Mouvement Initiative et Liberté

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Une communication du MIL

LYCÉENS, ÉTUDIANTS – MÉLENCHON À LA MANŒUVRE


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En 2026, le système de l'Éducation nationale ainsi que celui de l'Enseignement supérieur fonctionnent globalement mal à cause des règles adoptées (programmes, contrôles, diplômes) et à cause des profils d’une partie des personnels en place (politique RH des ministères). L'absence de toute réelle sélection explique les taux d’échec élevés des jeunes à l'université comme les résultats décevants confirmés par les études nationales et internationales (PISA). Cela débouche pour beaucoup trop de jeunes sur des niveaux de formation trop faibles et des accès à l'emploi difficiles et longs. La critique du système éducatif est légitime et des ruptures politiques nécessaires à termes en surmontant l'inertie actuelle. La libre expression va de soi avec des analyses et des propositions variées. Écrits, pétitions, assemblées, conférences et manifestations sont les moyens normaux et pacifique de l'expression des opinions.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la jeunesse ne peut être considérés comme un ensemble unique et uniformisé. Il existe, évidemment, en France une multitude de jeunesse. Le «mouvement lycéen» est un groupement très minoritaire dans l'ensemble des lycées en France. La présentation médiatique des événements comme un phénomène global est profondément inexacte et volontairement trompeuse.


Une petite partie des jeunes ont intégré la violence comme un moyen d'expression, de jeu ou de vie. S'y retrouvent des militants, lycéens ou étudiants, d'extrême-gauche (LFI, NPA) et d'ultra-gauche (anarchistes, blacks bloc), des casseurs et des voleurs (pillage). Les moyens employés par ces jeunes sont de plus en plus nombreux : pavés, mortiers, incendies, cocktail Molotov. Il est clair que la répression, par la justice, des délits commis est nettement insuffisante. La prévention est très difficile alors que les forces de l’ordre font leur possible, quand ils en reçoivent l’ordre. Les résultats de cette violence portent sur la dégradation des biens (de la poubelle, aux lycées ou locaux universitaires) et entrainent des coûts très importants pour les citoyens (qui va payer ?). Ils portent aussi sur des personnes : personnels, jeunes, force de l'ordre, pompiers avec de nombreux blessés et la crainte quotidienne pour beaucoup.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate et dénonce une vaste opération politicienne d’agit-prop sous couvert du «mouvement lycéen». Des élus de LFI (maire ou députés) se sont fréquemment affichés en soutien à ces jeunes militants. Leur motivation est politique dans le cadre de la candidature de Mélenchon (un électorat jeune dont des jeunes issus des quartiers populaires). Certains élus et responsables de LFI ont marqué leur soutien aux actions violentes de manière explicite (considérant la violence comme légitime et comme un moyen d’expression) ou implicite. Il faut que la justice poursuive ces responsables politiques. Les militants des organisations d'extrême et d'ultra gauche s'inscrivent dans une logique d'émeute, ou d'insurrection, en faisant monter la tension sociale : blocages de l'entrée des locaux, destruction et casse de l'intérieur des bâtiments, occupation de locaux, bris ou vol des matériels. L'extrême-gauche bénéficie de base physique dans une bonne douzaine d'universités (les mêmes ou presque qu'il y a 50 ans). Leur objectif est l’élimination de l'autorité et de tout adversaire politique.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que le pouvoir du gouvernement de Macron est faible et impuissant. Les mesures nécessaires n’ont pas été prises et rien de sérieux n'interviendra dans les mois qui nous séparent des échéances présidentielles et législatives. Le premier ministre Lecornu ne résout rien et il ne résoudra rien. Il faudra, demain, des choix de gouvernance.


A minima, à ce jour, le maintien de l'ordre ou le retour à l'ordre doivent être assurés par les forces de l’ordre en leur donnant les moyens et les ordres pour agir, même au risque de blesser. Il faut en finir avec le syndrome «Malik Oussekine». Des interpellations ont lieu et de trop rares poursuites ont été engagées par la justice. Il faut en finir avec la clémente face à la logique de responsabilité du manifestant casseur dans la foule. Une proposition de loi est en débat à ce sujet.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se félicite les déclarations en faveur de la liberté d'étudier formulées par des responsables de l'UNI (Union Nationale Inter-universitaire) à la télévision, auprès des radios et sur les réseaux sociaux. La très grande majorité silencieuse des jeunes s’exprime clairement à travers eux.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) félicite tous les personnels de l'Education nationale (des proviseurs, aux enseignants et aux autres personnels présents) qui assurent leurs fonctions contre les pressions physiques de jeunes violents menant des actions illégales.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) apporte tout son soutien aux membres des forces de l'ordre et aux pompiers qui préviennent les désordres et qui sont amenés à rétablir l'ordre républicain.


Enfin, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) félicite les parents d'élèves qui contribuent à empêcher toutes actions illégales et violentes de la part de leurs enfants dans le mouvement en cours.