination» qui ne serait plus seulement limitée aux stades, elle pourra aussi s’appliquer aux abords des enceintes sportives, aux lieux de cortèges et de rassemblements des supporters.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) note que les parlementaires de gauche s’opposent à ce projet de loi en dénonçant un «empilement hétérogène de mesures sécuritaires». Cet argument laisse imaginer les futurs recours qui seront déposés auprès du Conseil constitutionnel à l’encontre de mesures de ce projet de loi.