Mouvement Initiative et Liberté
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Une communication du MIL
MÉLENCHON, UN DANGER POUR LA FRANCE
Télécharger la communication du MIL du 30 juin 2026
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Mélenchon est le premier candidat, clairement de gauche, à s’être déclaré et à s’être organisé. D’entrée de jeux, il a positionné sa campagne à l'extrême gauche. Il veut capter et mobiliser les voix de ses partisans et celles de ceux qui votent rarement, sans oublier les votes communautaires. Les jeunes de 18/29 ans sont les cibles des Jeunes Insoumis.es (branche jeunesse de LFI) et de l’Union étudiante (UE), un syndicat étudiant proche de LFI. Des citoyens immigrés, de toutes origines, sont démarchés dans les quartiers populaires. De même, des campagnes propalestiniennes et des propos à connotations antisémites permettent de mobiliser des français dont certains sont de confession musulmane, en particulier, mais cela va jusqu’aux islamistes radicaux (frères musulmans et autres).
Mélenchon joue régulièrement sur le langage de la violence politique. Citons la non-condamnation du terrorisme islamique (Hamas) ou celle de groupes hyper violents d’ultra-gauche (comme La Jeune Garde antifasciste). Il combat les institutions de la 5eme République. Il est considéré, par ceux qui ne sont pas d’extrême gauche, comme sorti du champ républicain.
Mélenchon a commencé à dévoiler son programme démagogique d’extrême gauche, comme, l’augmentation du smic, l’abrogation de la réforme des retraites et le retour du départ à 60 ans, débarrasser l’Europe du libéralisme, augmentation généralisée des impôts et des taxes (pour un nivellement par le bas). Mais aussi des thèmes sociétaux et culturels : décolonialisme, identitaire racisé, lutte contre l’islamophobie, promotion LGBT, féminisme radical et écologie (violente si besoin).
Il désigne tout cela sous le terme de «nouvelle France». C’est-à-dire qu’il défend un front des communautaristes, contre la France dans sa globalité, les Français et leurs histoires. Il s’agit du contraire d’une vision gaulliste.
Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que, pour être présent au second tour, Mélenchon souhaite recevoir dès le premier tour le soutien des Ecologistes, du PCF et des élus du PS élus grâce à lui aux législatives de 2024 et aux municipales de 2026. Mais cela n'est pas encore le cas, car Fabien Roussel (PCF) et Marine Tondelier (Les Ecologistes) évoque depuis le début leur possible candidature. Il a déjà obtenu le ralliement du NPA.
Mélenchon reste surtout menacé par une candidature sociale-démocrate de gauche (Hollande, Cazeneuve ou autre) ou de gauche républicaine, comme celle de Raphaël Glucksmann, cofondateur de Place publique et eurodéputé. Ce dernier se déclare comme candidat de gauche étant un adversaire de Mélenchon. Le patron du PS, Olivier Faure, fait tout pour freiner une telle candidature car il veut aider Mélenchon. Il a été élu avec le soutien LFI, et il craint de perdre son mandat de député s’il y a rupture entre les partisans de la gauche non extrémiste et Mélenchon. Pour ralentir le processus, il essaye de gagner du temps en proposant une double primaire à l'automne. Son but est que le PS n’ait pas de candidat, faute de disposer d’un potentiel de voix suffisant, et d’attendre les législatives suite à la présidentielle pour retrouver son siège. Un éclatement du PS est tout à fait possible et l'enjeu sera de savoir à qui ira le financement du parti. Olivier Faure n'a plus de majorité depuis la mise en retrait de la direction du PS du numéro 2, Boris Vallaud (président du groupe parlementaire à l’Assemblée nationale).
Enfin, une incertitude porte sur la position claire, au premier tour, des syndicats marxistes (CGT, FSU et Solidaires) entre le candidat Mélenchon et les autres candidats de gauche. Historiquement, le rapport entre les syndicats et LFI n'est pas simple, car les communistes de la CGT ou de la FSU se méfient de LFI.
Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) sait que Mélenchon affiche une stratégie très simple : arriver à être présent au second tour de la présidentielle, puis appeler à un axe «antifasciste». Rien de tout cela n'est évidemment acquis. Il peut arriver en quatrième ou cinquième position le soir du premier tour... mais le risque demeure, selon les candidats en lice, le nombre de candidats à droite et les circonstances. Souvenez-vous la multitude des candidatures de gauche en 2002 qui a entrainé l’absence de la gauche au deuxième tour.
L'extrême gauche veut profiter de la faillite macroniste en mobilisant en faveur d'une rupture radicale tout en s’appuyant sur les citoyens habituellement abstentionnistes. Mélenchon propose un programme de rupture qui serait catastrophique pour la France et les Français, car il repose sur une division profonde du pays et menace l’équilibre économique, social et sociétal. Cela entrainerait une faillite générale de la France bien pire que celle créé par Macron depuis 2017.