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VI­GILANCE & AC­TION - N° 486 Janvier 2026    


LES COMMUNICATIONS ÉCRITES DU M.I.L



REFUSONS LE BUDGET SOCIALISTE DE 2026


Communication du MIL du 19 janvier 2026


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime qu’aucun compromis sur le Projet de loi de finances 2026 allant des Républicains (LR) au Parti Socialiste (PS) n’est sérieusement acceptable.

La situation politique en France reste floue depuis la nomination, par Macron, de Lecornu, comme Premier ministre. Il a pris la suite de Bayrou qui avait réussi à assurer un budget pour 2025. Lecornu a accepté de grosses modifications de son Projet de loi de finances 2026 initial (qui était mauvais) demandées par le Parti Socialiste. Tout cela pour pouvoir rester à Matignon et obtenir un accord de non-censure de la part des socialistes. En plus, il espère que ces mesures soient acceptées par les parlementaires de la droite et du centre.


Sans attendre la version définitive du PLF 2026, son adoption par une suite de 49.3 est inévitable, on sait que le déficit prévisionnel 2026, par rapport au PIB, sera sans aucun doute supérieur à 5%, ce qui est inacceptable pour la France (hausse de la dette et de la charge des intérêts).


La réduction des dépenses publiques est toujours et encore trop insuffisante (pas de mise en cause des effectifs, des opérateurs, des programmes publics et des subventions, pas de lutte généralisée contre les fraudes) et les hausses d’impôts (directes et indirectes) beaucoup trop fortes pour les particuliers et les entreprises.


Les responsables politiques et les parlementaires de la droite gaulliste et républicaine ne doivent ni accepter ni voter le budget de gauche de Lecornu (abstention ou vote contre) pour qu’il n’y ait aucune ambigüité parmi les citoyens sur les positions de la droite gaulliste.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la priorité politique reste l’indépendance nationale et l’autonomie de la France dans tous les domaines. Dans cette perspective sont concernées en priorité la sauvegarde du secteur agricole, le développement de la production industrielle sur le territoire, les infrastructures et la production autosuffisante d’énergie. Cela nécessite le retour progressif à un équilibre budgétaire de la France (pas 3%, mais tendre vers 0%), l’équilibre de la balance commerciale (grâce à l’aéronautique, les produits chimiques, les produits de luxe, d’agro-alimentaire, etc.) et un engagement sérieux de réduction de la dette de la France. La réalisation de ces objectifs n’est pas simple car cela nécessite une volonté de rupture majeure avec les politiques menées depuis des décennies (Hollande, Macron et avant). Pour cela, il faut qu’une nouvelle politique soit menée par de nouveaux acteurs, si possible gaullistes.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que cette politique économique est l’une des conditions, préalable et incontournable, pour que l’État mène la bonne politique régalienne que les Français attendent en matière de police, de justice, de défense extérieure, de contrôle de l’immigration, de diplomatie, d’identité nationale, de la famille.


Enfin, cette nouvelle politique économique doit prévoir d’aménager, sans les remettre en cause, les régimes sociaux institués par le général de Gaulle (Sécurité sociale, les régimes complémentaires, le régime d'assurance chômage, l'aide sociale).


Mais aménagement ne veut pas dire destruction des régimes sociaux existants, symboliques du gaullisme social. Il faut une adaptation à l’évolution du temps.



PARTICIPONS À LA MARCHE CITOYENNE POUR LA SÉCURITÉ


Communication du MIL du 29 janvier 2026


La sécurité est l’une des priorités des citoyens. Tous les sondages le confirment. Ils la réclament, ils l’espèrent, ils l’exigent, car elle est plus que nécessaire pour chacun. C’est la liberté qui conditionne toutes les autres.


Or notre nation est confrontée à une multitude de défis sécuritaires (violences, agressions sexuelles, vols, escroqueries, drogue, etc.) au point d’en voir non seulement sa cohésion affectée et l’État de droit mis en cause.


Pour contribuer à l’assurer, ce sont les forces de l’ordre qui, 24 heures sur 24, répondent à cette exigence avec un professionnalisme et un engagement sans faille.


Les forces de l’ordre (Police Nationale, Gendarmerie et Police Municipale) sont à bout, Les fonctionnaires (et assimilés) sont épuisés. Leur colère est légitime. Les moyens indispensables manquent.

Il faut donner à la Police Nationale (comme aux autres composantes des forces de l’ordre) les moyens humains, logistiques, matériels et budgétaires, disposer un continuum institutionnel à l’unisson et bénéficier d’une Justice qui protège les honnêtes citoyens. Sans quoi rien ne sera possible.

Or, le budget finalement affecté, pour 2026, à la «Mission Sécurité» et, en particulier, au programme 176 «Police nationale» demeure nettement insuffisant. «Sans moyens, il n’y a plus de police. Sans justice ferme, il n’y a plus de sécurité. Sans autorité, il n’y a plus d’État».


Une mobilisation nationale aura lieu le samedi 31 janvier 2026, à l’appel d’Alliance Police Nationale (CFE-CGC), première organisation syndicale de la Police Nationale.


Des marches citoyennes se dérouleront dans toute la France à Paris, Lille, Arras, Marseille, Nice, Ajaccio, Lyon, Clermont-Ferrand, Grenoble, Dijon, Bordeaux, Pau, La Rochelle, Toulouse, Perpignan, Nîmes, Rouen, Nantes, Rennes, Orléans, Reims, Strasbourg, Metz et en Outre-mer pour un moment de rassemblement, d’expression et de mobilisation collective autour des valeurs que nous partageons.


Sont appelés à se joindre à cette mobilisation les citoyens, les élus, les responsables institutionnels, les associations de victimes, les forces de sécurité intérieure, et les policiers, pour «porter la voix de la raison».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle les citoyens à participer, dans toute la France, à ces marches citoyennes pour dire STOP aux promesses sans actes, STOP à l’effondrement de l’autorité, STOP à l’insécurité, STOP à l’impunité.



LA DROITE SE SOUVIENT DU RPR AVEC NOSTALGIE CAR IL ÉTAIT LE PARTI DE LA VICTOIRE


Communication du MIL du 4 février 2026


Dans son nouveau livre «Le RPR, une certaine idée de la droite». L’historien Pierre Manenti retrace les vingt-cinq ans de vie politique du parti. Entre héritage Gaulliste et tradition plus libérale. Le RPR fut surtout la machine qui permit à Jacques Chirac d’accéder au pouvoir.


LE FIGARO : Pourquoi une partie de la droite Française, notamment chez les Républicains, se revendique-t-elle constamment de l'héritage du gaullisme et du RPR ? Sont-ils nostalgiques ?


PIERRE MANENTI : Cette référence au général de Gaulle et, plus récemment, à Jacques Chirac et au RPR ne tient pas seulement de la nostalgie. C'est une source d'inspiration pour la droite, car ces person­nalités et leurs mouvements portent des valeurs car­dinales : une certaine idée de la France et de sa place dans les affaires du monde, le souci de réconcilier les Français, la défense des libertés, etc... C'est aussi le symbole d'une droite victorieuse, une droite aux commandes de la transformation du pays. Là où le général de Gaulle tient parfois de la statue du Com­mandeur, le RPR, lui, incarne, le visage d'une droite plus populaire, à taille humaine, à l'image de Jacques Chirac, bon vivant, dont on garde le souvenir de l'homme politique proche des Français, infatigable et intarissable lors de ses visites des Salons de l’agri­culture. Au fond, du général de Gaulle à Jacques Chirac, c'était la droite qui savait rassembler et réconcilier les Français ; c'est à cette source que les Républicains et d'autres veulent boire aujourd'hui.


Quel était l’objectif de Jacques Chirac en créant le RPR ?


Lorsque Jacques Chirac crée le RPR, en 1976, il y a la volonté claire de créer l’alternance au sein de la majorité présidentielle. Les gaullistes ont en effet permis l'élection de Valéry Giscard d'Estaing à l’Élysée, en 1974, mais ils veulent une autre politi­que, notamment sur les questions économiques et européennes. Le match s'installe dès les élections européennes de 1979, et bien sûr lors de la prési­dentielle de 1981. Le RPR est évidemment le parti héritier des mouvements gaullistes de la Ve Répu­blique. Toutefois, à titre personnel, Jacques Chirac a une relation plus ambiguë au gaullisme, car tout en ayant été ministre du général de Gaulle puis de Georges Pompidou, il a sabordé la campagne présidentielle de Jacques Chaban-Delmas en 1974. Cette ambivalence se ressent dans les premières années du RPR, qui réclame sa part de la croix de Lorraine, tout en cachant ses symboles au profit d'une «ima­ge de marque» plus libérale dans les années 1980. Le RPR est avant tout la machine de guerre au ser­vice de Jacques Chirac dans sa conquête du pouvoir. Il retrouvera son «identité» gaulliste au moment des élections en 1988 et, surtout, en 1995.


Le RPR s'est-il toujours construit à travers le discours gaulliste sur l’Europe des nations?


Là encore, le parti a connu des évolutions au cours de son histoire. En 1979, moment important pour le RPR, le tandem Jacques Chirac-Michel Debré croise le fer avec Valéry Giscard d'Estaing et Simone Veil sur l'Europe. C'est le fameux discours de Cochin, qui accuse l'UDF d'être «le parti de l’étranger». À l’époque, les candidats RPR portent d'ailleurs l'étiquette «Défense des intérêts de la France en Europe (DIFE)», ce qui matérialise bien leur positionnement. Par la suite, le passage de Jacques Chirac à Matignon, en 1986, au moment de l'Acte unique européen, puis son vote personnel mais symbolique, en 1992, en faveur du référendum sur Maastricht, vont causer des remous au sein du parti. La ligne souverainiste, portée par Philippe Séguin et Charles Pasqua, va carré­ment conduire certains protestataires à défier leur chef en 1992 ; et Charles Pasqua quittera le RPR, en 1999, pour défendre sa vision de la France dans l'Europe aux côtés de Philippe de Villiers et de Marie-France Garaud. Comme je le montre dans mon livre, la question européenne a été une ligne de fracture durable au sein du RPR.


En quoi la réunion avec l'UDF, sous la bannière de l’UMP, en 2002, est-elle considérée par certains comme une «dégaullisation» du parti ?


La fusion du RPR et de l'UDF au sein de l’UMP se fait dans la douleur, contre l'avis de la plupart des ca­dres du RPR, en profitant du traumatisme créé par la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de l'élection présidentielle. Beaucoup y voient une forme de «dégaullisation». C'est notamment le cas de Philippe Seguin - ce sont ses mots ! -, qui estime alors que la fusion ne peut qu'aboutir à l'abandon de la doctrine gaulliste à moyen terme. En voulant unir une droite sociale, populaire et souverainiste, d'une part, et un centre europhile et libéral d'autre part, Jacques Chirac a tenté le pari impossible. Cette fusion s'est faite en cherchant des compromis sur de nombreux sujets, au mépris de cet ADN gaulliste, qui était pourtant si fort au sein du RPR. Cela n'a cependant pas empêché certaines personnalités de défendre l'esprit gaulliste au sein de l’UMP. Qu'on pense à Nicolas Dupont-Aignan, avec son courant puis parti Debout la République, ou à Michèle Alliot-Marie, avec son club Le Chêne.


Le RPR a été «ressuscité» par le RN pour la publication de certaines de ses affiches municipales. Le parti à la flamme est-il vraiment l’héritier d'un parti qui a pourtant longtemps refusé toute alliance avec lui ?


Cette «renaissance» du RPR est le signe que le parti d'iraquien parle encore au Français. Il dit quelque chose de ce que la droite a été et que les fondateurs de ce «RPR bis» veulent incarner. Cette reprise par le RN n'est cependant pas une chose acquise. Renaud Muselier, ancien ministre et président de la région Paca, se bat ainsi très fortement contre ce qu'il considère comme une récupération politique, et il a déposé un recours devant l'Institut national de la propriété intellectuelle (inpi) en septembre dernier, pour contester cette utilisation de la mar­que RPR. Pour les chiraquiens, il est impensable que le RN, héritier du FN, contre lequel Jacques Chirac s'est si ardemment battu, puisse utiliser le nom et le sigle du parti. Pour les députés RN à l'origine de ce «RPR bis», l'échiquier politique a évolué avec un glissement général des partis vers la gauche. Le RN veut aujourd'hui occuper l'espace qu'occupait autrefois le RPR, celui d'une droite nationale, populaire et souverainiste.


Pierre Manenti est historien et ancien directeur de cabinet ministériel. Il est l’auteur de nombreux

ouvrages remarqués, comme «Les Barons du gaullisme» (Passés composés, 2024).

«Le RPR, une certaine idée de la droite» 416 pages – 24 €.

Repris du Figaro du 14 janvier 2026



RPR : CE FANTÔME QUI HANTE TOUJOURS LA DROITE


L’historien du gaullisme Pierre Manenti raconte l'ascension et le déclin du parti chiraquien, dont l'empreinte continue de marquer l'ensemble des droites françaises.


Un parti que les moins de 25 ans n'ont pas connu. Et pourtant, depuis sa disparition, le RPR (Rassemblement pour la République) continue d'alimenter nostalgies, fantasmes et convoitises : références appuyées d'Eric Zernmour, achat du sigle par le député RN Franck Allisio et défense inflexible de son héritage par le président de la région Paca Renaud Muselier. La marque irrigue toujours les imaginaires d'une partie de la classe politique. Dans «Le RPR, une certaine idée de la droite», Pierre Manenti remonte le fil de cette histoire singulière et tumultueuse. Celle d'un parti né pour un homme et par un homme : Jacques Chirac.


La création du RPR est décrite pour ce qu'elle fut : une opération politique et un acte de conquête personnelle. Après sa démission de Matignon en 1976, Chirac met fin à l'UDR et fonde le RPR. Il s'appuie sur le duo Pierre Juillet et Marie-France Garaud et prend la tête d'un parti taillé à sa mesure. Dès le lendemain, un duel avec l'UDF de Valéry Giscard d'Estaing s'engage. Un premier clivage struc­turant s'affirme : l'Europe. D'un côté, l'UDF, libérale et fédérale ; de l'autre, le RPR, défenseur d'une Europe des nations, protectrice et souveraine. L'Appel de Cochin cristallise cette opposition, mais le résultat aux européennes de 1979 est sévère et entraîne la fin du tan­dem Juillet-Garaud.


Chirac Premier ministre


Le paysage politique change radicalement avec l'élection de François Mitterrand. Face à une gauche au pouvoir, gaullistes et centristes comprennent qu'ils sont désormais dans le même bateau : alliance RPR-UDF aux législa­tives de 1981, succès municipaux de 1983, raz-de-marée aux euro­péennes de 1984 et grande vic­toire aux législatives de 1986... Une coalition aussi décisive sur le plan électoral que contrastée sur le plan idéologique est née. «Chirac apparaît désormais comme le seul et véritable meneur de l’oppo­sition», note Pierre Manenti. Le maire de Paris devient chef du gou­vernement, mais cette première cohabitation est ébranlée par plu­sieurs crises, dont la mort de Malik Oussekine en décembre 1986. La défaite de 1988 replace la droite et le centre dans l'opposition.


Dans ce contexte, la montée du Front national exacerbe les ten­sions. Plus de 60 % des sympathi­sants du RPR veulent une alliance avec le parti de Jean-Marie Le Pen. Comme un air de déjà-vu : 82 % des soutiens de LR souhaitent une union avec le RN aujourd'hui. Face à cet appel du pied de la base, Chirac demeure inflexible. «Il a toujours été d'une rigueur impla­cable dans ses relations avec le Front national, refusant toute forme d'alliance, ce qui n'a pas été le cas de tous ceux qui l'entouraient», souligne Manenti. À l'intérieur même du parti, la crise progresse : Maastricht déchire, l'immigra­tion divise, l'économie fracture. Le bulldozer RPR vacille, mais le pilote Chirac tient encore le volant et parvient à s’installer à l'Élysée après une campagne chaotique où il est concurrencé par son ami de trente ans, Édouard Balladur.


Le déclin du RPR


Paradoxalement, c'est au moment où Jacques Chirac accède à l'Élysée que le RPR signe le début de sa fin. De 885.000 adhérents revendiqués en 1986, il n'en reste plus que 55.000 en 1998. Sa réé­lection en 2002 et la création de l'UMP en sonnent définitivement le glas. Deux décennies plus tard, comment ne pas être nostalgique d'une telle aventure ? Le RPR fut un parti de masse, bouillonnant, gaulliste, traversé de courants rivaux, mais tenu par un chef. Sa force fut Chirac... et sa fin égale­ment. Reprenant une formule de Charles Péguy, Pierre Manenti conclut «Tout parti vit de sa mystique et meurt de sa poli­tique». Le RPR n'a pas échappé à la règle.


«Le RPR, une certaine idée de la droite» 416 pages – 24 € - Passés composés - 2026.

Repris du Journal du Dimanche du 18 janvier 2026



CONTRE LE MERCOSUR DE L’UNION EUROPÉENNE


Communication du MIL du 23 janvier 2026


Repère : «Il y a des failles juridiques manifestes dans le processus qui a conduit à la signature du Mercosur» - François-Xavier Bellamy (LR)


La présidente de la Commission européenne a signé l’accord de libre-échange entre l'Union européenne et les quatre pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) le 17 janvier 2026. Adopté à la majorité qualifiée, la France, la Pologne, l’Irlande, l’Autriche et la Hongrie avaient voté contre la signature de cet accord.


Afin de vérifier la légalité de l’accord entre l’UE et le Mercosur, le Parlement européen a voté, le 21 janvier 2026, en faveur d’une saisine de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). Cette résolution a été adoptée, en séance plénière, par 334 députés, tandis que 324 ont voté contre (11 abstentions). La Cour de justice de l'Union européenne doit donc maintenant vérifier la validité contestée de l'accord commercial entre l'Europe et l'Amérique latine.


La Commission européenne pourrait quand même choisir d’appliquer l’accord à titre provisoire, même si la saisine est censée bloquer l’entrée en vigueur du traité, mais elle prendrait alors un risque sérieux. Enfin, le vote global du Parlement européen sur l’accord devrait intervenir d’ici un an et demi.


En effet, «la Commission européenne a un mandat pour négocier les accords de commerce au nom des vingt-sept États membres. Mais quand elle veut signer un accord commercial avec un pays ou une région du monde, le Parlement européen et tous les Parlements nationaux doivent le ratifier» (François-Xavier Bellamy).


Le Parlement européen s'est exprimé en cohérence avec la position française. Les organisations syndicales agricoles Françaises (FNSEA/Jeunes Agriculteurs, Coordination rurale (CR) et Confédération paysanne) se sont vivement félicitées de ce vote du Parlement européen. L’agriculture européenne, durable, ne doit pas être remplacée par celle d’autres continents qui utilisent des produits et des pratiques interdites en Europe.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère l’accord, entre l'Union européenne et les quatre pays du Mercosur, comme préjudiciable à l’agriculture française car elle fausse la concurrence compte-tenu des différences des conditions de production (normes de production, pesticides, hormones de croissance, OGM, etc.). Les manifestations du monde agricole français ont contribué à faire évoluer les députés européens.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite que la Commission européenne s’abstienne d’appliquer, même symboliquement, la partie commerciale de l’accord, au risque d’un chaos économique ultérieur et qu’elle attende la décision terminale qui interviendra en 2027.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) défend, depuis sa création, le principe de l’autosuffisance alimentaire de la France et la politique agricole correspondante. Pour y parvenir, il faut soutenir les demandes des organisations agricoles portant sur une révision globale de la politique agricole en France, comprenant un fort allègement des contraintes et normes qui pèsent sur les exploitations, la défense du niveau de la PAC (prix rémunérateurs et protection des productions), les mesures contre la concurrence déloyale par des produits étrangers (hors normes), l’exclusion de l’agriculture des accords de libre-échange.


Enfin, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL)  constate que, trop souvent, les politiques importatrices de certains groupes de l’industrie agroalimentaire et de la grande distribution vont contre les intérêts des agriculteurs (et encourage en retour le développement des circuits courts de distribution). Une politique doit être menée pour protéger les agriculteurs en cas de tensions.


  

MOUVEMENT INITIATIVE ET LIBERTE

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