VIGILANCE & ACTION - N° 484 Novembre 2025
LES COMMUNICATIONS ÉCRITES DU M.I.L
ÊTRE GAULLISTE EN 2025 : LA FORCE DU RÉEL
Communication du MIL du 10 novembre 2025
Le 9 novembre 1970, meurt l’un des grands hommes de l’histoire de France, le général de Gaulle. Cinquante-cinq ans après sa disparition, quel est son héritage ?
Il y a des mots que l’histoire dépose comme des semences. Le gaullisme en fait partie. On le croit appartenir à un autre temps, à une génération disparue, à des combats clos. Mais chaque fois que la France doute d’elle-même, ce mot revient, chargé d’une force neuve. Le gaullisme n’est pas un souvenir : c’est une exigence. C’est la fidélité au réel, la primauté du courage, la conviction que la grandeur n’est pas un luxe, mais un devoir. C’est la certitude tranquille que la France n’est jamais condamnée tant qu’il reste des Français pour la servir.
Le réel avant les idéologies. Notre époque adore les systèmes. Elle multiplie les plans, les normes, les lois, les morales de circonstance. Elle s’épuise à prévoir l’imprévisible et à réglementer l’essentiel. Mais elle oublie l’homme : son travail, sa dignité, son initiative, sa liberté. Le gaullisme, au contraire, commence par le réel. Il ne se nourrit pas de slogans, mais de faits. Il part de la vie des gens, du bon sens, de la responsabilité. Il ne croit ni aux dogmes ni aux miracles, mais à l’action juste, faite au bon moment, pour une cause plus grande que soi. Dans un monde saturé de discours, il est urgent de retrouver le goût du vrai, celui qui s’éprouve, pas celui qui s’affiche.
L’État fort n’est pas l’État pesant. Le gaullisme n’est pas une bureaucratie, c’est une volonté. Un État fort n’est pas un État qui contrôle tout, mais un État qui rend possible. Fort, parce qu’il protège les faibles sans affaiblir les forts. Fort, parce qu’il fixe un cap et s’y tient. Fort, parce qu’il respecte la liberté au lieu de la réglementer. L’État doit être stratège, pas gestionnaire ; arbitre, pas comptable. Son rôle n’est pas d’entretenir la dépendance, mais de donner à chacun les moyens d’agir. Quand l’État s’alourdit, la France se fige. Quand il se redresse, la nation se relève.
La souveraineté, condition de la liberté. On nous répète que tout est mondial : le climat, la finance, les virus, les guerres. Mais il reste une chose qui ne se globalise pas : le destin d’un peuple. La souveraineté, ce n’est pas la fermeture, c’est la responsabilité. C’est le droit de choisir nos lois, nos énergies, nos alliances, nos frontières, nos mots. Être gaulliste en 2025, c’est refuser que la France devienne une filiale de l’Union européenne, une succursale du marché mondial ou une dépendance numérique des grandes plateformes. C’est vouloir qu’elle soit à la table des nations, non sur le menu des puissances. L’indépendance ne signifie pas l’isolement. Elle est la condition du dialogue vrai, entre égaux.
La fraternité, ce ciment invisible. Dans les temps d’individualisme et de ressentiment, la fraternité paraît un mot faible. Elle est pourtant la clé de tout. Sans elle, la liberté se change en égoïsme et l’égalité en nivellement. La fraternité, c’est ce qui relie la France des villes et celle des campagnes, celle d’hier et celle de demain. C’est ce qui fait d’un peuple une nation. Elle ne naît pas d’un décret, mais d’un regard. Elle s’apprend dans l’école, dans le travail, dans le service. Elle se vit dans l’engagement local, dans la transmission, dans la main tendue à celui qui vacille.
Le courage d’être soi. Notre époque glorifie la fluidité, la prudence, la neutralité. Le gaullisme nous enseigne l’inverse : la fidélité, la décision, le courage. Il rappelle que la France s’est toujours redressée quand elle a cessé de douter d’elle-même. Il nous appelle à être des acteurs du monde, non ses spectateurs. Être gaulliste, c’est préférer la clarté à la posture, la cohérence à la communication, l’action à l’agitation. C’est faire primer le service sur la carrière, la vérité sur la popularité, la dignité sur le confort. Et c’est aussi savoir quitter la scène quand le moment est venu avec la même grandeur que celle qui fit entrer sur la scène de l’Histoire.
Une certaine idée de l’avenir. Le gaullisme, enfin, c’est la conviction profonde que le cours de l’histoire n’est jamais écrit. Que le fatalisme est une lâcheté. Que chaque homme est propriétaire de sa vie, quitte à la donner pour son pays. C’est croire qu’un peuple peut reprendre en main son destin s’il retrouve la foi dans sa mission, la fierté de son travail et l’espérance de son avenir. C’est croire qu’à chaque génération revient la charge de reconstruire la France, non comme un musée, mais comme une promesse.
Car la France n’est pas un héritage, c’est une œuvre. Et cette œuvre, aujourd’hui encore, porte un nom : le gaullisme, c’est-à-dire la force du réel au service du bien commun.
https://yves-damecourt.com/etre-gaulliste-en-2025-la-force-du-reel
LE GÉNÉRAL CHARLES DE GAULLE NOUS QUITTAIT, IL Y A 55 ANS
Communication du MIL du 9 novembre 2025
Pour les patriotes et les défenseurs de la France, le 9 novembre 2025 est une journée du souvenir. En effet, il y a 55 ans, le général de Gaulle nous quittait.
Qui était le général de Gaulle ? Il faut rappeler aux plus jeunes d’entre nous que le général de Gaulle, outre ses faits d’armes contre l’ennemi durant la campagne de France de mai 1940, fut nommé sous-secrétaire d’État à la Guerre et à la Défense nationale dans le gouvernement Reynaud.
Alors que le maréchal Pétain négociait avec l’ennemi un armistice, le général de Gaulle rejoignait Londres d’où il lançait son célèbre appel à la mobilisation, à la résistance et à la libération de la France : l’appel du 18 juin 1940. Il parvint progressivement à rallier, sous son autorité, les mouvements de résistance intérieure et à imposer la légitimité de la France libre aux Alliés.
A la libération, il devint président du gouvernement provisoire, restaura la République et posa les fondements d’une France nouvelle. En désaccord avec les partis politiques, hostile au régime des partis de la IVème République, le général de Gaulle démissionna du gouvernement français en janvier 1946.
Reconnu comme étant le seul recours capable de résoudre le conflit algérien, le général de Gaulle est appelé à la tête du gouvernement en mai 1958. Il dota la France d’une nouvelle constitution, la Vème république était née. Il en devint le premier président en décembre 1958 et fut réélu en 1965.
Après avoir redressé la situation économique de la France en 1958, il mena de profondes réformes en ce domaine sur fond de prospérité des années 60 : décolonisation, construction de l’Europe et indépendance nationale. Il imposa aussi la France sur la scène internationale.
La crise de mai 1968, flambée sociale et culturelle, lui fournit l’occasion de concrétiser sa grande idée de Participation. En avril 1969, il proposa aux Français, par référendum, une grande réforme sur la régionalisation et le Sénat qui sera rejetée par les Français. Le général de Gaulle, considérant que la France ne pouvait prospérer durablement sans cette grande réforme, remit immédiatement sa démission et se retira à Colombey-les-deux-Eglises, où il décédera le 9 novembre 1970.
Le général de Gaulle aimait la France mais pas n’importe quelle France : une France puissante, une France indépendante, celle que l’on respecte. C’est pourquoi il dota la France d’une puissante défense nationale et de l’arme nucléaire.
Charles Pasqua a bien résumé l’esprit du gaullisme et de la résistance : «L’essentiel, c’est la capacité de refuser ce qui apparaît au plus grand nombre inévitable» (France Info – 5 juin 2015).
11 NOVEMBRE 2025, HOMMAGE AUX PATRIOTES FRANÇAIS QUI ONT DÉFENDU LA PATRIE
Communication du MIL du 11 novembre 2025
L’armistice de 1918 a été signé le 11 novembre 1918. Elle marque la fin des combats de la Première Guerre mondiale (1914-1918), la victoire des Alliés et la défaite totale de l'Allemagne, mais il ne s'agit pas d'une capitulation au sens propre. Le traité de paix, qui met réellement fin à l'état de guerre, sera signé seulement le 28 juin 1919, à Versailles.
La guerre de 1914 à 1918 est un événement majeur de l’Histoire de France par sa durée, son ampleur et ses conséquences : 8.300.000 Français sont partis au front. 1.300.000 ont été tués et 2.300.000 blessés, pour une grande part grièvement. Près de 4.000.000 marqués pour la vie.
Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite rendre hommage aux patriotes français qui se sont mobilisés pour défendre la patrie et le territoire national, qui se sont battus, qui sont morts ou qui sont revenus marqués pour la vie, comme à l’ensemble des Français qui les ont soutenus et qui tous ont subi les conséquences de ce conflit mondial.
Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) célèbre aussi la mémoire des centaines de milliers de soldats venus des colonies de l’empire français : notamment du Maghreb, de l’Afrique sub-saharienne (comme les tirailleurs algériens, malgaches, indochinois, etc.).
Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) veut également rendre pleinement hommage à nos alliés et leurs troupes qui se sont battus aux côtés de la France venant de l’empire britannique (Australie, Canada, Grande-Bretagne, Nouvelle-Zélande), puis, à la fin du conflit, les États-Unis d’Amérique, comme de nos alliés russes, italiens, serbes sur les autres fronts.
Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle en conséquence tous les Français à se recueillir à titre personnel devant les 150.000 monuments aux morts de France et à les fleurir, mais aussi à participer aux commémorations collectives qui seront organisées sur tout le territoire. Il ne s’agit pas là de «célébrer la guerre», mais le patriotisme et le sacrifice de nos ancêtres.
Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) reste profondément attaché au lien entre la Nation et les Armées.
LA DROITE GAULLISTE, UNE PERSPECTIVE POUR LA FRANCE
Communication du MIL du 17 novembre 2025
Le gaullisme est présent dans notre histoire et dans notre vision de l’avenir de la France. Une approche politique globale et une vision claire est nécessaire pour défendre les priorités de la France et de ses citoyens. Pas d’idéologie, mais un pragmatisme qui débouche sur des actions. Il se trouve en opposition avec les abandons de responsables politiques de circonstance et le risque d’effacement progressif de la Nation menés, ou tolérés, durant ces dernières années. Le symbole de l’esprit gaulliste reste l’appel du 18 juin 1940. Les valeurs du gaullisme se rattachent étroitement aux traditions de la droite française. Elles sont toujours partagées par de nombreux élus.
L’amour de la France et l’attachement à la Nation prime pour son peuple, sa langue, sa culture, ses traditions, son patrimoine, son histoire et ses morts, sa terre et ses paysages. La défense de l’identité française et l’amour de la patrie doivent primer sur toutes les tentatives d’une mondialisation excessive, qui semble heureusement aujourd’hui en cours de recadrage, face à la pression de multiples ingérences étrangères, étatiques et marchandes.
L’unité nationale et le respect des Institutions de la Vème République imposent le refus des segmentations de la société française en un «archipel», promue par les gauches, qui additionnent les communautarismes (islamisme politique radical, féminisme extrême) et aux ingérences étrangères (Woke). Elle impose un respect strict de la laïcité dans tous les domaines de la vie publique. L’État doit avoir la volonté de rassembler tous les Français sur les grands enjeux, pour éviter l’éclatement social qui n’a fait qu’augmenter sous la présidence de Macron.
L’autorité de l’État doit être exercée efficacement dans l’ensemble de ses missions régaliennes : diplomatie, défense, sécurité, police, justice, contrôle des frontières et refus de l’immigration illégale, taxes et impôts. L’une des priorités porte sur la promotion de la famille qui doit permettre de retrouver une natalité dynamique, une meilleure prise en charge des jeunes enfants et une qualité retrouvée de l’Éducation nationale.
Pour mener cette politique, l’équilibre budgétaire est une condition fondamentale. Sous Hollande, puis Macron, le fort déficit annuel de l’État a conduit à une croissance abyssale de la dette, augmenté par la hausse du déséquilibre du commerce international. L’État doit assurer ses responsabilités en Métropole et en Outre-mer.
La France doit incarner sa grandeur par sa puissance humaine, culturelle, diplomatique, économique et militaire, portée par ses responsables à tous les niveaux. Elle suppose de lutter de manière permanente pour l’indépendance du pays, en tenant compte de ses engagements et en préparant leurs évolutions. Le retour à une réelle indépendance énergétique apparait comme une priorité tout à fait possible. L’objectif de la croissance est incontournable pour améliorer la vie de tous les français et offrir des emplois. La France a, notamment, vocation à chercher à se positionner dans les premiers rangs en matière d’agriculture, de construction, d’industries, de numérique. Pour cela, elle doit bénéficier d’investissements publics et privés pour développer la recherche, la technologie et l’innovation. Pour y parvenir, seule une économie à caractère libéral permet l’initiative de chacun et le progrès économique. L’État a vocation à conduire de très grands projets, échappant aux règles du marché.
Le développement économique doit offrir une répartition équilibrée des acquis réalisés à tous : chefs d’entreprise, actionnaires et salariés, avec la mise en place et le développement des mesures appropriées de distribution des résultats. Pour les salariés, le partage de la valeur peut s’appuyer sur la participation, l’intéressement, le versement de primes ou d’autres avantages... Cette exigence de justice sociale pour tous, nécessite sans faiblir d’assurer la continuité des régimes sociaux et leur développement pour les plus âgés.
La souveraineté de la France doit être défendue comme une priorité. L’Union européenne (UE) doit demeurer une Europe des Nations, bâtie sur des accords consensuels. Pour avoir un avenir, elle ne doit jamais dériver vers un modèle d’État fédéral, souhaité par Macron, fédéraliste européen, et par une part de la bureaucratie européenne. L’UE n’est pas un État, elle ne dispose d’aucune souveraineté. Elle ne doit en aucun cas imposer des règles à la France, en dehors de celles figurant dans les traités que la France a signés.
La promotion de la liberté et de la paix dans le Monde relève de la vision gaulliste de la France. Elle porte sur le respect de la liberté dans tous les pays (face aux régimes autoritaires ou totalitaires), sur le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et sur la prévention de tous les expansionnismes et les impérialismes qui sont remontés au premier plan de l’actualité.
SOCIALISTES ET INSOUMIS, JE T’AIME MOI NON PLUS
Communication du MIL du 20 novembre 2025
Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que les relations entre le Parti Socialiste (PS) et La France Insoumise (LFI) se sont durablement dégradée au niveau national. Cela n’empêchera sans doute pas, dans un premier temps, l’existence de listes communes des «gauches» au second tour des municipales.
En effet, le Parti socialiste (PS) a décidé de «négocier» (pour ne pas dire escroquer) avec Lecornu (notamment le fait de ne pas avoir de vote de censure par le PS et dont la contrepartie est l’abandon du recours au 49.3 par le premier ministre). Tous cela pour sauver son petit poste et ses avantages. Les débats sur le projet de loi de finances 2026 et le projet de loi de finances de la Sécurité sociale alimentent la guerre entre le Parti Socialiste et La France Insoumise. Mélenchon considère que les socialistes «ont changé d’alliance» et cible ses attaques, très souvent virulentes, contre le PS.
Les socialistes pourraient donc s’abstenir lors du vote de la motion de censure déposée par LFI, motion qui disposera du soutien du Rassemblement National. Mais pour cette abstention, le PS doit pouvoir afficher un «gains» auprès de l’opinion. Ce gain ne peut correspondre qu’à une explosion de nouveaux impôts dans ce projet de budget.
Les socialistes ont déjà obtenu une augmentation de la CSG sur le patrimoine financier, un impôt sur la «fortune improductive», la suspension de la réforme des retraites, la suppression de la déduction de 10% des retraites, l’augmentation des taxes foncières malgré l’augmentation, en 2025, de celle-ci de 47% ainsi que la taxe d’habitation pour un maximum de 60%. Seul l’amendement «Zucman» a été rejeté à l’Assemblée nationale. La présentation à l’opinion des succès socialistes à l’Assemblée nationale, même symboliques, leur appartient. Elle est déjà très fortement relayée par des journalistes sympathisants socialistes, dans de très, très nombreux médias.
Le jeu parlementaire sur l’adoption du budget 2026 est loin d’être bouclé (passage au Sénat, Commission paritaire…). Bref, ce budget «socialiste» pourrait encore être évité en théorie. Mais Lecornu va s’attacher à le faire passer à tout prix pour sauver sa place de Premier ministre et ses petits avantages.
Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate, parallèlement, le rapprochement discret entre le PS, des ex-PS (Cazeneuve, Glucksmann) et les macronistes, anciens du PS. Une liaison entre le PS (Olivier Faure) et Renaissance (Gabriel Attal) apparait possible à termes. Il leur reste à s’entendre sur un même candidat à la présidentielle de 2027 pour passer devant Mélenchon (qui est toujours en seconde position dans les récents sondages). Dans l’immédiat, leur intérêt commun est d’éviter une nouvelle dissolution, qui ne pourrait que réduire leur représentation à l’Assemblée (après un éventuel vote d’une motion de censure LFI-RN). Une telle situation entrainerait une précipitation de l’arrivée de l’élection présidentielle.
Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la droite gaulliste et républicaine doit prendre en compte cette évolution politique marquée, d’une part, par l’éclatement de la coalition macroniste et la dispersion de ces membres (Horizons, MoDem, Renaissance) et, d’autre part, par le rapprochement entre l’ensemble des socialistes (PS et ex-PS). La droite gaulliste et républicaine, et non supplétive, doit réaffirmer son opposition à toute la gauche (Parti Socialiste et La France Insoumise).
Par ailleurs, le projet initial de budget 2026 présenté par Lecornu est inacceptable (nouvelles taxes et impôts ; pas de réduction significative des dépenses publiques ; sans diminution des effectifs des fonctions publiques). Il faut refuser de voter ce budget, d’autant plus après l’adoption des divers amendements socialistes à l’Assemblée Nationale. Donc, le projet de budget 2026, dans sa version actuelle, doit être totalement rejeté.
LA FRANCE DOIT RENFORCER SA CAPACITÉ DE DÉFENSE
Communication du MIL du 24 novembre 2025
Repère : Nos soldats «tiendront dans leur mission, s’ils sentent que le pays tient avec eux». Général Fabien Mandon, chef d’état-major des armées.
Le nouveau chef d’état-major des armées, Fabien Mandon, a souhaité alerter l’opinion sur les risques de guerre qui menace la France. Il appelle à s’y préparer de manière réaliste. Il estime en effet que «le contexte international se dégrade rapidement». Le discours du chef d’état-major des armées est en phase exacte avec ceux de ses homologues européens (allemands, polonais, suédois).
Le général Fabien Mandon a déjà pu avertir du risque de menace russe à 3 ou 4 ans lors d’auditions devant les commissions de la défense du Sénat et de l’Assemblée Nationale. Il a posé le principe de la prévention selon lequel, «La Russie ne peut pas nous faire peur, si on a envie de se défendre». L’objectif reste, notamment et en autre, de se tenir prêt à résister à la menace militaire russe, si nécessaire. Chacun constate que le nombre d’attaques hybrides russes se multiplient en Europe : coupure de câbles télécom, survols de drones au-dessus de zones protégées, fausses nouvelles et propagande sur les réseaux sociaux, actes de sabotage (comme la récente explosion d’une voie ferrée en Pologne). Sans oublier toutes les ingérences des autres pays (Chine, Corée du Nord).
Le choix du Congrès des maires de France n’était, sans doute, pas le meilleur lieu pour réaffirmer les constats militaires majeurs. La formulation selon laquelle la France doit «accepter de perdre ses enfants» est, sans aucun doute, provocatrice mais réaliste aussi car il parlait des militaires engagés. Cela ne change rien à la pertinence des propos tenus. Pour la ministre des armées, les propos du général «relèvent du langage militaire d’un chef qui, chaque jour, sait que de jeunes soldats risquent leur vie pour la Nation».
Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne la réaction des responsables politiques d’extrême gauche. Jean-Luc Mélenchon, pour La France insoumise (LFI), et Fabien Roussel, pour le Parti communiste français (PCF), ont fait part de leur profond désaccord avec les propos tenus par le général, en raison de leurs penchants plutôt pacifiste et pro-Poutine. Il faut se souvenir que, ni LFI, ni le PCF, n’ont voté, en 2024, la loi de programmation militaire destinée à une remontée en puissance de l’armée française d’ici à 2030.
Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate qu’un trop grand nombre de citoyens se désintéresse des questions de défense nationale, soit pour des raisons de méconnaissance des changements du contexte géopolitique européen et internationale, soit pour des risques concrets existants pour des raisons idéologiques (pacifisme béat, admiration des pays étrangers, idiots utiles). Il faut donc faire de la pédagogie sur la réalité des menaces et des ingérences étrangères (Russie, Chine mais aussi celle de nos alliés du monde libre). Il faut que notre nation restaure sa «force d’âme pour accepter de nous faire mal pour protéger ce que l’on est» dans un contexte international de plus en plus tendu dans lequel la France a un certain nombre d’accord de défense.
Au-delà du renforcement des moyens financiers (hausse progressive nécessaire de la programmation budgétaire en 2026 et années suivantes), le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande que soit organisé une mobilisation de la jeunesse dans les Armées basée sur le volontariat, mais qu’après étude de chaque cas pour éviter de former des personnes à risque terroriste (islamiste, extrême gauche…). Il pourrait s’agir d’un «service volontaire» sous les drapeaux, proposé à tous les jeunes (de 18 à 29 ans) qui le souhaitent et qui ont les profils recherchés (pratique sportive et compétitions, compétences numériques, capacités d’innovation). Cet engagement militaire devrait obligatoirement présenter des avantages tangibles pour ces jeunes. Mais l’emploi d’une telle force ne peut avoir lieu que pour défendre le territoire national, pour une guerre qui concerne ce dernier.
Mais il est irréaliste de penser que la France peut rétablir, demain, le service militaire pour 700.000 jeunes français (filles et garçons). Par ailleurs, il faut se féliciter de l’abandon de la formule du Service National Universel (SNU), voulu par Macron et dont les résultats sont très médiocres par rapport aux coûts.
Lire la Communication du MIL du 19 juillet 2025 : «La guerre en Europe est déjà là en 2025».