MOUVEMENT INITIATIVE ET LIBERTE

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VI­GILANCE & AC­TION - N° 492 Avril-Mai 2026           



LES COMMUNICATIONS ÉCRITES DU M.I.L



LE 7 MAI 1995, JACQUES CHIRAC ÉLU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

31 ANS DÉJÀ, LE M.I.L ÉTAIT PRÉSENT DEPUIS LE DÉBUT


Communication du MIL du 7 mai 2026


Nous republions certains textes diffusés, parfois, en interne. Association de fait dès février 1981, le Mouvement Initiative et Liberté a commencé à apparaitre à l’occasion de distribution de tracts signés des «Groupes Initiative et Liberté (G.I.L) du Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) et à faire ses premiers adhérents. Son passage d’association de fait à une association déclarée et régie par la loi de 1901 sur les associations est décidé le 17 novembre 1981 pendant la première législature de ce qui était alors l'union de la gauche. Le dépôt à la préfecture de Paris a été fait le 16 décembre 1981. Il s'agissait d'empêcher que les socialo-communistes, après s'être emparés du pouvoir politique, ne mettent définitivement la main sur les esprits et sur les structures de notre pays. Il n'existait pas d'organisation adaptée à ce genre d'action : c'est ce vide que le M.I.L a voulu combler. Dès le début de la création du M.I.L, Jacques Foccart a obtenu le soutien bienveillant de Jacques Chirac. Le M.I.L a été de tous les rendez-vous de Jacques Chirac, y compris lorsqu’il a été abandonné et trahit par certains.


Nos origines prennent leurs sources dans le gaullisme et la résistance, dans l’action civique et l’anticommunisme. Le M.I.L est au service de la France. Il se revendique comme étant la droite civique, gaulliste et patriote. Il regroupe des patriotes de toutes les origines politiques car l’engagement du M.I.L est au service de la France. C’est pourquoi, il s’est toujours revendiqué comme étant au carrefour des droites. C’était le thème de notre première convention nationale en 1990 en présence notamment de Jacques Foccart, de l’Amiral Philippe de Gaulle et du Général Alain de Boissieu. Il s’agit de la véritable définition du carrefour des droites, c’est-à-dire des gaullistes civiques et patriotes qui sont susceptible d’avoir un engagement divers sans renier leurs valeurs et leur famille politique, et qui ne sont pas de petits supplétifs par intérêts particuliers. Le M.I.L reste fidèle aux principes défendu par le Général Charles de Gaulle, au service de la France.


Nous ne sommes pas des nationalistes, ni des identitaires, nous sommes des gaullistes patriotes. Nous souhaitons une victoire de la droite classique et gaulliste mais nous n’oublions pas que plus les candidats se marquent à droite, plus ils mettent de l’eau dans leur vin après.


L’article 4 des statuts du M.I.L précise son objet social : «L'Association a pour objet de défendre et de promou­voir une organisation de la société française fondée sur l'initiative personnelle des citoyens et inspi­rée par les valeurs civiques, patriotiques, gaullistes, culturelles, morales et spirituelles de la civilisation française, de façon à réaliser les conditions du dévelop­pement de la véritable liberté. Elle affirme son attachement à la défense de la Na­tion, de l’identité nationale, des personnes et des biens et aux droits et libertés essentiels, à savoir entre autres le droit de propriété, la liberté d'entre­prendre, moteur du progrès économique et social et facteur d'épanouisse­ment humain, la liberté d'expres­sion pour toutes les opinions, dont la société doit affirmer le prin­cipe et garantir l'exercice, la liberté effective de l'en­seignement, condition du res­pect des consciences et des croyances, la sécurité des per­sonnes et des biens. Elle dénoncera toutes les atteintes portées à ces droits et libertés».


Le M.I.L est personne morale associée (P.M.A) à L.R à partir de 2002, comme il l’était à l'U.M.P. Il était, auparavant, depuis 1989, mouvement associé au R.P.R. Cet accord avec L.R lui permet d’avoir dix représentants du M.I.L au sein de son conseil national afin de faire entendre notre voix. Puis, grâce à Laurent Wauquiez, lorsqu’il fut président L.R, nous avons obtenu d’avoir un représentant au bureau politique. Il s’agissait là d’une de nos vieilles revendications. Dès l’arrivée d’Éric Ciotti à la présidence de LR, il a dû perdre la liste des PMA, et il a réussi à supprimer les représentants des différents PMA au Bureau Politique et de couper toutes les relations avec ces derniers. Le M.I.L revendique, encore plus, sa totale indépendance avec les partis politiques même si, jusqu’au 3 mars 2012, lors des campagnes militantes, nous recevions des subventions du parti gaulliste. L’organe de décision du M.I.L est son bureau national. Ce dernier choisit ses thèmes de campagne, ses actions, son organisation, ses responsables, tout cela sans aucune intervention extérieure.



PRÉSIDENTIELLE 1995 :

Le militant JACQUES FOCCART soutient JACQUES CHIRAC

Souvenirs d’une action civique pour la France en 1995


Une des grandes efficacités de Jacques Foccart était basée sur sa volonté permanente d'échapper à la pensée unique technocratique ainsi qu'au filtre des appareils politiques et institutionnels. Iconoclaste sans doute dans un milieu friand de notes et de rapports, il aimait à recevoir des personnalités, ou des sans grade, l'information brute pour en tirer ses propres analyses. Devenaient ainsi ses interlocuteurs privilégiés ceux qui, hors des combines et calculs politiciens, avaient au cœur la défense de l'intérêt national et une certaine idée de la France.


DES RÉUNIONS DE TRAVAIL : Dès l'annonce de la candidature de Jacques Chirac en novembre 1994, à la demande de Jacques Foccart, le bureau national du Mouvement Initiative et Liberté a réaffirmé sa décision de lui apporter son soutien. Décision qui a été ratifiée lors de la Convention nationale du MIL de février 1995. De même, Jacques Foccart, qui pour des raisons de santé ne pouvait plus assister, comme il le faisait depuis la création du MIL, chaque semaine, à la réunion de bureau du MIL, décidait de réunir tous les quinze jours, à son domicile parisien, le bureau national du MIL. Avide d'informations concrètes et militantes, Jacques Foccart nous a demandé de tout faire en notre pouvoir pour aider la candidature de Jacques CHIRAC et nous a demandé que ces réunions soient complétées par de fréquentes conversations téléphoniques. Il tenait tout particulièrement à être au courant du déroulement de la campagne au jour le jour et d'heure en heure. L'ambiance des réunions publiques, l'ardeur des militants et la réceptivité des participants à nos thèmes de campagne étaient pour lui autant d'éléments fiables d'analyse, sans doute plus que les torrents de sondages et de notes pessimistes qui se déversaient alors.


Lors des réunions qui précédèrent Noël, lui sont soumis les projets d'actions qui formeront l'ossature de notre campagne ainsi que la présentation de notre implantation structurelle et militante.


UNE RÉUNION AVEC JACQUES CHIRAC : Le 3 janvier 1995, Jacques Foccart organisait une réunion à l'Hôtel de ville de Paris afin que nous présentions directement à Jacques Chirac nos activités, notre programme d'action (réunions publiques et internes, organisation de publipostages ciblés, travail sur des thèmes spécifiques et sur des segments électoraux), le matériel de propagande (tracts, journaux spécifiques, courriers spécialisés, autocollants, affiches) ainsi que notre implantation militante sur le terrain.


Nos propositions d'action entièrement validées, c'est d'un commun accord que nous avons pris la décision d'attendre que les candidats concurrents se lancent dans une campagne massive d'affichage pour recourir à cette forme d'action, traditionnellement liée à nos activités.


LA SÉCURITÉ DES RÉUNIONS PUBLIQUES : À la fin de cette réunion qui dura presque deux heures et après avoir entièrement accepté notre planning d’action militante et thématique, Jacques Chirac a abordé le problème de l'organisation de la sécurité de ses meetings publics. Connaissant parfaitement la situation tendue du paysage politique et ne voulant plus prendre aucun risque technique dans sa campagne, il a demandé au MIL de prendre en charge toute la sécurité de toutes ses réunions publiques, la sécurité de ses déplacements étant assurée par un groupe de 4/5 personnes du RPR. Ainsi, toutes ses réunions ont été couvertes (soit 34 réunions et 269.000 personnes), ainsi que les déplacements et réunions publiques des orateurs nationaux de la campagne (soit 150 réunions et déplacements). Toutes ces réunions se sont très bien passées car nous avons mobilisé de très nombreux militants décidés partout en France (en cumulé, cela représente 8.000 militants pour le premier cas et 6.500 militants dans l’autre cas).


Le rythme de la campagne s'accentuant, nos entretiens avec Jacques Foccart devinrent hebdomadaires et les comptes rendus téléphoniques journaliers. Pour chaque réunion publique, nous appelions Jacques Foccart pour lui faire un compte rendu de la mise en place de nos militants sur le lieu, sur la configuration de la salle et sur nos premières impressions. Ensuite au cours de la réunion, nous lui présentions une synthèse d'ambiance et un rapport sur le bon (ou mauvais) fonctionnement du dispositif de campagne. Puis en fin de réunion, nous faisions un bilan de la soirée avec nos impressions à chaud, des parties de discours entendus, des anecdotes et la réaction du public présent.

Il est à noter le rôle essentiel de l'UNI dans l'image jeune de la campagne de Jacques Chirac. En effet, dès les premières réunions, au moment où Jacques Chirac était très bas dans les sondages, «les étudiants avec Chirac», création de l'UNI, ont regroupé tous les jeunes dans un carré jeune près de la tribune et nous ont permis d'organiser des traversées de salle par le candidat entouré uniquement de jeunes. Ainsi, à force de voir des jeunes autour de lui, Jacques Chirac a confirmé l'impact qu'il avait auprès de la jeunesse et les médias, en filmant de très nombreux jeunes autour de lui, ont véhiculé l'image d'un Jacques Chirac soutenu par la jeunesse de France. Cela a abouti au magnifique meeting de Bercy qui a regroupé plus de 17.000 jeunes. Résultat : pour la première fois de l'histoire un président de la République a été élu avec 56% des voix des étudiants. Nous avons, tous, gardé un souvenir ému de ce meeting où pour la première fois nous avons vu des jeunes de tous les milieux, de toutes les régions se mobiliser et croire en la France.


Ces contacts permettaient à Jacques Foccart de restituer à Jacques Chirac un avis personnel et sans complaisance sur le déroulement de la campagne. Ces rapports directs et sans ornement inutile n'ont probablement pas été sans influer sur le déroulement des opérations.



NE PAS OUBLIER LA VICTOIRE DU 8 MAI 1945


Communication du MIL du 8 mai 2026


Le 8 mai 1945 est la date de la victoire des Alliés sur l'Allemagne nazie. Elle marque la fin de la seconde guerre mondiale en Europe. Hitler s’est suicidé le 30 avril 1945 à Berlin. Son successeur, l'amiral Dönitz, soutenu par l’État-major allemand, demande la cessation des combats aux puissances alliées : les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et l’Union soviétique.


La ratification finale de la capitulation allemande a eu lieu à Berlin le 8 mai 1945 à 23h01. Le gouvernement du général de Gaulle était représenté par le général Jean de Lattre de Tassigny, général, commandant en chef de la première armée française. Le général de Gaulle et les chefs d'État et de gouvernement alliés annoncent simultanément à la radio la cessation officielle de la guerre en Europe. Le général de Gaulle est parvenu, par la participation active de la France libre à la guerre (Forces armées et Résistance), à ce que la France figure parmi les signataires des actes de capitulation du Troisième Reich le 8 mai 1945, à ce qu’elle soit une puissance occupante de l'Allemagne vaincue, et qu’elle participe au tribunal de Nuremberg (destiné à juger et condamner les responsables allemands coupables de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) attache une grande importance à la commémoration du 81ème anniversaire de la victoire sur l’Allemagne et ses alliés. Il est un devoir d’honorer tous ceux qui ont combattu pour la libération de la France, pour que nous puissions vivre libres : les 600.000 morts français comme les combattants ainsi que les déportés, victimes du nazisme. C’est le début du renouveau de la France grâce au Général de Gaulle qui a donné une véritable place à la table des vainqueurs.


Pour nous, gaullistes, l’essentiel est que tout soit fait pour que ce 8 mai échappe à l’oubli, car cet anniversaire constitue un moment majeur de la vie de notre nation, surtout au moment où beaucoup de générations ne connaissent plus l’histoire de France et qu’ils ne l’apprennent plus dans l’enseignement en France. Pour cela, il y a les textes, les communications de l’État, les moyens de communications (TV, radio, réseaux sociaux). Obligeons chaque de télévision de parler de cet évènement historique, comme le sera les 86 ans de l’appel du général de Gaulle a l’occasion du 18 juin 2026.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’inquiète du risque réel de l’oubli, comme pour l’appel à la résistance du général de Gaulle, le 18 juin 1940. Les témoins viennent à disparaitre avec le temps. Nos héros disparaissent les uns après les autres : des compagnons de la Libération, aux soldats jusqu’à tous les anonymes engagés dans la résistance. Les générations qui ont entendu les témoignages sur cette époque de leurs parents vieillissent. Beaucoup de jeunes ne peuvent pas répondre spontanément à la question de savoir ce qui s’est passé «le 8 mai 1945». Les classes dirigeantes ne le savent pas toujours. C’est pourquoi, il faut expliquer que ce jour est un moment symbolique fort pour la France.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que le président Valérie Giscard d'Estaing avait supprimé en 1975 la commémoration du 8 mai 1945 par antigaullisme primaire. Son successeur a heureusement rétabli cette commémoration et le jour férié qui s’y attache en octobre 1981.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite que la commémoration du 81ème anniversaire de la reddition de l’Allemagne permette, à chacun, de prendre ou de reprendre conscience de l’importance de l’existence de la paix depuis 1945. Au-delà de la célébration officielle par le Président de la République, elle doit donner lieu à de multiples échos par la publication d’articles ou d’entretiens dans les médias, par des débats sur les réseaux sociaux, par la diffusion de souvenirs de ce jour dans les familles et auprès des proches, par des cours ou des lectures proposées aux collégiens et lycéens. Profitons des circonstances présentes pour réinventer la commémoration, chacun à notre niveau, pour que le souvenir demeure. Nous le devons à ceux qui ont combattu et parfois sont mort pour notre liberté.



NOS VALEURS GAULLISTES


Communication du MIL du 20 mai 2026


Repère : «Pour nous assurer la prospérité économique, la justice sociale, l’unité impériale, la puissance extérieure, sans lesquelles nous perdrions jusqu’à la liberté des citoyens et l’indépendance de la France, la nation doit se rassembler dans un long et puissant effort de travail et de rénovation» - Général Charles de Gaulle (14 avril 1947).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) défend les six grands axes qui définissent le gaullisme : l’indépendance et la souveraineté de la Nation ; l’autorité de l’État ; l’unité nationale ; la consultation du peuple ; la croissance économique du pays (de la production et des emplois) et la justice sociale pour tous.


Les valeurs du gaullisme sont, encore et toujours, partagées par de très nombreux Français (dont des élus locaux et nationaux). Elles se rattachent étroitement aux traditions de la droite française.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a toujours fait la distinction entre les personnes par rapport à leur revendication d’une appartenance à la famille gaulliste et par les actes gaullistes qu’ils accomplissent. Les antigaullistes, les opportunistes et les démagogues n’ont pas leur place dans nos amis.


Ainsi, le Général Charles de Gaulle a déclaré : «Il faut que la Nation soit guidée par un État cohérent, ordonné, concentré, capable de choisir et d’appliquer impartialement les mesures commandées par le salut public». «Une approche politique globale et claire est nécessaire pour défendre les priorités de la France et de ses citoyens. Pas d’idéologie, mais un pragmatisme qui débouche sur des actions». «Tout conflit insoluble doit être tranché par le peuple lui-même».


INDÉPENDANCE ET SOUVERAINETÉ DE LA France


Il faut défendre, comme une priorité, la souveraineté de la France. L’Union européenne (UE) doit demeurer basée sur une Europe des Nations, bâtie sur des accords consensuels. Les gaullistes doivent combattre la tendance de certains membres de l’UE à se diriger vers un État fédéral. L’UE n’est pas un État, elle ne dispose d’aucune souveraineté. Elle ne doit en aucun cas imposer des règles à la France, en dehors de celles figurant dans les traités que la France a signés.


AUTORITÉ DE L’ÉTAT


L’autorité de l’État doit être exercée efficacement dans l’ensemble de ses missions régaliennes, notamment, la diplomatie ; la défense ; la sécurité ; la police ; la justice ; la fiscalité ; le contrôle des frontières et le refus de l’immigration illégale ; l’expulsion des sans papier et des délinquants étrangers.


Pour mener ces politiques publiques, la condition fondamentale est le retour à l’équilibre budgétaire. Sous Hollande, puis Macron, des déficits annuels excessifs de l’État ont conduit à une croissance extrême de notre dette.


UNITÉ NATIONALE


L’État doit avoir la volonté de rassembler tous les Français sur les grands enjeux, pour prévenir l’éclatement social et la multiplication des actes de violence. L’unité nationale et le respect des Institutions de la Vème République imposent le refus la segmentation de la société Française en un «archipel», promue par toutes les gauches. L’objectif des gauches est d’additionner les communautarismes (islamisme politique radical, féminisme extrême, écologie radicale, etc.). L’Unité Nationale impose un respect strict de la laïcité dans tous les domaines de la vie publique.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’oppose et s’est toujours opposé à toutes les tentatives d’effacement progressif de la Nation menés, ou tolérés, par certains. Le fondement de l’esprit gaulliste demeure l’appel du 18 juin 1940. L’amour de la France et l’attachement à la Nation prime pour le peuple, sa langue, sa culture, ses traditions, son patrimoine, son Histoire et ses morts, sa terre et ses paysages. La défense de l’identité française et l’amour de la patrie doivent primer sur toutes les tentatives d’ingérences des États étrangers et des multinationales.


LA CONSULTATION DU PEUPLE


Il faut que la France incarne sa grandeur par sa puissance militaire mais aussi humaine, culturelle, diplomatique, économique, et cela doit être porté par des responsables de qualité à tous les niveaux. Cette grandeur passe par un soutien sans faille des citoyens. Pour cela, il faut les consulter par scrutins ou par référendums quand cela est nécessaire, ainsi, ils seront partie-prenante des grandes décisions de la Nation.


CROISSANCE ÉCONOMIQUE


La croissance économique est incontournable pour maintenir le développement de la France, améliorer la vie de tous les Français et développer les entreprises afin d’offrir des emplois à tous.


Le retour à une réelle indépendance énergétique (via le nucléaire) apparait comme une priorité tout à fait possible. La France a, notamment, vocation à être dans les premiers rangs en matière d’agriculture, de construction, d’industries, de numérique.


Pour cela, elle doit bénéficier d’investissements, publics et privés, et de la recherche, de la technologie et de l’innovation. Pour y parvenir, seule une économie à caractère libéral (et non libertarien) permet l’initiative de chacun et le progrès économique. L’État, lui, a vocation à conduire de très grands projets, échappant aux règles du marché.


JUSTICE SOCIALE


Le développement économique doit offrir une répartition équilibrée des résultats par rapport aux risques et engagement pris : chefs d’entreprise, actionnaires et salariés. Pour les salariés, le partage de la valeur peut s’appuyer sur la participation, l’intéressement, le versement de primes ou d’autres avantages. Cette exigence de justice sociale pour tous, nécessite d’assurer la continuité des régimes sociaux et le développement d’un régime pour les plus âgés. Cela n’empêche pas le développement parallèle de systèmes de retraite par capitalisation.


Voici donc les six grands axes du gaullisme que le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) voulait rappeler. Au moment où certains, qui ont toujours étaient antigaullistes, se revendiquent gaullistes par intérêt électorale et opportunisme. 2027 sera pire que 1981 en termes de démagogie de certains candidats.



IL FAUDRA RÉFORMER L’AUDIOVISUEL PUBLIC


Communication du MIL du 9 mai 2026


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a pu constater l’insatisfaction de nombreux citoyens face au traitement trop orienté à gauche de l’information politique par l’audiovisuel public (journaux et émissions). C’est pourquoi il approuve les objectifs généraux du rapport de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public. Le rapport a été adopté (RN, UDR, LR et centristes) et a été rendu public (sur le site de l’Assemblée nationale). Les opposants ont été les députés de gauche (macronistes, PS, PCF, écologistes et LFI). Trois idées principales dominent.


1-Renforcer la neutralité des programmes et revenir à la nomination des présidents de France Télévisions et Radio France par le Président de la République, après avis des commissions des affaires culturelles du Parlement.


2-Réduire les coûts en économisant plus d’un milliard d’euros par la réorganisation des chaînes et la suppression de dépenses jugés superflues, dans le cadre général de la réduction du déficit public.


3-Simplifier l’offre en fusionnant des chaînes (comme France 2 et France 5) pour créer de grandes chaînes généralistes et réduisant la fragmentation (suppression de chaînes ciblées).


La préparation du rapport a suscité des débats violents sur la neutralité et la gouvernance de l’audiovisuel public. Ces débats ont été marqué par un clivage clair entre la Gauche et la Droite. Ils mettent en évidence le poids de la gauche dans l’audiovisuel public et chez une bonne partie de ses acteurs (responsables et journalistes) défendant le système actuel. Ce rapport est un document officiel susceptible de déboucher sur une loi. Mais le premier ministre, Sébastien Lecornu, a déclaré s’y opposer, car selon lui «les chantiers sont déjà entamés», ce qui est évidemment inexact. L’Arcom (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique) ne nous parait pas assurer la neutralité politique. La réforme de l’audiovisuel public (France Télévisions et Radio France) sera un enjeu de la présidentielle de 2027.


Au niveau de l’information politique, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que le premier rôle de l’audiovisuel public est de permettre la communication publique du Président de la République, des membres du gouvernement, des Préfets, des présidents des chambres, des groupes parlementaires de la majorité et de l’opposition, des députés et des sénateurs, des élus des collectivités locales, et des citoyens. Ce qui n’est pas une obligation pour les acteurs privés de l’audiovisuel. Les choix d'une rédaction de la télévision publique ne peuvent se confondre avec ceux des médias privés.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle les journalistes à un effort permanent d’honnêteté intellectuelle. La grande majorité des journalistes de l’audiovisuel sont de gauche voire plus, les résultats des élections professionnelles en attestent. Le problème n'est pas l'opinion de tel ou tel responsable, c'est leur engagement à respecter des règles d'honnêteté intellectuelle. La question qui se pose demeure de savoir si tous les journalistes ont bien le niveau pour le faire. Il y a des problèmes évidents et une absence de sanction. Les figures de l’audiovisuel public doivent assumer une neutralité politique.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime qu’un changement de certains responsables actuels sera indispensable pour conduire la réforme de l’audiovisuel public. L’élection en 2015 (il y a 11 ans) de la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, par les membres du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a donné lieu à de très nombreuses contestations. Cette formule contestable ne doit pas être reconduite demain. L’audiovisuel public a vocation à évoluer, comme lorsque l’ORTF a été dissoute en 1964 et que les deux chaînes publiques ont été mise sous une même présidence en 1989, sous le nom de «France Télévision».


  

MOUVEMENT INITIATIVE ET LIBERTE

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