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Nous publions des maquettes de slogan afin de donner la possibilité à toute personne le souhaitant, et après téléchargement sur internet, de les photocopier pour les diffuser afin de sensibiliser l'opinion sur un thème précis. Sur chacune des maquettes il est inscrit : « Si vous imprimez cette maquette, vous devez l’utiliser conformément à la Loi du 29 décembre 1979 en utilisant les panneaux d’expression libre à l’exclusion de tout autre support. »


Du fait de plaintes nombreuses - et parfois justifiées - de municipalités et de personnes privées, nous voudrions vous rappeler quelques règles strictes concernant les affichettes, dont l’apposition relève de la législation réglementant l'affichage non commercial.


INTERDICTION ABSOLUE DE COLLER SUR LA PROPRIÉTÉ PRIVÉE

- sur les vitrines de magasins,

- sur les panneaux « défense d’afficher »,

- sur les volets et portes de particuliers ou d’entreprises,

- sur les panneaux électoraux (avant, pendant et après l’élection),

- sur les véhicules ne vous appartenant pas,

- sur les plaques de professions libérales (portes), ...


INTERDICTION ABSOLUE DE RECOUVRIR LES TEXTES OU DESSINS DES PANNEAUX (COMMERCIAUX, ROUTIERS, ...) AVEC DES AFFICHETTES (Cf. Loi du 29 décembre 1979)


N'APPOSER QU'UNE OU DEUX AFFICHETTES PAR EMPLACEMENT


En effet, le message passera mieux de cette façon plutôt qu'avec un support totalement recouvert, cela fera plus propre et les services de nettoyage n'interviendront pas immédiatement.


NE COLLER QUE SUR LES EMPLACEMENTS LIBRES ET AUTORISES (PANNEAUX D’EXPRESSION LIBRE) PRÉVUS A CET EFFET PAR LES MAIRIES


VOTRE ACTION AURA DONC PLUS D'IMPACT POSITIF SUR PLUS DE PERSONNES ET SUR UNE PERIODE PLUS LONGUE SI VOUS RESPECTEZ CES CONSIGNES

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RAOUL BETEILLE,

PRESIDENT DU COMITE D’HONNEUR DU MIL  ET ANCIEN PRESIDENT DU MIL EST DECEDE

Télécharger la communication du MIL du 18 Avril 2015

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Lire sa biographie

Christian Labrousse, ancien recteur, président du Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) et le bureau national du M.I.L font part de leur émotion et de leur tristesse à l’annonce du décès de Raoul Béteille, ancien président du M.I.L et actuel président du Comité d’honneur du M.I.L.


Né le 1er janvier 1924 à Nîmes, Raoul Béteille a choisi d'exercer, après des études de lettres et de droit, la profession de son père : magistrat. Il a occupé les plus hautes fonctions de la magistrature française. Il a commencé comme juge suppléant à Nîmes, Il devint ensuite juge à Aubusson (1951), substitut à Avignon (1951), substitut au service de la documentation et d'études de la Cour de cassation (1957), substitut du procureur de la République de la Seine (1962), conseiller technique du garde des Sceaux (1962). Sa compétence et son aptitude à dominer les problèmes généraux relatifs à la justice ont fait de lui le collaborateur très proche de plusieurs ministres, notamment Jean Foyer et Pierre Messmer. Il fut secrétaire général du Premier président de la Cour de cassation (1963), conseiller (1967) puis président de chambre à la cour d'appel de Paris, procureur général près la Cour de sûreté de l'État (1977), directeur des affaires criminelles et des grâces au ministère de la Justice (1979-1981). Aux côtés du garde des Sceaux Alain Peyrefitte, il a été l’un des principaux artisans de la loi Sécurité et liberté. Il a été immédiatement révoqué après l’élection de François Mitterrand et la loi elle-même a été aussitôt abrogée. Cette abrogation a été le symbole et l’instrument de la politique de relâchement pratiquée par la gauche en matière de justice et de sécurité, avec les résultats catastrophiques que nous pouvons encore constater aujourd’hui. Il fut un opposant important à l'abolition de la peine de mort. Il fut conseiller à la Cour de cassation (1979-1990), et vice-président du Conseil de la concurrence (de 1987 à 1993). Admis en retraite de la Cour de cassation le 30 juin 1990, il devient Conseiller honoraire à la Cour de cassation.


Raoul Béteille a conquis de haute lutte un siège de député (RPR) de la Seine-Saint-Denis, siège qu’il occupa du 28 mars 1993 au 21 avril 1997. Il a battu le socialiste Gilbert Bonnemaison, député depuis 1981, qui était connu pour être l’organisateur du congrès d’Epinay (création de l’union de la gauche qui contribua à la victoire de la gauche en 1981) et par son rapport sur les questions de sécurité («Face à la délinquance : prévention, répression, solidarité» (décembre 1982) préconisant des politiques de prévention de la délinquance, en particulier dans les quartiers et la réduction des sanctions. Parlementaire exemplaire, il a acquis la considération de tous ses collègues, y compris de ses adversaires politiques. Il fut aussi conseiller municipal (RPR) d’Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) de 1995 à 1997


Il a rejoint le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) en 1985 en intégrant son comité d’honneur présidé par le Général Alain de Boissieu. Raoul Béteille a été président du Mouvement Initiative et Liberté (MIL) du 14 septembre 1994 jusqu’au 9 janvier 2008. Ce fut un président à la fois prestigieux et actif, participant avec ardeur à tous les combats en faveur de la civilisation française, dont il était un représentant éminent et un amoureux fervent. Il jouissait d’une immense popularité auprès des militants et lui-même aimait à dire qu’il se considérait comme le premier d’entre eux.


Le 12 janvier 1999, il devint le président de l’Association des amis de Jacques Foccart (AJF). Lorsque, en 2008, il fut amené à se retirer loin du centre des décisions parisien pour rejoindre sa terre ancestrale de l’Ariège, il accepta de devenir président du comité d’Honneur du Mouvement Initiative et Liberté (MIL), fonction qu’il exerça jusqu’à son dernier jour.


Avec Raoul Béteille disparaît un grand Français, un magistrat de passion et plus particulièrement un gaulliste historique de haute tradition et de conviction. Ceux qui l’ont connu pleurent non seulement l’homme public, mais, plus encore peut-être, l’ami délicat et dévoué dont la profonde bonté avait touché tous les cœurs. Raoul Béteille a consacré sa vie à la justice, aux combats des valeurs gaullistes et au service de la France.


Le MIL présente à son épouse, à ses enfants et à toute sa famille ses très sincères et très profondes condoléances.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) met à la disposition de toutes les personnes qui souhaitent lui rendre hommage, une adresse de courriel spécifique :


hommage-beteille@lemil.org



  

Hommage à Raoul BÉTEILLE

Télécharger ce texte (journal n°314)

Lire ce texte

Télécharger le journal n°312 sur Raoul Béteille (communication du MIL)

Télécharger le journal n°313 sur Raoul Béteille (ses écrits)

Télécharger le journal n°315 sur Raoul Béteille (ses écrits - suite)

Télécharger le journal n°316 sur Raoul Béteille (les hommages reçus)

Mon cher Raoul,

Ta vie publique a tout ce qu'il faut pour faire de toi une figure exemplaire. Et pourtant, je n'ai pas envie de présenter de toi une statue impeccablement sculptée, ne serait-ce que parce qu'une statue, même admirable, a toujours quelque chose de figé, de froid, ce qui est le con­traire même de ta véritable personnalité. C'est cette per­sonnalité que je veux, incomplètement et modestement, essayer de faire revivre dans sa vérité profonde en évo­quant non seulement ce que tu as fait, mais surtout ce que tu as pensé, ce que tu as éprouvé, ce que tu as été. C'est pour retrouver cette chaleur qui était en toi que j'ai été tout naturellement porté, pour parler de toi, à m'adresser à toi.

Il faut, certes, ne pas s'en tenir à l'exemplarité de ta carrière, mais il ne faut pas pour autant la passer sous si­lence. Notre époque a, plus qu'aucune autre, besoin de modèles, et de modèles imitables. Les héros et les saints ont quelque chose d'exaltant et d'entraînant, mais ils peuvent aussi apparaître comme des figures admirables, si exceptionnelles qu'on ne croit pas avoir la force de les imiter. A certaines époques, l'éducation communément dispensée fournit à ceux qui la reçoivent une armature mentale et morale qui leur permet de se conduire spon­tanément de façon honorable. Tel n'est plus le cas au­jourd'hui. Nous avons eu le triste privilège de voir une partie de la magistrature française descendre, avec l'érection du «mur des cons», dans les bas-fonds les plus ignobles de la condition humaine tout en continuant à détenir le pouvoir de juger leurs contemporains. Pour ne pas désespérer absolument de la justice de notre pays, nous avons besoin de nous référer à un exemple comme le tien, qui nous montre qu'un magistrat d'une intégrité scrupuleuse et d'une hauteur de vue magistrale peut aussi faire une carrière brillante qui le conduit jusqu'au som­met de la hiérarchie judiciaire.

Tous les sondages montrent que l'image de la classe politique est très dégradée dans l'esprit des Français. Cette sévérité est peut-être excessive, mais c'est un fait qu'on est obligé de prendre en considération. Pendant l'autre phase de ta vie publique, celle où tu as été député à l'Assemblée nationale de 1993 à 1997, tu as été reconnu comme une sorte de modèle dans l'exercice de ta fonction en raison de la qualité exceptionnelle de tes interventions, en raison aussi de ce mélange de fermeté dans la pensée et de courtoisie dans les propos qui te valaient le respect et l'amitié de tes collègues, y compris de tes ad­versaires politiques. Si les élus étaient plus nombreux à suivre ton exemple, les travaux parlementaires seraient de meilleure qualité, les lois seraient plus judicieuses et mieux rédigées et les électeurs se sentiraient plus enga­gés dans la vie politique parce qu'ils auraient une plus haute idée de la démocratie parlementaire.

Cette conscience professionnelle exigeante dont tu faisais preuve dans tes activités officielles, tu l'appliquais tout aussi bien dans l'exercice de la prési­dence de notre mouvement. Tu y avais d'autant plus de mérite que tu ne pouvais rien y gagner pour ton intérêt personnel. Le MIL est, certes, un mouvement hautement honorable, et il suf­fit pour s'en convaincre de consulter, par exemple, la composition de son comité d'honneur, mais il est trop attaché à la recherche de la vérité et trop soucieux de pouvoir l'exprimer li­brement qu'il n'est pas le meilleur tremplin pour la satisfaction d'une ambition personnelle. Cela te convenait bien, d'ailleurs, car tu as toujours fait passer la rectitude de tes convictions avant les louvoiements qui facilitent parfois la bonne progression d'une carrière. La tienne a été brillante, mais elle l'eût été sans doute encore plus si tu avais eu l'échine plus souple et la flatterie plus répandue.

Il n'est donc pas étonnant que tu aies été, si j'ose dire, un président à part entière. Tou­jours prêt à déployer ton drapeau, tu as été à la fois un président de prestige et un président de terrain. Très assidu aux réunions du bureau national, tu nous faisais profiter de la qualité de ta réflexion, de la richesse de ton expérience, de ta connaissance des rouages de l'Etat. Et puis, au cours de ces réunions comme en bien d'autres occasions, tu faisais preuve de cette qualité d'esprit que l'on avait traditionnellement coutume de considérer comme typiquement fran­çaise, mais qui semble en voie de disparition : tu ne pensais pas qu'une discussion sérieuse sur le fond dût être pesante et sinistre dans la forme et tu avais l'art d'apporter cette touche de lé­gèreté, de bonhomie et de chaleur amicale qui rend les décisions plus faciles à prendre.

Président de terrain, tu l'étais particulièrement dans tes relations avec les militants. Sans jamais rien céder à un quelconque débraillé verbal qui eût été une forme de démagogie, tu sa­vais spontanément toucher leurs sentiments, tout simplement parce qu'ils sentaient que tu éprouvais pour eux de la considération, de l'amitié et même une véritable affection. Ce que tu aimais dans les militants du MIL, c'est qu'ils représentent une sorte de concentré de la société française dans ses profondeurs, avec toutes ses variantes et aussi son unité indissoluble. Le ci­ment de cette unité, c'est l'amour de la France et, au-delà, la volonté de se dévouer, et même de se battre, pour elle. Se battre, c'est un terme qui semble peu approprié à ces qualités de cœur, à ce goût pour les douceurs de l'amitié dont j'ai parlé à ton propos. Et pourtant, c'est bien celui qui convient, car tu étais intraitable et farouche lorsqu'il s'agissait de notre pays, de sa civilisa­tion, de son identité, de sa grandeur, de son rayonnement.

Le MIL est un mouvement qui se définit ouvertement comme gaulliste. Voilà encore un trait qui te destinait à en devenir le président. Depuis ton plus jeune âge, le gaullisme faisait partie intimement de ta personnalité politique. C'était certes pour toi une constante que tu n'aurais pas songé à remettre en cause, mais ce n'était pas une doctrine figée à laquelle tu au­rais fait allégeance par habitude. Pour toi comme pour nous, de Gaulle représente un exemple que la classe politique a tenté depuis plusieurs années de faire oublier ou de momifier tout en l'encensant en paroles, mais qui est toujours resté sous-jacent dans le cœur et dans l'esprit de la population française et qui est en train de ressurgir dans toute sa force vitale, renvoyant au rang d'étoiles mortes les idéologies desséchées du vingtième siècle qui tentent désespérément de se survivre dans le vingt-et-unième.

Tu nous as dit souvent combien tu te sentais à l'aise au sein du MIL. De notre côté, nous étions fiers que tu fusses notre président. J'espère que tu as remarqué l'imparfait du subjonctif (celui-ci parmi d'autres) et que tu le portes à mon crédit. En effet, quelle que fût l'étendue de ta bienveillance envers tes amis, il y avait au moins un domaine où ton indulgence rencontrait ses limites, et tu eusses difficilement toléré que je manquasse à la concordance des temps.

En tout cas, toi, tu n'y manquais pas. On aurait tort de ne voir là qu'un scrupule futile. Ce respect des règles de la grammaire et, plus généralement, ce souci permanent de la justesse et de la correction de la langue française n'étaient en rien une marque de pédantisme, mais ré­vélaient une volonté de respecter les fructueuses conventions de la tradition française et de puiser avidement et judicieusement dans le trésor linguistique qui a permis l'épanouissement de l'une des civilisations les plus brillantes qui justifient la présence sur terre de l'espèce hu­maine.

Tu étais par excellence ce qu'on appelle aujourd'hui un homme cultivé, ce qu'on aurait appelé aux siècles classiques un honnête homme. Cette culture dont tu étais pétri, ce n'était pas une décoration supplémentaire ornant ta boutonnière, encore moins une manière de faire étalage de connaissances impressionnantes. C'était une nourriture substantielle composée de la sagesse accumulée au cours des siècles par les plus grands esprits, exprimée sous sa forme la plus parfaite et que tu avais intimement assimilée.

Sur les préoccupations plus proprement spirituelles, tu faisais preuve d'une grande pu­deur qui ne pouvait pas se confondre avec de l'indifférence. Tu n'avais pas la foi du charbon­nier, et tu le regrettais, mais tu proclamais haut et fort que le christianisme était à la racine et au cœur de la civilisation française et, pour cette cause-là, ton engagement était entier et iné­branlable.

Tu étais un homme de cœur, ta pente naturelle te portait vers la compassion, ton amour pour les animaux, et en particulier pour la douceur des chats, n'avait rien d'affecté et pourtant tu avais horreur des dégoulinades sentimentalo-humanitaires dans lesquelles se vautrent avec complaisance nos contemporains. Lucide connaisseur de la nature humaine, tu savais que l'angélisme utopique était une faiblesse qui pouvait engendrer des conséquences catastro­phiques car, comme l'avait dit Pascal, «le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la bête».

Tu assumais pleinement tes choix. Tu revendiquais la part que tu avais prise dans l'élaboration de la loi Sécurité et liberté, présentée par Alain Peyrefitte. Aux bonnes âmes qui s'offusquaient qu'elle eût un caractère répressif, alors qu'il eût été de bon ton de favoriser la prévention, tu répondais que la première mesure de prévention, et la plus efficace, était d'inspirer aux délinquants et criminels potentiels la crainte d'une répression immédiate et ri­goureuse. La sagesse de cette position a été, comme on l'a vu, confirmée a contrario par Mitter­rand et les socialistes, qui se sont empressés d'abroger cette loi, avec des résultats dont nous voyons encore aujourd'hui la terrible nocivité.

Autre question, encore plus sensible, celle de la peine de mort. Alors qu'on fait presque unanimement de Robert Badinter une sorte de saint laïque pour l'avoir abrogée, alors que son maintien est considéré quasi officiellement comme une marque de barbarie, tu t'es officielle­ment prononcé en sa faveur, à peu près seul parmi les gens de ton milieu et de ta notoriété. Tu l'as fait non pour satisfaire quelque tendance personnelle à la cruauté, mais parce que, ayant pris connaissance des études les plus objectives et les plus rigoureuses, tu avais conclu que l'application de la peine de mort permettait de sauver plus de vies innocentes qu'elle n'entraînait de morts de criminels. La rigueur bien appliquée est plus juste et plus «écono­mique» que le laxisme pseudo-humanitaire.

Il est une expression qui semble presque devenue caduque, à notre époque d'individualisme et de communautarisme larvé, mais que tu ne refuserais sans doute pas, c'est celle de grand serviteur de l'Etat. Tous les mots comptent. Tu as toujours exercé tes fonctions en te considérant comme étant au service d'une cause qui te dépassait. Cette cause, c'est évi­demment, au stade ultime, la France, mais il est dans le génie de notre pays de s'être construit et de subsister contre toutes les forces centrifuges grâce à cet instrument complexe et irrem­plaçable dans ses fonctions régaliennes qu'est l'Etat. Quant à la grandeur, elle s'applique non seulement à l'importance des fonctions que tu as exercées, mais à l'esprit dans lequel tu les as conçues.

Ceux qui te connaissent adhèrent à cette formule, mais, pour eux, ce n'est pas l'essentiel. Ce qui s'impose aujourd'hui à eux, avant toutes autres considérations, c'est le chagrin. Ce qui subsistera toujours, c'est le souvenir d'un homme dans ce qu'il a d'unique et singulier, un homme de bien, un homme de cœur et surtout un ami, un ami pour tous, mais un ami parti­culier pour chacun d'entre nous.

Jacques ROU­GEOT est professeur émérite de langue française à l'université de Paris-Sorbonne, président du comité d'honneur de l'UNI et vice-président du MIL.

Information sur le MIL

Le M.I.L, pour l'année 2018, c'est 15 journaux (20 en 2017, 15 en 2016 et 23 en 2015), 59 communications (62 en 2017, 82 en 2016 et 92 en 2015), 23 campagnes militantes (53 en 2017, 18 en 2016 et 25 en 2015). Tout cela n'est possible que grâce à votre adhésion, à votre renouvellement d'adhésion et à vos dons chaque année.  Nous avons besoin de vous, de votre soutien et de votre engagement à défendre les valeurs gaullistes, civiques et patriotiques.

CLANDESTINS-MIGRANTS : TROP C’EST TROP

Télécharger la communication du MIL du 11 juin 2015

Lire le texte

Repères : Le Défenseur des droits, Jacques TOUBON, déclare que « à la lumière des situations analogues que l’on peut constater dans Paris ou à Calais, relève que le défi auquel notre pays et d’autres pays européens sont confrontés ne saurait être durablement traité par la voie de simples mesures d’urgence ponctuelles et locales ».

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge bien fondée l’évacuation du camp accueillant de l’ordre de 400 immigrés clandestins, installés à La Chapelle (Paris 18ème), à l’abri du métro aérien, et la mise en œuvre d’une intervention sociale d’urgence. La question à se poser est de savoir pourquoi cette décision politique a tant tardé. Une intervention plus rapide aurait évité l’installation d’un regroupement aussi important au centre de la capitale.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’élève contre les accusations de violences policières exercées lors du démantèlement du camp et de ses tentatives de reconstitution. Si des affrontements ont effectivement eu lieu, ils sont globalement le fait de clandestins et de militants politiques d’extrême gauche présents cherchant la bagarre. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que ces immigrés clandestins viennent pour la plupart de l’Afrique de l’Est : Érythréens, Éthiopiens ou Soudanais. Ils ne sont pas francophones. Ce flux est principalement dû à la guerre civile en cours en Libye où ces personnes ont perdu l’emploi dont elles disposaient et sont les victimes de trafiquants d’êtres humains. Cette situation particulière explique pourquoi la majorité de ces personnes se disent dans une situation de transit vers la Grande-Bretagne, via Calais où se trouve également une forte concentration.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) note l’intervention des habituelles associations de soutien aux immigrés en situation illégale : Groupe d’information et de soutien des immigrés (GISTI), de France Terre d’accueil, d’Entraides Citoyennes, etc. (subventionnées en partie par l’Etat).

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) enregistre la récupération politique sur le terrain comme dans les médias par les responsables, les militants et des membres du service d’ordre du Nouveau Parti Capitaliste (NPA) d’Alain Besancenot, du Parti Communiste Français (PCF) et d’Europe Écologie Les Verts (EELV). Cécile Duflot, député écologiste et ancien ministre de François Hollande, interpelle et accuse même le président de la République à ce propos dans un quotidien. Cet engagement de la gauche extrême porte en grande partie la responsabilité des affrontements avec les forces de l’ordre. L’intérêt de ces partis politiques est de faire de l’évènement sans préoccupation du sort des clandestins, pour marquer sa différence avec le gouvernement de Manuel Valls. Ces partis trouvent dans cette initiative une occasion de ressouder les rangs et de faire bloc pour se présenter ensemble aux prochaines élections.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que Frontex, l'organisme pour la sécurité et les frontières extérieures de l’Union européenne, estime que 274.000 personnes sont entrées clandestinement dans l’Union en 2014, soit un triplement (chiffre officiel). Plus de 170.000 sont arrivés par la mer en Italie, et plus de 50.000 en Grèce. Ces chiffres s’ajoutent à ceux de l’immigration légale.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que cela n’est que le début et que face à l’énorme quantité de « clandestins-migrants » potentiel une nouvelle politique relative à l’immigration s’impose ainsi qu’un blocage des frontières pour pouvoir l’appliquer. Elle doit être menée au niveau français et à celui de l’Union européenne dans les plus brefs délais sans attendre la montée des périls directs et indirects.

Pour ces raisons, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a lancé plusieurs campagnes militantes sur ce thème : « CLANDESTINS MIGRANTS, TROP C’EST TROP » et « CLANDESTINS MIGRANTS, STOP »

  

CHARLES PASQUA,

UNE VIE AU SERVICE DE LA FRANCE ET DU GAULLISME

Télécharger la communication du MIL du 29 juin 2015

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Christian Labrousse, président du M.I.L et le bureau national font part de leur très vive émotion et de leur tristesse à l’annonce du décès de Charles Pasqua, militant gaulliste depuis son plus jeune âge.


«On ne comprend rien de moi si l’on ne comprend pas que je suis un militant», avait coutume de lancer Charles Pasqua. Pour comprendre ce qu’il voulait alors dire, il faut d’abord revenir aux 15 ans de ce petit-fils de berger corse, de ce fils de policier, et sentir le soleil et les parfums de Grasse, dans les Alpes-Maritimes. Le jeune Charles y est né le 18 avril 1927, dans une famille de patriotes farouches, comme le sont parfois les Corses.


Après l’invasion de la zone libre par les armées nazies en novembre 1942, il s’engage dans la Résistance, sous le pseudonyme de Prairie. En fait, son père, André, est déjà membre d’un réseau et établit de fausses cartes d’identité de son commissariat. De son côté, Charles fait partie d’un groupe de jeunes gens qui rejoindront bientôt la France libre du général de Gaulle. De là datera son attachement à l’homme du 18 Juin, qu’il rejoindra après la guerre, dès sa fondation en 1947, le RPF. Il a repris ses études, passé son bac et une licence de droit.


Ensuite, Charles Pasqua intègre l’entreprise Ricard. Il va être bombardé inspecteur des ventes en Corse, puis grimper tous les échelons jusqu’à la direction générale des ventes en France et à l’exportation, en 1962, naviguant de la Corse à Marseille pour atterrir à Paris. En 1967, il est devenu le numéro deux du groupe Ricard jusqu’en 1969.


En 1947, sous le parrainage de Jacques Foccart, est créé le service d’ordre du RPF par Dominique Ponchardier et son adjoint Pierre Debizet, ainsi que Paul Comiti. Puis il se transformera en association de fait en 1958, le Service d’action civique (SAC). Cette association sera créée officiellement le 15 décembre 1959 puis déclarée à la préfecture de Paris le 4 janvier 1960. Pierre Debizet a été le premier président en 1959-1960 et  démissionnera à cause de la politique algérienne. Ensuite, Paul Comiti en fut le président du 1er avril 1960 à 1969. Charles Pasqua a rejoint l’association fin 1962 et la quittera à l’automne 1969. Il sera nommé Vice-président début 1965 et il intégrera le Bureau national à partir de 1967 jusqu’au retour de Pierre Debizet le 3 octobre 1969. Charles Pasqua sera un des organisateurs, grâce aux militants civiques, de la manifestation raz-de-marée gaulliste du 30 mai 1968 sur les Champs-Elysées.


Ces derniers titres furent : ancien ministre d’Etat, ancien président d’honneur du conseil général des Hauts de Seine, parlementaire honoraire.


Il a assumé de très nombreuses responsabilités, notamment :  Ministre d'État ; Ministre de l'Intérieur de 1986 à 1988 et de 1993 à 1995 ; Député des Hauts-de-Seine de 1968 à 1973 ; Député européen de 1999 à 2004 ; Conseiller régional d'Île-de-France ; Président du conseil général des Hauts-de-Seine (de 1973 à 1976 puis de 1988 à 2004) ; ancien conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine ; ancien Sénateur des Hauts de Seine (du 11 mai 1988 au 29 avril 1993 puis de 1995 a 2011).


Malgré toutes ces fonctions, Charles Pasqua est resté le premier des militants. Il a été de tous les combats pour les valeurs gaullistes et la France. Il était un grand patriote. Il avait ardemment combattu le Traité de Maastricht.


Sur France Info jeudi 5 juin 2015, Charles Pasqua a parlé de son engagement dans la Résistance en déclarant «L'essentiel, c'est la capacité de refuser ce qui apparaît au plus grand nombre inévitable». Certaines de ses formules ont marqué l’opinion : «Les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent», «La politique, ça se fait à coups de pied dans les couilles», «On est plus fidèle à sa nature qu’à ses intérêts» , «il faut terroriser les terroristes».


Gaulliste sincère, militant engagé, Charles Pasqua était membre du comité d’honneur du Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L), nous avons mené de nombreux combats ensemble. Il a de nombreuses fois pris la parole dans les conventions nationales de notre mouvement. Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) perd l’un des siens et la France perd un grand serviteur.

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INSULTES À LA MÉMOIRE DU PRÉFET CLAUDE ÉRIGNAC ASSASSINÉ EN 1998

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Repères : En région Corse, la liste indépendantiste corse « Pe a Corsica » (pour la Corse), dirigée par Gilles SIMEONI et Jean-Guy TALAMONI, a remporté les élections territoriales de décembre 2015. Le président de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy TALAMONI, a fait le choix de ne pas participer, et de le faire savoir, à l'hommage officiel rendu, le 6 février, à Ajaccio pour le 18ème anniversaire de l'assassinat du préfet Claude ERIGNAC.


Le 6 février 1998, à Ajaccio, le préfet de Corse, Claude ÉRIGNAC, a été abattu de trois balles de calibre 9 mm, une dans la nuque à bout portant, deux pour l'achever alors qu'il est à terre, par un commando indépendantiste alors qu'il se rendait en soirée, à pied, seul et sans protection à un concert de musique classique. L'arme du crime, retrouvée sur les lieux, était un Beretta volé cinq mois plus tôt lors de la prise d’otage de deux gendarmes de la caserne de Pietrosella (Corse-du-Sud). Le militant indépendantiste, Yvan Colonna, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en 2011 au terme d'un troisième procès.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) tient à rendre hommage, en ce jour anniversaire, à la mémoire du Préfet Claude ÉRIGNAC.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne vigoureusement le boycott de la cérémonie par le président de l'Assemblée de Corse, l’indépendantiste Jean-Guy TALAMONI. En refusant d’honorer la mémoire d’un Préfet de la République, lâchement assassiné par des terroristes, il porte atteinte à l’honneur de la République. Cette absence éclaire les perspectives d’affrontement en suspens dans l’île et la persistance d’un esprit de guerre civile de la part de mouvements indépendantistes, officiellement passés de l’action terroriste à la joute électorale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que, parmi les revendications avancées par les responsables indépendantistes, portées à la tête de l’assemblée de Corse, figure la demande de libération des terroristes corses condamnés pour des crimes et délits, et actuellement détenus, dont Yvan COLONNA, condamné pour l'assassinat du Préfet Claude ÉRIGNAC. Gilles SIMEONI, nouveau président du Conseil exécutif de Corse, a été l'avocat d'Yvan COLONNA…


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la victoire des indépendantistes a été obtenue à la majorité relative (35% des voix), avec 24 sièges sur 51 à l’assemblée. Elle provient de la fusion, au 2nd tour, de deux listes indépendantistes : «Faisons la Corse», (Gilles SIMEONI) et «Corsica libera» (Jean-Guy TALAMONI).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que la responsabilité du gouvernement socialiste est pleine et entière dans l’installation de cette situation dans l’île de Corse. L’ouverture récente par le Premier ministre de «négociations» avec les dirigeants indépendantistes vient confirmer son refus d’’assurer la défense des intérêts de la République. Les exigences formulées par ces indépendantistes n’ont rien à voir avec des compétences de la collectivité locale. Elles vont conduire au minimum à des tensions et, potentiellement, à des crises graves à répétition.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la définition à venir des statuts de la future collectivité locale unique, issue de la fusion des conseils départementaux de Haute-Corse et de Corse du Sud et de l’Assemblée de Corse, en 2018 devra permettre la légitime représentation de la grande majorité, opposée à la petite minorité indépendantiste, dans l’intérêt général.

LES ECRITS DU MIL


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IL Y A 21 ANS QUE JACQUES FOCCART EST DÉCÉDÉ

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Le Mouvement Initiative et Liberté souhaite rappeler aux nouvelles générations son action au service de la France. Pour cela, nous republions, dans le Vigilance & Action N° 353 de Mars-Avril 2017, des articles de 1997 qui retracent bien le parcours d’un gaulliste historique qui fut un des plus proches du Général de Gaulle et l’inspirateur-fondateur de notre association. Voici un de ces textes.


PRÉSIDENTIELLES 1995 : LE MILITANT JACQUES FOCCART

Une des  grandes efficacités de Jacques Foccart était basée sur sa volonté permanente d'échapper à la pensée unique technocratique ainsi qu'au filtre des appareils politiques et institutionnels. Iconoclaste sans doute dans un milieu friand de notes et de rapports, il aimait à recevoir des personnalités ou des sans grade, l'information brute pour en tirer ses propres analyses. Devenaient ainsi ses interlocuteurs privilégiés ceux qui, hors des combines et calculs politiciens, avaient au coeur la défense de l'intérêt national et une certaine idée de la France.


DES RÉUNIONS DE TRAVAIL : Dès l'annonce de la candidature de Jacques Chirac en novembre 1994, le bureau national du MIL a réaffirmé sa décision de lui apporter son soutien. Décision qui a été ratifié lors de la Convention nationale du MIL. De même, Jacques Foccart, qui pour des raisons de santé ne pouvait plus assister, chaque semaine, à la réunion de bureau du MIL, décidait de réunir tous les quinze jours, à son domicile parisien, le bureau national du MIL. Avide d'informations concrètes et militantes, Jacques Foccart demandait qu'elles soient complétées par de fréquentes conversations téléphoniques. Il tenait tout particulièrement à être au courant du déroulement de la campagne au jour le jour et d'heure en heure. L'ambiance des réunions publiques, l'ardeur des militants et la réceptivité des participants à nos thèmes de campagne étaient pour lui autant d'éléments fiables d'analyse, sans doute plus que les torrents de sondages et de notes pessimistes qui se déversaient alors.


Lors des réunions qui précédèrent Noël, lui sont soumis les projets d'actions qui formeront l'ossature de notre campagne ainsi que la présentation de notre implantation structurelle et militante.


UNE RÉUNION AVEC JACQUES CHIRAC : Début janvier 1995, Jacques Foccart organisait une réunion à l'Hôtel de ville de Paris afin que nous présentions directement à Jacques Chirac nos activités, notre programme d'action (réunions publiques et internes, organisation de publipostages ciblés, travail sur des thèmes spécifiques et sur des segments électoraux), le matériel de propagande (tracts, journaux spécifiques, courriers spécialisés, autocollants, affiches) ainsi que notre implantation militante sur le terrain.


Nos propositions d'action entièrement validées, c'est d'un commun accord que nous avons pris la décision d'attendre que les candidats concurrents se lancent dans une campagne massive d'affichage pour recourir à cette forme d'action, traditionnellement liée à nos activités.


LA SÉCURITÉ DES RÉUNIONS PUBLIQUES : A la fin de cette réunion qui dura presque deux heures, Jacques Chirac a abordé le problème de l'organisation de la sécurité de ses meetings publics. Connaissant parfaitement la situation tendue du paysage politique et ne voulant prendre aucun risque technique dans sa campagne, il a demandé au MIL de prendre en charge toute la sécurité de toutes ses réunions publiques, la sécurité de ses déplacements étant assurée par un groupe de 4/5 personnes du RPR. Ainsi, toutes les réunions ont été couvertes, ainsi, que les déplacements et réunions publiques des orateurs nationaux de la campagne. Toutes ces réunions se sont très bien passées car nous avons mobilisé de très nombreux militants décidés partout en France.


Le rythme de la campagne s'accentuant, nos entretiens avec Jacques Foccart devinrent hebdomadaires et les comptes-rendus téléphoniques journaliers. Pour chaque réunion publique, nous appelions Jacques Foccart pour lui faire un compte rendu de la mise en place de nos militants sur le lieu, sur la configuration de la salle et sur nos premières impressions. Ensuite au cours de la réunion, nous lui présentions une synthèse d'ambiance et un rapport sur le bon (ou mauvais) fonctionnement du dispositif de campagne. Puis en fin de réunion, nous faisions un bilan de la soirée avec nos impressions à chaud, des parties de discours entendus, des anecdotes et la réaction du public présent.


Ces contacts lui permettaient de restituer à Jacques Chirac un avis personnel et sans complaisance sur le déroulement de la campagne. Ces rapports directs et sans ornement inutile n'ont probablement pas été sans influer sur le déroulement des opérations.

  

IL FAUT STOPPER LA GAUCHE ULTRA INSURRECTIONNELLE

Télécharger la communication du MIL du 29 avril 2016

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La rupture entre le PS et la gauche de la gauche (Gauche du PS, PCF, Parti de gauche, EELV, NPA)  est désormais consommée. Elle se double aujourd'hui d'une fracture entre les organisations de gauche et de l'ultra gauche. 


Le retour à des actions révolutionnaires conduites par des militants de la gauche ultra s'intensifie, notamment : violences contre les forces de l'ordre, vandalisme et vols contre les commerces, voitures brûlées, blocage des établissements d'enseignement par la force, responsables d'établissements agressés. Des actions de type insurrectionnel sont engagées par cette nébuleuse : marche sur le domicile de Manuel Valls ou vers l'Élysée, tentatives de blocage des moyens de transports, occupation de bâtiments (comme le théâtre de l'Odéon), volonté d'imposer une grève générale insurrectionnelle.


Dans le camp des opposants à la loi travail, on constate une rupture progressive, mais devenue définitive, d'une part, entre l'UNEF et la gauche extrême étudiante et, d'autre part, entre les syndicats (CGT et FO) et la nébuleuse gauchiste de la #nuitdebout. 


Les organisations traditionnelles restent dans une logique de grèves et de manifestations ayant pour objectif des négociations sur la loi travail débouchant au mieux pour eux sur un compromis. ‎Ils ont déjà obtenu de réelles concessions par rapport à la version initiale du projet de loi et espèrent en obtenir davantage. Elles restent principalement sur la demande du retrait du projet de loi travail.


Les militants de la gauche ultra s'inscrivent dans un processus révolutionnaires que l'on peut qualifier de classique. Ils rêvent de refaire «68» et adoptent une stratégie de violence et de guérilla. ‎Leurs débats et mots d'ordre dépassent très largement le débat sur la loi travail pour s'en prendre de manière globale à notre société. Autour des noyaux connus (anarchistes et autres nébuleuses altermondialistes) se greffe une nouvelle génération de «combattants». Le recrutement effectif de nouveaux jeunes par cette mouvance explique la recrudescence des actions violentes sur plusieurs villes.  


Les forces de l'ordre se trouvent confrontées à des situations de plus en plus dangereuses tant pour les policiers et gendarmes que pour leurs assaillants. 


L'objectif des stratèges gauchistes est que la tension débouche sur des blessés graves ou plus,  ce qui leur permettrait d'élargir leurs base en mobilisant plus largement des militants de la gauche de la gauche sur le thème habituel de la «solidarité avec les victimes». 


Par exemple, l'UNEF (proche de la gauche du PS) qui appelle à la réduction des moyens des forces de l'ordre (interdiction des flashball)‎ est déjà entraînée dans le piège gauchiste. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) met en garde les citoyens contre les pratiques des gauchistes et appelle le gouvernement socialiste à prendre toutes les mesures politiques de prévention pour éviter de tomber dans les pièges tendus par les casseurs gauchistes de créer des situations échappant à tous contrôles.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle à l'arrestation des ‎meneurs casseurs, à la dissolution des groupes violents, à l'interdiction des rassemblements à risques, à des réactions rapides face aux occupations de sites et bâtiments publics, au respect de la liberté des études et de la sécurité publique devant les lycées et les universités. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande que soit donner l’ordre aux forces de l’ordre d’intervenir le plus tôt possible.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que toute défaillance du gouvernement socialiste pour assurer l'ordre public fait courir des risques graves tant aux citoyens et qu'à la République et qu'il convient d'agir pour arrêter la montée en puissance du mouvement des hors la loi gauchistes. 


  

CLANDESTINS MIGRANTS : PLUS DE PLACE EN FRANCE

Télécharger la communication du MIL du 12 juin 2016

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Repère : Le terme de «migrants» utilisé par les médias ou les politiques pour désigner des étrangers entrés illégalement en France est faux. Il existe des règles de droit qui régissent l'entrée et le séjour des étrangers en France, notamment : libre accès venant de certains pays, visas délivrés sous certaines conditions, autorisations accordées à des étudiants étrangers, procédure de demande d'asile. La France est tout le contraire d'un pays fermé. L'entrée clandestine d'étrangers sur le territoire national conduit à nommer ces étrangers des «clandestins», c'est à dire des étrangers en situation irrégulière, et non des «migrants». D’où l’utilisation par le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) depuis plusieurs mois du terme ««clandestins-migrants ». 


La période actuelle est marquée par l’arrivée en masse de dizaines de milliers de clandestins en France. Des problèmes de trafics divers, de traite humaine (prostitution, achat d’enfants, etc.), d’infiltrations terroristes, de santé publique (cas de tuberculose chez des clandestins) existent. Ils sont à traiter quotidiennement par les forces de l’ordre, mais ils ne résument pas à eux seuls la problématique posée par l’installation en France de clandestins.


Un consensus existe dans l’opinion française à ce propos qui est en faveur d’une aide à l’étranger (en particulier des réfugiés de guerre) mais non pour une installation durable en France de populations étrangères que nous ne pouvons plus accueillir. Sauf rare exception, ces personnes ne sont pas francophones, pour la plupart non qualifiées, ignorant la culture et les usages de la société française. Leur avenir doit être dans leur pays d’origine, avec notre éventuelle aide matérielle. Il n’est pas acceptable de voir s’installer de nouveaux quartiers étrangers en France, alors même que l’assimilation en France de millions de personnes, issues de l’immigration, est en partie un échec de part le trop grand nombre de personnes.


Le problème des clandestins reste à la pointe de l'actualité. Plus de 5.000 clandestins sont en permanence à Calais. Des clandestins, poussés à être demandeurs d’asile, sont répartis quotidiennement vers des points d’accueil dans toute la France, mais le flux arrivant sur Calais serait encore de plus de 1.500 clandestins par mois. La poursuite de l'arrivée de clandestins, de la Libye vers l’Italie, se traduit, en dépit des mesures prises et des centres d’accueil ouverts en Italie, par une arrivée massive de réfugiés africains ou asiatiques en France. Les contrôles aux frontières ne font qu’un peu ralentir le flux. Le problème dépasse évidemment la région de Calais, des actions de démantèlement des camps de clandestins ont lieu régulièrement à Paris. Elles concernent des milliers de personnes. Et ces campements ne révèlent que la partie immergée de l’iceberg de l’immigration clandestine en France.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce un nombre de clandestins entrant en France bien supérieur à celui annoncé par le gouvernement socialiste en 2015 (c’est-à-dire 30.000 clandestins supplémentaires appelés à devenir des demandeurs d’asile en 2015 et 2016). L’engagement de François Hollande, plus limité que celui de l’Allemagne, est largement dépassé sur le terrain.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle à la mise en place de contrôles beaucoup plus rigoureux aux frontières nationales, dans l’attente d’un contrôle efficace, éventuel dans le futur, aux frontières des pays de la zone de Schengen.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge indispensable que l’État mobilise concrètement les moyens suffisants, en effectifs et en transports, pour assurer le départ des étrangers en fin d’autorisation légale de séjour (fin de visas, fin d’études réussies ou non, des étudiants étrangers, rejet des demandes d’asile) et pour organiser les expulsions de clandestins, conformément aux lois en vigueur. Il faut réorganiser des charters comme du temps des ministres de l’intérieur Charles Pasqua, Robert Pandraud et Jean-Louis Debré.


  

BREXIT, UN ÉCHEC DES FÉDÉRALISTES EUROPÉENS

LE MIL POUR UNE EUROPE DES NATIONS

Télécharger la communication du MIL du 24 juin 2016

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Repère : Les Britanniques ont été appelés à se prononcer pour ou contre la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. 51,9 % des votants viennent de se prononcer en faveur de la sortie (le «Brexit»). Des négociations de sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne vont s’engager pour déterminer la sortie des traités existants et les formes de partenariats qui prendront ou pas la suite, dans un délai théorique de deux ans.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) prend acte du vote des Britanniques et de la sortie à court terme de la Grande-Bretagne de l’Union européenne. Cette sortie vient rappeler que l’Union européenne n’a jamais été une nation, mais bien une union des nations liées par des traités internationaux, pouvant toujours être remise en cause.


La responsabilité du départ de la Grande-Bretagne est portée par les partisans du fédéralisme européen qui ont œuvré sans discontinuer en faveur d’une «intégration à marche forcée» des pays membres au sein de l’Union. Ce départ acte l’échec des fédéralistes. Le combat contre eux va pouvoir se poursuivre.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne fermement le projet alternatif, évoqué par certains responsables politiques français, d’une intégration fédérale renforcée au sein du noyau initial de la construction européenne comprenant l’Allemagne, la France, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. Ce projet devra être fermement combattu.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne également tout projet politique d’une France isolée, sans rapport avec ses voisins et sans dimension européenne. Ce projet devra être fermement combattu.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme son soutien à la réorientation de la politique européenne vers une «Europe des nations », projet engagé par le général de GAULLE.


Les responsables politiques français et ceux des autres pays européens doivent mesurer les risques de départ d’une série de pays s’ils n’engagement pas rapidement un changement en profondeur de la politique actuelle de l’Union européenne.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) soutient l’idée de l’adoption d’une nouvelle politique au sein de l’Union européenne sur le concept d’«Europe des nations».


Concrètement, il s’agit de limiter les compétences de l’Union européenne à l’essentiel (certains échanges économiques, contrôle des frontières extérieures, solidarité en cas de crise, etc.) et de laisser aux nations, par subsidiarité, une plus grande marge de manœuvre pour une gestion politique des problèmes nationaux qui sont de leur seul ressort.


Cette nouvelle politique nécessite de nouveaux traités internationaux. Une priorité complète doit être donnée à la représentation par les chefs d’États des nations européennes, et leurs parlements, par rapport aux instances actuelles, notamment : commission européenne non représentative, représentation au parlement européen sans lien avec les parlements nationaux, corps de fonctionnaires «apatrides» dans les instances de Bruxelles.

  

CASTRO : UN DICTATEUR COMMUNISTE EN MOINS DANS LE MONDE

Télécharger la communication du MIL du 30 novembre 2016

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Repères : Fidel Castro est mort à l’âge de 90 ans. Après 47 années d'un pouvoir sans partage depuis 1959, il a laissé la direction de Cuba à son frère Raul Castro afin de maintenir un régime communiste.


Rappelons que la réalité du régime cubain se caractérise toujours aujourd’hui par un régime de parti unique, le Parti communiste de Cuba (PCC). Les libertés publiques n’existent pas. Il règne une police politique qui quadrille complètement l’île. La répression de toute activité d'opposition est constante avec notamment l’arrestation des opposants et des emprisonnements sans jugement (plus de 10.000 en 2015), la censure, la pratique des tortures, et des exécutions sommaires. Le culte de la personnalité du dictateur Castro avec des portraits des héros de la révolution omniprésents (dont Castro et Che Guevara), des manifestations publiques organisées régulièrement par le régime, la diffusion de littératures et de films «révolutionnaires». Les détracteurs du régime sont toujours «victimes de manœuvres de harcèlement, d’actes de répudiation (manifestations organisées par des partisans du régime avec le concours d’agents des services de sécurité), ainsi que de poursuites pénales motivées par des considérations politiques ». Les autorités continuent de «contrôler l’accès à Internet, bloquant et filtrant certains sites, ce qui restreint l’accès à l’information et les critiques antigouvernementales».


Compte tenu de cette réalité indiscutable, sur laquelle les témoignages abondent, les propos de la part de nombreux journalistes célébrant Fidel Castro apparaissent comme scandaleux : comme les déclarations de certains «intellectuels» comme Jack Lang ou Bernard Kouchner, et celles de nombreux hommes politiques. La ministre socialiste de l’environnement, Ségolène Royal, a salué la mémoire de Fidel Castro comme «un monument de l’histoire», rejetant les accusations de violations des droits de l’homme à son encontre. Elle a dénoncé la «désinformation» et souligné au contraire l’existence sur l’île d’«une liberté religieuse» et d’«une liberté de conscience». «Donc il faut savoir regarder les choses positivement même si ça dérange», a-t-elle ajouté, estimant que «la France n’a pas à donner de leçon» à Cuba.


Le procès du communisme totalitaire n’a pas eu lieu sous la pression de tous ceux qui s’étaient compromis avec lui durant la période de la guerre froide alors qu’il perdure actuellement : Chine, Vietnam, Corée du Nord, Cuba …


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que Fidel Castro est avant tout un dictateur communiste qui a installé un régime totalitaire depuis son arrivée au pouvoir jusqu’à aujourd’hui. Il est mort dans son lit sans avoir été jugé pour ses crimes contre l’humanité.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne l'apologie du dictateur communiste Fidel Castro célébré par des journalistes et dénonce la permanence des positions du Parti Communiste Français, de Jean-Luc Mélenchon et d'autres ‎personnalités de la mouvance communiste en faveur de régimes communistes totalitaires. Le quotidien communiste «l’Humanité» vient de consacrer un numéro de 16 pages entièrement à la gloire du dictateur communiste Fidel Castro. Le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Pierre Laurent, a déclaré que Fidel Castro «restera dans l’Histoire» comme «l’un des dirigeants du mouvement d’émancipation humaine».


Ces dirigeants politiques doivent être dénoncés pour leur grande proximité avec les régimes totalitaires, qu’ils continuent à défendre depuis la mort de Staline et la chute du mur de Berlin…


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) espère que cet évènement va créer les conditions favorables à d’un changement rapide de régime avec la libération des prisonniers politiques, l’instauration de libertés publiques, le jugement des criminels communistes ayant tué et/ou torturé et l’organisation d’élections libres pour que les Cubains fassent librement leurs choix à l’avenir.


  

POUR BATTRE LA GAUCHE EN 2017, IL FAUT AUSSI AVOIR RECOURS AUX MILITANTS ET À L’ACTION MILITANTE

Télécharger la communication du MIL du 6 décembre 2016

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Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) constate le succès de la primaire de la droite et du centre avec le choix de François Fillon ainsi que la mise en ordre de bataille du parti «Les Républicains». Mais la victoire aux échéances électorales de 2017 n’est pas assurée automatiquement. Un affrontement politique difficile contre la gauche et le FN va s’engager pour remporter l’élection présidentielle de 2017. Il ne faut en aucun cas se laisser bercer par les sondages d’opinion actuels mais se préparer à un match serré.


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) estime que la communication virtuelle est évidemment incontournable (Facebook, réseaux sociaux, etc.), mais qu’elle n’est pas suffisante. Elle ne constitue qu’un étage dans la construction d’une communication politique. Il faut aussi notamment être en mesure de mobiliser des militants bénévoles pour assurer une présence physique sur le terrain pour des tractages, des boîtages, l’organisation et la gestion pratique des réunions, des affichages, du porte-à-porte…


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) persiste à penser que la communication politique repose d’abord et avant tout sur les idées et les valeurs défendues, puis, sur leur expression par un(e) orateur(trice) de talent ; d’abord au niveau national, puis au niveau local, pour donner confiance aux citoyens et les convaincre de voter. A ce titre, la primaire de la droite et du centre de novembre 2016 a donné lieu à un véritable débat sur les idées et les méthodes, dont il faut en tirer tous les bénéfices.


Le Mouvement Initiative et Liberte (M.I.L), dont l’insigne représentant une croix de Lorraine, apportera à la future campagne politique présidentielle la participation de ses équipes de bénévoles. Ces bénévoles donnent de leurs temps et de leur personne. Il s’agit d’actes patriotiques et civiques ayant comme seule ambition de servir leur pays en défendant le meilleur choix pour celui-ci. La présence de stands du Mouvement Initiative et Liberte (M.I.L) doit être un plus dans l’expression des valeurs gaullistes. Pour cela les organisateurs des campagnes électorales à venir doivent avoir à cœur d’intégrer les militants du Mouvement Initiative et Liberte (M.I.L) dans le dispositif général pour disposer de leur efficace soutien. Cette position a toujours été défendue notamment en novembre 2013 ou le Mouvement Initiative et Liberte (MIL) avait choisi comme thème de sa XXIIIème Convention nationale «Sans militants de droite, pas de reconquête de la France».


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) sait que, dès début 2017, il conviendra d’assurer la totale activation d’une organisation militante efficace pour les campagnes de la présidentielle et des législatives, notamment pour affirmer une vision d’inspiration gaulliste, pour témoigner d’une totale opposition à la gauche et au bilan de l’équipe Hollande / Valls (fiscalité, emploi, famille, école, immigration, etc.). Il faut une opposition franche pour remporter les échéances à venir. Le programme, développé lors de la primaire par François Fillon, est de nature à assurer cette approche d’affrontement gauche-droite.


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) mènera en priorité une campagne contre les candidats des gauches tout en participant, si les conditions sont réunies, à l’organisation sur le terrain de campagnes d’information ainsi que la gestion de réunions publiques. Les conditions d’une véritable alternance politique, avec François Fillon puis avec les candidats de la droite républicaine et du centre aux législatives, sont en voie d’être construites.

  

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RETRAITÉS :

LA GAUCHE VOUS DÉPOUILLE


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Petit à petit, les masques tombent et chaque jour qui passe apporte son lot de mauvaises nouvelles quant aux effets de la politique économique de la gauche.


Hollande veut faire payer aux retraités sa politique économique désastreuse

Par sa politique suicidaire, digne des pires heures du socialisme, Hollande conduit la France et les Français dans un abîme dont il sera extrêmement difficile de sortir.

En refusant toute mesure d’économie – et pire en créant de nouveaux postes de fonctionnaires – et en infligeant une purge fiscale aux classes moyennes et aux entreprises, la gauche a paralysé l’économie.

Une seule catégorie avait été relativement épargnée jusqu’à maintenant : les retraités.

Par pure démagogie et en refusant de s’attaquer aux régimes spéciaux de retraites, Hollande prépare une attaque en règle contre tous les retraités.

La gauche va ponctionner 10 milliards d’euros aux retraités

Fin juin, le seul document dont on dispose est le rapport (dit rapport Moreau) commandé par le Premier ministre sur les pistes à suivre pour assurer le financement des retraites.

Que dit ce rapport ?

Page 97, il est intéressant d’analyser le tableau 22 qui chiffre le rendement des mesures préconisées :

-Désindexation des retraites : 2,8 milliards d’euros

-Imposition de la majoration des pensions pour 3 enfants et plus : 0,9 milliards d’euros

-Diminution de 10% à 3% du taux d’abattement sur les pensions soumises à l’impôt sur le  revenu : 2,7 milliards d’euros

-Abaissement du plafonnement de l’abattement de 3 660 € à 1 500 € : 1,5 milliards d’euros                                                                                                                        

-Augmentation de la CSG de 6,6% à 7,5% : 2 milliards d’euros

Ce sont donc bien près de 10 milliards d’euros que la gauche s’apprête à prélever sur les retraités.

Afin de faire reculer le gouvernement sur cette mesure, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) lance une pétition nationale sur le thème :

NON AU MATRAQUAGE FISCAL DES RETRAITÉS

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THÉORIE DU GENRE – PMA – GPA – IMPÔTS : LA GAUCHE DÉTRUIT LA FAMILLE

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Incapables de gouverner économiquement le pays, et après avoir noyé les familles de la classe moyenne sous un déferlement fiscal inédit (+ 10 milliards d’impôts en 2014), Hollande et sa clique ont décidé de concentrer leur action sur les réformes dites sociétales.

Le slogan de la campagne présidentielle était «le changement, c’est maintenant», mais on s’était bien gardé de nous donner le sous-titre : «Moi président, familles je vous détruirai».

UNE ATTAQUE SANS PRÉCÉDENT CONTRE LES FONDEMENTS DE LA SOCIÉTÉ

Le quarteron maléfique Hollande / Taubira / Vallaud-Belkacem / Peillon réalise ce qu’aucun gouvernement de gauche n’avait jamais osé entreprendre pour détruire méthodiquement les bases de la société française et notamment l’un de ses piliers : la famille.

Multipliant mensonges et manipulations avec la complicité des médias toujours bienveillants, chacun dans son domaine est à la manœuvre sous le commandement d’un chef qui, pour pouvoir être réélu en 2017, doit donner des gages à une partie de son électorat.

OUI, LA THÉORIE DU GENRE EST ET VA CONTINUER A ÊTRE ENSEIGNÉE A NOS ENFANTS

Peillon affirme que la théorie du genre n’est pas enseignée en France. Évidemment, aucun cours ne s’intitule «enseignement de la théorie du genre», comme on pourrait avoir des cours de français ou de mathématiques.

Cependant, le contenu des enseignements prônés par le ministre de l’éducation reprend les principes de la théorie du genre.

On ne citera que quelques exemples d’ouvrages recommandés par des académies tels que «Ma mère est une femme à barbe», «Papa porte une robe», «Le petit garçon qui aimait le rose» ou «Tous à poil» pour comprendre l’objectif recherché.

Si on souhaite avoir des preuves détaillées de l’enseignement de la théorie du genre, on pourra se reporter au site de l’observatoire de la théorie du genre (www.theoriedugenre.fr).

PMA ET GPA, CONSÉQUENCES DIRECTES DU MARIAGE HOMOSEXUEL

La question n’est pas de savoir si le gouvernement souhaite ou ne souhaite pas inscrire dans un projet de Loi la possibilité pour des couples homosexuels de recourir à la PMA (c'est-à-dire l’insémination artificielle et la fécondation in vitro) ou à la GPA (les mères porteuses).

En effet, en légalisant le mariage homosexuel, qui plus est au nom de l’égalité des droits, Hollande et Taubira ont ouvert la boite de Pandore et la France se verra contrainte par la juridiction européenne de reconnaitre aux couples homosexuels le droit d’avoir des enfants, au nom du même principe d’égalité soulevé pour la question du mariage.

Considéré par certains comme mou mais sympathique, Hollande montre jour après jour son vrai visage, celui d’un pervers égocentrique que rien d’autre que sa future réélection n’intéresse, fût-ce au prix d’une entreprise de destruction de la France et de notre civilisation.

  

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LA GAUCHE, C’EST 1000 CHÔMEURS PAR JOUR

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En 1981, François Mitterrand avait promis qu’il ne serait pas le «président de 2 millions de chômeurs», ce qui est exact puisqu’il a été celui de plus de 3 millions de chômeurs. Pendant la campagne présiden­tielle, son héritier idéologique, Hollande, annonçait que la courbe du chômage s’inverserait d’ici la fin de l’année 2013. Les mêmes causes produisant les mêmes ef­fets, à la fin sep­tembre 2015, le cap des 3,8 mil­lions demandeurs d’emploi immé­diatement dispo­nibles a été dé­passé, l’ancien détenteur du record était Lionel Jospin en 1997…


1982 – 1997 – 2015 :

L’HISTOIRE SE RÉPÈTE AVEC LE PS


S’il y a une constante chez les so­cialistes, c’est bien l’incapacité à juguler le chômage, quelle que soit la période à laquelle ils sont au pouvoir.

À l’image d’un médecin qui s’acharnerait à prescrire un médi­cament inefficace, voire nocif, les socialistes, prisonniers de leur idéologie, s’évertuent à appliquer les mêmes méthodes sans retenir aucune leçon du passé.

En 1982, c’était les nationalisations, le passage de la durée hebdoma­daire du travail de 40 à 39 heures, l’instauration de l’impôt sur les grandes fortunes, la retraite à 60 ans et l’augmentation des charges sociales des entreprises. Résultat : une explosion du chômage et de la dette.

En 1997, et pendant 5 ans, le gou­vernement de Lionel Jospin a bé­néficié d’une croissance élevée héritée de la droite et l’a anéantie en imposant les 35 heures et en créant de nombreux contrats aidés («emplois jeunes»).



UNE POLITIQUE IDÉOLOGIQUE VOUÉE À L’ÉCHEC


Matraquage fiscal des entreprises et des particuliers, recours à des emplois aidés non productifs, em­bauche de fonctionnaires, fiscalisa­tion des heures supplémentaires, etc. Hollande applique à la lettre les recettes de ses prédécesseurs de gauche et obtient les mêmes ré­sultats : explosion du chômage et de la dette.

Le chômage a atteint un niveau record.

Alors que les pays voisins obtien­nent des résultats avec d’autres politiques, le gouvernement socia­liste s’entête dans ses erreurs.

Le premier ministre a annoncé qu’il savait où il allait, mais tout le monde le sait : droit dans le mur.

Hollande et Valls ne changeront pas de politique d’ici à 2017.

La seule solution pour redresser la France réside dans une alter­nance politique lors des élec­tions de 2015 et  de 2017.

  

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FIER D’ÊTRE GAULLISTE

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LES TEMPS CHANGENT !

Il y a quelques années, se proclamer gaulliste faisait de vous au mieux un partisan du passé, au pire un immonde nationaliste.

Mais aujourd’hui, qui ne se réfère pas au gaullisme ?

Il s’agit souvent soit d’une recon­naissance historique, soit de tenta­tives de récupération idéologique qui viennent de l’extrême gauche jusqu’à l’extrême droite, de tous ceux qui ont combattu le général de Gaulle de son vivant.


ÊTRE GAULLISTE, C’EST ÊTRE PATRIOTE ET SERVIR LA FRANCE


Le général de Gaulle a su ne jamais s’enfermer dans une idéologie. Son exemple nous montre que le gaullisme, c’est :


servir la France en ayant une vision de l’avenir nourrie de la connaissance du passé.


fixer un cap et savoir rester pragmatique dans le choix des moyens pour l’atteindre.


savoir «dire non» à tout ce qui nous menace et pourrait avoir comme conséquence de fragiliser ou d’abaisser la nation.


Ces principes se retrouvent dans les valeurs civiques que nous défendons, c'est-à-dire :


la primauté de la personne,


la liberté,


la responsabilité et le respect des devoirs qui s’imposent à chacun, et enfin


la cohésion de la société par la défense de la famille et de la nation.


AVOIR L’ESPRIT GAULLISTE EST AUJOURD’HUI PLUS QUE JAMAIS INDISPENSABLE


Le général de Gaulle a dit : «Il n’y a qu’une fatalité, celle des peuples qui n’ont plus assez de force pour se tenir debout et qui se couchent pour mourir. Le destin d’une nation se gagne chaque jour contre les causes internes et externes de destruction».

Cette phrase est plus que jamais d’actualité.

Les politiques, menées en France, ont participé ou conduit à la situation où se trouve notre pays. Des crises touchent tout à la fois l’économie, l’emploi, l’identité nationale, la famille, la sécurité, etc. 

Des adversaires extérieurs, des groupes islamistes, ont engagé une véritable guerre de long terme dans le monde et contre notre pays et nos valeurs.

Des responsables politiques, dont les socialistes, ont accepté que la France se couche en ne conduisant pas les politiques qui auraient dû être menées.

Ils ont trouvé et trouveront toujours face à eux les gaullistes animés par l’esprit de la résistance au service de la pérennité et du rayonnement de la France.


SI VOUS ÊTES FIER D’ÊTRE GAULLISTE, DITES LE NOUS AVEC VOS MOTS

COURRIEL : jesuisfierdetregaulliste@lemil.org

L’EQUIPE MACRON VIENT MAJORITAIREMENT DU PS ET DE LA GAUCHE

Télécharger la communication du MIL du 10 février 2017

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Emmanuel Macron, candidat à la présidentielle s’appuie sur l’équipe d’En Marche, principalement constituée d’élus et de collaborateurs socialistes, issus de son cabinet à Bercy ou d’anciens soutiens de Dominique Strauss-Kahn. L’annonce par Macron d’une ligne «ni gauche, ni droite» est un message de propagande électorale pour ne pas avoir à assumer le passif du bilan de François Hollande.


Son directeur de campagne, Jean-Marie Girier, est membre du PS. Il a été le chef de cabinet du maire de Lyon, Gérard Collomb, pour qui il a créé le pôle des réformateurs au sein du PS. Il a participé à la campagne présidentielle de François Hollande en 2012. Il a intégré le Conseil national du Parti socialiste.


Son porte-parole et chargé de la riposte, Benjamin Griveaux, a déjà eu un mandat électif socialiste. Il a été vice-président en charge des finances du Conseil général de Saône-et-Loire et vice-président de l'agglomération de Châlons-sur-Saône. Il a été conseiller auprès de Marisol Touraine, et durant cinq ans conseiller de Dominique Strauss-Kahn.


Son conseiller stratégie, campagne et mouvement, Ismael Emelien, a connu Emmanuel Macron à la Fondation Jean Jaurès. Il a été son conseiller «communication et affaires stratégiques» à Bercy. C’est un ancien membre de l'équipe Strauss-Kahn.


Son chargé de la direction des opérations et secrétaire général d'En Marche, Ludovic Chaker, est chargé de l'organisation des meetings et de la gestion du mouvement. Il s’est déjà présenté lors des législatives de 2012 comme candidat non encarté mais de tendance social-démocrate.


Son conseiller politique, Stéphane Séjourné, collecte, avec le maire socialiste de Lyon, Gérard Collomb, les parrainages pour la présidentielle et prépare les législatives. Il a été conseiller parlementaire au cabinet du ministre de l'Économie et des Finances durant deux ans. Il avait été précédemment conseiller spécial au cabinet de Jean-Paul Huchon en charge des relations institutionnelles pendant plus de deux ans au Conseil régional d’ile de France. Militant de l'UNEF et du PS, il s’est montré très actif lors du mouvement anti-CPE.


Son coordinateur du programme, Jean Pisani-Ferry, est un ancien conseiller économique de Dominique Strauss-Kahn et de Christian Sautter au ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie. Il est en charge du « projet de transformation » du mouvement et de son estimation budgétaire. Il a participé à plusieurs « clubs de réflexion européens », proches de Jacques Delors.


Son chargé de la coordination du programme, Quentin Lafay, contribue également aux discours. Il a été conseiller au cabinet de Marisol Touraine avant de rejoindre celui d'Emmanuel Macron à Bercy.


Sa chargée de la communication et de la presse, Sibeth Ndiaye, a été au bureau national de l’UNEF durant 7 ans et au bureau national de La Mutuelle des Étudiants LMDE durant 5 ans. Entrée au PS en 2002, de tendance Strauss-Kahnienne, elle a été secrétaire nationale en charge de la petite enfance. C’est une ancienne des cabinets d'Arnaud Montebourg et d'Emmanuel Macron à Bercy. Elle a aussi dirigé le service de presse de Claude Bartolone au département de Seine-Saint-Denis.


Le secrétaire général adjoint, Julien Denormandie, est l’ancien directeur adjoint du cabinet d'Emmanuel Macron à Bercy.


Le directeur des affaires générales en charge des ressources humaines, du juridique, du financement et de la logistique depuis novembre 2016, Grégoire Potton, a été le chef de cabinet, conseiller de Thierry Mandon au secrétariat d'État chargé de l'Enseignement supérieur. Précédemment il a été chef de cabinet de Thierry Mandon au Secrétariat d'État chargé de la Réforme de l'État, après avoir été collaborateur parlementaire de députés PS à l’Assemblée nationale.


Plus quelques idiot(e)s utiles (au sens Léniniste du terme) venant de la droite et du centre et, pour une grande partie d’entre eux, cherchant des postes et des carrières. Tout cela montre que Macron, comme Hamon, est un candidat de gauche qu’on peut qualifier de bébé-Hollande.

  

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LE SOCIALISTE MACRON VEUT FAIRE TABLE RASE DU PASSÉ

Télécharger la communication du MIL du 16 février 2017

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Repère : Lors de sa visite en Algérie, Emmanuel MACRON a accordé une interview à la chaîne privée algérienne Echourouk News ; elle a été mise en ligne le mardi 14 février. Il y déclare entre autres : « La colonisation fait partie de l'histoire française. C'est un crime, c'est un crime contre l'humanité, c'est une vraie barbarie et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l'égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes. »


La déclaration d’Emmanuel Macron, concernant l’Algérie et la période coloniale, est révélatrice de la personnalité du candidat socialiste à la présidentielle. Ce candidat «pseudo tout neuf» joue, de manière continue, sur le flou et la confusion de ces propos dans la plupart de ses discours. Mais, il ne s’agit pas seulement d’un problème de forme, mais bien d’un problème de fond.


Au travers de ses propos très tranchés sur la colonisation française de l’Algérie, on constate plusieurs points.


Emmanuel Macron ne sait pas ce qu’est un «crime contre l’humanité» (notion remontant à 1945).

Emmanuel Macron est imprégné par une culture socialiste de repentance, vis-à-vis de tout ce que la France a pu conduire dans son passé même lointain. 


Emmanuel Macron préfère aborder le passé que les problèmes actuels de l’Algérie. En effet, les politiques menées en Algérie depuis l’indépendance ont mené à des échecs économiques et sociaux, qui ont été amplement décrits et critiqués, alors que ce pays dispose de nombreux atouts économiques qui n’ont pu être exploités en raison de sa culture socialiste. Cette donne explique l’immigration de millions d'Algériens vers l’Europe et, en particulier, vers la France.


Emmanuel Macron n’apparait pas avoir de compétences suffisantes dans le domaine des relations internationales, des affaires étrangères, de la géopolitique… pour assumer la responsabilité présidentielle à laquelle il aspire.


Emmanuel Macron s’inspire du chant « L’internationale » dont un des paragraphes est : « Du passé faisons table rase. Foule esclave, debout ! debout ! Le monde va changer de base : Nous ne sommes rien, soyons tout ! ». Parallèlement, il se recueille sur la tombe de Roger Hanin afin de tenter de capter un héritage Mitterrand.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne avec force les déclarations d’Emmanuel Macron considérant la colonisation comme un «crime contre l’humanité». Il insulte l’action de la France ainsi que tous les Français ayant vécu dans ces pays.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que la déclaration d’Emmanuel Macron intervient évidemment dans le contexte de la campagne présidentielle en cours. Le sujet interpelle, d’une part, plusieurs millions de Français rapatriés suite à l’indépendance de ces pays ainsi que leurs descendants, les anciens combattants d’AFN, les harkis et leurs familles. Ses propos condamnent le candidat pour incompétence.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate, enfin, qu’Emmanuel Macron n’aborde pas la question centrale de la fin attendue des relations «spéciales» entre la France et l’Algérie et le passage à des relations ordinaires, comme celles liant la France avec le Maroc ou la Tunisie, 65 ans après la décolonisation.


  

MOUVEMENT INITIATIVE ET LIBERTÉ :

ANALYSE ET PERSPECTIVES

Télécharger la communication du MIL du 26 avril 2017

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Repères : Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont arrivés en tête du premier tour de l’élection présidentielle le 23 avril 2017. Les résultats définitifs sont les suivants : Emmanuel Macron (En marche !) a obtenu 24,01 % des voix, Marine Le Pen (FN) 21,30 %, François Fillon (Les Républicains et UDI) : 20,01 %, Jean-Luc Mélenchon (France Insoumise) : 19,58 %, Benoit Hamon (PS) 6,36 % et Nicolas Dupont-Aignan (DLF)  4,70 %. La participation a été de 78 % avec un total de 37 millions de votants.


Quatre forces politiques se situant autour de 21% ont émergé à l’occasion du premier tour de l’élection présidentielle. Deux d’entre-elles sont issues de partis récents, «En marche !» et «la France insoumise», même s’ils sont liées à des forces politiques traditionnelles, historiquement et dans la pratique.


Benoit Hamon, candidat officiel du PS, essuie, au premier tour, une sévère défaite avec seulement 6,36% des voix (2.291.565 voix). Ce résultat est d’autant plus faible que Hamon disposait du ralliement du candidat d’Europe Écologie - Les Verts (EELV). François Hollande, sous la seule étiquette PS, avait réuni 28,63% des voix (10.272.705 voix) au premier tour de la présidentielle de 2012. Les voix des «électeurs socialistes» se sont portées, d’une part, sur le candidat officieux du PS, Emmanuel Macron (soutenu notamment par Manuel Valls, Jean-Yves Le Drian et plus d’une cinquantaine de députés PS) et, d’autre part, sur la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Au-delà des appels de la direction du PS, de Hollande et du gouvernement socialiste à voter Macron au second tour de la présidentielle, ce parti est désormais traversé par une fracture idéologique entre socialistes marxistes et sociaux-démocrates qu’aucun responsable socialiste ne semble en mesure de maîtriser («deux gauches irréconciliables» selon le mot de Manuel Valls).


Jean-Luc Mélenchon (France insoumise) atteint l’excellent score de 19,58%, contre 11,10% en 2012, sous l’étiquette du Front de gauche. Ce résultat, de 7.060.885 voix (3.984.822 voix en 2012), tient en grande part aux qualités de tribun du candidat, sachant qu’il n’a pas bénéficié d’un grand appui matériel du Parti communiste lors de cette campagne. Il a profité du profond «rejet de gauche» de la politique menée par François Hollande. Celui-ci s’est traduit en particulier par la mobilisation contre la loi travail. Il permet à la «gauche radicale» (appellation journalistique actuelle des communistes) de réaliser son meilleur score depuis des décennies. Les candidats trotskystes, Philippe Poutou (1,09 % - 394.582 voix) pour le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) et Nathalie Arthaud (0,64 % - 232.428 voix) pour Lutte Ouvrière (UCI : Union Communiste Internationaliste), totalisent 627.010 voix (1,73%). Ce résultat est identique à celui obtenu en 2012 (613.708 voix). Ces organisations gauchistes se maintiennent dans le paysage politique français. La gauche extrême (Mélenchon et trotskystes) dépasse le seuil des 21% lors de ce premier tour, ce qui est un score historique. Avec un soutien trotskyste, Mélenchon aurait pu espérer arriver en seconde position !


Marine Le Pen obtient 7.679.493 voix, soit 21,30% des suffrages exprimés. En 2012, elle avait obtenu 6.421.426 voix (17,90%), soit une progression de 1.258.067 voix. Il s’agit d’un résultat record pour son parti, le Front National. Ce résultat est obtenu en présence de deux autres candidats souverainistes concurrents : Nicolas Dupont-Aignan (4,72% - 1.695.186 voix) et François Asselineau (0,92% - 332.588 voix) qui recueillent au total 2.027.774 voix.


Marine Le Pen ne dispose pas de réserve de voix pour le second tour de l’élection présidentielle. Certaines études indiquent qu’elle obtiendrait des reports de voix à hauteur de 19% des électeurs de Mélenchon, 7% des électeurs de Hamon, 1% des électeurs de Macron, 26% des électeurs de Fillon. Son résultat final pourrait être au minimum de 39% au deuxième tour.


François Fillon a passé le cap symbolique de 20,01% des votants et mobilisé 7.213.797 voix. C’est un résultat décevant par rapport au résultat de Nicolas Sarkozy en 2012 (27,18% - 9.753.629 voix), mais cela reste un résultat très significatif avec la mobilisation d’un électeur sur 5. Le classement en troisième position de Fillon et son élimination dès le premier tour proviennent de la réussite d’Emmanuel Macron qui se positionne avec 24,01% des voix. Le repli de la droite républicaine est certes décevant, mais il ne peut être comparé à l’effondrement du Parti socialiste. En effet, un niveau de 20,01% permet d’aborder les élections législatives avec de réelles chances de succès, tandis qu’un score de 6,36% pose un problème pour passer le seuil des 12,5% pour être présent au second tour.


Mais il sera nécessaire de prendre du recul pour analyser l’échec de Fillon, au-delà des seules raisons apparentes, telles que des revirements dans ses propositions et ses déclarations, le maintien de sa candidature en dépit de sa mise en examen et de la perte de confiance qu’ont générés les soupçons d’emplois fictifs des membres de sa famille et des autres affaires, la formulation relativement répulsive d’une part du projet politique, l’absence d’une volonté de rassemblement de ses soutiens potentiels débouchant sur une trop faible mobilisation d’une part des cadres et militants de son parti et de la droite en sa faveur, de réels excès de traitement journalistique motivés par des intentions politiques, de l’utilisation de prestataires privés plutôt que de faire appel aux militants, etc.


Ces faiblesses du candidat ont amené certains électeurs traditionnels de la droite républicaine et du centre à voter pour Dupont Aignan. Ce dernier passe de 1,79% (643.907 voix) en 2012 à 4,70% (1.695.186 voix) en 2017, soit une augmentation de 2,91% (1.51.279 voix). Ces 2,91% auraient suffi à Fillon pour se qualifier pour le second tour. Il y aurait eu un deuxième tour Fillon/Macron. Ceci n’est pas sans rappeler l’impact de la candidature de Taubira ayant entrainé l’élimination de Lionel Jospin en 2002. Mais d’autres électeurs de la droite républicaine et du centre ont choisi de soutenir Macron dès le premier tour ou de s’abstenir.


Emmanuel MACRON, pour atteindre 24,01% des voix (8.657.326 voix), a bénéficié de voix socialistes (avec le soutien public de nombreux élus PS, comme le maire de Lyon, Gérard Collomb ou l’ancien premier ministre, Manuel VALLS), de voix de centre gauche apportées par François Bayrou (qui avait obtenu 9,13% des suffrages en 2012 avec le MODEM) et Jean-Michel Baylet (pour le Parti radical de gauche) et de voix de centre droit (avec le soutien de très rares élus et de divers retraités de la politique).


Au total, les candidats de gauche recueillent plus de 51,86% des voix (18.702.384 voix) et les candidats classés à droite, 48,14% (17.356.429 voix). Même si cette totalisation est réductrice, elle reste néanmoins indicative. Ce rapport de force gauche-droite, au terme de cinq années de gouvernement socialiste, est décevant et ne correspond pas à la légitime attente d’une alternance politique. Il provient sans doute de l’incapacité qu’a connue la droite républicaine à exercer le leadership de l’opposition au gouvernement. Ce défaut a conduit les autres oppositions à droite comme à gauche à renforcer leurs positions. Elles totalisent 55,98% des suffrages, contre 24,01% à Macron et 20,01% à Fillon.


Résultat de tout cela : au seuil de l’accès à la présidence de la République se trouve un candidat de gauche social-démocrate ayant participé au plus haut niveau à la gestion socialiste des cinq dernières années, qui propose de poursuivre les projets engagés par Hollande, avec quelques aménagements dont la mise en œuvre reste incertaine.


En 2017, le vote blancs et nuls est de 2.55% (944.733 voix). En 2012, il était de 1.92% (701.190 voix) au premier tour et 5.82% (2.154.956 voix) au deuxième tour. Soit une augmentation de 1.453.766 votes blancs ou nuls après l’appel de Marine Le Pen à faire voter blanc pour battre Nicolas Sarkozy en 2012. Il a manqué à Nicolas Sarkozy 1.139.984 voix pour battre Hollande en 2012 et empêcher les méfaits de la gauche durant cinq ans.


Concernant le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L), nous avons mené contre la gauche, dès le début de la campagne présidentielle 2017 :


-des campagnes militantes contre Emmanuel Macron sous forme d’affiches (Macron, bébé Hollande ; Macron socialiste honteux ; Macron/Hamon c’est toujours la gauche ; Macron/Hamon de gauche),


-publier des communications du MIL (Macron socialiste honteux - 2 février 2017 ; Hamon-Macron, c’est toujours la gauche - 6 février 2017 ; L’équipe macron vient majoritairement du PS et de la gauche - 10 février 2017 ; Le socialiste macron veut faire table rase du passé - 16 février 2017 ; Le socialiste macron attire les recalés de la politique française - 24 février 2017 ; Benoit, Emmanuel, Jean-Luc, la gauche veut détruire la famille - 3 mars 2017 ; Benoit, Emmanuel, Jean-Luc, la gauche, c’est plus d’immigration, c’est plus de clandestins - 6 mars 2017 ; Benoit, Emmanuel, Jean-Luc, la gauche, c’est le chômage pour tous - 8 mars 2016 ; Macron, socialiste honteux, socialiste camouflé ou socialiste tout court ? - 9 mars 2017 ; Le socialiste macron veut une Europe fédérale. Oui aux nations, non à l’Europe supranationale - 15 mars 2017 ; Le socialiste macron veut des prélèvements en plus pour certains - 16 mars 2017 ; Le socialiste macron reçoit le soutien d’un ministre socialiste - 24 mars 2017 ; Valls soutient le bébé-hollande macron - 29 mars 2017 ; Pourquoi il ne faut pas voter macron - 4 avril 2017 ; Macron veut continuer le socialisme à la hollande - 12 avril 2017)


-et publier des journaux du MIL.


De même, notre mouvement a mené, dès le début de la campagne présidentielle, une campagne militante sur le thème : «La droite républicaine ou le chaos, il faut choisir».


Au vu de tous ces éléments, c'est extrêmement clair : le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) ne donne aucune consigne de vote. Le vote étant un acte éminemment personnel, chaque personne est libre de son choix dans l’intérêt de la France. Notre combat est pour la défense des valeurs civiques, gaullistes et patriotes et contre la gauche.


D’or et déjà, le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) appelle à une reconstruction et un rassemblement de la droite républicaine qui doit continuer à être l’opposition majeure contre la gauche ainsi qu’à un renforcement de l’expression des valeurs gaullistes dans la nation. Cela passe par le combat des législatives prochaines.


UN DEVOIR CIVIQUE : GAGNER LES LEGISLATIVES EN JUIN 2017


L’enjeu porte désormais sur qui pourra construire une majorité parlementaire alors qu’il y aura des candidatures issues de quatre pôles politiques d’un ordre de taille assez proche. D’autres circonstances s’invitent dans ce scrutin comme la présence de sortants, la notoriété locale de candidats, l’implantation politique ancienne des partis selon les circonscriptions, les attachements traditionnels.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère donc que le combat politique est déjà renvoyé à l’échéance très prochaine des élections législatives de juin 2017.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que, compte tenu du programme d’Emmanuel Macron, les candidats de la droite républicaine se situent clairement dans l’opposition à la politique proposée par le futur probable président de la République.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la droite républicaine dispose d’atouts pour emporter une majorité relative. Avec celle-ci, il serait possible de déboucher sur une cohabitation avec le président de la République. Pour y parvenir, il faut mener une campagne de rassemblement très dynamique pour incarner l’opposition à la social-démocratie de gauche, c’est-à-dire à la poursuite de la politique du quinquennat Hollande.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle les deux campagnes militantes qu’il a lancé mi-mars sur les thèmes :


«LÉGISLATIVES : BATTRE LA GAUCHE»

et «LÉGISLATIVES 2017 LA DROITE RÉPUBLICAINE OU LE CHAOS, IL FAUT CHOISIR»


  

LE MIL DANS L'OPPOSITION A MACRON

Télécharger la communication du MIL du 16 mai 2017

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Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se range dans l'opposition à Macron.


Le programme social-démocrate de Macron a pour objet de poursuivre la politique de Hollande. Nous avons largement dénoncé le contenu de ce programme depuis de très nombreux mois.

Emmanuel Macron a bien réaffirmé qu'il n'y aurait aucun changement dans son programme. Les choses sont donc très claires.


Son parti politique, En Marche, s'est engagé dans une récupération des élus et candidats à titre individuel. Il appelle aux défections des élus d’autres partis ce qui est un mode d’action digne de la IVème République. Beaucoup de manœuvres sont engagées et divers réseaux d'influence se trouvent mobilisés pour bricoler pour Macron une majorité absolue en juin.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s'engage pleinement dans une participation à la campagne des législatives en faveur des candidats gaullistes républicains qui se positionnent sans aucune ambiguïté dans l'opposition au programme de Macron.


La nouvelle Assemblée nationale va être constituée d’un groupe social-démocrate macroniste et, probablement, de quatre groupes d'opposition : l’Union de la droite et du centre, la gauche radicale, le parti socialiste et le Front National. ‎


Le groupe pro Macron disposera probablement d'une majorité relative et, en fonction de son nombre d'élus, tentera de gouverner seul (en l'absence d'alliance des oppositions) ou bien se trouvera contraint de convenir d'une alliance avec le groupe du Parti socialiste et un groupe de députés du centre et de droite.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu'une nouvelle période politique s'ouvre au terme des élections de 2017. Elle doit être l'occasion, dans les prochains mois, d'une reconstruction de la droite républicaine, qui a vocation à gouverner le pays et mener une politique d'alternance à la gauche. Un diagnostic préalable complet sur le parti «Les Républicains» apparaît indispensable pour tourner la page de la défaite du premier tour de la présidentielle. Cette rénovation du parti doit porter à la fois sur les objectifs, les idées et les valeurs, les adhésions, les modes d'action et en dernier lieu les personnes. Il semble impératif de revenir aux fondamentaux du fonctionnement d'un parti politique ayant l'ambition de rassembler et de disposer d'un nombre important d'adhérents actifs et d'être le premier parti de France (par le nombre de cotisants et de militants). Les militants de terrain ont trop souvent été oubliés pour les remplacer par des prestataires de services.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite participer activement à la reconstruction de la droite républicaine et gaulliste sur les éléments de programme existant et sur un positionnement de droite sans ambiguïté. C'est ce qu'attendent les électeurs de droite et de centre droit.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) lance une campagne militante sur le thème : «Législatives : il faut des gaullistes républicains».

  

IL Y A 22 ANS QUE PIERRE-FRANÇOIS DEBIZET EST DÉCÉDÉ

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Voici le texte que le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a publié dans son journal N°97 de Juin 1996.


La France a perdu un grand patriote.

Notre compagnon Pierre DEBIZET nous a quittés


Honneur, intransigeance, fidélité : tels sont sans doute les  mots qui viennent naturellement à l’esprit pour qualifier Pierre Debizet qui nous a quittés le 11 mai 1996. Ces  qualités sont à la source de l’action éminente qu’il a menée au service de la France et des attachements indéfectibles qui se sont portés sur lui, tout autant que des haines qu’il a suscitées et des tourmentes qui ont marqué son existence.


Son grand déchirement est certainement celui qui l’a obligé à choisir entre son engagement pour l’Algérie française et son engagement gaulliste à la tête du Service d’Action Civique. Il a choisi de s’éloigner et de reprendre des activités privées. Mais la cause pour laquelle il éprouvait une véritable dévotion qui l’emportait sur toutes autres considérations, c’était celle de la France. Il l’avait déjà montré en étant, pendant la guerre, un grand résistant. Aussi, lorsque le général de Gaulle, en 1968, lui demanda de « reprendre du service », Pierre Debizet n’hésita-t-il pas à répondre présent, sans toutefois rien renier de ses convictions et de ses chagrins passés : la cravate noire qu’il n’a jamais quittée était devenue quasi légendaire.


Ses épreuves n’étaient pourtant pas terminées. La plus terrible s’abattit sur lui en 1981, lorsqu’on voulut le mêler à une affaire abominable. Il est clair que la gauche, alors triomphante, a voulu détruire à cette occasion l’un des hommes les plus solides de la droite. Elle n’a pas reculé devant les moyens les plus sordides : ce sont des choses qui ne s’oublient pas. Pierre Debizet, évidemment, soutenu par sa force personnelle et par son innocence, a tenu bon. Il n’empêche que ses adversaires - nos adversaires - ont cassé en lui un ressort vital, et on ne saura jamais quel effet cette blessure profonde aura eu sur le développement de la maladie qui l’a emporté. 

Pierre Debizet fut de 1985 à 1987 le délégué général du MIL. Il n’exerça plus, ensuite, d’autres activités publiques.


Cet homme apparemment rugueux était un passionné, un sentimental à la sensibilité toujours exacerbée et souvent douloureuse. Ses amis le savaient. Ses adversaires, hélas ! Le savaient aussi. Pierre Debizet était un homme d’honneur, un chevalier des temps modernes, à la fois à la pointe de l’action et hors de son époque, n’ayant jamais pu s’habituer aux petitesses, considérant tout compromis comme une compromission indigne.


À mesure que le temps passera, son image grandira.


  

LA MACHINE MACRON EST DE GAUCHE

Télécharger la communication du MIL du 26 juin 2017

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GOUVERNEMENT


La composition du gouvernement du Président Macron laisse apparaitre le poids politique majeur de responsables de gauche dans les ministères clés :


Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, est l’ancien sénateur maire socialiste de Lyon.


La Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Nicole Belloubet, est l’ancienne adjointe au maire PS de Toulouse puis vice-présidente du Conseil régional PS de Midi-Pyrénées.


Le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, est l’ancien président PS de la région Bretagne et l’ancien ministre de l’Intérieur de François Hollande.


La ministre des Armées, Florence Parly, est une ancienne ministre du gouvernement socialiste de Lionel Jospin.


Le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, est un ancien sénateur radical de gauche.


Le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, Stéphane Travers, est un ancien député socialiste.


La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, est une ancienne conseillère de Martine Aubry.


La ministre des Outre-mer, Annick Girardin, est une ex-députée radicale de gauche (PRG).


Le secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, est un ancien député socialiste.


Le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances, Benjamin Griveaux, a été un élu PS du Conseil général de Saône-et-Loire et de l'agglomération de Châlon-sur-Saône. Il a été conseiller auprès de Marisol Touraine, et durant cinq ans conseiller de Dominique Strauss-Kahn.


Cette liste n’est pas exhaustive mais cette distribution gouvernementale apparait bien marquée à gauche et ne traduit pas un renouvellement politique.


CABINET DU PRÉSIDENT


Le cabinet du Président de la République réunit des collaborateurs politiques ayant fait leurs armes dans les cabinets des responsables politiques du Parti socialiste ces dernières années. Citons :


Le secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, a été directeur adjoint de cabinet de Pierre Moscovici au ministère des Finances, avant de diriger le cabinet de M. Macron à Bercy.


Le conseiller politique, Stéphane Séjourné, a été conseiller parlementaire de Macron et précédemment conseiller spécial au cabinet de Jean-Paul Huchon (président PS de région).


Le conseiller spécial, M. Ismaël Emelien, est un ancien membre de l'équipe Strauss-Kahn.


Le Conseiller prospective, Quentin Lafay, a été conseiller au cabinet de Marisol Touraine avant de rejoindre celui de Macron à Bercy.


La conseillère presse et communication, Mme Sibeth Ndiaye, a été conseillère des cabinets d'Arnaud Montebourg, puis d'Emmanuel Macron à Bercy.


Le Conseiller social, M. Pierre-André Imbert, n’est autre que l’ancien directeur de cabinet de Myriam El Khomri, alors Ministre du travail. Il est donné pour avoir été le rédacteur de la loi «travail» sous le précédent quinquennat. 


GROUPE PARLEMENTAIRE À L’ASSEMBLÉE NATIONALE


Le président du groupe parlementaire des députés du parti «La République En Marche», Richard Ferrand, est un ancien député socialiste.


Richard Ferrand a été désigné par Macron à ce poste suite à son départ du gouvernement compte tenu des enquêtes en cours sur les affaires dans lesquelles il semble impliqué. Puis pour confirmer ce choix, il a été élu par les députés La République En Marche, lors d’un vote à main levée, avec un score de plus de 99% ! Cette procédure démontre bien que la notion de renouvellement des méthodes politiques par LREM est une pure illusion.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que les postes clés de la majorité présidentielle sont occupés par d’anciens élus socialistes ou d’anciens membres de cabinets socialistes, tous politiques confirmés, que la présence des «nouveaux» élus LREM au gouvernement est négligeable, que le MoDem, suite aux départs du gouvernement de François Bayrou, Sylvie Goulard et Marielle de Sarnez, ne dispose plus que de deux postes subalternes au sein du gouvernement (ministre auprès du ministre de l'Intérieur et secrétaire d’État auprès du ministre des Armées). Il a donc été mis hors-jeu, que diverses personnalités marquées à gauche, même si celles-ci n’ont pas forcément eu de carte au PS, disposent de ministères techniques. Il s’agit de hauts fonctionnaires, d’une universitaire, d’un associatif, d’une sportive, etc.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que les membres des Républicains qui ont rejoint la majorité présidentielle de Macron en entrant au gouvernement se trouvent désormais dans une situation difficile pour plusieurs raisons, notamment, ils semblent ne pas avoir négocié des modifications du programme de Macron alors qu’ils s’étaient, initialement, prononcés contre ; ils apparaissent isolés au sein d’un gouvernement de gauche et ils ne pourront avoir aucun poids sur le groupe parlementaire de La République En Marche (LREM) conduite par Richard Ferrand car sur les 308 députés LREM, 126 viennent de la gauche, 117 de nulle part, 17 du centre et 48 de la droite.


Seront-ils comme les personnages du roman «Le Pont de la rivière Kwaï» (de Pierre Boulle) ou bien arriveront-ils à empêcher les mesures de gauche ? L’avenir le dira mais nous n’y croyons pas car la dépénalisation de la drogue qui est une mesure de gauche, réclamée par la gauche depuis longtemps, promise par la gauche au pouvoir sera mise en place par la nouvelle gauche au pouvoir.

  

LE DEVOIR D’OPPOSITION

Télécharger la communication du MIL du 27 juin 2017

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Repères : Le président de la République a été élu en mai 2017 sur un programme politique comprenant de multiples mesures. Son parti politique La République En Marche (LREM) a obtenu une majorité absolue lors des législatives de juin 2017. Il vient de renouveler son Premier ministre et de nommer un gouvernement pour appliquer ses projets.


Les propositions politiques, contenues dans le programme de l’Union de la Droite et du Centre (Les Républicains et l’Union des indépendants), sont bien différentes de celles du programme de Macron. Les députés élus sur le programme de l’union de la droite et du centre ont donc un devoir d’opposition.


On a pu entendre, ou lire, des déclarations de quelques responsables politiques de la droite et du centre selon lesquelles il faudrait être «constructif», c’est-à-dire, en fait, soutenir le gouvernement. Selon eux, il pourrait sembler que l’opposition serait en quelque sorte interdite, car, par nature, elle serait «frontale», «brutale» ou de «blocage».


D’une part, quand on se trouve en désaccord avec les propositions politiques de la majorité, il est naturel de se ranger dans les rangs de l’Opposition.


D’autre part, devant un parti disposant d’une majorité absolue, même sans l’appui du groupe du MoDem, il n’existe pas de possibilité de blocage, donc aucun risque de ce côté.


Enfin, l’opposition de droite a prouvé qu’elle savait voter des textes consensuels dans l’intérêt de la France sous le quinquennat socialiste de François Hollande (loi antiterroriste, état d’urgence, etc.) ; elle pourra continuer à le faire si de tels textes viennent à se présenter.


Les reproches qui sont faits à un positionnement dans l’Opposition ne sont en aucun cas justifiés.

Cela apparait surprenant que quelques députés de droite et du centre appellent à «voter la confiance au gouvernement» sans même connaitre le contenu du discours de politique générale du 4 juillet 2017 !


Vont-ils approuver l’augmentation de la CSG au 1er janvier 2018, alors qu’ils ont fait campagne contre ? Le recours aux ordonnances, annoncé par Macron sur les premiers textes de loi, ne permettra pas de débats parlementaires ni une approche constructive d’amélioration des projets.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle les élus, y compris ceux qui connaissent des doutes, à serrer les rangs et à s’inscrire dans une opposition tranquille et déterminée à la politique défendue par Emmanuel Macron.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constatant un réel flottement de l’opinion des électeurs traditionnels de la droite et du centre, appelle les députés et les sénateurs, de droite et du centre, à lever tous les doutes existants en confirmant leur engagement dans l’Opposition d’une manière bien compréhensible pour les citoyens qui sont déboussolés. L’une des solutions consiste à formuler des critiques précises contre des mesures données ; par exemple, en dénonçant le projet d’augmentation de la CSG, dès à présent.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a fait campagne contre les principales propositions du programme d’Emmanuel Macron, puis a participé aux campagnes législatives contre les candidats de La République En Marche (LREM). Il a donc déclaré très clairement son entrée dans l’opposition (voir «Le MIL dans l'opposition à Macron» - 16 mai 2017) et son souhait de contribuer à l’organisation de l’opposition de la droite républicaine.


  

LA RÉPUBLIQUE EN MARCHE (LREM), C’EST LE NOUVEAU PARTI SOCIALISTE

Télécharger la communication du MIL du 18 septembre 2017

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L’association « En Marche », à sa création, a d’abord été animée par le secrétaire général, Richard Ferrand, (député socialiste sortant), devenu ensuite ministre, puis démissionnaire en raison des poursuites judiciaires dont il fait l’objet.


La République En Marche (LREM) vient de se doter d’une direction collégiale qui comprend trois personnes issues du Parti socialiste.


Arnaud Leroy, ancien député socialiste (2012-2017). En décembre 2015, il était encore candidat socialiste de Gironde pour les élections régionales en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes (tendance Montebourg).


Bariza Khiari, est une ancienne sénatrice socialiste. Elle a même été vice-présidente socialiste du Sénat durant la période où la gauche disposait de la majorité (animatrice de la tendance Fabius).


Astrid Panosyan, a été conseillère municipale socialiste de Paris et déléguée nationale du Parti socialiste à la famille et aux inégalités (tendance Strauss-Kahn). Elle a été conseillère au cabinet du ministre de l’Économie, Emmanuel Macron.


Ces responsables du PS avaient rejoint Macron avant l’élection présidentielle.


À l’Assemblée nationale, le groupe LREM est présidé par Richard Ferrand, ancien député socialiste. Il serait trop long de lister les nouveaux députés LREM issus des rangs du Parti Socialiste (PS) ou du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS), qui viennent s’ajouter aux sortants socialistes reconvertis dans le parti du Président. Il y a bien davantage de parlementaires LREM ayant eu l’étiquette socialiste que dans le groupe «Nouvelle gauche» de l’actuel ancien PS !


Au Sénat, c’est François Patriat, ancien sénateur socialiste, qui a constitué et préside le groupe La République en marche au Sénat. Il a été un ministre socialiste de Jospin. Par ailleurs, le groupe LREM au Sénat est constitué d’anciens sénateurs socialistes.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que le parti politique La République en Marche et les groupes parlementaires de ce parti sont dirigés par d’anciens élus socialistes reconvertis. Cette reconversion leur a été imposée par l’échec du quinquennat de François Hollande pour continuer à exister politiquement. Macron a créé une «nouvelle marque» politique pour ces socialistes en empruntant aux méthodes de marketing qui conduisent à changer l’emballage et le nom d’un produit qui a connu des déboires. Le ralliement de quelques opportunistes issus du centre, qui ne contrôlent rien dans l’appareil politique LREM, fait partie de ce changement d’emballage politique qu’il faut dénoncer.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge, qu’après avoir présenté des projets plutôt neutres, Macron va naturellement revenir à des mesures clairement socialistes qui se traduiront dans le projet de loi de Finances 2018, la hausse des impôts pour les retraités, la loi logement, la gestion de l’immigration, la loi sur l’ouverture de la PMA pour les couples de femmes, la légalisation du cannabis, etc. Cette nouvelle période politique va ouvrir la voie à une opposition déterminée de la droite républicaine.


Depuis début 2017, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a régulièrement informé sur l’engagement à gauche de Macron et de son équipe :


Communication du MIL du 2 février 2017 : MACRON SOCIALISTE HONTEUX

Communication du MIL du 10 février 2017 : L’ÉQUIPE MACRON VIENT MAJORITAIREMENT DU PS ET DE LA GAUCHE

Communication du MIL du 26 juin 2017 : LA MACHINE MACRON EST DE GAUCHE


  

PMA SANS PÈRE : LA GAUCHE À LA MANOEUVRE

Télécharger la communication du MIL du 13 octobre 2017

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Repère : Le programme présidentiel de Macron prévoyait explicitement, dans son chapitre «Familles et société», l’ouverture de la PMA aux couples de femmes : «Nous sommes favorables à l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) pour les femmes seules et les couples de femmes.» (Objectif 2 : poursuivre l’avancée des droits).


La ministre de la Santé en juillet puis la secrétaire d’État à l’égalité entre les femmes et les hommes en septembre ont annoncé qu’une loi ouvrant la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes seules et aux couples de femmes, c’est-à-dire la «PMA sans père», serait proposée au Parlement en 2018, «probablement» dans le cadre de la révision de la loi bioéthique. Des «états généraux de la bioéthique» sont effectivement prévus et porteront sur toute une série de sujets : euthanasie, adoption par des personnes de même sexe, PMA sans père, recherche sur l’embryon, utilisation du sang de cordon ombilical, etc.


Cette annonce en faveur de la légalisation de la «PMA sans père» correspond à un engagement électoral du candidat Macron lors de la campagne présidentielle de 2017. Cette mesure vise à poursuivre la démarche amorcée par l’adoption, par Hollande et la gauche, du mariage homosexuel, par un encouragement à l’homoparentalité par l’utilisation de la PMA, la GPA ou l’adoption.


En France, l’assistance médicale à la procréation (AMP) est réservée aux couples non-homosexuels. Elle a pour objet de remédier à l'infertilité d'un couple ou d'éviter la transmission d'une maladie grave à l'enfant ou à un membre du couple. Elle ne doit en aucun cas être confondue avec la «PMA sans père». En généralisant le fait de «produire» volontairement un enfant dans le cadre d’une insémination, par donneur inconnu, à une femme seule (ou en couple lesbien), conduit à mettre au monde un enfant qui n’aura pas de père par construction. Cet enfant se trouvera dans une situation porteuse de problèmes notamment psychologique, psychique, d’identification et de place dans la société. Le cadre naturel du bon développement d’un enfant se situe au sein d’un couple composé d’une mère et d’un père.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’oppose à l’ouverture de la PMA aux femmes seules ou aux couples de femmes, dans la mesure où cette méthode a pour conséquence de «produire» un enfant sans père et que cette procréation d’un enfant va radicalement à l’encontre des droits de celui-ci. La «PMA sans père» pour les couples de lesbiennes ou les femmes célibataires est autorisée au Royaume-Uni, en Espagne ou en Belgique. Certaines femmes ont donc déjà recours à une intervention de PMA dans ces pays. Mais cela ne constitue aucunement une raison pour modifier notre législation nationale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que le combat contre la «PMA sans père» est loin d’être perdu. Une part de la gauche exprime sa franche hostilité à ce mode de conception, allant de José Bové (EELV) à «Charlie Hebdo» (avec un numéro consacré à dénoncer la «PMA sans père»). Les positions au sein du gouvernement macronien sur le calendrier d’adoption de cette mesure divergent.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’engage à participer activement à la mobilisation engagée contre la «PMA sans père» et appelle ses adhérents à se joindre aux initiatives menées localement en ce sens.


  

LE GÉNÉRAL CHARLES DE GAULLE NOUS QUITTAIT

IL Y A 48 ANS

Télécharger la communication du MIL du 9 novembre 2018

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Pour les patriotes et les défenseurs de la France, le 9 novembre 2018 est une journée du souvenir. En effet, il y a 48 ans, le général de Gaulle nous quittait.


Qui était le général de Gaulle ? Il faut rappeler aux plus jeunes d’entre nous que le général de Gaulle, outre ses faits d’armes contre l’ennemi durant la campagne de France de mai 1940, fut nommé sous-secrétaire d’Etat à la Guerre et à la Défense nationale dans le gouvernement Reynaud.


Alors que le maréchal Pétain négociait avec l’ennemi un armistice, le général de Gaulle rejoignait Londres d’où il lançait son célèbre appel à la mobilisation, à la résistance et à la libération de la France : l’appel du 18 juin 1940. Il parvint progressivement à rallier, sous son autorité, les mouvements de résistance intérieure et à imposer la légitimité de la France libre aux Alliés.

A la libération, il devint président du gouvernement provisoire, restaura la République et posa les fondements d’une France nouvelle. En désaccord avec les partis politiques, hostile au régime des partis de la IVème République, le général de Gaulle démissionna du gouvernement français en janvier 1946.


Reconnu comme étant le seul recours capable de résoudre le conflit algérien, le général de Gaulle est appelé à la tête du gouvernement en mai 1958. Il dota la France d’une nouvelle constitution, la Vème république était née. Il en devint le premier président en décembre 1958 et fut réélu en 1965.


Après avoir redressé la situation économique de la France en 1958, il mena de profondes réformes en ce domaine sur fond de prospérité des années 60 : décolonisation, construction de l’Europe et indépendance nationale. Il imposa aussi la France sur la scène internationale.

La crise de mai 1968, flambée sociale et culturelle, lui fournit l’occasion de concrétiser sa grande idée de Participation. En avril 1969, il proposa aux Français, par référendum, une grande réforme sur la régionalisation et le Sénat qui sera rejetée par les Français. Le général de Gaulle, considérant que la France ne pouvait prospérer durablement sans cette grande réforme, remit immédiatement sa démission et se retira à Colombey-les-deux-Eglises, où il décédera le 9 novembre 1970.


Le général de Gaulle aimait la France mais pas n’importe quelle France : une France puissante, une France indépendante, celle que l’on respecte. C’est pourquoi il dota la France d’une puissante défense nationale et de l’arme nucléaire.


Charles Pasqua a bien résumé l’esprit du gaullisme et de la résistance : «L’essentiel, c’est la capacité de refuser ce qui apparaît au plus grand nombre inévitable» (France Info – 5 juin 2015).

 

  

PRIÈRES DE RUE À CLICHY LA GARENNE : TROP C’EST TROP

Télécharger la communication du MIL du 13 novembre 2017

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Depuis huit mois, chaque vendredi midi près de l’hôtel de ville de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), l’Union des Associations Musulmanes de Clichy (UAMC) organise des prières de rue auxquelles participent 100 à 200 fidèles musulmans qui peuvent écouter des prêches en arabe installés sur leurs tapis de prière.


Il s’agit pour cette organisation musulmane de protester contre son expulsion d’un bâtiment municipal, intervenue à l’expiration de leur bail précaire. La mairie a en effet décidé d’utiliser ce bâtiment du centre-ville pour en faire une médiathèque et mis à la disposition un autre bâtiment avec un bail de 99 ans.


Une manifestation d’élus de la droite républicaine, portant leur écharpe tricolore, vient d’être organisée pour protester contre la tenue de ces prières de rue et contre l’inertie de l’État. Elle a réuni une centaine d’élus franciliens et a reçu le soutien de la population du quartier. Des maires, des parlementaires, des conseillers régionaux et départementaux (LR et UDI) ont défilé sur le mot d’ordre «Stop aux prières de rue illégales» pour demander à l’État d’intervenir.


Un important dispositif policier est mobilisé chaque semaine pour encadrer les prières.


La situation locale semble compliquée, d’une part, à cause des conflits existant entre plusieurs associations musulmanes rivales et, d’autre part, par le soutien apporté par la gauche municipale à cette opération. En effet, la perte de la mairie de Clichy-La Garenne (92) aux dernières municipales après des décennies de pouvoir socialiste a généré un désir de revanche, par tous les moyens possibles, des responsables de la gauche locale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) reste totalement opposé à tout financement public des mosquées, car il ne faut pas mettre en cause la loi de 1905 interdisant à l’État, aux départements et communes de subventionner l’exercice des cultes. La demande de mise à disposition de locaux par une organisation musulmane peut ainsi être assimilée à une demande de financement indirect. Les organisations musulmanes doivent assurer le financement de leurs lieux de culte.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la tenue de prières de rue à Clichy-La Garenne, comme cela a été le cas dans d’autres communes (Paris, Lagny-sur-Marne …), nuit gravement à l’image, dans l’opinion publique, de la religion musulmane, dans son ensemble (conquête de l’espace public au nom d’une religion…).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) soutient totalement l’intention du maire d’engager des recours en justice contre l’État pour le non-maintien de l’ordre public et souhaite un retour rapide à l’ordre républicain.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate, qu’en dépit des demandes répétées du maire républicain de Clichy-La Garenne, Rémi Muzeau, de faire intervenir la police au nom de «l’interdiction de l’occupation illégale du domaine public», ni le préfet ni le ministère de l’Intérieur n’ont cru nécessaire de répondre et d’apporter une réponse à la tenue de ces prières de rue. Or, la rue est un espace public, l’État doit agir. Le maire a totalement raison dans sa démarche.


On peut même se demander si finalement l’intention de l’État, en gardant le silence et en n’intervenant pas face à une situation inacceptable, n’a pas, comme arrière-pensée, de renforcer les forces politiques extrêmes.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) lance une campagne militante sur le thème : «Stop aux prières de rue illégales» et «Prières de rue illégales, trop c’est trop».

  

MACRON, UNE POLITIQUE PUREMENT FINANCIÈRE

Télécharger la communication du MIL du 27 novembre 2017

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La politique de Macron ne possède pas de dimension sociale. Elle est essentiellement de nature budgétaire. Elle vise principalement à satisfaire des intérêts financiers dans le cadre de la mondialisation. Face à la mondialisation, Macron ne tente pas de maitriser les effets pervers de la mondialisation en fixant des freins et des barrières pour sauvegarder la France (par exemple, faire payer leurs impôts aux multinationales).


Macron a décidé, pour la fin 2017, des mesures de réduction budgétaire (visant en particulier la réduction du budget de la Défense) et, pour 2018, un projet de loi de finances diminuant les budgets de l’emploi et du logement, mais surtout engageant la réorganisation de la fiscalité. Ces mesures vont avoir un impact social très négatif sur les Français des classes populaires et des classes moyennes. Citons quelques cas :  

-Les personnes rencontrant des difficultés sur le marché du travail vont être touchées par la suppression de 260.000 contrats aidés (entre 2016 et 2018). Leur disparition aura aussi des répercussions sur les activités des associations et des services publics, qui devront se priver de ces emplois et réduire leurs services.

-Les retraités qui vont subir une augmentation de la CSG de 1,7% dès le 1er janvier 2018 et qui verront leur pouvoir d’achat se réduire.

-Les Français qui vont subir l’augmentation des taxes et des amendes, notamment sur certains produits comme le carburant, le tabac ou avec la multiplication du nombre des radars dans les villes et sur les routes. Tout cela va venir s’ajouter à la pression fiscale existante que cela soit directe ou indirecte.


Les projets de Macron concernant l’assurance maladie, l’assurance chômage ou les retraites seront imposés par une majorité LREM à l’Assemblée nationale en 2018. Ils sont programmés comme devant aggraver la situation sociale. Pour réaliser des économies, ils conduiront à une diminution des prestations sociales.


Derrière le «chamboule-tout» fiscal, il existe une hypocrisie majeure puisque le taux des prélèvements obligatoires ne devrait baisser que de un point sur le quinquennat. Ce chiffre figure au programme présidentiel de Macron, confirmé par le gouvernement. Il n’y aura pas globalement moins d’impôts et taxes, mais une redistribution en faveur de certains, et en défaveur des classes populaires et des classes moyennes.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle son attachement à la conduite par l’État d’une politique sociale forte et se déclare en pleine opposition avec la politique purement financière de Macron. Celle-ci n’est pas en mesure d’apporter les réponses sociales attendues et de permettre un retour au plein emploi en mettant un terme au chômage de masse.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce la communication politique de Macron, menée avec le soutien de médias peu critiques et de politiques bien silencieux. Cette communication est destinée aux Français, mais, aussi et surtout, elle porte un message aux décideurs de Bruxelles, aux responsables des grandes puissances économiques mondiales et aux entreprises multinationales, comme les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) qui continuent à échapper à l’impôt.


  

LE MIL RÉAFFIRME SON SOUTIEN AUX FORCES DE L’ORDRE

Télécharger la communication du MIL du 30 novembre 2017

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Alors que les policiers nationaux et municipaux, les gendarmes, les pompiers, les douaniers… bénéficient d’une reconnaissance générale et du soutien d’une très grande majorité des Français, la multiplication des agressions morales et physiques contre eux ne fait que croitre. Il peut s’agir, notamment, de procès d’intention (slogans tels que «Tout le monde déteste la police»), d’injures, d’agressions physiques individuelles, de guet-apens, d’actions violentes dites «en marge de manifestations» (des centaines de blessés), de caillassage de véhicules dans les «quartiers» échappant à l’autorité de l’État (en particulier ceux des pompiers), d’attentats contre des locaux des forces de l’ordre et leurs occupants (incendies criminels à Grenoble et Limoges…). De plus, des violences sont, de plus en plus souvent, commises à l’encontre des membres des forces de l’ordre dans le cadre de leur vie privée en dehors des périodes de service.


Les producteurs de discours hostiles à la police portent une grande part de responsabilité dans les événements qui se déroulent depuis plusieurs années. Le mécanisme est bien connu : à partir de faits divers, plus ou moins étayés, des membres des forces de l’ordre sont directement mis en cause, puis ces critiques débouchent rapidement sur une mise en cause des forces de l’ordre dans leur ensemble et de l’autorité de l’État.


Des journalistes jouent un rôle dans la montée en charge d’un partie de la population contre la police ou la gendarmerie. Cette tendance repose sur le besoin de mise en scène de scandales (facteur économique des médias) et de la culture politique d’extrême gauche d’une part importante des journalistes (voir les résultats des élections syndicales de la profession de journalistes qui en attestent). Le fait que toutes les actions d’inspection (IGPN) soient menées le cas échéant, et que des sanctions ou condamnations soient prononcées pour donner suite à des affaires, ne suffit pas à faire baisser la pression. Les auteurs de ces actions «anti forces de l’ordre» sont de plusieurs sortes : les uns appartiennent à l’ultra gauche, principalement «antifa», anarchiste (par exemple en faveur des clandestins à Calais) ou écologiste radicale (comme les occupants des ZAD, «zones à défendre»), d’autres appartiennent à la mouvance islamiste (obéissant aux injonctions des groupes islamistes étrangers), enfin une autre partie est constituée de jeunes délinquants (trafiquants de drogue défendant un territoire de travail). Il faut noter qu’il n’existe parfois pas de frontière précise entre ces différentes catégories d’individus.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce la «haine anti flics et gendarmes» et apporte son entier soutien aux forces de l’ordre face aux mises en cause morales comme aux agressions physiques dont elles font l’objet.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le silence d’un trop grand nombre de responsables politiques et l’insuffisance des réponses apportées à ces agressions, en dehors de quelques affaires symboliques comme celle du véhicule de police incendié en 2016 avec des fonctionnaires de police à l’intérieur.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que ces agressions contre les forces de l’ordre interviennent dans une situation dégradée par la faiblesse des moyens (locaux dégradés et matériels défaillants), par l’insuffisance des effectifs et de leur augmentation, par la trop grande dispersion des missions, etc. Le malaise dans les rangs des forces de l’ordre qui en découle est malheureusement illustré par le nombre important des suicides.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la mission régalienne de l’État doit être assurée et que les moyens doivent être mobilisés bien au-delà des engagements qui ont été pris dans le projet de loi de finances 2018 et pour le quinquennat Macron. Dans ce contexte, la constitution d’une «police de sécurité du quotidien», annoncée par Macron, n’apparait pas répondre aux urgences et à la gravité de la situation (insécurité, violences, terrorisme, banditisme, menaces diverses). Cette initiative traduit un déni des risques majeurs que courent les Français en termes de sécurité. Elle ne suffira pas à ramener l’ordre dans les quartiers abandonnés et inaccessibles ni dans les autres quartiers. Les réponses politiques à mettre en œuvre doivent correspondre à la réalité du terrain et des menaces ; elles nécessitent une autre politique.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) lance une campagne militante sur le thème : «Police-Armée-Gendarmerie, je soutiens» et «La France soutient : Police-Armée-Gendarmerie».


  

BRAVO À LAURENT WAUQUIEZ, NOUVEAU PRÉSIDENT DES RÉPUBLICAINS

Télécharger la communication du MIL du 11 décembre 2017

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Repères : Le 10 décembre 2017, les adhérents du parti politique «Les Républicains» ont élu leur nouveau Président. Laurent Wauquiez a recueilli 74,64% des voix, soit 73.554 suffrages sur 98.543 exprimés. Il s’agit d’un vote démocratique qui s’impose à tous.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL), félicite, notamment en qualité de «personne morale associée» aux Républicains, Laurent Wauquiez pour son élection à la présidence de la formation politique de la droite républicaine. Cette élection constituait un enjeu politique majeur pour les années à venir, car un profond renouveau de la formation politique apparait indispensable dans tous les domaines, tous les secteurs et tous les territoires pour redresser la France, remporter les futures échéances électorales et faire que la France redevienne la France.


Cette élection démocratique à la présidence des Républicains a été le fait de vrais adhérents (payant une cotisation), à l’occasion d’un scrutin à bulletin secret réunissant plusieurs candidats de plusieurs sensibilités. Ce mode de fonctionnement politique s’oppose clairement à la récente élection de Christophe Castaner (l’ex-député socialiste) à la tête de «La République en Marche (LREM)». Ce candidat unique a été désigné par Macron, puis élu à main levée, par des élus du parti et certains adhérents «tirés au sort» (pour adhérer, il suffit de s’inscrire sans payer une cotisation !).  


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL), qui se revendique comme représentant de la droite gaulliste, civique et patriote, défend les valeurs gaullistes. Notre emblème est une croix de Lorraine et notre devise est la reprise de la phrase du Général Charles de Gaulle : «Il n'y a qu'une fatalité, celle des peuples qui n'ont plus assez de forces pour se tenir de­bout et qui se cou­chent pour mourir. Le destin d'une nation se gagne chaque jour contre les causes internes et ex­ternes de destruc­tion.» Le gaullisme n’est ni de droite, ni de gauche mais les premiers résistants étaient des hommes de droite (cf le texte de Michel Carage, compagnon de la Libération et ancien secrétaire général du MIL), et le peuple qui étaient et qui est encore la cheville ouvrière du gaullisme est un peuple de droite, de droite patriote et civique et aussi de droite sociale. Le général de Boissieu, compagnon de la Libération et premier président du comité d’Honneur du MIL, reprenait souvent cette phrase pour définir la droite : «Le chemin le plus court d'un point à un autre est la ligne droite».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite contribuer au bon développement du parti de la droite républicaine «Les Républicains». Il souhaite que des principes soient mis en œuvre :


-par un mode d’organisation permettant de mobiliser côte à côte toutes les bonnes volontés dans une logique civique de rassemblement ; il s’agit, non pas d’être une secte hégémonique comme nous avons pu le constater parfois, mais d’additionner toutes les tendances, valeurs et bonnes volontés comme avait si bien réussi à le faire Jacques Chirac avec le RPR et l’UMP ;


-par une ligne politique dont nous souhaitons qu’elle redevienne empreinte des valeurs de la droite gaulliste et patriote, même si d’autres valeurs doivent coexister. L’abandon du mot patriote est une erreur politique fondamentale aberrante ;


-par un retour à une action militante et à une pratique politique de terrain allant de l’affichage aux tractages jusqu’à la présence active dans les entreprises et les grands secteurs d’activité, jusqu’à l’action sur les réseaux sociaux mais sans que cela soit non productif d’adhésion et de militantisme. Pour gagner demain, il faut disposer du plus grand nombre d’adhérents convaincus et aussi de militants bénévoles actifs. Il ne faut plus faire appel à des sociétés commerciales, qui ont coûté fort cher dans un proche passé quand une action peut être gérée par des militants bénévoles même si l’efficacité est moindre ou le coût similaire. Les militants d’hier, d’aujourd’hui et de demain seront les artisans de la victoire de demain et les ignorer sera, à nouveau, les sources d’une défaite.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) désire participer pleinement à la reconstruction des Républicains et, par conséquent, disposer d’un lien privilégié avec son Président et d’une participation aux instances du parti pour contribuer à sa victoire aux prochaines échéances.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) défendra notamment quelques objectifs au sein des Républicains : L’augmentation massive du nombre des adhérents (à jour de cotisation) permettant de disposer d’un parti reconnu comme le premier parti de France (Seul le nombre d’adhérents et de militants fera la différence avec les micro et mini-partis menés par un homme ou un petit groupe d’élus). L’expression régulière d’une opposition franche à tous les projets de Macron et de sa majorité socialiste dès l’instant que cela est nocif pour la France. La mise en avant de propositions de droite républicaine pour mener une autre politique en faveur du plein emploi, de la politique familiale, de la baisse de l’imposition, de la sécurité, de la Défense de la Nation, du contrôle stricte de l’immigration et du statut de réfugier, de la solidarité avec les plus démunis ou des personnes âgées, du maintien du logement social, etc.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite que Les Républicains privilégient, sur tous les sujets, une ligne sociale gaulliste par opposition à la ligne excessivement libérale des tenants du CAC 40 qui méprisent les classes populaires et moyennes comme le fait Macron. L’intérêt des classes populaires et des classes moyennes doivent être au centre de la stratégie, de l’analyse et du discours politique des Républicains.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se veut être la droite civique, gaulliste et patriote. Un de nos combats est la sauvegarde d’une action politique gaulliste contre tous ceux qui veulent ou ont enterré le gaullisme, contre ceux qui ne veulent privilégier qu’un côté commémoratif ou ceux, à gauche ou à la droite extrême, veulent le récupérer pour des raisons politiciennes opportunistes. Tout cela a lieu car notre famille politique s’éloigne du gaullisme d’origine. À nous de mener ce combat et de faire redécouvrir nos valeurs comme valeurs actuelles. Nous voulons maintenir un gaullisme politique d’action.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) pense que Laurent Wauquiez, nouveau président des Républicains, sera l’homme qui préservera, contrairement à d’autres, toutes les tendances et toutes les valeurs, dont celles des gaullistes. Il est celui qui reprend en très grande majorité les valeurs que nous défendons. Il a maintenu sa ligne malgré les nombreuses critiques «politico-médiatiques» venant de certains qui essayent, par ce biais-là, de payer un droit d’entrée dans la nouvelle gauche «macroniste».

  

IL FAUT CASSER LA SPIRALE MIGRATOIRE VERS LA FRANCE

Télécharger la communication du MIL du 12 janvier 2018

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Référence : Le seuil «officiel» des 100.000 demandes d’asile par des étrangers a été dépassé pour la France en 2017 avec par ordre décroissant : les Albanais, les Afghans, les Haïtiens, les Soudanais, les Guinéens, les Syriens, etc. Ce chiffre ne compte que les personnes identifiées dans cette procédure. Près de 43.000 personnes ont été admises à rester en France (nombre en hausse de 17 % par rapport à 2016) aux titres du statut de réfugié (36.000) et de la protection subsidiaire (7.000). Tandis que les migrants déboutés du droit d’asile, se trouvant donc en situation irrégulière, n’ont pas été expulsés, pour la grande majorité.


La circulation en France de ressortissants étrangers est largement ouverte pour des raisons diverses, notamment pour tourisme, études en France, contrats de travail. Les règles de ces entrées et sorties sont différentes selon les pays. Les critiques sur le caractère supposé fermé de notre pays sont totalement infondées. Une part des étrangers entrés légalement demeurent sur le territoire de manière illégale au lieu de repartir après leur séjour. D'une part, l'identification des étrangers en situation irrégulière n'a pas pleinement lieu. D'autre part, s'ils sont identifiés, leur expulsion du territoire est rare par manque de volonté politique. Le nombre des clandestins s’accroit donc très régulièrement. Ce chiffre est, en plus, augmenté par les déboutés des demandes d’asiles qui deviennent des clandestins : plus de 57.000 en 2017 !


Des étrangers entrent en France de manière illégale : les uns pour traverser notre pays, souvent vers la Grande-Bretagne (voir la concentration dans la région de Calais), les autres avec l'intention de s'installer en France en disposant, ou pas, de relations dans notre pays. Cette migration se déroule actuellement via la Turquie vers la Grèce ou via la Libye vers l'Italie. Ces personnes sont pour la plupart non-francophones contrairement à des périodes antérieures. L'entrée de ces migrants clandestins est retardée par les dispositifs (douanes, police, gendarmerie) en place, mais nos frontières restent trop perméables. Une fois entrés sur le territoire, ces clandestins posent problème : campements sauvages ou hébergements difficiles, problèmes sociaux, question de santé, délinquance éventuelle, etc.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la France n'a pas vocation à accueillir une très grande population étrangère compte tenu de sa situation actuelle, caractérisée déjà par la présence de populations d’origine étrangère, mal ou peu intégrées. Plus particulièrement, la France ne doit plus et ne peut plus accepter des personnes trop éloignées de sa civilisation, de sa langue et de ses valeurs.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que l'accueil et la prise en charge matérielle de ces migrants, sont assurés par des acteurs, le plus souvent associatifs, financés par l'État. La plupart de ces associations militent en faveur de l’installation en France de ces étrangers, apportent un appui significatif à l’immigration illégale et luttent contre tout contrôle pour éviter les expulsions. Elles ne respectent pas pleinement la légalité. Elles n’ont plus de légitimité à recevoir des subventions de l’État et des collectivités territoriales.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que le contrôle aux frontières doit être rétabli sérieusement pour être le plus efficace possible. D'une manière générale, le contrôle aux frontières a vocation à combattre tous les trafics criminels : armes, drogues, traite humaine (enfants et prostitution), organes, produits de contrefaçon, terroristes islamistes, migrants économiques, etc. Ce contrôle comprend des actions en amont et en aval des frontières et un travail de renseignement considérable. Il cible les actions à mener à l’encontre des «passeurs».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) reste favorable au droit d’asile dans la mesure où les demandes sont fondées. Les demandes doivent être examinées de manière très rapide avec une grille de lecture transparente. Une liste des pays ne posant pas de problème doit être établie avec précision (notion de «pays sûrs»). Les ressortissants de ces pays doivent retourner dans leur pays d’origine, c’est-à-dire être expulsés rapidement (par exemple, dans le cas des Albanais). Les dossiers de personnes en provenance de pays où se développe une répression politique, ethnique ou religieuse, comme la Turquie actuelle (qui persécute les responsables de l’opposition et des responsables kurdes), doivent être examinés. Une prudence doit prévaloir à l'égard de ceux qui brouillent leur identité : absence de papiers, déclarations non étayées par des documents officiels, revendication du caractère de mineur, etc. Les personnes, dont la demande d'asile a été refusée, doivent être expulsées de manière effective et systématique, ce qui n’est pas aujourd’hui le cas, à de rares exceptions près.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que, dans un monde où la circulation des informations par Internet est généralisée et immédiate, le message à faire passer aux migrants clandestins, comme aux passeurs de ces migrants, est que la France n'est pas une bonne destination pour eux. Il faut réinstaurer l’utilisation des charters pour les expulsions afin de marquer à nouveau les esprits sur les lieux de départ des futurs migrants.

  

L’AUTORITÉ DE L’ÉTAT EN CHUTE LIBRE

Télécharger la communication du MIL du 15 janvier 2018

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Référence : Des militants d’ultra gauche (écolo-radicaux, anarchistes, etc.) occupent, depuis 2009, le site du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Ainsi 1.600 hectares échappent à l’autorité de l’État. Un débat agite l’exécutif pour savoir s’il convient de passer par une négociation (abandonnant le territoire à ses occupants) ou par une expulsion faisant intervenir les forces de gendarmerie.


Dans de trop nombreux cas et depuis de nombreuses années, l’autorité de l’État n’est plus respectée en France. L’exécutif n’assure plus pleinement sa fonction qui est de faire régner l’ordre. Le laisser-aller et la «bienveillance» à l’égard des délinquants, des islamistes, des militants de l’ultra gauche, etc. sont devenus beaucoup trop fréquents. À force de ne pas réagir aux atteintes à l’ordre républicain, des situations se sont installées et la résolution des problèmes posés devient plus ardue. Il existe de nombreux exemples de cet abandon de l’exercice de l’autorité de l’État : Occupation de territoires pour s’opposer à des projets d’intérêt public comme à Notre-Dame-des-Landes ; abandon de nombreux quartiers populaires à des bandes ou des gangs : les services publics, comme les commerces, ne peuvent plus demeurer ; permanence de campements de migrants (à Calais, à Paris, etc.) sont évacués et reconstitués régulièrement, avec le soutien matériel et organisationnel d’associations d’aide aux migrants ; acceptation de prières de rue par des musulmans, comme pendant un an à Clichy La Garenne ; «débordements» de manifestations syndicales par des militants d’ultra gauche armés et offensifs, qui commettent à la fois des actes de vandalisme et des agressions physiques contre policiers et gendarmes, comme à Nantes, à Paris ou à Rennes ; agressions individuelles contre des membres des forces de l’ordre en service, ou hors service, par des délinquants (voir la succession des agressions récentes) ; insuffisance de l’interdiction des activités islamistes radicales dans des mosquées, dans des associations pseudo-cultuelles, vis-à-vis de cafés réservés aux hommes, etc.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur tout le territoire français. Pour cela, d’une part, il importe de réagir immédiatement à tout nouveau signe de mise en cause des lois de la République pour émettre un signal du changement des règles du jeu. D’autre part, il faut s’attaquer à tous les points de fixation existants avec détermination. Il faut afficher cette détermination et l’exercer intelligemment, tranquillement, sereinement, mais avec fermeté.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que les auteurs de ces actes illégaux, et en particulier de violences, délinquants, islamistes, militants d’ultragauche et membres d’autres groupes et communautés, doivent faire l’objet de poursuites. Les arrestations, jugements et condamnations de ces personnes, dans le cadre des lois existantes, doivent être la règle.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que ces casseurs, occupants, complices et délinquants reçoivent le soutien d’une part des journalistes, de personnalités et de responsables de partis politiques de gauche et d’extrême gauche. Plusieurs arguments sont mis en avant par les partisans d’une société «bienveillante» : d’une part, les actions illégales sont présentées comme des «faits de société» à observer et analyser, car, nous dit-on, la faute en revient à la société tout entière : au chômage, à la colonisation, au racisme, etc. (cette thèse a déjà été développée par Macron). D’autre part, le risque que le rétablissement de l’ordre fasse des blessés voire des morts l’emporte sur l’exercice du droit. Ces arguments appartiennent à une argumentation de subversion visant l’affaiblissement de l’Etat.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que l’intérêt général, celui de tous les Français, est que l’ordre républicain règne, que la sécurité soit assurée, que la libre circulation soit possible partout pour les femmes et les hommes dans notre pays, que la liberté de s’exprimer et de manifester existe, que la prévention de la radicalisation et des projets d’actions terroristes islamistes soit effective.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle l’Etat à rétablir la confiance des citoyens en assurant l’autorité de la République avec détermination.

  

LA FRACTURE SOCIALE EST TOUJOURS LÀ

Télécharger la communication du MIL du 19 janvier 2018

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La «fracture sociale», développée par Jacques Chirac et conceptualisée par Philippe Seguin durant la campagne électorale de 1995, n'a pas cessé de se développer au cours de ces dernières décennies, en particulier depuis la grave crise économique de 2008. La population ayant un emploi a diminué sur ces dix dernières années, tandis que la population active a augmenté du fait d’une démographie positive et de la modification de l'âge de départ à la retraite et du nombre de trimestre nécessaire. Un français sur dix est aujourd’hui inscrit à Pôle emploi (6.600.000 inscrits du 67 millions d’habitants) et c’est, sans compter tous ceux qui pourraient être inscrits, mais qui ne le demandent pas faute de bénéficier d'indemnisation-chômage. Sont notamment ainsi non-inscrits à Pôle emploi de nombreux jeunes (à l’issue de leurs études) et une part importante des allocataires du Revenu de Solidarité Active (RSA). La proportion des Français, sans aucune ressource, en situation précaire (contrats courts successifs ou temps partiel à horaire réduit) ou disposant de ressources inférieures au seuil de pauvreté, est inacceptable. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce l'orientation présidentielle qui joue pour «ceux qui réussissent» par rapport à «ceux qui ne sont rien». Les propos du Président tenus au cours des mois passés montrent un certain désintérêt, voire du mépris, à l’égard de certaines catégories populaires.


Il vise explicitement une population privilégiée de hauts-cadres ou startuppers à vocation internationale, profitant largement de la mondialisation, mais également tous ceux qui aspirent à entrer dans cette catégorie, même si la plupart n’y appartiendront jamais ! Force est de constater que la grande majorité des Français ne bénéficient pas de ce type de situation.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL), en tant que mouvement gaulliste, appartient à la tradition d’une droite républicaine qui milite pour la justice sociale. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la principale priorité pour sortir de la situation présente réside dans la recherche du plein emploi. Aujourd’hui, Macron ne vise pas le plein emploi à la fin de son quinquennat, mais, au mieux, une légère baisse du taux de chômage. Il a accepté de renoncer au combat du plein emploi et d’abandonner une partie de la population considérée comme «inutilisable» dans la société qu’il veut créer. L’État devrait encourager certaines initiatives économiques par une politique volontariste, encore faut-il qu’elles profitent à la France (c’est-à-dire en premier lieu aux secteurs de production : agriculture, construction, industrie et numérique et de recherche) et, parallèlement, il ne doit pas oublier tous les autres citoyens.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) reproche à Macron de proposer des équations qui n'ont pas de solutions. Macron n’est pas dans le vrai. Après des lois permettant une communication consensuelle (moralisation politique), il a fait adopter les ordonnances sur le travail qui ne devraient créer, au final, aucun emploi significatif. Il est en train d'abandonner les promesses d'indemnisation chômage fait aux indépendants et aux salariés démissionnaires. Sa réforme du mode d'entrée à l'université va mener, en 2018, à des tensions fortes au niveau de la jeunesse et des familles, sans régler les problèmes sur le fond.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que les victimes de la politique actuelle seront les plus démunies, les jeunes à l’entrée dans la vie active, les retraités (augmentation de leur CSG), mais aussi les Français des classes moyennes, dont les impôts et taxes s’accroissent et vont encore s’accroitre. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que les clés à la situation actuelle résident dans la priorité absolue à accorder à la création de nouveaux emplois, combinée à la baisse des prélèvements obligatoires (profitant aux personnes qui paye des impôts). Ainsi, une part importante des «sans-emploi» sortiraient de la précarité et trouveraient un projet d’avenir et les classes moyennes verraient leurs revenus augmenter au travers de la baisse de la pression fiscale. Une politique de solidarité efficace pourrait être assurée au profit des personnes en transition professionnelle et des personnes trop éloignées de l’emploi (personnes âgées, malades ou handicapées). Les salariés doivent bénéficier d’un intéressement, de systèmes de participation et d’un accès à l’épargne salariale.


Si la droite républicaine veut reprendre le pouvoir politique, il faut qu’elle s’engage totalement sur le terrain du pouvoir réel sans oublier qu’il faut enfin s’attaquer réellement à la fracture sociale entre Français, sans lâcheté, ni perte de mémoire. La reconquête ne peut que passer par le peuple de droite et par les gaullistes.

LE COMBAT DROITE - GAUCHE

TOUJOURS ET ENCORE PLUS D’ACTUALITÉ

Télécharger la communication du MIL du 6 février 2018

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Référence : Suite à l’invalidation des élus, des élections législatives partielles viennent d’avoir lieu à Belfort et dans le Val-d’Oise.

Au-delà des contextes locaux et du caractère réducteur lié à la forte abstention dans le cadre des législatives partielles, ces élections font clairement apparaître une opposition entre : d’une part, Les Républicains (LR), et, d’autre part, La République en Marche (LREM).


Par rapport aux législatives de juin 2017, LR progresse, tandis que LREM recule. Les candidats Républicains l’ont finalement emporté dans les deux circonscriptions.


Les forces politiques extrêmes, le Front national (FN) et La France insoumise (LFI) ont été réduites, bien en dessous du score de leur candidat respectif à la présidentielle de 2017. Le FN voit ses scores affaiblis par les candidats «Patriotes» de Philippot, même si ce dernier échoue à effectuer une percée. L’eurodéputée «Les Patriotes», Sophie Montel, n’obtient que 2 % des voix sur un territoire qui est le sien. Cette concurrence au sein de l’extrême droite va se poursuivre au moins jusqu’aux élections européennes. La France Insoumise obtient autour de 12% des voix et consolide sa position de principale force de gauche marxiste.


Le Parti socialiste tend à disparaître avec des scores de 2,6% et 6%. Ces résultats confirment que la plus grande part des électeurs du Parti socialiste ont migré vers le parti social-démocrate, LREM, comme lors de la présidentielle et des législatives en 2017. Christophe Castaner, le patron de LREM, le nouveau parti socialiste, se consacre actuellement, en priorité, à la désignation de têtes de liste crédibles localement pour les municipales prochaines. Il «fait son marché», ville par ville.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la situation politique se clarifie à nouveau, à cette occasion, avec un retour à une opposition traditionnelle gauche-droite entre LREM et Les Républicains. Il y a bien modification de la donne dans la mesure où LREM est un parti socialiste social-démocrate et non un parti marxiste. Cela ouvre à ce parti l’opportunité de continuer à conclure des alliances avec le MoDem et, probablement demain, d’en conclure une avec le Mouvement radical, social et libéral (MRSL), issu de la récente réunification du Parti Radical et du Parti Radical de Gauche (PRG). Il peut, peut-être à nouveau, bénéficier de quelques transfuges de droite attirés vers LREM pour des motifs divers (obtention de fonctions, stratégie électorale en vue des prochaines municipales, dissensions locales internes à la droite, etc.) et séduire des électeurs de droite modérée qui pensent encore qu’il faut «laisser sa chance à Macron».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) prend en compte cet éclatement de la gauche socialiste entre un pôle social-démocrate (LREM) et une nébuleuse socialo-marxiste et écolo (LFI, EELV, Génération.s, PS, PCF…). La droite républicaine se trouve face à deux adversaires et doit employer des arguments adaptés en réponse à chacune des gauches pour les combattre.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu’il va falloir convaincre les électeurs que ce n’est pas parce que les mesures du gouvernement social-démocrate sont combattues par la gauche de la gauche (LFI, PCF, CGT, UNEF, NPA…) qu’elles sont bonnes.


La politique menée par Macron en matière de fiscalité, de sécurité, d’emploi, de logement, d’immigration, de famille, etc., doit faire l’objet d’une critique pédagogique et claire de la part de la droite républicaine pour faire comprendre sa nature de gauche social-démocrate.

Cette critique est évidemment radicalement différente de celle de l’extrême gauche.

  

OUI À L’EUROPE UNIE DES ÉTATS, NON À L’EUROPE SOCIALISTE OU FÉDÉRALE

Télécharger la communication du MIL du 8 février 2018

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La France se situe géographiquement en Europe. En tant que Français, nous sommes donc Européens. La France est membre de l'Union européenne (UE), dans le cadre de traités internationaux, comme 28 autres pays. Cette Union réunit une partie seulement des pays européens. Comme cela a été prévu dans les traités, chaque nation peut entrer ou sortir de cette Union. C'est ainsi que le Royaume-Uni a décidé de dénoncer ces traités et de sortir de l'UE : BREXIT.


Parallèlement, il faut garder à l’esprit que la France est membre d’autres institutions européennes ou internationales, comme le Conseil de l’Europe, la zone euro, l’OTAN, etc.


L'Union européenne n'est pas un pays, mais une association politico-économique de pays qui délègue par traité l’exercice de certaines compétences à des organes communautaires. L'UE, avec une population de plus 500 millions d'habitants, constitue un grand marché commercial et une puissance économique mondiale. Mais l’appartenance à l’UE n’implique pas que nous soyons d’accord avec la politique menée, à un moment donné, par la Commission européenne. Le système de gouvernance (Commission, Conseil et Parlement) ne donne pas une juste place aux États membres de l’Union.


Le projet politique porté par la Commission européenne, jusqu’à présent, est issu d’une entente tacite entre des partis de centre droit (Parti populaire européen) et des partis de gauche (Parti socialiste européen) en faveur d’un projet de construction fédérale, du type «États-Unis d’Europe».


D’autres choix politiques sont évidemment possibles pour conduire l’Union européenne. Un débat doit être conduit sur chaque politique menée, à commencer par le contrôle de l’immigration et des frontières extérieures.


Il faut tout faire pour empêcher une dérive fédérale des institutions de l’UE. La notion même de «constitution européenne», correspondant à un changement de la nature de l’Union, a été largement rejetée en France, comme dans d’autres pays (Pays-Bas), à l'occasion du référendum de 2005. Cette dénomination symbolique a été abandonnée, même si un traité international de plus, avec un contenu bien proche du texte refusé, a été signé sans aucune consultation populaire.


Les peuples des pays membres de l’Union européenne s’interrogent sur l’avenir de l’Union. Un nouveau projet est nécessaire et la réflexion à ce propos doit tenir compte de la réalité actuelle.

D’une part, l’UE existe, des décisions ont été prises. Elles sont soit bonnes, soit discutables, soit mauvaises. On doit accepter les bonnes choses, voire agir pour les améliorer, et remettre en cause le reste.


D’autre part, compte tenu des différences de situation entre pays membres sur le plan social et économique, comme des choix politiques démocratiques propres à chaque nation, une convergence plus complète portant sur la fiscalité, les règles sociales, la législation, etc.) entre les nations n'apparaît ni possible ni souhaitable. Il faut accepter cette réalité et abandonner définitivement l’idée de marcher vers un modèle unique dans tous les domaines dans tous les pays de l’UE.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne les responsables politiques français et européens comme les journalistes qui prétendent faire croire que le débat se situerait uniquement entre les pro et les «anti-Europe», avec, d’un côté, les partis extrêmes anti-européens (FN et LFI) et, de l’autre, les fédéralistes européens (LREM, MoDem, etc.) qui veulent transformer l’Union européenne en un état supranational par un abandon progressif des compétences nationales au niveau de Bruxelles.


Comme le résume très bien la formule de Laurent Wauquiez :

« Nous aurons à combattre deux dangers, d'une part, la sortie de l'Europe et, d'autre part, la fuite en avant vers toujours plus de ce que les peuples ont rejeté. ».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) est pour l’Union européenne, mais juge que sa politique doit changer en profondeur pour être clairement celle d’une «Europe des Nations». L’objectif de construction d’un état fédéral européen doit être abandonné. La politique de l’Union doit être recentrée sur quelques compétences bien bornées et gérées par des accords entre nations sans intermédiaires sans légitimité. De fait, dans de nombreux domaines la Commission européenne a initié des politiques sur des sujets qui débordent les compétences dont elle dispose selon les traités. Il faut renforcer certaines initiatives ; préférence communautaire, Erasmus, programmes de recherche, transports, frontières extérieures, lutte contre le terrorisme et le banditisme international, grands projets de développement communs… et rétrocéder certaines compétences aux seules nations. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite que la France retrouve la maîtrise de ses frontières, parce que les accords de Schengen n’ont pas donné les résultats annoncés. En particulier, la Roumanie et la Bulgarie ne doivent pas bénéficier des accords de Schengen, comme le souhaite Macron.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) ne considère pas opportun un élargissement de l’Union aux pays des Balkans (Albanie, Bosnie-Herzégovine, Kosovo, Macédoine, Monténégro ou Serbie, dans l’immédiat). Des accords commerciaux peuvent, par contre, être passés avec ces pays, comme cela a déjà été le cas avec la Moldavie, la Géorgie et l’Ukraine. Toute négociation avec la Turquie (pays asiatique en voie vers la dictature) doit être abandonnée.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que l’Union européenne n’a pas autorité sur les Nations membres. La position actuelle de la commission européenne est porteuse de contentieux et de conflits. Aucune décision prise par la Commission ne doit aller à l'encontre des décisions des états membres. La souveraineté des nations doit primer. Les collaborations doivent se construire entre des pays volontaires sur les projets, pour avancer très concrètement, sans avoir besoin d’attendre une unanimité qui ne se trouvera pas. Les décisions prises ne doivent s’appliquer alors qu’aux pays qui le souhaitent.

  

L’IDÉOLOGIE ISLAMISTE INTÉGRISTE PROGRESSE EN FRANCE

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En résumé : L’islamisme intégriste progresse en France. Au-delà des terroristes islamistes menant des assassinats ou des attentats, les islamistes intégristes sont désormais soutenus, dans notre pays, par un nuage de sympathisants, plus ou moins engagés à leurs côtés, qui exercent une forte pression sur les intellectuels, les politiques ou les journalistes. Cette pression conduit, d’une part, à la soumission (par le silence) de certains responsables, d’autre part, à la collaboration d’«islamo-gauchistes» et, enfin, à la nécessité d’animer une résistance farouche contre cette idéologie totalitaire et ses partisans. 


Définition : «L'islamisme est un mouvement qui formule la révélation divine en termes politiques et exige que la charia soit la source unique du droit et du fonctionnement de la société. » (Larousse).


L’islamisme repose sur un substrat et un discours religieux, mais propose un projet de nature politique. Elle apparaît donc comme une idéologie totalitaire à l’image du nazisme ou du communisme. Il faut clairement la distinguer de l’islam, qui est une religion, au sens occidental du terme, pratiquée par des Français de religion musulmane. L’idéologie islamiste totalitaire progresse en France. Elle attire à elle, de la même manière que cela a pu être le cas pour les idéologies totalitaires antérieures (nazisme ou communisme), des personnes connaissant des difficultés sociales, en manque de repères, à la recherche d’une communauté structurée, et, évidemment en grande majorité, des musulmans victimes du prosélytisme d’islamistes radicaux. Des personnes adhèrent même à l’islamisme, sans être réellement musulmanes, puis se convertissent. Les partisans de cet islam radical prétendent imposer leurs vues à la société. Ils refusent d’accepter la moindre critique de leur projet politique et dénoncent toute observation sous le terme d’ «islamophobie».


L’islamisme progresse et se traduit par le développement d’un nuage de sympathisants qui, par leurs attitudes ou par leurs propos, «comprennent» les islamistes («comprendre» signifie «excuser», si ce n’est «participer»). Ils émettent nombre de messages agressifs et d’insultes sur les réseaux sociaux, dont Twitter. Ces sympathisants confondent, plus ou moins, la pratique de leur religion musulmane et le discours politique islamiste porté par des militants politiques islamistes. Ils refusent la réalité et prennent la défense de l’idéologue politique Tariq Ramadan, auteur présumé de violences sexistes, en dépit de l’évidence des témoignages et des faits. De même, ils affirment que les attentats perpétrés par des terroristes islamistes, en France, ne sont que des coups montés contre les musulmans (cette théorie du complot tourne en boucle).

Les islamistes incitent des musulmans à «accéder à une visibilité» (par le choix de leur habillement ou par leur mode de vie) afin de se détacher de notre société. Cette démarche communautariste des islamistes vise clairement à faire bénéficier les musulmans, à terme, d’un statut propre au sein de la République. Elle passe par la recherche d’une désolidarisation de la France et par une critique globale de la société occidentale.


L’islamisme est l’idéologie totalitaire de combattants (djihadistes) qui mènent des actions terroristes contre les Français et d’autres peuples à travers le monde. Les islamistes mobilisent leur nuage de «sympathisants d’un moment» pour tenter de subvertir à peu près toute la société : éducation, police, santé, prisons, entreprises, etc.


Le traitement de l’information par une large part des médias vis-à-vis de l’islamisme vient accentuer le phénomène de contamination de l’opinion.


La soumission : Les actions engagées contre toute opinion critique envers l’islamisme se multiplient (dont des recours auprès du CSA). L’idéologie islamiste totalitaire exerce au travers de ses relais (dont les réseaux sociaux) une pression très forte sur les médias. En conséquence, nombre de journalistes acceptent une véritable soumission pour assurer leur tranquillité. Elle se concrétise par le silence qui règne sur nombre de réalités sociales françaises (quartiers, prisons, etc.). Nous nous trouvons dans le cadre d’une véritable guerre idéologique, loin de toute religion.


Les collabos : D’autres journalistes vont plus loin et collaborent à cette idéologie totalitaire islamiste, aussi dangereuse qu’ont pu l’être le nazisme et le communisme. De fait, il s’agit de journalistes d’extrême gauche, d’où l’appellation d’«islamo-gauchistes». Une illustration concrète en est donnée par l’analyse d’une journaliste de Mediapart (site internet d’extrême-gauche) : «L’islamisme, en tant que tel, n'est pas, en soi, une chose grave. L'islamisme est un phénomène qu'il faut comprendre et expliquer.» (Mediapart - Jade Lindgaard).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que le délit de «blasphème» n’existe pas en France. Dans le cadre de la liberté d’expression, il est possible de critiquer les sectes, les religions, ou l’une d’entre elles, comme il est tout à fait permis de critiquer l’absence de religion. La liberté d’expression consiste en particulier à dénoncer des dérives totalitaires. Chacun est libre de ne pas apprécier une religion à cause de son histoire, de son message, de certaines pratiques présentes ou de son projet et de l’exprimer sans être attaqué. Par contre, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce évidemment tout appel à la haine ou à la violence à l’encontre des biens et des personnes sur un quelconque critère religieux ou politique.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce les silences d’intellectuels, de politiques et de journalistes à propos des déclarations et des actions menées par des islamistes, porteurs d’une idéologie totalitaire ; mais, également, des silences sur certains pans de la réalité sociale notamment l’existence de zones de non-droit, les violences faites aux femmes, les pratiques illégales.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne les personnalités de la gauche radicale qui se comportent comme les «idiots utiles» de l’islamisme, soucieux de s’inscrire dans la continuité des combats gauchistes tiers-mondistes de leurs aînés. Ces «islamo-gauchistes» considèrent, en quelque sorte, l’islamisme comme «la religion des opprimés». Ce courant rassemble, dans leur esprit, des personnes issues de l’immigration («les victimes historiques du colonialisme») et eux-mêmes, les «intellectuels progressistes».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que l’État et ses institutions doivent évidemment faire face aux combattants islamistes, mais qu’il importe parallèlement de se mobiliser pour s’opposer à leurs sympathisants avec la plus grande fermeté. Si des Français, ou des étrangers résidant en France, souhaitent vivre dans un pays où la religion musulmane est la religion d’État, où le droit coranique est appliqué, et où l’islamisme, dans sa version locale, est le régime politique, elles doivent rejoindre l’un de ces pays pour y vivre, comme l’ont fait, par exemple, les personnes fascinées par le «Groupe État islamique» qui ont su rejoindre la Syrie.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle l’actualité de ses slogans : «Islamisme, terreau du terrorisme» et «La France aimez-la, ou quittez-la». Slogan que nous avons repris en 1991 d’un slogan des Républicains américains sous Donald Reagan : «América, love it or leave it».


  

MAI 1968 - L’INSURRECTION GAUCHO-COMMUNISTE RATÉE

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Les manifestations, émeutes, incendies, grèves, occupations de bâtiments publics, violences faites aux personnes, etc. ayant eu lieu en mai 1968, puis la réaction gaulliste et républicaine du 30 mai au 30 juin 1968 et, enfin, les conséquences politiques de ce printemps dans les années qui suivirent, constituent aujourd’hui, cinquante ans plus tard, des éléments de l’Histoire de France.


Des centaines de livres ont eu l’occasion de présenter les faits de tous les points de vue et sous tous les aspects. Le livre de Raymond Aron : «La Révolution introuvable. Réflexions sur les événements de mai», paru chez Fayard à l’automne 1968, contient sans doute l’une de meilleures analyses réalisées par un contemporain des faits.


En 2018, des journalistes et des personnalités politiques veulent exploiter le filon. Des participants, survivants de l’époque, rêvent de raconter leurs souvenirs de jeunesse ; des séminaires universitaires seront organisés sur le sujet ; des débats auront lieu. On vendra des produits commémoratifs, des livres, des films et des gadgets. Ce phénomène est incontournable. L’exposition à l’Hôtel de Ville de Paris à la gloire du terroriste et tortionnaire Ernesto «Che» Guevara montre la volonté de la gauche de passer sous silence les horreurs et les crimes du mouvement communiste international.


Personne n’empêchera Daniel Cohn-Bendit de pérorer sur son «Mouvement du 22 mars» et se remémorer sa jeunesse gauchiste, même si ce personnage très trouble est devenu aujourd’hui un «libéral libertaire européen écolo», soutien déclaré d’Emmanuel Macron.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que les évènements de mai et juin 1968 ne devraient faire l’objet d’aucune «commémoration officielle» de la part de l’exécutif et témoigne de son inquiétude suite aux rumeurs d’une possible mise en scène du cinquantenaire par Macron.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que le mois de mai 1968 est une période complexe issue de la résultante de phénomènes divers dans le contexte politique et sociétal de l’époque.


Dans le cadre de l’explosion quantitative des effectifs étudiants dans un système peu préparé à cette évolution, la mobilisation d’une mouvance universitaire contestataire, autour de l’UNEF (organisation étudiante) et du SneSUP (syndicat enseignant), s’est développée pour mettre en cause l’«Université».


Dans le contexte d’une période économique faste, des centrales syndicales (CGT et CFDT) ont trouvé l’occasion de porter de fortes revendications afin d’obtenir des avantages sociaux.

Après 10 ans dans l’opposition, des responsables politiques socialistes de la IVème république, François Mitterrand et Pierre Mendes-France, ont cru trouver une occasion de revenir au pouvoir.

Dans le contexte international de la guerre froide, le Parti Communiste Français (PCF) a joué de tout son poids pour répondre à la logique de l’Internationale communiste (c’est-à-dire des dirigeants de l’Union soviétique). Le PCF disposait d’un appareil politique très solide, d’organisations de masse et d’un poids électoral réel (Jacques Duclos, communiste, obtint plus de 21% des voix à la présidentielle de 1969 !). Il se raconte même, qu’un soir, certains du PCF sont rentrés dans la clandestinité.


A la fin des années 60, s’était formalisée l’existence de groupes marxistes «gauchistes», c’est-à-dire de communistes contestant par sa gauche le rôle dominant du PCF. Disposant d’un important potentiel militant, ces groupes développaient une stratégie de prise de pouvoir hors de la voie démocratique et appelaient à une insurrection. Ils bénéficiaient du soutien de pays étrangers (surtout celui de la République Populaire de Chine, dirigée à cette époque par Mao Tsé-Toung). Cette situation préexistante à mai 68 était due à un «effet de mode idéologique» porté par de nombreux intellectuels marxistes français, critiques à l’égard du régime soviétique et donc du PCF. Rappelons que le «gauchisme» avait été défini, dès 1920, par Lénine, lui-même, comme «La Maladie infantile du communisme».


Trois tendances «gauchistes» coexistaient.


Les trotskystes : A. de la Fédération des étudiants révolutionnaires et de l’Organisation communiste internationaliste (OCI) (lambertiste) ; B. de la JCR (Jeunesse communiste internationaliste) et du Parti communiste internationaliste (future «Ligue communiste» avec Alain Krivine, puis à l’origine du NPA) ; C. «Voix ouvrière» (Lutte ouvrière).


Les maoïstes du Parti communiste marxiste-léniniste de France (PCMLF) et de l'Union des jeunesses communistes marxistes-léninistes (UJCML), qui étaient soutenus par la Chine populaire qui prônait, à cette époque, «l’exportation de la révolution». Rappelons que ces militants distribuaient gratuitement dans les lycées et les facs le «Petit livre rouge», imprimé en Chine.


Les anarchistes libertaires du «Mouvement du 22-Mars» et de divers autres groupes.


Rappelons également que le «Mai 68» français n’a rien de commun avec les mouvements contestataires survenus dans d’autres pays comme aux États-Unis (contre la guerre au Vietnam) ou en Tchécoslovaquie (pour un retour à la démocratie). La simultanéité des évènements ne correspond ni à un même contexte ni à un même objectif. Il faut se défier de toute confusion entre ces événements historiques à cause de leur simultanéité.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que ces différentes forces de gauche et d’extrême gauche, politique et syndicale, se sont engagées dans une tentative insurrectionnelle. Elles ont organisé des actions dans le but de renverser les institutions démocratiques de la 5ème République. Cet aspect profondément antidémocratique des actions révolutionnaires menées durant le mois de mai 68 peut illustrer le détournement possible des libertés publiques par des partisans d’un projet totalitaire, en l’occurrence l’installation d’un régime communiste. Le recours à la violence et l’intimidation vis-à-vis des citoyens et des agents de l’État ont bloqué le fonctionnement du pays, ont porté atteinte à l’intérêt national, jusqu’à la décision du général de Gaulle de dissoudre l’Assemblée nationale à la fin mai :


« Quant aux élections législatives, elles auront lieu dans les délais prévus par la Constitution à moins qu'on entende bâillonner le peuple français tout entier en l'empêchant de s'exprimer en même temps qu'on l'empêche de vivre, par les mêmes moyens qu'on empêche les étudiants d'étudier, les enseignants d'enseigner, les travailleurs de travailler. Ces moyens, ce sont l'intimidation, l'intoxication et la tyrannie exercées par des groupes organisés de longue main, en conséquence, et par un parti qui est une entreprise totalitaire, même s'il a déjà des rivaux à cet égard. » (Allocution du 30 mai 1968 du général de Gaulle)


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle la réponse constructive apportée par le général de Gaulle, et le gouvernement du Premier ministre, Georges Pompidou, face à la contestation :


« Tout le monde comprend, évidemment, quelle est la portée des actuels évènements, universitaires, puis sociaux. On y voit tous les signes qui démontrent la nécessité d'une mutation de notre société. Mutation qui doit comporter la participation plus effective de chacun à la marche et au résultat de l'activité qui le concerne directement. » (Allocution du 24 mai 1968 du général de Gaulle)


Le mouvement gaulliste (Union pour la Défense de la République – UDR) et ses organisations (Service d’Action Civique, Comité de Défense de la République, Union des Jeunes pour le Progrès, etc.) ont su mobiliser, en quelques jours, les Français pour réussir la manifestation monstre du 30 mai 1968 sur les Champs-Elysées. Cette journée a marqué la reconquête de la rue par les gaullistes. Puis, le parti gaulliste a réussi, le 30 juin 1968, à obtenir seul une majorité absolue à l’Assemblée nationale et constitué, au travers de ses alliances, une majorité de près de 400 députés contre 91 pour les socialistes et le PCF. Ces succès de l’action civique mériteront d’être commémorés en mai et juin 2018. Les efforts pour sauver la France, de tous les acteurs de l’époque (responsables et militants gaullistes), devront être reconnus et honorés à cette occasion.

 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce, aujourd’hui, la tentation «romantique» de militants d’extrême gauche et d’ultra-gauche de rejouer en mai 2018 une répétition de mai 1968. Ce projet fait rêver ces mouvances et des tentatives subversives peuvent apparaître. Elles seraient alors dirigées, d’une part, contre Macron, et d’autre part, contre les institutions et les services de l’État, notamment la police, la justice et l’armée. Le potentiel militant d’une telle aventure existe parmi les «insoumis», les anarchistes libertaires, les zadistes de tous poils, les trotskystes, etc.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que l’addition des mécontentements à la politique menée par Macron (travail, pouvoir d’achat, impôts, taxes, retraite, universités, quartiers, etc.) doit être pleinement et fortement incarnée par la droite républicaine, dans le cadre des institutions. Il s’agit là d’une condition pour que la contestation qui envahit progressivement le pays ne puisse pas être récupérée par la gauche-extrême ni par la droite-extrême.

  

SNCF, LA DROITE NE DOIT PAS SOUTENIR LA MANIP MACRON

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Références : La date d'application de la directive européenne d'ouverture du marché ferroviaire (fixée au 25 décembre 2018) est la véritable et seule explication de l’émergence d’un projet de réforme de la SNCF au sein du gouvernement Philippe Macron.


Une réforme de la SNCF s’impose ; on ne peut que regretter qu’elle n’ait pas été engagée beaucoup plus tôt. Quant à Macron, pour répondre à ce problème, il a juste fait voter la mise en place des «cars Macron» concurrents au ferroviaire… dont l’échec économique est par ailleurs patent.


La situation actuelle appelle à la fois le choix de priorités politiques, de choix budgétaires liés au déficit et à l’importance de la dette et, enfin, des solutions aux problèmes de fonctionnement des trains. La responsabilité de cette situation revient, d’une part, aux responsables politiques et, d’autre part, à la direction de la SNCF.


La manœuvre de communication engagée par Macron consiste à faire porter sur le personnel SNCF la charge de la faute en mettant en cause principalement le statut des cheminots. Certes, la masse salariale des personnels apparaît comme l'une des composantes du problème financier à traiter, mais ce n'est qu'un seul des éléments du tableau. Cette question ne peut pas exonérer la responsabilité des dirigeants des choix qui ont été les leurs et qui ont montré leurs limites.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne tout recours aux ordonnances pour mener la réforme de l'activité ferroviaire en France. Aucune considération d'urgence ne justifie cette procédure. Un débat parlementaire classique doit avoir lieu sur cette importante question, faute de quoi la représentation démocratique sera bafouée une fois encore. Par ailleurs, si Macron choisit le recours aux ordonnances, il prend le risque d’un conflit social dur avec les organisations syndicales, conflit dont les victimes seront tous les usagers, ainsi que l'économie du pays.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le jeu de l’exécutif qui recherche un scénario conflictuel afin de recevoir le soutien de l’électorat de droite en le mobilisant «contre la CGT». Il s’agit d’un piège politique dans lequel il ne faut pas tomber. La réforme esquissée par le gouvernement n’est pas la bonne, il ne faut pas la soutenir au prétexte qu’elle est contestée par la CGT et le PCF. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme son attachement à la permanence d'une couverture ferroviaire de tous les territoires et s’oppose à toute suppression des lignes de proximité qui sont indispensables à la vie locale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge qu'une nouvelle direction de la SNCF est nécessaire pour mener une nouvelle politique sans attendre 2020. Macron ne tient pas les promesses qu’il avait faites de changer les responsables trop peu compétents.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se prononce en faveur d'un plan dynamique de mobilisation des nouvelles technologies pour le rail, tant pour les passagers que pour le fret. La société en charge du ferroviaire doit mener une politique commerciale active afin de renforcer la fréquentation des trains dotés de wagons du 21e siècle, proposant des équipements confortables et attractifs (fauteuils, Wifi, restauration, services, etc.). Le développement de véhicules autonomes sur rail est également un objectif à court terme ; l’entretien et le contrôle des voies ferrées peuvent être en majeure partie automatisés. Pour conduire de tels projets, il faut une nouvelle politique et une autre conception des choses en prenant les choses par en haut.


  

L’ESPRIT GAULLISTE EST TOUJOURS D’ACTUALITÉ EN 2018

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L’esprit gaulliste, qui a marqué l’histoire de France, s’applique toujours parfaitement aux enjeux actuels. La pertinence de ses principes fondamentaux reste toujours aussi forte sur l’ensemble des sujets actuels.


Une approche politique globale. La première caractéristique de l’esprit gaulliste réside dans une approche politique globale sur les questions majeures, au-dessus notamment des revendications des partis, des syndicats, des communautés, des confessions, de tous groupements d’intérêt.


L’indépendance de la France. Le refus de sa soumission à des systèmes ou organismes supranationaux, ou des puissances étrangères, étatiques, économiques et financières, reste un élément fondamental de l’esprit gaulliste. La France a été façonnée par l’histoire. Elle doit être défendue dans les domaines politique, économique, culturel, diplomatique et militaire. La tenue d’une ligne indépendante n’empêche pas, par ailleurs, d’avoir des alliés, en particulier des pays avec lesquels la France a noué des liens historiques étroits.


Le rassemblement de tous les Français. L’esprit gaulliste vise au rassemblement de tous les Français au-delà notamment des clivages politiques, syndicaux, locaux, religieux pour obtenir un dépassement et parvenir à établir la confiance de tous vis-à-vis des dirigeants politiques. Le projet politique consiste à rassembler une large majorité des citoyens sur des grands projets au-delà des clivages partisans, en faisant évoluer la manière même de faire de la politique. Le peuple de France aspire au rassemblement sur les grandes questions actuelles.


Un pouvoir exécutif fort et stable. L’esprit gaulliste va dans le sens de l’existence dans notre pays d’un pouvoir exécutif fort et stable. La constitution de la Ve République le permet. Elle donne au président de la République un rôle décisionnaire sur les grands enjeux. Elle établit un lien direct que le chef de l’État et le peuple. Grâce au suffrage universel direct pour l’élection du chef de l’État, et le recours possible au référendum, la constitution de la Ve République permet à notre pays de pouvoir bénéficier des moyens d’une politique, échappant pour l’essentiel notamment aux pressions des partis, des syndicats, des groupes de pression, si les dirigeants politiques en font le choix et assument leurs responsabilités.


Une vision internationale en faveur de la liberté et de la paix. L’esprit gaulliste porte une vision internationale en faveur de la liberté et de la paix. Il affirme que la France a vocation à participer à l’équilibre du Monde en raison de son histoire et de son rayonnement international. Historiquement, le gaullisme s’est illustré par un refus des totalitarismes communistes et nazis. L’esprit gaulliste conduit à un engagement actuel dans la lutte contre l’idéologie islamiste totalitaire en France et dans le Monde.


Une exigence de justice sociale. L’esprit du gaullisme affirme la nécessité de la solidarité nationale conduite par l’État à destination des personnes les plus faibles, les plus en difficulté et les plus pauvres dans la société. Elle se concrétise au travers des différents régimes sociaux et des aides sociales.


La défense de la famille, de la jeunesse et de l’éducation. La famille est considérée, dans l’esprit gaulliste, comme le noyau de la société, c’est pourquoi une politique nataliste reste une priorité. De même, l’éducation nationale et l’enseignement supérieur se trouvent être le cœur de l’intervention de l’État vis-à-vis des familles et de la jeunesse. L’esprit gaulliste aspire à une réelle politique en faveur de l’engagement et de l’entrée dans la vie active de la jeunesse.


Une responsabilité de l’État dans le développement économique. L’esprit gaulliste affirme la responsabilité de l’État dans le développement économique. Il appelle une politique volontariste menée par des plans de développement à divers niveaux pour porter de grands projets économiques (par exemple, dans les domaines des énergies, du spatial, du médical, du numérique, etc.) qui dépassent le niveau et la capacité des entreprises privées. Les interventions de l’État vont de pair avec la réalisation de toutes les conditions du développement de la libre entreprise en France.


Un pragmatisme politique. L’esprit gaulliste ne génère pas une idéologie politique, tout au contraire, il s’inscrit en opposition avec les idéologies anciennes, comme actuelles. Il est caractérisé notamment par le recours à un pragmatisme politique utilisé en vue d’atteindre les objectifs fixés, comme l’indépendance et de rayonnement de la France dans le monde, l’unité du pays, la réussite de chacun dans une société en paix. L’esprit gaulliste laisse le choix des modalités d’actions selon les circonstances. Il repose sur quelques grands principes, évoqués précédemment, permettant la réalisation des objectifs politiques.

  

CONTRE L’EUROPE FÉDÉRALE DE MACRON

Télécharger la communication du MIL du 24 mars 2018

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Repère : La République En Marche lance une initiative militante, «la Grande Marche pour l’Europe». La prochaine élection européenne aura lieu en mai 2019. Le mode de scrutin a été modifié à la demande de Macron. Il s’agira désormais d’une élection nationale au suffrage universel direct à un tour, à la proportionnelle à la plus forte moyenne. La France devrait disposer de 80 sièges au Parlement européen.


L’élection européenne sera le premier test électoral, en dehors de quelques législatives partielles, pour La République En Marche (LREM), près de deux ans après sa victoire aux législatives de 2017. LREM, parti présidentiel, engage toutes ses forces dans une campagne de terrain avec l’organisation de formations, de réunions, de porte-à-porte, de tractages, en utilisant ses 400.000 adresses de courriels. Un succès à cette échéance européenne semble vital pour affirmer la pérennité de ce parti politique naissant et pour se positionner en vue des élections municipales de 2020, qui constituent un enjeu beaucoup plus important pour lui.


Les municipales sont l’occasion d’enraciner ce courant politique qui ne compte, jusqu’à présent, que quelques élus locaux ayant migré vers LREM. Les objectifs de Macron pour l’élection européenne sont donc simples : d’une part, obtenir un nombre significatif de députés européens (c’est-à-dire disposer de plus du quart des élus français), et d’autre part, constituer un groupe parlementaire nouveau au sein du Parlement européen, lui permettant de jouer un certain rôle dans cette assemblée, contrôlée jusqu’à présent par le Parti populaire européen (PPE) et le Parti socialiste européen (PSE). LREM vise une recomposition politique européenne passant notamment par un groupe parlementaire comprenant un parti centriste espagnol et le Parti démocrate italien. La victoire du projet «progressiste» de Macron est possible. Compte tenu des soutiens dont il dispose, il présente un réel danger dans le contexte de désordre politique actuel.


Pour y arriver, Macron souhaite constituer une liste très ouverte d’alliances allant au-delà de LREM et du Modem pour éviter le risque d’un éparpillement des suffrages. Le délégué général de LREM, désigné fin 2017, Christophe Castaner (ex-député PS), a même parlé d’un front allant d’Alain Juppé à Daniel Cohn-Bendit, en ralliant d’autres partis dans une «démarche transpartisane». Cette alliance se ferait sur une ligne politique fédéraliste européenne, favorable au libre-échange mondialisé, acceptant encore plus d’abandons de souveraineté pour la France. Pour illustrer cette orientation, rappelons que Macron a déjà proposé de constituer des «listes transnationales» mais sans succès. Il souhaite toujours imposer un gouvernement économique européen avec un ministre de l’économie européen, il faut espérer qu’il n’y parvienne pas avant les élections de 2019. Quant à ses démarches, au niveau européen, sur plusieurs dossiers clés (perturbateurs endocriniens, interdiction du glyphosate, ratification de l’accord CETA, paiement des travailleurs détachés), elles se sont révélées sans grande efficacité.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a deux raisons de combattre la liste LREM/Macron à l’élection européenne : condamner la politique intérieure menée aujourd’hui en France et s’opposer à toute évolution vers une Europe fédérale. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) est attaché au principe d’une «Europe des Nations».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) participera à la campagne nationale de la Droite républicaine lors de l’élection européenne en phase avec la ligne politique présentée par Laurent Wauquiez (voir Communication politique du MIL du 8 février 2018 – « oui à l’Europe unie des États, non à l’Europe socialiste ou fédérale »).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce par avance les partis et les responsables politiques qui pourraient s’allier à La République En Marche. Ceux qui soutiendront la liste européenne «En marche» se situeront clairement dans la majorité présidentielle que nous combattons.


  

QUI FAIT AUJOURD’HUI LES POCHES DES RETRAITÉS ?

Télécharger la communication du MIL du 20 mars 2018

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Repère : Une centaine de milliers de retraités ont manifesté, le 15 mars, dans trente villes, à l’appel des organisations de retraités contre l’augmentation de 1,7% de la Contribution Sociale Généralisée (CSG), depuis janvier 2018, et la réduction de leur pouvoir d’achat. Le taux plein de la (CSG) sur les pensions de retraite est ainsi passé de 6,6 % à 8,3 %.


Cette hausse de la CSG réduit les ressources de 60% des 14 millions de retraités. Le montant moyen brut mensuel des retraites étant de 1.376 euros, en 2017, il semble difficile de considérer les retraités comme des «riches». Cette augmentation fait suite à des mesures antérieures comme le gel des pensions, la suppression de la «demi part des veuves», la fin de l'exonération d'impôt pour la majoration de 10% accordée à ceux qui ont eu trois enfants et la création d'une taxe sur les pensions pour financer la prise en charge de la dépendance des personnes âgées. Aucune revalorisation des pensions tenant compte de l’inflation n’aura lieu en 2018. Enfin, le pouvoir d’achat des retraités est également touché notamment par la hausse des prix du carburant, du tabac, des mutuelles, des péages, du stationnement, du gaz, de l’électricité, des denrées alimentaires.


Pour ces manifestations, les retraités ont produit des slogans originaux : «Ni privilégiés ni assistés», «Les retraités ne sont pas des privilégiés !», «C'est très vilain M. Macron de faire les poches des vieux», «je suis mal (re)traité», «Racket sur nos retraites», «Macron t'es foutu, les vieux cons sont dans la rue», «Reportons la retraite après la mort», «Paradis pour les uns, pas un radis pour les autres».


Parallèlement, des professionnels de l'aide aux personnes âgées ont fait grève ce même jour pour réclamer plus de postes supplémentaires en raison ses sous effectifs actuels. Les salariés et les directions d’établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), de services d'aide à domicile, d’hôpitaux gériatriques et d’autres structures en charge du grand âge défilaient côte à côte. La diminution des revenus des personnes âgées dépendantes accueillies ne va pas arranger les choses. Il s’agissait là d’une seconde manifestation. Les annonces d’augmentation des crédits aux établissements, faite en janvier par la ministre de la Santé, restent dérisoires face aux besoins sur le terrain.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne l’augmentation de la CSG pour les retraités. Cette mesure présentée à l’origine comme universelle ne concerne ni les fonctionnaires ni les indépendants et va être compensée pour les salariés du privé par une baisse des charges salariales. Bref, c’est, au final, sur les seuls retraités qui portent l’effort de solidarité en faveur des régimes sociaux. La baisse des pensions des retraités est une mesure sans précédent et profondément injuste et doit être supprimée, ou compensée par une augmentation des pensions correspondante.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le choix volontaire de Macron de réduire les revenus de près de 9 millions de retraités. Il annonce en contrepartie «un effort pour aider les jeunes actifs» (Macron). Seulement, cette affirmation est une fausse nouvelle. Les jeunes actifs ne profitent parallèlement d’aucune mesure particulière. Macron affirme qu’il «assume» cette réforme et ne sent pas la «colère dans le pays». Il affiche son «mépris» pour les retraités et son incompréhension de leurs conditions. Enfin, durant sa campagne, Macron n’a jamais annoncé qu’il demanderait un effort spécifique aux plus âgés.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle, par ailleurs, à l’attribution de moyens supplémentaires et pérennes aux établissements prenant en charge des personnes âgées et/ou dépendantes. Cette augmentation des moyens doit, par ailleurs, pouvoir faire face à l’augmentation des effectifs dans l’année prévisible compte tenu de notre démographie.


  

Renouvellement d'adhésion
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Intervention du Ministre Charles Pasqua lors de la 22ème Convention Nationalle du MIL en 2012.

  

LIBERTÉ DE DÉPLACEMENT POUR TOUS

«La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui»

Télécharger la communication du MIL du 4 avril 2018

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Repère 1 : Le 3 avril 2018, a débuté un mouvement de grève à répétition programmées par les syndicats de la SNCF (CFDT, CGT, SUD-Rail et UNSA). 36 journées de grève devraient avoir lieu d’ici la fin juin ; des préavis ont été déposés en ce sens.


Repère 2 : Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789, article 4 : La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.

 

La liberté de circuler en France est mise en cause régulièrement par des manifestations revendicatives catégorielles diverses. Aujourd’hui, la grève des syndicats de cheminots empêche la circulation de la plupart des trains.


Hier, les Français ont été notamment confrontés aux barrages des routiers, au blocage des dépôts de carburants provoquant une pénurie de carburant, aux actions de grève dans les transports collectifs, comme la RATP ou les bus locaux, aux blocages de ports par les pêcheurs, aux actions filtrantes aux péages autoroutiers, aux actions des taxis ou de leurs concurrents indépendants Uber, aux barrages d’organisations d’agriculteurs, aux grèves des aiguilleurs du ciel, des pilotes ou d’autres catégories de personnels.


Toutes ces actions, dans des proportions différentes, conduisent, d’une part, à une violence physique (être empêché de circuler) et, d’autre part, à une violence psychologique (mise en cause de la liberté de chacun) à l’égard de tous les Français.


Enfin, l’impact économique de ces actions, freinant, ou bloquant la libre circulation, est certain, même s’il reste difficile à chiffrer en euros ou en points de croissance, c’est-à-dire en emplois. Par exemple, l’impact des 36 jours de grève programmés par l’intersyndicale de la SNCF se ressent dès à présent sur l’ensemble de l’activité touristique en France : limitant les déplacements des Français comme la venue en France des touristes étrangers effrayés par la situation dans notre pays.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) défend la liberté de circuler en France. L’atteinte à cette liberté fondamentale débouche sur de graves préjudices à l’égard des personnes et de l’ensemble des activités : entreprises, associations, services publics, indépendants.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réclame que soit respectée la liberté de circuler en France, c’est-à-dire qu’il faut que l’État prenne toutes les mesures existantes dont il dispose pour faire respecter la liberté de circulation en France et aller plus loin en faisant adopter un projet de loi «pour la libre circulation des Français». Cette liberté ne saurait mettre en cause le droit de grève ou de manifestation, mais elle doit interdire les actions portant atteinte au droit de circuler librement dans notre pays.


Par ailleurs, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne la démarche provocatrice et suffisante du gouvernement dans la conduite du projet de réforme de la SNCF : absence de projet clairement annoncé et questions non traitées (comme celle de la dette), refus de dire franchement que le motif de la démarche vient de l’application d’une directive européenne à un an du renouvellement des députés européens (en mai 2019), publication d’un texte alarmiste (Rapport Spinetta) comportant des mesures choquantes comme la fermeture des petites lignes, attaque des cheminots plutôt que mise en avant d’une stratégie positive pour le ferroviaire. Lire la Communication du MIL du 9 mars 2018 : «SNCF, la droite ne doit pas soutenir la manip Macron».

  

LYCÉES, UNIVERSITÉS, IL FAUT RETABLIR LA LIBERTÉ DE CIRCULER ET D’ÉTUDIER

Télécharger la communication du MIL du 9 avril 2018

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Repère : Les organisations politiques et syndicales de la gauche ayant échoué à entraîner les étudiants dans les manifestations contre la loi organisant l’entrée dans le supérieur (loi ORE), agissent en force : tenues d'assemblées générales (AG) sans fin, vote d’une «grève illimitée», occupation des amphithéâtres empêchant la tenue des cours, blocages des entrées à des centres universitaires ou des salles de cours. Plusieurs centres universitaires ou universités sont ainsi bloquées et les études interrompues...


Les auteurs de ces actions appartiennent principalement à La France Insoumise (LFI) et au NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste). Les militants de Génération.s (Hamon), du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS), du Parti communiste se sont joints à eux. La France Insoumise poursuit sa politique d’implantation dans la jeunesse en bousculant les autres forces politiques de gauche. Les agitateurs souhaitent entraîner une frange d'étudiants en mal de commémoration du mythe de «mai 68», entretenu par nombre de médias. Leur but est le retrait de la loi, mais, surtout, la chute du gouvernement par la «convergence des luttes».


La loi ORE ne concerne directement qu'une frange d'étudiants : des étudiants de première année qui ont déposé une demande de réorientation dans Parcoursup (hors redoublement dans leur filière). Le terrain n'est donc pas porteur pour contester le nouveau processus d'entrée dans les formations supérieures. Le mouvement restant structurellement marginal, les agitateurs d’extrême gauche ont recours à la force.


Dans les universités, face à ce mouvement de l’extrême-gauche soutenu par une UNEF en crise pour des raisons politiques et historiques (plaintes et témoignages sur les abus sexuels au sein de l’organisation), les partisans de la loi ORE, la FAGE (organisation étudiante de gauche) et le SGEN- CFDT ont peu de poids. «Les jeunes avec Macron» n’ont aucune réalité du terrain, même si des médias les mettent en avant. Pour la liberté des études, l’Union Nationale Inter-Universitaire (UNI), accompagnée par des «Collectifs contre les blocages», est seule présente sur le terrain pour faire face à l’extrême gauche. Quant à l’extrême-droite (identitaires, nationalistes…), elle veut se faire une publicité en s’affrontant avec l’extrême-gauche afin de recruter une nouvelle génération d’activistes et cela a pour conséquence une mobilisation et un renforcement de l’extrême-gauche.


Ce sont les lycéens qui sont concernés par l'application de cette loi. Ce sont eux qui vont apprécier les qualités et les défauts de la nouvelle procédure d’entrée dans le supérieur (Parcoursup). Les militants de la gauche de la gauche, tenant compte des inquiétudes des lycéens, préparent des actions et projettent un blocage des lycées le 14 avril. Les lycéens de terminale, en fonction des réponses reçues suite à leurs vœux d’orientation, vont être en tension : satisfactions ou frustrations. C'est au niveau des lycéens que peut se concrétiser une réelle contestation de masse de la loi ORE.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne l’inaction du gouvernement et de la ministre de l’Enseignement supérieur. Les déclarations de principes contre les violences ne sont pas suivies d’effet : les recteurs sont muets alors que la situation se tend entre «grévistes» et les autres étudiants. Quant à l’assurance donnée par Vidal de la tenue des partiels, elle devrait être difficile à tenir sur un certain nombre de sites universitaires où les études ont été interrompues trop longtemps pour avoir un sens, ou bien partout où les locaux sont toujours bloqués et inaccessibles.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande aux présidents d’université d’assurer le bon déroulement des études. Ils doivent demander l’intervention des forces de l’ordre pour mettre un terme à l’occupation des amphithéâtres ou le blocage de l’accès aux établissements. Ils peuvent également suspendre les cours, contrôler l’accès aux locaux et faire appel à des sociétés de sécurité privées. Le président d’université est le responsable des atteintes à la liberté d’étudier.


Enfin, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) apporte tout son soutien à l’action menée par  l’Union Nationale Inter-Universitaire (UNI) en faveur de la liberté d’étudier et de circulation dans les lycées et les universités.


  

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GRÈVES, VIOLENCES : LA GAUCHE DE LA GAUCHE SE RENFORCE

Télécharger la communication du MIL du 17 avril 2018

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Repère : L’extrême gauche a défilé le 14 avril à Marseille dans l’unité sous la houlette de Jean-Luc MELENCHON, député des Bouches-du-Rhône. Il s’agissait d’une démonstration de force politique pour dire «STOP À MACRON». Au côté de La France Insoumise (LFI), on a retrouvé à la fois le Parti Communiste (PCF) de Pierre Laurent, Génération.s (Benoit Hamon) et le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) d’Alain Besancenot. Plusieurs organisations syndicales (CGT, FSU, Sud, Unef, etc.) et associatives (Attac, etc.) se sont jointes à cette manifestation unitaire.


La manifestation de Marseille dessine bien les contours de l’unité de la gauche de la gauche. Il ne s’agit que d’une mobilisation marseillaise en faveur de la «convergence des luttes à gauche» prônée par La France insoumise. Mais si les conditions d'une mobilisation nationale ne sont pas encore réunies, tout semble avancer dans le sens d’une unité de l’opposition de la gauche de la gauche avec un leader de fait : Jean-Luc Mélenchon. Par ailleurs, il existe en arrière-fond de cette manifestation «locale», l’enjeu mal dissimulé que constitue la prise de la ville de Marseille par l’extrême gauche dans deux ans dans un contexte d’éclatement des forces politiques sur cette métropole.


L’objectif annoncé de ces partis politiques est de multiplier les initiatives unitaires de la gauche marxiste contre la nouvelle gauche social-démocrate gouvernementale de Macron. Ils espèrent faire de cette manifestation un modèle reproductible : «Une seule étincelle peut mettre le feu à la plaine, c'est peut-être l'étincelle marseillaise» (J.L. Mélenchon).


Ces manifestations sont également l’occasion de marquer la rupture de la gauche marxiste avec le Parti socialiste. Dernier exemple, le récent départ de la majorité du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) du Parti Socialiste pour rejoindre Génération.s. Le PS va continuer à perdre son aile gauche.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate la dynamique des partis et groupuscules de la gauche de la gauche face à la politique de Macron.


La mobilisation de la gauche de la gauche se traduit notamment par un important soutien aux grèves en cours (SNCF et autres mouvements en cours), à la participation à la contestation de l’extrême gauche étudiante (grève et blocages de certaines universités), à la guérilla des activistes sur le site de Notre-Dame-des-Landes contre les forces de l’ordre (ils s’aguerrissent grâce à la confrontation avec les forces de l’ordre), au soutien à l’installation en campement en France des migrants hors de la légalité, à la multiplication des squats.


Toutes ces initiatives ont lieu en synergie et mobilisent les mêmes acteurs. Des migrants sont installés dans des locaux universitaires (Paris 7…). Des étudiants d’extrême gauche se mêlent à des manifestations des cheminots et réciproquement (par exemple le blocage de l’université de Nanterre soutenu par SUD Rail). Des militants NPA et La France insoumise, extérieurs aux universités, mènent des actions violentes au sein des établissements universitaires. Des étudiants partent harceler les gendarmes à Notre-Dame-des-Landes et des occupants de ce territoire rejoignent les étudiants à Nantes et Rennes ; L’université de Rennes 2 est occupée depuis des semaines et celle de Nantes partiellement par les étudiants, avec le concours d’une part des enseignants chercheurs (engagés à l’extrême gauche). Des militants d’extrême gauche attaquent les forces de l’ordre dans les rues en marge des manifestations comme à Montpellier. Des mouvements d’émeutes ont débuté dans des quartiers (Toulouse-le Mirail…).


Ces actions sont conduites par des militants d’extrême gauche, expérimentés, équipés et armés.

Compte tenu des espaces conquis et occupés, ils parviennent aujourd’hui à récupérer et à agglomérer des éléments plus jeunes. Leur nombre s’accroît actuellement assez rapidement sur le terrain. Il génère un halo de sympathisants. Une part de ceux-ci va basculer à court terme dans un militantisme d’extrême gauche classique.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que Macron n’apporte pas une réponse adaptée aux actions illégales et violentes de l’extrême gauche dans les universités, à Notre-Dame-des-Landes, dans les quartiers populaires ou à Calais. Il est nécessaire de totalement rétablir l’ordre républicain en France.


Une ligne rouge doit être tracée entre l’exercice de la liberté d’expression : pétitions, manifestations autorisées et encadrées, grèves, tenue de réunions publiques. Et des formes d’actions prérévolutionnaires et violentes : blocage de l’accès aux universités ou aux lycées, assemblées générales (AG) sans légitimité où les anti grèves sont physiquement interdit d’accès, menaces et violences contre leurs opposants (dont les non-grévistes de la SNCF), harcèlement violent des forces de l’ordre en marge de manifestations.


La «bienveillance» actuelle de Macron, et du ministre de l’Intérieur, rime avec de la complaisance car ils veulent une extrême gauche forte pour vider le parti socialiste.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge nécessaire que l’État mette un coup d’arrêt clair aux pratiques illégales des militants d’extrême gauche en France.


La présence de militants, cagoulés et casqués, menant des actions violentes n’est pas acceptable, que ce soit «en marge des manifestations», dans les universités ou les lycées, dans les camps de migrants, à NDDL ou dans les quartiers périphériques. Ils agressent les forces de l’ordre avec des moyens croissants et une impunité quasi générale. Le vandalisme à l’égard des biens privés (voitures, abribus, vitres) et publics (locaux, matériels informatiques) semble toléré. Le sabotage des serveurs de l’université de Montpellier 2 est significatif du niveau de violence atteint.


Il faut mettre un terme à l’occupation de «territoires» (NDDL…) ou de locaux publics (centres universitaires). Leur existence conduit à l’installation de zones de non-droit, contrôlées par des révolutionnaires aguerris de toutes tendances. Les représentants de la République doivent rétablir l’ordre pour en finir avec les dérapages actuels et éviter leur extension en mai 2018.


Il importe d’interpeller ces casseurs et de leur appliquer simplement toutes les dispositions existantes dans les lois auxquelles ils contreviennent. De telles décisions généreront des réactions sur le thème «libérer nos camarades», «tous innocents». Ces opérations doivent être menées car elles deviennent impératives pour rétablir l’ordre dans la République.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) apporte son soutien aux forces de l’ordre soumises à des agressions multiples sévères et répétées de la part des casseurs d’extrême gauche. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se félicite des actions d’évacuation engagées et de maintien de l’ordre réalisées et appelle à leur totale généralisation. 


  

MACRON EST OPPOSÉ À UNE POLITIQUE FAMILIALE NATALISTE

Télécharger la communication du MIL du 20 avril 2018

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Repères : Bruno Lemaire a évoqué, à l’automne 2017 lors de l’examen du PLFSS 2018, l’idée de supprimer l’universalité des allocations familiales. L’opposition de l’Union Nationale des Associations Familiales (UNAF) a stoppé, dans l’immédiat, la concrétisation d’un tel projet. Un rapport récent d’un député LREM a proposé de supprimer le quotient familial. Les menaces demeurent contre la politique nataliste de la France.


La politique familiale française a longtemps été un modèle. 18 millions de familles en profitaient. Jusqu'au 30 juin 2015, les allocations familiales étaient du même montant pour toutes les familles, en fonction du nombre d'enfants à charge. Elle soutenait toutes les familles avec enfants en compensant partiellement leur perte de niveau de vie, favoriser la conciliation vie familiale-vie professionnelle en permettant l’accès des femmes à l’emploi, et contribuer à lutter contre la pauvreté.


Cette dernière décennie, de fortes économies ont été décidées par l’exécutif aux dépens des familles avec enfants. La politique familiale a fait l’objet de réductions répétitives et massives (plus de 4 milliards d’euros par an) qui ont frappé l’ensemble des familles et pas seulement les plus aisées, même si ces dernières, et notamment les familles nombreuses, ont subi les plus lourdes pertes de pouvoir d’achat. Cette politique a orienté les moyens disponibles de manière de plus en plus exclusive vers les familles les plus modestes, en privant de plus en plus de familles du bénéfice de certaines prestations familiales. La conciliation entre vie familiale et vie professionnelle a été ciblée sur le seul accueil en crèches au préjudice des autres formes d’accueil : assistantes maternelles, congés parentaux. Seules 38.000 places en crèche ont été créées, avec une hausse incontrôlée de leur coût de fonctionnement. La gauche a toujours voulu faire l’économie d’une politique nataliste en faisant compenser la baisse de la natalité par une natalité issue des migrants clandestins ou non.


Le taux d’emploi des mères entre 25 et 54 ans a baissé entre 2014 et 2016. Le taux de pauvreté des familles avec enfants n’a pas régressé depuis 2012. Contrairement aux idées reçues, l’universalité des politiques familiales est un meilleur rempart contre la pauvreté qu’un ciblage selon les ressources.


Le niveau de vie moyen des couples avec enfant reste bien inférieur à celui des couples sans enfant (-17 % en 2015, selon l’INSEE), l’écart s’est accru depuis 2012.


Le nombre des naissances a brutalement baissé et la fécondité est tombée à 1,88 enfant par femme en 2017. Il s’agit d’une vraie rupture de comportement que ni la baisse du nombre de femmes en âge de procréer ni la situation économique ne suffisent à expliquer.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme que la politique familiale ne doit en aucun cas être confondue avec la politique sociale, conformément aux règles définies dès son origine et soutenues par le Général de Gaulle. Mais le programme de Macron n’a rien prévu en faveur des familles.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le fait que la politique de réductions et de ciblage des budgets a comme objectif de réduire le coût de la politique familiale de la France pour obtenir une baisse du taux d’emploi d’un des membres du foyer, homme ou femme, afin de réduire le chômage. Cette politique prévoit de compenser la baisse de la fécondité (1,88 - c’est-à-dire au non-renouvellement de la population) par l’arrivée de nouveaux migrants, clandestins ou non, avec enfants, ainsi il sera fait l’économie d’une politique nataliste au moindre coût.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu’il est indispensable de reconstruire une politique familiale universelle française avec un objectif nataliste conduisant à une croissance raisonnable de la population française.


  

IL FAUT RÉDUIRE L’IMMIGRATION EN FRANCE

Télécharger la communication du MIL du 23 avril 2018

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Repère : «Notre objectif assumé est de réduire l’immigration» qui «est devenue un problème extrêmement lourd dans notre pays avec un problème d'intégration, de montée du communautarisme que tout le monde constate, et qui est lié à une réalité toute simple : on accueille trop d'immigrés par rapport à la capacité d'intégration de notre pays.» Laurent Wauquiez - mercredi 18 avril 2018.


Le projet de loi «asile et immigration» de Macron est essentiellement destiné à apporter des ajustements techniques aux dispositions actuelles (délai de rétention) concernant le droit d’asile des étrangers en situation irrégulière. Le gouvernement a déjà mis en œuvre à l’égard des «migrants» des procédures d’accueil et de prise en charge avec des logements, des repas, des soins médicaux, depuis plusieurs mois. En 2017, la France a délivré le chiffre record de 260.000 titres de séjours. Aucun renforcement significatif du nombre des procédures d’expulsions d’étrangers en situation irrégulière déboutés du droit d’asile n’a été organisé. Au rythme actuel, plus d’un million de migrants devraient être accueillis en France durant le quinquennat Macron.


Sur ces questions, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) identifie trois profils d’adversaires politiques qu’il convient de dénoncer et de combattre.


D’une part, Macron et son gouvernement qui se positionnent sur une ligne passive d’amélioration de la gestion des étrangers arrivants illégalement en France. Leur «bienveillance» ressemble à de la complaisance habituelle à la gauche.


D’autre part, la gauche de la gauche (LFI, PCF, Génération.s, NPA, EELV…) qui appelle à l’accueil, sans réserve, de tous les migrants, considérés comme un nouveau prolétariat, dans un raisonnement marxiste mis au gout du jour. Elle est accompagnée par les réseaux d’associations spécialisés dans l’accueil des migrants. Se mêlent à la manœuvre des associations confessionnelles camouflant avec peine leur prosélytisme. La liaison avec les passeurs (c’est-à-dire les organisations criminelles qui gagnent leur vie en faisant payer leur passage aux migrants) est implicite, et parfois explicite, avec certaines de ces associations ou milieux politiques.

Enfin, on trouve dans la population des migrants, des réseaux liés à leur pays d’origine qui contribuent à contrôler des parties de territoires. On se dirige ainsi vers des «villages» afghans, érythréens ou albanais, dans les périphéries urbaines en France.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que le projet de loi ne débouchera pas sur des dispositions apportant des solutions concrètes aux problèmes migratoires en France. La loi actuelle n’est déjà pas appliquée (très peu d’expulsions des déboutés du droit d’asile). La nouvelle loi a un objet trop limité, des moyens insuffisants et la volonté politique nécessaire apparaît absente.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le projet gouvernemental de régularisation des sans-papiers, qui a été évoqué par un élu de la majorité. Le ministre de l’Intérieur a annoncé qu’il faudrait examiner le cas des «personnes qui se trouvent sans statut» après l’adoption du texte de loi. Il est probable que cette mesure constitue le cadeau de Macron à la gauche de la gauche, parallèlement à l’adoption de la loi «asile et immigration». Le nombre envisagé de régularisations reste encore confidentiel, mais il pourrait se situer dans une fourchette entre 40.000 et 400.000 personnes selon les conditions choisies !


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que, dans le contexte actuel, il convient de réduire très fortement l’immigration en France pour les années à venir.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) approuve l’analyse et le projet proposé par Laurent Wauquiez et Les Républicains pour réduire l’immigration en appliquant des règles claires et transparentes. Il soutient le projet de référendum d’initiative populaire sur l’immigration. La question pourrait être : «Est-ce que vous souhaitez que la France se dote de lois permettant de réduire au minimum l'immigration ? OUI / NON».

  

L’ÉTAT DOIT RÉAGIR FACE AUX VIOLENCES DE L’ULTRA GAUCHE

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Repère : Les violences de la nébuleuse de militants de l’ultra gauche (anarchistes et autonomes) revient au premier plan de l’actualité en ce début d’année 2018 en marge de différents mouvements sociaux et sa croissance pose un réel problème.


L’ultra gauche se distingue de l’extrême gauche par ses objectifs et ses modes d’action.


L’extrême gauche porte des revendications politiques, économiques et sociales radicales ayant comme objectif une prise de pouvoir. C’est le cas par exemple du NPA ou de Lutte ouvrière. Ces organisations présentent des candidats aux élections nationales et diffusent des revendications. Elles rentrent en partie dans le jeu politique. Même si elles infiltrent leurs militants dans les syndicats ou les associations de manière le plus souvent anonymes (c’est ce que l’on appelle l’entrisme). Elles manifestent et participent à des actions de terrain en particulier de solidarité avec les salariés d’entreprise en difficulté, de grèves, de communication (affichage et tractage) … Elles sont fortement structurées, leurs membres actifs cotisent à un niveau élevé et elles disposent de nuages d’anciens membres et de sympathisants mobilisables pour les grandes occasions.


L’ultra gauche (anarchiste, autonome et anticapitaliste) ne vise pas la prise du pouvoir, mais le combat contre ce qu’elle considère comme de la «violence économique» (capitalisme, mondialisation, société de consommation) et comme de la «violence étatique» (institutions et l'autorité, dont celle des forces de l’ordre). Elle ne dispose ni d’organisation légale structurée ni d’une idéologie. Elle n’est pas «pour» quelque chose, mais seulement contre la société. Elle appelle à des formes d’action insurrectionnelles et illégales. Elle mène à des actions violentes depuis de nombreuses années en France (comme dans d’autres pays) en fonction des échéances et des situations. Sa vision est insurrectionnelle, elle repose sur «le romantisme de l’émeute», cultivé par les anarchistes au travers de l’histoire. Elle ne nécessite pas de moyens importants. Ses slogans sont : «ne prenons pas le pouvoir, détruisons-le !», «tout le monde déteste la police», «tous les flics sont des salauds», «mort aux entreprises multinationales», «l’État, c’est l’absence d’État».


L’une des tactiques de lutte collective des activistes de l’ultra gauche est constituée par le black bloc. C’est-à-dire que leur pratique consiste à se mêler à une foule (de manifestants pacifiques et de badauds), de traverser les barrages et les contrôles, à communiquer sur des réseaux de messagerie cryptés puis de se retrouver par petits groupes (un «bloc»), de se changer rapidement pour apparaitre vêtus de noir, gantés et cagoulés (anonymat) afin de mener des actions violentes en cassant du mobilier urbain, dégradant des commerces, brûlant des voitures et affrontant les forces de l’ordre qui interviennent contre eux. Ils se spécialisent dans l’action, un bloc étant chargé de casser des vitrines avec des armes ou des outils, l’autre de jeter des cocktails Molotov. À la fin, ils changent leurs vêtements pour se fondre dans la foule et disparaître. Ces militants sont équipés pour se protéger (protection, masque, lunettes de piscine), souvent armés pour casser (marteaux, burins, pioches), pour se défendre en utilisant des projectiles qu’ils trouvent sur le lieu même de leur intervention. Ils utilisent donc plusieurs techniques en fonction de leur but (attaquer ou défendre) et de leur cible (force de l’ordre ou biens matériels). L’effet de masse qui en découle participe de l’image impressionnante de solidité et d’union qui émerge d’un Black bloc. Pour eux, «la masse procure la sécurité». Ils se dispersent en petits groupes au moment des actions pour saturer les services d’ordre, puis se rassemblent au sein du bloc pour assurer une défense solidaire.


Les exactions de l’ultra gauche ont comme objectif une communication. Il s’agit de focaliser l’attention de l’opinion, à travers les médias, pour imposer le message selon lequel il existe dans le champ politique une critique radicale de la société sur le plan économique, social et politique.

Au noyau d’activistes de l’ultra gauche se joignent des jeunes tentés par l’expérience de l’action et des militants d’extrême gauche qui prennent part à titre individuel, ou collectif, à des actions de l’ultra gauche, mais sans faire connaitre leur appartenance. Il existe du nomadisme entre les deux mouvances politiques, extrêmes et ultras.


Ces pratiques violentes de l’ultra gauche, déclenchées à partir d’une manifestation, sont connues et enseignées au sein des forces de l’ordre.


Les préconisations actuelles de la police, face au développement de cette tactique de l’ultra gauche, sont les suivantes :


-Les forces de l'ordre sont invitées à respecter deux principes essentiels pour le maintien de l'ordre : «la proportionnalité et la gradation» de l'action. Selon cette thèse, la «surprésence policière» serait considérée comme une provocation vis-à-vis de l’ultra gauche. Cette analyse, évidemment contestable, explique pourquoi les effectifs de police mobilisés à Paris n’étaient que de 1.500 face à un groupe cagoulé estimé à plus de 1.200 ultras. Les déclarations du ministre et des services sur la sous-estimation des militants posent question soit au niveau de la qualité du renseignement, ce qui n’est pas crédible, soit sur l’intention du ministère à cette occasion.


-Pour la gestion des manifestations, une répartition des rôles est mise en place par la Préfecture : les services d'ordre des organisateurs de la manifestation ont en charge le cortège, ce fut le cas de 20.000 personnes à Paris pour le 1er mai, soit seulement une grosse moitié des manifestants. Les forces de l'ordre ont pour mission la réponse à apporter aux militants d’ultra gauche. Le choix de cette répartition des rôles acte l’incapacité dans laquelle se trouvent désormais la CGT et/ou le PCF de mettre en ligne un service d’ordre (SO) puissant comme autrefois. Il fut un temps ou leurs SO s’occupaient des gauchistes sans problème majeur.


-La doctrine qui sous-tend les actions des forces de l’ordre promeut l’organisation d’une communication avec les manifestants, le dialogue au travers d’intermédiaires entre les forces de l’ordre et les activistes d’ultra gauche, des actions ponctuelles en marge des cortèges.


-Elle affirme des doutes sur la capacité à coincer les meneurs, car les interpellations se font dans des conditions qui ne permettent pas toujours de recueillir tous les éléments nécessaires afin de permettre des poursuites judiciaires. «Toute interpellation (hors flagrant délit évident) devrait se faire sur la base d'éléments probants suffisants (photographies, images vidéo, témoignages de plusieurs membres des forces de l'ordre)».


-L’acceptation de l’affirmation selon laquelle les ultragauches fonctionneraient «sans chef» conduit à ne pas trop avancer quant à l’identification des principaux responsables des violences urbaines.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la doctrine à avoir face aux violences des militants de l’ultra gauche doit évoluer, tout en prenant toutes les précautions utiles pour éviter toutes conséquences dramatiques sur le plan humain. La doctrine actuelle est passive par prudence suite à des accidents regrettables. En conséquence, elle ne freine en rien les actions de l’ultra gauche, elle permet aux activistes d’afficher une impunité, elle conduit à terme à la croissance du mouvement de l’ultra gauche et de ses actions : occupations de locaux ou de terrains, violences contre les biens, agressions des agents de la force publique, attaque de tous les opposants potentiels.


Les provocations augmentent chaque semaine, en nombre et en intensité. Paradoxalement, elles rendent encore plus probable le risque de blessés graves et peut-être pires. Cette passivité face aux attaques de l’ultra gauche présente les plus forts risques.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu’une action préventive à l’encontre de l’ultra gauche doit être menée. Elle passe par le développement du renseignement (qui fonctionne déjà bien), le suivi des éléments les plus dangereux et l’organisation de mesures préventives. Cette action passe par le démantèlement des zones de non-droit tolérées comme à Notre-Dame-des-Landes, dans des squats, dans des universités, dans des camps de migrants.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) sait, comme la police, qu’il existe un certain nombre de responsables majeurs de cette mouvance politique violente. Il faut prendre contre eux toutes les mesures que permettent les lois en vigueur. Il juge qu’il faut que le gouvernement de la République accepte de mettre des délinquants en prison, même s’ils doivent être qualifiés demain de détenus «politiques» par la gauche de la gauche. Il est clair que Macron ne souhaite pas prendre ce risque.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que, lors des manifestations, la défense des biens fait partie des missions des forces de l’ordre. Les effectifs des forces de l’ordre déployés doivent être en rapport avec les menaces. Une action préventive tenant compte de la nature des lieux est possible. L’interpellation des personnes masquées est légale selon le décret de 2009 qui permet «l'incrimination de dissimulation illicite du visage à l'occasion de manifestations sur la voie publique». Faut-il encore qu’elle soit engagée. De même, il faudrait peut-être recréer un outil similaire au Peloton de voltigeurs motoportés (PVM) qui était très efficace contre les casseurs (Le PVM a été créé en 1969 et fut dissout en 1986).

  


VI­GILANCE & AC­TION - N° 377 JUIN-JUILLET 2018   

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LE GAULLISME, AUJOURD’HUI ET DEMAIN

par Michel HABIB-DELONCLE, ancien ministre du Général de GAULLE,

membre du comité d’Honneur du Mouvement initiative et Liberté

intervention lors de la XVIème convention nationale du MIL (février 2006)

 

Chers Amis, chers compagnons dirai-je, j’ai été très touché par l’invitation du président Béteille et notamment du sujet qui m’a été proposé : «Le gaullisme aujourd'hui et demain». Je vais vous faire une confidence : depuis que ma conscience politique s’est vraiment éveillée c'est-à-dire depuis certains jours noirs de juin 1940, je n’ai jamais été autre chose que gaulliste. Si vous faites le calcul, cela fait soixante-six ans. Mais devant le sujet qui m’est proposé et, en tant qu’ancien parlementaire, c’est presque un réflexe, je me suis posé une question préalable et je ne suis pas le seul à l’avoir posée, elle a été posée depuis longtemps : «Peut-il y avoir un gaullisme sans de Gaulle ou après de Gaulle ?»


«PEUT-IL Y AVOIR UN GAULLISME SANS DE GAULLE OU APRÈS DE GAULLE ?»


Je me souviens d’une controverse que j’ai eue à ce sujet avec un homme que j’estimais pourtant beaucoup, Jacques Ven­droux qui était le beau-frère du Général. J’avais écrit dans le quotidien La Nation - il y avait encore à l’époque un quotidien gaulliste dont j’étais le directeur politique - «Le gaullisme pour moi ne consiste pas à se demander chaque matin ce qu’aurait fait le général de Gaulle». Et Jacques Vendroux avait répondu «eh bien moi au contraire, c’est exactement ce que je fais !».

Et pourquoi avais-je cette position ? C’est parce que chez le général de Gaulle, il y avait une pensée, il y avait des lignes directrices, mais il y avait aussi l’impondérable qui était le Général lui-même. On peut être gaulliste aujourd’hui mais se dire que le 17 juin 1940, on n’aurait pas pris l’avion pour aller à Londres.


 Je vais vous conter une anecdote, puisque désormais les délibérations des Conseil des minis­tres ne sont plus couvertes par le secret trentenaire. C’est quelque chose qui a été pour moi tout à fait imprévisible, le jour où de but en blanc le général de Gaulle a annoncé au Conseil des ministres qu’il allait reconnaître la Chine de Mao Zedong. Or j’étais à ce moment-là en charge des relations avec les pays d’Afrique noire où les Chinois faisaient une infiltration très dange­reuse qui menaçait les gouvernements amis que nous y avions. Je suis intervenu en Conseil des ministres pour demander l’autorisation, qui m’a été accordée, d’envoyer une circulaire à nos ambassadeurs dans ces pays pour leur dire qu’ils n’étaient pas tenus d’imiter la France et que ceux qui voudraient recon­naître la Chine la reconnaîtraient et ceux qui ne voulaient pas la reconnaître ne la reconnaîtraient pas.


Il y a des actes, avec le général de Gaulle, qui sont imprévisibles : le retrait de l’OTAN par exemple; de même une chose qui a beaucoup surpris ceux qui l’avaient combattu pendant la IVème République, c’est la mise en application du Traité de Rome, auquel le Général n’était évidemment pas favorable au départ.


Le caractère du général de Gaulle était personnel et imprévisible parce qu’il était un génie, parce qu’il était un homme de l’Histoire, parce qu’il voyait plus loin. Mon ami Edmond Michelet l’avait défini un jour comme «l’homme d’avant-hier et l’homme d’après-demain». Il était solidaire de tout le passé de la France, - je ne pense pas qu’il aurait beaucoup aimé que l’on se repente sur le passé de la France - et il voyait très loin dans l’avenir de la France, au-delà de ce qui était immédiatement perceptible.

Mais c’est lui-même qui répond à ma question, il y a ré­pondu d’ailleurs très tôt dans la fin de la première partie de sa vie, lorsqu’il a écrit les Mémoires de guerre. Dans le dernier cha­pitre, qui est très émouvant, on trouve cette phrase qui m’a toujours frappé : «Puisque tout recommence toujours, ce que j’ai fait sera tôt ou tard une source d’ardeurs nouvelles après que j’aurais disparu». Ces mots «ardeurs nouvelles», j’aurais souhaité que l'un de nos mouvements le prenne en exergue. Ensuite beaucoup plus tard, le 9 septembre 1968, après les évène­ments dont vous avez le souvenir et concluant sa ligne d’action, il disait dans sa conférence de presse : «On voit donc quel est pour longtemps le de­voir de cohésion et de résolution de ceux qui à mesure du temps ont adhéré, adhèrent ou adhèreront à l’entreprise de rénovation nationale qui a le service de la France pour raison d’être, pour loi et pour ressort. Cette entreprise, si on l’appelle gaul­lisme depuis 1940, n’est que la forme contemporaine de l’élan de notre pays une fois de plus ranimé vers un degré de rayonne­ment, de puissance et d’influence répondant à sa vocation hu­maine au milieu de l’humanité».


A-t-on besoin d’une feuille de route ? La voilà, elle est écrite depuis 1968, elle est toujours valable : «l’entreprise de rénovation nationale qui a le service de la France pour raison d’être, pour loi et pour ressort».


Alors me direz-vous, dans le concret qu’est-ce que cela peut-être ? Comment peut-on définir le général de Gaulle ? Je sais qu’il y a eu à un moment donné un grand débat sur l’usage du mot doctrine. J’étais pour ma part assez réservé sur l’usage du mot doctrine parce que je définissais le gaullisme comme un empirisme à principes. N’oubliez pas que l’une des grandes phrases du général de Gaulle était : «Les choses étant ce qu’elles sont». Ce qui veut dire que ce qu’on a fait hier et qui était valable hier, ne nous dit pas ce qu’il faut faire pour le lendemain. On peut très bien s’affirmer solidaire de Kennedy à Cuba et pro­tester contre la guerre du Viêt-Nam. Parce que l’un répond à une situation déterminée et l’autre à une autre situation. Par consé­quent si on détermine ce que sont les principes du gaullisme, on les adaptera ensuite à une situation donnée. Il faut distinguer l’accessoire, le contingent, de ce qui est l’essentiel.


DE GAULLE, UNE VISION DE L’ÉTAT


Sur l’essentiel, que nous a-t-il donné ? Que nous a-t-il laissé ? Une vision de l’État, une vision du monde, une vision de la société. J’attacherai peut-être un peu plus d’importance au chapitre sur l’État, puisque les Institutions sont à l’heure actuelle l’objet de discussions, qui ne sont pas d’ailleurs illégitimes. La clé de voûte de l’État pour le général de Gaulle, après la réforme de 1962, c’est le Président de la République et son élection au suffrage universel. Le Président de la République est déjà la clé de voûte depuis le discours de Bayeux de 1946, repris dans la Constitution de 1958. Mais l’élection au suffrage universel, que le général de Gaulle n’a pas voulu proposer d’emblée en 1958, mais qu’il a proposé ensuite en 1962 fait du Président de la République la clé de voûte de l’État.

Il est clair que pour le général de Gaulle, le gouvernement est le gou­vernement du Président de la République. Il dit toujours «mon gouverne­ment», «Mon gouverne­ment fera ceci, mon gou­vernement a fait cela, mon gouvernement proposera». En ce qui concerne le Premier minis­tre, il dit : «Étant donné l’importance et l’ampleur des attributions du Premier ministre, il ne peut être que le mien». C’est clair et cela a été réaffirmé aussi bien par Georges Pompidou quand il était Premier ministre, que par Jacques Chaban-Delmas lorsqu’il était Premier ministre de Georges Pompidou et qu’il fut attaqué à l’Assemblée Nationale par un certain François Mitterrand dont vous avez peut-être entendu parler. (Permettez-moi de vous dire que la différence entre de Gaulle et Mitterrand, c’est que de Gaulle a toujours pensé à la France et Mitterrand n’a jamais pensé qu’à lui-même).


 Et donc Chaban-Delmas répondait à Mitterrand qui lui avait dit «mais que feriez-vous  si vous étiez en désaccord avec le Président de la République et qu’il vous demande votre démission ? » Et Chaban répondait «Que penseriez-vous d’un homme qui a été nommé par le Président de la République, qui a la confiance du Président de la République et auquel le Président demanderait de lui remettre son mandat et qui refuserai ? Ce serait un triste sire». (Je crois que l’appellation qualifiait plutôt celui à qui il s’adressait).


Donc on peut penser que dans l’article 8 de la Constitution stipulant que «le Président nomme le Premier ministre», on aurait pu rajouter «et révoque». Ce qui aurait correspondu plus exactement à la réalité, alors que la remise de la démission du gouvernement est un acte volontaire du Premier ministre. Mais enfin c’est un peu accessoire pour le moment. Ce qui n’est pas accessoire c’est la cohésion du gouvernement. Qu’on ne me prenne pas pour un donneur de leçon, je dis ce qui est.


Je vais vous raconter une anecdote personnelle. J’étais jeune secrétaire d’État aux affaires étrangères. Quand j’étais parlementaire, dans la législature précédente, je m’occupais des échanges de visites de députés entre l’UNR et la CDU-CSU, le parti du chancelier Adenauer. On voyait à l’époque se dessiner ce rap­prochement entre Adenauer et de Gaulle et entre la France et l’Allemagne qui a abouti à la signature du traité de l’Élysée dont j’ai eu l’honneur d’être un témoin oculaire. Je rendais donc visite au Général, j’avais une audience pour parler d’autre chose, pro­bablement de l’Afrique. J’avais demandé préalablement à me rendre à une réunion que j’avais organisée et pour laquelle j’avais prévu un avion du Glam. Elle devait se tenir à Bad Godesberg. Je ne sais pas si c’est encore vrai aujourd'hui mais à l’époque, quand un membre du gouvernement voulait sortir de France, il demandait l’autorisation au Président de la République, par l’intermédiaire du Secrétaire Général de l’Élysée. Le Secrétaire Général de l’Élysée me télé­phone et me dit : «Vous savez, pour votre voyage à Bad Godesberg, le Général n’est pas d’accord». Je lui réponds «Comme je vais lui rendre visite, je lui en parlerai». Donc, à la fin de l’entretien, je lui au Général : «Mon Général, on me dit que pour ma visite à Bad Godesberg, vous n’êtes pas d’accord». Il me répond : «Non, vous êtes membre du gouvernement, c’est une réunion entre parlementaires, vous n’êtes plus parlementaire, vous êtes membre du gouvernement». Alors je lance un dernier argument : «Mais, mon Général, c’est une réunion de caractère strictement privé». Écoutez bien : il hausse le ton : «Qu'est-ce que c’est, une réunion de caractère strictement privé ? C’est un mariage, ou une première communion. En dehors de cela, là où vous êtes, vous êtes le gouvernement, vous parlez au nom du gouvernement et vous engagez le gouvernement». J’ai l’impression que c’est quelque chose qui s’est un petit peu perdu !

Le Général était conscient que le septennat rendait le Pré­sident plus indépendant des contingences parlementaires. Maintenant le quinquennat est, les choses sont ce qu’elles sont, comme on disait tout à l’heure. Mais étant donné que nous som­mes dans un quinquennat, est-il absolument nécessaire de limi­ter le nombre des mandats ? J’ai regardé un peu dans le Who’s Who international. Vous savez combien de temps Helmut Kohl est resté Chancelier en Allemagne ? Seize ans. L’Allemagne n’a pas eu à s’en plaindre. Madame Thatcher est resté Premier mi­nistre en Angleterre onze ans. Je ne crois pas que l’Angleterre ait eu beaucoup à s’en plaindre non plus. Il me paraît qu’il n’est pas obligatoire de limiter le nombre des mandats et qu’il faut laisser le suffrage universel trancher. Pour un mauvais Président, un quinquennat est de trop, pour un bon candidat deux quinquennats ne sont peut-être pas assez.


Enfin dans ce que j’appelle les principes le maintien du système majoritaire. Quand j’entends des gens vous parler de saupoudrer de proportionnelle, on voit bien où ils veulent en venir. Quand je regarde le programme actuel de l’UDF, c’est le programme du retour pur et simple à la IVème République. Je l’ai vécue. J’ai été pendant six ans secrétaire du groupe gaulliste à l’Assemblée Nationale et j’ai continué encore officieusement pendant quatre ans, avant d’être élu député. J’ai bien vu le système des partis et il faut faire attention également que l’État ne tombe pas aux mains des partis. Il est bon que nous ayons une formation unique même si elle admet des nuances à l’intérieur d’elle-même. Il est bon que nous ayons une formation unique, parce que nous ne sommes pas un parti mais une Union, je parle de l’UMP, et c’est ce que le général de Gaulle aurait souhaité.


DE GAULLE, UNE VISION DU MONDE


La France dans le monde. Le général de Gaulle a remis la France au rang des vainqueurs. Il a obtenu une zone d’occupation en Allemagne. Ce n'était pas évident, quand on a vécu la défaite de 1940, et l’effondrement de l’armée de la France qui était considérée comme l’armée de l’Europe. Quelle désillusion qu’ont vécue les Américains ! Roosevelt ne nous a jamais pardonné l’effondrement de la France. Le fait d’avoir ramené la France à la table des vainqueurs pour signer la capitulation de l’Allemagne et d’avoir obtenu un siège permanent au Conseil de Sécurité est un héritage que nous devons sauvegarder a tout pris, on a vu d’ailleurs ce que cela voulait dire au moment de la crise irakienne. On a vu qu’en tant que membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU, la France pouvait bloquer l’appui des Nations-Unies à une entreprise qui se révèle être aventureuse et probablement vouée encore à beaucoup de complications.


 Et puis, il y a l’arme nucléaire. L’indépendance de la France, c’est cela : Avoir un siège permanent au Conseil de Sécurité et rester maîtresse de son destin, avec une arme nucléaire dont seul le Président de la République doit décider de l’emploi. Et quand on vous parle de l’Europe n’ayez pas peur, pour autant que la décision sur l’arme nucléaire ne revien­dra à personne d’autre qu’au Président de la République Française. C’est la garantie d’une Europe européenne, d’une Europe des États  dans laquelle la France garde son indépendance.


L’Europe : la sauvegarde de l’indépendance n’a jamais si­gnifié l’isolement. Le général de Gaulle en parle dans ses «Mémoires d’espoir» à la page 181 : «L’union de l’Europe ne saurait être la fusion de peuples, mais elle peut et doit résulter de leur systématique rapprochement ». Cela veut dire que quand le général de Gaulle dit «systématique rapprochement», cela signifie rapprochement dans un système. Et par conséquent je crois que personne ne peut dire comment il aurait vécu les évènements qui se sont déroulés depuis son départ. Je rappelle qu’il a décidé l’application du Traité de Rome, alors que ses partisans dans les assemblées ne l’avaient pas voté. Je crois être fidèle à sa pensée en disant qu’il aurait appuyé une organisation euro­péenne dont la clé de voûte reste les États-membres. Ce qu’il ne voulait pas, c’est qu’un organisme comme la Commission, formée de gens de tous les pays et qui renoncent à être les représentants de leur pays pour n’être plus que des représentants d’eux-mêmes, devienne le gouvernement européen. C’était déjà une tendance, au moment où je siégeais au Parlement européen, et c’est elle qui, d’ailleurs, a fait rejeter t le plan Fouchet. Les Allemands voulaient appliquer à l’Europe leur propre Constitution : que le Parlement européen devienne le Bundestag, que la Commission devienne le gouvernement fédéral et que le Conseil des ministres soit réduit au Bundesrat, la deuxième chambre qui n’est pas impuissante mais qui ne gouverne pas.  Tant que, dans les institutions européennes, le Conseil européen reste l’institution clé, l’institution dominante, je pense, pour ma part, que le général de Gaulle aurait aimé cette Europe qui se donnerait comme objectif d’être une puissance indépendante, technologique, pacifique, non hégémonique et solidaire.


Alors moi, je suis gaulliste, j’ai voté «oui». Je ne dirai jamais que le général de Gaulle aurait voté «oui» ; mais je n’admets pas non plus qu’on me dise que le général de Gaulle aurait voté «non». Il y a là une liberté d’appréciation, «les choses étant ce qu’elles sont», et comme je vous l’ai dit, le gaullisme est un empirisme à principes, vous avez les principes, mais vous avez également l’empirisme.


DE GAULLE, UNE VISION DE LA SOCIéTé


Ce que je reproche à Mitterrand, entre autres chose, c’est d’avoir ressuscité le clivage droite-gauche. Le gaullisme aussi bien politiquement que socialement doit transcender cette oppo­sition. Bien entendu à partir du moment où vous avez des gens qui s’appellent «la gauche», qui se gargarisent de «la gauche», pour qui «la gauche» est un monde, un univers ! (Je pense à tel animateur de télévision sur LCI, le soir vers 18h30, on dirait vraiment qu’il ne pense qu’à la gauche. Les débats sont entre ceux qui composent la gauche, c’est son univers, un univers complètement flou. Si vous ne l’avez pas reconnu, il s’agit de Michel Field).


Alors, en face de cette conception de «la gauche», il y a la «non-gauche», c’est le refus du marxisme, qu’il soit authentique ou délayé, de la dictature syndicale, du pouvoir de la rue. Au fond, pour nous, c’est la grande leçon du 30 mai 1968. Je suppose qu’il y en a un certain nombre d’entre vous qui étiez sur les Champs-Élysées le 30 mai 1968, qui ont entendu l’appel du général de Gaulle et qui se sont précipités dans la rue ; nous scandions : «Nous sommes un million !» pour répondre à la tentative de subversion qu’avait tentée ce qu'on appelle la gauche. Pour nous la non-gauche, c’est ce qui tend à la liberté et notamment à la liberté dans l’entreprise, mais aussi bien celle des employeurs que celle des employés. Je ne reviendrai pas sur le thème de la participation, qui a été traité parfaitement par Jacques Godfrain, lequel connaît admirablement son sujet.


 Le gaullisme, ce n’est pas le conservatisme. C’est l’audace pour dépasser la lutte des classes et opérer le rassemblement des énergies et il faut prendre en compte, le général de Gaulle a pris en compte, la modernité. Le général de Gaulle avait initié, Georges Pompidou avait commencé à mettre sur pied le «plan calcul», qui devait nous donner la technologie de l’ordinateur. Giscard d’Estaing a cru devoir y mettre fin, c’est bien dommage pour lui, mais surtout c’est bien dommage pour nous et pour la France.


«De Gaulle, l’homme d’avant-hier et l’homme d’après-demain». C’est l’homme qui tient les deux bouts de la chaîne, entre le passé qui a construit la France et l’avenir où il faut qu’elle se développe dans l’harmonie et non pas dans l’opposition des classes. Et c’est ce à quoi, je pense, nous devons essayer de concourir les uns et les autres.


QUELQUES CITATIONS DU GéNéRAL DE GAULLE


Alors, pour conclure, reprenons quelques citations du général de Gaulle :


 Celle du 9 septembre 1968, d’abord: «Le gaullisme qui est une entreprise qui a le service de la France pour raison d’être, pour loi et pour effort. Le gaullisme qui est l’élan de notre pays une fois de plus ranimé vers un degré de rayonnement, de puissance et d’influence, répondant à sa vocation humaine au milieu de l’humanité».


 Mais, je voudrais terminer par une confidence ;  je suis sûr que vous comprendrez son importance pour moi. J’ai dans ma bibliothèque, daté du 8 octobre 1970, (le général est mort le 9 novembre), le premier volume des «Mémoires d’espoir» sur lequel est écrit d’une écriture que je connais bien : «Pour Michel Habib-Deloncle, en témoignage de ma fidèle amitié». C’est là que je cherche ce que le général de Gaulle a à nous dire.


 Ce qu’il nous dit à la fin du deuxième tome des «Mémoires d’espoir», le tome posthume, c’est une leçon pour tous nos hommes politiques qui veulent devenir des hommes d’Etat : «Comment n’aurais-je pas appris que ce qui est salutaire à la Nation ne va pas sans blâmes dans l’opinion ni sans pertes dans l’élection».


 À la fin du premier tome de ces «Mémoires d’espoir», il parle de la France : «Je n’ai à lui montrer d’autre but que la cime, d’autre route que celle de l’effort». Il disait aussi «aller vers les sommets élevés, ce sont ceux qui sont les moins encombrés».


Regardez vers le haut mes amis, regardez vers le haut ! Regardez la France comme une grande France, comme une France qui a des devoirs vis-à-vis de l’humanité, comme une France qui n’est pas isolée, qui n’est pas une citadelle, qui est ouverte, mais qui doit être dirigée, qui doit être gouvernée, pour le bien de son peuple. C’est là, je crois, le gaullisme d’aujourd’hui et de demain.

  


2017-2018, MACRON A ÉCHOUÉ FACE À L’INSÉCURITÉ

Télécharger la communication du MIL du 16 mai 2018

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La violence courante contre les biens et les personnes porte atteinte aux intérêts de tous les Français. Elle se développe en intensité et même se diversifie progressivement (par exemple lors d’escroquerie dans des échanges en ligne). Macron et son gouvernement n’apportent pas les réponses adaptées pour combattre l’insécurité en France. Le seul programme, effectivement mis en place, concerne la prévention du terrorisme islamiste.


La sécurité quotidienne des Français est en cause. Au-delà des efforts des forces de l’ordre au sens large dont il convient de saluer une fois de plus les efforts, les choix politiques et l’absence des initiatives nécessaires de Macron ne répondent pas aux besoins de la société. Le silence sur le problème de la sécurité provient, du fait qu’il professe une vision bien ancrée à gauche selon laquelle le délinquant ou le criminel reste avant tout une victime de la société (voir les propos tenus par Macron). L’objectif 3 de son programme «sécurité» prévoyait ainsi de «lutter contre les pratiques abusives en matière de contrôle d’identité» (un sur 5 objectifs). D’autre part, il appartient à une catégorie «supérieure» et «chez ces gens-là» on ne connait pas directement les problèmes de sécurité que ressentent et vivent les Français.


Cet abandon de la question de la sécurité se traduit très concrètement par les annonces récentes de Macron : pas de prison pour les délinquants condamnés à moins d’un mois (voire moins de 6 mois ferme), abandon de l’objectif de construction de nouvelles places dans les établissements pénitentiaires. L’objectif d’ouverture de 15.000 nouvelles places de prison faites par Hollande n’ayant jamais été atteint. Macron l’avait repris dans son programme, pour désormais abandonner cette mesure nécessaire afin éviter une surpopulation carcérale. Il faut respecter les détenus et protéger le personnel pénitentiaire.


Les violences individuelles restent fréquentes : vols à l’arraché, vols de véhicules, cambriolages, agressions sexuelles, escroqueries, attaques à main armée.


Les violences collectives organisées par des groupes sont multiples. Elles sont le résultat de l’absence de réponse volontaire, en temps utile, face aux activistes de la gauche extrême ou ultra comme la guérilla à Notre-Dame-des Landes, les attaques contre la police et le vandalisme en marge des manifestations syndicales et politiques, occupations d’universités, l’installation encadrée de camps de migrants dans le domaine public ou des bâtiments publics. Trois ou quatre universités ont été abandonnées aux gauchistes et ne fonctionnent plus depuis plusieurs mois, sans que leur évacuation n’ait été décidée. Seuls quelques centres universitaires ont été évacués, sans problème, par la police.


La violence dans de nombreux quartiers périphériques des grandes villes continue à rendre la vie dure pour tous les habitants. Les violences perpétrées par certains «jeunes des quartiers» mélangent délinquance (dont trafic de drogue) et islamisme radical. Le parcours de terroristes islamistes illustre la collusion entre délinquance et islamisme. La présence en France de quartiers de non-droit n’est jamais abordée par Macron. Les événements violents récents intervenus à Bagnolet, Saint-Denis ou Toulouse laissent augurer du risque d’un embrasement plus général dans les semaines qui viennent. Le projet de «police de sécurité du quotidien (PSQ)» de Macron est resté un leurre.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la sécurité quotidienne n’est pas une priorité pour Macron. Les mesures nécessaires ne sont pas prises. Les forces de l’ordre manquent toujours d’effectifs et de moyens.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande la définition d’une nouvelle politique en matière de sécurité avec une réelle volonté d’améliorer rapidement la situation des Français face aux menaces individuelles et collectives, en se donnant les moyens nécessaires pour arriver à des résultats. Il ne s’agit pas de changer la loi, mais tout simplement de l’appliquer à bon escient. Il faut faire savoir que la loi s’applique à tous ceux qui la bafouent.


  

2017-2018, MACRON A ÉCHOUÉ FACE AU CHÔMAGE DE MASSE

Télécharger la communication du MIL du 15 mai 2018

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Repère : Les derniers chiffres publiés indiquent que Pôle Emploi comptait 6.600.000 d’inscrits à la fin mars 2018, dont 3.700.000 chômeurs immédiatement disponibles. (Dares Indicateurs – 24 avril 2018)


La croissance de la population active (phénomène démographique et lié au recul de l’âge du départ en retraite) a été à peine compensée par la création de nouveaux emplois. Conséquence : le nombre des chômeurs stagne à un niveau beaucoup trop élevé.


Aujourd’hui, un Français sur 10 se retrouve inscrit à Pôle emploi. Ce chiffre ne prend pas en compte tous ceux qui, tout en recherchant un emploi, ne s’y inscrivent pas, comme les jeunes en fin d’études qui n’y trouvent pas de services. 2.700.000 de chômeurs bénéficient de l'assurance chômage (ARE, ARE Formation ou CSP) et des centaines de milliers d’autres de l’allocation de solidarité spécifique (ASS). Le projet de loi, «avenir professionnel» en cours d’examen, devrait permettre à l’État de remettre en cause le niveau d’indemnisation chômage à partir de 2019, sans accord des partenaires sociaux. Le chômage pose des problèmes à deux niveaux : des difficultés personnelles pour beaucoup de gens et de nombreuses familles avec, à la clé, la baisse du pouvoir d’achat et ses conséquences, voire le basculement dans une réelle pauvreté ; un problème collectif d'équilibre budgétaire, il n’y a pas assez de recettes d’imposition faute de revenus de millions de Français et il y a un système d’indemnisation en déficit de plus de 3 milliards par an.


Le Mouvement initiative et Liberté (MIL) dénonce les discours de Macron, et du gouvernement, sur les questions du chômage et de l’emploi. Ils comportent une violente attaque contre les chômeurs, la suspicion à la fraude est érigée en réponse au chômage. Les fraudeurs existent et doivent être punis, mais ils se situent sur une petite marge. Depuis un an, on assiste de la part du ministère du Travail à des manœuvres destinées à manipuler les chiffres, dont notamment la non-publication mensuelle du nombre des inscrits à Pôle Emploi. De même le taux de chômage de l’Insee, issu d’une enquête très partielle, est préféré à la donnée précise et effective du nombre d’inscrits à Pôle Emploi.


Le Mouvement initiative et Liberté (MIL) ne constate pas d'amélioration de la situation du chômage avec la politique menée depuis un an par Macron : les différentes mesures prises dont la loi «travail» n’ont pas apporté d’amélioration de la situation. Les créations de nouveaux emplois sont liées essentiellement à un contexte international favorable. Nos voisins ont de bien meilleures situations économiques et le niveau de l’emploi y est bien inférieur. Le taux de croissance a augmenté sur l’année, mais insuffisamment pour changer les choses.


Le Mouvement initiative et Liberté (MIL) considère que le chômage de masse demeure à un niveau inacceptable pour la France et souhaite une autre politique. Dans cette nouvelle politique, l’impact de chaque mesure sur la situation de l’emploi devra être pris en compte de manière transversale. Tous les leviers à la création de nouveaux emplois par les particuliers, les indépendants, les TPE, les PME, comme les grandes entreprises, devront être activés. La priorité de cette politique devra être le plein emploi.


Communication du MIL du 19 septembre 2017 : «Encore une loi travail qui ne créera pas d’emploi»

Communication du MIL du 8 mars 2016 : «Benoit, Emmanuel, Jean-Luc, la gauche, c’est le chômage pour tous»


  

2017-2018, MACRON A RÉUSSI À AUGMENTER LES IMPÔTS ET LES TAXES. CE N’EST QU’UN DÉBUT !

Télécharger la communication du MIL du 14 mai 2018

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Repère : Macron a affirmé qu'il n'y aurait «pas de création d'un nouvel impôt local ni d'un impôt national» et qu’il n'y aurait pas d'augmentation de la pression d'ici la fin de son quinquennat. (Entretien du 15 avril 2018 BFMTV / Mediapart).


Depuis plusieurs semaines, les membres du gouvernement évoquent tour à tour diverses pistes d’augmentation des impôts et taxes. S’agit-il de ballons d’essai ou de pistes sérieuses ? L’avenir le dira. Concrètement, il est question :


-de reformater la taxe foncière, c’est-à-dire de l’augmenter pour faire payer les propriétaires d’immobilier en fonction de leurs revenus,


-d’imposer une seconde journée de solidarité ; c’est-à-dire d’imposer un jour travaillé, de plus par an, à tous les salariés,


-de poursuivre l’augmentation des taxes existantes ou de modifier le mode de calcul de celles-ci,


-de multiplier les amendes supportées par les automobilistes (baisse de la vitesse et mode de contrôle privé),


-de prévoir un «effort supplémentaire» pour régler la dette SNCF par le budget de l’État.


Ces réflexions reposent sur des constats portant sur l’insuffisance des recettes et le poids réel des charges.


-Des mesures fiscales ont été prises comme la réduction des charges salariales (non compensée par l’augmentation de la CSG de 1,7%), la diminution programmée de la taxe d’habitation suivie de l’annonce de sa disparition. Elles conduisent à une baisse relative des revenus de l’État en 2018.


-La prise en charge de dettes, hors du budget de l’État, se profile : dette de la SNCF (55 milliards d’euros) et, demain, dettes des régimes sociaux, en particulier de l’assurance chômage (35 milliards d’euros).


-La croissance faiblit depuis la fin 2017 et le premier trimestre 2018. La baisse du pouvoir d’achat liée à l’augmentation ou la création de taxes diverses est la cause de cette situation. Le taux de croissance au second trimestre devrait naturellement être impacté par les grèves multiples en particulier dans les transports.


-Plusieurs projets politiques de Macron, nécessitant de nouveaux budgets, sont déjà sur les rails, comme le «plan banlieue», une formule de «service militaire universel».


La situation présente ne laissera pas beaucoup de choix. Macron restera attaché à limiter le déficit public à moins de 3% par rapport aux critères de convergences de l’Union européenne. La vente de participation publique de l’État dans le capital d’entreprises ne suffira pas. Macron devra augmenter les impôts et/ou les taxes, contrairement à ses récentes déclarations. Tous les moyens de communication seront alors mobilisés pour venir camoufler l’opération.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce la légèreté de la démarche fiscale de Macron qui a mis en œuvre des mesures qui ne tiennent pas la route. La croissance des activités sur laquelle reposent ses calculs budgétaires n’est pas suffisamment au rendez-vous pour équilibrer ses équations. Au bout d’un an, les Français constatent les premières conséquences, elles seront pleinement ressenties à la fin 2018. Et dès janvier 2019, le prélèvement de l’impôt à la source de l’impôt sur le revenu viendra couronner le tableau.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la pression fiscale, qui s’exerce sur l’ensemble des Français, est beaucoup trop élevée. Le pouvoir d’achat de tous les Français, dont les retraités, régresse.


Or, il faudra qu’un jour le taux des prélèvements obligatoires en France puisse fortement diminuer. Cela passe par la baisse de certaines dépenses publiques. Ces économies courageuses imposeraient aux Français d’accepter que l’État abandonne certaines de ses interventions et réorganise une part des services publics. Cette politique est, au final, la clé d’un retour au plein emploi en France.


Lire la récente Communication du MIL du 10 février 2018 : «En marche» vers la hausse des taxes et des impôts ».

  

POUR UNE EUROPE UNIE DES ÉTATS

Télécharger la communication du MIL du 16 juin 2018

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Repère : Les élections législatives italiennes viennent de porter au pouvoir de nouveaux partis qui viennent de former un gouvernement. Leur programme comprend la critique de certaines contraintes de l'UE et la limitation de l'immigration, avec l'expulsion de 500.000 clandestins.


Les choix politiques de nombreux pays de l'Union européenne évoluent ces dernières années. On assiste à des changements profonds. La composition du parlement européen au terme des élections de 2019 a toutes les chances d'être modifiée. Les deux partis européens historiques, socialistes et démocrates-chrétiens, ne devraient plus disposer ensemble d'une majorité au sein du parlement. Les forces politiques, critiques à l’égard de la politique menée par la Commission européenne, pourraient se trouver en position de force. Les chefs d'État des pays membres ont aussi changé dans une bonne part des pays.


Les priorités de l'UE pourraient être amenées à évoluer et la commission européenne à changer de ligne politique.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL), qui a été très engagé contre Maastricht en son temps, défend une analyse gaulliste de l’Europe des nations et prône le maintien de la France au sein de l'Union européenne en tant qu'ensemble d'équilibre européen de collaboration et de paix, mais appelle de ses voeux un changement de la politique de l'Union et une redéfinition limitée de ses compétences.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite que tous les efforts soient engagés pour faire évoluer en profondeur les traités de l'Union. Il faut que les députés français au parlement européen participent pleinement à cette transformation.


Pour les Républicains, Laurent Wauquiez a déjà évoqué les grandes orientations du changement attendu (lire la communication du MIL du 26 mars 2018 : Contre l’Europe fédérale de Macron). Le changement de ligne politique de l’UE sera le principal enjeu de l’élection européenne de 2019 dans un an.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que Macron se positionne ouvertement sur une ligne politique fédéraliste visant une poursuite du transfert des compétences vers l'UE (en particulier en matière économique). Ce n'est pas la bonne voie. D'une part, cette position ne correspond pas aux voeux des Français (voir la victoire du «Non» au référendum de 2005), d’autre part, ne reçoit pas un accueil favorable de la part majorité des pays, même en Allemagne.

Macron se trouve aujourd'hui isolé sur ses positions au sein de l'Union européenne. Pour les Français, ses discours de défense d’une prétendue «souveraineté européenne», qui n'existe pas, plutôt que la défense de la souveraineté française, qui est le fondement de la Nation, sont inacceptables.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que l'Union européenne n'est pas un pays et n'a pas vocation à le devenir. Les partisans d'une «Europe fédérale» ont échoué. Cette phase politique s'achève. Une autre commence, marquée à la fois d’abord par le respect de chaque nation membre et, d’autre part, par la détermination à mener des échanges et des projets en commun.


Le budget de l'Union européenne devra baisser pour permettre de réorienter des moyens budgétaires sur des projets réunissant des ensembles de pays en fonction des projets. Les contraintes imposées par les directives européennes devront être revues. Le poids excessif des micro-États et des pays à très faible fiscalité, devra être réduit. Le périmètre de la Commission européenne, et l’importance de ses services et effectifs, devront être réduits de manière rapide. Les traités existants comme celui de Schengen seront amenés à évoluer. Les frontières entre États ont vocation à être rétablies en fonction des circonstances et des risques car il faut maîtriser les flux migratoires.

  

MACRON N’EST NI GAULLISTE, NI GAULLIEN

Télécharger la communication du MIL du 13 juin 2018

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Repère : L’esprit gaulliste, qui a marqué l’histoire de France, s’applique toujours parfaitement aux enjeux actuels. La pertinence de ses principes fondamentaux reste toujours aussi forte.


La politique menée par Macron ne s’est inscrite à aucun moment dans le cadre de la pensée gaulliste. Sa démarche de gauche sociale-démocrate libertaire n’a rien de commun avec le gaullisme. Son discours est marqué par une confusion et des ambiguïtés permettant de prétendre à tout et son contraire. Il se prétend rassembleur, mais la pratique prouve qu’il ne l’est pas. Les sondages successifs en attestent. S’il dispose d’une majorité parlementaire à l’Assemblée nationale, sa politique subit un rejet de 2/3 des Français, après une élection par défaut et une année de déceptions successives.


Au sein de l’Union européenne, les discours de Macron ont été pompeux, et on ne peut que constater son absence d’efficacité dans la défense des intérêts de la France dans les négociations européennes (acceptation du traité CETA, pas d’interdiction du glyphosate, maintien d’avantages accordés aux travailleurs détachés, etc.). Il défend une ligne politique en faveur d’une Europe fédérale avec l’abandon de nouveaux pans de notre souveraineté dans le domaine économique. Macron a défendu des positions en faveur d’un multiculturalisme ouvert. Il a même eu l’occasion d’affirmer l’absence d’une culture française. À de multiples reprises, il a fait l’éloge de la «souveraineté européenne», alors que l’UE n’est en aucun cas un pays. Il ne défend pas clairement la souveraineté de la nation française.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que Macron mène, depuis un an, une politique qui se trouve à l’opposé de l’esprit du gaullisme.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que la première caractéristique de l’esprit gaulliste réside dans une approche politique globale sur les questions majeures. L’approche de Macron est parcellaire, car, avant tout, budgétaire. S’il évoque une approche universelle, il ne la met pas en œuvre dans sa politique. Il se situe dans la vision d’une France composée de communautés destinées à vivre ensemble. Son absence de discours sur la religion musulmane en France illustre cette incapacité à assurer une approche commune à tous les Français. Depuis son début de mandat, Macron abuse des discours en langue anglaise, des appels à la colonisation économique de la France par des sociétés étrangères, en particulier des sociétés américaines de nouvelles technologies. Son gouvernement valide des achats d’entreprises françaises sensibles par des entreprises étrangères. Macron vise une participation sans contrôle de notre pays à une mondialisation, dont les rapports de force apparaissent pourtant fortement défavorables depuis des années. La balance très négative de notre commerce extérieur en témoigne.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que les réformes institutionnelles annoncées (projet de loi fondamentale et révision constitutionnelle) vont contre l’esprit des institutions de la Ve République. C’est le cas du projet de la mise en place d’un scrutin à la proportionnelle pour la désignation des parlementaires. Son refus de recourir au référendum atteste d’une position opposée au gaullisme.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce les projets de réformes sociétales comme l’ouverture de la PMA aux couples de femmes ou la légalisation de la consommation du cannabis. Qui peut imaginer que cette politique d’inscrive dans l’esprit du gaullisme ?


Enfin, Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que les projets actuels de remise en cause des aides sociales, après la casse de l’assurance chômage, l’augmentation de la CSG pour les retraités vont contre l’esprit du gaullisme qui affirme la nécessité de la solidarité nationale conduite par l’État à destination des personnes les plus faibles, les plus en difficulté et les plus pauvres dans la société. La prochaine loi relative au Plan d’action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises (PACTE) n’apportera, au final, rien de plus aux salariés dans le domaine de l’intéressement et de la participation.


En conclusion, Macron aura endossé le costume de président de la République, comme l’ont fait ses prédécesseurs socialistes. Il utilise les institutions pleinement. Il lui arrive aussi de séduire certaines personnes grâce à ses qualités personnelles et grâce à l’image de sa fonction, aux avantages qu’il peut octroyer. Mais à aucun moment il n’est possible de le qualifier comme gaulliste ou gaullien ou ayant l’esprit gaulliste car son action (notamment l’Europe fédérale, la proportionnelle, l’atteinte aux droits de propriétés, l’acceptation des clandestins en nombre) est clairement dans un axe à l’opposé des valeurs du gaullisme. Ceux qui défendent le contraire doivent être placés dans le camp des idiots utiles (au sens de Lénine), voire à des promoteurs, conscients ou non, de la pratique du «pont de la rivière Kwaï».

  

LE 18 JUIN, JOURNÉE NATIONALE COMMÉMORATIVE DE L’APPEL DU GÉNÉRAL CHARLES DE GAULLE

Télécharger la communication du MIL du 18 juin 2018

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Comme chaque année, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) commémorera l’appel lancé le 18 juin 1940 par le général de Gaulle. Cette année, nous célébreront les 78 ans de l’Appel.


Cette année sera aussi marquée par le 46ème anniversaire de l’érection de la Croix de Lorraine au Mémorial Charles de Gaulle à Colombey-les-Deux-Eglises. La Croix de Lorraine fut inaugurée par Georges POMPIDOU.


À cette occasion le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle les différents thèmes de campagne qu’il diffuse à cette occasion.


Par ailleurs, ses délégations départementales s’associeront, dans de très nombreux lieux, aux cérémonies officielles (par décret du 10 mars 2006) de commémoration de l’Appel du 18 juin 1940. Il est à noter le grand rassemblement qui se tient, chaque année, à Saucats en Gironde. Il aura lieu le dimanche 24 juin cette année.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se félicite que de nombreuses fédérations des Républicains (LR) aient pris l’initiative de réunir leurs militants en cette date anniversaire pour une commémoration de l’Appel du Général de Gaulle. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) apporte son entier soutien à toutes ces initiatives.


  

LA FRANCE FACE À UNE MENACE MIGRATOIRE DE MASSE

Télécharger la communication du MIL du 25 juin 2018

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Repère : un bateau, affrété par une association pro-migrants, rempli de plus de 600 migrants, a pris la mer sans port de destination. Suite au refus d’accostage de l'Italie et de Malte, il a été accueilli en Espagne alors que la côte d’Afrique du Nord était plus proche. Une partie de ces migrants devraient rejoindre la France pour y demander le droit d'asile. D’autres opérations du même type sont déjà en cours de la part d’associations organisant le passage illégal des migrants-clandestins.



La question du flux migratoire clandestin doit être examinée sur deux plans. D'une part la politique menée par l'État à commencer par la simple exécution des lois et leur évolution. D'autre part, la communication médiatique qui mêle des journalistes, des responsables associatifs, des artistes et des responsables d’extrême gauche. Ils proposent des «histoires de migrants» (avec beaucoup de fausses nouvelles). Cette mobilisation médiatique a pour but d'empêcher l'application par le gouvernement des lois en vigueur. Elle produit un effet subversif contre l'autorité en tant que telle.

Les derniers échanges, entre une part des chefs d’État de l’Union européenne, confirment qu’aucun accord sur la prise en charge des migrants, entre les pays membres de l’UE, ne semble envisageable à la fin juin 2018. La politique à mener restera du domaine national sur la question de l’immigration, contrairement au vœu de Macron.


Les réponses que la France devrait apporter en matière d’immigration portent notamment sur le contrôle effectif de nos frontières, la définition précise des personnes bénéficiaires du droit d’asile, l'expulsion effective de 100 % des clandestins déboutés du droit d'asile, la lutte contre les passeurs délinquants et les associations menant des actions illégales, la répression des personnes assurant la protection des clandestins par complicité et recel, la participation au blocage global de l'immigration extra européenne.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite l'application effective des lois et règlements existants en France. Cette application des textes doit conduire à afficher que la France n'est pas un pays d'accueil pour les ressortissants hors Union européenne. Ces dispositions générales peuvent, bien entendu, connaitre des exceptions ; mais le rétablissement de l'exécution des lois est un préalable à la prise en compte de cas particuliers. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la France ne se trouve pas confrontée à une opération ponctuelle de quelques centaines de migrants ou même de quelques «arrivées» successives. Mais se trouve face à une menace migratoire de masse. Il faut donc répondre à cette menace par tous les moyens utiles : codéveloppement avec des pays d’origine, accords avec les pays méditerranéens, contrôle maritime militaire en méditerranée, recentrage de l'examen des demandes d’asile à l’étranger (évitant les risques du passage en Europe). Cette politique nécessite de disposer de moyens et de budgets beaucoup plus importants afin d’être équilibrée, humaine et efficace. Un référendum sera, tôt ou tard, le moyen le mieux adapté pour imposer cette politique de contrôle des migrations. Car l'opposition de la gauche de la gauche, d’une nébuleuse associative, de journalistes et de «personnalités» ne pourra être dépassée que par la légitimité d'un scrutin populaire.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge qu'il faut affirmer clairement que les Français ne souhaitent pas un village afghan dans le cantal ou un village érythréen dans le Vaucluse. C'est pourtant le mouvement qui s'est engagé et qu’illustre aujourd’hui parfaitement une Allemagne ayant déjà accueilli de plus de 700.000 Syriens.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite que l’État prenne directement en charge les «arrivants» en situation irrégulière pour contrôler leur séjour et instruire leurs dossiers. Les associations, dont l’objet social est l’accueil des migrants, ne doivent plus disposer ni de délégations de service public ni de financements publics. Il est nécessaire d’acter que la plupart de ces associations n’ont respecté ni les lois ni leurs engagements.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que l’État français doit définir des priorités dans son action sociale. Il doit en priorité aider les citoyens français en situation d’handicap, ceux vivant sous le seuil de pauvreté ou en état de dépendance en fin de vie. De même, il faut faire des efforts pour contribuer à l'intégration des populations étrangères qui résident légalement dans notre pays avant de privilégier des réfugiés ou des migrants clandestins.


  

PASSEURS DE CLANDESTINS MIGRANTS, DES ASSOCIATIONS SUBVENTIONNÉES COMPLICES

Télécharger la communication du MIL du 6 juillet 2018

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Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que nous nous trouvons dans une situation d’affrontement idéologique fort avec les partisans de l’accueil de tous les clandestins migrants du monde dans les pays européens et en France, en particulier. Ces partisans, relayés par des journalistes, sont :


-D’une part, des acteurs politiques de l’extrême et de l’ultra-gauche, qui voient dans les «migrants» un potentiel prolétariat de remplacement dans le cadre d’une analyse marxiste.


-D’autre part, certains responsables, religieux ou fraternels, qui émettent leur opinion sur des bases qu’ils proclament «humanistes» et qui leurs sont propres. Cette opposition ne fait pas débat dans la mesure où les convictions auxquelles ils font référence viennent d’ailleurs.


-Enfin, certaines organisations associatives se positionnent d’une manière problématique sur ce dossier.


Analyser la pratique et le discours des associations à prétention humanitaire ne peut passer par un amalgame entre des associations qui ont des pratiques différentes ou même différentes selon les sites dans la même association en fonction de leurs responsables. Il faut ajouter que dans le maquis des associations agissant en faveur des migrants, il existe des structures sérieuses et d’autres qui le sont moins, pour rester correct. Le mélange d’associations de tous pays rend la situation difficile à maitriser pour les États.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère, néanmoins, que des constats généraux s’imposent à propos de la plupart des associations pro-migrants, qui connaissent une dérive progressive. L’intervention des associations doit être redéfinie, encadrée et contrôlée.


D’abord, la désignation des associations sous le qualificatif d’«Organisation Non Gouvernementale (ONG)», reprise par les médias, est une astuce pour donner une image sérieuse à des structures tout à fait ordinaires. Par ailleurs, cela camoufle le fait qu’une part des associations françaises ont des délégations de service de l’État et/ou reçoivent beaucoup de financements publics, ce qui relativise sérieusement leur situation d’indépendance quand elles sont, de fait, des prestataires de l’État. Quant aux associations ou fondations étrangères, le degré de leur indépendance est difficile à vérifier : orientations politiques internationales ou paraétatiques et positionnement de leurs responsables.


Ensuite, des associations prenant en charge les migrants posent un autre problème dans la mesure où ces associations tendent à devenir des acteurs politiques sans en avoir aucunement la légitimité. Une association peut prendre en charge une personne en difficulté en lui apportant un lit, un repas ou des soins, par exemple un sans domicile fixe, une personne âgée dépendante ou un migrant perdu à Calais ou Paris. Elle peut analyser son public et estimer un besoin en nombre de personnes ou en moyens à mettre en œuvre. Elle peut avertir sur l’apparition d’une pathologie importée ou prévenir une épidémie. Elle reste dans son rôle.


Mais, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu’un problème apparaît quand des associations commencent à prendre la parole sur ce qu’il faudrait que les gouvernements fassent en visant à imposer une politique publique.


Quand une association, dont la compétence porte sur la santé (comme Médecins du monde ou Médecins sans frontières), alerte les médias pour dénoncer un accord signé entre les pays de l’Union européenne, dès le lendemain de sa signature (sans en connaitre le détail), elle sort de son objet social et du mandat donné par ses membres donateurs.


Ensuite, ces acteurs semblent fréquemment transgresser les lois existantes pour faire accéder des étrangers aux pays européens et les y installer ; tandis que, parallèlement, ces acteurs associatifs mobilisent toutes les dispositions juridiques, de manière exagérée, en faveur de leurs clients pour les installer dans le pays où ils se trouvent (Amnesty, Cimade, etc.).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que l’environnement dans lequel se développe l’arrivée des migrants entremêle confusément aujourd’hui plusieurs types d’acteurs:


-Des passeurs rémunérés pour leurs services, qui font partie de la délinquance et du crime organisé.


-Des associations organisant le passage de la Méditerranée depuis la côte africaine, prétextant la sécurité de passage de migrants illégaux. Elles mobilisent des navires inadaptés et sans moyens, d’où la mise en scène des migrants victimes du traitement même des associations.


-Des associations participant à l’accueil et l’installation de migrants en France sans vouloir tenir compte de leur statut, des lois et des règlements. Concrètement, elles luttent contre les contrôles de la situation des immigrés dans les hébergements qu’elles gèrent.


Le rapport entre ces trois types d’acteurs vire à la confusion. Certaines associations sont passées d’opérations de «sauvetage en mer» d’embarcations chargées de migrants menées par des associations à des opérations de «ramassage sur le littoral libyen». On voit ainsi quelques navires, sans nationalité bien définie, voguant dans les eaux internationales, avec des moyens à bord insuffisants dont les traversées tournent au drame.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) déplore les décès survenus en mer de personnes ayant emprunté en nombre des barques. Mais nous dénonçons l’argumentation utilisée par des associations et des médias sur le nombre des noyés ou sur l’état de santé des personnes car il s’agit d’un levier psychologique efficace vis-à-vis de l’opinion pour le lobby pro clandestin migrants. La comptabilisation de personnes mortes en mer semble un «jeu cynique» de journalistes pour faire de l’info. On annonce 3.139 migrants morts en Méditerranée en 2017. La précision même semble choquante puisqu’elle suppose que l’on domine le problème. Ce qui n’est pas le cas. Ces décès sont liés à la démarche des migrants, aux pratiques des passeurs qui mettent des migrants sur des radeaux ou barques de fortune, après les avoir fait payer, et aux associations concernées qui encouragent de fait cette pratique pour leur satisfaction collective ou personnelle en proposant la prise en charge ultérieure. Mais quand un navire associatif charge sur la côte des personnes confiées par les passeurs, qu’il contourne les gardes côtes libyens pour partir en emmenant dans des conditions déplorables de personnes en difficulté, sans avoir un port de destination, la responsabilité revient à ces acteurs du malheur.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que l’on ne peut pas accepter durablement cette situation. Il faut mettre un terme à l’industrie des passeurs et par conséquent à celle de ces bateaux humanitaires qui participent au trafic d’êtres humains.


Pour conclure, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) acte le fait que l’ensemble des pays européens membres de l’Union européenne vient de partager le souhait de lutter contre l’immigration et que chaque pays peut volontairement choisir la politique qu’il veut mener (accord de l’UE). Il espère que la volonté de casser la spirale du flux migratoire sera mise en œuvre dans chaque pays, dont la France.


Cette orientation politique est commune à tous les peuples européens avec des variantes nationales. Elle se heurte à la nébuleuse des organisations, personnalités et journalistes pro clandestins migrants.


  

DEUX PILIERS DE L'ESPRIT GAULLISTE : RÉCOMPENSE DU MÉRITE ET POLITIQUE SOCIALE

 Télécharger la communication du MIL du 18 juillet 2018

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Repères : L'affrontement idéologique entre les partisans d'un gaullisme social et ceux d'une social-démocratie libertaire (Macron) monte encore d'un cran après les annonces de Macron devant le Congrès du 9 juillet. Le fossé se creuse de plus en plus.

 

La politique menée par Macron, depuis plus d'un an, dessine un tableau assez complet de l’orientation qu’il tente de prendre sur le quinquennat. Elle est pour l’instant marquée par une série d’échecs et de recul (par exemple baisse du nombre des fonctionnaires non engagée, diminution de la construction de places de prison, etc.). De plus, des menaces graves apparaissent sur le plan social où il annonce un projet de réduction des aides pour une part des bénéficiaires actuels (ciblage pour réduction des aides). Un homme qui décide de baisser le montant des APL de 5 euros pour boucler ses fins de mois est capable de tout, car cette mesure traduit qu’il ne comprend pas le fond de la réalité sociale. Les derniers propos de Macron contre le trop haut niveau des aides sociales («trop de pognon») illustre la vision technocratique et hors sol de l'inspection des finances, qui reste la sienne. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) affirme que le mérite et le travail doivent être dignement récompensés, à tous les niveaux, de manière suffisante, mais que, parallèlement, les politiques sociales restent l’un des fondements de la Vème République.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) reste profondément attaché au principe des régimes sociaux mis en place par le général de Gaulle dès la Libération, quitte à moderniser certains aspects. Pour défendre ces régimes sociaux, il faut veiller à leur équilibre budgétaire de manière structurelle. Ceci n’a pas été fait. Pour y parvenir, il faut lutter contre la fraude, contre le versement de sommes indues et fixer des cotisations et des taux d’aide, etc. Faute d’une gestion plus rigoureuse, la dette des régimes sociaux continuera à augmenter. Il faut les sauver et les conserver.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme son attachement au principe de la relation entre cotisations des gens (dont les salariés) et assurance sociale au sens large. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la suppression des cotisations combinée à l'augmentation de la CSG (et son élargissement aux retraités) constitue une manipulation inacceptable qui conduit à la déconnexion entre travail et assurance chômage. L'objectif initial de Macron : l'universalité pour tous les travailleurs de l’assurance chômage n'a pas été atteint, loin de là (peu de démissionnaires et peu de travailleurs indépendants en bénéficieront). Une impression d'amateurisme et de légèreté domine notamment, illustré par la suppression de la taxe d’habitation décidée sans qu’une compensation budgétaire soit prévue, dès l’origine, pour les collectivités locales.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) pense que la refondation de la politique sociale va devenir une priorité de la prochaine alternance politique et le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) sera présent, aussi, sur cette question prioritaire.


Enfin, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) déplore qu’une part des électeurs de la «droite libérale et centriste», peu informée, applaudisse bêtement aux mesures mises en place ou programmées par Macron. Cet électorat va rapidement être déçu par beaucoup d'autres mesures politiques et fiscales, en particulier celle touchant à la propriété ou la mise sous condition de ressources de mesures comme les APL pour les étudiants. Les récents propos du centriste Jean-Louis Borloo, soutien initial de Macron, contre la politique sociale du président constituent un puissant révélateur d’un début de prise de conscience de l'opinion.


  

LES ISLAMISTES METTENT EN PLACE UNE SOCIÉTÉ SÉPARÉE

Télécharger la communication du MIL du 11 septembre 2018

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Repère : Le récent rapport «La Fabrique de l’islamisme » décrit le processus d’emprise des intégristes musulmans. Extrait : «On est en train de créer une société alternative, à côté, séparée.»


Le rapport rédigé par un intellectuel musulman, Hakim El Karoui, vient d’être diffusé par l’Institut Montaigne. Il comporte un diagnostic sur la montée de l’islamisme en France, une analyse sur l’origine étrangère de l’islamisme et les propositions de son auteur pour y faire face, en France.

Cette première communication du Mouvement Initiative et Liberté (MIL), sur ce rapport, porte sur la présentation de ce diagnostic. Celui-ci ne comporte rien de fondamentalement nouveau par rapport aux communications que nous avons déjà publiées. Ce qui est à noter au travers de la publication de ce rapport, c’est l’apparition d’un consensus sur la nature de l’islamisme en France avec des constats clairs.


1-L’islamisme est une idéologie politique contemporaine (et non une religion).

 «L'islamisme porte une interprétation du monde, une vision de l’organisation de la société et un rôle donné à la religion dans l’exercice du pouvoir.» (…) «En ce triple sens (interprétation du monde, organisation sociale, relation au pouvoir), il s’agit d’une véritable idéologie politique contemporaine.» (…) «Différents courants de l’islamisme cohabitent (…).»


2-L’islamisme vise à faire de l’islam un cadre de vie en constituant en France une société ayant d’autres règles que la loi française.

«L'islamisme porte une interprétation du monde, une vision de l’organisation de la société et un rôle donné à la religion dans l’exercice du pouvoir. Différents courants de l’islamisme cohabitent» (…) «Si de nombreux paramètres les distinguent, ils poursuivent un objectif commun : faire de l’islam un cadre de vie, un projet pour l’individu et la société, visant à préserver une civilisation islamique et à établir une vision universaliste et prosélyte de l’islam. Il s’agit d’un projet total visant à codifier et normer les rapports sociaux : les rapports hommes-femmes (mixité interdite chez les wahhabites), les normes alimentaires (le halal), les normes économiques (finance islamique), les normes du rapport à l’autre (al-wala’ wa al-bara’, qui définit chez les wahhabites la séparation entre les musulmans et les non-musulmans et peut aller jusqu’au rejet total de l’autre), les normes vestimentaires et comportementales (voile, barbe).» (…) «Son objectif est clair : créer un projet global avec la religion comme cadre de vie et projet pour l’individu et la société. Ses valeurs sont souvent contraires aux valeurs occidentales : groupe contre l’individu, norme religieuse contre liberté individuelle, inégalité entre hommes et femmes contre aspiration à l’égalité».


3-L’idéologie islamiste progresse parmi les Français, ou étrangers, de confession musulmane, en particulier des jeunes, en raison d’un prosélytisme important.

«L’idéologie islamiste est en forte progression chez les musulmans de France.» (…) «La société française est perçue par ceux-là, qui sont une petite minorité des musulmans de France, comme illicite, impure. Donc ils veulent créer à côté une société différente, avec des règles, avec des normes, avec des comportements.»


4-La nébuleuse islamiste a été et reste un cadre de recrutement des organisations terroristes étrangères islamistes (Groupe État islamique, Al Qaida ou autres).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que le développement du communautarisme islamiste en France doit être combattu. Il souhaite que l’idéologie islamiste soit, d’une part, bien connue par les citoyens (communication sur son idéologie, sa nature et ses risques) et, d’autre part, considérée comme un danger politique majeur dans la mesure où elle s’affiche comme un ennemi de la République.

  

MACRON A PERDU LA CONFIANCE DES FRANÇAIS

Télécharger la communication du MIL du 13 septembre 2018

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Repère : Les aventures d'un collaborateur du président de la République, disposant de pouvoirs démesurés à l’Élysée, s'additionnent à de multiples incidents qui ont pu survenir parmi les élus de La République En Marche (LREM). L'amateurisme est également apparu comme une caractéristique fréquemment présente à l'Assemblée nationale comme au gouvernement.


La commission d’enquête du Sénat met progressivement en évidence le rôle joué à l’Élysée par Alexandre Benalla, pendant une année, et le fonctionnement du Palais. La prochaine audition de celui-ci entraîne des attaques brutales et injustifiées contre les sénateurs, de la part de membres du gouvernement, comme Christophe Castaner, ministre en charge des Relations avec le Parlement. Macron lui-même est intervenu auprès du président du Sénat, Gérard Larcher, à ce propos. Cette affaire, a priori banale, se transforme en une affaire d’État. Des questions restent posées, elles doivent trouver réponse.


La République En Marche, mouvement politique de gauche social-démocrate, souffre d'une part d’un recrutement douteux d’opportunistes aux profils divers et d'autre part d’une absence de ligne politique réellement unificatrice. C'est l’une des raisons pour laquelle tous les pouvoirs se trouvent concentrés à l'Élysée et exécutés plus ou moins activement par les ministres en charge des dossiers. Le parti LREM tarde à se structurer en parti politique à part entière avec une activité locale. Les campagnes ont donné lieu à une communication médiatique sans aucune traduction sur le terrain. Le délégué général de La République en marche, Christophe Castaner, revendique 400.000 adhérents (chiffre d’internautes ayant cliqué un jour sur son site, l’adhésion étant gratuite). De nombreux adhérents font part dans les médias de leur déception sur leur parti, en particulier, sur la non tenue des réunions nationales statutaires en 2018 et sur le mode de fonctionnement sans aucun débat interne ni production d’idées. LREM apparaît comme un fantôme.


De son côté, le groupe parlementaire LREM de l’Assemblée nationale semble parcouru de tensions de natures diverses et croissantes. Les anciens du parti socialiste, qui constituent la grande majorité des députés, sont assez mal à l'aise tant sur le fond que sur la forme de la gestion des questions politiques, économiques et surtout sociales. Les uns savent que cela sera leur dernier mandat (avec la disparition de leur circonscription), les autres pensent à leur avenir ailleurs. Les groupes parlementaires de gauche (nouvelle gauche - PS et La France Insoumise) sont assez actifs et pourraient redevenir attractifs à un moment ou un autre, bien avant la fin du quinquennat. La majorité parlementaire LREM reste assurée, mais elle pourrait s'avérer friable, avec la forte chute de la cote de Macron.


Les perspectives électorales de LREM sont incertaines. Les intentions de vote à l’élection européenne reculent. La constitution d’un groupe au parlement européen autour d’«En marche» n’est pas gagnée. D’autre part, les négociations tournées vers la constitution des listes aux municipales évoluent de manière différente selon les villes. L'offre politique pour ces élections risque de demeurer floue dans les mois qui viennent. Il semble à ce jour qu'il y aura quelques candidats LREM proprement dits, mais ils seront peu nombreux. Il devrait y avoir davantage de candidats «soutenus» par «En marche». L’électorat initial LREM, composé de citoyens spectateurs (pas d’adhérents ou de militants), espérait tirer profit d'une politique de gauche sociale-démocrate libérale libertaire. Cet électorat se délite progressivement dans cette seconde année de mandat, d’où les résultats catastrophiques des sondages d’opinion.


Même les alliés de Macron s'inquiètent de la situation, comme le MoDem, la CFDT ou la FAGE. Les critiques de Jean-Louis Borloo contre Macron illustrent le début de ces défections. Les personnalités opportunistes, qui se sont ralliées à Macron, sont tenues par les avantages honorifiques ou en postes dont ils bénéficient, ou comptent encore profiter (voir les nominations inattendues), mais beaucoup vont désormais jouer la prudence suite à cette première période.

Ce contexte de faiblesse pousse Macron à vouloir concentrer le pouvoir uniquement autour de l'Élysée. Elle est illustrée par le projet de réforme constitutionnelle engagée. Il apparaît viser une gestion politique directe des dossiers par Macron. Tous les corps intermédiaires (dont les partenaires sociaux) sont touchés par cette volonté de pallier l'absence d'un parti politique réel et d'un programme cohérent en soutien à Macron.


Macron lui-même joue souvent contre lui. Ses discours sont généralement bien écrits. Il apparaît en France, comme à l'international, comme un acteur qui interprète des discours rédigés. Mais en dehors de la «scène», ses prises de parole dérivent fréquemment et alimentent un recueil de bons mots. Ceux-ci sont repris par les médias et les réseaux sociaux (comme la récente remarque sur «les Gaulois réfractaires au changement» tenue au Danemark). Ce décalage dans sa communication, entre discours et libres propos, traduit un désordre personnel que perçoit désormais l’opinion. L’absence de ligne politique construite historiquement conduit Macron à piocher dans un tas d'idées acquises en vrac durant sa courte carrière (par exemple comme rapporteur du rapport Attali).


Par la construction de son parcours, Macron est confronté à des problèmes politiques de fonds de plusieurs natures.


-D’une part, Macron a posé des systèmes d'équations qui s’avèrent ne pas avoir de solution, entre promesses et budgets. Ce paradoxe mathématique classique s’illustre, par exemple, par l’impasse de la mise en place du Service national universel (SNU) ou l’abandon de la construction des places de prison supplémentaires qui avaient été promises. Les exemples abondent.


-D’autre part, Macron évite désormais d’annoncer ce qu'il va faire pour se protéger de réactions trop franchement hostiles. Par exemple, les lois «travail» renvoient aux textes réglementaires les clés du contenu des mesures qui vont être prises dans les prochains mois. Mais le recours à la langue de bois n’a qu’un temps, ces réalités vont le rattraper mécaniquement.


-Ensuite, la croissance dont Macron a bénéficié en 2017 (sans en être responsable) n'est plus au rendez-vous en 2018, pas plus que les nouveaux emplois. Il voit donc ses moyens de manœuvre budgétaire réduits pour les prochains mois pour tenir le déficit, moins de 3%, dans le cadre des engagements européens.


-Enfin, ses rencontres internationales n’ont pas été payantes (avec Trump ou Poutine, discours et projets sur l’Union européenne) et notre balance commerciale est plus mauvaise que jamais.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate l'effondrement en cours de Macron dans les sondages. A l’origine de ce mouvement se trouvent des sujets de crise, qui se sont progressivement ouverts (retraités, etc.), après une année d’état de grâce. Ces problèmes ne vont pas se résoudre facilement. De plus, les nouvelles politiques qu’il engage, dont celles annoncées par le projet de loi de finances 2019, devraient provoquer encore davantage de rejet.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime qu’un mécontentement profond va s’installer, de manière durable, dans une grande partie de la population, vis-à-vis de Macron et de sa politique. D’ailleurs, Macron n’a engagé aucune inflexion par rapport à son projet politique initial.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge qu’à ce contexte d’échecs et de mécontentement, doit répondre une critique sérieuse des politiques engagées par Macron. Il s’agit d’une obligation citoyenne pour défendre les intérêts des Français et de la France. Le silence serait une faute.


La droite républicaine doit porter le flambeau de cette opposition chaque jour afin de convaincre et mobiliser l’opinion pour que chacun comprenne la responsabilité de Macron dans la situation présente. Cette opposition passe par les interventions de ses responsables, mais aussi par l’organisation de campagnes de terrain dynamique (affiches, tracts, réseaux sociaux…).


Parallèlement, des solutions politiques alternatives simples et claires doivent être présentées au Français pour préparer l’avenir et en premier lieu les échéances de 2019 et 2020.

  

LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE EST UN LEURRE

Télécharger la communication du MIL du 15 septembre 2018

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Repères : Nicolas Hulot a démissionné de son poste de ministre d’État pour cause de désaccord avec la politique menée par le gouvernement. Le fait que Macron ait envisagé de nommer à ce poste Daniel Cohn-Bendit qui l’a soutenu lors de la présidentielle, 50 ans après 68, est révélateur d'une tendance du président à privilégier la communication sur toute réalité politique. Il a finalement été remplacé par le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, un opportuniste confirmé rallié à LREM. Cet évènement est l’occasion de s’interroger sur ce que désigne en 2018 l’écologie en France.


Historiquement, le terme «écologie» a été préempté dans le champ politique par l'extrême gauche qui a associé la question de la défense de l’environnement à la construction d'un nouveau modèle social et économique. L'écologie est une tendance politique incarnée par un parti de la gauche de la gauche : la dernière mouture est, en France, «Europe Écologie Les Verts (EELV)». Dans un second temps, la gauche et le centre-gauche ont tenté de faire main basse sur le thème de l’«écologie» sans tout à fait y parvenir. Tandis que la droite a choisi le terme plus judicieux de défense de l’environnement (se rappeler du «Grenelle de l’environnement»).


Force est de constater que le courant écologiste historique apparaît comme un substitut, suite à la crise du communisme à partir des années 80. Il s’agissait de s'attaquer au «grand capital» sous un jour nouveau et cela a débouché sur une idéologie régressive. L’écologie radicale vise en effet la «décroissance», prône un retour en arrière, appelle à la diminution des activités humaines (et en particulier du travail) et, finalement à son dernier stade, elle met en cause l’homme et ses activités, vis-à-vis de la planète, de la nature et des animaux. La formule qui résume cette idéologie radicale peut se résumer par la formule suivante : «La nature est bonne, l’homme est mauvais».


Parallèlement, à la progression de cette thématique politique, a eu lieu un tri dans les idées. Plusieurs niveaux de reconnaissance sur ces thèmes apparaissent dans l’opinion :


-Certaines idées sont devenues consensuelles, par exemple celle concernant l'impact sur la santé, lutte contre la pollution de l’air et de l’eau, produits chimiques dangereux, etc. Le débat se situe principalement sur la nature et le rythme des réponses à mettre en œuvre (production d’énergie) et non sur le fonds des problèmes eux-mêmes.


-D'autres questions restent conflictuelles, dans la mesure où les solutions proposées menacent de conduire à des régressions sociales et économiques majeures.


-Ensuite, des contradictions profondes apparaissent au sein même de ces sujets. C’est le cas, par exemple, des véhicules électriques dont le développement imposerait la croissance de la production électrique (quelle nature de la production de l’électricité ?) ou bien de l’implantation de parcs d’éoliennes qui défigurent le paysage.


Enfin, il faut bien comprendre que la vision politique de l’écologie est en totale opposition avec une approche «libérale libertaire» (nuance Cohn-Bendit), car elle implique des contraintes étatiques fortes à l’encontre de toute activité personnelle ou collective. Certaines dérives écolos radicales prônent même des propositions purement totalitaires.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) ne se positionne pas par rapport au concept de «l'écologie», mais par rapport à des questions transversales qui font sens. Il ne faut pas se laisser piéger par des termes porteurs d’une idéologie pour prendre les mesures utiles.


Par exemple, dire que l’on va améliorer l’isolation thermique, lors de la rénovation de bâtiments anciens, relève du simple bon sens, les économies et le confort des habitants, et pas d’une quelconque «transition écologique». À ce sujet, le gouvernement vient d’ailleurs d’abandonner la prime pour les travaux de rénovation énergétique !


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) est profondément attaché à la conservation de notre patrimoine. Celui-ci concerne à la fois notre mémoire collective, nos monuments historiques, nos traditions (dont la chasse et la pêche) et la nature (faune et flore) comme les paysages de notre beau pays. C’est pourquoi les actions en faveur du respect de l’environnement sont tout à fait légitimes : sur le plan local, national, comme international.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) défend toutes les mesures qui doivent être prises pour assurer la santé publique des Français concernant la pureté de l'air et de l'eau, comme la qualité des produits commercialisés, dont l’alimentation ou les médicaments. Des contrôles réguliers et complets s’avèrent indispensables, en particulier sur des produits d’importation.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite que soit réduite la dépendance énergétique existante au travers de l’importation d’hydrocarbure car elle pénalise notre balance commerciale et toute l'économie de la France. Il s'agit d'un impératif d'indépendance nationale.


Il est souhaitable qu’il existe un développement technologique des moyens indispensables au stockage énergétique qui reste la condition économique de la production d'énergie renouvelable (batteries d’un nouveau type). L’effort de la recherche publique sur ce thème est prioritaire.


Dans l'immédiat, en l’état de l’avancement des techniques et des couts, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) reste partisan d’une part importante de production nucléaire de l'énergie. Ceci impose, par conséquent, d’une part, la modernisation des installations et, d’autre part, l'ouverture de 3 ou 4 nouveaux EPR. La politique d’entretien, ou de fermeture, d’anciennes centrales nucléaires pour assurer la sécurité, constitue un impératif dont le coût doit être assuré, sans attendre, par les exploitants et l’État.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que les mesures à prendre pour la protection du patrimoine, la production de l’énergie ou la santé publique doivent se trouver en phase avec la croissance et le progrès et au service de l’homme. Aucune régression ne constitue une solution acceptable.


Enfin, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle la dangerosité permanente des militants écolo de l'ultra-gauche radicale qui, au nom de leurs idées :


-occupent des territoires pour bloquer des projets de développement économique («zadistes»),


-mènent des actions de vandalisme (par exemple, dernièrement au travers d’attaques et de saccages de boucheries),


-organisent des sabotages (par exemple sur des voies ferrées), ou «débordent» des manifestations autorisées (comme à Nantes ou Rennes),


Ces actes illégaux doivent être empêchés et leurs auteurs sanctionnés.


  

L’ISLAMISME EST UNE IDÉOLOGIE MONDIALISÉE

Télécharger la communication du MIL du 17 septembre 2018

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Repère : «Les idéologies islamistes sont nées et se sont développées dans des pays et des contextes particuliers et ont transformé les sociétés qui les ont vues naître : Frères musulmans en Égypte, puis dans d’autres pays du monde arabe ; wahhabisme en Arabie saoudite ; turco-islamisme en Turquie ; révolution islamique en Iran.» - Rapport «La fabrique de l’islamisme».


PLUSIEURS GRANDS PAYS DISPOSENT D’UN RÉGIME ISLAMISTE.

L’Arabie saoudite, pour laquelle le wahhabisme est «la mise en pratique du salafisme quiétiste, à l’échelle d’un État.» «L’islam est au fondement de l’État, la loi religieuse (charia) est le fondement juridique du pays. Plus qu’une religion, il incarne une alliance indissociable du politique et du religieux.»


L’Iran s’intitule clairement comme la «République islamique d'Iran». «Tous les rouages de l’État sont sous le contrôle direct ou indirect d’un ayatollah (le Guide suprême)». Le rayonnement de son idéologie est limité aux pays et populations de confession musulmane chiites (Irak, Liban, Syrie, Yémen, etc.).


La Turquie présente une variante turco-islamiste. Le parti AKP de Erdogan au pouvoir est un parti islamiste, mais avec un fort caractère nationaliste turc. C’est «la politique qui gouverne la religion en Turquie, les religieux sont au service de la politique gouvernementale».


PAR CONTRE, L’ISLAMISME A ÉTÉ VAINCU DANS PLUSIEURS PAYS MUSULMANS.

L’Égypte, gouvernée un temps par les «Frères musulmans», a retrouvé un gouvernement anti-islamiste qui combat activement le terrorisme. La société des Frères musulmans a pour objectif initial de «promouvoir le retour à l’islam vrai au sein de la société». «La confrérie est d’abord sociale avant d’être politique, elle développe une importante présence associative sur le terrain afin de promouvoir la renaissance islamique». C’est un mouvement ancien (1928) et installé qui dispose de relais dans de nombreux pays arabes et en Europe. Rappelons que c’est une succursale des Frères musulmans qui a pris le pouvoir en Tunisie (à l’occasion des «printemps arabes» de 2011) avant de le perdre pour laisser la place à un gouvernement démocratique.


Enfin, à partir de 2014, un État islamiste a été autoproclamé par le «groupe État islamique (GEI)», situé à cheval entre la Syrie et l’Irak au travers de la lutte armée. Il a été globalement écrasé après plusieurs années de guerre. La «restauration du califat» par le GEI illustrait la vision de l’idéologie islamiste sur la fusion entre pouvoir et religion.


LA DIFFUSION DE L’ISLAMISME PART DE PAYS ET MOUVEMENTS ISLAMISTES ÉTRANGERS, CAR «L’ISLAMISME EST UNE IDÉOLOGIE MONDIALISÉE».

À partir des années 1960, l’islamisme «s’est étendu hors des régions où il est né pour se développer dans le reste du monde musulman puis dans tous les territoires où sont présents des musulmans, y compris en Occident. Plusieurs canaux ont servi de support à son expansion.»


L’Arabie saoudite exporte le salafisme d’État saoudien.

«L’Arabie saoudite exporte officiellement le wahhabisme depuis les années 1960. Elle le fait par le biais d’institutions théoriquement autonomes, mais qui se trouvent en réalité dans le giron des structures étatiques saoudiennes». «La volonté expansionniste de l’Arabie saoudite, soutenue par les financements issus d’exploitations pétrolières, reflète l’idéal panislamiste du gouvernement saoudien qui cherche à avoir le monopole sur l’islam, sur le discours comme sur les musulmans.»


L’objectif des Frères musulmans repose sur un projet d’expansion.

«En Europe, ils défendent des positions politiques et sociales qui doivent transcender les appartenances nationales d’origine.»  «À partir des années 1980, ils s’emparent des problématiques des communautés musulmanes d’Europe, comme l’identité, l’éducation ou l’islamophobie. Ils mobilisent ensuite la communauté musulmane et constituent des réseaux, des associations et des fédérations générales ou sectorielles à différentes échelles, pour représenter cette communauté auprès des municipalités, des États européens ou de l’Union européenne.» 


Les Frères musulmans européens s’appuient sur un discours identitaire et proposent une forme de citoyenneté musulmane.

«En France, l’UOIF (Union des organisations islamiques de France) s’est progressivement imposé comme un acteur majeur autour de deux thèmes centraux : la lutte contre l’islamophobie et la question de la Palestine.»


L’UOIF s’est renommé «Musulmans de France (MF)» en 2017. Comme toutes les structures liées aux Frères musulmans, elle est inscrite depuis 2014 sur la liste des groupes terroristes publiée par les Émirats arabes unis.


La Turquie conserve un positionnement plus national. Les organisations religieuses turques ont pour objectif de maintenir le lien avec les communautés turques par le biais de la religion.

«Cet encadrement est assuré par le département des Affaires étrangères de la Diyanet - institution émettant l’islam officiel - qui exerce un contrôle étroit des imams en Europe et du réseau Millî Görüs (mouvement politique) disposant d’un réseau dense de mosquées et d'associations dans les pays européens».


On se rappellera la nécessité récente dans laquelle les pouvoirs publics ont dû interdire des manifestations politiques de l’AKP en France durant la campagne législative turque.


Enfin, avec le temps, il existerait en France une prédication salafiste «nationale», qui semble échapper à l’Arabie saoudite. Elle concerne la pratique religieuse stricte jusqu’à l’appel au djihad, selon les acteurs locaux. Cette diffusion serait le fait d’une accumulation d’initiatives en France sans être directement contrôlée de l’étranger. Cette affirmation reste à confirmer.


«Il n’existe aujourd’hui aucune organisation salafiste d’envergure en mesure de faire l’unité du mouvement.» «Le salafisme, sans être majoritaire, est le courant islamique le plus dynamique en Europe.»


LA DIFFUSION DE L’ISLAMISME PROVIENT DE CES ÉTATS OU DES MOUVEMENTS ÉTRANGERS

Elle passe par des médias qui sont à la fois des livres, des cassettes, des chaînes de télévision par satellite, des sites internet et les réseaux sociaux. Ces derniers médias ont pris une importance clé pour une partie de la communauté musulmane en France, en particulier des jeunes. Cette propagande bénéficie du relais de certains imans étrangers, rémunérés par leur pays d’origine, et par de nombreux islamistes réfugiés en France (comme ceux accueillis à la fin de la guerre civile en Algérie), c’est-à-dire de migrants mal identifiés.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate qu’il existe un combat ancien, et toujours actuel, au sein de la plupart des pays à majorité musulmane, entre, d’un côté, des islamistes, de toutes tendances, et de l’autre des gouvernements démocratiques ou autoritaires. Les islamistes disposent déjà du pouvoir dans plusieurs pays.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) note que les origines de l’islamisme en France reposent sur une exportation idéologique par des pays et des mouvements étrangers. Ceux-ci ont la volonté d’exporter leur idéologie de manière mondialisée dans les pays musulmans, comme dans les autres pays. On peut dire qu’il s’agit d’un internationalisme provenant de plusieurs centres de diffusion (comme l’a été le communisme soviétique, chinois, etc.).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que, d’une manière générale, l’intervention politique en France de pays étrangers porte atteinte à notre indépendance nationale et est donc inacceptable. Une limitation radicale des initiatives islamistes étrangères en France s’impose. Cet engagement se doit également d’avoir un volet réel et conséquent concernant la conduite de la diplomatie française à l’égard des pays islamistes, dont l’Arabie saoudite, l’Iran, la Turquie ou tout autre pays concerné.

  


VI­GILANCE & AC­TION - N° 380 SEPTEMBRE-OCTOBRE 2018

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LES COMMUNICATIONS ÉCRITES DU M.I.L


LES ISLAMISTES METTENT EN PLACE UNE SOCIÉTÉ SÉPARÉE

Communication du MIL du 11 septembre 2018

Repère : Le récent rapport «La Fabrique de l’islamisme » décrit le processus d’emprise des intégristes musulmans. Extrait : «On est en train de créer une société alternative, à côté, séparée.»

Le rapport rédigé par un intellectuel musulman, Hakim El Karoui, vient d’être diffusé par l’Institut Montaigne. Il comporte un diagnostic sur la montée de l’islamisme en France, une analyse sur l’origine étrangère de l’islamisme et les propositions de son auteur pour y faire face, en France.

Cette première communication du Mouvement Initiative et Liberté (MIL), sur ce rapport, porte sur la présentation de ce diagnostic. Celui-ci ne comporte rien de fondamentalement nouveau par rapport aux communications que nous avons déjà publiées. Ce qui est à noter au travers de la publication de ce rapport, c’est l’apparition d’un consensus sur la nature de l’islamisme en France avec des constats clairs.

1-L’islamisme est une idéologie politique contemporaine (et non une religion).

 «L'islamisme porte une interprétation du monde, une vision de l’organisation de la société et un rôle donné à la religion dans l’exercice du pouvoir.» (…) «En ce triple sens (interprétation du monde, organisation sociale, relation au pouvoir), il s’agit d’une véritable idéologie politique contemporaine.» (…) «Différents courants de l’islamisme cohabitent (…).»

2-L’islamisme vise à faire de l’islam un cadre de vie en constituant en France une société ayant d’autres règles que la loi française.

«L'islamisme porte une interprétation du monde, une vision de l’organisation de la société et un rôle donné à la religion dans l’exercice du pouvoir. Différents courants de l’islamisme cohabitent» (…) «Si de nombreux paramètres les distinguent, ils poursuivent un objectif commun : faire de l’islam un cadre de vie, un projet pour l’individu et la société, visant à préserver une civilisation islamique et à établir une vision universaliste et prosélyte de l’islam. Il s’agit d’un projet total visant à codifier et normer les rapports sociaux : les rapports hommes-femmes (mixité interdite chez les wahhabites), les normes alimentaires (le halal), les normes économiques (finance islamique), les normes du rapport à l’autre (al-wala’ wa al-bara’, qui définit chez les wahhabites la séparation entre les musulmans et les non-musulmans et peut aller jusqu’au rejet total de l’autre), les normes vestimentaires et comportementales (voile, barbe).» (…) «Son objectif est clair : créer un projet global avec la religion comme cadre de vie et projet pour l’individu et la société. Ses valeurs sont souvent contraires aux valeurs occidentales : groupe contre l’individu, norme religieuse contre liberté individuelle, inégalité entre hommes et femmes contre aspiration à l’égalité».

3-L’idéologie islamiste progresse parmi les Français, ou étrangers, de confession musulmane, en particulier des jeunes, en raison d’un prosélytisme important.

«L’idéologie islamiste est en forte progression chez les musulmans de France.» (…) «La société française est perçue par ceux-là, qui sont une petite minorité des musulmans de France, comme illicite, impure. Donc ils veulent créer à côté une société différente, avec des règles, avec des normes, avec des comportements.»

4-La nébuleuse islamiste a été et reste un cadre de recrutement des organisations terroristes étrangères islamistes (Groupe État islamique, Al Qaida ou autres).

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que le développement du communautarisme islamiste en France doit être combattu. Il souhaite que l’idéologie islamiste soit, d’une part, bien connue par les citoyens (communication sur son idéologie, sa nature et ses risques) et, d’autre part, considérée comme un danger politique majeur dans la mesure où elle s’affiche comme un ennemi de la République.


MACRON A PERDU LA CONFIANCE DES FRANÇAIS

Communication du MIL du 13 septembre 2018

Repère : Les aventures d'un collaborateur du président de la République, disposant de pouvoirs démesurés à l’Élysée, s'additionnent à de multiples incidents qui ont pu survenir parmi les élus de La République En Marche (LREM). L'amateurisme est également apparu comme une caractéristique fréquemment présente à l'Assemblée nationale comme au gouvernement.

La commission d’enquête du Sénat met progressivement en évidence le rôle joué à l’Élysée par Alexandre Benalla, pendant une année, et le fonctionnement du Palais. La prochaine audition de celui-ci entraîne des attaques brutales et injustifiées contre les sénateurs, de la part de membres du gouvernement, comme Christophe Castaner, ministre en charge des Relations avec le Parlement. Macron lui-même est intervenu auprès du président du Sénat, Gérard Larcher, à ce propos. Cette affaire, a priori banale, se transforme en une affaire d’État. Des questions restent posées, elles doivent trouver réponse.

La République En Marche, mouvement politique de gauche social-démocrate, souffre d'une part d’un recrutement douteux d’opportunistes aux profils divers et d'autre part d’une absence de ligne politique réellement unificatrice. C'est l’une des raisons pour laquelle tous les pouvoirs se trouvent concentrés à l'Élysée et exécutés plus ou moins activement par les ministres en charge des dossiers. Le parti LREM tarde à se structurer en parti politique à part entière avec une activité locale. Les campagnes ont donné lieu à une communication médiatique sans aucune traduction sur le terrain. Le délégué général de La République en marche, Christophe Castaner, revendique 400.000 adhérents (chiffre d’internautes ayant cliqué un jour sur son site, l’adhésion étant gratuite). De nombreux adhérents font part dans les médias de leur déception sur leur parti, en particulier, sur la non tenue des réunions nationales statutaires en 2018 et sur le mode de fonctionnement sans aucun débat interne ni production d’idées. LREM apparaît comme un fantôme.

De son côté, le groupe parlementaire LREM de l’Assemblée nationale semble parcouru de tensions de natures diverses et croissantes. Les anciens du parti socialiste, qui constituent la grande majorité des députés, sont assez mal à l'aise tant sur le fond que sur la forme de la gestion des questions politiques, économiques et surtout sociales. Les uns savent que cela sera leur dernier mandat (avec la disparition de leur circonscription), les autres pensent à leur avenir ailleurs. Les groupes parlementaires de gauche (nouvelle gauche - PS et La France Insoumise) sont assez actifs et pourraient redevenir attractifs à un moment ou un autre, bien avant la fin du quinquennat. La majorité parlementaire LREM reste assurée, mais elle pourrait s'avérer friable, avec la forte chute de la cote de Macron.

Les perspectives électorales de LREM sont incertaines. Les intentions de vote à l’élection européenne reculent. La constitution d’un groupe au parlement européen autour d’«En marche» n’est pas gagnée. D’autre part, les négociations tournées vers la constitution des listes aux municipales évoluent de manière différente selon les villes. L'offre politique pour ces élections risque de demeurer floue dans les mois qui viennent. Il semble à ce jour qu'il y aura quelques candidats LREM proprement dits, mais ils seront peu nombreux. Il devrait y avoir davantage de candidats «soutenus» par «En marche». L’électorat initial LREM, composé de citoyens spectateurs (pas d’adhérents ou de militants), espérait tirer profit d'une politique de gauche sociale-démocrate libérale libertaire. Cet électorat se délite progressivement dans cette seconde année de mandat, d’où les résultats catastrophiques des sondages d’opinion.

Même les alliés de Macron s'inquiètent de la situation, comme le MoDem, la CFDT ou la FAGE. Les critiques de Jean-Louis Borloo contre Macron illustrent le début de ces défections. Les personnalités opportunistes, qui se sont ralliées à Macron, sont tenues par les avantages honorifiques ou en postes dont ils bénéficient, ou comptent encore profiter (voir les nominations inattendues), mais beaucoup vont désormais jouer la prudence suite à cette première période.

Ce contexte de faiblesse pousse Macron à vouloir concentrer le pouvoir uniquement autour de l'Élysée. Elle est illustrée par le projet de réforme constitutionnelle engagée. Il apparaît viser une gestion politique directe des dossiers par Macron. Tous les corps intermédiaires (dont les partenaires sociaux) sont touchés par cette volonté de pallier l'absence d'un parti politique réel et d'un programme cohérent en soutien à Macron.

Macron lui-même joue souvent contre lui. Ses discours sont généralement bien écrits. Il apparaît en France, comme à l'international, comme un acteur qui interprète des discours rédigés. Mais en dehors de la «scène», ses prises de parole dérivent fréquemment et alimentent un recueil de bons mots. Ceux-ci sont repris par les médias et les réseaux sociaux (comme la récente remarque sur «les Gaulois réfractaires au changement» tenue au Danemark). Ce décalage dans sa communication, entre discours et libres propos, traduit un désordre personnel que perçoit désormais l’opinion. L’absence de ligne politique construite historiquement conduit Macron à piocher dans un tas d'idées acquises en vrac durant sa courte carrière (par exemple comme rapporteur du rapport Attali).

Par la construction de son parcours, Macron est confronté à des problèmes politiques de fonds de plusieurs natures.

-D’une part, Macron a posé des systèmes d'équations qui s’avèrent ne pas avoir de solution, entre promesses et budgets. Ce paradoxe mathématique classique s’illustre, par exemple, par l’impasse de la mise en place du Service national universel (SNU) ou l’abandon de la construction des places de prison supplémentaires qui avaient été promises. Les exemples abondent.

-D’autre part, Macron évite désormais d’annoncer ce qu'il va faire pour se protéger de réactions trop franchement hostiles. Par exemple, les lois «travail» renvoient aux textes réglementaires les clés du contenu des mesures qui vont être prises dans les prochains mois. Mais le recours à la langue de bois n’a qu’un temps, ces réalités vont le rattraper mécaniquement.

-Ensuite, la croissance dont Macron a bénéficié en 2017 (sans en être responsable) n'est plus au rendez-vous en 2018, pas plus que les nouveaux emplois. Il voit donc ses moyens de manœuvre budgétaire réduits pour les prochains mois pour tenir le déficit, moins de 3%, dans le cadre des engagements européens.

-Enfin, ses rencontres internationales n’ont pas été payantes (avec Trump ou Poutine, discours et projets sur l’Union européenne) et notre balance commerciale est plus mauvaise que jamais.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate l'effondrement en cours de Macron dans les sondages. A l’origine de ce mouvement se trouvent des sujets de crise, qui se sont progressivement ouverts (retraités, etc.), après une année d’état de grâce. Ces problèmes ne vont pas se résoudre facilement. De plus, les nouvelles politiques qu’il engage, dont celles annoncées par le projet de loi de finances 2019, devraient provoquer encore davantage de rejet.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime qu’un mécontentement profond va s’installer, de manière durable, dans une grande partie de la population, vis-à-vis de Macron et de sa politique. D’ailleurs, Macron n’a engagé aucune inflexion par rapport à son projet politique initial.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge qu’à ce contexte d’échecs et de mécontentement, doit répondre une critique sérieuse des politiques engagées par Macron. Il s’agit d’une obligation citoyenne pour défendre les intérêts des Français et de la France. Le silence serait une faute.

La droite républicaine doit porter le flambeau de cette opposition chaque jour afin de convaincre et mobiliser l’opinion pour que chacun comprenne la responsabilité de Macron dans la situation présente. Cette opposition passe par les interventions de ses responsables, mais aussi par l’organisation de campagnes de terrain dynamique (affiches, tracts, réseaux sociaux…).

Parallèlement, des solutions politiques alternatives simples et claires doivent être présentées au Français pour préparer l’avenir et en premier lieu les échéances de 2019 et 2020.


LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE EST UN LEURRE

Communication du MIL du 15 septembre 2018

Repères : Nicolas Hulot a démissionné de son poste de ministre d’État pour cause de désaccord avec la politique menée par le gouvernement. Le fait que Macron ait envisagé de nommer à ce poste Daniel Cohn-Bendit qui l’a soutenu lors de la présidentielle, 50 ans après 68, est révélateur d'une tendance du président à privilégier la communication sur toute réalité politique. Il a finalement été remplacé par le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, un opportuniste confirmé rallié à LREM. Cet évènement est l’occasion de s’interroger sur ce que désigne en 2018 l’écologie en France.

Historiquement, le terme «écologie» a été préempté dans le champ politique par l'extrême gauche qui a associé la question de la défense de l’environnement à la construction d'un nouveau modèle social et économique. L'écologie est une tendance politique incarnée par un parti de la gauche de la gauche : la dernière mouture est, en France, «Europe Écologie Les Verts (EELV)». Dans un second temps, la gauche et le centre-gauche ont tenté de faire main basse sur le thème de l’«écologie» sans tout à fait y parvenir. Tandis que la droite a choisi le terme plus judicieux de défense de l’environnement (se rappeler du «Grenelle de l’environnement»).

Force est de constater que le courant écologiste historique apparaît comme un substitut, suite à la crise du communisme à partir des années 80. Il s’agissait de s'attaquer au «grand capital» sous un jour nouveau et cela a débouché sur une idéologie régressive. L’écologie radicale vise en effet la «décroissance», prône un retour en arrière, appelle à la diminution des activités humaines (et en particulier du travail) et, finalement à son dernier stade, elle met en cause l’homme et ses activités, vis-à-vis de la planète, de la nature et des animaux. La formule qui résume cette idéologie radicale peut se résumer par la formule suivante : «La nature est bonne, l’homme est mauvais».

Parallèlement, à la progression de cette thématique politique, a eu lieu un tri dans les idées. Plusieurs niveaux de reconnaissance sur ces thèmes apparaissent dans l’opinion :

-Certaines idées sont devenues consensuelles, par exemple celle concernant l'impact sur la santé, lutte contre la pollution de l’air et de l’eau, produits chimiques dangereux, etc. Le débat se situe principalement sur la nature et le rythme des réponses à mettre en œuvre (production d’énergie) et non sur le fonds des problèmes eux-mêmes.

-D'autres questions restent conflictuelles, dans la mesure où les solutions proposées menacent de conduire à des régressions sociales et économiques majeures.

-Ensuite, des contradictions profondes apparaissent au sein même de ces sujets. C’est le cas, par exemple, des véhicules électriques dont le développement imposerait la croissance de la production électrique (quelle nature de la production de l’électricité ?) ou bien de l’implantation de parcs d’éoliennes qui défigurent le paysage.

Enfin, il faut bien comprendre que la vision politique de l’écologie est en totale opposition avec une approche «libérale libertaire» (nuance Cohn-Bendit), car elle implique des contraintes étatiques fortes à l’encontre de toute activité personnelle ou collective. Certaines dérives écolos radicales prônent même des propositions purement totalitaires.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) ne se positionne pas par rapport au concept de «l'écologie», mais par rapport à des questions transversales qui font sens. Il ne faut pas se laisser piéger par des termes porteurs d’une idéologie pour prendre les mesures utiles.

Par exemple, dire que l’on va améliorer l’isolation thermique, lors de la rénovation de bâtiments anciens, relève du simple bon sens, les économies et le confort des habitants, et pas d’une quelconque «transition écologique». À ce sujet, le gouvernement vient d’ailleurs d’abandonner la prime pour les travaux de rénovation énergétique !

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) est profondément attaché à la conservation de notre patrimoine. Celui-ci concerne à la fois notre mémoire collective, nos monuments historiques, nos traditions (dont la chasse et la pêche) et la nature (faune et flore) comme les paysages de notre beau pays. C’est pourquoi les actions en faveur du respect de l’environnement sont tout à fait légitimes : sur le plan local, national, comme international.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) défend toutes les mesures qui doivent être prises pour assurer la santé publique des Français concernant la pureté de l'air et de l'eau, comme la qualité des produits commercialisés, dont l’alimentation ou les médicaments. Des contrôles réguliers et complets s’avèrent indispensables, en particulier sur des produits d’importation.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite que soit réduite la dépendance énergétique existante au travers de l’importation d’hydrocarbure car elle pénalise notre balance commerciale et toute l'économie de la France. Il s'agit d'un impératif d'indépendance nationale.

Il est souhaitable qu’il existe un développement technologique des moyens indispensables au stockage énergétique qui reste la condition économique de la production d'énergie renouvelable (batteries d’un nouveau type). L’effort de la recherche publique sur ce thème est prioritaire.

Dans l'immédiat, en l’état de l’avancement des techniques et des couts, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) reste partisan d’une part importante de production nucléaire de l'énergie. Ceci impose, par conséquent, d’une part, la modernisation des installations et, d’autre part, l'ouverture de 3 ou 4 nouveaux EPR. La politique d’entretien, ou de fermeture, d’anciennes centrales nucléaires pour assurer la sécurité, constitue un impératif dont le coût doit être assuré, sans attendre, par les exploitants et l’État.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que les mesures à prendre pour la protection du patrimoine, la production de l’énergie ou la santé publique doivent se trouver en phase avec la croissance et le progrès et au service de l’homme. Aucune régression ne constitue une solution acceptable.

Enfin, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle la dangerosité permanente des militants écolo de l'ultra-gauche radicale qui, au nom de leurs idées :

-occupent des territoires pour bloquer des projets de développement économique («zadistes»),

-mènent des actions de vandalisme (par exemple, dernièrement au travers d’attaques et de saccages de boucheries),

-organisent des sabotages (par exemple sur des voies ferrées), ou «débordent» des manifestations autorisées (comme à Nantes ou Rennes),

Ces actes illégaux doivent être empêchés et leurs auteurs sanctionnés.


L’ISLAMISME EST UNE IDÉOLOGIE MONDIALISÉE

Communication du MIL du 17 septembre 2018

Repère : «Les idéologies islamistes sont nées et se sont développées dans des pays et des contextes particuliers et ont transformé les sociétés qui les ont vues naître : Frères musulmans en Égypte, puis dans d’autres pays du monde arabe ; wahhabisme en Arabie saoudite ; turco-islamisme en Turquie ; révolution islamique en Iran.» - Rapport «La fabrique de l’islamisme».


PLUSIEURS GRANDS PAYS DISPOSENT D’UN RÉGIME ISLAMISTE.

L’Arabie saoudite, pour laquelle le wahhabisme est «la mise en pratique du salafisme quiétiste, à l’échelle d’un État.» «L’islam est au fondement de l’État, la loi religieuse (charia) est le fondement juridique du pays. Plus qu’une religion, il incarne une alliance indissociable du politique et du religieux.»


L’Iran s’intitule clairement comme la «République islamique d'Iran». «Tous les rouages de l’État sont sous le contrôle direct ou indirect d’un ayatollah (le Guide suprême)». Le rayonnement de son idéologie est limité aux pays et populations de confession musulmane chiites (Irak, Liban, Syrie, Yémen, etc.).

La Turquie présente une variante turco-islamiste. Le parti AKP de Erdogan au pouvoir est un parti islamiste, mais avec un fort caractère nationaliste turc. C’est «la politique qui gouverne la religion en Turquie, les religieux sont au service de la politique gouvernementale».


PAR CONTRE, L’ISLAMISME A ÉTÉ VAINCU DANS PLUSIEURS PAYS MUSULMANS.

L’Égypte, gouvernée un temps par les «Frères musulmans», a retrouvé un gouvernement anti-islamiste qui combat activement le terrorisme. La société des Frères musulmans a pour objectif initial de «promouvoir le retour à l’islam vrai au sein de la société». «La confrérie est d’abord sociale avant d’être politique, elle développe une importante présence associative sur le terrain afin de promouvoir la renaissance islamique». C’est un mouvement ancien (1928) et installé qui dispose de relais dans de nombreux pays arabes et en Europe. Rappelons que c’est une succursale des Frères musulmans qui a pris le pouvoir en Tunisie (à l’occasion des «printemps arabes» de 2011) avant de le perdre pour laisser la place à un gouvernement démocratique.

Enfin, à partir de 2014, un État islamiste a été autoproclamé par le «groupe État islamique (GEI)», situé à cheval entre la Syrie et l’Irak au travers de la lutte armée. Il a été globalement écrasé après plusieurs années de guerre. La «restauration du califat» par le GEI illustrait la vision de l’idéologie islamiste sur la fusion entre pouvoir et religion.


LA DIFFUSION DE L’ISLAMISME PART DE PAYS ET MOUVEMENTS ISLAMISTES ÉTRANGERS, CAR «L’ISLAMISME EST UNE IDÉOLOGIE MONDIALISÉE».

À partir des années 1960, l’islamisme «s’est étendu hors des régions où il est né pour se développer dans le reste du monde musulman puis dans tous les territoires où sont présents des musulmans, y compris en Occident. Plusieurs canaux ont servi de support à son expansion.»


L’Arabie saoudite exporte le salafisme d’État saoudien.

«L’Arabie saoudite exporte officiellement le wahhabisme depuis les années 1960. Elle le fait par le biais d’institutions théoriquement autonomes, mais qui se trouvent en réalité dans le giron des structures étatiques saoudiennes». «La volonté expansionniste de l’Arabie saoudite, soutenue par les financements issus d’exploitations pétrolières, reflète l’idéal panislamiste du gouvernement saoudien qui cherche à avoir le monopole sur l’islam, sur le discours comme sur les musulmans.»


L’objectif des Frères musulmans repose sur un projet d’expansion.

«En Europe, ils défendent des positions politiques et sociales qui doivent transcender les appartenances nationales d’origine.»  «À partir des années 1980, ils s’emparent des problématiques des communautés musulmanes d’Europe, comme l’identité, l’éducation ou l’islamophobie. Ils mobilisent ensuite la communauté musulmane et constituent des réseaux, des associations et des fédérations générales ou sectorielles à différentes échelles, pour représenter cette communauté auprès des municipalités, des États européens ou de l’Union européenne.» 

Les Frères musulmans européens s’appuient sur un discours identitaire et proposent une forme de citoyenneté musulmane.

«En France, l’UOIF (Union des organisations islamiques de France) s’est progressivement imposé comme un acteur majeur autour de deux thèmes centraux : la lutte contre l’islamophobie et la question de la Palestine.»

L’UOIF s’est renommé «Musulmans de France (MF)» en 2017. Comme toutes les structures liées aux Frères musulmans, elle est inscrite depuis 2014 sur la liste des groupes terroristes publiée par les Émirats arabes unis.


La Turquie conserve un positionnement plus national. Les organisations religieuses turques ont pour objectif de maintenir le lien avec les communautés turques par le biais de la religion.

«Cet encadrement est assuré par le département des Affaires étrangères de la Diyanet - institution émettant l’islam officiel - qui exerce un contrôle étroit des imams en Europe et du réseau Millî Görüs (mouvement politique) disposant d’un réseau dense de mosquées et d'associations dans les pays européens».

On se rappellera la nécessité récente dans laquelle les pouvoirs publics ont dû interdire des manifestations politiques de l’AKP en France durant la campagne législative turque.

Enfin, avec le temps, il existerait en France une prédication salafiste «nationale», qui semble échapper à l’Arabie saoudite. Elle concerne la pratique religieuse stricte jusqu’à l’appel au djihad, selon les acteurs locaux. Cette diffusion serait le fait d’une accumulation d’initiatives en France sans être directement contrôlée de l’étranger. Cette affirmation reste à confirmer.

«Il n’existe aujourd’hui aucune organisation salafiste d’envergure en mesure de faire l’unité du mouvement.» «Le salafisme, sans être majoritaire, est le courant islamique le plus dynamique en Europe.»


LA DIFFUSION DE L’ISLAMISME PROVIENT DE CES ÉTATS OU DES MOUVEMENTS ÉTRANGERS

Elle passe par des médias qui sont à la fois des livres, des cassettes, des chaînes de télévision par satellite, des sites internet et les réseaux sociaux. Ces derniers médias ont pris une importance clé pour une partie de la communauté musulmane en France, en particulier des jeunes. Cette propagande bénéficie du relais de certains imans étrangers, rémunérés par leur pays d’origine, et par de nombreux islamistes réfugiés en France (comme ceux accueillis à la fin de la guerre civile en Algérie), c’est-à-dire de migrants mal identifiés.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate qu’il existe un combat ancien, et toujours actuel, au sein de la plupart des pays à majorité musulmane, entre, d’un côté, des islamistes, de toutes tendances, et de l’autre des gouvernements démocratiques ou autoritaires. Les islamistes disposent déjà du pouvoir dans plusieurs pays.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) note que les origines de l’islamisme en France reposent sur une exportation idéologique par des pays et des mouvements étrangers. Ceux-ci ont la volonté d’exporter leur idéologie de manière mondialisée dans les pays musulmans, comme dans les autres pays. On peut dire qu’il s’agit d’un internationalisme provenant de plusieurs centres de diffusion (comme l’a été le communisme soviétique, chinois, etc.).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que, d’une manière générale, l’intervention politique en France de pays étrangers porte atteinte à notre indépendance nationale et est donc inacceptable. Une limitation radicale des initiatives islamistes étrangères en France s’impose. Cet engagement se doit également d’avoir un volet réel et conséquent concernant la conduite de la diplomatie française à l’égard des pays islamistes, dont l’Arabie saoudite, l’Iran, la Turquie ou tout autre pays concerné.


  



VI­GILANCE & AC­TION - N° 381 OCTOBRE 2018

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"L'Europe de De Gaulle"

par  Alain PEYREFITTE (†)

de l'Académie française, ancien ministre, sénateur de Seine-et-Marne,

Texte publié dans Vigilance & Action N°118 de novembre 1998 - Extrait des actes de la Convention pour l'Europe organisée par le RPR en 1998.

 

Notre Convention parlera de l'Europe que nous voulons, ou de l'Europe dont nous ne voulons pas. Il a été question de l'Europe que de Gaulle a voulue, et de celle dont il ne voulait pas. Nous avons reçu un double héritage. Nous sommes les héritiers d'une pensée, (et ce n'est pas la peine de nous dire gaullistes si nous n'y prêtons pas atten­tion). Nous sommes les héri­tiers d'une réalité, celle de l'Eu­rope telle qu'elle est devenue depuis de Gaulle.


On m'a confié le lourd far­deau de définir l'Europe de de Gaulle. Pourtant, il me semble que les actes et les textes du Général laissent peu de marge aux fantaisies interprétatives.


De Gaulle était un prag­matique. Comme écrivain mi­litaire, il avait prôné la «doc­trine des circonstances». Elle est restée la sienne comme acteur politique. Les circons­tances de 1998 ne sont pas celles de 1958, et personne n'a le droit de dire ce que de Gaulle ferait aujourd'hui, com­ment il manœuvrerait sur le terrain d'aujourd'hui, avec nos partenaires d'aujourd'hui.


Mais l'histoire de l'Europe qu'il a connue est toujours d'actualité. Les «fondamen­taux», - selon l'expression con­sacrée en économie - les fon­damentaux de l'Europe sont toujours les mêmes. Comment faire vivre la relation franco-allemande ? Quelle articulation entre nos vieilles nations et l'Europe ? Quels rapports entre la Commission de Bruxelles et les dirigeants des États ? Où arrêter les fron­tières de l'Europe ? L'OTAN est-elle une institution euro­péenne ? Les États-Unis doi­vent-ils ou non dominer l'Eu­rope ? Comment échapper à la prééminence du dollar ? Que faire de la spécificité britan­nique ? Ce sont les questions que de Gaulle n'a cessé de se poser, qu'il a posées publi­quement. Elles ne sont tou­jours pas réglées. Nous nous les posons encore.


Nous n'avons pas le droit de dire ce qu'il ferait. Mais nous avons le droit de dire ce qu'il a fait ; et ce qu'il a refusé de faire. Nous savons ce qu'il disait, à la fois dans les con­traintes de l'expression pu­blique, et dans la liberté de la confidence. Nous comprenons ce qui pour lui était l'essentiel, les quelques principes essen­tiels, qui lui dictaient ses ambi­tions et ses refus et à partir desquels il examinait les cir­constances.


Lui-même ne s'est jamais senti complètement lié par ses prises de position antérieures. Il a beaucoup évolué sur des sujets importants. Sur l'Algérie, il croit encore en 58 pouvoir rallier le FLN à une formule souple du type de la Commu­nauté ; en 1960, il est résolu à débarrasser la France de ce «nid de guêpes», de cette «boîte à scorpions».


L'Europe aussi a été l'oc­casion de positions succes­sives.


Juin 1958, dans les chan­celleries d'Europe et d'Amé­rique, on s'inquiète de l'arrivée de ce personnage énigma­tique. Au premier rang des in­quiets, les négociateurs du Traité de Rome. Ce Traité doit fonder un «Marché Commun», étape décisive de la «construc­tion européenne». Selon la méthode chère à Jean Monnet, la machine est en route, dis­crètement. L'autorité qui va s'installer à Bruxelles, avec l'appellation modeste de Commission, sera l'embryon, encore presque invisible, de la fédération projetée.


Les adeptes de cette mé­thode progressive et en quelques sorte subreptice - les Spaak, Luns, Adenauer, Gas­peri, et en France, sous l'égide de Jean Monnet, tout le gratin de la classe politique, de droite comme de gauche - forment un groupe bien soudé. Or, ils gardent depuis août 1954 le souvenir cuisant du combat mené avec succès par de Gaulle contre le projet de Communauté européenne de défense. Depuis, il s'est en­fermé dans le silence de Co­lombey. Il n'a donné aucun signe public de ce qu'il pensait du Traité de Rome. Mais comment imaginer qu'il en pense autre chose que le plus grand mal ?


Les adeptes de la supra­nationalité ont d'autant plus à s'inquiéter que, quelques jours plus tôt, le Président Pflimlin avait dû, secrètement, prévenir ses cinq partenaires de Bruxelles que la France ne pourrait pas honorer la pre­mière échéance du Traité. Le 1er janvier 1959, elle ne sera pas en état de procéder aux premiers allégements doua­niers ; elle ne pourra pas en­trer avec les autres dans le nouveau Marché Commun, dont elle demande, en consé­quence, que l'entrée en vi­gueur soit retardée sine die. La déroute politique de la IVe Ré­publique, se doublait d'une dé­route économique et finan­cière, qui commandait à la France de conserver, aux fron­tières, toutes ses protections monétaires et industrielles. (J'appartenais alors, comme sous-directeur des Organisa­tions Européennes au Quai d'Orsay, à la toute petite équipe de diplomates chargés de mettre en place le Marché Commun, et qui vit Maurice Faure, Ministre chargé de l'Eu­rope du gouvernement Pflimlin, porter à Bruxelles, huit jours après l'émeute d'Alger du 13 mai, l'annonce dramatique de ce renoncement).


Quand nos partenaires vi­rent de Gaulle succéder à Pflimlin, ils ne doutèrent plus qu'en effet, toute leur entre­prise était non seulement re­mise aux calendes, mais défi­nitivement condamnée. Puisque nos dirigeants sor­tants, qui étaient d'ardents promoteurs de l'idée euro­péenne, avaient dû déclarer forfait, comment de Gaulle, adversaire tenace de la supra­nationalité, n'allait-il pas sauter sur l'occasion pour tordre défi­nitivement le cou à ce traité mort-né ?


Dans l'été et au début de l'automne 58, nous vîmes nos Cinq partenaires et l'Angleterre se rapprocher pour tirer les conséquences de l'incapacité française. L'Angleterre s'ap­prêtait à tirer parti de notre défaillance, en imposant sa conception purement libre-échangiste de l'espace euro­péen, sans aucune institution communautaire. C'était l'Eu­rope libre-échangiste des Sept qui s'affirmait, en face de l'Eu­rope communautaire des 6 qui s'évanouissait.


Le Général laissa ces in­quiétudes, ces calculs et ces espérances «mijoter dans leur jus», comme il disait. Son si­lence était dû au secret qu'il tenait à préserver sur le plan de redressement que prépa­rait, à son ombre, le groupe de travail animé par Jacques Rueff, avec Goëtz et Pompi­dou. Alors que tout le monde s'attendait à une dévaluation pure et simple, le Général allait faire connaître, à la fin de l'an­née, un plan global, qui com­porterait notamment une libé­ration radicale des échanges. Il intégrerait ainsi à son propre plan l'exigence du Marché commun. Le signe même de la confiance retrouvée, de l'éco­nomie sauvée, c'était que la France pourrait honorer sa pa­role en Europe, spectaculaire­ment.

Ainsi, dans cette construc­tion européenne où la IVe ve­nait d'échouer, de Gaulle réus­sissait. Là où elle nous avait conduits à une humiliation di­plomatique, il sortait la France de l'humiliation.


La question demeure quand même : pourquoi de Gaulle n'a-t-il pas laissé mourir le Marché Commun en 1958, en se défaussant sur ses pré­décesseurs, tout comme Men­dès avait laissé mourir la CED en se défaussant sur les siens ? Pourquoi a-t-il contribué, de manière décisive, à mettre en place une mécanique contre laquelle il ne cessera de pester et de lutter ?


Quarante ans d'expé­rience nous ont appris avec quelle efficacité la mécanique de Jean Monnet a su durer, a su grignoter les souverainetés nationales, a su créer un fédé­ralisme technique dans les in­terstices de la volonté poli­tique, a su réduire opiniâtre­ment l'idée gaullienne d'une Europe des États et des na­tions. A la lumière de cette ex­périence, on peut se demander si de Gaulle a eu raison, par rapport à ses propres valeurs, de ne pas sauter sur l'occa­sion, offerte par les Anglais, de faire simplement du libre-échange, sans aucune institu­tion.

 

 

La clé de cette énigme, je crois bien que la voici : le Gé­néral n'a pas voulu faire explo­ser le début de réunion orga­nique qui se manifestait en Eu­rope, et dont il a pensé tout de suite que la France pouvait et devait prendre la tête. Se ral­lier à la conception anglaise, c'eût été faire du libéralisme marchand, mais sans aucun profit politique. C'eût été ouvrir toutes grandes les portes de l'Europe aux États-Unis ; alors que, si la construction euro­péenne avait un sens à ses yeux, c'était dans une marche résolue vers l'indépendance de l'Europe. Le Marché commun qu'il sauvait, c'était le début d'un recentrage de l'Europe sur elle-même. Le 14 sep­tembre 1958, à Colombey, il gagna la partie auprès d'Ade­nauer, et c'était l'essentiel. Une entente profonde, qui allait du­rer cinq ans, s'établit entre les deux hommes.


Toutefois, ce choix capital est resté enveloppé d'un halo de non-dit. De Gaulle avait sauvé le Marché Commun, mais enfin, il ne cessait pas d'y voir de graves défauts. Et il ne fut rassuré qu'après la crise de 65, la crise de la chaise vide quand le compromis de Luxembourg, ce gentlemen's agreement du 30 janvier 66, obtenu au forceps lui garantit que, pour les questions les plus importantes, on en reste­rait à la règle de l'unanimité, et que donc chaque pays garde­rait sa souveraineté pour l'es­sentiel.

Je l'ai souvent entendu menacer de mettre un terme au Marché commun, si nos partenaires ne le pratiquaient pas dans l'esprit qu'il souhai­tait. Mais je ne l'ai jamais en­tendu regretter la décision qu'il avait prise en décembre 1958. Il aimait à dire : «la politique est l'art des réalités». Il y avait une réalité dans le vouloir-vivre eu­ropéen. C'est ce qu'il y avait de positif dans cette idée, qu'il a voulu favoriser.

Mais les partisans du fédé­ralisme n'ont pas été longs à comprendre : si de Gaulle avait laissé naître un Marché com­mun, où les nations restaient souveraines pour l'essentiel, il entendait bien ne pas le laisser se dévoyer vers un système fédéral où les nations seraient, selon son expression «dis­soutes comme du sucre dans le café». À leurs yeux, de Gaulle était «contre l'Europe», puisqu'il n'était pas pour leur idée de l'Europe, pour l'Europe dont ils croyaient avoir déposé le brevet à la Haye, en fondant le Mouvement Européen en 1948, c'est-à-dire, les États-Unis d'Europe sur le modèle des États-Unis d'Amérique.


Le 12 janvier 1960, il me déclara : «j'ai toujours préco­nisé l'union de l'Europe. Je veux dire l'union des États eu­ropéens. Lisez ce que j'en dis depuis un quart de siècle. Je n'ai pas varié. Je souhaite l'Eu­rope, mais l'Europe des réali­tés ! C'est à dire des Nations, des États, qui peuvent seuls répondre des nations». (C'était de Gaulle, page 61).


Et il me développa alors les quatre idées directrices de cette Europe des réalités :


Première idée : «Il faut que l'Europe occidentale s'orga­nise, autrement dit que ses États se rapprochent, de façon à devenir capables de faire front aux deux mastodontes, les États-Unis et la Russie. Il faut commencer par les cinq ou six pays qui peuvent former le noyau dur ; mais sans rien entreprendre qui puisse empê­cher un jour les autres de les rejoindre».


Deuxième idée : «L'Europe se fera ou ne se fera pas, selon que la France et l'Allemagne se réconcilieront ou non. C'est peut-être fait au niveau des di­rigeants ; ce n'est pas fait en profondeur. Les Français con­tinuent à détester les "Boches". Il n'y aura pas d'en­tente européenne, si l'entente de ces deux peuples n'en est pas la clef de voûte».


Troisième idée : «Chaque peuple est différent des autres, avec sa personnalité incompa­rable, inaltérable, irréductible. Si vous voulez que des nations s'unissent, ne cherchez pas à les intégrer, comme on intègre des marrons dans une purée de marrons».


Quatrième idée : «Cette Eu­rope prendra naissance si ses peuples, dans leurs profon­deurs, décident d'y adhérer. Il ne suffira pas que des parle­mentaires votent une ratifica­tion. Il faudra des référendums populaires». (12 janvier 1960).


Il est revenu souvent de­vant moi sur cette idée de l'in­dispensable référendum. Par exemple, le 18 décembre 1963 : «Pour une modification sé­rieuse de la Constitution, il faut le référendum ! Il faut que le peuple se prononce lui-même ! Il est le seul à pouvoir trans­former ce qu'il a fait ! Le Con­grès, c'est bon pour les réfor­mettes !»

 

L'Europe qu'il veut n'est pas une construction sour­noise, mais publique; elle ne peut pas sortir d'un calcul d'états-majors, mais d'une ad­hésion des peuples eux-mêmes ; elle n'est pas d'abord économique, elle est d'abord politique ; elle se définit d'abord par son objectif, l'indé­pendance européenne vis-à-vis des mastodontes.


La proposition d'union po­litique des États, le plan Fou­chet, ce n'est pas un rideau de fumée, ce n'est pas une feinte. C'est central, au contraire : il s'agissait de reprendre la construction européenne en sous-œuvre, par son fonde­ment politique, et non par le biais technocratique. Pourtant, de Gaulle n'a pas fait une ma­ladie de l'échec du plan Fou­chet en avril 1962. Il n'a pas été mécontent d'apporter la démonstration que c'étaient les «européistes» qui avaient fait capoter le projet.


Il se confirma dans sa conviction que le véritable en­jeu était la relation de l'Europe avec le duo atlantique, Royaume-Uni et États-Unis. Il l'exprimait avec force au Con­seil des Ministres qui suivit. Il disait devant le nouveau gou­vernement, le premier cabinet Pompidou, le 18 avril 1962, le lendemain de l'échec du plan Fouchet :


«Veut-on, ou ne veut-on pas que l'Europe soit euro­péenne ? Veut-on éviter qu'elle soit subordonnée aux États-Unis, ou ne le veut-on pas ? Veut-on, ou ne veut-on pas, que le Marché commun soit complété par une organisation politique, faute de laquelle la construction économique fini­rait par dépérir ? Veut-on ou ne veut-on pas, que les chefs d'État ou de gouvernement se réunissent pour arrêter en­semble les décisions qu'ils sont seuls à même de prendre ?». (CDG 1, p.111).


Cette dernière proposition devait aboutir en 1973, sous l'impulsion de Georges Pompi­dou, avec la création, non pré­vue dans les traités, et sur la­quelle on n'est jamais revenu, du Conseil européen, instance suprême de l'Union.


En attendant, puisque les esprits n'étaient pas encore mûrs, le Général, en accord avec Adenauer, mit sur pieds sur un produit de substitution, le Traité Franco-Allemand. «Nous faisons à deux ce que nous n'avons pas pu faire à six». Or, ces deux-là, c'était la colonne vertébrale des Six. La France et l'Allemagne allaient donner l'exemple d'une union politique, et il espérait que cet exemple serait suivi.


Cette ligne de conduite, typiquement pragmatique, a obtenu plusieurs grand succès et deux échecs majeurs.


Quels succès ?


C'est le Marché commun agricole.


C'est le caractère pour ainsi dire sacré de l'axe franco-allemand.


C'est le compromis de Luxembourg, qui rend à chaque pays sa souveraineté pour les questions essen­tielles.


C'est l'Europe des États et des nations, incarnées, après de Gaulle, par les sommets européens des chefs d'État et de gouvernement.


Quels échecs ?


C'est que de Gaulle n'a pas réussi à faire sortir l'Alle­magne de son obsession de l'alliance américaine.


C'est que l'Europe n'a pu être placée sous le signe de l'indépendance, et n'a donc pas pu trouver une cohérence politique forte.


La cohérence, elle était en tout cas dans sa tête.


Son idée de l'Europe ne peut être détachée de son idée du monde.


Je l'entends me dire, dans le train qui nous emmène vers Oyonnax, le 27 septembre 1963 : «Les nationalistes sont ceux qui se servent de leur na­tion au détriment des autres, les nationaux sont ceux qui servent leur nation en respec­tant les autres. Nous sommes des nationaux. Il est naturel que les peuples soient natio­naux ! Tous les peuples le sont ou voudraient l'être ! C'est la maison de la France que de soutenir les nationaux de tous les pays ! Il n'y a pas d'équi­libre, pas de justice dans le monde, si les nations n'y sont pas indépendantes! Il n'y a pas de justice dans le monde, sans une forte nation française qui soit un stimulant pour les autres nations !». (CDG II, p.104).


Sur l'essentiel, c'est-à-dire sur la France, de Gaulle ne transige jamais. Dans les questions secondaires, il lui ar­rive d'être accommodant, de ruser. Dans les grandes af­faires, il préfère renoncer, et même collectionner les échecs provisoires, plutôt que de se renier.


«La personnalité française doit être maintenue coûte que coûte, pour qu'elle serve d'exemple aux autres nations et les encourage à s'affirmer pacifiquement. C'est notre mission essentielle. Une lampe n'est pas faite pour rester ca­chée, mais pour porter la lu­mière. C'est le rôle de la France. À condition de rester la France». (CDG II, P.105).


Si la nation doit être le fondement de la liberté, la source de l'épanouissement des peuples, partout dans le monde, en Asie, en Amérique, en Afrique, comment ne le se­rait-elle pas en Europe ? Et si ce ressourcement national doit sauver du communisme une moitié de l'Europe, si la nation russe doit un jour «boire le communisme comme un bu­vard boit l'encre», pourquoi la moitié occidentale de l'Europe serait-elle privée de cette force fondamentale ?


Nous ne pouvons être en faveur de l'émancipation du reste du monde, et cesser de l'être en Europe.

La nation, c'est l'indépen­dance.


«Tout ce que j'ai fait depuis 25 ans n'a pas de sens, si ce n'est pour établir définitivement l'indépendance de la France. Définitivement, vous m'enten­dez ? Tout se résume à ça». (21 avril 1965, CG II, p.571).


L'indépendance, c'était l'indépendance nucléaire : il veut bien d'un état-major pour discuter des affaires militaires, entre Européens. «Mais je ne propose pas ce que voudraient tous nos laissés pour compte de l'Europe supranationale. Allons-nous nous priver de faire un armement atomique maintenant, quand nous sa­vons très bien que, dans quinze ans, l'Amérique et le monde peuvent devenir tout autre chose que ce qu'ils sont ?». (22 novembre 1964) (CDG II, p. 118).


L'indépendance, c'est aussi l'indépendance au sein de l'organisation européenne.


Le 30 janvier 1966, il a ar­raché à ses partenaires le compromis de Luxembourg. C'est l'étape décisive, pour lui irréversible, d'un parcours qui a failli lui coûter sa réélection. À la fin du Conseil des mi­nistres qui se réunit le lende­main de ce grand jour, il nous dit : «Les gens de Bruxelles ont réussi à monter nos agricul­teurs contre nous, ils ne s'at­tendaient pas à ce que nous réagissions sans concession. Ils ne pensaient pas que j'allais profiter de ces circonstances pour enterrer la perspective fédérale, au lieu de la laisser s'installer. Aujourd'hui, le Mar­ché commun agricole est ins­titué. La supranationalité a dis­paru. La France restera souve­raine».


Sans cette victoire du 30 janvier 1966, qu'aurait valu à ses yeux celle du mois précé­dent, celle de sa réélection ?


Quelle était sa vision d'ave­nir pour l'Europe ?


Jamais il ne l'a esquissée devant moi plus clairement que le 24 avril 1963, à la préfecture de Chalons :


«La Communauté écono­mique européenne n'est pas un but en soi. Elle doit se transformer en communauté politique ! Et même, elle ne peut continuer à constituer une vraie communauté écono­mique qu'à condition de deve­nir à la longue une commu­nauté politique. Il faut ap­prendre à coopérer ; et quand ce sera fait, les institutions se resserreront d'elles-mêmes. (...) Ce qui est possible, c'est qu'après l'apprentissage de la coopération politique, on prenne l'habitude de prendre des décisions au sein des Conseils des ministres euro­péens». Je lui demande aus­sitôt : «à la majorité, ou à l'unanimité ?». Il répond sans hésiter : «Il faut commencer l'unanimité, et on verra bien. Je ne peux pas dire ce qui se passera cinquante ans à l'avance. Mais il faudra peut-être bien attendre 50 ans pour qu'il y ait une véritable com­munauté politique. Regardez les États-Unis, ils ont mis 80 ans pour passer de la confédé­ration à la fédération. Des siècles d'histoire ne s'effacent pas d'un coup». (CDG I, pp.429-430).


Il ne refuse aucune pers­pective. Il aime l'Europe, comme il aime la France. Ce qui est capital, c'est que l'on apprenne à partager les mêmes ambitions, qu'on se veuille le même destin, qu'on se fasse confiance entre na­tions-sœurs. Cela demande du temps, beaucoup de temps, et demande d'abord, la volonté des peuples. Cela ne peut pas être fait à la sauvette.


Sur les 50 ans qu'il évo­quait, ce jour-là, 35 sont déjà écoulés.


Nous ne savons pas le bi­lan que ferait le Général du parcours qui a été accompli, et de celui qui reste à accomplir. Mais nous savons sur quels critères il ferait ce bilan.


Où en est l'adhésion des peuples ?


Les nations d'Europe sont-elles au clair avec elles-mêmes ? Qu'est-ce que l'Eu­rope de l'Ouest peut dire à l'Europe de l'Est ? Dans quelles mesures l'Europe est-elle en train de se sevrer de l'Amérique ?


L'Europe qui naît est-elle l'accomplissement des nations, de tout ce qu'il y a d'énergie humaine dans les nations ? Ou bien est-elle leur dépérisse­ment, leur anéantissement ?


Est-ce dans la clarté d'une démocratie responsable, sou­verainement, que nous ac­ceptons des limitations de notre souveraineté ?

 

Conservons-nous les ré­serves inaliénables de souve­raineté, qui permettent d'expé­rimenter des délégations de souveraineté pratique, sans consentir irréversiblement des abandons aveugles ?


Être gaulliste, me semble-t-il, c'est, inlassablement, po­ser ces questions que de Gaulle posait, ces questions qui dérangent. Être gaulliste, c'est ne pas hésiter à bouscu­ler les réponses «politiquement correctes» à ces questions, c'est ne pas hésiter à réviser inlassablement les idées re­çues, comme il a passé toute sa vie à le faire.


Le politicien suit les son­dages. L'homme d'État suit son idée ; il est prêt à tout sa­crifier pour elle. L'idée su­prême de De Gaulle, c'était une certaine idée de la France, une France capable d'entraîner les autres nations vers la liberté, c'est-à-dire l'in­dépendance.


C'est cette idée-là qui lui a donné le courage de résister aux fausses évidences du monde médiatico-politique, comme elle lui avait donné au­paravant le courage de résister à la défaite, à la soumission et à la fatalité.

 


  


COMMENT LUTTER CONTRE L’ISLAMISME EN FRANCE ?

Télécharger la communication du MIL du 26 septembre 2018

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Repère : Les conclusions du Rapport «La fabrique de l’islamisme» ne sont pas toutes opportunes. Des critiques font jour sur son auteur, ses intentions et sur le rôle qu’il entend jouer sur ce sujet, compte tenu de sa proximité avec Macron. Macron tarde à se prononcer, comme il l’avait annoncé à plusieurs reprises, sur la question de l’islamisme en France. Ce rapport peut donc apparaitre comme une préparation politique.


Une fois reconnus, le poids de l’idéologie islamiste en France au sein de la population de confession musulmane et l’origine étrangère des courants islamistes (lire les Communications du MIL sur ces deux points), le débat se porte sur le choix des solutions à apporter.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que les propositions concernant la création d’un organisme para public de financement du culte musulman est à rejeter. Il en est de même de la production d’un pseudo «discours d’État» sur l’islam ou du développement de l’apprentissage de l’arabe au sein de l’Éducation nationale. Ces mesures ne sont pas appropriées, car il n’appartient pas à l’État d’organiser une religion, c’est-à-dire de mettre en œuvre un «concordat». Les tentatives des gouvernements successifs sont restées infructueuses (fondation, formation des imans, etc.). Il faut par ailleurs admettre que les personnes de confession musulmane ne constituent pas un ensemble homogène. Elles se trouvent réparties en de multiples groupes principalement par origine et/ou par type de pratique religieuse, allant du simple respect de traditions familiales jusqu’à une pratique radicale islamiste.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) attend des «musulmans modérés» un discours pour répondre aux islamistes, car il est «essentiel de disposer d’un discours religieux musulman en français alternatif à celui, aujourd’hui dominant sur les réseaux sociaux, le discours salafiste». Il appartient à des pratiquants de cette religion de s’organiser pour arriver à ce résultat.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge qu’il faut prendre des mesures pour faire face aux comportements radicaux et/ou communautaires qui portent atteinte aux lois de la République. Il faut faire respecter les lois et règlements, sans que des contraintes communautaires ne puissent pas les mettre en cause.


D’une part, le ministère de l’Éducation nationale doit se mobiliser pour mieux former les enseignants au discours à tenir sur la laïcité et leur apprendre à identifier et répondre aux manifestations de l’extrémisme religieux porté par les élèves. Une éducation civique et sociale doit réellement être assurée dans les établissements. Il faut fixer des limites dans les comportements et les attitudes des élèves, comme des étudiants : par exemple, sur l’égalité entre filles et garçons.


D’autre part, il apparaît nécessaire que l’État organise au mieux le renseignement pour savoir ce qui se passe dans la mouvance islamiste, au-delà des questions liées directement à la sécurité et à l’ordre public. On ne peut se limiter à gérer les individus identifiés comme les plus violents, tout ce qui se situe en amont du phénomène doit être bien connu pour être pris en charge. La prévention est une nécessité face au développement de groupes aux pratiques sectaires dans le cadre de la loi.


L’État se doit de continuer à améliorer la connaissance que ses agents ont sur l’idéologie islamiste, ses manifestations, ses conséquences politiques et sociales et sur l’application des lois et règlements.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la gestion de la pratique du culte musulman reste encore, directement et/ou indirectement, sous influence du Maroc, de l’Algérie et de la Turquie. Les échanges diplomatiques «vis-à-vis des pays qui financent et tentent de contrôler leur communauté d’origine tout en ayant des leviers politiques sur la France» sont fondamentaux. Sur un second plan, les financements et la propagande islamiste notamment en provenance de l’Arabie saoudite et du Qatar doivent être stoppés. Il est «de l’intérêt des musulmans d’Europe que d’échapper à l’emprise des pays d’origine et à l’emprise islamiste».


  

MACRON - CHAMPION 2019 DE L’EUROPE FÉDÉRALE

Télécharger la communication du MIL du 10 octobre 2018

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Repère : Macron a déclaré : «Je ferai tout pour que les progressistes, les démocrates et ceux dont je porte la voix - je l'espère incarnée par une liste le plus large possible en France - se fassent entendre».


Macron prépare l’élection européenne de mai 2019 avec beaucoup de soins. Il en mesure l’enjeu national et international. Il est vrai que la baisse des intentions de vote en faveur de sa liste est assez nette pour le pousser à réagir. La chasse aux vedettes médiatiques est ouverte pour constituer sa liste «progressiste» (avec ou sans Daniel Cohn-Bendit ?).


Macron a développé un discours sur l’Union européenne depuis son arrivée au pouvoir. Il a prononcé de forts beaux discours. Son positionnement fédéraliste européen est clair. Il est même devenu le porteur de cette ligne politique, en prônant de nouvelles délégations de pouvoirs des pays membres à l’Union. Au sein de 27 pays de l’Union, il est ainsi devenu le repoussoir de plusieurs gouvernements étrangers...


Paradoxalement, s’il apparaît en phase avec les responsables actuels de la Commission de Bruxelles, sur un plan concret, Macron n’a pratiquement rien obtenu de sérieux auprès de nos partenaires. Citons, par exemple, les modifications marginales du statut des travailleurs détachés, la non-interdiction du glyphosate ou l’échec du projet de gouvernement économique de la zone euro. Depuis son arrivée au pouvoir, sa démarche s’est traduite par plusieurs échecs.


Au niveau de l’UE, Macron et son équipe cherchent des «partis frères», appartenant à la gauche sociale-démocrate et au centre gauche, dans tous les pays, pour assurer la présence de listes «progressistes». Ce projet d’un «En marche international» ne semble pas encore se concrétiser.


En difficulté pour se positionner sur cette élection, Macron joue la seule carte dont il dispose : «le rejet de l’extrême droite». Il cherche à jouer un remake de la présidentielle sur le thème «voter pour moi contre le Front national». Dans la version européenne, cela devient : voter pour les «progressistes» contre les «nationalistes». Mais la réalité politique de chacun des pays de l’UE diffère et, en fait, ne répond pas à ce schéma simpliste … pas même en France.


L’opposition entre les partisans de l’Europe fédérale supranationale et ceux de l’Europe des nations (ou des États) réside dans une répartition complexe à droite comme à gauche. Bref, les adversaires de l’Europe fédérale sont bien loin d’être tous des extrémistes, comme Macron souhaiterait le faire croire.


L’argument «Moi ou le diable» ne pourra pas bien fonctionner dans un scrutin national à la proportionnelle ou l’offre politique comportera de multiples listes.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL), contrairement à Macron, pense que le scrutin européen aura un réel impact sur la politique nationale du gouvernement. Il est probable qu’il entrainera un tournant politique en France. Macron affirme : «En aucun cas je ne changerai de politique», mais ses résultats le ramèneront à la réalité. En effet, dans le cadre d’un scrutin proportionnel, national, le résultat sera certes plus ou moins clair en fonction des listes finalement présentes. Mais il a toute chance de conduire l’alliance LREM – MoDem (si elle se confirme) à un positionnement relativement secondaire.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que, sans quitter l’Union européenne, comme la Grande-Bretagne, il est possible de redéfinir la politique de l’Union. Cette conviction émerge actuellement dans de nombreux pays. Il s’agit en particulier de dire ce qui est, d’un côté, des compétences des nations et, de l’autre, des projets qui peuvent être, en partie au moins, du domaine de l’Union (projets industriels ou de recherche, acteurs du numérique, échanges universitaires, frontières extérieures de l’Union, etc.).


L’objectif est de mener une nouvelle politique au sein de l’Union en assurant des convergences et des dynamiques, à géométrie variable, avec des pays volontaires, selon les projets.


  

PMA SANS PÈRE - LA MENACE SE PRÉCISE

Télécharger la communication du MIL du 29 septembre 2018

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Repère : Le programme présidentiel de Macron prévoyait explicitement, dans son chapitre «Familles et société», l’ouverture de la PMA aux couples de femmes : «Nous sommes favorables à l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) pour les femmes seules et les couples de femmes.» (Objectif 2 : poursuivre l’avancée des droits).


La légalisation de la «PMA sans père» répond à un engagement électoral du candidat Macron lors de la campagne présidentielle de 2017. Elle vise à poursuivre la démarche amorcée par l’adoption, par Hollande et la gauche, du mariage homosexuel et constitue un encouragement à l’homoparentalité par tous moyens : PMA, GPA ou adoption.


Il n’y a pas de problème médical pour inséminer des femmes à leur demande. Nous nous trouvons bien devant un choix de modèle de société. En France, l’assistance médicale à la procréation (AMP) est réservée aux couples hétérosexuels. Elle a pour objet de remédier à l'infertilité d'un couple ou d'éviter la transmission d'une maladie grave à l'enfant ou à un membre du couple. Elle est tout à fait légitime, elle a permis de constituer des familles et ne doit en aucun cas être confondue avec la «PMA sans père».


Le fait de «fabriquer» un enfant dans le cadre d’une insémination, par donneur inconnu, à une femme seule (ou vivant en couple lesbien), conduit à mettre au monde un enfant sans père. La question de l’accès à l’identité du donneur de sperme, qui agite actuellement fortement les débats actuels, est à prendre en compte, car elle implique qu’un enfant pourrait demain avoir trois parents : deux femmes et un homme, dont l’identité aurait été révélée suite à une demande !


Cet enfant se trouvera, à terme, dans une situation conduisant potentiellement à des problèmes psychologiques voire plus. Le cadre naturel du bon développement d’un enfant se situe au sein d’un couple composé d’une mère et d’un père. La multiplication des situations de familles monoparentales, quelle qu’en soit la cause (décès du conjoint, séparation, divorce ou père inconnu) illustre abondamment les difficultés existantes. Il ne semble pas utile de multiplier ces situations. Les naissances fabriquées, au même titre que celles comportant des modifications génétiques, font courir de réels risques au devenir de l’humanité. D’une manière générale, le progrès médical doit être étroitement encadré par des choix de société.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la revendication communautariste des organisations homosexuelles est soutenue par un courant politique «libéral libertaire» qui prône le seul intérêt de l’individu et la réalisation de son désir. Il est dans ce cas question de «désir d’enfant». Il faut lui opposer le modèle du couple constitué par une femme et un homme ayant le projet collectif de constituer une famille.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’oppose totalement à l’ouverture de la PMA aux femmes seules, ou aux couples de femmes, dans la mesure où cette opération a pour conséquence de «produire» un enfant sans père et que cette procréation d’un enfant va radicalement à l’encontre des droits de celui-ci. Une fois cette «ouverture» acquise, Macron voudra l’étendre à tous sur le principe de l’égalité de traitement. Là est le vrai danger.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la «PMA sans père» pour les couples de lesbiennes ou les femmes célibataires est autorisée dans d’autres pays comme le Royaume-Uni, l’Espagne ou la Belgique. Certaines femmes ont donc déjà eu recours à une intervention de PMA dans ces pays. Mais le recours à une PMA dans ces pays ne constitue en aucun cas un argument pour modifier notre législation nationale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que le combat contre la «PMA sans père» est loin d’être perdu. Une part de la gauche est hostile à cette mesure et l’a déjà exprimé, y compris au sein des élus LREM. Macron a une opinion tranchée favorable à la «PMA sans père», mais il hésite sur cette prise de décision à cause de l’impact qu’elle pourrait avoir sur l’opinion des électeurs de droite et du centre qu’il tente de conquérir par tous les moyens possibles. Il cherche aujourd’hui un enrobage à cette proposition.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’engage à participer activement à toutes les mobilisations qui seront engagées contre la «PMA sans père» et appelle ses sympathisants à se joindre à toutes les initiatives locales menées en ce sens.


  

MACRON DÉMARRE SA CAMPAGNE POUR L’EUROPE FÉDÉRALE

Télécharger la communication du MIL du 18 octobre 2018

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Repère : Le 16 octobre, Macron a lancé la campagne européenne de 2019. «Je crois dans ce projet que je veux porter en Europe. Et c'est pour cela que je souhaite aussi le rassemblement le plus large.»


Macron a décrit la situation avec gravité. Il s’est positionné lui-même, modestement, comme «La solution», pour la France et l’Europe, face aux problèmes du moment. Il affirme que : «Le monde se fracture, de nouveaux désordres apparaissent et l’Europe bascule presque partout vers les extrêmes et à nouveau cède aux nationalismes. Il faut que la France garde la maîtrise de son destin.»


Les constats de Macron sont faux pour plusieurs raisons. D’une part, le monde ne change pas tant que cela, des rapports de force évoluent effectivement, mais à ce jour, il ne s’agit pas de désordres, mais de risques à anticiper, comme c’est l’usage. D’autre part, les équilibres politiques des pays de l’Union européenne changent, cela apparait assez normal dans des régimes démocratiques. La tendance générale semble être à la multiplication des forces politiques et à la sortie de situations de bipartisme. Cela crée une situation nouvelle qui devrait se traduire par une multiplication des groupes politiques au sein du parlement européen en 2019. Le parlement disposera d’une représentation plus composite. Les groupes socialistes (PSE) et démocrates-chrétiens (PPE) ne domineront plus mécaniquement l’assemblée européenne, comme cela a été le cas depuis des décennies. La ligne politique traditionnelle de l’Union européenne pourrait au minimum s’infléchir ou même changer en fonction des positions des gouvernements européens et du poids des groupes parlementaires. Enfin, quand Macron affirme que l’Europe bascule vers les extrêmes, il présente un tableau inexact. Certes des partis, ou coalitions, marxistes ont repris du poids comme en Grèce, en Espagne, au Portugal ou en France (LFI, PCF…), mais sans présenter de menaces à leur stade de développement. Parallèlement, de nouveaux partis de droite ou d’extrême droite ont fait leur apparition comme notamment en Allemagne, en Autriche, au Danemark, en Hongrie, en Italie, en Pologne, en Suède. Certains participent au gouvernement, mais cela ne change pas fondamentalement les choses. Ces derniers partis défendent leurs intérêts nationaux. Mais ils n’ont, dans la pratique, aucun projet européen commun. Ils ne partagent que le refus d’une immigration illégale et la dénonciation de Bruxelles imposant une autorité supranationale (agissant dans le sens de la constitution d’une Europe fédérale).


Cette question de la défense des frontières de l’Union vis-à-vis de l’immigration est partagée par des forces politiques de plus en plus larges, et même certains partis de gauche se sont clairement ralliés au principe du refus d’une immigration incontrôlée.


Les partis fédéralistes européens refusent l’arrêt de l’immigration et défendent le principe d’une répartition des migrants par pays, selon la capacité supposée d’accueil de ceux-ci. C’est la position défendue par Macron et LREM. La loi «asile et immigration» adoptée, comporte certes un resserrement des procédures, mais elle ne permet pas de bloquer l’arrivée de migrants, ni d’expulser les candidats déboutés. Concrètement, le nombre de demandeurs d’asile croît, le nombre des acceptations de réfugiés augmente et, pour chaque bateau de trafic humain, Macron accepte l’accueil d’une part des migrants en France…


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que Macron vient de débuter sa campagne pour l’élection européenne. Le président a choisi une argumentation symbolique très éloignée de la réalité des problèmes. Il tente de jouer sur le thème du «rejet des extrêmes» en proposant une alternative entrant dans un registre connu : «c’est moi ou le chaos». Mais la logique de «front républicain», qui a joué lors de la présidentielle, ne fonctionnera pas pour le scrutin européen marqué par une élection nationale à la proportionnelle à un tour, avec un large choix de listes.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que, pour cette élection, la droite républicaine doit mobiliser sur une nouvelle politique européenne à mettre en œuvre et contre l’Europe fédérale.


Lire la Communication du MIL du 10 octobre 2018 – «MACRON - CHAMPION 2019 DE L’EUROPE FÉDÉRALE»


  

11 NOVEMBRE 1918, HOMMAGE AUX PATRIOTES FRANÇAIS

QUI ONT DÉFENDU LA PATRIE

Télécharger la communication du MIL du 8 novembre 2018

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Repère : Macron a déclaré : «la plupart des combattants sont des civils qu’on a armés». Cette phrase, étonnante de banalité, de Macron explique en fait le choix du président de la République d'annuler le défilé militaire du 11 novembre 2018 qui devait donner l’occasion de célébrer le centenaire de la victoire et du retour à la paix.


L’armistice de 1918 a été signé le 11 novembre 1918. Elle marque la fin des combats de la Première Guerre mondiale (1914-1918), la victoire des Alliés et la défaite totale de l'Allemagne, mais il ne s'agit pas d'une capitulation au sens propre. Le traité de paix, qui met réellement fin à l'état de guerre, sera signé seulement le 28 juin 1919, à Versailles.


La guerre de 1914 à 1918 est un événement majeur de l’Histoire de France par sa durée, son ampleur et ses conséquences : 8.300.000 Français sont partis au front. 1.300.000 ont été tués et 2.300.000 blessés, pour une grande part grièvement. Près de 4.000.000 marqués pour la vie.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite rendre hommage aux patriotes français qui se sont mobilisés pour défendre la patrie et le territoire national, qui se sont battus, qui sont morts ou qui sont revenus marqués pour la vie, comme à l’ensemble des Français qui les ont soutenus et qui tous ont subi les conséquences de ce conflit mondial.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) célèbre aussi la mémoire des centaines de milliers de soldats venus des colonies de l’empire français : notamment du Maghreb, de l’Afrique sub-saharienne (comme les tirailleurs algériens, malgaches, indochinois, etc.).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) veut également rendre pleinement hommage à nos alliés et leurs troupes qui se sont battus aux côtés de la France venant de l’empire britannique (Australie, Canada, Grande-Bretagne, Nouvelle-Zélande), puis, à la fin du conflit, les Etats-Unis d’Amérique, comme de nos alliés russes, italiens, serbes sur les autres fronts.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle en conséquence tous les Français à se recueillir à titre personnel devant les 150.000 monuments aux morts de France et à les fleurir, mais aussi à participer aux commémorations collectives qui seront organisées sur tout le territoire. Il ne s’agit pas là de «célébrer la guerre», mais le patriotisme et le sacrifice de nos ancêtres.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) reste profondément attaché au lien entre la Nation et les Armées. Il regrette donc la décision de Macron de renoncer à un grand défilé militaire du souvenir car le 11 novembre est une date symbolique pour l’armée française et la Nation toute entière.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne le choix de Macron, car il renonce à assumer sa responsabilité institutionnelle à l’égard du pays. Il mélange une calme manifestation du souvenir avec les enjeux diplomatiques actuels. Or, le contexte de l’Europe de 2018 n’a évidemment aucun rapport avec le contexte historique de 1918 marqué par des changements de régimes politiques, l’éclatement des empires, la fin de l’empire ottoman, des révolutions communistes.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que juger 1918 avec la grille de 2018 apparaît comme une faute grave qui relève d’une vision post nationale. En effet, Macron montre qu’il ne raisonne plus dans le cadre de la Nation (notion qu’il a abandonnée), mais dans celui d’une entité européenne, qui n’existe pas vraiment, ou d’une mondialisation fantasmée. Les commémorations du centenaire, organisées autour de Macron, sont inspirées par la seule perspective diplomatique de 2018. La célébration des bonnes relations franco-allemandes aurait pu trouver sa place avec davantage de pertinence à l’occasion du centenaire du traité de paix, en juin 2019.

  

OUI, LE 17 NOVEMBRE, IL FAUDRA PROTESTER

Télécharger la communication du MIL du 7 novembre 2018

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Repère : Macron a affirmé à propos de la hausse des prix de l'essence et du diesel : «Je préfère la taxation du carburant à la taxation du travail.»


En un an, le prix des carburants a augmenté de l’ordre de 23 % pour le diesel et de 15 % pour l’essence. Macron a choisi de faire payer les Français en alourdissant très fortement la fiscalité sur ces produits à travers la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) (loi de Transition écologique de 2015 sous Hollande) ou «taxe carbone» (Budget 2018). Au coût du pétrole brut, s’ajoute le prix du raffinage et celui de la distribution, puis la «taxe carbone» et sur l’ensemble la TVA. La hausse actuelle est liée, d’une part, à l’augmentation du cours du pétrole et, d’autre part, à la progression de la «taxe carbone». Au final, la part des taxes représente 60 % environ du prix du carburant, taxes qui sont programmées pour augmenter jusqu’en 2022.


Dans le projet de loi de finances 2019, le gouvernement prévoit que la TICPE devient la 4e ressource fiscale, après la TVA, l’impôt sur le revenu et l’impôt sur les sociétés. Elle doit rapporter environ 38 milliards d’euros. Sur cette somme, 45% iront à l’État, 33% seront affectés aux collectivités locales, 3% seront consacrés aux infrastructures de transport. 19 % seulement iront à la transition écologique, dont le développement des énergies renouvelables. Macron dit assumer parfaitement la hausse de la taxation et s’en explique : «Les mêmes qui râlent sur la hausse du carburant, réclament aussi qu’on lutte contre la pollution de l’air parce que leurs enfants souffrent de maladies». Il souhaite donc clairement limiter la circulation des véhicules automobiles par la hausse du prix du carburant.


La hausse des prix des carburants est inacceptable et provoque une légitime colère populaire. Les organisations patronales et syndicales partagent d’ailleurs cette contestation. La motivation «écologique» de cette augmentation, évoquée par Macron, constitue une escroquerie dans la mesure où le fruit de la taxation sur le carburant est affecté à moins de 20% à un objet «écolo». La réalité est que le gouvernement se trouve en difficulté, en raison d’un taux de croissance inférieur à celui prévu, et que pour boucler le budget de 2018, il cherche à combler le futur déficit de l’année puisqu’il n’a pas réduit les dépenses de l’État.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne les pistes évoquées par Macron pour compenser l’augmentation des prix du carburant. Elles ne sont pas sérieuses car elles reposent sur l’État, les collectivités locales ou les entreprises. Or, rien ne sert de prélever pour reverser ou de prétendre «aider les entreprises» pour les faire payer encore une aide de plus tout en défendant la mobilité des chômeurs (donc des km à faire) et des salariés. Ces projets de compensations ne concernent ni les jeunes (en particulier les étudiants éloignés de leur domicile) ni les retraités. Une fois de plus, Macron joue les salariés contre les «inactifs».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle donc ses militants et sympathisants à participer localement aux mouvements de protestation du samedi 17 novembre contre la hausse du prix des carburants. Il faudra aussi éviter toutes les tentatives de récupération politique.


A l’occasion de ces manifestations, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande la suppression de la taxation fondée sur un pourcentage pour passer à une taxation à un montant fixe ne dépendant pas du cours du pétrole brut. Le gouvernement doit prendre en compte un contexte international qui laisse augurer une augmentation des cours du pétrole (Le contexte est marqué, entre autres, par les sanctions américaines contre l’Iran qui vont impacter le prix du pétrole).

  

MACRON ET L’EUROPE, C’EST LE FÉDÉRALISME OU LE CHAOS

Télécharger la communication du MIL du 5 novembre 2018

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Le discours de Macron sur l’Europe évolue à l’approche de l’élection européenne. Il s’oriente vers une dramatisation factice pour mobiliser l’opinion publique en sa faveur.


Le contexte politique dans les États membre de l’Union européenne n’apparaît pas favorable à son projet fédéraliste de renforcement de la tutelle de l’Union sur les Nations : coalition italienne, affirmation de pays de l’Est européen, instabilité de la coalition au pouvoir en Allemagne.


Macron semble avoir perdu la possibilité de faire passer son projet de gouvernement économique de la zone euro. Il a échoué à imposer certaines de ses idées comme le contrôle des travailleurs détachés ou le glyphosate. Il recule sur plusieurs fronts comme celui de la répartition par quotas par pays de l’accueil des migrants.


Son projet initial, et lyrique, est mis en échec, alors il change de discours pour nous imposer l’idée que c’est lui ou le chaos. La dramatisation peut convaincre des électeurs apeurés, mais son argumentation est primaire et inexacte. Il affirme ainsi : «Je suis frappé par la ressemblance entre le moment que nous vivons et celui de l'entre-deux-guerres».


Sans être un historien pointu, le parallèle avec les «années 30» laisse rêveur. Il n’y a aujourd’hui ni régime autoritaire, ni programme de réarmement, ni revendication territoriale, et une acceptation générale des institutions internationales. Les pays membres de l’Union ont des gouvernements de droite ou de gauche, ils sont justes plus ou moins critiques sur la commission de Bruxelles et certains désirent s’en émanciper.


Compte tenu des élections récentes dans les pays membres, il paraît que l’on se dirige pour l’assemblée européenne de 2019 vers un multipartisme, suite à une longue période de bipartisme (entre centre droit et socialiste) qui dominait le fonctionnement des institutions. Les forces politiques présentes à l’Assemblée européenne vont s’émietter entre extrême-droite, souverainistes, droites eurosceptiques et/ou fédéralistes, démocrates et libéraux, sociaux-démocrates, socialistes marxistes, écologistes de toutes couleurs, communistes, et extrême gauche. Le fonctionnement de l’Union pourrait donc changer par obligation. Il semble souhaitable que les États reprennent entièrement la main à partir de 2019, en enterrant officiellement le projet d’un «État européen fédéral» au profit de collaborations à géométrie variable entre pays volontaires.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le discours de Macron, car il invite les Français à la peur par rapport à une situation qui ne le mérite pas. Il nage dans la confusion en mélangeant les faits de l’après Première et l’après Seconde Guerre mondiale. Il attaque publiquement des dirigeants européens élus démocratiquement, en Pologne ou en Hongrie, tandis qu’il serre chaleureusement la main au dictateur turc Erdogan et d’autres dictateurs.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne le discours de Macron. Il affirme que «L'Europe est face à un risque : celui de se démembrer par la lèpre nationaliste et d'être bousculée par des puissances extérieures. Et donc de perdre sa souveraineté.» Macron semble croire que l’Union européenne a, à ce jour, une souveraineté, ce qui n’est pas le cas. L’UE est un ensemble de nations, liées par des traités internationaux ; le départ de la Grande-Bretagne le prouve pleinement.


Pour le Mouvement Initiative et Liberté (MIL), la seule question qui se pose est celle de l’indépendance de la France, dans un ensemble européen dynamique porteur de synergies.

  

NON, LA PRISON N’EST PAS CRIMINOGÈNE

Télécharger la communication du MIL du 2 novembre 2018

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Repère : Le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, vient de déclarer : «Je crois que la prison est criminogène.»


La nomination de Christophe Castaner au ministère de l’intérieur et ses premières déclarations incitent à faire un point sur son parcours. Le nouveau ministre de l’intérieur est un homme politique socialiste (1986-2016), reconverti au soutien à Macron.


Il s'engage en politique, pendant ses études, dans les clubs Forum de Michel Rocard. Puis il rejoint le Parti socialiste (PS) en 1986 tout en travaillant au sein de la Banque nationale de Paris à la direction juridique de la société puis à la direction des collectivités locales à Avignon et à Paris. Sous le gouvernement Lionel Jospin, il est conseiller dans les cabinets ministériels de Catherine Trautmann (1997 à 2000) et de Michel Sapin (2000 à 2002). Il devient notamment un élu local socialiste : maire de Forcalquier (2001), conseiller régional socialiste de PACA (2004). En 2012, il devient député socialiste de la 2ème circonscription des Alpes de Haute-Provence. En 2015, il prend la tête de la liste socialiste lors des élections régionales en PACA. La même année, il est rapporteur de la loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques, dite «loi Macron».


En 2016, il rejoint le mouvement «En marche», conduit par Emmanuel Macron. Il est le porte-parole de Macron pour la campagne présidentielle de 2017. En mai 2017, il devient secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement. En novembre 2017, il prend la tête du parti La République en Marche (LREM) en tant que délégué général sans renoncer à son poste au gouvernement. En octobre 2018, il est nommé ministre de l’Intérieur. Il a quitté la tête de LREM.


Il déclare que des sanctions pénales «de substitution» devraient être appliquées aux jeunes délinquants. Il affirme que «mettre en prison un jeune homme pour une première faute n’est pas la bonne solution». Il semble ignorer que cela est très rarement le cas, car les jeunes délinquants accumulent les condamnations diverses avant de passer par la case prison. De plus tout dépend de la gravité de la faute au regard du droit pénal.


Il affirme : «Je crois que la prison est criminogène». En résumé, cela signifie que la prison serait à l’origine du crime. Elle serait la cause et pas le résultat. La prison est faite pour sanctionner des actes interdits par la Loi.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu’il est toujours un socialiste défendant les valeurs socialistes.  Il importe de faire une hiérarchie de la gravité des actes de délinquance commis par des «jeunes» et en fonction de cette dernière de condamner à des peines de prison. Les solutions déjà existantes, comme les travaux d’intérêt général ou le «centres éducatifs fermés», peuvent être appropriées en réponse à de petits actes de délinquance. Mais face à des cas graves, il n’existe pas de substitution à la prison. Or, de nombreux jeunes intègrent le milieu du banditisme via le trafic de drogue ou d’armes, la pratique du proxénétisme, les agressions physiques et relèvent d’une condamnation d’une peine de prison.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne la politique pénale de Macron qui vise à supprimer toutes les peines courtes, de moins de 6 mois, et à encourager des peines de substitution pour les jeunes. L’explication est à la fois d’ordre idéologique et d’ordre budgétaire. L’arrière-pensée est de libérer des places dans les prisons avec la surpopulation carcérale actuelle et de réduire au maximum les investissements dans les établissements pénitentiaires.


Par leurs déclarations, Castaner et Macron envoient un très mauvais message aux délinquants.

  

LE PS EN CRISE EST TOUJOURS DANGEREUX ÉLECTORALEMENT

Télécharger la communication du MIL du 29 octobre 2018

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Le Parti socialiste (PS) connait une importante crise depuis 2016.


Une part de ses cadres a rallié progressivement «En marche !» (2016), puis le parti La République En Marche (LREM) en 2017. La majorité des députés LREM sont d’anciens élus du PS ou d’anciens responsables de ce parti, tout comme l’ont été Macron et Castaner. Il en est de même des sénateurs LREM, tous anciens du Parti socialiste.


De nombreux élus socialistes, dont d’anciens ministres, ont fait le choix de quitter la vie politique suite à leur échec électoral.


Les ministres de Macron, issus du PS, ont abandonné progressivement leur carte du parti (c’est le cas notamment de Collomb, de Le Drian).


Le candidat du PS à la présidentielle, Benoit Hamon, a choisi de créer son propre parti politique : «Génération.s» en emmenant la majorité des membres de la direction du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS). Il n’est pas parvenu à faire alliance avec les écolos d’EELV, qui se sentent pousser des ailes, et veulent rester isolés.


Son challenger, lors de la primaire du PS, Manuel Valls a quitté le PS pour LREM. Il vient de renoncer à sa carrière politique en France pour tenter un nouveau départ en Espagne (mairie de Barcelone).


Enfin, plus récemment, Maurel et Lienemann, ont déclaré «faire scission» du Parti socialiste. Ils ont créé un micro-parti ayant le projet de fusionner avec d’autres groupes début 2019, dans l’objectif de sceller une alliance avec La France Insoumise (LFI).


Compte tenu des échecs électoraux des uns en 2017 et des départs des autres de 2016 à aujourd’hui, le Parti socialiste a perdu des élus, mais, aussi et surtout, des adhérents, des responsables locaux et des moyens matériels et financiers (qui s’est traduit par la vente de son siège historique rue de Solférino).


Néanmoins, le Parti socialiste existe toujours. Il a un groupe dans chacune des Assemblées. Des membres du PS restent à la tête de nombreuses mairies, départements et régions, du moins dans la phase actuelle. Enfin, il est membre du Parti socialiste européen (PSE). Après une période floue, le PS semble être rentré dans une position d’opposition au gouvernement et à Macron. Ce qui va contribuer à clarifier les choses.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que le PS traverse une crise importante, qui n’est sans doute pas tout à fait achevée. Mais il conserve un réel potentiel à moyen terme compte tenu de la légèreté du projet politique de LREM et du caractère actuellement incertain d’une alliance de la gauche de la gauche autour de la personnalité contestée de Mélenchon. Son avenir tient également à l’effacement de ses anciens responsables (dont Hollande) et à la montée en puissance d’une nouvelle génération.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que le PS devra choisir une ligne de gauche social-démocrate (en ramenant à lui des socialistes partis chez LREM) et renoncer à une ligne social-marxiste où il ferait alliance avec la gauche de la gauche. Cette dernière hypothèse apparaît de moins en moins probable compte tenu du niveau des attaques qu’il subit de la part de La France Insoumise.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) note, enfin, que les associations, mutuelles et organisations syndicales, appartenant historiquement à la mouvance socialiste, ne trouvent pas leur compte dans la politique menée, ou annoncée, par Macron. Elles pourraient être amenées à apporter un soutien multiforme à la reconstruction d’un parti politique de gouvernement de gauche plus proche de la défense de leurs intérêts.

  

MACRON, PRÉSIDENT DES TAXES

Télécharger la communication du MIL du 13 novembre 2018

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Dès son arrivée au pouvoir, Macron a mis en œuvre une réorganisation de la fiscalité en partie en faveur des entreprises et des salariés. Les mesures fiscales (impôts et taxes) de Macron commencent tout juste à produire leurs effets, positifs et négatifs, au bout de 18 mois.


Notamment, on peut citer la hausse des taxes foncières, l’augmentation des taxes d’habitations par les mairies pour contrebalancer la baisse par Macron, l’augmentation de la CSG pour les retraités, les taxes sur le tabac, sur les carburants, sur l’énergie.


Macron devait baisser les impôts des Français. Il a promis une baisse de la fiscalité des ménages de 6 Md €. Mais en réalité, si on inclut les baisses de prestations sociales (quasi-gel des retraites, prestations familiales et des APL) et les hausses de cotisations (Agirc-Arco) et de l'impôt sur le revenu, les Français vont en réalité perdre 300 millions d'euros.


Hausse de la fiscalité énergétique : En 2019, la fiscalité sur les carburants routiers augmentera de 3,9 Md € (tva comprise). C'est une hausse considérable puisqu'en 5 ans, les ménages et les entreprises auront payé 46 Md€ de plus. À l'horizon 2022, les taxes sur les carburants routiers auront ainsi augmenté par rapport à l'année 2017 de 12,73 centimes de TICPE et de 2,55 centimes de TVA par litre d'essence SP 95, soit un total de 15,28 centimes par litre (soit une hausse des taxes de 17%), ainsi que de 25,16 centimes de TICPE et de 5,03 centimes de TVA par litre de gazole, soit un total de 30,19 centimes par litre (soit une hausse des taxes de 41%). Nous allons nous rapprocher, avec les mesures votées par la majorité de Macron, vers un prix du litre d’essence autour de 3 € en 2022.


En réalité, la hausse de la fiscalité énergétique (+ 3,9 Md €) est une mesure de rendement qui permettra de financer la suppression de la taxe d’habitation (3,8 Md € en 2019). L’arrière-pensée, aussi, est de relancer la consommation par la production et la vente de voitures.


Macron a dit qu'il redresserait les comptes publics. Le déficit public sera de 2,8% du PIB l'année prochaine contre 2,6% en 2018. Nous sommes toujours aussi proches des 3%. La dette publique devrait atteindre 98,6% du PIB en 2019. On constate qu’en 18 mois, la dette a augmenté d'environ 175 Md€. La dépense publique va continuer sa progression. Après une hausse de 20 Md € en 2018, elle augmentera d'environ 25 Md€ en 2019 (soit + 0,6% en volume et + 1,9% en valeur). Le déficit de l'Etat va augmenter massivement de 13 Md € atteignant 98,7 Md € en 2019.

Et pendant ce temps-là, Macron n'a pas présenté de plan d'économies détaillé. L’absence de la diminution des dépenses publiques, dans leur ensemble, condamne les Français à payer davantage d’impôts, dans un contexte de faible croissance, de chômage de masse et de balance commerciale déficitaire.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne globalement la politique fiscale menée par Macron contre les Français et la croissance. Il considère que la limite de rupture est aujourd’hui atteinte. Des actions doivent être menées pour faire reculer le gouvernement sur ses projets d’augmentation de taxes et d’impôts, sur ses intentions de réduction des déductions fiscales.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) participera donc activement à la mobilisation contre la pression fiscale par tous les moyens utiles et légaux.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande l’abandon de tous les projets de hausse des taxes et des impôts aussi rapidement que possible et exige que la diminution des dépenses de l’État soit engagée dès 2019. Pour cela, il faudra sûrement accepter une certaine diminution des services publics rendu aux Français.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la politique menée par Macron, au-delà de ses grands discours, demeure une politique socialiste d’appropriation par l’État des ressources des Français. Il s’agit bien une politique de gauche sociale-démocrate. On peut qualifier Macron de président des taxes.

  


VI­GILANCE & AC­TION - N° 382 OCTOBRE-NOVEMBRE 2018

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LES COMMUNICATIONS ÉCRITES DU M.I.L


MACRON, PRÉSIDENT DES TAXES

Communication du MIL du 13 novembre 2018

Dès son arrivée au pouvoir, Macron a mis en œuvre une réorganisation de la fiscalité en partie en faveur des entreprises et des salariés. Les mesures fiscales (impôts et taxes) de Macron commencent tout juste à produire leurs effets, positifs et négatifs, au bout de 18 mois.

Notamment, on peut citer la hausse des taxes foncières, l’augmentation des taxes d’habitations par les mairies pour contrebalancer la baisse par Macron, l’augmentation de la CSG pour les retraités, les taxes sur le tabac, sur les carburants, sur l’énergie.

Macron devait baisser les impôts des Français. Il a promis une baisse de la fiscalité des ménages de 6 Md €. Mais en réalité, si on inclut les baisses de prestations sociales (quasi-gel des retraites, prestations familiales et des APL) et les hausses de cotisations (Agirc-Arco) et de l'impôt sur le revenu, les Français vont en réalité perdre 300 millions d'euros.

Hausse de la fiscalité énergétique : En 2019, la fiscalité sur les carburants routiers augmentera de 3,9 Md € (tva comprise). C'est une hausse considérable puisqu'en 5 ans, les ménages et les entreprises auront payé 46 Md€ de plus. À l'horizon 2022, les taxes sur les carburants routiers auront ainsi augmenté par rapport à l'année 2017 de 12,73 centimes de TICPE et de 2,55 centimes de TVA par litre d'essence SP 95, soit un total de 15,28 centimes par litre (soit une hausse des taxes de 17%), ainsi que de 25,16 centimes de TICPE et de 5,03 centimes de TVA par litre de gazole, soit un total de 30,19 centimes par litre (soit une hausse des taxes de 41%). Nous allons nous rapprocher, avec les mesures votées par la majorité de Macron, vers un prix du litre d’essence autour de 3 € en 2022.

En réalité, la hausse de la fiscalité énergétique (+ 3,9 Md €) est une mesure de rendement qui permettra de financer la suppression de la taxe d’habitation (3,8 Md € en 2019). L’arrière-pensée, aussi, est de relancer la consommation par la production et la vente de voitures.

Macron a dit qu'il redresserait les comptes publics. Le déficit public sera de 2,8% du PIB l'année prochaine contre 2,6% en 2018. Nous sommes toujours aussi proches des 3%. La dette publique devrait atteindre 98,6% du PIB en 2019. On constate qu’en 18 mois, la dette a augmenté d'environ 175 Md€. La dépense publique va continuer sa progression. Après une hausse de 20 Md € en 2018, elle augmentera d'environ 25 Md€ en 2019 (soit + 0,6% en volume et + 1,9% en valeur). Le déficit de l'Etat va augmenter massivement de 13 Md € atteignant 98,7 Md € en 2019.

Et pendant ce temps-là, Macron n'a pas présenté de plan d'économies détaillé. L’absence de la diminution des dépenses publiques, dans leur ensemble, condamne les Français à payer davantage d’impôts, dans un contexte de faible croissance, de chômage de masse et de balance commerciale déficitaire.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne globalement la politique fiscale menée par Macron contre les Français et la croissance. Il considère que la limite de rupture est aujourd’hui atteinte. Des actions doivent être menées pour faire reculer le gouvernement sur ses projets d’augmentation de taxes et d’impôts, sur ses intentions de réduction des déductions fiscales.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) participera donc activement à la mobilisation contre la pression fiscale par tous les moyens utiles et légaux.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande l’abandon de tous les projets de hausse des taxes et des impôts aussi rapidement que possible et exige que la diminution des dépenses de l’État soit engagée dès 2019. Pour cela, il faudra sûrement accepter une certaine diminution des services publics rendu aux Français.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la politique menée par Macron, au-delà de ses grands discours, demeure une politique socialiste d’appropriation par l’État des ressources des Français. Il s’agit bien une politique de gauche sociale-démocrate. On peut qualifier Macron de président des taxes.


OUI, LE 17 NOVEMBRE, IL FAUDRA PROTESTER

Communication du MIL du 7 novembre 2018

Repère : Macron a affirmé à propos de la hausse des prix de l'essence et du diesel : «Je préfère la taxation du carburant à la taxation du travail.»

En un an, le prix des carburants a augmenté de l’ordre de 23 % pour le diesel et de 15 % pour l’essence. Macron a choisi de faire payer les Français en alourdissant très fortement la fiscalité sur ces produits à travers la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) (loi de Transition écologique de 2015 sous Hollande) ou «taxe carbone» (Budget 2018). Au coût du pétrole brut, s’ajoute le prix du raffinage et celui de la distribution, puis la «taxe carbone» et sur l’ensemble la TVA. La hausse actuelle est liée, d’une part, à l’augmentation du cours du pétrole et, d’autre part, à la progression de la «taxe carbone». Au final, la part des taxes représente 60 % environ du prix du carburant, taxes qui sont programmées pour augmenter jusqu’en 2022.

Dans le projet de loi de finances 2019, le gouvernement prévoit que la TICPE devient la 4e ressource fiscale, après la TVA, l’impôt sur le revenu et l’impôt sur les sociétés. Elle doit rapporter environ 38 milliards d’euros. Sur cette somme, 45% iront à l’État, 33% seront affectés aux collectivités locales, 3% seront consacrés aux infrastructures de transport. 19 % seulement iront à la transition écologique, dont le développement des énergies renouvelables. Macron dit assumer parfaitement la hausse de la taxation et s’en explique : «Les mêmes qui râlent sur la hausse du carburant, réclament aussi qu’on lutte contre la pollution de l’air parce que leurs enfants souffrent de maladies». Il souhaite donc clairement limiter la circulation des véhicules automobiles par la hausse du prix du carburant.

La hausse des prix des carburants est inacceptable et provoque une légitime colère populaire. Les organisations patronales et syndicales partagent d’ailleurs cette contestation. La motivation «écologique» de cette augmentation, évoquée par Macron, constitue une escroquerie dans la mesure où le fruit de la taxation sur le carburant est affecté à moins de 20% à un objet «écolo». La réalité est que le gouvernement se trouve en difficulté, en raison d’un taux de croissance inférieur à celui prévu, et que pour boucler le budget de 2018, il cherche à combler le futur déficit de l’année puisqu’il n’a pas réduit les dépenses de l’État.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne les pistes évoquées par Macron pour compenser l’augmentation des prix du carburant. Elles ne sont pas sérieuses car elles reposent sur l’État, les collectivités locales ou les entreprises. Or, rien ne sert de prélever pour reverser ou de prétendre «aider les entreprises» pour les faire payer encore une aide de plus tout en défendant la mobilité des chômeurs (donc des km à faire) et des salariés. Ces projets de compensations ne concernent ni les jeunes (en particulier les étudiants éloignés de leur domicile) ni les retraités. Une fois de plus, Macron joue les salariés contre les «inactifs».

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle donc ses militants et sympathisants à participer localement aux mouvements de protestation du samedi 17 novembre contre la hausse du prix des carburants. Il faudra aussi éviter toutes les tentatives de récupération politique.

A l’occasion de ces manifestations, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande la suppression de la taxation fondée sur un pourcentage pour passer à une taxation à un montant fixe ne dépendant pas du cours du pétrole brut. Le gouvernement doit prendre en compte un contexte international qui laisse augurer une augmentation des cours du pétrole (Le contexte est marqué, entre autres, par les sanctions américaines contre l’Iran qui vont impacter le prix du pétrole).


LE GÉNÉRAL CHARLES DE GAULLE NOUS QUITTAIT IL Y A 48 ANS

Communication du MIL du 9 novembre 2018

Pour les patriotes et les défenseurs de la France, le 9 novembre 2018 est une journée du souvenir. En effet, il y a 48 ans, le général de Gaulle nous quittait.

Qui était le général de Gaulle ? Il faut rappeler aux plus jeunes d’entre nous que le général de Gaulle, outre ses faits d’armes contre l’ennemi durant la campagne de France de mai 1940, fut nommé sous-secrétaire d’Etat à la Guerre et à la Défense nationale dans le gouvernement Reynaud.

Alors que le maréchal Pétain négociait avec l’ennemi un armistice, le général de Gaulle rejoignait Londres d’où il lançait son célèbre appel à la mobilisation, à la résistance et à la libération de la France : l’appel du 18 juin 1940. Il parvint progressivement à rallier, sous son autorité, les mouvements de résistance intérieure et à imposer la légitimité de la France libre aux Alliés.

A la libération, il devint président du gouvernement provisoire, restaura la République et posa les fondements d’une France nouvelle. En désaccord avec les partis politiques, hostile au régime des partis de la IVème République, le général de Gaulle démissionna du gouvernement français en janvier 1946.

Reconnu comme étant le seul recours capable de résoudre le conflit algérien, le général de Gaulle est appelé à la tête du gouvernement en mai 1958. Il dota la France d’une nouvelle constitution, la Vème république était née. Il en devint le premier président en décembre 1958 et fut réélu en 1965.

Après avoir redressé la situation économique de la France en 1958, il mena de profondes réformes en ce domaine sur fond de prospérité des années 60 : décolonisation, construction de l’Europe et indépendance nationale. Il imposa aussi la France sur la scène internationale.

La crise de mai 1968, flambée sociale et culturelle, lui fournit l’occasion de concrétiser sa grande idée de Participation. En avril 1969, il proposa aux Français, par référendum, une grande réforme sur la régionalisation et le Sénat qui sera rejetée par les Français. Le général de Gaulle, considérant que la France ne pouvait prospérer durablement sans cette grande réforme, remit immédiatement sa démission et se retira à Colombey-les-deux-Eglises, où il décédera le 9 novembre 1970.

Le général de Gaulle aimait la France mais pas n’importe quelle France : une France puissante, une France indépendante, celle que l’on respecte. C’est pourquoi il dota la France d’une puissante défense nationale et de l’arme nucléaire.

Charles Pasqua a bien résumé l’esprit du gaullisme et de la résistance : «L’essentiel, c’est la capacité de refuser ce qui apparaît au plus grand nombre inévitable» (France Info – 5 juin 2015). 


11 NOVEMBRE 1918, HOMMAGE AUX PATRIOTES FRANÇAIS QUI ONT DÉFENDU LA PATRIE

Communication du MIL du 8 novembre 2018

Repère : Macron a déclaré : «la plupart des combattants sont des civils qu’on a armés». Cette phrase, étonnante de banalité, de Macron explique en fait le choix du président de la République d'annuler le défilé militaire du 11 novembre 2018 qui devait donner l’occasion de célébrer le centenaire de la victoire et du retour à la paix.

L’armistice de 1918 a été signé le 11 novembre 1918. Elle marque la fin des combats de la Première Guerre mondiale (1914-1918), la victoire des Alliés et la défaite totale de l'Allemagne, mais il ne s'agit pas d'une capitulation au sens propre. Le traité de paix, qui met réellement fin à l'état de guerre, sera signé seulement le 28 juin 1919, à Versailles.

La guerre de 1914 à 1918 est un événement majeur de l’Histoire de France par sa durée, son ampleur et ses conséquences : 8.300.000 Français sont partis au front. 1.300.000 ont été tués et 2.300.000 blessés, pour une grande part grièvement. Près de 4.000.000 marqués pour la vie.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite rendre hommage aux patriotes français qui se sont mobilisés pour défendre la patrie et le territoire national, qui se sont battus, qui sont morts ou qui sont revenus marqués pour la vie, comme à l’ensemble des Français qui les ont soutenus et qui tous ont subi les conséquences de ce conflit mondial.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) célèbre aussi la mémoire des centaines de milliers de soldats venus des colonies de l’empire français : notamment du Maghreb, de l’Afrique sub-saharienne (comme les tirailleurs algériens, malgaches, indochinois, etc.).

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) veut également rendre pleinement hommage à nos alliés et leurs troupes qui se sont battus aux côtés de la France venant de l’empire britannique (Australie, Canada, Grande-Bretagne, Nouvelle-Zélande), puis, à la fin du conflit, les Etats-Unis d’Amérique, comme de nos alliés russes, italiens, serbes sur les autres fronts.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle en conséquence tous les Français à se recueillir à titre personnel devant les 150.000 monuments aux morts de France et à les fleurir, mais aussi à participer aux commémorations collectives qui seront organisées sur tout le territoire. Il ne s’agit pas là de «célébrer la guerre», mais le patriotisme et le sacrifice de nos ancêtres.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) reste profondément attaché au lien entre la Nation et les Armées. Il regrette donc la décision de Macron de renoncer à un grand défilé militaire du souvenir car le 11 novembre est une date symbolique pour l’armée française et la Nation toute entière.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne le choix de Macron, car il renonce à assumer sa responsabilité institutionnelle à l’égard du pays. Il mélange une calme manifestation du souvenir avec les enjeux diplomatiques actuels. Or, le contexte de l’Europe de 2018 n’a évidemment aucun rapport avec le contexte historique de 1918 marqué par des changements de régimes politiques, l’éclatement des empires, la fin de l’empire ottoman, des révolutions communistes.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que juger 1918 avec la grille de 2018 apparaît comme une faute grave qui relève d’une vision post nationale. En effet, Macron montre qu’il ne raisonne plus dans le cadre de la Nation (notion qu’il a abandonnée), mais dans celui d’une entité européenne, qui n’existe pas vraiment, ou d’une mondialisation fantasmée. Les commémorations du centenaire, organisées autour de Macron, sont inspirées par la seule perspective diplomatique de 2018. La célébration des bonnes relations franco-allemandes aurait pu trouver sa place avec davantage de pertinence à l’occasion du centenaire du traité de paix, en juin 2019.



COMMENT LUTTER CONTRE L’ISLAMISME EN FRANCE ?

Communication du MIL du 26 septembre 2018

Repère : Les conclusions du Rapport «La fabrique de l’islamisme» ne sont pas toutes opportunes. Des critiques font jour sur son auteur, ses intentions et sur le rôle qu’il entend jouer sur ce sujet, compte tenu de sa proximité avec Macron. Macron tarde à se prononcer, comme il l’avait annoncé à plusieurs reprises, sur la question de l’islamisme en France. Ce rapport peut donc apparaitre comme une préparation politique.

Une fois reconnus, le poids de l’idéologie islamiste en France au sein de la population de confession musulmane et l’origine étrangère des courants islamistes (lire les Communications du MIL sur ces deux points), le débat se porte sur le choix des solutions à apporter.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que les propositions concernant la création d’un organisme para public de financement du culte musulman est à rejeter. Il en est de même de la production d’un pseudo «discours d’État» sur l’islam ou du développement de l’apprentissage de l’arabe au sein de l’Éducation nationale. Ces mesures ne sont pas appropriées, car il n’appartient pas à l’État d’organiser une religion, c’est-à-dire de mettre en œuvre un «concordat». Les tentatives des gouvernements successifs sont restées infructueuses (fondation, formation des imans, etc.). Il faut par ailleurs admettre que les personnes de confession musulmane ne constituent pas un ensemble homogène. Elles se trouvent réparties en de multiples groupes principalement par origine et/ou par type de pratique religieuse, allant du simple respect de traditions familiales jusqu’à une pratique radicale islamiste.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) attend des «musulmans modérés» un discours pour répondre aux islamistes, car il est «essentiel de disposer d’un discours religieux musulman en français alternatif à celui, aujourd’hui dominant sur les réseaux sociaux, le discours salafiste». Il appartient à des pratiquants de cette religion de s’organiser pour arriver à ce résultat.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge qu’il faut prendre des mesures pour faire face aux comportements radicaux et/ou communautaires qui portent atteinte aux lois de la République. Il faut faire respecter les lois et règlements, sans que des contraintes communautaires ne puissent pas les mettre en cause.

D’une part, le ministère de l’Éducation nationale doit se mobiliser pour mieux former les enseignants au discours à tenir sur la laïcité et leur apprendre à identifier et répondre aux manifestations de l’extrémisme religieux porté par les élèves. Une éducation civique et sociale doit réellement être assurée dans les établissements. Il faut fixer des limites dans les comportements et les attitudes des élèves, comme des étudiants : par exemple, sur l’égalité entre filles et garçons.

D’autre part, il apparaît nécessaire que l’État organise au mieux le renseignement pour savoir ce qui se passe dans la mouvance islamiste, au-delà des questions liées directement à la sécurité et à l’ordre public. On ne peut se limiter à gérer les individus identifiés comme les plus violents, tout ce qui se situe en amont du phénomène doit être bien connu pour être pris en charge. La prévention est une nécessité face au développement de groupes aux pratiques sectaires dans le cadre de la loi.

L’État se doit de continuer à améliorer la connaissance que ses agents ont sur l’idéologie islamiste, ses manifestations, ses conséquences politiques et sociales et sur l’application des lois et règlements.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la gestion de la pratique du culte musulman reste encore, directement et/ou indirectement, sous influence du Maroc, de l’Algérie et de la Turquie. Les échanges diplomatiques «vis-à-vis des pays qui financent et tentent de contrôler leur communauté d’origine tout en ayant des leviers politiques sur la France» sont fondamentaux. Sur un second plan, les financements et la propagande islamiste notamment en provenance de l’Arabie saoudite et du Qatar doivent être stoppés. Il est «de l’intérêt des musulmans d’Europe que d’échapper à l’emprise des pays d’origine et à l’emprise islamiste».


PMA SANS PÈRE - LA MENACE SE PRÉCISE

Communication du MIL du 29 septembre 2018

Repère : Le programme présidentiel de Macron prévoyait explicitement, dans son chapitre «Familles et société», l’ouverture de la PMA aux couples de femmes : «Nous sommes favorables à l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) pour les femmes seules et les couples de femmes.» (Objectif 2 : poursuivre l’avancée des droits).

La légalisation de la «PMA sans père» répond à un engagement électoral du candidat Macron lors de la campagne présidentielle de 2017. Elle vise à poursuivre la démarche amorcée par l’adoption, par Hollande et la gauche, du mariage homosexuel et constitue un encouragement à l’homoparentalité par tous moyens : PMA, GPA ou adoption.

Il n’y a pas de problème médical pour inséminer des femmes à leur demande. Nous nous trouvons bien devant un choix de modèle de société. En France, l’assistance médicale à la procréation (AMP) est réservée aux couples hétérosexuels. Elle a pour objet de remédier à l'infertilité d'un couple ou d'éviter la transmission d'une maladie grave à l'enfant ou à un membre du couple. Elle est tout à fait légitime, elle a permis de constituer des familles et ne doit en aucun cas être confondue avec la «PMA sans père».

Le fait de «fabriquer» un enfant dans le cadre d’une insémination, par donneur inconnu, à une femme seule (ou vivant en couple lesbien), conduit à mettre au monde un enfant sans père. La question de l’accès à l’identité du donneur de sperme, qui agite actuellement fortement les débats actuels, est à prendre en compte, car elle implique qu’un enfant pourrait demain avoir trois parents : deux femmes et un homme, dont l’identité aurait été révélée suite à une demande !

Cet enfant se trouvera, à terme, dans une situation conduisant potentiellement à des problèmes psychologiques voire plus. Le cadre naturel du bon développement d’un enfant se situe au sein d’un couple composé d’une mère et d’un père. La multiplication des situations de familles monoparentales, quelle qu’en soit la cause (décès du conjoint, séparation, divorce ou père inconnu) illustre abondamment les difficultés existantes. Il ne semble pas utile de multiplier ces situations. Les naissances fabriquées, au même titre que celles comportant des modifications génétiques, font courir de réels risques au devenir de l’humanité. D’une manière générale, le progrès médical doit être étroitement encadré par des choix de société.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la revendication communautariste des organisations homosexuelles est soutenue par un courant politique «libéral libertaire» qui prône le seul intérêt de l’individu et la réalisation de son désir. Il est dans ce cas question de «désir d’enfant». Il faut lui opposer le modèle du couple constitué par une femme et un homme ayant le projet collectif de constituer une famille.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’oppose totalement à l’ouverture de la PMA aux femmes seules, ou aux couples de femmes, dans la mesure où cette opération a pour conséquence de «produire» un enfant sans père et que cette procréation d’un enfant va radicalement à l’encontre des droits de celui-ci. Une fois cette «ouverture» acquise, Macron voudra l’étendre à tous sur le principe de l’égalité de traitement. Là est le vrai danger.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la «PMA sans père» pour les couples de lesbiennes ou les femmes célibataires est autorisée dans d’autres pays comme le Royaume-Uni, l’Espagne ou la Belgique. Certaines femmes ont donc déjà eu recours à une intervention de PMA dans ces pays. Mais le recours à une PMA dans ces pays ne constitue en aucun cas un argument pour modifier notre législation nationale.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que le combat contre la «PMA sans père» est loin d’être perdu. Une part de la gauche est hostile à cette mesure et l’a déjà exprimé, y compris au sein des élus LREM. Macron a une opinion tranchée favorable à la «PMA sans père», mais il hésite sur cette prise de décision à cause de l’impact qu’elle pourrait avoir sur l’opinion des électeurs de droite et du centre qu’il tente de conquérir par tous les moyens possibles. Il cherche aujourd’hui un enrobage à cette proposition.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’engage à participer activement à toutes les mobilisations qui seront engagées contre la «PMA sans père» et appelle ses sympathisants à se joindre à toutes les initiatives locales menées en ce sens.


MACRON - FAIRE DE LA PLACE EN VIDANT LES PRISONS

Communication du MIL du 30 septembre 2018

Repères : Le projet de loi de finances 2019 concernant la mission «Justice» précise que «les crédits prévus permettront la mise en œuvre d’une nouvelle politique des peines, grâce à un ambitieux programme immobilier pénitentiaire, au développement des alternatives à l’incarcération et au renforcement des services d’insertion et de probation».

Derrière cette présentation se profilent les intentions d’une nouvelle politique pénale, évitant le recours à la prison. Macron s’était engagé, dans son programme présidentiel, à la construction de 15.000 places de prisons supplémentaires durant le quinquennat. Cette ambition est réduite à 7.000 places d’ici à 2022. La création de 8.000 autres places devront attendre son «second mandat» !!!

Pour répondre aux besoins en places, le gouvernement compte privilégier les alternatives à la détention pour les courtes peines afin de vider les prisons. Il est vrai que le nombre de détenus en France a atteint un nouveau record, avec plus de 70.000 personnes incarcérées, sans disposer des moyens d’accueils nécessaires en locaux, en matériels adaptés et en personnels.

Les créations de postes programmés pour 2019 concernent, notamment, «de pourvoir les nouveaux établissements pénitentiaires, de développer les politiques d’insertion des personnes placées sous-main de justice (+400 emplois) et de réduire les vacances de postes dans l’administration pénitentiaire (+400 emplois)». Cet effort, dont la mise en œuvre reste à confirmer, apparaît insuffisant aux professionnels du secteur.

La répartition des peines de prison est la suivante (chiffres arrondis de janvier 2018) : perpétuité : environ 500 ; plus de 5 ans : 15.000 ; de 1 à 5 ans : 22.000 ; de 6 mois à un an : près de 7.000 ; moins de 6 mis : 4.500. Le «plan prison» vise à réduire de près de 8.000 le nombre de détenus en prison d’ici à 2022. Pour y parvenir, la ministre souhaiterait instaurer une nouvelle échelle de peines comportant : une absence d’emprisonnement en dessous d’un mois et une exécution d’une peine d’un à six mois à domicile avec bracelet électronique, dans un centre de semi-liberté ou via un placement «extérieur», dans une association par exemple.

Macron a déjà eu l’occasion de mettre directement en cause le principe même de la prison. «On fait de la prison l’antichambre de la récidive. Un lieu où la violence que l’on devait endiguer se multiplie.» ou «L’emprisonnement ne cesse d’augmenter parce qu’au fond cela reste la solution qui contente symboliquement le plus de monde». L’idéologie de gauche sociale-démocrate libertaire de Macron s’exprime sans nuance. Alors que c’est la délinquance et le banditisme qui conduisent en prison et pas l’inverse.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que l’une des premières missions de l'État est d'assurer la protection des personnes et des biens et qu’il y a fort à faire pour y parvenir.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que Macron, dans une logique purement budgétaire, prétend répondre à la surpopulation carcérale par un allègement des sanctions, ne tenant pas compte de la réalité sociale. La réforme pénale est guidée par nos capacités d'incarcération et non par la nécessaire prise en compte de l'augmentation de la délinquance.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge inefficace la menace d'un bracelet électronique, d'une amende, de travaux d'intérêt général ou de formules de probation, auprès de délinquants, souvent récidivistes. Elle ne constitue pas une solution adaptée.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que si des efforts doivent porter sur la nature des peines, et l’appui à un retour à la vie sociale et professionnelle au terme d’une condamnation et d’une incarcération, ces mesures ne peuvent être qu’individuelles. Nous condamnons l’automaticité de l’application des peines envisagée dans le texte du gouvernement.


  



VI­GILANCE & AC­TION - N° 383 NOVEMBRE 2018

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LES COMMUNICATIONS ÉCRITES DU M.I.L

MACRON - CHAMPION 2019 DE L'EUROPE FÉDÉRALE

Communication du MIL du 10 octobre 2018

Repère : Macron a déclaré : «Je ferai tout pour que les progressistes, les démocrates et ceux dont je porte la voix - je l'espère incarnée par une liste le plus large possible en France - se fassent entendre».

Macron prépare l'élection européenne de mai 2019 avec beaucoup de soins. Il en mesure l'enjeu national et international. Il est vrai que la baisse des intentions de vote en faveur de sa liste est assez nette pour le pousser à réagir. La chasse aux vedettes médiatiques est ouverte pour constituer sa liste «progressiste» (avec ou sans Daniel Cohn-Bendit ?).

Macron a développé un discours sur l'Union européenne depuis son arrivée au pouvoir. Il a prononcé de forts beaux discours. Son positionnement fédéraliste européen est clair. Il est même devenu le porteur de cette ligne politique, en prônant de nouvelles délégations de pouvoirs des pays membres à l'Union. Au sein de 27 pays de l'Union, il est ainsi devenu le repoussoir de plusieurs gouvernements étrangers...

Paradoxalement, s'il apparaît en phase avec les responsables actuels de la Commission de Bruxelles, sur un plan concret, Macron n'a pratiquement rien obtenu de sérieux auprès de nos partenaires. Citons, par exemple, les modifications marginales du statut des travailleurs détachés, la non-interdiction du glyphosate ou l'échec du projet de gouvernement économique de la zone euro. Depuis son arrivée au pouvoir, sa démarche s'est traduite par plusieurs échecs.

Au niveau de l'UE, Macron et son équipe cherchent des «partis frères», appartenant à la gauche sociale-démocrate et au centre gauche, dans tous les pays, pour assurer la présence de listes «progressistes». Ce projet d'un «En marche international» ne semble pas encore se concrétiser.

En difficulté pour se positionner sur cette élection, Macron joue la seule carte dont il dispose : «le rejet de l'extrême droite». Il cherche à jouer un remake de la présidentielle sur le thème «voter pour moi contre le Front national». Dans la version européenne, cela devient : voter pour les «progressistes» contre les «nationalistes». Mais la réalité politique de chacun des pays de l'UE diffère et, en fait, ne répond pas à ce schéma simpliste … pas même en France.

L'opposition entre les partisans de l'Europe fédérale supranationale et ceux de l'Europe des nations (ou des États) réside dans une répartition complexe à droite comme à gauche. Bref, les adversaires de l'Europe fédérale sont bien loin d'être tous des extrémistes, comme Macron souhaiterait le faire croire.

L'argument «Moi ou le diable» ne pourra pas bien fonctionner dans un scrutin national à la proportionnelle ou l'offre politique comportera de multiples listes.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL), contrairement à Macron, pense que le scrutin européen aura un réel impact sur la politique nationale du gouvernement. Il est probable qu'il entrainera un tournant politique en France. Macron affirme : «En aucun cas je ne changerai de politique», mais ses résultats le ramèneront à la réalité. En effet, dans le cadre d'un scrutin proportionnel, national, le résultat sera certes plus ou moins clair en fonction des listes finalement présentes. Mais il a toute chance de conduire l'alliance LREM - MoDem (si elle se confirme) à un positionnement relativement secondaire.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que, sans quitter l'Union européenne, comme la Grande-Bretagne, il est possible de redéfinir la politique de l'Union. Cette conviction émerge actuellement dans de nombreux pays. Il s'agit en particulier de dire ce qui est, d'un côté, des compétences des nations et, de l'autre, des projets qui peuvent être, en partie au moins, du domaine de l'Union (projets industriels ou de recherche, acteurs du numérique, échanges universitaires, frontières extérieures de l'Union, etc.).

L'objectif est de mener une nouvelle politique au sein de l'Union en assurant des convergences et des dynamiques, à géométrie variable, avec des pays volontaires, selon les projets.


LA FRANCOPHONIE C'EST D'ABORD LA LANGUE FRANÇAISE

Communication du MIL du 15 octobre 2018

Repère : «Présente sur les cinq continents, la langue française a toutes les caractéristiques d'une langue mondiale» souligne le nouveau rapport de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF). Elle est la langue officielle de 32 États, ainsi qu'une langue de travail dans la plupart des organisations internationales.

La langue française se porte bien au niveau international et elle poursuit sa diffusion. Elle serait la cinquième langue la plus parlée avec 300 millions de locuteurs, après le chinois, l'anglais, l'espagnol et l'arabe. Cette augmentation provient surtout de la croissance démographique des pays où l'on parle français.

Le XVIIe sommet de la Francophonie vient d'avoir lieu à Erevan, en Arménie. Les 54 chefs d'État et de gouvernement ont désigné, par consensus, leur nouvelle secrétaire générale, la ministre rwandaise des Affaires étrangères. Il s'agit d'une personnalité fortement controversée en raison de son engagement en faveur de la langue anglaise au Rwanda et de la nature très peu démocratique du régime au pouvoir dans ce pays.

Macron a apporté son entier soutien à cette candidate pour des raisons diplomatiques à plusieurs niveaux. Il apparaît qu'il a fait une erreur stratégique grave pour la France et pour la francophonie.

Par ailleurs, le discours prononcé par Macron, à Erevan, a été marqué par la profonde confusion dont il est coutumier. Il a ainsi affirmé :

« La francophonie doit être le lieu du ressaisissement contemporain » (…)

« Cette langue qui en a conjugué tant d'autres ne va pas répéter des mots devenus parfois creux, mais elle doit être la langue du refus de ce qui se passe » (…)

« La francophonie doit être féministe » (…)

« Unie, notre famille ne l'est pas seulement par la langue, mais aussi par une certaine vision du monde. »

Chacun jugera de la portée internationale de ces envolées lyriques de l'acteur Macron et des effets qu'elle peut produire parmi nos partenaires.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) est profondément attaché à la défense de la langue française qui est l'un des premiers éléments de notre patrimoine national.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) apporte tout son soutien au rayonnement et à la diffusion de notre langue dans le monde. Ce rayonnement passe par une politique nationale en faveur de l'apprentissage (lycées français à l'étranger ou accueil d'étudiants étrangers en France, par exemple) et de l'usage de la langue française en France comme à l'étranger par tous les moyens de communication.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne la diminution progressive des moyens nécessaires à la diffusion de notre langue à l'étranger (Annulation de 60 millions d'euros du programme «Diplomatie culturelle et d'influence», baisse de 11% des subventions des Alliances françaises, réduction budgétaire des établissements d'enseignement du français à l'étranger.). Il faut une reprise active de la politique française en faveur de la langue française.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) apporte tout son soutien à la vie et l'animation de la communauté francophone. Cette communauté est le fruit de la proximité (Belgique et Suisse) ou de l'histoire (État américain de Louisiane ou Québec) comme l'une des conséquences positives de la période coloniale. La langue française est la clé des relations culturelles et scientifiques avec de nombreux pays à travers le monde et, tout particulièrement, avec de nombreux pays africains. Les auteurs, créateurs, chercheurs de ces pays, qui partagent notre langue, sont une richesse unique pour toute la communauté francophone.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) note également l'existence de populations francophiles dans divers pays et s'en félicite. Le français serait la deuxième langue étrangère la plus apprise dans le premier cycle de l'enseignement secondaire dans l'Union européenne ; 26% des élèves apprennent le français.

Mais le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la participation de certains pays à la francophonie n'a pas de raison d'être. La récente candidature de l'Arabie saoudite à l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) illustre cette dérive. Contestée au sujet des droits de l'homme, elle a finalement retiré sa demande d'adhésion. L'OIF n'a pas vocation à s'élargir sans fin, comme cela a déjà été engagé : ainsi le Qatar est un membre associé. L'Ukraine, les Émirats arabes unis sont des pays observateurs…


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) reste donc profondément critique sur la gestion de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF). Il y règne, en effet, un mélange des genres malheureux. Dans cette instance se mêlent des considérations :

-géopolitiques (sphères régionales d'influence en Afrique),

-politiques (droits de l'homme et droits des femmes),

-commerciales (obtention de marchés), etc.

L'OIF s'éloigne totalement de la défense de la langue française dont c'est l'objet initial.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que la francophonie doit être recentrée sur les véritables enjeux de la langue française : son vocabulaire (à faire vivre), la diffusion de la langue (médias, internet, réseaux sociaux, etc.), la promotion de son usage (outils techniques et numériques) et de ses œuvres (livres, chansons, films, etc.), en partage entre tous les pays dont elle est la langue.


MACRON DÉMARRE SA CAMPAGNE POUR L'EUROPE FÉDÉRALE

Communication du MIL du 18 octobre 2018

Repère : Le 16 octobre, Macron a lancé la campagne européenne de 2019. «Je crois dans ce projet que je veux porter en Europe. Et c'est pour cela que je souhaite aussi le rassemblement le plus large.»

Macron a décrit la situation avec gravité. Il s'est positionné lui-même, modestement, comme «La solution», pour la France et l'Europe, face aux problèmes du moment. Il affirme que : «Le monde se fracture, de nouveaux désordres apparaissent et l'Europe bascule presque partout vers les extrêmes et à nouveau cède aux nationalismes. Il faut que la France garde la maîtrise de son destin.»

Les constats de Macron sont faux pour plusieurs raisons. D'une part, le monde ne change pas tant que cela, des rapports de force évoluent effectivement, mais à ce jour, il ne s'agit pas de désordres, mais de risques à anticiper, comme c'est l'usage. D'autre part, les équilibres politiques des pays de l'Union européenne changent, cela apparait assez normal dans des régimes démocratiques. La tendance générale semble être à la multiplication des forces politiques et à la sortie de situations de bipartisme. Cela crée une situation nouvelle qui devrait se traduire par une multiplication des groupes politiques au sein du parlement européen en 2019. Le parlement disposera d'une représentation plus composite. Les groupes socialistes (PSE) et démocrates-chrétiens (PPE) ne domineront plus mécaniquement l'assemblée européenne, comme cela a été le cas depuis des décennies. La ligne politique traditionnelle de l'Union européenne pourrait au minimum s'infléchir ou même changer en fonction des positions des gouvernements européens et du poids des groupes parlementaires. Enfin, quand Macron affirme que l'Europe bascule vers les extrêmes, il présente un tableau inexact. Certes des partis, ou coalitions, marxistes ont repris du poids comme en Grèce, en Espagne, au Portugal ou en France (LFI, PCF…), mais sans présenter de menaces à leur stade de développement. Parallèlement, de nouveaux partis de droite ou d'extrême droite ont fait leur apparition comme notamment en Allemagne, en Autriche, au Danemark, en Hongrie, en Italie, en Pologne, en Suède. Certains participent au gouvernement, mais cela ne change pas fondamentalement les choses. Ces derniers partis défendent leurs intérêts nationaux. Mais ils n'ont, dans la pratique, aucun projet européen commun. Ils ne partagent que le refus d'une immigration illégale et la dénonciation de Bruxelles imposant une autorité supranationale (agissant dans le sens de la constitution d'une Europe fédérale).

Cette question de la défense des frontières de l'Union vis-à-vis de l'immigration est partagée par des forces politiques de plus en plus larges, et même certains partis de gauche se sont clairement ralliés au principe du refus d'une immigration incontrôlée.

Les partis fédéralistes européens refusent l'arrêt de l'immigration et défendent le principe d'une répartition des migrants par pays, selon la capacité supposée d'accueil de ceux-ci. C'est la position défendue par Macron et LREM. La loi «asile et immigration» adoptée, comporte certes un resserrement des procédures, mais elle ne permet pas de bloquer l'arrivée de migrants, ni d'expulser les candidats déboutés. Concrètement, le nombre de demandeurs d'asile croît, le nombre des acceptations de réfugiés augmente et, pour chaque bateau de trafic humain, Macron accepte l'accueil d'une part des migrants en France…

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que Macron vient de débuter sa campagne pour l'élection européenne. Le président a choisi une argumentation symbolique très éloignée de la réalité des problèmes. Il tente de jouer sur le thème du «rejet des extrêmes» en proposant une alternative entrant dans un registre connu : «c'est moi ou le chaos». Mais la logique de «front républicain», qui a joué lors de la présidentielle, ne fonctionnera pas pour le scrutin européen marqué par une élection nationale à la proportionnelle à un tour, avec un large choix de listes.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que, pour cette élection, la droite républicaine doit mobiliser sur une nouvelle politique européenne à mettre en œuvre et contre l'Europe fédérale.



MACRON ET L'EUROPE, C'EST LE FÉDÉRALISME OU LE CHAOS

Communication du MIL du 5 novembre 2018

Le discours de Macron sur l'Europe évolue à l'approche de l'élection européenne. Il s'oriente vers une dramatisation factice pour mobiliser l'opinion publique en sa faveur.

Le contexte politique dans les États membre de l'Union européenne n'apparaît pas favorable à son projet fédéraliste de renforcement de la tutelle de l'Union sur les Nations : coalition italienne, affirmation de pays de l'Est européen, instabilité de la coalition au pouvoir en Allemagne.

Macron semble avoir perdu la possibilité de faire passer son projet de gouvernement économique de la zone euro. Il a échoué à imposer certaines de ses idées comme le contrôle des travailleurs détachés ou le glyphosate. Il recule sur plusieurs fronts comme celui de la répartition par quotas par pays de l'accueil des migrants.

Son projet initial, et lyrique, est mis en échec, alors il change de discours pour nous imposer l'idée que c'est lui ou le chaos. La dramatisation peut convaincre des électeurs apeurés, mais son argumentation est primaire et inexacte. Il affirme ainsi : «Je suis frappé par la ressemblance entre le moment que nous vivons et celui de l'entre-deux-guerres».

Sans être un historien pointu, le parallèle avec les «années 30» laisse rêveur. Il n'y a aujourd'hui ni régime autoritaire, ni programme de réarmement, ni revendication territoriale, et une acceptation générale des institutions internationales. Les pays membres de l'Union ont des gouvernements de droite ou de gauche, ils sont justes plus ou moins critiques sur la commission de Bruxelles et certains désirent s'en émanciper.

Compte tenu des élections récentes dans les pays membres, il paraît que l'on se dirige pour l'assemblée européenne de 2019 vers un multipartisme, suite à une longue période de bipartisme (entre centre droit et socialiste) qui dominait le fonctionnement des institutions. Les forces politiques présentes à l'Assemblée européenne vont s'émietter entre extrême-droite, souverainistes, droites eurosceptiques et/ou fédéralistes, démocrates et libéraux, sociaux-démocrates, socialistes marxistes, écologistes de toutes couleurs, communistes, et extrême gauche. Le fonctionnement de l'Union pourrait donc changer par obligation. Il semble souhaitable que les États reprennent entièrement la main à partir de 2019, en enterrant officiellement le projet d'un «État européen fédéral» au profit de collaborations à géométrie variable entre pays volontaires.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le discours de Macron, car il invite les Français à la peur par rapport à une situation qui ne le mérite pas. Il nage dans la confusion en mélangeant les faits de l'après Première et l'après Seconde Guerre mondiale. Il attaque publiquement des dirigeants européens élus démocratiquement, en Pologne ou en Hongrie, tandis qu'il serre chaleureusement la main au dictateur turc Erdogan et d'autres dictateurs.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne le discours de Macron. Il affirme que «L'Europe est face à un risque : celui de se démembrer par la lèpre nationaliste et d'être bousculée par des puissances extérieures. Et donc de perdre sa souveraineté.» Macron semble croire que l'Union européenne a, à ce jour, une souveraineté, ce qui n'est pas le cas. L'UE est un ensemble de nations, liées par des traités internationaux ; le départ de la Grande-Bretagne le prouve pleinement.

Pour le Mouvement Initiative et Liberté (MIL), la seule question qui se pose est celle de l'indépendance de la France, dans un ensemble européen dynamique porteur de synergies.



LE PS EN CRISE EST TOUJOURS DANGEREUX ÉLECTORALEMENT

Communication du MIL du 29 octobre 2018

Le Parti socialiste (PS) connait une importante crise depuis 2016.

Une part de ses cadres a rallié progressivement «En marche !» (2016), puis le parti La République En Marche (LREM) en 2017. La majorité des députés LREM sont d'anciens élus du PS ou d'anciens responsables de ce parti, tout comme l'ont été Macron et Castaner. Il en est de même des sénateurs LREM, tous anciens du Parti socialiste.

De nombreux élus socialistes, dont d'anciens ministres, ont fait le choix de quitter la vie politique suite à leur échec électoral.

Les ministres de Macron, issus du PS, ont abandonné progressivement leur carte du parti (c'est le cas notamment de Collomb, de Le Drian).

Le candidat du PS à la présidentielle, Benoit Hamon, a choisi de créer son propre parti politique : «Génération.s» en emmenant la majorité des membres de la direction du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS). Il n'est pas parvenu à faire alliance avec les écolos d'EELV, qui se sentent pousser des ailes, et veulent rester isolés.

Son challenger, lors de la primaire du PS, Manuel Valls a quitté le PS pour LREM. Il vient de renoncer à sa carrière politique en France pour tenter un nouveau départ en Espagne (mairie de Barcelone).


Enfin, plus récemment, Maurel et Lienemann, ont déclaré «faire scission» du Parti socialiste. Ils ont créé un micro-parti ayant le projet de fusionner avec d'autres groupes début 2019, dans l'objectif de sceller une alliance avec La France Insoumise (LFI).

Compte tenu des échecs électoraux des uns en 2017 et des départs des autres de 2016 à aujourd'hui, le Parti socialiste a perdu des élus, mais, aussi et surtout, des adhérents, des responsables locaux et des moyens matériels et financiers (qui s'est traduit par la vente de son siège historique rue de Solférino).

Néanmoins, le Parti socialiste existe toujours. Il a un groupe dans chacune des Assemblées. Des membres du PS restent à la tête de nombreuses mairies, départements et régions, du moins dans la phase actuelle. Enfin, il est membre du Parti socialiste européen (PSE). Après une période floue, le PS semble être rentré dans une position d'opposition au gouvernement et à Macron. Ce qui va contribuer à clarifier les choses.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que le PS traverse une crise importante, qui n'est sans doute pas tout à fait achevée. Mais il conserve un réel potentiel à moyen terme compte tenu de la légèreté du projet politique de LREM et du caractère actuellement incertain d'une alliance de la gauche de la gauche autour de la personnalité contestée de Mélenchon. Son avenir tient également à l'effacement de ses anciens responsables (dont Hollande) et à la montée en puissance d'une nouvelle génération.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que le PS devra choisir une ligne de gauche social-démocrate (en ramenant à lui des socialistes partis chez LREM) et renoncer à une ligne social-marxiste où il ferait alliance avec la gauche de la gauche. Cette dernière hypothèse apparaît de moins en moins probable compte tenu du niveau des attaques qu'il subit de la part de La France Insoumise.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) note, enfin, que les associations, mutuelles et organisations syndicales, appartenant historiquement à la mouvance socialiste, ne trouvent pas leur compte dans la politique menée, ou annoncée, par Macron. Elles pourraient être amenées à apporter un soutien multiforme à la reconstruction d'un parti politique de gouvernement de gauche plus proche de la défense de leurs intérêts.

 


MACRON ABANDONNE AUSSI LES QUARTIERS HORS CONTRÔLE

Communication du MIL du 24 octobre 2018

Repère : En France, des centaines de quartiers urbains apparaissent à ce jour hors de contrôle de l'État pour partie, ou en totalité. Des événements se succèdent avec des règlements de compte de bandes rivales, sur fond de trafic de drogue, d'armes, de personnes (prostitution) et de commerce de biens volés. Plus de la moitié des crimes et infractions graves commis en France le sont par des habitants issus de ces quartiers, agissant dans leur environnement. Macron a redéfini récemment ses priorités : «La police de sécurité du quotidien aura comme priorité la lutte contre le harcèlement, notamment dans les transports.»

Ces activités criminelles induisent une insécurité constante pour les habitants qui s'accompagne du retrait de fait des services de l'État et des services publics. Policiers, pompiers, médecins se font agresser. Les établissements scolaires sont en situation de risques permanents, venant de l'intérieur comme de l'extérieur. Dans de nombreux cas, les services publics ont fermé leurs portes et les transports en commun sont pour le moins perturbés.

Les habitants quittent ces quartiers dès qu'ils en ont la capacité (par exemple, les jeunes poursuivent leurs études ailleurs après le bac). Il en découle donc, depuis de nombreuses décennies, une concentration mécanique de personnes en situation sociale difficile, de refuges pour la pauvreté, incitant au recours à toutes les opportunités illégales. La liste de ces territoires a été réduite. Certains, grâce à l'intervention des élus locaux, se sont améliorés et sont sous contrôle pour l'essentiel. D'autres ne le sont pas du tout, ou ne le sont plus. La liste officielle devrait être mise à jour, car le zonage est aujourd'hui assez inexact. Il existe plusieurs listes selon qu'il s'agit de sécurité, d'éducation, d'urbanisme, de social, etc., car chaque ministère joue sa propre stratégie.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la nouveauté vient du fait de la reconnaissance de plus en plus consensuelle de cette réalité sociale et sécuritaire même si l'analyse des causes et des solutions diffère.

La déclaration testamentaire de Gérard Collomb, suite à sa démission du Ministère de l'Intérieur, est particulièrement frappante, car émanant d'un socialiste reconverti dans le macronisme. Elle mérite d'être citée. Collomb a déclaré sur les quartiers difficiles que la situation était «très dégradée». «Le terme de reconquête républicaine prend dans ces quartiers tout son sens. (...) Il faut assurer la sécurité dans ces quartiers, mais il faut fondamentalement les changer. Quand les quartiers se paupérisent, se ghettoïsent, il ne peut y avoir que des difficultés». «On vit côte à côte, je crains que demain, on ne vive face à face, nous sommes en face de problèmes immenses».

Il a précisé également que l'accueil des migrants dans les quartiers pose un problème grave : «Si c'est pour mettre ceux qu'on accueille dans les quartiers dont je viens de parler, on accroîtra encore les problèmes et la situation deviendra ingérable».

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que pour faire baisser la criminalité en France, l'État doit mettre en œuvre les moyens pour reprendre le contrôle de ces territoires qui sont actuellement hors contrôle. Le consensus qui se dessine sur cette question offre une opportunité d'y parvenir avec le plein soutien de l'opinion.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que Macron n'a pas de politique à l'égard des quartiers abandonnés. Il se place dans le cadre d'un laissez-faire commode provenant à la fois de son orientation sociale-démocrate libertaire, de son manque de moyens budgétaires et, surtout, de son refus de tout risque d'affrontement (comme cela a été le cas avec les zadistes). Il faut reprendre tous les problèmes de ces quartiers de manière globale en commençant par le rétablissement de l'État de droit et la présence de tous les services publics, y compris la police ou la gendarmerie.