MOUVEMENT INITIATIVE ET LIBERTE

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VI­GILANCE & AC­TION - N° 443 Décembre 2022


LES COMMUNICATIONS ÉCRITES DU M.I.L


CHRISTIAN LABROUSSE, PRéSIDENT DU MIL,


LE BUREAU NATIONAL DU MIL ET LE CENTRE NATIONAL DU MIL


vous souhaitent, ainsi qu'à tous ceux qui vous entourent une bonne santé, de bonnes fêtes, vous assurent de leurs sentiments dévoués, espèrent que 2023 sera pour vous et les vôtres une excellente année et qu’elle soit marquée par, enfin, le renouveau de nos idées et de nos valeurs civiques et gaullistes et par une véritable mobilisation de toutes les énergies contre la gauche sous toutes ses formes et appellations.

Nous appelons de nos vœux l’organisation d’un Rassemblement des Droites pour la République.


Communication du MIL du 24 décembre 2022



LA RÉPUBLIQUE EXEMPLAIRE ET LE CABINET MAC KINSEY


Communication du MIL du 3 décembre 2022


Une montée exceptionnelle des commandes passées à des cabinets de conseil par des ministères et des établissements publics sur le dernier quinquennat a été constatée. Un rapport de la commission d'enquête du Sénat portait sur «un phénomène tentaculaire : l'influence croissante des cabinets de conseil sur les politiques publiques» (16 mars 2022). Il note que les dépenses de l’État pour solliciter les services de ces organismes privés ont plus que doublé entre 2018 et 2021, pour dépasser le milliard d’euros. Le quotidien «Le Monde» a ainsi publié en mai 2022 une base de données qui recense environ 1.600 prestations de consultants pour la sphère publique. Cette liste n’est qu’indicative. Elle est incomplète faute d’une publication exhaustive des ministères et établissements publics sur leurs commandes externes, sur lesquelles règne une opacité. Certaines prestations semblent paraitre justifiées compte tenu de leur objet, d’autres le sont moins ou pas du tout. Beaucoup de ces missions paraissent être du simple ressort de fonctionnaires et hauts-fonctionnaires à même de mener ce travail.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne la commande de trop nombreuses prestations de cabinets de conseils par l’exécutif, qui se sont traduites par des dépenses fréquemment injustifiées. Bruno Le Maire, a reconnu que gouvernement était «allé trop loin», durant le précédent quinquennat, quant au recours aux cabinets de conseil. La première ministre a émise une circulaire demandant aux ministères une réduction de 15% de leurs commandes pour corriger ces «dérives». Reste à savoir si cette mesure est suffisante. On se trouve, dans de nombreux cas, face à des charges injustifiées pour l'État et pour les citoyens. Le porte-parole du gouvernement Véran a tenu des propos contradictoires, sans doute motivés par le volume de commandes de prestations qu’il a passé en tant que ministre de la santé en particulier auprès du cabinet Mac Kinsey durant la crise sanitaire. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate l’ouverture de procédures judiciaires concernant un cabinet de conseil américain McKinsey. Le Parquet national financier (PNF) vient d’annoncer avoir confié à des juges d’instruction deux informations judiciaires, fin octobre 2022. La première porte sur des motifs de «favoritisme», «recel de favoritisme» et «tenue non conforme de comptes de campagne» de l’équipe de Macron. La seconde concerne les «conditions d'intervention de cabinets de conseils dans les campagnes électorales de 2017 et 2022». Elles font suite à une enquête préliminaire contre le cabinet de conseil américain, pour «blanchiment aggravé et fraude fiscale aggravée». Les juges vont chercher à établir la nature des liens entre McKinsey et les équipes du Président pour déterminer si ce cabinet aurait bénéficié de contrats en contrepartie de la participation à titre gratuit de certains de leurs collaborateurs aux campagnes. Macron n’est pas directement cité dans les procédures. La participation bénévole de plusieurs salariés de McKinsey aux campagnes électorales de 2017 et 2022 est notoire. Elle pourrait être considérée comme un financement déguisé, ce qui impliquerait un dépassement des comptes de campagne. Par exemple, un consultant de McKinsey (de 2007 à 2014) est devenu en 2019, directeur général de La République en Marche (LREM), puis, en 2022, il a été élu, député Renaissance. On relève également l'entrée de personnes issus de dans McKinsey dans des cabinets ministériels et la réalisation de prestations gratuites.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que ces poursuites judiciaires du PNF vont peser sur Macron, Borne et des ministres, et d’anciens ministres, du gouvernement. Macron se dit tout à fait tranquille car hors de cause dans ces affaires. Il demeure à l'abri de poursuites pénales jusqu'en 2027, tant qu’il est Président. Mais plusieurs de ses proches devraient être entendus. Les auditions, confrontations ou perquisitions feront l’objet de commentaires dans les médias. D’autres affaires judiciaires viennent s’y ajouter. Le ministre de la Justice se trouve actuellement en examen. Le secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, a été mis en examen pour «prise illégale d’intérêts» pour sa «participation» en tant que haut-fonctionnaire entre 2009 et 2016 à des décisions relatives à l’armateur italo-suisse MSC qui est dirigé par des parents à lui.


L’image de la «République exemplaire», que Macron prétendait incarner en 2107, est déjà très écornée. Macron mise sur le flou de l’influence de son réseau relationnel pour échapper à toute mise en cause. Il espère que ces dossiers de découpent en plusieurs affaires, avec une multiplicité de responsables (conseillers impliquées McKinsey, ministres et anciens ministres), pour noyer les poursuites dans un ensemble complexe et peu lisible pour éviter que surnage un dossier «Macron-McKinsey».



MACRON TOUJOURS INCAPABLE DE RÉPONDRE AUX INQUIÉTUDES DES FRANÇAIS


Communication du MIL du 10 décembre 2022


Le doute, puis l’inquiétude, s’emparent des français sur un nombre croissant de sujets majeurs qui les concerne quotidiennement, notamment, sur le coût de la vie, sur l’hôpital, sur l’école, sur le nucléaire, sur les transports publics, sur la délinquance, sur l’emploi, sur la précarité, sur l’électricité, sur le gaz, sur l’essence, sur les retraites. Les réponses de Macron à l’enchainement des événements récents (pandémie, guerre en Europe, pénuries, inflation) n’ont pas pu rassurer les français. La France a abordé une période difficile, du fait de dégradation de la situation, aux niveaux national et international.


Macron a lancé diverses actions depuis 2017 sans parvenir à maitriser la situation (aides aux entreprises, aides aux particuliers). Tout au plus, il en a limité certains effets, uniquement par des dépenses excessives qu’il faudra financer et que les français payeront automatiquement. Son «quoi qu’il en coûte» temporaire se poursuit toujours aujourd’hui. Ses choix ont débouché sur de forts déficits annuels de la France et une croissance excessive de sa dette. La hauteur de cette dette est critiquée par la Cour des comptes, la Commission européenne et le Fonds monétaire international (FMI).

Au niveau national, les inquiétudes éprouvées par les Français portent sur des questions simples, notamment, l’accueil et les soins à l’hôpital public (par exemple, dans les services en pédiatrie), la qualité des résultats des élèves dans l’Éducation nationale (avec des niveaux qui s’effondrent), le mauvais fonctionnement du transport ferroviaire (SNCF), la distribution aléatoire de l’électricité pour cet hiver (EDF), la mise en veille de nombreuses centrales nucléaires, la réduction d’avantages sociaux. Les missions du service public de l’Etat se trouvent toutes mises en cause en matière de sécurité, de justice, de contrôle de l’immigration (avec un projet de loi dangereux pour 2023) et de défense.


Macron n’a pas choisi de traiter les enjeux nationaux majeurs que sont la santé, l’éducation, la famille, la croissance et l’emploi, la défense. Il a juste d’abordé certains sujets comme l’environnement ou le numérique.


Au niveau international, le retour de la guerre en Europe conduit à un changement d’époque. Elle est caractérisée, par un consensus assez général, en faveur, d’une part, de l’indépendance nationale et, d’autre part, d’une nouvelle forme des échanges internationaux marqué par la fin des règles antérieurs de la mondialisation. Hors de ses discours, Macron ne répond pas à ces enjeux.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que Macron n’a pas réussi à engager une concertation sérieuse pour aboutir à un projet largement partagé par les citoyens. L’échec de son «Conseil national de la Rénovation» illustre ce fait, ainsi que son choix de contourner le Conseil Économique Social et Environnemental (CESE), instance de concertation. Macron a exprimé, depuis 2017, un mépris constant des partis politiques, des élus (qui sont tous issus du suffrage du peuple), comme des partenaires sociaux ou des associations nationales. Il ne parvient pas à faire adhérer les français à son projet. Dernier exemple, il vient d’annoncer le contenu de sa réforme des retraites alors que la concertation avec les partenaires sociaux démarrait. Encore un mépris des acteurs.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que les tentatives de Macron pour rassurer l’opinion sur les différents problèmes ont échouées. Depuis 2017, tout aurait dû être engagé. Mais ce qui a été entamé, ne l’a été qu’à moitié dans la logique du «en même temps». Or, il faut du temps pour faire évoluer les choses et résoudre les problèmes. L’exemple le plus significatif est sans doute l’absence de sa décision sur l’entretien normal des centrales nucléaires et la mise en construction d’EPR. Macron déclarait qu’il fallait construire six EPR, mais le patron d’EDF affirme qu’il en faudrait quinze. Cela illustre bien la politique de Macron. La situation apparait donc critique sans un changement politique.



LE M.I.L FÉLICITE ÉRIC CIOTTI, LE NOUVEAU PRÉSIDENT DES RÉPUBLICAINS


Communication du MIL du 13 décembre 2022


Repère : Éric Ciotti a été élu président des Républicains au deuxième tour de scrutin. Il a recueilli 53,7% (33.609 voix) des suffrages des adhérents du parti devant Bruno Retailleau (46,3%) (28.977 voix). Il y avait 91.105 inscrits pour 62.586 exprimés (69,75%).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) tient à féliciter chaleureusement Éric Ciotti pour son élection à la présidence des Républicains. Il constate que la campagne a été sereine et emprunte de sérieux, de dignité et de responsabilité, ce dont il faut remercier tous les trois candidats. La mobilisation a été bonne au sein des Républicains avec la participation de 62.586 votants.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) déplore un traitement hostile de cet évènement. De nombreux journalistes ont enchainé les critiques des candidats, la dénonciation d’une prétendue absence de programme, l’affirmation d’un parti en voie de disparition, l’affirmation d’un éclatement basé sur de nombreuses démissions en cas de victoire d’un candidat. Les articles sur les résultats du scrutin ont été peu nombreux.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle de ses vœux l’ouverture d’une dynamique de rassemblement de toutes les droites, adhérents «Les Républicains» ou encore égarés ou éloignés à sa marge, en vue des échéances électorales locales et nationales. Éric Ciotti a déclaré sur le plateau du 20h de TF1 : «je veux une droite de l'ordre, de la liberté, une droite de l'intelligence», «je veux rassembler sur des idées de droite, nous allons travailler dans l'unité et dans la clarté». Le thème gaulliste du Rassemblement du Peuple Français du Général de Gaulle doit être remis à l’ordre du jour et demeure un point majeur par rapport à toutes les tentatives d’éclatement des forces politiques orchestrées par Macron pour se maintenir au pouvoir.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se reconnaît pleinement dans les grands thèmes qui ont été déclinés auprès des Républicains : restaurer l’autorité de l’Etat, vivre en sécurité, lutter contre le communautarisme, contrôler l’immigration et freiner (et empêcher) l’immigration clandestine, prévenir le terrorisme islamiste, porter une politique de solidarité vis-à-vis des plus pauvres, combattre la paupérisation des classes moyennes, défendre les retraités, refonder une politique familiale, favoriser le développement des secteurs productifs, affirmer la valeur travail, viser le plein emploi pour sauver les régimes sociaux, défendre un aménagement du territoire équilibré, prendre toutes les mesures utiles pour l’environnement.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que :


-La première priorité des Républicains est d’incarner l’opposition à Macron et ne laisser jouer ce rôle à aucune autre organisation. Le discours sur tous les sujets doit être clair et perceptible mais il faut communiquer pour faire connaitre les positions.


-La mobilisation des élus et le choix de nouveaux candidats doivent permettre de préparer et gagner des points lors des élections municipales, départementales, régionales et sénatoriales.


-Les orientations déjà consensuelles doivent préfigurer le programme des mesures à prendre. Le fond semble déjà bien cerné, reste à entrer dans le détail et mettre en forme une vision politique claire pour le peuple français.


-La pratique militante du parti doit redevenir plus active : actions traditionnelles de terrain (permanences, tractages, affichages, manifestations, etc.), présence organisée au sein des réseaux sociaux (avec une ligne et un matériel adapté) et collecte des adhésions ou ré-adhésions.


-Le parti doit profiter de la diversité de son environnement politique en redynamisant la notion de personne morale associée (PMA des LR) au-delà des boutiques pour promouvoir la carrière ou la candidature d’un leader, en veillant à organiser une répartition des rôles de chacun, à la fois pertinente et efficace, dans les campagnes à mener. Il suffit de regarder tout ce qui a été fait pour l’élection et la réélection de Jacques Chirac par le Mouvement Initiative et Liberté, puis pour Nicolas Sarkozy.


-Nous appelons de nos vœux l’organisation d’un Rassemblement des Droites pour la République afin de soutenir un futur candidat gaulliste.



REJETER LE PROJET DE LOI IMMIGRATION DE MACRON


Communication du MIL du 23 décembre 2022


Macron est incapable de mener une politique de contrôle migratoire ferme. Un dossier récent illustre cette absence de volonté. En septembre 2021, Macron avait décidé de réduire le nombre de visas vers la France pour l’Algérie, le Maroc et la Tunisie. Son objectif était d’obtenir que ces pays reprennent leurs ressortissants, en situation illégale, expulsés de France. Le pourcentage de refus de délivrance des visas aurait atteint 30% pour la Tunisie et 50% pour le Maroc et l’Algérie. Mais, à la demande de Macron, Gérald Darmanin vient de faire marche arrière sans avoir obtenu des contreparties de ces pays. Il vient de rétablir des relations consulaires normales avec la Tunisie puis le Maroc et l’Algérie (12 décembre 2022). Ce dossier confirme l’incapacité du gouvernement de Macron à mener l’expulsion de tous les sans-papiers.


De même, la présentation des grandes lignes du futur projet de loi immigration n’est pas convaincante. Elle ne répond pas aux problèmes posés, il s’agit, notamment, de l’entrées illégales de migrants extra-européens, de l’absence d'un contrôle stricte des demandes d'asile, du manque de règles cohérentes sur la délivrance des visas, de la non-exécution des expulsions des étrangers en situation illégale, du défaut de contrôle dans la durée des personnes disposant d'une autorisation de séjour temporaire (étudiants ou travailleurs étrangers) et de la procédure de naturalisation trop laxiste.


Selon toutes les études publiques officielles, le nombre d’étrangers extra-européens concernés a continué à augmenter au sein de la population résidante en France. Tous les sondages confirment que les français sont très majoritairement défavorables à la politique actuelle de gestion de l'immigration. Sur ce sujet, comme pour d’autres, il faut une nouvelle politique.


- Tous les partis de droite défendent le principe d’une politique de l’immigration claire et efficace, même s'il demeure toujours des différences entre eux sur le choix des mesures à prendre.


- Les partis et les associations de gauche et d'extrême gauche manifestent pour donner des papiers aux sans-papiers, pour une large ouverture des frontières à tous les migrants et pour une aide sociale immédiate et durable à tous les étrangers.


- La majorité macroniste se trouve encore engagé à faire du «en même temps» inefficace. Elle propose des mesures pour satisfaire totalement la gauche (régularisation des clandestins) et donner quelques satisfactions à la droite (pseudo expulsion des délinquants extra-européens). Mais sur ces annonces, les élus de Renaissance, du Modem et d'Horizons apparaissent divisés. La majorité relative se trouve éclatée. Elle est sans doute très fragile sur ces questions. Dans ce contexte, l'adoption du futur projet de loi sur l'immigration apparait par avance compromise si chacun demeure bien sur ses positions.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle la droite républicaine à rejeter le projet de loi immigration sans aucune négociation ni concession compte tenu des annonces faites. Les choix du gouvernement ne répondent pas à la politique qu’il faudrait mener. La présence d'un ou deux articles utiles dans la loi ne peut suffire à camoufler, d'une part, l'absence d'une vision globale d’une politique migratoire, et d'autre part, l’existence de mesures tout à fait néfastes. On ne peut pas bien faire en faisant tout et son contraire : expulser et régulariser les clandestins sans-papiers.


Des projets de lois techniques, ou jugés secondaires, ont pu bénéficier du soutien, ou de l’abstention, de la droite républicaine en 2022. Le projet de loi immigration doit faire l’objet d’un vote clairement négatif. Une position de refus ferme et claire s'impose face à Macron, Borne et Darmanin.



FAC-SIMILé DES CAMPAGNES MILITANTES EN 2022