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Nous publions des maquettes de slogan afin de donner la possibilité à toute personne le souhaitant, et après téléchargement sur internet, de les photocopier pour les diffuser afin de sensibiliser l'opinion sur un thème précis. Sur chacune des maquettes il est inscrit : « Si vous imprimez cette maquette, vous devez l’utiliser conformément à la Loi du 29 décembre 1979 en utilisant les panneaux d’expression libre à l’exclusion de tout autre support. »


Du fait de plaintes nombreuses - et parfois justifiées - de municipalités et de personnes privées, nous voudrions vous rappeler quelques règles strictes concernant les affichettes, dont l’apposition relève de la législation réglementant l'affichage non commercial.


INTERDICTION ABSOLUE DE COLLER SUR LA PROPRIÉTÉ PRIVÉE

- sur les vitrines de magasins,

- sur les panneaux « défense d’afficher »,

- sur les volets et portes de particuliers ou d’entreprises,

- sur les panneaux électoraux (avant, pendant et après l’élection),

- sur les véhicules ne vous appartenant pas,

- sur les plaques de professions libérales (portes), ...


INTERDICTION ABSOLUE DE RECOUVRIR LES TEXTES OU DESSINS DES PANNEAUX (COMMERCIAUX, ROUTIERS, ...) AVEC DES AFFICHETTES (Cf. Loi du 29 décembre 1979)


N'APPOSER QU'UNE OU DEUX AFFICHETTES PAR EMPLACEMENT


En effet, le message passera mieux de cette façon plutôt qu'avec un support totalement recouvert, cela fera plus propre et les services de nettoyage n'interviendront pas immédiatement.


NE COLLER QUE SUR LES EMPLACEMENTS LIBRES ET AUTORISES (PANNEAUX D’EXPRESSION LIBRE) PRÉVUS A CET EFFET PAR LES MAIRIES


VOTRE ACTION AURA DONC PLUS D'IMPACT POSITIF SUR PLUS DE PERSONNES ET SUR UNE PERIODE PLUS LONGUE SI VOUS RESPECTEZ CES CONSIGNES

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Le Mouvement initiative & liberté: pourquoi ? à quoi sert-il ?

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RAOUL BETEILLE,

PRESIDENT DU COMITE D’HONNEUR DU MIL  ET ANCIEN PRESIDENT DU MIL EST DECEDE

Télécharger la communication du MIL du 18 Avril 2015

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Christian Labrousse, ancien recteur, président du Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) et le bureau national du M.I.L font part de leur émotion et de leur tristesse à l’annonce du décès de Raoul Béteille, ancien président du M.I.L et actuel président du Comité d’honneur du M.I.L.


Né le 1er janvier 1924 à Nîmes, Raoul Béteille a choisi d'exercer, après des études de lettres et de droit, la profession de son père : magistrat. Il a occupé les plus hautes fonctions de la magistrature française. Il a commencé comme juge suppléant à Nîmes, Il devint ensuite juge à Aubusson (1951), substitut à Avignon (1951), substitut au service de la documentation et d'études de la Cour de cassation (1957), substitut du procureur de la République de la Seine (1962), conseiller technique du garde des Sceaux (1962). Sa compétence et son aptitude à dominer les problèmes généraux relatifs à la justice ont fait de lui le collaborateur très proche de plusieurs ministres, notamment Jean Foyer et Pierre Messmer. Il fut secrétaire général du Premier président de la Cour de cassation (1963), conseiller (1967) puis président de chambre à la cour d'appel de Paris, procureur général près la Cour de sûreté de l'État (1977), directeur des affaires criminelles et des grâces au ministère de la Justice (1979-1981). Aux côtés du garde des Sceaux Alain Peyrefitte, il a été l’un des principaux artisans de la loi Sécurité et liberté. Il a été immédiatement révoqué après l’élection de François Mitterrand et la loi elle-même a été aussitôt abrogée. Cette abrogation a été le symbole et l’instrument de la politique de relâchement pratiquée par la gauche en matière de justice et de sécurité, avec les résultats catastrophiques que nous pouvons encore constater aujourd’hui. Il fut un opposant important à l'abolition de la peine de mort. Il fut conseiller à la Cour de cassation (1979-1990), et vice-président du Conseil de la concurrence (de 1987 à 1993). Admis en retraite de la Cour de cassation le 30 juin 1990, il devient Conseiller honoraire à la Cour de cassation.


Raoul Béteille a conquis de haute lutte un siège de député (RPR) de la Seine-Saint-Denis, siège qu’il occupa du 28 mars 1993 au 21 avril 1997. Il a battu le socialiste Gilbert Bonnemaison, député depuis 1981, qui était connu pour être l’organisateur du congrès d’Epinay (création de l’union de la gauche qui contribua à la victoire de la gauche en 1981) et par son rapport sur les questions de sécurité («Face à la délinquance : prévention, répression, solidarité» (décembre 1982) préconisant des politiques de prévention de la délinquance, en particulier dans les quartiers et la réduction des sanctions. Parlementaire exemplaire, il a acquis la considération de tous ses collègues, y compris de ses adversaires politiques. Il fut aussi conseiller municipal (RPR) d’Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) de 1995 à 1997


Il a rejoint le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) en 1985 en intégrant son comité d’honneur présidé par le Général Alain de Boissieu. Raoul Béteille a été président du Mouvement Initiative et Liberté (MIL) du 14 septembre 1994 jusqu’au 9 janvier 2008. Ce fut un président à la fois prestigieux et actif, participant avec ardeur à tous les combats en faveur de la civilisation française, dont il était un représentant éminent et un amoureux fervent. Il jouissait d’une immense popularité auprès des militants et lui-même aimait à dire qu’il se considérait comme le premier d’entre eux.


Le 12 janvier 1999, il devint le président de l’Association des amis de Jacques Foccart (AJF). Lorsque, en 2008, il fut amené à se retirer loin du centre des décisions parisien pour rejoindre sa terre ancestrale de l’Ariège, il accepta de devenir président du comité d’Honneur du Mouvement Initiative et Liberté (MIL), fonction qu’il exerça jusqu’à son dernier jour.


Avec Raoul Béteille disparaît un grand Français, un magistrat de passion et plus particulièrement un gaulliste historique de haute tradition et de conviction. Ceux qui l’ont connu pleurent non seulement l’homme public, mais, plus encore peut-être, l’ami délicat et dévoué dont la profonde bonté avait touché tous les cœurs. Raoul Béteille a consacré sa vie à la justice, aux combats des valeurs gaullistes et au service de la France.


Le MIL présente à son épouse, à ses enfants et à toute sa famille ses très sincères et très profondes condoléances.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) met à la disposition de toutes les personnes qui souhaitent lui rendre hommage, une adresse de courriel spécifique :


hommage-beteille@lemil.org



  

Hommage à Raoul BÉTEILLE

Télécharger ce texte (journal n°314)

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Télécharger le journal n°312 sur Raoul Béteille (communication du MIL)

Télécharger le journal n°313 sur Raoul Béteille (ses écrits)

Télécharger le journal n°315 sur Raoul Béteille (ses écrits - suite)

Télécharger le journal n°316 sur Raoul Béteille (les hommages reçus)

Mon cher Raoul,

Ta vie publique a tout ce qu'il faut pour faire de toi une figure exemplaire. Et pourtant, je n'ai pas envie de présenter de toi une statue impeccablement sculptée, ne serait-ce que parce qu'une statue, même admirable, a toujours quelque chose de figé, de froid, ce qui est le con­traire même de ta véritable personnalité. C'est cette per­sonnalité que je veux, incomplètement et modestement, essayer de faire revivre dans sa vérité profonde en évo­quant non seulement ce que tu as fait, mais surtout ce que tu as pensé, ce que tu as éprouvé, ce que tu as été. C'est pour retrouver cette chaleur qui était en toi que j'ai été tout naturellement porté, pour parler de toi, à m'adresser à toi.

Il faut, certes, ne pas s'en tenir à l'exemplarité de ta carrière, mais il ne faut pas pour autant la passer sous si­lence. Notre époque a, plus qu'aucune autre, besoin de modèles, et de modèles imitables. Les héros et les saints ont quelque chose d'exaltant et d'entraînant, mais ils peuvent aussi apparaître comme des figures admirables, si exceptionnelles qu'on ne croit pas avoir la force de les imiter. A certaines époques, l'éducation communément dispensée fournit à ceux qui la reçoivent une armature mentale et morale qui leur permet de se conduire spon­tanément de façon honorable. Tel n'est plus le cas au­jourd'hui. Nous avons eu le triste privilège de voir une partie de la magistrature française descendre, avec l'érection du «mur des cons», dans les bas-fonds les plus ignobles de la condition humaine tout en continuant à détenir le pouvoir de juger leurs contemporains. Pour ne pas désespérer absolument de la justice de notre pays, nous avons besoin de nous référer à un exemple comme le tien, qui nous montre qu'un magistrat d'une intégrité scrupuleuse et d'une hauteur de vue magistrale peut aussi faire une carrière brillante qui le conduit jusqu'au som­met de la hiérarchie judiciaire.

Tous les sondages montrent que l'image de la classe politique est très dégradée dans l'esprit des Français. Cette sévérité est peut-être excessive, mais c'est un fait qu'on est obligé de prendre en considération. Pendant l'autre phase de ta vie publique, celle où tu as été député à l'Assemblée nationale de 1993 à 1997, tu as été reconnu comme une sorte de modèle dans l'exercice de ta fonction en raison de la qualité exceptionnelle de tes interventions, en raison aussi de ce mélange de fermeté dans la pensée et de courtoisie dans les propos qui te valaient le respect et l'amitié de tes collègues, y compris de tes ad­versaires politiques. Si les élus étaient plus nombreux à suivre ton exemple, les travaux parlementaires seraient de meilleure qualité, les lois seraient plus judicieuses et mieux rédigées et les électeurs se sentiraient plus enga­gés dans la vie politique parce qu'ils auraient une plus haute idée de la démocratie parlementaire.

Cette conscience professionnelle exigeante dont tu faisais preuve dans tes activités officielles, tu l'appliquais tout aussi bien dans l'exercice de la prési­dence de notre mouvement. Tu y avais d'autant plus de mérite que tu ne pouvais rien y gagner pour ton intérêt personnel. Le MIL est, certes, un mouvement hautement honorable, et il suf­fit pour s'en convaincre de consulter, par exemple, la composition de son comité d'honneur, mais il est trop attaché à la recherche de la vérité et trop soucieux de pouvoir l'exprimer li­brement qu'il n'est pas le meilleur tremplin pour la satisfaction d'une ambition personnelle. Cela te convenait bien, d'ailleurs, car tu as toujours fait passer la rectitude de tes convictions avant les louvoiements qui facilitent parfois la bonne progression d'une carrière. La tienne a été brillante, mais elle l'eût été sans doute encore plus si tu avais eu l'échine plus souple et la flatterie plus répandue.

Il n'est donc pas étonnant que tu aies été, si j'ose dire, un président à part entière. Tou­jours prêt à déployer ton drapeau, tu as été à la fois un président de prestige et un président de terrain. Très assidu aux réunions du bureau national, tu nous faisais profiter de la qualité de ta réflexion, de la richesse de ton expérience, de ta connaissance des rouages de l'Etat. Et puis, au cours de ces réunions comme en bien d'autres occasions, tu faisais preuve de cette qualité d'esprit que l'on avait traditionnellement coutume de considérer comme typiquement fran­çaise, mais qui semble en voie de disparition : tu ne pensais pas qu'une discussion sérieuse sur le fond dût être pesante et sinistre dans la forme et tu avais l'art d'apporter cette touche de lé­gèreté, de bonhomie et de chaleur amicale qui rend les décisions plus faciles à prendre.

Président de terrain, tu l'étais particulièrement dans tes relations avec les militants. Sans jamais rien céder à un quelconque débraillé verbal qui eût été une forme de démagogie, tu sa­vais spontanément toucher leurs sentiments, tout simplement parce qu'ils sentaient que tu éprouvais pour eux de la considération, de l'amitié et même une véritable affection. Ce que tu aimais dans les militants du MIL, c'est qu'ils représentent une sorte de concentré de la société française dans ses profondeurs, avec toutes ses variantes et aussi son unité indissoluble. Le ci­ment de cette unité, c'est l'amour de la France et, au-delà, la volonté de se dévouer, et même de se battre, pour elle. Se battre, c'est un terme qui semble peu approprié à ces qualités de cœur, à ce goût pour les douceurs de l'amitié dont j'ai parlé à ton propos. Et pourtant, c'est bien celui qui convient, car tu étais intraitable et farouche lorsqu'il s'agissait de notre pays, de sa civilisa­tion, de son identité, de sa grandeur, de son rayonnement.

Le MIL est un mouvement qui se définit ouvertement comme gaulliste. Voilà encore un trait qui te destinait à en devenir le président. Depuis ton plus jeune âge, le gaullisme faisait partie intimement de ta personnalité politique. C'était certes pour toi une constante que tu n'aurais pas songé à remettre en cause, mais ce n'était pas une doctrine figée à laquelle tu au­rais fait allégeance par habitude. Pour toi comme pour nous, de Gaulle représente un exemple que la classe politique a tenté depuis plusieurs années de faire oublier ou de momifier tout en l'encensant en paroles, mais qui est toujours resté sous-jacent dans le cœur et dans l'esprit de la population française et qui est en train de ressurgir dans toute sa force vitale, renvoyant au rang d'étoiles mortes les idéologies desséchées du vingtième siècle qui tentent désespérément de se survivre dans le vingt-et-unième.

Tu nous as dit souvent combien tu te sentais à l'aise au sein du MIL. De notre côté, nous étions fiers que tu fusses notre président. J'espère que tu as remarqué l'imparfait du subjonctif (celui-ci parmi d'autres) et que tu le portes à mon crédit. En effet, quelle que fût l'étendue de ta bienveillance envers tes amis, il y avait au moins un domaine où ton indulgence rencontrait ses limites, et tu eusses difficilement toléré que je manquasse à la concordance des temps.

En tout cas, toi, tu n'y manquais pas. On aurait tort de ne voir là qu'un scrupule futile. Ce respect des règles de la grammaire et, plus généralement, ce souci permanent de la justesse et de la correction de la langue française n'étaient en rien une marque de pédantisme, mais ré­vélaient une volonté de respecter les fructueuses conventions de la tradition française et de puiser avidement et judicieusement dans le trésor linguistique qui a permis l'épanouissement de l'une des civilisations les plus brillantes qui justifient la présence sur terre de l'espèce hu­maine.

Tu étais par excellence ce qu'on appelle aujourd'hui un homme cultivé, ce qu'on aurait appelé aux siècles classiques un honnête homme. Cette culture dont tu étais pétri, ce n'était pas une décoration supplémentaire ornant ta boutonnière, encore moins une manière de faire étalage de connaissances impressionnantes. C'était une nourriture substantielle composée de la sagesse accumulée au cours des siècles par les plus grands esprits, exprimée sous sa forme la plus parfaite et que tu avais intimement assimilée.

Sur les préoccupations plus proprement spirituelles, tu faisais preuve d'une grande pu­deur qui ne pouvait pas se confondre avec de l'indifférence. Tu n'avais pas la foi du charbon­nier, et tu le regrettais, mais tu proclamais haut et fort que le christianisme était à la racine et au cœur de la civilisation française et, pour cette cause-là, ton engagement était entier et iné­branlable.

Tu étais un homme de cœur, ta pente naturelle te portait vers la compassion, ton amour pour les animaux, et en particulier pour la douceur des chats, n'avait rien d'affecté et pourtant tu avais horreur des dégoulinades sentimentalo-humanitaires dans lesquelles se vautrent avec complaisance nos contemporains. Lucide connaisseur de la nature humaine, tu savais que l'angélisme utopique était une faiblesse qui pouvait engendrer des conséquences catastro­phiques car, comme l'avait dit Pascal, «le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la bête».

Tu assumais pleinement tes choix. Tu revendiquais la part que tu avais prise dans l'élaboration de la loi Sécurité et liberté, présentée par Alain Peyrefitte. Aux bonnes âmes qui s'offusquaient qu'elle eût un caractère répressif, alors qu'il eût été de bon ton de favoriser la prévention, tu répondais que la première mesure de prévention, et la plus efficace, était d'inspirer aux délinquants et criminels potentiels la crainte d'une répression immédiate et ri­goureuse. La sagesse de cette position a été, comme on l'a vu, confirmée a contrario par Mitter­rand et les socialistes, qui se sont empressés d'abroger cette loi, avec des résultats dont nous voyons encore aujourd'hui la terrible nocivité.

Autre question, encore plus sensible, celle de la peine de mort. Alors qu'on fait presque unanimement de Robert Badinter une sorte de saint laïque pour l'avoir abrogée, alors que son maintien est considéré quasi officiellement comme une marque de barbarie, tu t'es officielle­ment prononcé en sa faveur, à peu près seul parmi les gens de ton milieu et de ta notoriété. Tu l'as fait non pour satisfaire quelque tendance personnelle à la cruauté, mais parce que, ayant pris connaissance des études les plus objectives et les plus rigoureuses, tu avais conclu que l'application de la peine de mort permettait de sauver plus de vies innocentes qu'elle n'entraînait de morts de criminels. La rigueur bien appliquée est plus juste et plus «écono­mique» que le laxisme pseudo-humanitaire.

Il est une expression qui semble presque devenue caduque, à notre époque d'individualisme et de communautarisme larvé, mais que tu ne refuserais sans doute pas, c'est celle de grand serviteur de l'Etat. Tous les mots comptent. Tu as toujours exercé tes fonctions en te considérant comme étant au service d'une cause qui te dépassait. Cette cause, c'est évi­demment, au stade ultime, la France, mais il est dans le génie de notre pays de s'être construit et de subsister contre toutes les forces centrifuges grâce à cet instrument complexe et irrem­plaçable dans ses fonctions régaliennes qu'est l'Etat. Quant à la grandeur, elle s'applique non seulement à l'importance des fonctions que tu as exercées, mais à l'esprit dans lequel tu les as conçues.

Ceux qui te connaissent adhèrent à cette formule, mais, pour eux, ce n'est pas l'essentiel. Ce qui s'impose aujourd'hui à eux, avant toutes autres considérations, c'est le chagrin. Ce qui subsistera toujours, c'est le souvenir d'un homme dans ce qu'il a d'unique et singulier, un homme de bien, un homme de cœur et surtout un ami, un ami pour tous, mais un ami parti­culier pour chacun d'entre nous.

Jacques ROU­GEOT est professeur émérite de langue française à l'université de Paris-Sorbonne, président du comité d'honneur de l'UNI et vice-président du MIL.

Information sur le MIL

Le M.I.L, pour l'année 2017, c'est 18 journaux (15 en 2016 et 23 en 2015), 62 communications (82 en 2016 et 92 en 2015), 53 campagnes militantes (18 en 2016 et 25 en 2015). Tout cela n'est possible que grâce à votre adhésion, à votre renouvellement d'adhésion et à vos dons chaque année.  Nous avons besoin de vous, de votre soutien et de votre engagement à défendre les valeurs gaullistes, civiques et patriotiques.

CLANDESTINS-MIGRANTS : TROP C’EST TROP

Télécharger la communication du MIL du 11 juin 2015

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Repères : Le Défenseur des droits, Jacques TOUBON, déclare que « à la lumière des situations analogues que l’on peut constater dans Paris ou à Calais, relève que le défi auquel notre pays et d’autres pays européens sont confrontés ne saurait être durablement traité par la voie de simples mesures d’urgence ponctuelles et locales ».

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge bien fondée l’évacuation du camp accueillant de l’ordre de 400 immigrés clandestins, installés à La Chapelle (Paris 18ème), à l’abri du métro aérien, et la mise en œuvre d’une intervention sociale d’urgence. La question à se poser est de savoir pourquoi cette décision politique a tant tardé. Une intervention plus rapide aurait évité l’installation d’un regroupement aussi important au centre de la capitale.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’élève contre les accusations de violences policières exercées lors du démantèlement du camp et de ses tentatives de reconstitution. Si des affrontements ont effectivement eu lieu, ils sont globalement le fait de clandestins et de militants politiques d’extrême gauche présents cherchant la bagarre. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que ces immigrés clandestins viennent pour la plupart de l’Afrique de l’Est : Érythréens, Éthiopiens ou Soudanais. Ils ne sont pas francophones. Ce flux est principalement dû à la guerre civile en cours en Libye où ces personnes ont perdu l’emploi dont elles disposaient et sont les victimes de trafiquants d’êtres humains. Cette situation particulière explique pourquoi la majorité de ces personnes se disent dans une situation de transit vers la Grande-Bretagne, via Calais où se trouve également une forte concentration.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) note l’intervention des habituelles associations de soutien aux immigrés en situation illégale : Groupe d’information et de soutien des immigrés (GISTI), de France Terre d’accueil, d’Entraides Citoyennes, etc. (subventionnées en partie par l’Etat).

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) enregistre la récupération politique sur le terrain comme dans les médias par les responsables, les militants et des membres du service d’ordre du Nouveau Parti Capitaliste (NPA) d’Alain Besancenot, du Parti Communiste Français (PCF) et d’Europe Écologie Les Verts (EELV). Cécile Duflot, député écologiste et ancien ministre de François Hollande, interpelle et accuse même le président de la République à ce propos dans un quotidien. Cet engagement de la gauche extrême porte en grande partie la responsabilité des affrontements avec les forces de l’ordre. L’intérêt de ces partis politiques est de faire de l’évènement sans préoccupation du sort des clandestins, pour marquer sa différence avec le gouvernement de Manuel Valls. Ces partis trouvent dans cette initiative une occasion de ressouder les rangs et de faire bloc pour se présenter ensemble aux prochaines élections.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que Frontex, l'organisme pour la sécurité et les frontières extérieures de l’Union européenne, estime que 274.000 personnes sont entrées clandestinement dans l’Union en 2014, soit un triplement (chiffre officiel). Plus de 170.000 sont arrivés par la mer en Italie, et plus de 50.000 en Grèce. Ces chiffres s’ajoutent à ceux de l’immigration légale.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que cela n’est que le début et que face à l’énorme quantité de « clandestins-migrants » potentiel une nouvelle politique relative à l’immigration s’impose ainsi qu’un blocage des frontières pour pouvoir l’appliquer. Elle doit être menée au niveau français et à celui de l’Union européenne dans les plus brefs délais sans attendre la montée des périls directs et indirects.

Pour ces raisons, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a lancé plusieurs campagnes militantes sur ce thème : « CLANDESTINS MIGRANTS, TROP C’EST TROP » et « CLANDESTINS MIGRANTS, STOP »

  

CHARLES PASQUA,

UNE VIE AU SERVICE DE LA FRANCE ET DU GAULLISME

Télécharger la communication du MIL du 29 juin 2015

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Christian Labrousse, président du M.I.L et le bureau national font part de leur très vive émotion et de leur tristesse à l’annonce du décès de Charles Pasqua, militant gaulliste depuis son plus jeune âge.


«On ne comprend rien de moi si l’on ne comprend pas que je suis un militant», avait coutume de lancer Charles Pasqua. Pour comprendre ce qu’il voulait alors dire, il faut d’abord revenir aux 15 ans de ce petit-fils de berger corse, de ce fils de policier, et sentir le soleil et les parfums de Grasse, dans les Alpes-Maritimes. Le jeune Charles y est né le 18 avril 1927, dans une famille de patriotes farouches, comme le sont parfois les Corses.


Après l’invasion de la zone libre par les armées nazies en novembre 1942, il s’engage dans la Résistance, sous le pseudonyme de Prairie. En fait, son père, André, est déjà membre d’un réseau et établit de fausses cartes d’identité de son commissariat. De son côté, Charles fait partie d’un groupe de jeunes gens qui rejoindront bientôt la France libre du général de Gaulle. De là datera son attachement à l’homme du 18 Juin, qu’il rejoindra après la guerre, dès sa fondation en 1947, le RPF. Il a repris ses études, passé son bac et une licence de droit.


Ensuite, Charles Pasqua intègre l’entreprise Ricard. Il va être bombardé inspecteur des ventes en Corse, puis grimper tous les échelons jusqu’à la direction générale des ventes en France et à l’exportation, en 1962, naviguant de la Corse à Marseille pour atterrir à Paris. En 1967, il est devenu le numéro deux du groupe Ricard jusqu’en 1969.


En 1947, sous le parrainage de Jacques Foccart, est créé le service d’ordre du RPF par Dominique Ponchardier et son adjoint Pierre Debizet, ainsi que Paul Comiti. Puis il se transformera en association de fait en 1958, le Service d’action civique (SAC). Cette association sera créée officiellement le 15 décembre 1959 puis déclarée à la préfecture de Paris le 4 janvier 1960. Pierre Debizet a été le premier président en 1959-1960 et  démissionnera à cause de la politique algérienne. Ensuite, Paul Comiti en fut le président du 1er avril 1960 à 1969. Charles Pasqua a rejoint l’association fin 1962 et la quittera à l’automne 1969. Il sera nommé Vice-président début 1965 et il intégrera le Bureau national à partir de 1967 jusqu’au retour de Pierre Debizet le 3 octobre 1969. Charles Pasqua sera un des organisateurs, grâce aux militants civiques, de la manifestation raz-de-marée gaulliste du 30 mai 1968 sur les Champs-Elysées.


Ces derniers titres furent : ancien ministre d’Etat, ancien président d’honneur du conseil général des Hauts de Seine, parlementaire honoraire.


Il a assumé de très nombreuses responsabilités, notamment :  Ministre d'État ; Ministre de l'Intérieur de 1986 à 1988 et de 1993 à 1995 ; Député des Hauts-de-Seine de 1968 à 1973 ; Député européen de 1999 à 2004 ; Conseiller régional d'Île-de-France ; Président du conseil général des Hauts-de-Seine (de 1973 à 1976 puis de 1988 à 2004) ; ancien conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine ; ancien Sénateur des Hauts de Seine (du 11 mai 1988 au 29 avril 1993 puis de 1995 a 2011).


Malgré toutes ces fonctions, Charles Pasqua est resté le premier des militants. Il a été de tous les combats pour les valeurs gaullistes et la France. Il était un grand patriote. Il avait ardemment combattu le Traité de Maastricht.


Sur France Info jeudi 5 juin 2015, Charles Pasqua a parlé de son engagement dans la Résistance en déclarant «L'essentiel, c'est la capacité de refuser ce qui apparaît au plus grand nombre inévitable». Certaines de ses formules ont marqué l’opinion : «Les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent», «La politique, ça se fait à coups de pied dans les couilles», «On est plus fidèle à sa nature qu’à ses intérêts» , «il faut terroriser les terroristes».


Gaulliste sincère, militant engagé, Charles Pasqua était membre du comité d’honneur du Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L), nous avons mené de nombreux combats ensemble. Il a de nombreuses fois pris la parole dans les conventions nationales de notre mouvement. Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) perd l’un des siens et la France perd un grand serviteur.

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INSULTES À LA MÉMOIRE DU PRÉFET CLAUDE ÉRIGNAC ASSASSINÉ EN 1998

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Repères : En région Corse, la liste indépendantiste corse « Pe a Corsica » (pour la Corse), dirigée par Gilles SIMEONI et Jean-Guy TALAMONI, a remporté les élections territoriales de décembre 2015. Le président de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy TALAMONI, a fait le choix de ne pas participer, et de le faire savoir, à l'hommage officiel rendu, le 6 février, à Ajaccio pour le 18ème anniversaire de l'assassinat du préfet Claude ERIGNAC.


Le 6 février 1998, à Ajaccio, le préfet de Corse, Claude ÉRIGNAC, a été abattu de trois balles de calibre 9 mm, une dans la nuque à bout portant, deux pour l'achever alors qu'il est à terre, par un commando indépendantiste alors qu'il se rendait en soirée, à pied, seul et sans protection à un concert de musique classique. L'arme du crime, retrouvée sur les lieux, était un Beretta volé cinq mois plus tôt lors de la prise d’otage de deux gendarmes de la caserne de Pietrosella (Corse-du-Sud). Le militant indépendantiste, Yvan Colonna, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en 2011 au terme d'un troisième procès.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) tient à rendre hommage, en ce jour anniversaire, à la mémoire du Préfet Claude ÉRIGNAC.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne vigoureusement le boycott de la cérémonie par le président de l'Assemblée de Corse, l’indépendantiste Jean-Guy TALAMONI. En refusant d’honorer la mémoire d’un Préfet de la République, lâchement assassiné par des terroristes, il porte atteinte à l’honneur de la République. Cette absence éclaire les perspectives d’affrontement en suspens dans l’île et la persistance d’un esprit de guerre civile de la part de mouvements indépendantistes, officiellement passés de l’action terroriste à la joute électorale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que, parmi les revendications avancées par les responsables indépendantistes, portées à la tête de l’assemblée de Corse, figure la demande de libération des terroristes corses condamnés pour des crimes et délits, et actuellement détenus, dont Yvan COLONNA, condamné pour l'assassinat du Préfet Claude ÉRIGNAC. Gilles SIMEONI, nouveau président du Conseil exécutif de Corse, a été l'avocat d'Yvan COLONNA…


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la victoire des indépendantistes a été obtenue à la majorité relative (35% des voix), avec 24 sièges sur 51 à l’assemblée. Elle provient de la fusion, au 2nd tour, de deux listes indépendantistes : «Faisons la Corse», (Gilles SIMEONI) et «Corsica libera» (Jean-Guy TALAMONI).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que la responsabilité du gouvernement socialiste est pleine et entière dans l’installation de cette situation dans l’île de Corse. L’ouverture récente par le Premier ministre de «négociations» avec les dirigeants indépendantistes vient confirmer son refus d’’assurer la défense des intérêts de la République. Les exigences formulées par ces indépendantistes n’ont rien à voir avec des compétences de la collectivité locale. Elles vont conduire au minimum à des tensions et, potentiellement, à des crises graves à répétition.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la définition à venir des statuts de la future collectivité locale unique, issue de la fusion des conseils départementaux de Haute-Corse et de Corse du Sud et de l’Assemblée de Corse, en 2018 devra permettre la légitime représentation de la grande majorité, opposée à la petite minorité indépendantiste, dans l’intérêt général.

L’ESPRIT GAULLISTE EST TOUJOURS D’ACTUALITÉ EN 2016

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L’esprit gaulliste, qui a marqué l’histoire de France, s’applique toujours parfaitement aux enjeux actuels. La pertinence de ses principes fondamentaux reste toujours aussi forte sur l’ensemble des sujets actuels.


Une approche politique globale. La première caractéristique de l’esprit gaulliste réside dans une approche politique globale sur les questions majeures, au-dessus notamment des revendications des partis, des syndicats, des communautés, des confessions, de tous groupements d’intérêt.

Pour illustrer ce point, on peut citer notamment, comme questions globales sur le plan extérieur, la situation actuelle de crise de l’Union européenne (portant sur les frontières, les migrations et les échanges), le développement de conflits armés dans la périphérie européenne, la permanence des risques financiers internationaux, l’absence de régulation de la mondialisation économique, la politique relative au climat. Sur le plan intérieur, les grands sujets tiennent à l’exercice du pouvoir par l’État, à la sécurité des citoyens, à la dépense publique et aux impôts, au chômage de masse, à l’importance de l’immigration et du nombre de clandestins, à la défense de l’identité nationale.


L’indépendance de la France. Le refus de sa soumission à des systèmes ou organismes supranationaux, ou des puissances étrangères, étatiques, économiques et financières, reste un élément fondamental de l’esprit gaulliste. La France a été façonnée par l’histoire. Elle doit être défendue dans les domaines politique, économique, culturel, diplomatique et militaire. La tenue d’une ligne indépendante n’empêche pas, par ailleurs, d’avoir des alliés, en particulier des pays avec lesquels la France a noué des liens historiques étroits.

Par exemple, les traités internationaux qui nous lient à d’autres États au sein de l’Union européenne doivent pouvoir évoluer. Nos dirigeants doivent montrer leur volonté d’affirmer le point de vue de la France dans l’ensemble des débats qui animent aujourd’hui le monde, quitte à faire évoluer les traités comme, par exemple, l’accord de Schengen.


Le rassemblement de tous les Français. L’esprit gaulliste vise au rassemblement de tous les Français au-delà notamment des clivages politiques, syndicaux, locaux, religieux pour obtenir un dépassement et parvenir à établir la confiance de tous vis-à-vis des dirigeants politiques. Le projet politique consiste à rassembler une large majorité des citoyens sur des grands projets au-delà des clivages partisans, en faisant évoluer la manière même de faire de la politique. Le peuple de France aspire au rassemblement sur les grandes questions actuelles.

Par exemple, la présence de personnalités politiques dans la communication spectacle produit une profonde confusion qui a contribué ces dernières décennies à rabaisser le domaine politique. Il importe de mettre un terme à cette confusion afin que chacun excelle dans son domaine, la politique, le sport, le rire ou la chanson, sans mélange des genres.


Un pouvoir exécutif fort et stable. L’esprit gaulliste va dans le sens de l’existence dans notre pays d’un pouvoir exécutif fort et stable. La constitution de la Ve République le permet. Elle donne au président de la République un rôle décisionnaire sur les grands enjeux. Elle établit un lien direct que le chef de l’État et le peuple. Grâce au suffrage universel direct pour l’élection du chef de l’État, et le recours possible au référendum, la constitution de la Ve République permet à notre pays de pouvoir bénéficier des moyens d’une politique, échappant pour l’essentiel notamment aux pressions des partis, des syndicats, des groupes de pression, si les dirigeants politiques en font le choix et assument leurs responsabilités.

Pour prendre un exemple récent, citons celui de François Hollande, président de la République, s’intéressant dans le détail aux modalités de la construction ou de la non-construction d’un aéroport de province. Ce sujet, d’importance régionale, est du ressort de son gouvernement, voire d’un membre du gouvernement. Le président de la République doit se centrer sur des sujets d’importance nationale et internationale avec une vision actuelle et prospective large. Le mélange pratiqué ces dernières années des domaines du Président et de ceux du Premier ministre porte atteinte à l’esprit de la Ve République, et aux intéressés eux-mêmes.


Une vision internationale en faveur de la liberté et de la paix. L’esprit gaulliste porte une vision internationale en faveur de la liberté et de la paix. Il affirme que la France a vocation à participer à l’équilibre du Monde en raison de son histoire et de son rayonnement international. Historiquement, le gaullisme s’est illustré par un refus des totalitarismes communistes et nazis. L’esprit gaulliste conduit à un engagement actuel dans la lutte contre l’idéologie islamiste totalitaire en France et dans le Monde.

Par exemple, la menace actuelle est celle de l’idéologie islamiste totalitaire, comme il est appliqué dans certains États islamistes, par certains groupes religieux ou par des organisations terroristes comme le groupe État islamique (EI), Al Qaïda, Boko Haram, etc.


Une exigence de justice sociale. L’esprit du gaullisme affirme la nécessité de la solidarité nationale conduite par l’État à destination des personnes les plus faibles, les plus en difficulté et les plus pauvres dans la société. Elle se concrétise au travers des différents régimes sociaux et des aides sociales.

L’attachement à un système de protection sociale mis en place après la Seconde Guerre mondiale par le Général de Gaulle reste un marqueur de l’esprit gaulliste. Les régimes actuels (maladie, famille, chômage, retraite, dépendance) sont amenés à évoluer en fonction des contraintes économiques actuelles pour assurer leur permanence et se diriger vers davantage d’universalité au bénéfice de tous les Français.


La défense de la famille, de la jeunesse et de l’éducation. La famille est considérée, dans l’esprit gaulliste, comme le noyau de la société, c’est pourquoi une politique nataliste reste une priorité. De même, l’éducation nationale et l’enseignement supérieur se trouvent être le cœur de l’intervention de l’État vis-à-vis des familles et de la jeunesse. L’esprit gaulliste aspire à une réelle politique en faveur de l’engagement et de l’entrée dans la vie active de la jeunesse.

Actuellement, par exemple, l’éducation citoyenne des jeunes apparaît comme un objectif déterminant de l’école, à côté de l’acquisition de connaissances, de méthodes et de compétences.


Une responsabilité de l’État dans le développement économique. L’esprit gaulliste affirme la responsabilité de l’État dans le développement économique. Il appelle une politique volontariste menée par des plans de développement à divers niveaux pour porter de grands projets économiques (par exemple, dans les domaines des énergies, du spatial, du médical, du numérique, etc.) qui dépassent le niveau et la capacité des entreprises privées. Les interventions de l’État vont de pair avec la réalisation de toutes les conditions du développement de la libre entreprise en France.

Dans le contexte actuel, l’esprit gaulliste s’illustre par un refus de l’absence de limites d’un capitalisme mondialisé et de la finance internationale. Il a pour vocation de participer à l’élaboration de règles et de procédures étatiques et internationales de contrôle évitant des abus que connaît le domaine financier.


Un pragmatisme politique. L’esprit gaulliste ne génère pas une idéologie politique, tout au contraire, il s’inscrit en opposition avec les idéologies anciennes, comme actuelles. Il est caractérisé notamment par le recours à un pragmatisme politique utilisé en vue d’atteindre les objectifs fixés, comme l’indépendance et de rayonnement de la France dans le monde, l’unité du pays, la réussite de chacun dans une société en paix. L’esprit gaulliste laisse le choix des modalités d’actions selon les circonstances. Il repose sur quelques grands principes, évoqués précédemment, permettant la réalisation des objectifs politiques.

Pour prendre un exemple, selon les circonstances, le gouvernement peut prendre, sans a priori, la décision de nationaliser une entreprise, comme elle peut prendre la décision de la privatiser en fonction de l’intérêt de la nation ou des intérêts de l’entreprise et de ses salariés.

  

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IL Y A 20 ANS QUE JACQUES FOCCART EST DÉCÉDÉ

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Le Mouvement Initiative et Liberté souhaite rappeler aux nouvelles générations son action au service de la France. Pour cela, nous republions, dans le Vigilance & Action N° 353 de Mars-Avril 2017, des articles de 1997 qui retracent bien le parcours d’un gaulliste historique qui fut un des plus proches du Général de Gaulle. Voici un de ces textes.


PRÉSIDENTIELLES 1995 : LE MILITANT JACQUES FOCCART

Une des  grandes efficacités de Jacques Foccart était basée sur sa volonté permanente d'échapper à la pensée unique technocratique ainsi qu'au filtre des appareils politiques et institutionnels. Iconoclaste sans doute dans un milieu friand de notes et de rapports, il aimait à recevoir des personnalités ou des sans grade, l'information brute pour en tirer ses propres analyses. Devenaient ainsi ses interlocuteurs privilégiés ceux qui, hors des combines et calculs politiciens, avaient au coeur la défense de l'intérêt national et une certaine idée de la France.


DES RÉUNIONS DE TRAVAIL : Dès l'annonce de la candidature de Jacques Chirac en novembre 1994, le bureau national du MIL a réaffirmé sa décision de lui apporter son soutien. Décision qui a été ratifié lors de la Convention nationale du MIL. De même, Jacques Foccart, qui pour des raisons de santé ne pouvait plus assister, chaque semaine, à la réunion de bureau du MIL, décidait de réunir tous les quinze jours, à son domicile parisien, le bureau national du MIL. Avide d'informations concrètes et militantes, Jacques Foccart demandait qu'elles soient complétées par de fréquentes conversations téléphoniques. Il tenait tout particulièrement à être au courant du déroulement de la campagne au jour le jour et d'heure en heure. L'ambiance des réunions publiques, l'ardeur des militants et la réceptivité des participants à nos thèmes de campagne étaient pour lui autant d'éléments fiables d'analyse, sans doute plus que les torrents de sondages et de notes pessimistes qui se déversaient alors.

Lors des réunions qui précédèrent Noël, lui sont soumis les projets d'actions qui formeront l'ossature de notre campagne ainsi que la présentation de notre implantation structurelle et militante.


UNE RÉUNION AVEC JACQUES CHIRAC : Début janvier 1995, Jacques Foccart organisait une réunion à l'Hôtel de ville de Paris afin que nous présentions directement à Jacques Chirac nos activités, notre programme d'action (réunions publiques et internes, organisation de publipostages ciblés, travail sur des thèmes spécifiques et sur des segments électoraux), le matériel de propagande (tracts, journaux spécifiques, courriers spécialisés, autocollants, affiches) ainsi que notre implantation militante sur le terrain.

Nos propositions d'action entièrement validées, c'est d'un commun accord que nous avons pris la décision d'attendre que les candidats concurrents se lancent dans une campagne massive d'affichage pour recourir à cette forme d'action, traditionnellement liée à nos activités.


LA SÉCURITÉ DES RÉUNIONS PUBLIQUES : A la fin de cette réunion qui dura presque deux heures, Jacques Chirac a abordé le problème de l'organisation de la sécurité de ses meetings publics. Connaissant parfaitement la situation tendue du paysage politique et ne voulant prendre aucun risque technique dans sa campagne, il a demandé au MIL de prendre en charge toute la sécurité de toutes ses réunions publiques, la sécurité de ses déplacements étant assurée par un groupe de 4/5 personnes du RPR. Ainsi, toutes les réunions ont été couvertes, ainsi, que les déplacements et réunions publiques des orateurs nationaux de la campagne. Toutes ces réunions se sont très bien passées car nous avons mobilisé de très nombreux militants décidés partout en France.

Le rythme de la campagne s'accentuant, nos entretiens avec Jacques Foccart devinrent hebdomadaires et les comptes-rendus téléphoniques journaliers. Pour chaque réunion publique, nous appelions Jacques Foccart pour lui faire un compte rendu de la mise en place de nos militants sur le lieu, sur la configuration de la salle et sur nos premières impressions. Ensuite au cours de la réunion, nous lui présentions une synthèse d'ambiance et un rapport sur le bon (ou mauvais) fonctionnement du dispositif de campagne. Puis en fin de réunion, nous faisions un bilan de la soirée avec nos impressions à chaud, des parties de discours entendus, des anecdotes et la réaction du public présent.

Ces contacts lui permettaient de restituer à Jacques Chirac un avis personnel et sans complaisance sur le déroulement de la campagne. Ces rapports directs et sans ornement inutile n'ont probablement pas été sans influer sur le déroulement des opérations.


  

IL FAUT STOPPER LA GAUCHE ULTRA INSURRECTIONNELLE

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La rupture entre le PS et la gauche de la gauche (Gauche du PS, PCF, Parti de gauche, EELV, NPA)  est désormais consommée. Elle se double aujourd'hui d'une fracture entre les organisations de gauche et de l'ultra gauche. 


Le retour à des actions révolutionnaires conduites par des militants de la gauche ultra s'intensifie, notamment : violences contre les forces de l'ordre, vandalisme et vols contre les commerces, voitures brûlées, blocage des établissements d'enseignement par la force, responsables d'établissements agressés. Des actions de type insurrectionnel sont engagées par cette nébuleuse : marche sur le domicile de Manuel Valls ou vers l'Élysée, tentatives de blocage des moyens de transports, occupation de bâtiments (comme le théâtre de l'Odéon), volonté d'imposer une grève générale insurrectionnelle.


Dans le camp des opposants à la loi travail, on constate une rupture progressive, mais devenue définitive, d'une part, entre l'UNEF et la gauche extrême étudiante et, d'autre part, entre les syndicats (CGT et FO) et la nébuleuse gauchiste de la #nuitdebout. 


Les organisations traditionnelles restent dans une logique de grèves et de manifestations ayant pour objectif des négociations sur la loi travail débouchant au mieux pour eux sur un compromis. ‎Ils ont déjà obtenu de réelles concessions par rapport à la version initiale du projet de loi et espèrent en obtenir davantage. Elles restent principalement sur la demande du retrait du projet de loi travail.


Les militants de la gauche ultra s'inscrivent dans un processus révolutionnaires que l'on peut qualifier de classique. Ils rêvent de refaire «68» et adoptent une stratégie de violence et de guérilla. ‎Leurs débats et mots d'ordre dépassent très largement le débat sur la loi travail pour s'en prendre de manière globale à notre société. Autour des noyaux connus (anarchistes et autres nébuleuses altermondialistes) se greffe une nouvelle génération de «combattants». Le recrutement effectif de nouveaux jeunes par cette mouvance explique la recrudescence des actions violentes sur plusieurs villes.  


Les forces de l'ordre se trouvent confrontées à des situations de plus en plus dangereuses tant pour les policiers et gendarmes que pour leurs assaillants. 


L'objectif des stratèges gauchistes est que la tension débouche sur des blessés graves ou plus,  ce qui leur permettrait d'élargir leurs base en mobilisant plus largement des militants de la gauche de la gauche sur le thème habituel de la «solidarité avec les victimes». 


Par exemple, l'UNEF (proche de la gauche du PS) qui appelle à la réduction des moyens des forces de l'ordre (interdiction des flashball)‎ est déjà entraînée dans le piège gauchiste. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) met en garde les citoyens contre les pratiques des gauchistes et appelle le gouvernement socialiste à prendre toutes les mesures politiques de prévention pour éviter de tomber dans les pièges tendus par les casseurs gauchistes de créer des situations échappant à tous contrôles.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle à l'arrestation des ‎meneurs casseurs, à la dissolution des groupes violents, à l'interdiction des rassemblements à risques, à des réactions rapides face aux occupations de sites et bâtiments publics, au respect de la liberté des études et de la sécurité publique devant les lycées et les universités. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande que soit donner l’ordre aux forces de l’ordre d’intervenir le plus tôt possible.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que toute défaillance du gouvernement socialiste pour assurer l'ordre public fait courir des risques graves tant aux citoyens et qu'à la République et qu'il convient d'agir pour arrêter la montée en puissance du mouvement des hors la loi gauchistes. 


  

PRIMAIRE DES RÉPUBLICAINS :

LE M.I.L CONFIRME SON ENGAGEMENT CONTRE LA GAUCHE

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Repère : La primaire des Républicains a comme objectif d’arriver à ce qu’il n’y ait qu’un seul candidat de la droite et du centre lors du premier tour de l’élection présidentielle de 2017. Ainsi ce candidat aura toutes les chances de faire un bon score, voire d’arriver en tête dès le premier tour. Tous les candidats de la primaire s’engageront par écrit, lors du dépôt de leur candidature en septembre, à soutenir le vainqueur des primaires. 


Il s’agit d’un mécanisme proposé en 1989 par Charles Pasqua, Alain Peyrefitte, Gérard Longuet, Philippe Mestre, les professeurs Denise Flouzat, François Goguel, Roland Drago, Dominique La Tournerie. C’est ainsi que fut créé l’association «Primaires à la Française pour l’Élection Présidentielle». Cela a abouti à la signature d’une charte pour les primaires par de très nombreuses personnalités dont notamment Jacques Chirac, Valérie Giscard D’Estaing, Philippe Séguin, Alain Juppé, François Bayrou, Nicolas Sarkozy, Michèle Alliot-Marie lors d’un bureau politique de l’Union Pour la France (il s’agit de l’union du RPR et de l’UDF) le 10 avril 1991. Les socialistes n’ont fait que reprendre l’idée en 2011.


Même si le principe de la primaire est contraire à l’esprit de la Vème République, elle présente des éléments positifs structurants permettant d’aboutir au choix d’un seul candidat avant l’élection et de réduire le nombre de candidatures de témoignage comme cela a eu lieu en 1981. Voici ces éléments :


-Une pré-mobilisation électorale avant la campagne de 2017, 


-la mise en place de divers réseaux qui pourront tous être mobilisés pour la campagne de l’élection présidentielle proprement dite,


-la mise en évidence de la multiplicité des talents. Les Républicains affichent une diversité de profils politiques nationaux,


-une forte convergence des pré-programmes des candidats, même s’il demeure des nuances et quelques différences au niveau du calendrier d’exécution des mesures. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) adopte quant à cette primaire une position claire et nette.


L’objectif du Mouvement Initiative et Liberté (MIL) est de défendre les valeurs gaullistes, civiques et patriotiques. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) entend combattre sur tous les terrains la gauche et ses alliés et permettre l’alternance avec une droite républicaine.


Pour atteindre ces buts, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) ne soutient aucun candidat à la primaire. Il ne s’agit pas d’une neutralité mais d’un choix pour la France et contre la gauche. Car demain, il faudra rassembler toute la droite et le centre afin de mener la véritable bataille de la présidentielle qui aura lieu en 2017.


En conséquence, pour la période jusqu’en novembre 2016, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) aidera, dans la primaire, tous les candidats crédibles qui demanderont son aide, notamment lors des réunions publiques. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) répondra présent dans la mesure du possible à la condition que cela soit sous ses couleurs (avec une croix de lorraine et le slogan «fiers d’être gaullistes»), que ses militants soient disponibles et que cela n’entraine aucune dépense pour eux.


De même, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle tous ses adhérents, ses militants et ses sympathisants à être présents dans toutes les réunions de tous les candidats avec son insigne avec croix de lorraine (que chaque adhérent peut commander auprès du siège national) afin de montrer que partout il y a des gaullistes, que le gaullisme n’a pas disparu du terrain politique et civique et que le gaullisme n’a pas été tué par certains politiques.


Par ailleurs, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’engage, en fonction de ses moyens financiers, à participer au succès de la primaire par une campagne en faveur de la participation d’un maximum de citoyens à ce scrutin inédit. Il s’agit de faire participer des personnes de droite en dehors du rang des partis.


Dans tous les cas, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) soutiendra le vainqueur du second tour de la primaire de la droite et du centre et engagera toutes ses forces militantes dans la bataille contre la gauche en 2017 et pour empêcher la réélection de François Hollande. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) militera pour rassembler les militants des concurrents de la primaire afin de démontrer qu’en décembre 2016, comme maintenant et hier, l’adversaire est la gauche et qu’il faut battre François Hollande.

  

DANS LE PRIMAIRE, APPRENONS AUX ENFANTS LE FRANCAIS PLUTOT QUE L’ARABE

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Repères : Najat VALLAUD-BELKACEM, ministre de l'Éducation, a déclaré sur BFMTV : «L'enseignement de l'arabe se fera dès le CP, dès qu'on aura les moyens pour le faire».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne la déclaration de Najat Vallaud-Belkacem, car elle laisse supposer que, sous réserve de moyens humains nécessaires (mais non existants), des classes de langue arabe pourraient voir le jour dans les écoles primaires.

Dans le contexte actuel de la société française, cette initiative, si elle voyait le jour, conduirait automatiquement au renforcement d’un communautarisme musulman dans les écoles, dès l’enfance. Elle déboucherait sur le regroupement d’enfants issus de familles de tradition musulmane dans les écoles.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que, dans les écoles, la priorité doit être accordée à l’enseignement du français pour atteindre en fin de cycle un niveau indispensable dans la maitrise de l’oral, de la lecture et de l’écrit. Les résultats des évaluations prouvent que ce n’est pas aujourd’hui le cas pour un nombre important des élèves à leur entrée au collège en sixième. Cette priorité vaut pour tous les jeunes Français, comme pour les étrangers scolarisés en France.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) note l’intention affichée par le ministère de mettre progressivement un terme à l’«enseignement de langues et de cultures des communautés d'origine» (Elco). Il s’agit d’un dispositif né dans les années 70 qui concerne essentiellement l’enseignement de l’arabe et du turc. Il permet à des intervenants étrangers, désignés et rémunérés par leur ambassade d’origine (notamment l’Algérie, le Maroc, la Tunisie et la Turquie), d’intervenir auprès des élèves du primaire pour leur enseigner «leur langue et leur culture d’origine». Il est apparu que certains de ces enseignements se transforment souvent en «catéchisme islamique». Ce dispositif est scandaleux et il faut le supprimer rapidement ainsi que le principe des «langues des pays d’origine» dans le cadre de l’éducation nationale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime qu’il est illusoire de vouloir diversifier les enseignements dans les écoles, et que compte tenu des objectifs à atteindre (inscrits aux programmes) et des effectifs enseignants disponibles, il est nécessaire de se concentrer sur les fondamentaux.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que l’apprentissage des langues étrangères doit prioriser l’anglais, compte tenu de l’importance internationale de cette langue. Il ne s’agit pas là d’un choix, mais d’un constat de la réalité actuelle où des secteurs entiers, du numérique à la santé, imposent la pratique professionnelle de cette langue sans même parler des activités à l’international.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que l’apprentissage des langues classiques (latin, grec), des langues étrangères (principalement l’allemand, l’espagnol et l’italien, c’est-à-dire des langues frontalières) ou des langues régionales à vocation à débuter au niveau du collège ou du lycée en fonction des personnels disponibles. Les autres langues étrangères (telles que le russe, le chinois, l’arabe ou des langues plus rares) sont du ressort de l’enseignement supérieur, sauf exceptions, comme le proposent déjà les universités.


  

CLANDESTINS MIGRANTS : PLUS DE PLACE EN FRANCE

Télécharger la communication du MIL du 12 juin 2016

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Repère : Le terme de «migrants» utilisé par les médias ou les politiques pour désigner des étrangers entrés illégalement en France est faux. Il existe des règles de droit qui régissent l'entrée et le séjour des étrangers en France, notamment : libre accès venant de certains pays, visas délivrés sous certaines conditions, autorisations accordées à des étudiants étrangers, procédure de demande d'asile. La France est tout le contraire d'un pays fermé. L'entrée clandestine d'étrangers sur le territoire national conduit à nommer ces étrangers des «clandestins», c'est à dire des étrangers en situation irrégulière, et non des «migrants». D’où l’utilisation par le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) depuis plusieurs mois du terme ««clandestins-migrants ». 


La période actuelle est marquée par l’arrivée en masse de dizaines de milliers de clandestins en France. Des problèmes de trafics divers, de traite humaine (prostitution, achat d’enfants, etc.), d’infiltrations terroristes, de santé publique (cas de tuberculose chez des clandestins) existent. Ils sont à traiter quotidiennement par les forces de l’ordre, mais ils ne résument pas à eux seuls la problématique posée par l’installation en France de clandestins.


Un consensus existe dans l’opinion française à ce propos qui est en faveur d’une aide à l’étranger (en particulier des réfugiés de guerre) mais non pour une installation durable en France de populations étrangères que nous ne pouvons plus accueillir. Sauf rare exception, ces personnes ne sont pas francophones, pour la plupart non qualifiées, ignorant la culture et les usages de la société française. Leur avenir doit être dans leur pays d’origine, avec notre éventuelle aide matérielle. Il n’est pas acceptable de voir s’installer de nouveaux quartiers étrangers en France, alors même que l’assimilation en France de millions de personnes, issues de l’immigration, est en partie un échec de part le trop grand nombre de personnes.


Le problème des clandestins reste à la pointe de l'actualité. Plus de 5.000 clandestins sont en permanence à Calais. Des clandestins, poussés à être demandeurs d’asile, sont répartis quotidiennement vers des points d’accueil dans toute la France, mais le flux arrivant sur Calais serait encore de plus de 1.500 clandestins par mois. La poursuite de l'arrivée de clandestins, de la Libye vers l’Italie, se traduit, en dépit des mesures prises et des centres d’accueil ouverts en Italie, par une arrivée massive de réfugiés africains ou asiatiques en France. Les contrôles aux frontières ne font qu’un peu ralentir le flux. Le problème dépasse évidemment la région de Calais, des actions de démantèlement des camps de clandestins ont lieu régulièrement à Paris. Elles concernent des milliers de personnes. Et ces campements ne révèlent que la partie immergée de l’iceberg de l’immigration clandestine en France.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce un nombre de clandestins entrant en France bien supérieur à celui annoncé par le gouvernement socialiste en 2015 (c’est-à-dire 30.000 clandestins supplémentaires appelés à devenir des demandeurs d’asile en 2015 et 2016). L’engagement de François Hollande, plus limité que celui de l’Allemagne, est largement dépassé sur le terrain.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle à la mise en place de contrôles beaucoup plus rigoureux aux frontières nationales, dans l’attente d’un contrôle efficace, éventuel dans le futur, aux frontières des pays de la zone de Schengen.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge indispensable que l’État mobilise concrètement les moyens suffisants, en effectifs et en transports, pour assurer le départ des étrangers en fin d’autorisation légale de séjour (fin de visas, fin d’études réussies ou non, des étudiants étrangers, rejet des demandes d’asile) et pour organiser les expulsions de clandestins, conformément aux lois en vigueur. Il faut réorganiser des charters comme du temps des ministres de l’intérieur Charles Pasqua, Robert Pandraud et Jean-Louis Debré.


  

BREXIT, UN ÉCHEC DES FÉDÉRALISTES EUROPÉENS

LE MIL POUR UNE EUROPE DES NATIONS

Télécharger la communication du MIL du 24 juin 2016

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Repère : Les Britanniques ont été appelés à se prononcer pour ou contre la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. 51,9 % des votants viennent de se prononcer en faveur de la sortie (le «Brexit»). Des négociations de sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne vont s’engager pour déterminer la sortie des traités existants et les formes de partenariats qui prendront ou pas la suite, dans un délai théorique de deux ans.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) prend acte du vote des Britanniques et de la sortie à court terme de la Grande-Bretagne de l’Union européenne. Cette sortie vient rappeler que l’Union européenne n’a jamais été une nation, mais bien une union des nations liées par des traités internationaux, pouvant toujours être remise en cause.


La responsabilité du départ de la Grande-Bretagne est portée par les partisans du fédéralisme européen qui ont œuvré sans discontinuer en faveur d’une «intégration à marche forcée» des pays membres au sein de l’Union. Ce départ acte l’échec des fédéralistes. Le combat contre eux va pouvoir se poursuivre.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne fermement le projet alternatif, évoqué par certains responsables politiques français, d’une intégration fédérale renforcée au sein du noyau initial de la construction européenne comprenant l’Allemagne, la France, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. Ce projet devra être fermement combattu.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne également tout projet politique d’une France isolée, sans rapport avec ses voisins et sans dimension européenne. Ce projet devra être fermement combattu.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme son soutien à la réorientation de la politique européenne vers une «Europe des nations », projet engagé par le général de GAULLE.


Les responsables politiques français et ceux des autres pays européens doivent mesurer les risques de départ d’une série de pays s’ils n’engagement pas rapidement un changement en profondeur de la politique actuelle de l’Union européenne.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) soutient l’idée de l’adoption d’une nouvelle politique au sein de l’Union européenne sur le concept d’«Europe des nations».


Concrètement, il s’agit de limiter les compétences de l’Union européenne à l’essentiel (certains échanges économiques, contrôle des frontières extérieures, solidarité en cas de crise, etc.) et de laisser aux nations, par subsidiarité, une plus grande marge de manœuvre pour une gestion politique des problèmes nationaux qui sont de leur seul ressort.


Cette nouvelle politique nécessite de nouveaux traités internationaux. Une priorité complète doit être donnée à la représentation par les chefs d’États des nations européennes, et leurs parlements, par rapport aux instances actuelles, notamment : commission européenne non représentative, représentation au parlement européen sans lien avec les parlements nationaux, corps de fonctionnaires «apatrides» dans les instances de Bruxelles.

  

CASTRO : UN DICTATEUR COMMUNISTE EN MOINS DANS LE MONDE

Télécharger la communication du MIL du 30 novembre 2016

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Repères : Fidel Castro est mort à l’âge de 90 ans. Après 47 années d'un pouvoir sans partage depuis 1959, il a laissé la direction de Cuba à son frère Raul Castro afin de maintenir un régime communiste.


Rappelons que la réalité du régime cubain se caractérise toujours aujourd’hui par un régime de parti unique, le Parti communiste de Cuba (PCC). Les libertés publiques n’existent pas. Il règne une police politique qui quadrille complètement l’île. La répression de toute activité d'opposition est constante avec notamment l’arrestation des opposants et des emprisonnements sans jugement (plus de 10.000 en 2015), la censure, la pratique des tortures, et des exécutions sommaires. Le culte de la personnalité du dictateur Castro avec des portraits des héros de la révolution omniprésents (dont Castro et Che Guevara), des manifestations publiques organisées régulièrement par le régime, la diffusion de littératures et de films «révolutionnaires». Les détracteurs du régime sont toujours «victimes de manœuvres de harcèlement, d’actes de répudiation (manifestations organisées par des partisans du régime avec le concours d’agents des services de sécurité), ainsi que de poursuites pénales motivées par des considérations politiques ». Les autorités continuent de «contrôler l’accès à Internet, bloquant et filtrant certains sites, ce qui restreint l’accès à l’information et les critiques antigouvernementales».


Compte tenu de cette réalité indiscutable, sur laquelle les témoignages abondent, les propos de la part de nombreux journalistes célébrant Fidel Castro apparaissent comme scandaleux : comme les déclarations de certains «intellectuels» comme Jack Lang ou Bernard Kouchner, et celles de nombreux hommes politiques. La ministre socialiste de l’environnement, Ségolène Royal, a salué la mémoire de Fidel Castro comme «un monument de l’histoire», rejetant les accusations de violations des droits de l’homme à son encontre. Elle a dénoncé la «désinformation» et souligné au contraire l’existence sur l’île d’«une liberté religieuse» et d’«une liberté de conscience». «Donc il faut savoir regarder les choses positivement même si ça dérange», a-t-elle ajouté, estimant que «la France n’a pas à donner de leçon» à Cuba.


Le procès du communisme totalitaire n’a pas eu lieu sous la pression de tous ceux qui s’étaient compromis avec lui durant la période de la guerre froide alors qu’il perdure actuellement : Chine, Vietnam, Corée du Nord, Cuba …


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que Fidel Castro est avant tout un dictateur communiste qui a installé un régime totalitaire depuis son arrivée au pouvoir jusqu’à aujourd’hui. Il est mort dans son lit sans avoir été jugé pour ses crimes contre l’humanité.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne l'apologie du dictateur communiste Fidel Castro célébré par des journalistes et dénonce la permanence des positions du Parti Communiste Français, de Jean-Luc Mélenchon et d'autres ‎personnalités de la mouvance communiste en faveur de régimes communistes totalitaires. Le quotidien communiste «l’Humanité» vient de consacrer un numéro de 16 pages entièrement à la gloire du dictateur communiste Fidel Castro. Le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Pierre Laurent, a déclaré que Fidel Castro «restera dans l’Histoire» comme «l’un des dirigeants du mouvement d’émancipation humaine».


Ces dirigeants politiques doivent être dénoncés pour leur grande proximité avec les régimes totalitaires, qu’ils continuent à défendre depuis la mort de Staline et la chute du mur de Berlin…


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) espère que cet évènement va créer les conditions favorables à d’un changement rapide de régime avec la libération des prisonniers politiques, l’instauration de libertés publiques, le jugement des criminels communistes ayant tué et/ou torturé et l’organisation d’élections libres pour que les Cubains fassent librement leurs choix à l’avenir.


  

POUR BATTRE LA GAUCHE EN 2017, IL FAUT AUSSI AVOIR RECOURS AUX MILITANTS ET À L’ACTION MILITANTE

Télécharger la communication du MIL du 6 décembre 2016

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Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) constate le succès de la primaire de la droite et du centre avec le choix de François Fillon ainsi que la mise en ordre de bataille du parti «Les Républicains». Mais la victoire aux échéances électorales de 2017 n’est pas assurée automatiquement. Un affrontement politique difficile contre la gauche et le FN va s’engager pour remporter l’élection présidentielle de 2017. Il ne faut en aucun cas se laisser bercer par les sondages d’opinion actuels mais se préparer à un match serré.


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) estime que la communication virtuelle est évidemment incontournable (Facebook, réseaux sociaux, etc.), mais qu’elle n’est pas suffisante. Elle ne constitue qu’un étage dans la construction d’une communication politique. Il faut aussi notamment être en mesure de mobiliser des militants bénévoles pour assurer une présence physique sur le terrain pour des tractages, des boîtages, l’organisation et la gestion pratique des réunions, des affichages, du porte-à-porte…


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) persiste à penser que la communication politique repose d’abord et avant tout sur les idées et les valeurs défendues, puis, sur leur expression par un(e) orateur(trice) de talent ; d’abord au niveau national, puis au niveau local, pour donner confiance aux citoyens et les convaincre de voter. A ce titre, la primaire de la droite et du centre de novembre 2016 a donné lieu à un véritable débat sur les idées et les méthodes, dont il faut en tirer tous les bénéfices.


Le Mouvement Initiative et Liberte (M.I.L), dont l’insigne représentant une croix de Lorraine, apportera à la future campagne politique présidentielle la participation de ses équipes de bénévoles. Ces bénévoles donnent de leurs temps et de leur personne. Il s’agit d’actes patriotiques et civiques ayant comme seule ambition de servir leur pays en défendant le meilleur choix pour celui-ci. La présence de stands du Mouvement Initiative et Liberte (M.I.L) doit être un plus dans l’expression des valeurs gaullistes. Pour cela les organisateurs des campagnes électorales à venir doivent avoir à cœur d’intégrer les militants du Mouvement Initiative et Liberte (M.I.L) dans le dispositif général pour disposer de leur efficace soutien. Cette position a toujours été défendue notamment en novembre 2013 ou le Mouvement Initiative et Liberte (MIL) avait choisi comme thème de sa XXIIIème Convention nationale «Sans militants de droite, pas de reconquête de la France».


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) sait que, dès début 2017, il conviendra d’assurer la totale activation d’une organisation militante efficace pour les campagnes de la présidentielle et des législatives, notamment pour affirmer une vision d’inspiration gaulliste, pour témoigner d’une totale opposition à la gauche et au bilan de l’équipe Hollande / Valls (fiscalité, emploi, famille, école, immigration, etc.). Il faut une opposition franche pour remporter les échéances à venir. Le programme, développé lors de la primaire par François Fillon, est de nature à assurer cette approche d’affrontement gauche-droite.


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) mènera en priorité une campagne contre les candidats des gauches tout en participant, si les conditions sont réunies, à l’organisation sur le terrain de campagnes d’information ainsi que la gestion de réunions publiques. Les conditions d’une véritable alternance politique, avec François Fillon puis avec les candidats de la droite républicaine et du centre aux législatives, sont en voie d’être construites.

  

TRACT

RETRAITÉS :

LA GAUCHE VOUS DÉPOUILLE


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Petit à petit, les masques tombent et chaque jour qui passe apporte son lot de mauvaises nouvelles quant aux effets de la politique économique de la gauche.


Hollande veut faire payer aux retraités sa politique économique désastreuse

Par sa politique suicidaire, digne des pires heures du socialisme, Hollande conduit la France et les Français dans un abîme dont il sera extrêmement difficile de sortir.

En refusant toute mesure d’économie – et pire en créant de nouveaux postes de fonctionnaires – et en infligeant une purge fiscale aux classes moyennes et aux entreprises, la gauche a paralysé l’économie.

Une seule catégorie avait été relativement épargnée jusqu’à maintenant : les retraités.

Par pure démagogie et en refusant de s’attaquer aux régimes spéciaux de retraites, Hollande prépare une attaque en règle contre tous les retraités.

La gauche va ponctionner 10 milliards d’euros aux retraités

Fin juin, le seul document dont on dispose est le rapport (dit rapport Moreau) commandé par le Premier ministre sur les pistes à suivre pour assurer le financement des retraites.

Que dit ce rapport ?

Page 97, il est intéressant d’analyser le tableau 22 qui chiffre le rendement des mesures préconisées :

-Désindexation des retraites : 2,8 milliards d’euros

-Imposition de la majoration des pensions pour 3 enfants et plus : 0,9 milliards d’euros

-Diminution de 10% à 3% du taux d’abattement sur les pensions soumises à l’impôt sur le  revenu : 2,7 milliards d’euros

-Abaissement du plafonnement de l’abattement de 3 660 € à 1 500 € : 1,5 milliards d’euros                                                                                                                        

-Augmentation de la CSG de 6,6% à 7,5% : 2 milliards d’euros

Ce sont donc bien près de 10 milliards d’euros que la gauche s’apprête à prélever sur les retraités.

Afin de faire reculer le gouvernement sur cette mesure, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) lance une pétition nationale sur le thème :

NON AU MATRAQUAGE FISCAL DES RETRAITÉS

TRACT

THÉORIE DU GENRE – PMA – GPA – IMPÔTS : LA GAUCHE DÉTRUIT LA FAMILLE

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Incapables de gouverner économiquement le pays, et après avoir noyé les familles de la classe moyenne sous un déferlement fiscal inédit (+ 10 milliards d’impôts en 2014), Hollande et sa clique ont décidé de concentrer leur action sur les réformes dites sociétales.

Le slogan de la campagne présidentielle était «le changement, c’est maintenant», mais on s’était bien gardé de nous donner le sous-titre : «Moi président, familles je vous détruirai».

UNE ATTAQUE SANS PRÉCÉDENT CONTRE LES FONDEMENTS DE LA SOCIÉTÉ

Le quarteron maléfique Hollande / Taubira / Vallaud-Belkacem / Peillon réalise ce qu’aucun gouvernement de gauche n’avait jamais osé entreprendre pour détruire méthodiquement les bases de la société française et notamment l’un de ses piliers : la famille.

Multipliant mensonges et manipulations avec la complicité des médias toujours bienveillants, chacun dans son domaine est à la manœuvre sous le commandement d’un chef qui, pour pouvoir être réélu en 2017, doit donner des gages à une partie de son électorat.

OUI, LA THÉORIE DU GENRE EST ET VA CONTINUER A ÊTRE ENSEIGNÉE A NOS ENFANTS

Peillon affirme que la théorie du genre n’est pas enseignée en France. Évidemment, aucun cours ne s’intitule «enseignement de la théorie du genre», comme on pourrait avoir des cours de français ou de mathématiques.

Cependant, le contenu des enseignements prônés par le ministre de l’éducation reprend les principes de la théorie du genre.

On ne citera que quelques exemples d’ouvrages recommandés par des académies tels que «Ma mère est une femme à barbe», «Papa porte une robe», «Le petit garçon qui aimait le rose» ou «Tous à poil» pour comprendre l’objectif recherché.

Si on souhaite avoir des preuves détaillées de l’enseignement de la théorie du genre, on pourra se reporter au site de l’observatoire de la théorie du genre (www.theoriedugenre.fr).

PMA ET GPA, CONSÉQUENCES DIRECTES DU MARIAGE HOMOSEXUEL

La question n’est pas de savoir si le gouvernement souhaite ou ne souhaite pas inscrire dans un projet de Loi la possibilité pour des couples homosexuels de recourir à la PMA (c'est-à-dire l’insémination artificielle et la fécondation in vitro) ou à la GPA (les mères porteuses).

En effet, en légalisant le mariage homosexuel, qui plus est au nom de l’égalité des droits, Hollande et Taubira ont ouvert la boite de Pandore et la France se verra contrainte par la juridiction européenne de reconnaitre aux couples homosexuels le droit d’avoir des enfants, au nom du même principe d’égalité soulevé pour la question du mariage.

Considéré par certains comme mou mais sympathique, Hollande montre jour après jour son vrai visage, celui d’un pervers égocentrique que rien d’autre que sa future réélection n’intéresse, fût-ce au prix d’une entreprise de destruction de la France et de notre civilisation.

  

TRACT

LA GAUCHE, C’EST 1000 CHÔMEURS PAR JOUR

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En 1981, François Mitterrand avait promis qu’il ne serait pas le «président de 2 millions de chômeurs», ce qui est exact puisqu’il a été celui de plus de 3 millions de chômeurs. Pendant la campagne présiden­tielle, son héritier idéologique, Hollande, annonçait que la courbe du chômage s’inverserait d’ici la fin de l’année 2013. Les mêmes causes produisant les mêmes ef­fets, à la fin sep­tembre 2015, le cap des 3,8 mil­lions demandeurs d’emploi immé­diatement dispo­nibles a été dé­passé, l’ancien détenteur du record était Lionel Jospin en 1997…


1982 – 1997 – 2015 :

L’HISTOIRE SE RÉPÈTE AVEC LE PS


S’il y a une constante chez les so­cialistes, c’est bien l’incapacité à juguler le chômage, quelle que soit la période à laquelle ils sont au pouvoir.

À l’image d’un médecin qui s’acharnerait à prescrire un médi­cament inefficace, voire nocif, les socialistes, prisonniers de leur idéologie, s’évertuent à appliquer les mêmes méthodes sans retenir aucune leçon du passé.

En 1982, c’était les nationalisations, le passage de la durée hebdoma­daire du travail de 40 à 39 heures, l’instauration de l’impôt sur les grandes fortunes, la retraite à 60 ans et l’augmentation des charges sociales des entreprises. Résultat : une explosion du chômage et de la dette.

En 1997, et pendant 5 ans, le gou­vernement de Lionel Jospin a bé­néficié d’une croissance élevée héritée de la droite et l’a anéantie en imposant les 35 heures et en créant de nombreux contrats aidés («emplois jeunes»).



UNE POLITIQUE IDÉOLOGIQUE VOUÉE À L’ÉCHEC


Matraquage fiscal des entreprises et des particuliers, recours à des emplois aidés non productifs, em­bauche de fonctionnaires, fiscalisa­tion des heures supplémentaires, etc. Hollande applique à la lettre les recettes de ses prédécesseurs de gauche et obtient les mêmes ré­sultats : explosion du chômage et de la dette.

Le chômage a atteint un niveau record.

Alors que les pays voisins obtien­nent des résultats avec d’autres politiques, le gouvernement socia­liste s’entête dans ses erreurs.

Le premier ministre a annoncé qu’il savait où il allait, mais tout le monde le sait : droit dans le mur.

Hollande et Valls ne changeront pas de politique d’ici à 2017.

La seule solution pour redresser la France réside dans une alter­nance politique lors des élec­tions de 2015 et  de 2017.

  

TRACT

FIER D’ÊTRE GAULLISTE

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LES TEMPS CHANGENT !

Il y a quelques années, se proclamer gaulliste faisait de vous au mieux un partisan du passé, au pire un immonde nationaliste.

Mais aujourd’hui, qui ne se réfère pas au gaullisme ?

Il s’agit souvent soit d’une recon­naissance historique, soit de tenta­tives de récupération idéologique qui viennent de l’extrême gauche jusqu’à l’extrême droite, de tous ceux qui ont combattu le général de Gaulle de son vivant.


ÊTRE GAULLISTE, C’EST ÊTRE PATRIOTE ET SERVIR LA FRANCE


Le général de Gaulle a su ne jamais s’enfermer dans une idéologie. Son exemple nous montre que le gaullisme, c’est :


servir la France en ayant une vision de l’avenir nourrie de la connaissance du passé.


fixer un cap et savoir rester pragmatique dans le choix des moyens pour l’atteindre.


savoir «dire non» à tout ce qui nous menace et pourrait avoir comme conséquence de fragiliser ou d’abaisser la nation.


Ces principes se retrouvent dans les valeurs civiques que nous défendons, c'est-à-dire :


la primauté de la personne,


la liberté,


la responsabilité et le respect des devoirs qui s’imposent à chacun, et enfin


la cohésion de la société par la défense de la famille et de la nation.


AVOIR L’ESPRIT GAULLISTE EST AUJOURD’HUI PLUS QUE JAMAIS INDISPENSABLE


Le général de Gaulle a dit : «Il n’y a qu’une fatalité, celle des peuples qui n’ont plus assez de force pour se tenir debout et qui se couchent pour mourir. Le destin d’une nation se gagne chaque jour contre les causes internes et externes de destruction».

Cette phrase est plus que jamais d’actualité.

Les politiques, menées en France, ont participé ou conduit à la situation où se trouve notre pays. Des crises touchent tout à la fois l’économie, l’emploi, l’identité nationale, la famille, la sécurité, etc. 

Des adversaires extérieurs, des groupes islamistes, ont engagé une véritable guerre de long terme dans le monde et contre notre pays et nos valeurs.

Des responsables politiques, dont les socialistes, ont accepté que la France se couche en ne conduisant pas les politiques qui auraient dû être menées.

Ils ont trouvé et trouveront toujours face à eux les gaullistes animés par l’esprit de la résistance au service de la pérennité et du rayonnement de la France.


SI VOUS ÊTES FIER D’ÊTRE GAULLISTE, DITES LE NOUS AVEC VOS MOTS

COURRIEL : jesuisfierdetregaulliste@lemil.org

L’EQUIPE MACRON VIENT MAJORITAIREMENT DU PS ET DE LA GAUCHE

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Emmanuel Macron, candidat à la présidentielle s’appuie sur l’équipe d’En Marche, principalement constituée d’élus et de collaborateurs socialistes, issus de son cabinet à Bercy ou d’anciens soutiens de Dominique Strauss-Kahn. L’annonce par Macron d’une ligne «ni gauche, ni droite» est un message de propagande électorale pour ne pas avoir à assumer le passif du bilan de François Hollande.


Son directeur de campagne, Jean-Marie Girier, est membre du PS. Il a été le chef de cabinet du maire de Lyon, Gérard Collomb, pour qui il a créé le pôle des réformateurs au sein du PS. Il a participé à la campagne présidentielle de François Hollande en 2012. Il a intégré le Conseil national du Parti socialiste.


Son porte-parole et chargé de la riposte, Benjamin Griveaux, a déjà eu un mandat électif socialiste. Il a été vice-président en charge des finances du Conseil général de Saône-et-Loire et vice-président de l'agglomération de Châlons-sur-Saône. Il a été conseiller auprès de Marisol Touraine, et durant cinq ans conseiller de Dominique Strauss-Kahn.


Son conseiller stratégie, campagne et mouvement, Ismael Emelien, a connu Emmanuel Macron à la Fondation Jean Jaurès. Il a été son conseiller «communication et affaires stratégiques» à Bercy. C’est un ancien membre de l'équipe Strauss-Kahn.


Son chargé de la direction des opérations et secrétaire général d'En Marche, Ludovic Chaker, est chargé de l'organisation des meetings et de la gestion du mouvement. Il s’est déjà présenté lors des législatives de 2012 comme candidat non encarté mais de tendance social-démocrate.


Son conseiller politique, Stéphane Séjourné, collecte, avec le maire socialiste de Lyon, Gérard Collomb, les parrainages pour la présidentielle et prépare les législatives. Il a été conseiller parlementaire au cabinet du ministre de l'Économie et des Finances durant deux ans. Il avait été précédemment conseiller spécial au cabinet de Jean-Paul Huchon en charge des relations institutionnelles pendant plus de deux ans au Conseil régional d’ile de France. Militant de l'UNEF et du PS, il s’est montré très actif lors du mouvement anti-CPE.


Son coordinateur du programme, Jean Pisani-Ferry, est un ancien conseiller économique de Dominique Strauss-Kahn et de Christian Sautter au ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie. Il est en charge du « projet de transformation » du mouvement et de son estimation budgétaire. Il a participé à plusieurs « clubs de réflexion européens », proches de Jacques Delors.


Son chargé de la coordination du programme, Quentin Lafay, contribue également aux discours. Il a été conseiller au cabinet de Marisol Touraine avant de rejoindre celui d'Emmanuel Macron à Bercy.


Sa chargée de la communication et de la presse, Sibeth Ndiaye, a été au bureau national de l’UNEF durant 7 ans et au bureau national de La Mutuelle des Étudiants LMDE durant 5 ans. Entrée au PS en 2002, de tendance Strauss-Kahnienne, elle a été secrétaire nationale en charge de la petite enfance. C’est une ancienne des cabinets d'Arnaud Montebourg et d'Emmanuel Macron à Bercy. Elle a aussi dirigé le service de presse de Claude Bartolone au département de Seine-Saint-Denis.


Le secrétaire général adjoint, Julien Denormandie, est l’ancien directeur adjoint du cabinet d'Emmanuel Macron à Bercy.


Le directeur des affaires générales en charge des ressources humaines, du juridique, du financement et de la logistique depuis novembre 2016, Grégoire Potton, a été le chef de cabinet, conseiller de Thierry Mandon au secrétariat d'État chargé de l'Enseignement supérieur. Précédemment il a été chef de cabinet de Thierry Mandon au Secrétariat d'État chargé de la Réforme de l'État, après avoir été collaborateur parlementaire de députés PS à l’Assemblée nationale.


Plus quelques idiot(e)s utiles (au sens Léniniste du terme) venant de la droite et du centre et, pour une grande partie d’entre eux, cherchant des postes et des carrières. Tout cela montre que Macron, comme Hamon, est un candidat de gauche qu’on peut qualifier de bébé-Hollande.

  

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LE SOCIALISTE MACRON VEUT FAIRE TABLE RASE DU PASSÉ

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Repère : Lors de sa visite en Algérie, Emmanuel MACRON a accordé une interview à la chaîne privée algérienne Echourouk News ; elle a été mise en ligne le mardi 14 février. Il y déclare entre autres : « La colonisation fait partie de l'histoire française. C'est un crime, c'est un crime contre l'humanité, c'est une vraie barbarie et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l'égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes. »


La déclaration d’Emmanuel Macron, concernant l’Algérie et la période coloniale, est révélatrice de la personnalité du candidat socialiste à la présidentielle. Ce candidat «pseudo tout neuf» joue, de manière continue, sur le flou et la confusion de ces propos dans la plupart de ses discours. Mais, il ne s’agit pas seulement d’un problème de forme, mais bien d’un problème de fond.


Au travers de ses propos très tranchés sur la colonisation française de l’Algérie, on constate plusieurs points.


Emmanuel Macron ne sait pas ce qu’est un «crime contre l’humanité» (notion remontant à 1945).

Emmanuel Macron est imprégné par une culture socialiste de repentance, vis-à-vis de tout ce que la France a pu conduire dans son passé même lointain. 


Emmanuel Macron préfère aborder le passé que les problèmes actuels de l’Algérie. En effet, les politiques menées en Algérie depuis l’indépendance ont mené à des échecs économiques et sociaux, qui ont été amplement décrits et critiqués, alors que ce pays dispose de nombreux atouts économiques qui n’ont pu être exploités en raison de sa culture socialiste. Cette donne explique l’immigration de millions d'Algériens vers l’Europe et, en particulier, vers la France.


Emmanuel Macron n’apparait pas avoir de compétences suffisantes dans le domaine des relations internationales, des affaires étrangères, de la géopolitique… pour assumer la responsabilité présidentielle à laquelle il aspire.


Emmanuel Macron s’inspire du chant « L’internationale » dont un des paragraphes est : « Du passé faisons table rase. Foule esclave, debout ! debout ! Le monde va changer de base : Nous ne sommes rien, soyons tout ! ». Parallèlement, il se recueille sur la tombe de Roger Hanin afin de tenter de capter un héritage Mitterrand.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne avec force les déclarations d’Emmanuel Macron considérant la colonisation comme un «crime contre l’humanité». Il insulte l’action de la France ainsi que tous les Français ayant vécu dans ces pays.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que la déclaration d’Emmanuel Macron intervient évidemment dans le contexte de la campagne présidentielle en cours. Le sujet interpelle, d’une part, plusieurs millions de Français rapatriés suite à l’indépendance de ces pays ainsi que leurs descendants, les anciens combattants d’AFN, les harkis et leurs familles. Ses propos condamnent le candidat pour incompétence.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate, enfin, qu’Emmanuel Macron n’aborde pas la question centrale de la fin attendue des relations «spéciales» entre la France et l’Algérie et le passage à des relations ordinaires, comme celles liant la France avec le Maroc ou la Tunisie, 65 ans après la décolonisation.


  

DÉCÈS DE DOMINIQUE PIONAT,

DÉLÉGUÉ RÉGIONAL NOUVELLE-AQUITAINE DU M.I.L

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Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a la tristesse de faire part du décès de Dominique Pionat, Chevalier de la Légion d’honneur et de l'ordre national du Mérite, Maire de Cezac, lieutenant-colonel honoraire des pompiers, le 11 avril 2017. Il avait 67 ans.


Avec Dominique Pionat, c’est un militant civique et gaulliste de la première heure qui disparaît. Il fut de tous les combats gaullistes pour la France, au service de la France. Il a voué sa vie à la défense de nos valeurs gaullistes et patriotes. Il avait rejoint en 1965 l’Action des Étudiants Gaullistes (AEG), puis l’Union des Jeunes pour le Progrès (UJP) en 1967 ainsi que les Comités de Défense de la République (CDR) en 1968. Il avait, aussi, répondu présent lorsque le Général de Gaulle avait appelé à l’action civique. Il fut continuellement membre du parti gaulliste (UDR-RPR-UMP puis LR). Il était membre des Amis de Jacques Foccart (AJF). Durant toutes ces années, il fut représentant du M.I.L au conseil national du parti gaulliste. Il était courageux et déterminé, sa passion et sa conviction était la France. Nous avons mené ensemble de très nombreux combats. Le M.I.L perd un militant, un compagnon et un ami cher et proche.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle avec reconnaissance et fierté que Dominique Pionat a été depuis le début son délégué régional Aquitaine puis Nouvelle-Aquitaine et qu’il a participé activement, jusqu’aux derniers jours, aux activités et actions du mouvement.


Le bureau national du Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) a décidé de nommer Dominique Pionat membre de son comité d’honneur à titre posthume.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle ses ami(e)s et compagnons à être présents à la messe qui aura lieu le mercredi 19 avril 2017 à 10h en l’église Saint Pierre de Cezac (33620).


  

MOUVEMENT INITIATIVE ET LIBERTÉ :

ANALYSE ET PERSPECTIVES

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Repères : Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont arrivés en tête du premier tour de l’élection présidentielle le 23 avril 2017. Les résultats définitifs sont les suivants : Emmanuel Macron (En marche !) a obtenu 24,01 % des voix, Marine Le Pen (FN) 21,30 %, François Fillon (Les Républicains et UDI) : 20,01 %, Jean-Luc Mélenchon (France Insoumise) : 19,58 %, Benoit Hamon (PS) 6,36 % et Nicolas Dupont-Aignan (DLF)  4,70 %. La participation a été de 78 % avec un total de 37 millions de votants.


Quatre forces politiques se situant autour de 21% ont émergé à l’occasion du premier tour de l’élection présidentielle. Deux d’entre-elles sont issues de partis récents, «En marche !» et «la France insoumise», même s’ils sont liées à des forces politiques traditionnelles, historiquement et dans la pratique.


Benoit Hamon, candidat officiel du PS, essuie, au premier tour, une sévère défaite avec seulement 6,36% des voix (2.291.565 voix). Ce résultat est d’autant plus faible que Hamon disposait du ralliement du candidat d’Europe Écologie - Les Verts (EELV). François Hollande, sous la seule étiquette PS, avait réuni 28,63% des voix (10.272.705 voix) au premier tour de la présidentielle de 2012. Les voix des «électeurs socialistes» se sont portées, d’une part, sur le candidat officieux du PS, Emmanuel Macron (soutenu notamment par Manuel Valls, Jean-Yves Le Drian et plus d’une cinquantaine de députés PS) et, d’autre part, sur la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Au-delà des appels de la direction du PS, de Hollande et du gouvernement socialiste à voter Macron au second tour de la présidentielle, ce parti est désormais traversé par une fracture idéologique entre socialistes marxistes et sociaux-démocrates qu’aucun responsable socialiste ne semble en mesure de maîtriser («deux gauches irréconciliables» selon le mot de Manuel Valls).


Jean-Luc Mélenchon (France insoumise) atteint l’excellent score de 19,58%, contre 11,10% en 2012, sous l’étiquette du Front de gauche. Ce résultat, de 7.060.885 voix (3.984.822 voix en 2012), tient en grande part aux qualités de tribun du candidat, sachant qu’il n’a pas bénéficié d’un grand appui matériel du Parti communiste lors de cette campagne. Il a profité du profond «rejet de gauche» de la politique menée par François Hollande. Celui-ci s’est traduit en particulier par la mobilisation contre la loi travail. Il permet à la «gauche radicale» (appellation journalistique actuelle des communistes) de réaliser son meilleur score depuis des décennies. Les candidats trotskystes, Philippe Poutou (1,09 % - 394.582 voix) pour le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) et Nathalie Arthaud (0,64 % - 232.428 voix) pour Lutte Ouvrière (UCI : Union Communiste Internationaliste), totalisent 627.010 voix (1,73%). Ce résultat est identique à celui obtenu en 2012 (613.708 voix). Ces organisations gauchistes se maintiennent dans le paysage politique français. La gauche extrême (Mélenchon et trotskystes) dépasse le seuil des 21% lors de ce premier tour, ce qui est un score historique. Avec un soutien trotskyste, Mélenchon aurait pu espérer arriver en seconde position !


Marine Le Pen obtient 7.679.493 voix, soit 21,30% des suffrages exprimés. En 2012, elle avait obtenu 6.421.426 voix (17,90%), soit une progression de 1.258.067 voix. Il s’agit d’un résultat record pour son parti, le Front National. Ce résultat est obtenu en présence de deux autres candidats souverainistes concurrents : Nicolas Dupont-Aignan (4,72% - 1.695.186 voix) et François Asselineau (0,92% - 332.588 voix) qui recueillent au total 2.027.774 voix.


Marine Le Pen ne dispose pas de réserve de voix pour le second tour de l’élection présidentielle. Certaines études indiquent qu’elle obtiendrait des reports de voix à hauteur de 19% des électeurs de Mélenchon, 7% des électeurs de Hamon, 1% des électeurs de Macron, 26% des électeurs de Fillon. Son résultat final pourrait être au minimum de 39% au deuxième tour.


François Fillon a passé le cap symbolique de 20,01% des votants et mobilisé 7.213.797 voix. C’est un résultat décevant par rapport au résultat de Nicolas Sarkozy en 2012 (27,18% - 9.753.629 voix), mais cela reste un résultat très significatif avec la mobilisation d’un électeur sur 5. Le classement en troisième position de Fillon et son élimination dès le premier tour proviennent de la réussite d’Emmanuel Macron qui se positionne avec 24,01% des voix. Le repli de la droite républicaine est certes décevant, mais il ne peut être comparé à l’effondrement du Parti socialiste. En effet, un niveau de 20,01% permet d’aborder les élections législatives avec de réelles chances de succès, tandis qu’un score de 6,36% pose un problème pour passer le seuil des 12,5% pour être présent au second tour.


Mais il sera nécessaire de prendre du recul pour analyser l’échec de Fillon, au-delà des seules raisons apparentes, telles que des revirements dans ses propositions et ses déclarations, le maintien de sa candidature en dépit de sa mise en examen et de la perte de confiance qu’ont générés les soupçons d’emplois fictifs des membres de sa famille et des autres affaires, la formulation relativement répulsive d’une part du projet politique, l’absence d’une volonté de rassemblement de ses soutiens potentiels débouchant sur une trop faible mobilisation d’une part des cadres et militants de son parti et de la droite en sa faveur, de réels excès de traitement journalistique motivés par des intentions politiques, de l’utilisation de prestataires privés plutôt que de faire appel aux militants, etc.


Ces faiblesses du candidat ont amené certains électeurs traditionnels de la droite républicaine et du centre à voter pour Dupont Aignan. Ce dernier passe de 1,79% (643.907 voix) en 2012 à 4,70% (1.695.186 voix) en 2017, soit une augmentation de 2,91% (1.51.279 voix). Ces 2,91% auraient suffi à Fillon pour se qualifier pour le second tour. Il y aurait eu un deuxième tour Fillon/Macron. Ceci n’est pas sans rappeler l’impact de la candidature de Taubira ayant entrainé l’élimination de Lionel Jospin en 2002. Mais d’autres électeurs de la droite républicaine et du centre ont choisi de soutenir Macron dès le premier tour ou de s’abstenir.


Emmanuel MACRON, pour atteindre 24,01% des voix (8.657.326 voix), a bénéficié de voix socialistes (avec le soutien public de nombreux élus PS, comme le maire de Lyon, Gérard Collomb ou l’ancien premier ministre, Manuel VALLS), de voix de centre gauche apportées par François Bayrou (qui avait obtenu 9,13% des suffrages en 2012 avec le MODEM) et Jean-Michel Baylet (pour le Parti radical de gauche) et de voix de centre droit (avec le soutien de très rares élus et de divers retraités de la politique).


Au total, les candidats de gauche recueillent plus de 51,86% des voix (18.702.384 voix) et les candidats classés à droite, 48,14% (17.356.429 voix). Même si cette totalisation est réductrice, elle reste néanmoins indicative. Ce rapport de force gauche-droite, au terme de cinq années de gouvernement socialiste, est décevant et ne correspond pas à la légitime attente d’une alternance politique. Il provient sans doute de l’incapacité qu’a connue la droite républicaine à exercer le leadership de l’opposition au gouvernement. Ce défaut a conduit les autres oppositions à droite comme à gauche à renforcer leurs positions. Elles totalisent 55,98% des suffrages, contre 24,01% à Macron et 20,01% à Fillon.


Résultat de tout cela : au seuil de l’accès à la présidence de la République se trouve un candidat de gauche social-démocrate ayant participé au plus haut niveau à la gestion socialiste des cinq dernières années, qui propose de poursuivre les projets engagés par Hollande, avec quelques aménagements dont la mise en œuvre reste incertaine.


En 2017, le vote blancs et nuls est de 2.55% (944.733 voix). En 2012, il était de 1.92% (701.190 voix) au premier tour et 5.82% (2.154.956 voix) au deuxième tour. Soit une augmentation de 1.453.766 votes blancs ou nuls après l’appel de Marine Le Pen à faire voter blanc pour battre Nicolas Sarkozy en 2012. Il a manqué à Nicolas Sarkozy 1.139.984 voix pour battre Hollande en 2012 et empêcher les méfaits de la gauche durant cinq ans.


Concernant le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L), nous avons mené contre la gauche, dès le début de la campagne présidentielle 2017 :


-des campagnes militantes contre Emmanuel Macron sous forme d’affiches (Macron, bébé Hollande ; Macron socialiste honteux ; Macron/Hamon c’est toujours la gauche ; Macron/Hamon de gauche),


-publier des communications du MIL (Macron socialiste honteux - 2 février 2017 ; Hamon-Macron, c’est toujours la gauche - 6 février 2017 ; L’équipe macron vient majoritairement du PS et de la gauche - 10 février 2017 ; Le socialiste macron veut faire table rase du passé - 16 février 2017 ; Le socialiste macron attire les recalés de la politique française - 24 février 2017 ; Benoit, Emmanuel, Jean-Luc, la gauche veut détruire la famille - 3 mars 2017 ; Benoit, Emmanuel, Jean-Luc, la gauche, c’est plus d’immigration, c’est plus de clandestins - 6 mars 2017 ; Benoit, Emmanuel, Jean-Luc, la gauche, c’est le chômage pour tous - 8 mars 2016 ; Macron, socialiste honteux, socialiste camouflé ou socialiste tout court ? - 9 mars 2017 ; Le socialiste macron veut une Europe fédérale. Oui aux nations, non à l’Europe supranationale - 15 mars 2017 ; Le socialiste macron veut des prélèvements en plus pour certains - 16 mars 2017 ; Le socialiste macron reçoit le soutien d’un ministre socialiste - 24 mars 2017 ; Valls soutient le bébé-hollande macron - 29 mars 2017 ; Pourquoi il ne faut pas voter macron - 4 avril 2017 ; Macron veut continuer le socialisme à la hollande - 12 avril 2017)


-et publier des journaux du MIL.


De même, notre mouvement a mené, dès le début de la campagne présidentielle, une campagne militante sur le thème : «La droite républicaine ou le chaos, il faut choisir».


Au vu de tous ces éléments, c'est extrêmement clair : le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) ne donne aucune consigne de vote. Le vote étant un acte éminemment personnel, chaque personne est libre de son choix dans l’intérêt de la France. Notre combat est pour la défense des valeurs civiques, gaullistes et patriotes et contre la gauche.


D’or et déjà, le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) appelle à une reconstruction et un rassemblement de la droite républicaine qui doit continuer à être l’opposition majeure contre la gauche ainsi qu’à un renforcement de l’expression des valeurs gaullistes dans la nation. Cela passe par le combat des législatives prochaines.


UN DEVOIR CIVIQUE : GAGNER LES LEGISLATIVES EN JUIN 2017


L’enjeu porte désormais sur qui pourra construire une majorité parlementaire alors qu’il y aura des candidatures issues de quatre pôles politiques d’un ordre de taille assez proche. D’autres circonstances s’invitent dans ce scrutin comme la présence de sortants, la notoriété locale de candidats, l’implantation politique ancienne des partis selon les circonscriptions, les attachements traditionnels.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère donc que le combat politique est déjà renvoyé à l’échéance très prochaine des élections législatives de juin 2017.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que, compte tenu du programme d’Emmanuel Macron, les candidats de la droite républicaine se situent clairement dans l’opposition à la politique proposée par le futur probable président de la République.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la droite républicaine dispose d’atouts pour emporter une majorité relative. Avec celle-ci, il serait possible de déboucher sur une cohabitation avec le président de la République. Pour y parvenir, il faut mener une campagne de rassemblement très dynamique pour incarner l’opposition à la social-démocratie de gauche, c’est-à-dire à la poursuite de la politique du quinquennat Hollande.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle les deux campagnes militantes qu’il a lancé mi-mars sur les thèmes :


«LÉGISLATIVES : BATTRE LA GAUCHE»

et «LÉGISLATIVES 2017 LA DROITE RÉPUBLICAINE OU LE CHAOS, IL FAUT CHOISIR»


  

CANABIS, MACRON DÉPÉNALISE

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Repères : Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a annoncé qu'il allait mettre en place rapidement («dans les 3 ou 4 mois»), des contraventions pour réprimer la consommation et la détention de cannabis. La consommation et la détention de cette drogue sortiraient alors du champ pénal, c’est-à-dire que Macron a opté en faveur de la dépénalisation du cannabis. Jusqu’à présent, l’usage de drogues, dont le cannabis, est passible d’une amende de 3 750 euros et d’une peine pouvant aller jusqu’à un an d’emprisonnement.


Emmanuel Macron a entretenu le flou sur les mesures qu’il comptait prendre en matière de légalisation ou de dépénalisation du cannabis. Lui et son équipe ont multiplié les déclarations contradictoires tout au long de la campagne présidentielle sur cette question sensible. La proposition finale de Macron sur ce sujet précise ainsi : «Les sanctions immédiates seront développées. Par exemple, nous proposons de sanctionner les petites infractions (comme l’usage de petites doses de cannabis) par le paiement d’une contravention. Elle sera perçue simplement comme il est procédé aujourd’hui pour les infractions au Code de la route, voire immédiatement sur la voie publique. Ceci évitera d’engager une lourde procédure ne débouchant sur aucune peine dissuasive. Elle sera d’un montant suffisamment important pour être réellement dissuasive». Son programme ne cite donc le cannabis que dans un exemple d’une mesure générale de «sanctions immédiates». Cette proposition risquant de faire polémique, elle ne figure même pas dans sa plaquette de programme présidentiel ni dans les programmes des candidats de La République En Marche (LREM) aux législatives de juin 2017.


Dans la droite ligne des positions de François Hollande, Macron a décidé d’appliquer une mesure de gauche en optant pour la dépénalisation du cannabis. La décision de principe est prise. Macron va désormais simplement limiter le débat sur le montant des amendes et sur leur mise en œuvre.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que si le gouvernement met effectivement en place un système de simple contravention pour l'usage du cannabis, il procède, sans le dire clairement, à une dépénalisation du cannabis, donc à un encouragement de son usage.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) déclare sa totale opposition à la dépénalisation du cannabis. D’une part, cette mesure constituerait sans aucun doute un formidable accélérateur à la consommation de cette drogue dangereuse. D’autre part, la tolérance affichée à l’égard du cannabis encouragerait automatiquement la consommation de drogues plus dures, dont la progression actuelle s’avère dramatique. De même, l’usage de drogue avant de conduire un véhicule entraine une perte de reflexe qui a pour conséquence une augmentation des accidents de la route.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la dépénalisation constitue un premier pas vers la légalisation du cannabis avec la mise en place d’un réseau de vente et d’une taxe d’État, sur le modèle du tabac, comme l’a théorisé le club social-démocrate «Terra Nova» (Note - 2/29 - Cannabis : réguler le marché pour sortir de l’impasse). Le libre marché de la drogue deviendrait alors une simple source de recettes publiques dans un contexte de mondialisation libérale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce cette décision qui s’inscrit dans le cadre d’une idéologie «sociétale libertaire».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) lance une campagne militante sur le thème : «Dépénalisation de la drogue – NON».


  

LE MIL DANS L'OPPOSITION A MACRON

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Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se range dans l'opposition à Macron.


Le programme social-démocrate de Macron a pour objet de poursuivre la politique de Hollande. Nous avons largement dénoncé le contenu de ce programme depuis de très nombreux mois.

Emmanuel Macron a bien réaffirmé qu'il n'y aurait aucun changement dans son programme. Les choses sont donc très claires.


Son parti politique, En Marche, s'est engagé dans une récupération des élus et candidats à titre individuel. Il appelle aux défections des élus d’autres partis ce qui est un mode d’action digne de la IVème République. Beaucoup de manœuvres sont engagées et divers réseaux d'influence se trouvent mobilisés pour bricoler pour Macron une majorité absolue en juin.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s'engage pleinement dans une participation à la campagne des législatives en faveur des candidats gaullistes républicains qui se positionnent sans aucune ambiguïté dans l'opposition au programme de Macron.


La nouvelle Assemblée nationale va être constituée d’un groupe social-démocrate macroniste et, probablement, de quatre groupes d'opposition : l’Union de la droite et du centre, la gauche radicale, le parti socialiste et le Front National. ‎


Le groupe pro Macron disposera probablement d'une majorité relative et, en fonction de son nombre d'élus, tentera de gouverner seul (en l'absence d'alliance des oppositions) ou bien se trouvera contraint de convenir d'une alliance avec le groupe du Parti socialiste et un groupe de députés du centre et de droite.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu'une nouvelle période politique s'ouvre au terme des élections de 2017. Elle doit être l'occasion, dans les prochains mois, d'une reconstruction de la droite républicaine, qui a vocation à gouverner le pays et mener une politique d'alternance à la gauche. Un diagnostic préalable complet sur le parti «Les Républicains» apparaît indispensable pour tourner la page de la défaite du premier tour de la présidentielle. Cette rénovation du parti doit porter à la fois sur les objectifs, les idées et les valeurs, les adhésions, les modes d'action et en dernier lieu les personnes. Il semble impératif de revenir aux fondamentaux du fonctionnement d'un parti politique ayant l'ambition de rassembler et de disposer d'un nombre important d'adhérents actifs et d'être le premier parti de France (par le nombre de cotisants et de militants). Les militants de terrain ont trop souvent été oubliés pour les remplacer par des prestataires de services.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite participer activement à la reconstruction de la droite républicaine et gaulliste sur les éléments de programme existant et sur un positionnement de droite sans ambiguïté. C'est ce qu'attendent les électeurs de droite et de centre droit.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) lance une campagne militante sur le thème : «Législatives : il faut des gaullistes républicains».

  

IL Y A 21 ANS QUE PIERRE-FRANÇOIS DEBIZET EST DÉCÉDÉ

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Voici le texte que le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a publié dans son journal N°97 de Juin 1996.


la France a perdu un grand patriote

Notre compagnon Pierre DEBIZET nous a quittés


Honneur, intransigeance, fidélité : tels sont sans doute les  mots qui viennent naturellement à l’esprit pour qualifier Pierre Debizet qui nous a quittés le 11 mai 1996. Ces  qualités sont à la source de l’action éminente qu’il a menée au service de la France et des attachements indéfectibles qui se sont portés sur lui, tout autant que des haines qu’il a suscitées et des tourmentes qui ont marqué son existence.


Son grand déchirement est certainement celui qui l’a obligé à choisir entre son engagement pour l’Algérie française et son engagement gaulliste à la tête du Service d’Action Civique. Il a choisi de s’éloigner et de reprendre des activités privées. Mais la cause pour laquelle il éprouvait une véritable dévotion qui l’emportait sur toutes autres considérations, c’était celle de la France. Il l’avait déjà montré en étant, pendant la guerre, un grand résistant. Aussi, lorsque le général de Gaulle, en 1968, lui demanda de « reprendre du service », Pierre Debizet n’hésita-t-il pas à répondre présent, sans toutefois rien renier de ses convictions et de ses chagrins passés : la cravate noire qu’il n’a jamais quittée était devenue quasi légendaire.


Ses épreuves n’étaient pourtant pas terminées. La plus terrible s’abattit sur lui en 1981, lorsqu’on voulut le mêler à une affaire abominable. Il est clair que la gauche, alors triomphante, a voulu détruire à cette occasion l’un des hommes les plus solides de la droite. Elle n’a pas reculé devant les moyens les plus sordides : ce sont des choses qui ne s’oublient pas. Pierre Debizet, évidemment, soutenu par sa force personnelle et par son innocence, a tenu bon. Il n’empêche que ses adversaires - nos adversaires - ont cassé en lui un ressort vital, et on ne saura jamais quel effet cette blessure profonde aura eu sur le développement de la maladie qui l’a emporté. 


Pierre Debizet fut de 1985 à 1987 le délégué général du MIL. Il n’exerça plus, ensuite, d’autres activités publiques.


Cet homme apparemment rugueux était un passionné, un sentimental à la sensibilité toujours exacerbée et souvent douloureuse. Ses amis le savaient. Ses adversaires, hélas ! le savaient aussi. Pierre Debizet était un homme d’honneur, un chevalier des temps modernes, à la fois à la pointe de l’action et hors de son époque, n’ayant jamais pu s’habituer aux petitesses, considérant tout compromis comme une compromission indigne.


A mesure que le temps passera, son image grandira.

  

LE GAULLISME ENCORE PLUS MODERNE ET D’ACTUALITÉ

Télécharger la communication du MIL du 5 juin 2017

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Référence : La tombe du général de Gaulle à Colombey-les-Deux-Eglises a été dégradée le samedi 27 mai 2017. La croix catholique surplombant la tombe a été brisée à coups de pieds par un vandale. Cette tombe renferme la dépouille du général de Gaulle depuis son décès en 1970.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne cet acte scandaleux commis semble-t-il par un homme ivre qui, suite à son identification et ses aveux, a été condamné. Cet acte rappelle diverses autres démonstrations récentes portant atteinte au respect dû au Général de Gaulle et diffusées sur les réseaux sociaux (notamment, le «doigt d'honneur» de Fadila El Miri, candidate NPA aux législatives dans les Bouches du Rhône, devant une plaque commémorative représentant le profil du Général de Gaulle).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne, d'une manière ferme et plus générale, tous les actes de dégradation ou de profanation des tombes de personnalités, comme de personnes sans notoriété particulière. ‎Ils portent atteinte à la dignité humaine (comme le précise le Code pénal, article 225-17 : «Des atteintes au respect dû aux morts»). 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a pris connaissance des déclarations d'indignation de nombreuses personnalités politiques de tous les horizons politiques suite à cet acte de vandalisme ‎ayant visé la tombe du général et constate que certains sont désespérément silencieux alors qu’ils se revendiquent gaullistes. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se félicite de ces déclarations, mais souhaite mettre en garde contre la tendance actuelle de nombreux politiques à récupérer la personnalité historique du général de Gaulle dans leurs discours politiques. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime qu'il faut distinguer deux éléments de nature différente : 


-D'une part, le rôle éminent joué au XXème siècle par Charles de Gaulle : ‎d'abord durant la seconde guerre mondiale, puis lors du rétablissement de la République et, enfin, dans la conduite de la création de la constitution stable de la Vème république et la conduite de la décolonisation. La personnalité historique appartient naturellement à tous les Français ‎et constitue un exemple de volonté, de résistance et de détermination au service de l'intérêt général.


-D'autre part, la pensée et la pratique politique de Charles de Gaulle qui a défendu des valeurs et des modes d’action politique au service de la France. La pensée politique du Général ne fait pas aujourd’hui l’unanimité. Il suffit de voir la vigueur de la contestation de la constitution et les appels à la création d’une VIème république (Benoît Hamon ou Jean-Luc Mélenchon), ou des appels à l’instauration du scrutin proportionnel pour la désignation des parlementaires (Marine Le Pen ou Emmanuel Macron), pour voir que les choix politiques du gaullisme restent très débattus, ou encore les insultes que le MIL reçoit de personnes se revendiquant de la droite et du centre chaque fois qu’est diffusé un article sur le gaullisme. Bien entendu, il ne s'agit pas de faire parler le général de Gaulle près de 50 ans après sa disparition. Mais il existe suffisamment de textes de fond, de décisions prises et de choix symboliques qui peuvent irriguer la pensée des militants qui se réclament du gaullisme.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite que la pensée gaulliste ne soit pas noyée par les manœuvres des politiciens qui appellent à leur secours le nom du Général de Gaulle ou ses citations. Cette banalisation opportuniste doit être dénoncée. Les valeurs de référence du gaullisme méritent d’être rappelées et défendues. Elles ont vocation à inspirer une force politique gaulliste aujourd’hui et surtout demain.


  

LÉGISLATIVES, VICTOIRE ÉCRASANTE DE LA GALAXIE GAUCHE

Télécharger la communication du MIL du 22 juin 2017

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Repères : Les résultats officiels des partis de gauche aux législatives sont les suivants : 308 pour La République en Marche (LREM), 42 pour le Mouvement des Démocrates (MoDem), 29 pour le Parti socialiste (PS), 17 pour La France insoumise (LFI), 12 «divers gauche», 10 élus pour le Parti communiste français (PCF), 3 pour le Parti radical de gauche (PRG) et 1 écologiste.


Parmi les élus de La République en Marche (LREM) figurent des personnes issues des rangs socialistes, radicaux de gauche ou divers gauches. Le paysage est encore quelque peu brouillé en attente de l’organisation du parti et du groupe LREM. La gauche est largement majoritaire à l’assemblée où elle disposera de 4 groupes parlementaires : LREM, MoDem, Parti socialiste et Gauche radicale.


Les propos des responsables politiques de la majorité présidentielle «macroniste» et les commentaires des journalistes de la plupart des médias participent à entretenir une confusion sur l’émergence d’un «nouveau» parti politique ayant réussi à obtenir une majorité absolue. Or, le parti politique, «La République En Marche», qui vient d’accéder au pouvoir, a un programme précis, des ministres bien connus et une communication propre.


Au terme des élections, il apparaît que La République En Marche (REM) prend la place du Parti socialiste (PS) sur l'échiquier politique, comme grand parti de centre gauche. 

Ce parti a adopté une ligne politique sociale-démocrate, c’est-à-dire «socialiste non marxiste». Il rejoint ainsi la ligne de la majorité des partis européens de l’internationale socialiste (IS). La présence marginale de quelques responsables issus de la droite dans ses rangs ne change rien à cette ligne générique et génétique.


La rénovation attendue de la gauche française s'est faite à l'extérieur du PS et non par une voie interne à celui-ci au travers d’une réorientation politique suite à un Congrès. Une centaine d’anciens du Parti socialiste sont ainsi devenus des députés la République En Marche. S’y ajoutent des élus radicaux de gauche ou divers gauche en délicatesse avec le PS (comme à Montpellier ou Grenoble).


Ce nouveau parti de gauche a choisi une stratégie d'alliances avec le centre gauche (le MoDem puis les radicaux de gauche) en tournant le dos à la traditionnelle stratégie d’ «Union de la gauche». La République En Marche tente également de rallier des élus et/ou responsables de centre droit appartenant aux Républicains ou à l'UDI.


La République En Marche (REM) dispose d’une majorité absolue à l’Assemblée nationale. Elle n’a donc pas forcément besoin des voix du Mouvement des Démocrates (MoDem).

Une très faible participation au second tour du scrutin à niveau de 42% a donné la majorité absolue à une force politique LREM désignée par seulement 16,6% des inscrits sur les listes électorales... Ce résultat sera un élément de contexte des contestations sociales (lycéennes, étudiantes, syndicales, professionnelles, locales, etc.) à venir, car cela mettra en avant le manque de légitimité de la majorité présidentielle.


Le MoDem renait comme parti politique avec 42 députés, après une longue période d’effacement. Bayrou a gagné son pari et tire, à ce stade, un bénéfice parlementaire de son alliance négociée adroitement avec Macron. La suite des choix politiques du MoDem, parti politique de centre gauche, attaché à son identité, seront à suivre en fonction des projets de loi. Le soutien du MoDem au gouvernement ne sera sans doute pas automatique à termes.


La majorité présidentielle estime disposer de députés prêts à voter le soutien au gouvernement de Philippe. Il s’agit :


-D’une part, de quelques députés issus du centre droit au sein des Républicains ou de l’UDI auxquels la République En Marche n’a pas désigné d’adversaires aux législatives. Ceux-ci doivent naturellement un remerciement au Président de la République.


-D’autre part, de quelques députés investis par le Parti Socialiste (PS), qui ont fait le choix de se présenter sous l’étiquette de la «majorité présidentielle», mais ils sont peu nombreux.

L’apport en voix de ces supplétifs n’apparait pas nécessaire à la majorité, leur prise en compte par l’alliance majoritaire LREM/MoDem dépendra des occasions. Leurs voix pourraient éventuellement être mobilisées par Macron pour obtenir une majorité de 3/5 au parlement afin de faire adopter des modifications constitutionnelles.


Le Parti socialiste est laminé avec 29 députés, mais le PS devrait conserver sans aucun doute une existence. Il se positionnera sur une critique «de gauche» de l’action du gouvernement. Il jouera également dans quelques mois un rôle stratégique vis-à-vis de ses anciens élus siégeant dans les rangs de LREM. Les relations entre la bonne centaine de députés LREM, anciens membres du PS, et les sections locales du parti socialiste vont évoluer différemment selon les circonscriptions.


Il est probable que les responsables du PS se répartiront entre quelques partisans d’un rapprochement avec Macron, de nombreux partisans d’une ligne autonome propre au Parti (Aubry, Hidalgo, Le Foll, Taubira…) et de rares élus favorables au retour à la tradition d’«Union de la gauche» avec la gauche radicale (LFI-PCF). Le courant des frondeurs socialistes du dernier quinquennat semble écarté, dans l’immédiat, avec la défaite de ses candidats aux législatives (Hamon, Faure, Gallut…). La ligne autonome d’un «nouveau PS», bien marquée à gauche, devrait probablement l’emporter.


Pour le Parti Radical de Gauche (PRG), ses élus l’ont été, selon les circonscriptions, soit sous étiquette PRG (3 députés), soit avec une investiture LREM. Il semble néanmoins peu probable que le Parti Radical de Gauche disparaisse, compte tenu de sa longue histoire, des relations entre ses membres et des perspectives à venir.


La gauche radicale connait un réel succès en obtenant 29 élus, c’est-à-dire davantage que dans la précédente assemblée. Elle sera représentée par deux groupes.


La France Insoumise (LFI) constitue un groupe parlementaire avec ses 17 élus.


Parallèlement, le PCF a réussi tout juste à constituer un groupe parlementaire avec ses 11 députés et 4 députés ultra marins. Mélenchon n’a pas réussi à «réduire au silence» le PCF.

Comme dans le cas du PS, la rénovation politique de la gauche radicale se réalise en marge du PCF. Le Parti Communiste, il est vrai, avait été marqué par de nombreux départs d’élus et de militants, trouve son aboutissement aujourd’hui.


Les écologistes d'Europe Écologie-Les Verts, quant à eux, disparaissent du paysage parlementaire, même si de rares personnalités sauvent leur mandat au sein de LREM. Il n’y aura plus de groupe parlementaire écologiste à l’Assemblée nationale.


  

LE TERRORISME ISLAMISTE SERA TOUJOURS UN TERRORISME ISLAMISTE

Télécharger la communication du MIL du 2 septembre 2017

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Repères : dans la lutte contre le terrorisme islamique, au-delà des missions notamment de renseignement, d'intervention, l'emploi des bons termes pour désigner l’ennemi apparait une condition nécessaire au succès. 

 

L'islamisme est une idéologie politique totalitaire, au même titre que le nazisme ou le communisme. L'islamisme souhaite imposer aux musulmans une forme radicale de l'organisation de la société conforme à une certaine lecture du Coran. Il s’oppose aux libertés comme à la démocratie.


Certains pays sont officiellement islamistes. L'une des traductions concrètes de cet islamisme réside dans l’application de la loi coranique : la charia. En découle le statut inférieur accordé aux non musulmans, soit ayant une autre religion, soit n'en ayant aucune. L'application de la charia est contraire à nos valeurs républicaines. Mais une part de ces pays se cantonne à une application nationale de cette politique, cela n’excuse pas de telles pratiques.


Parallèlement, divers mouvements islamistes se sont développés avec l'ambition d'imposer par la force leur vision de l'islam au monde entier.


Pour les mouvements islamistes, l'une des premières caractéristiques est l'internationalisme correspondant au mythe d'un califat régnant sur une part musulmane du monde. C'est pourquoi on retrouve des combattants de toutes les nationalités dans les rangs de ces mouvements. Il s'agit de «brigades internationales» regroupées par langue, dont des groupes francophones. L'ensemble de ces organisations constitue de fait une nébuleuse au sein de laquelle les conflits sont nombreux, mais paradoxalement les transferts ne sont pas rares d'une organisation à l'autre. 


Ils ont recours à la force pour s’imposer. On peut citer notamment les «frères musulmans», Al Qaida, le groupe État Islamique. Ils agissent à la fois dans les pays à majorité musulmane ou dans des pays à minorité musulmane. Ces mouvements mènent, depuis de nombreuses années, des guerres et ils ont conquis militairement des territoires où ils imposent leur système. Ces territoires qui leur sont actuellement disputés, comme c’est le cas en Syrie ou en Irak.


Aujourd'hui, on dénombre plusieurs zones grises à travers le monde où sont implantés des groupes armés islamistes notamment : la Somalie, l’Égypte (Sinaï), la Libye, le Nigeria, le Sahel (à cheval sur plusieurs pays), la Syrie, l’Irak, le Yémen et l’Indonésie. 


Hors de leurs territoires, ces organisations mènent des actions terroristes sous diverses formes. Les pays occidentaux, dont la France, ont été les victimes de ces actions terroristes islamistes.

Le traitement médiatique et les propos de certains responsables politiques peuvent introduire des doutes dans l'opinion. En effet, ils parlent de terroristes sans oser les qualifier d'islamistes. Le ministre de l'intérieur les désigne comme du ressort des psychiatres, plutôt que de dire qu’ils sont islamistes. Leur intention est probablement de distinguer les musulmans des islamistes, mais les choses ne se posent pas de la sorte. 


Il s'agit de brigades internationales regroupées par langue, dont des groupes francophones. Le souhait de noyer la réalité débouche sur l’utilisation de termes comme «islamo-gauchisme» ou «islamo-fascisme». Au-delà de la dénonciation des liaisons d’islamistes avec de rares militants de l'ultra droite antisémite ou de l'ultra gauche pro-palestinienne, ces qualificatifs apparaissent inutiles et déformants. L’islamisme est en lui-même une idéologie totalitaire. Il suffit d’appeler les islamistes des islamistes. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que les terroristes islamistes doivent être appelés par leur nom pour pouvoir clairement les combattre. L'islamisme, comme idéologie totalitaire, doit être dénoncée sous toutes ses formes tant au niveau des pays islamistes que des groupes terroristes islamistes. 

  

LA MACHINE MACRON EST DE GAUCHE

Télécharger la communication du MIL du 26 juin 2017

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GOUVERNEMENT


La composition du gouvernement du Président Macron laisse apparaitre le poids politique majeur de responsables de gauche dans les ministères clés :


Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, est l’ancien sénateur maire socialiste de Lyon.


La Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Nicole Belloubet, est l’ancienne adjointe au maire PS de Toulouse puis vice-présidente du Conseil régional PS de Midi-Pyrénées.


Le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, est l’ancien président PS de la région Bretagne et l’ancien ministre de l’Intérieur de François Hollande.


La ministre des Armées, Florence Parly, est une ancienne ministre du gouvernement socialiste de Lionel Jospin.


Le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, est un ancien sénateur radical de gauche.


Le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, Stéphane Travers, est un ancien député socialiste.


La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, est une ancienne conseillère de Martine Aubry.


La ministre des Outre-mer, Annick Girardin, est une ex-députée radicale de gauche (PRG).


Le secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, est un ancien député socialiste.


Le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances, Benjamin Griveaux, a été un élu PS du Conseil général de Saône-et-Loire et de l'agglomération de Châlon-sur-Saône. Il a été conseiller auprès de Marisol Touraine, et durant cinq ans conseiller de Dominique Strauss-Kahn.


Cette liste n’est pas exhaustive mais cette distribution gouvernementale apparait bien marquée à gauche et ne traduit pas un renouvellement politique.


CABINET DU PRÉSIDENT


Le cabinet du Président de la République réunit des collaborateurs politiques ayant fait leurs armes dans les cabinets des responsables politiques du Parti socialiste ces dernières années. Citons :


Le secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, a été directeur adjoint de cabinet de Pierre Moscovici au ministère des Finances, avant de diriger le cabinet de M. Macron à Bercy.


Le conseiller politique, Stéphane Séjourné, a été conseiller parlementaire de Macron et précédemment conseiller spécial au cabinet de Jean-Paul Huchon (président PS de région).


Le conseiller spécial, M. Ismaël Emelien, est un ancien membre de l'équipe Strauss-Kahn.


Le Conseiller prospective, Quentin Lafay, a été conseiller au cabinet de Marisol Touraine avant de rejoindre celui de Macron à Bercy.


La conseillère presse et communication, Mme Sibeth Ndiaye, a été conseillère des cabinets d'Arnaud Montebourg, puis d'Emmanuel Macron à Bercy.


Le Conseiller social, M. Pierre-André Imbert, n’est autre que l’ancien directeur de cabinet de Myriam El Khomri, alors Ministre du travail. Il est donné pour avoir été le rédacteur de la loi «travail» sous le précédent quinquennat. 


GROUPE PARLEMENTAIRE À L’ASSEMBLÉE NATIONALE


Le président du groupe parlementaire des députés du parti «La République En Marche», Richard Ferrand, est un ancien député socialiste.


Richard Ferrand a été désigné par Macron à ce poste suite à son départ du gouvernement compte tenu des enquêtes en cours sur les affaires dans lesquelles il semble impliqué. Puis pour confirmer ce choix, il a été élu par les députés La République En Marche, lors d’un vote à main levée, avec un score de plus de 99% ! Cette procédure démontre bien que la notion de renouvellement des méthodes politiques par LREM est une pure illusion.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que les postes clés de la majorité présidentielle sont occupés par d’anciens élus socialistes ou d’anciens membres de cabinets socialistes, tous politiques confirmés, que la présence des «nouveaux» élus LREM au gouvernement est négligeable, que le MoDem, suite aux départs du gouvernement de François Bayrou, Sylvie Goulard et Marielle de Sarnez, ne dispose plus que de deux postes subalternes au sein du gouvernement (ministre auprès du ministre de l'Intérieur et secrétaire d’État auprès du ministre des Armées). Il a donc été mis hors-jeu, que diverses personnalités marquées à gauche, même si celles-ci n’ont pas forcément eu de carte au PS, disposent de ministères techniques. Il s’agit de hauts fonctionnaires, d’une universitaire, d’un associatif, d’une sportive, etc.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que les membres des Républicains qui ont rejoint la majorité présidentielle de Macron en entrant au gouvernement se trouvent désormais dans une situation difficile pour plusieurs raisons, notamment, ils semblent ne pas avoir négocié des modifications du programme de Macron alors qu’ils s’étaient, initialement, prononcés contre ; ils apparaissent isolés au sein d’un gouvernement de gauche et ils ne pourront avoir aucun poids sur le groupe parlementaire de La République En Marche (LREM) conduite par Richard Ferrand car sur les 308 députés LREM, 126 viennent de la gauche, 117 de nulle part, 17 du centre et 48 de la droite.


Seront-ils comme les personnages du roman «Le Pont de la rivière Kwaï» (de Pierre Boulle) ou bien arriveront-ils à empêcher les mesures de gauche ? L’avenir le dira mais nous n’y croyons pas car la dépénalisation de la drogue qui est une mesure de gauche, réclamée par la gauche depuis longtemps, promise par la gauche au pouvoir sera mise en place par la nouvelle gauche au pouvoir.

  

LE DEVOIR D’OPPOSITION

Télécharger la communication du MIL du 27 juin 2017

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Repères : Le président de la République a été élu en mai 2017 sur un programme politique comprenant de multiples mesures. Son parti politique La République En Marche (LREM) a obtenu une majorité absolue lors des législatives de juin 2017. Il vient de renouveler son Premier ministre et de nommer un gouvernement pour appliquer ses projets.


Les propositions politiques, contenues dans le programme de l’Union de la Droite et du Centre (Les Républicains et l’Union des indépendants), sont bien différentes de celles du programme de Macron. Les députés élus sur le programme de l’union de la droite et du centre ont donc un devoir d’opposition.


On a pu entendre, ou lire, des déclarations de quelques responsables politiques de la droite et du centre selon lesquelles il faudrait être «constructif», c’est-à-dire, en fait, soutenir le gouvernement. Selon eux, il pourrait sembler que l’opposition serait en quelque sorte interdite, car, par nature, elle serait «frontale», «brutale» ou de «blocage».


D’une part, quand on se trouve en désaccord avec les propositions politiques de la majorité, il est naturel de se ranger dans les rangs de l’Opposition.


D’autre part, devant un parti disposant d’une majorité absolue, même sans l’appui du groupe du MoDem, il n’existe pas de possibilité de blocage, donc aucun risque de ce côté.


Enfin, l’opposition de droite a prouvé qu’elle savait voter des textes consensuels dans l’intérêt de la France sous le quinquennat socialiste de François Hollande (loi antiterroriste, état d’urgence, etc.) ; elle pourra continuer à le faire si de tels textes viennent à se présenter.


Les reproches qui sont faits à un positionnement dans l’Opposition ne sont en aucun cas justifiés.

Cela apparait surprenant que quelques députés de droite et du centre appellent à «voter la confiance au gouvernement» sans même connaitre le contenu du discours de politique générale du 4 juillet 2017 !


Vont-ils approuver l’augmentation de la CSG au 1er janvier 2018, alors qu’ils ont fait campagne contre ? Le recours aux ordonnances, annoncé par Macron sur les premiers textes de loi, ne permettra pas de débats parlementaires ni une approche constructive d’amélioration des projets.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle les élus, y compris ceux qui connaissent des doutes, à serrer les rangs et à s’inscrire dans une opposition tranquille et déterminée à la politique défendue par Emmanuel Macron.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constatant un réel flottement de l’opinion des électeurs traditionnels de la droite et du centre, appelle les députés et les sénateurs, de droite et du centre, à lever tous les doutes existants en confirmant leur engagement dans l’Opposition d’une manière bien compréhensible pour les citoyens qui sont déboussolés. L’une des solutions consiste à formuler des critiques précises contre des mesures données ; par exemple, en dénonçant le projet d’augmentation de la CSG, dès à présent.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a fait campagne contre les principales propositions du programme d’Emmanuel Macron, puis a participé aux campagnes législatives contre les candidats de La République En Marche (LREM). Il a donc déclaré très clairement son entrée dans l’opposition (voir «Le MIL dans l'opposition à Macron» - 16 mai 2017) et son souhait de contribuer à l’organisation de l’opposition de la droite républicaine.


  

UNIVERSITÉ, UNE RÉFORME QUI VA CRÉER DES TENSIONS

Télécharger la communication du MIL du 2 décembre 2017

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Repères : Un projet de loi portant réforme de l’accès des bacheliers aux études dans l’enseignement supérieur vient d’être présenté en conseil des ministres (22 novembre 2017).


Cette réforme prétend répondre à des problèmes réels : d’une part, les dysfonctionnements du processus d’entrée à l’université (portail admission post bac, APB) où a été mis en place ces dernières années un tirage au sort pour choisir les jeunes acceptés dans certaines filières faute de place, d’autre part le trop grand nombre d’étudiants échouant à obtenir une Licence et sortant de l’université sans diplôme.


Jusqu’à présent, l’enseignement supérieur débute : soit par l’entrée dans une filière sélective (STS, IUT, classes préparatoires, écoles…), soit dans une filière universitaire non sélective. Si le projet de loi prévoit bien que dans les filières universitaires, où le nombre de candidats dépasse le nombre de places disponibles, les universités puissent opérer une sélection sur dossier (vérifier les «attendus» en langage socialiste), le processus qui doit être mis en œuvre ne tient pas la route (mode d’orientation dans les lycées, délais de sélection trop courts, etc.).


Pour la rentrée 2018, la procédure d’entrée dans le supérieur, prévue par la réforme Macron, va provoquer angoisses, tensions et crises de nerfs pour les jeunes, leurs parents, leurs grands-parents, parce qu’elle n’est pas viable.


Faute d’assumer clairement la nécessaire mise en place de la sélection à l’entrée du supérieur, Macron a conçu une procédure totalement opaque qui va échouer.


-Chaque lycéen doit déposer en janvier 2018 une liste de 10 choix, mais sans qu’il puisse exprimer ses priorités. Le responsable de chaque formation supérieure visée devra répondre au lycéen. Ceci veut dire que le lycéen attendra 10 courriers de réponses négatives ou positives qui arriveront selon le rythme des établissements sur plusieurs mois.


-Les universités seront censées répondre individuellement à 6.000.000 de demandes (600.000 bacheliers faisant 10 vœux chacun) en quelques semaines. Ce qui n’apparait pas tenable.


-De plus, la procédure ne prend pas en compte les résultats du baccalauréat. Elle repose sur le conseil de classe du lycéen. Contre toute logique, le bac ne sert à rien dans l’entrée à l’université.


-Les 50.000 ou 100.000 bacheliers environ, qui n’auront aucune réponse positive, se verront orientés par une commission académique sur la seule base des places disponibles à suivre une formation donnée.


Ce nouveau dispositif d’entrée dans le supérieur a toutes les chances de provoquer un mouvement de rejet et de contestation au niveau des jeunes et de leur famille au printemps 2018.

Les organisations de jeunesse de gauche (UNEF, Union Nationale Lycéenne (UNL), Syndicat général des lycéens (SGL), Fédération Indépendante et Démocratique des Lycéens (FIDL)) se sont déjà prononcées fortement contre cette réforme. Pour l’instant, ces organisations n’ont pas réussi à mobiliser les lycéens, mais dès que ceux-ci vont se trouver face à la nouvelle procédure «Parcoursup» en janvier 2018, la tension va monter et exploser avec l’attente incertaine des réponses à leurs dix demandes, avant même de passer le bac.


Le Mouvement initiative et Liberté (MIL) craint que la mobilisation de masse des lycéens, liée au dysfonctionnement du nouveau système, ne conduise à enterrer pour longtemps la perspective souhaitable de mise en place d’une sélection raisonnée à l’entrée à l’université, parce que le «plan étudiant» de Macron est profondément inadapté et ne peut pas fonctionner.


Le Mouvement initiative et Liberté (MIL) estime qu’il faut gérer le dossier de l’entrée dans le supérieur autrement, d’une manière claire et sur des données objectives. Les bacs des trois séries doivent valider la capacité des lycéens à poursuivre des études supérieures dans la mesure où c’est le premier grade de l’enseignement supérieur. Le bac doit assurer cette sélection. Ce qui signifie que le taux de réussite doit être réel et non pas au-dessus de 90% comme aujourd’hui.


Le Mouvement initiative et Liberté (MIL) juge que les effectifs de première année des filières universitaires doivent être revus dans le cadre d’un plan national en fonction de considération prenant en compte les réalités du marché du travail actuel et les perspectives ouvertes par toutes les nouvelles technologies qui font et vont faire évoluer les emplois dans les années qui viennent. Ce ne sont pas les demandes des lycéens qui doivent déterminer les effectifs des filières universitaires, mais les besoins futurs déterminés par l’État.


Le Mouvement initiative et Liberté (MIL) estime que le débat actuel ne doit plus porter sur un «pour ou contre» la sélection, mais sur un «comment procéder de manière raisonnée et juste aux choix pour la réussite des futurs étudiants».


Le Mouvement initiative et Liberté (MIL) considère que l’entrée dans le supérieur doit avoir lieu sur la base d’une sélection raisonnée, laissant la place à un certain nombre d’exceptions examinées sur dossier par une commission. Les éléments objectifs de cette sélection doivent être : les résultats au bac (série, mention, note par matière), les résultats du contrôle continu par matière, d’éventuelles expériences extra scolaires à faire valoir, le projet des candidats (motivation pour une discipline et appétence pour un métier éventuellement).

  

LA RÉPUBLIQUE EN MARCHE (LREM), C’EST LE NOUVEAU PARTI SOCIALISTE

Télécharger la communication du MIL du 18 septembre 2017

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L’association « En Marche », à sa création, a d’abord été animée par le secrétaire général, Richard Ferrand, (député socialiste sortant), devenu ensuite ministre, puis démissionnaire en raison des poursuites judiciaires dont il fait l’objet.


La République En Marche (LREM) vient de se doter d’une direction collégiale qui comprend trois personnes issues du Parti socialiste.


Arnaud Leroy, ancien député socialiste (2012-2017). En décembre 2015, il était encore candidat socialiste de Gironde pour les élections régionales en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes (tendance Montebourg).


Bariza Khiari, est une ancienne sénatrice socialiste. Elle a même été vice-présidente socialiste du Sénat durant la période où la gauche disposait de la majorité (animatrice de la tendance Fabius).


Astrid Panosyan, a été conseillère municipale socialiste de Paris et déléguée nationale du Parti socialiste à la famille et aux inégalités (tendance Strauss-Kahn). Elle a été conseillère au cabinet du ministre de l’Économie, Emmanuel Macron.


Ces responsables du PS avaient rejoint Macron avant l’élection présidentielle.


À l’Assemblée nationale, le groupe LREM est présidé par Richard Ferrand, ancien député socialiste. Il serait trop long de lister les nouveaux députés LREM issus des rangs du Parti Socialiste (PS) ou du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS), qui viennent s’ajouter aux sortants socialistes reconvertis dans le parti du Président. Il y a bien davantage de parlementaires LREM ayant eu l’étiquette socialiste que dans le groupe «Nouvelle gauche» de l’actuel ancien PS !


Au Sénat, c’est François Patriat, ancien sénateur socialiste, qui a constitué et préside le groupe La République en marche au Sénat. Il a été un ministre socialiste de Jospin. Par ailleurs, le groupe LREM au Sénat est constitué d’anciens sénateurs socialistes.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que le parti politique La République en Marche et les groupes parlementaires de ce parti sont dirigés par d’anciens élus socialistes reconvertis. Cette reconversion leur a été imposée par l’échec du quinquennat de François Hollande pour continuer à exister politiquement. Macron a créé une «nouvelle marque» politique pour ces socialistes en empruntant aux méthodes de marketing qui conduisent à changer l’emballage et le nom d’un produit qui a connu des déboires. Le ralliement de quelques opportunistes issus du centre, qui ne contrôlent rien dans l’appareil politique LREM, fait partie de ce changement d’emballage politique qu’il faut dénoncer.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge, qu’après avoir présenté des projets plutôt neutres, Macron va naturellement revenir à des mesures clairement socialistes qui se traduiront dans le projet de loi de Finances 2018, la hausse des impôts pour les retraités, la loi logement, la gestion de l’immigration, la loi sur l’ouverture de la PMA pour les couples de femmes, la légalisation du cannabis, etc. Cette nouvelle période politique va ouvrir la voie à une opposition déterminée de la droite républicaine.


Depuis début 2017, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a régulièrement informé sur l’engagement à gauche de Macron et de son équipe :


Communication du MIL du 2 février 2017 : MACRON SOCIALISTE HONTEUX

Communication du MIL du 10 février 2017 : L’ÉQUIPE MACRON VIENT MAJORITAIREMENT DU PS ET DE LA GAUCHE

Communication du MIL du 26 juin 2017 : LA MACHINE MACRON EST DE GAUCHE


  

PMA SANS PÈRE : LA GAUCHE À LA MANOEUVRE

Télécharger la communication du MIL du 13 octobre 2017

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Repère : Le programme présidentiel de Macron prévoyait explicitement, dans son chapitre «Familles et société», l’ouverture de la PMA aux couples de femmes : «Nous sommes favorables à l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) pour les femmes seules et les couples de femmes.» (Objectif 2 : poursuivre l’avancée des droits).


La ministre de la Santé en juillet puis la secrétaire d’État à l’égalité entre les femmes et les hommes en septembre ont annoncé qu’une loi ouvrant la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes seules et aux couples de femmes, c’est-à-dire la «PMA sans père», serait proposée au Parlement en 2018, «probablement» dans le cadre de la révision de la loi bioéthique. Des «états généraux de la bioéthique» sont effectivement prévus et porteront sur toute une série de sujets : euthanasie, adoption par des personnes de même sexe, PMA sans père, recherche sur l’embryon, utilisation du sang de cordon ombilical, etc.


Cette annonce en faveur de la légalisation de la «PMA sans père» correspond à un engagement électoral du candidat Macron lors de la campagne présidentielle de 2017. Cette mesure vise à poursuivre la démarche amorcée par l’adoption, par Hollande et la gauche, du mariage homosexuel, par un encouragement à l’homoparentalité par l’utilisation de la PMA, la GPA ou l’adoption.


En France, l’assistance médicale à la procréation (AMP) est réservée aux couples non-homosexuels. Elle a pour objet de remédier à l'infertilité d'un couple ou d'éviter la transmission d'une maladie grave à l'enfant ou à un membre du couple. Elle ne doit en aucun cas être confondue avec la «PMA sans père». En généralisant le fait de «produire» volontairement un enfant dans le cadre d’une insémination, par donneur inconnu, à une femme seule (ou en couple lesbien), conduit à mettre au monde un enfant qui n’aura pas de père par construction. Cet enfant se trouvera dans une situation porteuse de problèmes notamment psychologique, psychique, d’identification et de place dans la société. Le cadre naturel du bon développement d’un enfant se situe au sein d’un couple composé d’une mère et d’un père.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’oppose à l’ouverture de la PMA aux femmes seules ou aux couples de femmes, dans la mesure où cette méthode a pour conséquence de «produire» un enfant sans père et que cette procréation d’un enfant va radicalement à l’encontre des droits de celui-ci. La «PMA sans père» pour les couples de lesbiennes ou les femmes célibataires est autorisée au Royaume-Uni, en Espagne ou en Belgique. Certaines femmes ont donc déjà recours à une intervention de PMA dans ces pays. Mais cela ne constitue aucunement une raison pour modifier notre législation nationale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que le combat contre la «PMA sans père» est loin d’être perdu. Une part de la gauche exprime sa franche hostilité à ce mode de conception, allant de José Bové (EELV) à «Charlie Hebdo» (avec un numéro consacré à dénoncer la «PMA sans père»). Les positions au sein du gouvernement macronien sur le calendrier d’adoption de cette mesure divergent.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’engage à participer activement à la mobilisation engagée contre la «PMA sans père» et appelle ses adhérents à se joindre aux initiatives menées localement en ce sens.


  

VI­GILANCE & AC­TION - N° 361 SEPTEMBRE 2017

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ÉLOGE DE DOMINIQUE PIONAT

6 janvier 1950 – 11 avril 2017

Réunion du MIL à Saucats le 26 juin 2017

 

Évoquer aujourd’hui la mémoire de Dominique Pionat est un bien dif­ficile exercice, lui qui nous a, si sou­vent, raconté et révélé au cours de longues et nombreuses conversations, des souvenirs intacts, précis, sans concessions sur l’histoire de ce ving­tième siècle et du vingt et unième siècle.

Avec Dominique Pionat, c’est un militant civique et gaulliste de la première heure qui a disparu. Il fut de tous les combats gaullistes pour la France, au service de la France. Il a voué sa vie à la défense de nos valeurs gaullistes et patriotiques.

Dès ses études secondaires au lycée Charlemagne et au lycée Saint Louis, il a milité contre la gauche.

En 1965 il a rejoint l’Action des Étudiants Gaullistes.

En 1967, il est devenu responsable UJP Paris Centre après la fusion de certains mouvements au sein de l’Union des Jeunes pour le Progrès. C’est là que s’est formé un groupe d’action… et de réflexion, le 12-34, c’est-à-dire les 4 premiers arrondissements de Paris. Groupe d’action dont ont émergé de nombreux militants dont certains ont eu et ont encore des carrières politiques de premier plan.

En 1968, il a rejoint les Comités de Défense de la République (CDR). Il a été le responsable CDR Jeunes Paris.

En 1969, il a adhéré à l’UDR et lorsque le Général de Gaulle a appelé à l’action civique, il a eu l’honneur d’être accepté au sein du service d’action civique.

Après cette période, il a devancé l’appel du service militaire. Il a été sergent puis sous-lieutenant en 1973, lieutenant en 1974, capitaine en 1979 et lieutenant-colonel à la fin. Ainsi il a eu des camarades à Aspretto, Collioure et Orléans. Il a été spécialisé sur les questions de renseignement. Après, il a eu souvent l’occasion de faire des voyages dit «de tourisme» pour des raisons souvant plus précises.

De 1977 à 2002, il a assumé des responsabilités au sein du Rassemblement pour la République (secrétaire de la 10ème circonscription de la gironde, responsable départemental de l’action ouvrière et professionnelle), il a été candidat sur la liste Chaban-Delmas aux régionales. Il a eu aussi des responsabilités au sein de l’UMP et des LR.

Il a été le créateur de la section de l’UNI en gironde.

Il a créé plusieurs sections syndicales FO à Ford et CSL ailleurs.

Après la dissolution de 1982, il est devenu automatiquement l’animateur du Mouvement Initiative et Liberté en qualité de délégué régional du MIL.

Dès le plus jeune âge, il a pris conscience du combat qu’il fallait mener contre les ennemis inté­rieurs.

C’était le sens de son engagement à défendre les valeurs prônées par le Général de Gaulle. Cet engagement relevait de son patriotisme.

C’est pourquoi son gaullisme, civique et patrio­tique, l’a dirigé, naturellement, vers le Service d’Action Civique que Pierre Debizet appelait, en privé, le Service Anti-Com­muniste.

Jusqu’à la chute du mur de Berlin en 1989, il a été présent dans les nombreux combats que nous avons menés contre le communisme et les communistes, que cela soit sur le terrain ou bien dans l’action ou les écrits.

 Il a été continuellement membre du parti gaulliste (UDR-RPR-UMP puis LR). Il a été membre des Amis de Jacques Foccart (AJF). Durant toutes ces années, il a été représentant du M.I.L au conseil national du parti gaulliste (RPR, UMP, LR). Il était courageux et déterminé, sa passion et sa conviction était la France.

Il a été, avec tous les militants de la Gironde et d’ailleurs, un des artisans de la victoire de Jacques Chirac en 1995 et en 2002, en permettant un bon déroulement des réunions publiques sur une partie de la France. Il a continué les mêmes actions pour les autres candidats par la suite, notamment en 2007 avec Nicolas Sarkozy.

Il a été un proche d’Alain Juppé, qu’il a toujours défendu, tout en gardant sa capacité à dire son opinion même quand cela déplaisait.

Nous avons mené ensemble de très nombreux combats que nous ne pouvons pas forcément raconter et encore moins écrire.

Dominique Pionat était un vrai patron, il a toujours su gérer les crises et rebondir quand il le fallait. La France a perdu un défenseur de la liberté, le Mouvement Initiative et Liberté un militant, un compagnon et un ami cher et proche. Il est, depuis le début, le délégué régional Aquitaine puis Nouvelle-Aquitaine du MIL et il a participé activement, jusqu’aux derniers jours, aux activités et actions du mouvement.

Il a été distingué par le titre de Chevalier de la Légion d’honneur et de l'ordre national du Mérite et il a été Maire de Cézac.

J’ai une pensée pour Christiane, son épouse décédée, sans qui Dominique n’aura pas fait tout ce qu’il a fait, ainsi que pour ses enfants Carine et Frédéric.



L’APPEL DU GÉNÉRAL DE GAULLE

Par Dominique PIONAT

Saucats le 21 juin 2015

 

Depuis Londres, le général de Gaulle appelait les Français à refuser la défaite et à poursuivre la guerre par tous les moyens disponibles partout dans le monde. Il déclarait : «Quoiqu’il arrive, la flamme de la résistance ne doit s’éteindre et ne s’éteindra pas.» En cette journée nationale qui marque le 64ème anniversaire de l’Appel historique du 18 juin 1940 et le 70ème anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, nous rendons hommage par notre présence au chef de la France libre et à tous ceux qui l’ont rejoint pour défendre une certaine idée de la France et de la liberté.

La nation française rend hommage à ce précurseur et illustre visionnaire qu’était le général de Gaulle. Précurseur par les conceptions de stratégie militaire liées à l’emploi des blindés qu’il développera entre les deux guerres mondiales. Il fut d’ailleurs nommé le 11 mai 1940 à la tête de la 4ème Division cuirassée. Puis il est appelé, le 6 juin suivant, au poste ministériel de sous-secrétaire d’Etat à la guerre au ministère de la défense nationale. Illustre,  quand il appela les Français à poursuivre la lutte créant la France libre puis la France combattante et réunissant autour de lui tous ceux en France métropolitaine et en dehors de l’hexagone qui voulaient rendre à la France sa liberté.

Visionnaire, enfin, en permettant à la France, après cinq années d’occupation et de combats, de siéger à la table des vainqueurs retrouvant ainsi sa place pleine et entière au Conseil de Sécurité des Nations-Unies.

La nation française rend hommage également à toutes celles et à tous ceux, qui refusant la facilité, répondirent à l’Appel, combattirent contre l’ennemi, qu’ils aient choisi de servir au sein des Forces françaises libres ou qu’ils aient préféré s’engager dans la voie de la résistance.

Les Français libres venant de France, l’Afrique, n’oublions jamais l’Afrique, et d’ailleurs, les légionnaires tirailleurs, marsouins, marins et aviateurs constituèrent une admirable cohorte de volontaires ayant en commun la Croix de Lorraine.

Les résistants de l’intérieur de toutes convictions et de toutes conditions choisirent de mener le combat sur le territoire national au sein des réseaux, des mouvements et des maquis. Toutes ces femmes et tous ces hommes ont honoré l’Appel du général de Gaulle du 18 juin 1940 de ne jamais éteindre la flamme de la résistance.

C’est à la lueur de cette flamme que nous devons, 75 ans après, nous souvenir de cette page d’histoire de France où cette poignée de survivants doit recevoir le respect et l’honneur qui lui est due.

Oui, mesdames et messieurs, nous sommes fiers d’être gaullistes, nous sommes fiers de commémorer le 75ème anniversaire de l’Appel du général de gaulle.

Il y a quelques années, se proclamer gaulliste faisait de vous au mieux un partisan du passé, au pire un immonde nationaliste. Mais, aujourd’hui, qui ne se réfère pas au gaullisme ? Mélenchon, Marine Le Pen en passant par Hollande. Il s’agit souvent soit une reconnaissance historique soit une tentative de récupération idéologique qui vient de l’extrême gauche à l’extrême droite et de tous ceux qui ont combattu de son vivant le Général.

Le général de gaulle a su ne jamais s’enfermer dans une idéologie. Le gaullisme, c’est servir la France en ayant une vision de l’avenir nourrie de la connaissance passée, fixer le cap puis savoir rester pragmatique dans le choix des moyens. Savoir dire non à tous ceux qui menacent qu’il pourrait y avoir comme conséquence de fragiliser ou d’abaisser la nation.

Ces principes se retrouvent dans les valeurs civiques que nous défendons. C’est d’ailleurs la primauté de la personne, la liberté, la responsabilité et le respect des devoirs qui incombent à chacune et à chacun, et enfin la cohésion de la société par la défense de la famille et de la nation.

Le général de Gaulle a dit : «Il n'y a qu'une fatalité,
celle des peuples qui n'ont plus assez de force pour se tenir
debout et qui se couchent pour mourir. Le destin d'une nation se gagne chaque jour contre les causes internes et externes de destruction». Cette phrase est plus que jamais d’actualité. Les politiques menées en France ont participé à la situation désastreuse où se trouve notre pays.

Les adversaires intérieurs et extérieurs, les groupes islamiques intégristes ont engagé une véritable guerre de long terme dans le monde et contre notre pays et nos valeurs.

Les responsables politiques, dont les socialistes, ont accepté que la France se couche en ne conduisant pas les politiques qui auraient dû être menées à cette époque. Ils ont trouvé et trouveront toujours face à eux les gaullistes animés par l’esprit du 18 juin, par l’esprit de la résistance au service de la pérennité et du rayonnement de la France.

Le MIL, mes chers amis, estime important de rappeler l’enchaînement des faits qui se sont produits en France entre 1939 et 1940 pour bien comprendre la portée de l’Appel du 18 juin. Nous sommes arrivés à l’époque où la transmission de la mémoire des descendants de ceux qui ont vécu la période de la 2nde Guerre mondiale est essentielle. Les transmissions reposent entièrement sur la détermination que doivent avoir chacune et chacun d’entre nous à porter le poids du passé.

Cet effort intervient dans une période de l’histoire de France dans son ensemble est menacée par l’oubli. Ces pertes de mémoire nationale semblent organisées par les choix et les propositions des dits spécialistes qui cassent les programmes scolaires pour imposer leurs motifs.

Pour nous, gaullistes, l’enseignement de l’histoire comme celui de la géographie ou de la littérature est  d’abord celui de notre pays, la France. Une fois ces connaissances bien acquises, il est bien-sûr nécessaire de la resituer dans le cadre de l’Europe d’abord et du monde ensuite, mais seulement dans un second temps.

Le prix de l’identité nationale est attaché à ce choix.

Enfin, j’estime que dans tous les domaines, l’initiative personnelle est l’essence même d’une société de liberté, c’est le sens même de l’action personnelle. Celui qui se retrouve à la tête de l’État, d’une commune, d’une association ou d’une entreprise assume une responsabilité. Il en a la charge. Il a le mérite des résultats. Il faut expliquer cette importance aux jeunes ou aux moins jeunes et dire que la responsabilité politique est un leurre : il n’y a de responsabilité que celle des hommes. C’est pourquoi le MIL estime nécessaire de remettre l’homme au centre de notre société alors que la responsabilité collective reste jour après jour un objectif central dans l’histoire de nos quotidiens.

Oui, mesdames et messieurs, voilà l’esprit du 18 juin : savoir dire non, savoir choisir le chemin même s’il est abrupt pour réussir pour la France et pour l’honneur.

L’esprit du 18 juin, c’est avoir le courage de ses opinions et de dire haut et fort, avec le MIL, que nous sommes fiers d’être gaullistes.       


ÉLOGE DE DOMINIQUE PIONAT

 

Mon cher Dominique, lieutenant-colonel Dominique Pionat,

Voici l’éloge funèbre militaire, prononcé au nom de tes camarades des troupes de marine, des parachutistes et des anciens des services.

Tu as commencé ton parcours militaire par un devancement d’appel, engagement souligné par tes chefs, qui t’amènera au grade de sergent, pendant la durée légale du service. Mais ta progression ne peut s’arrêter à cette courte durée.

Officier au grade de sous-lieutenant en 1973, tu es promu au grade de lieutenant une année après et au grade de capitaine cinq ans plus tard.

Tes diverses affectations montrent la qualité de tes services.

Au bataillon, où tu parcours les territoires, avec les camarades d’Aspretto et de Collioure, puis avec ceux d’Orléans, où tu excelles dans la gestion des crises.

Au final, diplômé d’état-major, spécialiste des questions de renseignement, tu as marqué le service par une rigueur et une discipline de tous les instants. Combattant de cette ombre où l’Etat réclame notre esprit de sacrifice, notre désintéressement et notre loyalisme, tu as élevé, au-dessus de tout, les valeurs du soldat, au service de la Nation.

Aujourd’hui, alors que tu as posé définitivement ton sac, voici le dernier saut, l’ultime combat, et la paix trouvée auprès de tes camarades. Tu nous passes ce flambeau des repères du service républicain, au travers de tes autres engagements. Le mérite qui t’a été reconnu est celui du plus grand ordre national.

Dominique, les drapeaux te saluent avec ferveur, et nous, si nous pleurons ton départ, nous savons bien comment tu as pu te présenter, avec droiture et conviction.

Entre maintenant dans cette paix que tu as défendue avec toute ton âme et ton corps, avec tes qualités et ton immense dévouement. Oui, entre dans la paix de Dieu.


Communication du MIL du 11 avril 2017


DÉCÈS DE DOMINIQUE PIONAT,

DÉLÉGUÉ RÉGIONAL NOUVELLE-AQUITAINE DU M.I.L


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a la tristesse de faire part du décès de Dominique Pionat, Chevalier de la Légion d’honneur et de l'ordre national du Mérite, Maire de Cezac, lieutenant-colonel honoraire des pompiers, le 11 avril 2017. Il avait 67 ans.

Avec Dominique Pionat, c’est un militant civique et gaulliste de la première heure qui disparaît. Il fut de tous les combats gaullistes pour la France, au service de la France. Il a voué sa vie à la défense de nos valeurs gaullistes et patriotes. Il avait rejoint en 1965 l’Action des Étudiants Gaullistes (AEG), puis l’Union des Jeunes pour le Progrès (UJP) en 1967 ainsi que les Comités de Défense de la République (CDR) en 1968. Il avait, aussi, répondu présent lorsque le Général de Gaulle avait appelé à l’action civique. Il fut continuellement membre du parti gaulliste (UDR-RPR-UMP puis LR). Il était membre des Amis de Jacques Foccart (AJF). Durant toutes ces années, il fut représentant du M.I.L au conseil national du parti gaulliste. Il était courageux et déterminé, sa passion et sa conviction était la France. Nous avons mené ensemble de très nombreux combats. Le M.I.L perd un militant, un compagnon et un ami cher et proche.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle avec reconnaissance et fierté que Dominique Pionat a été depuis le début son délégué régional Aquitaine puis Nouvelle-Aquitaine et qu’il a participé activement, jusqu’aux derniers jours, aux activités et actions du mouvement.

Le bureau national du Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) a décidé de nommer Dominique Pionat membre de son comité d’honneur à titre posthume.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle ses ami(e)s et compagnons à être présents à la messe qui aura lieu le mercredi 19 avril 2017 à 10h en l’église Saint Pierre de Cezac (33620).

 


  

VI­GILANCE & AC­TION - N° 362 OCTOBRE 2017

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LES COMMUNICATIONS ÉCRITES DU M.I.L

LE TERRORISME ISLAMISTE SERA TOUJOURS UN TERRORISME ISLAMISTE

Communication du MIL du 2 septembre 2017

Repères : dans la lutte contre le terrorisme islamique, au-delà des missions notamment de renseignement, d'intervention, l'emploi des bons termes pour désigner l’ennemi apparait une condition nécessaire au succès. 


L'islamisme est une idéologie politique totalitaire, au même titre que le nazisme ou le communisme. L'islamisme souhaite imposer aux musulmans une forme radicale de l'organisation de la société conforme à une certaine lecture du Coran. Il s’oppose aux libertés comme à la démocratie.

Certains pays sont officiellement islamistes. L'une des traductions concrètes de cet islamisme réside dans l’application de la loi coranique : la charia. En découle le statut inférieur accordé aux non musulmans, soit ayant une autre religion, soit n'en ayant aucune. L'application de la charia est contraire à nos valeurs républicaines. Mais une part de ces pays se cantonne à une application nationale de cette politique, cela n’excuse pas de telles pratiques.


Parallèlement, divers mouvements islamistes se sont développés avec l'ambition d'imposer par la force leur vision de l'islam au monde entier.


Pour les mouvements islamistes, l'une des premières caractéristiques est l'internationalisme correspondant au mythe d'un califat régnant sur une part musulmane du monde. C'est pourquoi on retrouve des combattants de toutes les nationalités dans les rangs de ces mouvements. Il s'agit de «brigades internationales» regroupées par langue, dont des groupes francophones. L'ensemble de ces organisations constitue de fait une nébuleuse au sein de laquelle les conflits sont nombreux, mais paradoxalement les transferts ne sont pas rares d'une organisation à l'autre. 


Ils ont recours à la force pour s’imposer. On peut citer notamment les «frères musulmans», Al Qaida, le groupe État Islamique. Ils agissent à la fois dans les pays à majorité musulmane ou dans des pays à minorité musulmane. Ces mouvements mènent, depuis de nombreuses années, des guerres et ils ont conquis militairement des territoires où ils imposent leur système. Ces territoires qui leur sont actuellement disputés, comme c’est le cas en Syrie ou en Irak.


Aujourd'hui, on dénombre plusieurs zones grises à travers le monde où sont implantés des groupes armés islamistes notamment : la Somalie, l’Égypte (Sinaï), la Libye, le Nigeria, le Sahel (à cheval sur plusieurs pays), la Syrie, l’Irak, le Yémen et l’Indonésie. 


Hors de leurs territoires, ces organisations mènent des actions terroristes sous diverses formes. Les pays occidentaux, dont la France, ont été les victimes de ces actions terroristes islamistes.

Le traitement médiatique et les propos de certains responsables politiques peuvent introduire des doutes dans l'opinion. En effet, ils parlent de terroristes sans oser les qualifier d'islamistes. Le ministre de l'intérieur les désigne comme du ressort des psychiatres, plutôt que de dire qu’ils sont islamistes. Leur intention est probablement de distinguer les musulmans des islamistes, mais les choses ne se posent pas de la sorte. 


Il s'agit de brigades internationales regroupées par langue, dont des groupes francophones. Le souhait de noyer la réalité débouche sur l’utilisation de termes comme «islamo-gauchisme» ou «islamo-fascisme». Au-delà de la dénonciation des liaisons d’islamistes avec de rares militants de l'ultra droite antisémite ou de l'ultra gauche pro-palestinienne, ces qualificatifs apparaissent inutiles et déformants. L’islamisme est en lui-même une idéologie totalitaire. Il suffit d’appeler les islamistes des islamistes. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que les terroristes islamistes doivent être appelés par leur nom pour pouvoir clairement les combattre. L'islamisme, comme idéologie totalitaire, doit être dénoncée sous toutes ses formes tant au niveau des pays islamistes que des groupes terroristes islamistes.  

LA RÉPUBLIQUE EN MARCHE (LREM), C’EST LE NOUVEAU PARTI SOCIALISTE

Communication du MIL du 18 septembre 2017

L’association « En Marche », à sa création, a d’abord été animée par le secrétaire général, Richard Ferrand, (député socialiste sortant), devenu ensuite ministre, puis démissionnaire en raison des poursuites judiciaires dont il fait l’objet.


La République En Marche (LREM) vient de se doter d’une direction collégiale qui comprend trois personnes issues du Parti socialiste.


Arnaud Leroy, ancien député socialiste (2012-2017). En décembre 2015, il était encore candidat socialiste de Gironde pour les élections régionales en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes (tendance Montebourg).


Bariza Khiari, est une ancienne sénatrice socialiste. Elle a même été vice-présidente socialiste du Sénat durant la période où la gauche disposait de la majorité (animatrice de la tendance Fabius).


Astrid Panosyan, a été conseillère municipale socialiste de Paris et déléguée nationale du Parti socialiste à la famille et aux inégalités (tendance Strauss-Kahn). Elle a été conseillère au cabinet du ministre de l’Économie, Emmanuel Macron.


Ces responsables du PS avaient rejoint Macron avant l’élection présidentielle.


À l’Assemblée nationale, le groupe LREM est présidé par Richard Ferrand, ancien député socialiste. Il serait trop long de lister les nouveaux députés LREM issus des rangs du Parti Socialiste (PS) ou du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS), qui viennent s’ajouter aux sortants socialistes reconvertis dans le parti du Président. Il y a bien davantage de parlementaires LREM ayant eu l’étiquette socialiste que dans le groupe «Nouvelle gauche» de l’actuel ancien PS !


Au Sénat, c’est François Patriat, ancien sénateur socialiste, qui a constitué et préside le groupe La République en marche au Sénat. Il a été un ministre socialiste de Jospin. Par ailleurs, le groupe LREM au Sénat est constitué d’anciens sénateurs socialistes.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que le parti politique La République en Marche et les groupes parlementaires de ce parti sont dirigés par d’anciens élus socialistes reconvertis. Cette reconversion leur a été imposée par l’échec du quinquennat de François Hollande pour continuer à exister politiquement. Macron a créé une «nouvelle marque» politique pour ces socialistes en empruntant aux méthodes de marketing qui conduisent à changer l’emballage et le nom d’un produit qui a connu des déboires. Le ralliement de quelques opportunistes issus du centre, qui ne contrôlent rien dans l’appareil politique LREM, fait partie de ce changement d’emballage politique qu’il faut dénoncer.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge, qu’après avoir présenté des projets plutôt neutres, Macron va naturellement revenir à des mesures clairement socialistes qui se traduiront dans le projet de loi de Finances 2018, la hausse des impôts pour les retraités, la loi logement, la gestion de l’immigration, la loi sur l’ouverture de la PMA pour les couples de femmes, la légalisation du cannabis, etc. Cette nouvelle période politique va ouvrir la voie à une opposition déterminée de la droite républicaine.


Depuis début 2017, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a régulièrement informé sur l’engagement à gauche de Macron et de son équipe :

Communication du MIL du 2 février 2017 : MACRON SOCIALISTE HONTEUX

Communication du MIL du 10 février 2017 : L’ÉQUIPE MACRON VIENT MAJORITAIREMENT DU PS ET DE LA GAUCHE

Communication du MIL du 26 juin 2017 : LA MACHINE MACRON EST DE GAUCHE


ENCORE UNE LOI TRAVAIL QUI NE CRÉERA PAS D’EMPLOIS

Communication du MIL du 19 septembre 2017

Repères : La loi travail 2 va être promulguée via les ordonnances. Le gouvernement évite ainsi un débat parlementaire difficile sur cinq textes longs comportant de nombreuses dispositions de droit du travail.


La loi travail 2 a été élaborée dans la continuité de la loi travail (dite loi El Khomri), mise en place par le gouvernement socialiste, sous l’égide de Macron. Elle en constitue une suite, à quelques points près. Le principal rédacteur des textes est d’ailleurs resté le même. Sans entrer dans le détail d’un texte long, un commentaire général s’impose pour bien comprendre la nature réelle du contenu des ordonnances.


Les ordonnances ne simplifient pas le Code du travail, tout au contraire, elles ajoutent nombre de nouvelles dispositions. Elles n’apportent en aucun cas une «révolution» au Code du travail, comme le prétendent Macron et le gouvernement ou l’extrême gauche. Elles ne comportent pas de réelles mesures structurelles remettant en cause en profondeur le droit du travail, ce ne sont que des ajustements.


Ce texte comporte des mesures souhaitables, d’autres mesures «neutres», sans grand intérêt réel, et ouvre la porte à d’éventuels excès d’employeurs au détriment des salariés. Mais la concrétisation de ces règles défavorables devrait être peu fréquente, compte tenu des systèmes mis en place. Reste que, la loi travail 2 peut effectivement aller ponctuellement contre les intérêts de salariés. C’est pourquoi la CFE-CGC affiche son opposition, tandis que la CFDT, la CFTC et FO émettent de sérieuses réserves. Mais ces confédérations ne sont pas entrées dans une contestation de terrain (grèves ou manifestations).


Les ordonnances sont l’occasion d’une communication à destination des responsables de l’Union européenne, des financeurs étrangers et des multinationales. Ces experts étrangers ne sont pas en mesure d’analyser finement l’effet réel des mesures adoptées par rapport aux règles en cours. Il s’agit d’une belle opération de communication. Les ordonnances n’auront pas d’impact direct sur le nombre de créations de nouveaux emplois.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que le débat est volontairement dramatisé au sein de la gauche entre, d’un côté, les socialistes sociaux-démocrates (LREM) et, de l’autre, l’extrême gauche (La France insoumise, PCF, Mouvement du 1er juillet (Hamon), EELV, NPA et LO). Cette dramatisation est utilisée par chaque parti de la gauche de la gauche pour mobiliser à son profit ses sympathisants.


De même, les organisations syndicales marxistes, CGT, Solidaires ! et FSU, organisent des manifestations et annoncent des actions de blocage pour consolider leurs positions. Dans le secteur privé, la CGT a perdu en 2016 sa place de première confédération syndicale et, plus généralement, les syndicats marxistes sont devenus minoritaires au niveau national. Ces organisations syndicales s’efforcent de profiter de l’inquiétude des salariés face à la réforme.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge qu’il ne faut ni soutenir les ordonnances ni la contestation de celles-ci. Une autre politique portant sur le droit du travail doit être défendue par la Droite. Ce texte privilégie une vision de gauche de nature collective. Son contenu ne correspond pas aux projets présentés par Les Républicains lors des élections. Il ne comporte ni les mesures nationales nécessaires (durée du temps de travail, seuils sociaux, durée des CDD, etc.) ni ne répond à l’exigence de simplification du droit du travail. Enfin, il faut garder à l’esprit que les ordonnances s’inscrivent dans le projet de Macron de nationalisation de l’indemnisation chômage, de diminution de l’effort de formation professionnelle et de remise en cause de l’apprentissage qui apparaitraient comme des menaces graves sur le plan social comme sur celui de l’emploi.


MÉLENCHON REGROUPE L’EXTRÊME GAUCHE MARXISTE

Communication du MIL du 28 septembre 2017

L'extrême gauche marxiste s’est recomposée autour de Jean-Luc Mélenchon et de son parti (La France Insoumise ou LFI). Il dispose d’une légitimité obtenue au travers de son score à l'élection présidentielle où il a obtenu 7 millions de voix, soit près de 20% des suffrages exprimés. C'est un record qui rappelle l’époque historique du Parti communiste dans les années 60-70. A la présidentielle de 1969, Jacques Duclos, candidat du Parti communiste français, avait recueilli 4,8 millions de voix, soit plus de 21 % des suffrages exprimés. Mélenchon a ainsi conquis la position de leader de l'extrême-gauche française.


Suite aux législatives, la France Insoumise dispose d'un groupe parlementaire, parallèlement à celui des communistes. Ils disposent ensemble d'une trentaine de députés. Alliés à la «Nouvelle gauche» (les quelques députés survivants du Parti socialiste), ils franchissent la barre des 60 députés leur permettant de peser à l'Assemblée nationale.


Mélenchon incarne l’opposition de gauche à Macron. Il est accompagné, de près ou de loin, par les responsables du PCF, du «Mouvement du 1er juillet (M1717)» de Hamon et de différents groupuscules de la gauche socialiste (Ensemble!...) ou trotskystes (Lambertistes, NPA...). Le Parti Communiste Français (PCF) joue un rôle réduit, dans la phase actuelle, même s'il conserve un réel potentiel (voir la tenue de la «fête de l'Huma» en 2017). De plus, le Parti communiste dispose d’une proximité avec des responsables de la CGT comme de la FSU. La France Insoumise (LFI) n'a pas présenté de candidats aux sénatoriales pour permettre la réélection de sénateurs communistes et le maintien d’un groupe communiste au Sénat. Au niveau syndical, l’Union syndicale Solidaires (issue de l’aile d’extrême-gauche de la CFDT) se joint également à la dynamique de «La France Insoumise (LFI)» lors des manifestations.


La mouvance d'extrême-gauche exploite la critique des ordonnances relatives au Code du travail pour mobiliser en dépassant les enjeux objectifs. Elle profite d'un traitement favorable de la part de journalistes de gauche proche de cette sensibilité politique. Cet état de fait explique en partie l'impact sur l'opinion. Elle met en œuvre une dynamique de terrain efficace (manifestations syndicales, grèves, blocages, manifestations politiques) sans avoir eu besoin de formaliser une nouvelle «union de la gauche» faute d'échéances électorales proches. Sa proximité avec l'ultra gauche est attestée par le soutien de membres des Insoumis aux criminels ayant incendié un véhicule de police. Lors de la manifestation des «insoumis» du 23 septembre, les «blacks blocs» ont défilé en tête sans que le service d'ordre les en empêche. La convergence de fait avec les autonomes et les militants anarchistes est apparue clairement.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le renforcement de la mouvance d'extrême gauche, sur la base de la critique radicale du quinquennat Hollande et du début de celui de Macron. La rupture entre la gauche de gouvernement de Macron («La République en Marche») et l'extrême gauche est définitivement actée.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’inquiète de l’audience obtenue par Mélenchon et estime qu’elle pose un problème de fond à la France. Son discours marxiste s'oriente progressivement vers une rhétorique antidémocratique, violente, voire insurrectionnelle, à caractère révolutionnaire au sens propre. Ses propos laissent craindre une perspective qui pourrait devenir celle d’affrontements physiques sur tous les terrains.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se positionne très clairement « contre Macron et contre Mélenchon », pour défendre la ligne politique de la droite républicaine.


VICTOIRE DE LA DROITE RÉPUBLICAINE ET DU CENTRE AU SÉNAT

Communication du MIL du 2 octobre 2017

Lors des élections sénatoriales de septembre, la majorité de droite vient de gagner des sièges et sort renforcée. La droite et le centre disposent d'une large majorité au Sénat. C'est la traduction concrète des victoires de la droite aux élections locales des dernières années. L’implantation territoriale joue naturellement son rôle pour les élections sénatoriales. 171 candidats ont été élus avec une étiquette Les Républicains, Union de la droite ou «divers droite», tandis que 41 élus appartiennent, a priori, au groupe Union centriste.


Tous les groupes parlementaires de gauche (communiste, socialiste, en marche, radical) au Sénat perdent des élus. Le groupe écologiste confirme sa disparition. Le MoDem ne dispose que de trois sénateurs, rattachés au groupe En Marche. La République En Marche (LREM) ne parvient pas à percer : ni auprès des grands électeurs socialistes, ni auprès des élus locaux «divers droite» ou «divers gauche», ni auprès d’élus LR ou UDI. Il dispose de 24 élus (au lieu de 29 antérieurement) pour la plupart d’ex-socialistes. Contrairement aux commentaires de journalistes, LREM avait un réel potentiel électoral auprès d'élus locaux non encartés ou socialistes. L'échec de LREM provient des choix politiques de Macron : suppression des emplois aidés, fin du financement des collectivités locales par la taxe d'habitation, réduction budgétaire de 13 milliards d’euros, réduction des APL et mise en cause des offices locaux d’HLM. Ces décisions politiques de Macron ont clairement été rejetées par les grands électeurs. Autre illustration de cette tension entre collectivités locales et exécutif : les Présidents des Conseils régionaux (de toutes tendances) viennent de se retirer des négociations avec le gouvernement.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se réjouit de la victoire des candidats de droite aux élections sénatoriales. Cet évènement politique remet un peu d’ordre dans la vie politique après l’élection par défaut de Macron à la Présidence de la République (contre Le Pen) et sa conséquence législative.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se félicite de la réélection, à l’unanimité, à la présidence du groupe sénatorial des Républicains, de Bruno Retailleau, qui a abandonné la présidence de la Région Pays de Loire pour se consacrer au Sénat. Tout comme Christian Jacob, président du groupe des députés Républicains à l’Assemblée nationale, Retailleau se positionne sur une ligne d’opposition claire et ferme à Macron.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la réélection de Gérard Larcher (LR) à la présidence du Sénat, avec 223 voix, complète le dispositif. Le Sénat pourra jouer tout son rôle dans le débat parlementaire sur les projets de loi à venir, après la parenthèse des ordonnances sur la loi Travail2. Il pourra en particulier proposer des modifications au projet de loi de finances 2018.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que Macron ne dispose pas, à ce jour, et de loin (manque 180 voix) d’une majorité des 3/5ème au Parlement pour faire adopter la réforme constitutionnelle dont il avait exposé le projet, consistant à limiter le cumul des mandats des parlementaires dans le temps, à supprimer la Cour de justice de la République, à réformer le Conseil supérieur de la magistrature... Macron ne semble pas pouvoir davantage avoir recours à la voie du référendum, ayant trop peu de chances de l’emporter face à la convergence probable des oppositions. Quel Président jouerait d’ailleurs son avenir sur une réforme du Conseil supérieur de la magistrature ?


PMA SANS PÈRE : LA GAUCHE À LA MANOEUVRE

Communication du MIL du 13 octobre 2017

Repère : Le programme présidentiel de Macron prévoyait explicitement, dans son chapitre «Familles et société», l’ouverture de la PMA aux couples de femmes : «Nous sommes favorables à l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) pour les femmes seules et les couples de femmes.» (Objectif 2 : poursuivre l’avancée des droits).


La ministre de la Santé en juillet puis la secrétaire d’État à l’égalité entre les femmes et les hommes en septembre ont annoncé qu’une loi ouvrant la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes seules et aux couples de femmes, c’est-à-dire la «PMA sans père», serait proposée au Parlement en 2018, «probablement» dans le cadre de la révision de la loi bioéthique. Des «états généraux de la bioéthique» sont effectivement prévus et porteront sur toute une série de sujets : euthanasie, adoption par des personnes de même sexe, PMA sans père, recherche sur l’embryon, utilisation du sang de cordon ombilical, etc.


Cette annonce en faveur de la légalisation de la «PMA sans père» correspond à un engagement électoral du candidat Macron lors de la campagne présidentielle de 2017. Cette mesure vise à poursuivre la démarche amorcée par l’adoption, par Hollande et la gauche, du mariage homosexuel, par un encouragement à l’homoparentalité par l’utilisation de la PMA, la GPA ou l’adoption.

En France, l’assistance médicale à la procréation (AMP) est réservée aux couples non-homosexuels. Elle a pour objet de remédier à l'infertilité d'un couple ou d'éviter la transmission d'une maladie grave à l'enfant ou à un membre du couple. Elle ne doit en aucun cas être confondue avec la «PMA sans père». En généralisant le fait de «produire» volontairement un enfant dans le cadre d’une insémination, par donneur inconnu, à une femme seule (ou en couple lesbien), conduit à mettre au monde un enfant qui n’aura pas de père par construction. Cet enfant se trouvera dans une situation porteuse de problèmes notamment psychologique, psychique, d’identification et de place dans la société. Le cadre naturel du bon développement d’un enfant se situe au sein d’un couple composé d’une mère et d’un père.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’oppose à l’ouverture de la PMA aux femmes seules ou aux couples de femmes, dans la mesure où cette méthode a pour conséquence de «produire» un enfant sans père et que cette procréation d’un enfant va radicalement à l’encontre des droits de celui-ci. La «PMA sans père» pour les couples de lesbiennes ou les femmes célibataires est autorisée au Royaume-Uni, en Espagne ou en Belgique. Certaines femmes ont donc déjà recours à une intervention de PMA dans ces pays. Mais cela ne constitue aucunement une raison pour modifier notre législation nationale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que le combat contre la «PMA sans père» est loin d’être perdu. Une part de la gauche exprime sa franche hostilité à ce mode de conception, allant de José Bové (EELV) à «Charlie Hebdo» (avec un numéro consacré à dénoncer la «PMA sans père»). Les positions au sein du gouvernement macronien sur le calendrier d’adoption de cette mesure divergent.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’engage à participer activement à la mobilisation engagée contre la «PMA sans père» et appelle ses adhérents à se joindre aux initiatives menées localement en ce sens.

 


  

VI­GILANCE & AC­TION - N° 363 OCTOBRE-NOVEMBRE 2017

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LES COMMUNICATIONS ÉCRITES DU M.I.L

PRIÈRES DE RUE À CLICHY LA GARENNE : TROP C’EST TROP


Communication du MIL du 13 novembre 2017

 

Depuis huit mois, chaque vendredi midi près de l’hôtel de ville de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), l’Union des Associations Musulmanes de Clichy (UAMC) organise des prières de rue auxquelles participent 100 à 200 fidèles musulmans qui peuvent écouter des prêches en arabe installés sur leurs tapis de prière.


Il s’agit pour cette organisation musulmane de protester contre son expulsion d’un bâtiment municipal, intervenue à l’expiration de leur bail précaire. La mairie a en effet décidé d’utiliser ce bâtiment du centre-ville pour en faire une médiathèque et mis à la disposition un autre bâtiment avec un bail de 99 ans.


Une manifestation d’élus de la droite républicaine, portant leur écharpe tricolore, vient d’être organisée pour protester contre la tenue de ces prières de rue et contre l’inertie de l’État. Elle a réuni une centaine d’élus franciliens et a reçu le soutien de la population du quartier. Des maires, des parlementaires, des conseillers régionaux et départementaux (LR et UDI) ont défilé sur le mot d’ordre «Stop aux prières de rue illégales» pour demander à l’État d’intervenir.


Un important dispositif policier est mobilisé chaque semaine pour encadrer les prières.

La situation locale semble compliquée, d’une part, à cause des conflits existant entre plusieurs associations musulmanes rivales et, d’autre part, par le soutien apporté par la gauche municipale à cette opération. En effet, la perte de la mairie de Clichy-La Garenne (92) aux dernières municipales après des décennies de pouvoir socialiste a généré un désir de revanche, par tous les moyens possibles, des responsables de la gauche locale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) reste totalement opposé à tout financement public des mosquées, car il ne faut pas mettre en cause la loi de 1905 interdisant à l’État, aux départements et communes de subventionner l’exercice des cultes. La demande de mise à disposition de locaux par une organisation musulmane peut ainsi être assimilée à une demande de financement indirect. Les organisations musulmanes doivent assurer le financement de leurs lieux de culte.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la tenue de prières de rue à Clichy-La Garenne, comme cela a été le cas dans d’autres communes (Paris, Lagny-sur-Marne …), nuit gravement à l’image, dans l’opinion publique, de la religion musulmane, dans son ensemble (conquête de l’espace public au nom d’une religion…).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) soutient totalement l’intention du maire d’engager des recours en justice contre l’État pour le non-maintien de l’ordre public et souhaite un retour rapide à l’ordre républicain.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate, qu’en dépit des demandes répétées du maire républicain de Clichy-La Garenne, Rémi Muzeau, de faire intervenir la police au nom de «l’interdiction de l’occupation illégale du domaine public», ni le préfet ni le ministère de l’Intérieur n’ont cru nécessaire de répondre et d’apporter une réponse à la tenue de ces prières de rue. Or, la rue est un espace public, l’État doit agir. Le maire a totalement raison dans sa démarche.


On peut même se demander si finalement l’intention de l’État, en gardant le silence et en n’intervenant pas face à une situation inacceptable, n’a pas, comme arrière-pensée, de renforcer les forces politiques extrêmes.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) lance une campagne militante sur le thème : «Stop aux prières de rue illégales» et «Prières de rue illégales, trop c’est trop».


LE GÉNÉRAL CHARLES DE GAULLE NOUS QUITTAIT IL Y A 47 ANS


Communication du MIL du 9 novembre 2017


Pour les patriotes et les défenseurs de la France, le 9 novembre 2017 est une journée du souvenir. En effet, il y a 47 ans, le général de Gaulle nous quittait.


Qui était le général de Gaulle ? Il faut rappeler aux plus jeunes d’entre nous que le général de Gaulle, outre ses faits d’armes contre l’ennemi durant la campagne de France de mai 1940, fut nommé sous-secrétaire d’Etat à la Guerre et à la Défense nationale dans le gouvernement Reynaud.


Alors que le maréchal Pétain négociait avec l’ennemi un armistice, le général de Gaulle rejoignait Londres d’où il lançait son célèbre appel à la mobilisation, à la résistance et à la libération de la France : l’appel du 18 juin 1940. Il parvint progressivement à rallier, sous son autorité, les mouvements de résistance intérieure et à imposer la légitimité de la France libre aux Alliés.


A la libération, il devint président du gouvernement provisoire, restaura la République et posa les fondements d’une France nouvelle. En désaccord avec les partis politiques, hostile au régime des partis de la IVème république, le général de Gaulle démissionna du gouvernement français en janvier 1946.


Reconnu comme étant le seul recours capable de résoudre le conflit algérien, le général de Gaulle est appelé à la tête du gouvernement en mai 1958. Il dota la France d’une nouvelle constitution, la Vème république était née. Il en devint le premier président en décembre 1958 et fut réélu en 1965.

Après avoir redressé la situation économique de la France en 1958, il mena de profondes réformes en ce domaine sur fond de prospérité des années 60 : décolonisation, construction de l’Europe et indépendance nationale. Il imposa aussi la France sur la scène internationale.


La crise de mai 1968, flambée sociale et culturelle, lui fournit l’occasion de concrétiser sa grande idée de Participation. En avril 1969, il proposa aux Français, par référendum, une grande réforme sur la régionalisation et le Sénat qui sera rejetée par les Français. Le général de Gaulle, considérant que la France ne pouvait prospérer durablement sans cette grande réforme, remit immédiatement sa démission et se retira à Colombey-les-deux-Eglises, où il décédera le 9 novembre 1970.

Le général de Gaulle aimait la France mais pas n’importe quelle France : une France puissante, une France indépendante, celle que l’on respecte. C’est pourquoi il dota la France d’une puissante défense nationale et de l’arme nucléaire.


Charles Pasqua a bien résumé l’esprit du gaullisme et de la résistance : «L’essentiel, c’est la capacité de refuser ce qui apparaît au plus grand nombre inévitable» (France Info – 5 juin 2015).

 

MAI 68, MACRON VEUT NOUS RESSORTIR DES EX-GAUCHISTES RINGARDS


Communication du MIL du 6 novembre 2017


Les manifestations, émeutes, incendies, grèves, occupations de bâtiments publics, etc. ayant eu lieu en mai 1968, puis la réaction gaulliste et républicaine du 30 mai au 30 juin 1968 et, enfin, les conséquences politiques de ce printemps dans les années qui suivirent, constituent aujourd’hui, près de cinquante ans plus tard, des éléments historiques de l’Histoire de France.


Des centaines de livres ont eu l’occasion de présenter les faits de tous les points de vue et sous tous les aspects. Le livre de Raymond Aron : «La Révolution introuvable. Réflexions sur les événements de mai», paru chez Fayard à l’automne 1968, contient sans doute une analyse réalisée par un contemporain des faits.


Avec l’arrivée du cinquantenaire de mai 1968, des médias et des personnalités politiques vont vouloir exploiter le filon : Des acteurs survivants de l’époque rêvent de faire revivre leurs souvenirs à l’occasion de mai 2018 ; des séminaires universitaires seront organisés sur le sujet ; des débats auront lieu. On vendra des produits commémoratifs, des livres, des films et des gadgets. Ce phénomène est incontournable. Personne n’empêchera Daniel Cohn-Bendit de pérorer sur son «mouvement du 22 mars» et se remémorer sa jeunesse gauchiste, même si ce personnage très trouble est devenu aujourd’hui un «libéral européen écolo», soutien déclaré d’Emmanuel Macron. Il devrait être mis en avant par ce dernier pour mieux récupérer l’image de mai 68.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que les évènements de mai et juin 1968 ne doivent faire l’objet d’aucune «commémoration officielle» de la part de l’exécutif et témoigne de son inquiétude à la suite des rumeurs d’une possible mise en scène du cinquantenaire par le président de la République.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que le mois de mai 1968 est une période complexe. Elle a été la résultante de plusieurs phénomènes, sans rapport direct, dans le contexte spécifique de l’époque :

-La mobilisation d’une mouvance universitaire autour de l’UNEF (étudiants) et du SneSUP (enseignants), liée en grande partie à l’explosion quantitative des effectifs dans un système universitaire peu préparé à cette évolution.

-Les fortes revendications de centrales syndicales (CGT et CFDT), intervenant dans le contexte d’une période économique porteuse, pour obtenir des avantages sociaux.

-La perspective de responsables politiques socialistes de revenir au pouvoir, après 10 ans d’opposition menée par des responsables politiques de la 4ème république : François Mitterrand et Pierre Mendes-France.

-Le jeu politique du Parti communiste français (PCF), obéissant à la logique étrangère des dirigeants de l’Internationale communiste (c’est-à-dire de l’URSS), dans le contexte de la guerre froide et disposant d’organisations de masse et d’un poids électoral réel (Jacques Duclos obtiendra plus de 21% des voix à la présidentielle de 1969).

-La volonté insurrectionnelle de multiples groupes marxistes «gauchistes» contestant les positions du PCF, soutenus par des pays étrangers et disposant d’un potentiel militant. Cette situation préexistante à mai 68 était dûe à un effet de mode idéologique porté par des intellectuels marxistes critiques à l’égard du régime soviétique et donc du PCF. Trois tendances «gauchistes» coexistaient :

Les trotskystes de la Fédération des étudiants révolutionnaires et de l’Organisation communiste internationaliste (OCI) (lambertiste), de la JCR (Jeunesse communiste internationaliste) et du Parti communiste internationaliste (future «Ligue communiste» avec Alain Krivine) et «Voix ouvrière» (Lutte ouvrière).

Les maoïstes du Parti communiste marxiste-léniniste de France (PCMLF) et de l'Union des jeunesses communistes marxistes-léninistes (UJCML), qui étaient soutenus par la Chine populaire de Mao engagée à cette époque dans «l’exportation de la révolution».

Les anarchistes libertaires du Mouvement du 22-Mars.


Rappelons également que le «Mai 68» français n’a rien de commun avec les mouvements contestataires survenus dans d’autres pays dont les États-Unis ou la Tchécoslovaquie. La simultanéité des évènements ne correspond ni à un même contexte ni à un même objectif. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que ces différentes forces de gauche, politique et syndicale, se sont engagées dans une tentative insurrectionnelle. Elles ont organisé des actions dans le but de contourner les institutions démocratiques de la 5ème République.

Cet aspect profondément antidémocratique des actions révolutionnaires menées durant le mois de mai 68 peut servir d’exemple sur le détournement des libertés publiques par des partisans d’un projet totalitaire, en l’occurrence l’installation d’un régime communiste.


Elles ont eu recours à la violence et l’intimidation vis-à-vis des citoyens et des agents de l’État, elles ont bloqué le fonctionnement du pays, elles ont porté atteinte à l’intérêt national, jusqu’à la décision du Général de Gaulle de dissoudre l’Assemblée nationale à la fin mai : 


« Quant aux élections législatives, elles auront lieu dans les délais prévus par la Constitution à moins qu'on entende bâillonner le peuple français tout entier en l'empêchant de s'exprimer en même temps qu'on l'empêche de vivre, par les mêmes moyens qu'on empêche les étudiants d'étudier, les enseignants d'enseigner, les travailleurs de travailler. Ces moyens, ce sont l'intimidation, l'intoxication et la tyrannie exercées par des groupes organisés de longue main, en conséquence, et par un parti qui est une entreprise totalitaire, même s'il a déjà des rivaux à cet égard. » (Allocution du 30 mai 1968 du Général de Gaulle)


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle la réponse constructive du Général de Gaulle et du gouvernement de Georges Pompidou pour avoir raison du mouvement insurrectionnel :


« Tout le monde comprend, évidemment, quelle est la portée des actuels évènements, universitaires, puis sociaux. On y voit tous les signes qui démontrent la nécessité d'une mutation de notre société. Mutation qui doit comporter la participation plus effective de chacun à la marche et au résultat de l'activité qui le concerne directement. » (Allocution du 24 mai 1968 du Général de Gaulle)


Le mouvement gaulliste (Union pour la défense de la République – UDR) et ses organisations (SAC, UJP, CDR..) ont su mobiliser les Français pour arriver à la manifestation monstre du 30 mai 1968 sur les Champs-Elysées. Cette journée a marqué la reconquête de la rue par les gaullistes. Puis, le parti gaulliste a réussi, le 30 juin 1968, à obtenir seul une majorité absolue à l’Assemblée nationale et constitué, au travers de ses alliances, une majorité de près de 400 députés contre 91 pour les socialistes et le PCF.


Ces succès de l’action civique mériteront d’être commémorés en mai et juin 2018. Les efforts pour sauver la France, de tous les acteurs de l’époque (responsables et militants gaullistes), devront être reconnus et honorés à cette occasion.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce, enfin, la tentation de militants d’extrême-gauche et d’ultra-gauche de rejouer en mai 2018 une répétition de mai 1968. Ce projet fait rêver ces mouvances et des tentatives subversives peuvent apparaître. Elles seraient alors dirigées, d’une part, contre Macron, et d’autre part, contre les institutions et les services de l’État, notamment la police, la justice et l’armée. Cette tendance vient d’être illustrée par les incendies criminels perpétrés par des militants anarchistes libertaires contre des gendarmeries à Grenoble et à Limoges.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que la convergence des mécontentements à la politique menée par Macron doit être pleinement et fortement incarnée par la droite républicaine, dans le cadre des institutions, afin qu’elle ne puisse pas être récupérée par la gauche-extrême. Cela sera un des enjeux politiques de 2018.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) lance une campagne militante sur le thème : «Mai 1968-2018, avec Macron, le retour des ringards».


UN RISQUE MONDIAL, LES DERNIERS RÉGIMES COMMUNISTES


Communication du MIL du 7 novembre 2017


Depuis la fin de la guerre froide, la nature communiste de régimes, demeurés au pouvoir dans de nombreux pays du monde, a tendance à être gommée.


Plusieurs de ces pays occupent le devant de l’actualité comme la Corée du Nord, avec sa course à l’armement nucléaire et au développement de missiles balistiques, et, également, le Venezuela, avec l’instauration d’un régime autoritaire marxiste et l’écrasement en cours de l’opposition.


Beaucoup de responsables politiques semblent oublier la nature des pays aux mains d’un Parti unique comme la Chine, avec une très récente réaffirmation récente de la structure du pouvoir lors du 19ème Congrès du Parti communiste Chinois (PCC), la péninsule indochinoise avec le Vietnam (Parti communiste vietnamien), le Cambodge (Parti communiste du Cambodge) et le Laos (Parti révolutionnaire populaire Lao), et l’Amérique centrale avec des pays comme le Nicaragua ou Cuba. Il faudrait ajouter des pays de l’Est de l’Europe, d’Asie centrale, d’Amérique latine et d’Afrique qui demeurent dans une culture de parti unique d’inspiration marxiste, même si l’étiquette «communiste» n’est plus mise en avant.


La tolérance ou l’indulgence internationale face à ces régimes totalitaires ou autoritaires provient du fait que, dans le cadre de la mondialisation, ils apparaissent à certains principalement comme des marchés pour nos produits et des fournisseurs à bas coûts. Le fait que la balance commerciale avec ces pays soit toujours déficitaire ne semble pas influer sur le développement des échanges.

En tout premier lieu, c’est le cas de la République populaire de Chine qui vient de fêter son 68ème anniversaire de sa fondation en 1949 qui doit retenir toute l’attention, car le régime communiste du second pays du monde (derrière l’Inde) a une ambition internationale et n’agit pas du tout selon nos règles occidentales. Au-delà de la question des échanges économiques, la Chine développe diverses initiatives posant des problèmes, notamment :

-Atteinte aux droits de l’homme dans toute la Chine et, en particulier, à Hong-Kong (région administrative spéciale) ou au Tibet (région autonome)

-Programme d’armement accéléré, avec des achats d’armes et le développement de la fabrication d’armes en Chine

-Construction d’iles artificielles en mer de Chine, équipées de piste d’aviation, dans le but de constituer une «grande zone maritime chinoise», au détriment des États voisins : Japon, Philippines, Taiwan ou Vietnam

-Création de voies de communication vers la mer ou l’Asie centrale, à vocation commerciale et à potentiel militaire

-Achat d’une partie du port du Pirée (Grèce), rachat de grandes entreprises occidentales, de leurs brevets et de leurs technologies.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la permanence de régimes communistes, dans un certain nombre de pays, devrait être pleinement prise en compte dans nos relations diplomatiques, au-delà des simples considérations relatives aux échanges économiques. La politique de ces pays est susceptible d’évoluer rapidement, d’une manière ou d’une autre, en raison de la présence d’exécutifs sans contre-pouvoir et de logiques idéologiques communistes. Il semble donc indispensable de mesurer davantage les risques pour la paix et l’équilibre du monde.

 


  

UN RISQUE MONDIAL, LES DERNIERS RÉGIMES COMMUNISTES

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Depuis la fin de la guerre froide, la nature communiste de régimes, demeurés au pouvoir dans de nombreux pays du monde, a tendance à être gommée.


Plusieurs de ces pays occupent le devant de l’actualité comme la Corée du Nord, avec sa course à l’armement nucléaire et au développement de missiles balistiques, et, également, le Venezuela, avec l’instauration d’un régime autoritaire marxiste et l’écrasement en cours de l’opposition.


Beaucoup de responsables politiques semblent oublier la nature des pays aux mains d’un Parti unique comme la Chine, avec une très récente réaffirmation récente de la structure du pouvoir lors du 19ème Congrès du Parti communiste Chinois (PCC), la péninsule indochinoise avec le Vietnam (Parti communiste vietnamien), le Cambodge (Parti communiste du Cambodge) et le Laos (Parti révolutionnaire populaire Lao), et l’Amérique centrale avec des pays comme le Nicaragua ou Cuba. Il faudrait ajouter des pays de l’Est de l’Europe, d’Asie centrale, d’Amérique latine et d’Afrique qui demeurent dans une culture de parti unique d’inspiration marxiste, même si l’étiquette «communiste» n’est plus mise en avant.


La tolérance ou l’indulgence internationale face à ces régimes totalitaires ou autoritaires provient du fait que, dans le cadre de la mondialisation, ils apparaissent à certains principalement comme des marchés pour nos produits et des fournisseurs à bas coûts. Le fait que la balance commerciale avec ces pays soit toujours déficitaire ne semble pas influer sur le développement des échanges.

En tout premier lieu, c’est le cas de la République populaire de Chine qui vient de fêter son 68ème anniversaire de sa fondation en 1949 qui doit retenir toute l’attention, car le régime communiste du second pays du monde (derrière l’Inde) a une ambition internationale et n’agit pas du tout selon nos règles occidentales. Au-delà de la question des échanges économiques, la Chine développe diverses initiatives posant des problèmes, notamment :

-Atteinte aux droits de l’homme dans toute la Chine et, en particulier, à Hong-Kong (région administrative spéciale) ou au Tibet (région autonome)

-Programme d’armement accéléré, avec des achats d’armes et le développement de la fabrication d’armes en Chine

-Construction d’iles artificielles en mer de Chine, équipées de piste d’aviation, dans le but de constituer une «grande zone maritime chinoise», au détriment des États voisins : Japon, Philippines, Taiwan ou Vietnam

-Création de voies de communication vers la mer ou l’Asie centrale, à vocation commerciale et à potentiel militaire

-Achat d’une partie du port du Pirée (Grèce), rachat de grandes entreprises occidentales, de leurs brevets et de leurs technologies.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la permanence de régimes communistes, dans un certain nombre de pays, devrait être pleinement prise en compte dans nos relations diplomatiques, au-delà des simples considérations relatives aux échanges économiques. La politique de ces pays est susceptible d’évoluer rapidement, d’une manière ou d’une autre, en raison de la présence d’exécutifs sans contre-pouvoir et de logiques idéologiques communistes. Il semble donc indispensable de mesurer davantage les risques pour la paix et l’équilibre du monde.

  

MAI 68, MACRON VEUT NOUS RESSORTIR DES EX-GAUCHISTES RINGARDS

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Les manifestations, émeutes, incendies, grèves, occupations de bâtiments publics, etc. ayant eu lieu en mai 1968, puis la réaction gaulliste et républicaine du 30 mai au 30 juin 1968 et, enfin, les conséquences politiques de ce printemps dans les années qui suivirent, constituent aujourd’hui, près de cinquante ans plus tard, des éléments historiques de l’Histoire de France.


Des centaines de livres ont eu l’occasion de présenter les faits de tous les points de vue et sous tous les aspects. Le livre de Raymond Aron : «La Révolution introuvable. Réflexions sur les événements de mai», paru chez Fayard à l’automne 1968, contient sans doute une analyse réalisée par un contemporain des faits.


Avec l’arrivée du cinquantenaire de mai 1968, des médias et des personnalités politiques vont vouloir exploiter le filon : Des acteurs survivants de l’époque rêvent de faire revivre leurs souvenirs à l’occasion de mai 2018 ; des séminaires universitaires seront organisés sur le sujet ; des débats auront lieu. On vendra des produits commémoratifs, des livres, des films et des gadgets. Ce phénomène est incontournable. Personne n’empêchera Daniel Cohn-Bendit de pérorer sur son «mouvement du 22 mars» et se remémorer sa jeunesse gauchiste, même si ce personnage très trouble est devenu aujourd’hui un «libéral européen écolo», soutien déclaré d’Emmanuel Macron. Il devrait être mis en avant par ce dernier pour mieux récupérer l’image de mai 68.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que les évènements de mai et juin 1968 ne doivent faire l’objet d’aucune «commémoration officielle» de la part de l’exécutif et témoigne de son inquiétude à la suite des rumeurs d’une possible mise en scène du cinquantenaire par le président de la République.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que le mois de mai 1968 est une période complexe. Elle a été la résultante de plusieurs phénomènes, sans rapport direct, dans le contexte spécifique de l’époque :


-La mobilisation d’une mouvance universitaire autour de l’UNEF (étudiants) et du SneSUP (enseignants), liée en grande partie à l’explosion quantitative des effectifs dans un système universitaire peu préparé à cette évolution.


-Les fortes revendications de centrales syndicales (CGT et CFDT), intervenant dans le contexte d’une période économique porteuse, pour obtenir des avantages sociaux.


-La perspective de responsables politiques socialistes de revenir au pouvoir, après 10 ans d’opposition menée par des responsables politiques de la 4ème république : François Mitterrand et Pierre Mendes-France.


-Le jeu politique du Parti communiste français (PCF), obéissant à la logique étrangère des dirigeants de l’Internationale communiste (c’est-à-dire de l’URSS), dans le contexte de la guerre froide et disposant d’organisations de masse et d’un poids électoral réel (Jacques Duclos obtiendra plus de 21% des voix à la présidentielle de 1969).


-La volonté insurrectionnelle de multiples groupes marxistes «gauchistes» contestant les positions du PCF, soutenus par des pays étrangers et disposant d’un potentiel militant. Cette situation préexistante à mai 68 était dûe à un effet de mode idéologique porté par des intellectuels marxistes critiques à l’égard du régime soviétique et donc du PCF. Trois tendances «gauchistes» coexistaient :


Les trotskystes de la Fédération des étudiants révolutionnaires et de l’Organisation communiste internationaliste (OCI) (lambertiste), de la JCR (Jeunesse communiste internationaliste) et du Parti communiste internationaliste (future «Ligue communiste» avec Alain Krivine) et «Voix ouvrière» (Lutte ouvrière).


Les maoïstes du Parti communiste marxiste-léniniste de France (PCMLF) et de l'Union des jeunesses communistes marxistes-léninistes (UJCML), qui étaient soutenus par la Chine populaire de Mao engagée à cette époque dans «l’exportation de la révolution».


Les anarchistes libertaires du Mouvement du 22-Mars.


Rappelons également que le «Mai 68» français n’a rien de commun avec les mouvements contestataires survenus dans d’autres pays dont les États-Unis ou la Tchécoslovaquie. La simultanéité des évènements ne correspond ni à un même contexte ni à un même objectif. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que ces différentes forces de gauche, politique et syndicale, se sont engagées dans une tentative insurrectionnelle. Elles ont organisé des actions dans le but de contourner les institutions démocratiques de la 5ème République.


Cet aspect profondément antidémocratique des actions révolutionnaires menées durant le mois de mai 68 peut servir d’exemple sur le détournement des libertés publiques par des partisans d’un projet totalitaire, en l’occurrence l’installation d’un régime communiste.


Elles ont eu recours à la violence et l’intimidation vis-à-vis des citoyens et des agents de l’État, elles ont bloqué le fonctionnement du pays, elles ont porté atteinte à l’intérêt national, jusqu’à la décision du Général de Gaulle de dissoudre l’Assemblée nationale à la fin mai : 


« Quant aux élections législatives, elles auront lieu dans les délais prévus par la Constitution à moins qu'on entende bâillonner le peuple français tout entier en l'empêchant de s'exprimer en même temps qu'on l'empêche de vivre, par les mêmes moyens qu'on empêche les étudiants d'étudier, les enseignants d'enseigner, les travailleurs de travailler. Ces moyens, ce sont l'intimidation, l'intoxication et la tyrannie exercées par des groupes organisés de longue main, en conséquence, et par un parti qui est une entreprise totalitaire, même s'il a déjà des rivaux à cet égard. » (Allocution du 30 mai 1968 du Général de Gaulle)


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle la réponse constructive du Général de Gaulle et du gouvernement de Georges Pompidou pour avoir raison du mouvement insurrectionnel :


« Tout le monde comprend, évidemment, quelle est la portée des actuels évènements, universitaires, puis sociaux. On y voit tous les signes qui démontrent la nécessité d'une mutation de notre société. Mutation qui doit comporter la participation plus effective de chacun à la marche et au résultat de l'activité qui le concerne directement. » (Allocution du 24 mai 1968 du Général de Gaulle)


Le mouvement gaulliste (Union pour la défense de la République – UDR) et ses organisations (SAC, UJP, CDR..) ont su mobiliser les Français pour arriver à la manifestation monstre du 30 mai 1968 sur les Champs-Elysées. Cette journée a marqué la reconquête de la rue par les gaullistes. Puis, le parti gaulliste a réussi, le 30 juin 1968, à obtenir seul une majorité absolue à l’Assemblée nationale et constitué, au travers de ses alliances, une majorité de près de 400 députés contre 91 pour les socialistes et le PCF.


Ces succès de l’action civique mériteront d’être commémorés en mai et juin 2018. Les efforts pour sauver la France, de tous les acteurs de l’époque (responsables et militants gaullistes), devront être reconnus et honorés à cette occasion.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce, enfin, la tentation de militants d’extrême-gauche et d’ultra-gauche de rejouer en mai 2018 une répétition de mai 1968. Ce projet fait rêver ces mouvances et des tentatives subversives peuvent apparaître. Elles seraient alors dirigées, d’une part, contre Macron, et d’autre part, contre les institutions et les services de l’État, notamment la police, la justice et l’armée. Cette tendance vient d’être illustrée par les incendies criminels perpétrés par des militants anarchistes libertaires contre des gendarmeries à Grenoble et à Limoges.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que la convergence des mécontentements à la politique menée par Macron doit être pleinement et fortement incarnée par la droite républicaine, dans le cadre des institutions, afin qu’elle ne puisse pas être récupérée par la gauche-extrême. Cela sera un des enjeux politiques de 2018.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) lance une campagne militante sur le thème : «Mai 1968-2018, avec Macron, le retour des ringards».

  

LE GÉNÉRAL CHARLES DE GAULLE NOUS QUITTAIT IL Y A 47 ANS

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Pour les patriotes et les défenseurs de la France, le 9 novembre 2017 est une journée du souvenir. En effet, il y a 47 ans, le général de Gaulle nous quittait.


Qui était le général de Gaulle ? Il faut rappeler aux plus jeunes d’entre nous que le général de Gaulle, outre ses faits d’armes contre l’ennemi durant la campagne de France de mai 1940, fut nommé sous-secrétaire d’Etat à la Guerre et à la Défense nationale dans le gouvernement Reynaud.


Alors que le maréchal Pétain négociait avec l’ennemi un armistice, le général de Gaulle rejoignait Londres d’où il lançait son célèbre appel à la mobilisation, à la résistance et à la libération de la France : l’appel du 18 juin 1940. Il parvint progressivement à rallier, sous son autorité, les mouvements de résistance intérieure et à imposer la légitimité de la France libre aux Alliés.


A la libération, il devint président du gouvernement provisoire, restaura la République et posa les fondements d’une France nouvelle. En désaccord avec les partis politiques, hostile au régime des partis de la IVème république, le général de Gaulle démissionna du gouvernement français en janvier 1946.


Reconnu comme étant le seul recours capable de résoudre le conflit algérien, le général de Gaulle est appelé à la tête du gouvernement en mai 1958. Il dota la France d’une nouvelle constitution, la Vème république était née. Il en devint le premier président en décembre 1958 et fut réélu en 1965.


Après avoir redressé la situation économique de la France en 1958, il mena de profondes réformes en ce domaine sur fond de prospérité des années 60 : décolonisation, construction de l’Europe et indépendance nationale. Il imposa aussi la France sur la scène internationale.


La crise de mai 1968, flambée sociale et culturelle, lui fournit l’occasion de concrétiser sa grande idée de Participation. En avril 1969, il proposa aux Français, par référendum, une grande réforme sur la régionalisation et le Sénat qui sera rejetée par les Français. Le général de Gaulle, considérant que la France ne pouvait prospérer durablement sans cette grande réforme, remit immédiatement sa démission et se retira à Colombey-les-deux-Eglises, où il décédera le 9 novembre 1970.


Le général de Gaulle aimait la France mais pas n’importe quelle France : une France puissante, une France indépendante, celle que l’on respecte. C’est pourquoi il dota la France d’une puissante défense nationale et de l’arme nucléaire.


Charles Pasqua a bien résumé l’esprit du gaullisme et de la résistance : «L’essentiel, c’est la capacité de refuser ce qui apparaît au plus grand nombre inévitable» (France Info – 5 juin 2015).

  

PRIÈRES DE RUE À CLICHY LA GARENNE : TROP C’EST TROP

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Depuis huit mois, chaque vendredi midi près de l’hôtel de ville de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), l’Union des Associations Musulmanes de Clichy (UAMC) organise des prières de rue auxquelles participent 100 à 200 fidèles musulmans qui peuvent écouter des prêches en arabe installés sur leurs tapis de prière.


Il s’agit pour cette organisation musulmane de protester contre son expulsion d’un bâtiment municipal, intervenue à l’expiration de leur bail précaire. La mairie a en effet décidé d’utiliser ce bâtiment du centre-ville pour en faire une médiathèque et mis à la disposition un autre bâtiment avec un bail de 99 ans.


Une manifestation d’élus de la droite républicaine, portant leur écharpe tricolore, vient d’être organisée pour protester contre la tenue de ces prières de rue et contre l’inertie de l’État. Elle a réuni une centaine d’élus franciliens et a reçu le soutien de la population du quartier. Des maires, des parlementaires, des conseillers régionaux et départementaux (LR et UDI) ont défilé sur le mot d’ordre «Stop aux prières de rue illégales» pour demander à l’État d’intervenir.


Un important dispositif policier est mobilisé chaque semaine pour encadrer les prières.


La situation locale semble compliquée, d’une part, à cause des conflits existant entre plusieurs associations musulmanes rivales et, d’autre part, par le soutien apporté par la gauche municipale à cette opération. En effet, la perte de la mairie de Clichy-La Garenne (92) aux dernières municipales après des décennies de pouvoir socialiste a généré un désir de revanche, par tous les moyens possibles, des responsables de la gauche locale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) reste totalement opposé à tout financement public des mosquées, car il ne faut pas mettre en cause la loi de 1905 interdisant à l’État, aux départements et communes de subventionner l’exercice des cultes. La demande de mise à disposition de locaux par une organisation musulmane peut ainsi être assimilée à une demande de financement indirect. Les organisations musulmanes doivent assurer le financement de leurs lieux de culte.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la tenue de prières de rue à Clichy-La Garenne, comme cela a été le cas dans d’autres communes (Paris, Lagny-sur-Marne …), nuit gravement à l’image, dans l’opinion publique, de la religion musulmane, dans son ensemble (conquête de l’espace public au nom d’une religion…).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) soutient totalement l’intention du maire d’engager des recours en justice contre l’État pour le non-maintien de l’ordre public et souhaite un retour rapide à l’ordre républicain.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate, qu’en dépit des demandes répétées du maire républicain de Clichy-La Garenne, Rémi Muzeau, de faire intervenir la police au nom de «l’interdiction de l’occupation illégale du domaine public», ni le préfet ni le ministère de l’Intérieur n’ont cru nécessaire de répondre et d’apporter une réponse à la tenue de ces prières de rue. Or, la rue est un espace public, l’État doit agir. Le maire a totalement raison dans sa démarche.


On peut même se demander si finalement l’intention de l’État, en gardant le silence et en n’intervenant pas face à une situation inacceptable, n’a pas, comme arrière-pensée, de renforcer les forces politiques extrêmes.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) lance une campagne militante sur le thème : «Stop aux prières de rue illégales» et «Prières de rue illégales, trop c’est trop».

  

VI­GILANCE & AC­TION - N° 364 NOVEMBRE 2017

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«ECRITURE INCLUSIVE», 

PROSCRIPTION DE L'ACCORD AU MASCULIN :

Quand les bornes sont franchies, il n'y a plus de limites

par Jacques ROUGEOT,

professeur émérite à la Sorbonne, vice-président du MIL



Cette forte sentence du Sapeur Camember, autrefois citée par le président Pompidou lors d'une conférence de presse élyséenne, vient tout naturellement à l'esprit quand on se penche sur la question de l'écriture dite inclusive et autres extravagances linguistiques. Ces bornes qui sont franchies, ce sont celles de l'absurde, au point que, comme le remarque un académicien, on se sent humilié d'avoir à réfuter sérieusement ce qui devrait apparaître comme de la bouffonnerie. Mais en fait, ce qui peut donner matière à réflexion, ce ne sont pas les acrobaties graphiques, c'est le fait qu'elles soient prises au sérieux et qu'elles fassent l'objet de commentaires infinis et même d'un communiqué de l'Académie française. Ce qui nous intéressera principalement, c'est que nous sommes en présence d'une sorte de phénomène social qui illustre bien les diverses déviances qui marquent notre époque.


L'objectif de l'écriture «inclusive», c'est d'assurer une égalité des représentations entre les femmes et les hommes. Le moyen, c'est de faire apparaître systématiquement, dans la forme et dans la structure des mots que l'on emploie, la présence des femmes lorsque les termes sont susceptibles de s'appliquer à la fois aux hommes et aux femmes. Ainsi, Montaigne ne pourrait plus critiquer l'indulgent lecteur, il devrait s'en prendre à l'indulgent-e lecteur-ice. De même, Victor Hugo ne pourrait pas proclamer que « le jeune homme est beau, mais le vieillard est grand », car il serait coupable de sexisme en semblant réserver la beauté et la grandeur au sexe masculin. Il devrait donc dire que le-la jeune homme-femme et beaux-lle, mais le-la vieillard-e est grand-e.


La représentation graphique devient encore plus compliquée quand il s'agit de pluriels, puisqu'il faut d'abord féminiser le mot, puis faire apparaître l's du pluriel, qui est commun aux deux formes. Qu'à cela ne tienne, l'ingéniosité est sans limite. On aura donc recours au «point milieu» qui, en toute simplicité, aboutira à la graphie : les lecteur-rice.s.


Ne nous attardons pas sur l'impression burlesque que produisent de tels exercices et n'ironisons pas trop sur l'opportunité de faire entrer de telles acrobaties verbales dans la tête d'élèves qui ignorent les règles les plus élémentaires de la grammaire, que d'ailleurs on ne leur apprend pas. Il est plus intéressant d'essayer de voir ce que cette nouvelle «écriture» a de particulier.


Si on la replace dans l'histoire de la langue, il faut constater qu'elle représente un phénomène radicalement inédit : la tentative, de la part d'une force extérieure, d'imposer à la langue des règles structurelles, de façon à se servir d'elle comme un instrument pour atteindre un objectif qui n'a rien de linguistique. Dans le cas présent, la force extérieure est l'idéologie féministe et l'objectif est d'assurer l'égalité des représentations entre les hommes et les femmes. C'est donc une sorte de coup de force par lequel on fait violence à la langue française.


Si l'on voulait trouver un précédent, on serait tenté de penser au XVIIème  siècle, époque où l'on se figure que la langue était particulièrement encadrée, voire surveillée. Or, le contraste avec l'opération idéologique d'aujourd'hui est très instructif. La principale autorité linguistique était Vaugelas, qui s'efforçait d'établir quel était le bon usage en la matière et qui, pour cela, examinait au cas par cas les diverses tournures employées et choisissait, souvent de façon nuancée, celles qui lui paraissaient les plus appropriées. Quant à une éventuelle ingérence extérieure, elle n'aurait pu venir que du roi. En fait, au contraire, il était couramment admis que celui-ci, en tant que monarque absolu (mais non autocrate tyrannique) avait beaucoup de pouvoirs sur ses sujets, mais n'avait aucune autorité sur la langue. Il ne serait d'ailleurs pas venu à l'esprit de Louis XIV d'imposer quoi que ce soit dans ce domaine.


Outre sa complication déconcertante, l'écriture inclusive présente une autre particularité, source de difficultés pratiques : pour la première fois dans l'histoire de la langue française, elle instaure délibérément une coupure radicale et systématique entre l'écrit et le parler. On peut lire à haute voix, de façon continue, n'importe quel texte, puisque à chaque mot écrit, isolé ou inséré dans une construction syntaxique, correspond une prononciation (sans d'ailleurs qu'il s'agisse d'orthographe phonétique). Alors qu'avec l'écriture inclusive, c'est impossible en pratique. Si l'on prend une expression aussi simple que, par exemple, «l'avis du lecteur», personne ne va prononcer «l'avis du-de la lecteur-rice». Il faut paraphraser, développer, trouver une sorte d'équivalent, tel que «l'avis du lecteur ou de la lectrice».


Pourquoi donc inventer une forme d'écriture qui transforme toute rédaction ou prononciation d'un texte en parcours du combattant ? La raison de fond (on y reviendra) est d'ordre idéologique, mais la solution choisie repose sur une idée fausse, une ignorance, un défaut d'intelligence : la confusion entre le sexe et le genre grammatical, d'où l'on conclut qu'une personne de sexe féminin doit être désignée par un terme grammaticalement féminin. Cet automatisme est démenti par les faits dans les deux sens. On cite souvent des exemples du vocabulaire militaire, tels que sentinelle, ordonnance ou estafette, substantifs féminins désignant des hommes. On pourrait en citer d'autre. En musique, une basse est toujours un homme, alors qu'un soprano est généralement une femme et que dire de vagin, masculin grammatical pour désigner un organe féminin ou de verge, qui présente un cas symétrique ?


L'ardeur féminisatrice sévit fortement dans la désignation des habitants de certains lieux (villes, pays, continents). Il est vrai que, dans ce cas, c'est la forme masculine qui désigne l'ensemble des personnes : les Lyonnais, les Italiens, les Américains. Mais, en réalité, psychologiquement, bien loin que ces termes convertissent à la masculinité les éléments féminins, ce sont eux qui perdent leur spécificité masculine en s'appliquant aux éléments féminins. Par exemple, si l'on dit que Madame Hidalgo est une calamité pour les Parisiens, y a-t-il un seul abruti pour penser que cette expression pourrait éventuellement signifier que cette dame est une bénédiction pour les Parisiennes ? Pourtant, on se croit de plus en plus obligé de dire «les Parisiens et les Parisiennes», en attendant de devoir écrire «les Parisien-ne.s». Cette façon de chausser notre langue de gros sabots en lui faisant préciser ce qui était toujours allé de soi porte un nom : cela s'appelle de la stupidité. On disait naguère encore, avec quelque complaisance, que les Français étaient le peuple le plus spirituel de la terre. Si l'on veut se mettre au goût du jour, il faudra écrire désormais que les Français sont devenu-e.s sinistrement balourd-e.s.


En guise de lot de consolation, peut-être aurons-nous droit à quelques épisodes comiques. Avec le coup de l'écriture inclusive, les féministes ont mis en branle une mécanique folle qui va donner raison au Sapeur Camember. En effet, les LGBT ne trouvent pas leur compte dans l'opération, surtout les B et les T (les bi et les trans). Ils étaient jusqu'alors un peu en terrain neutre avec un masculin à tout faire. Les voilà maintenant ramenés dans une logique binaire : on fige dans la langue la division de l'humanité en deux sexes. Imagination fantasmatique ? Non pas, puisque, dans une université américaine, cette intéressante catégorie de la population étudiante s'est plainte comme une atteinte à son identité d'avoir à choisir entre les toilettes pour femmes et les toilettes pour hommes.


Autre terrain de l'offensive féministe. Récemment, un certain nombre d'enseignants ont publié sur le site Slate une déclaration au ton solennel intitulée : «Nous n'enseignerons plus que «le masculin l'emporte sur le féminin»» (dans les accords entre plusieurs substantifs et les adjectifs ou les participes passés). La règle actuelle, selon eux, conduirait les femmes à «supporter les coups» des hommes «s'il est admis au plus haut niveau que le masculin l'emporte sur le féminin» [sic].



Cette fois-ci, la manipulation est double : confusion explicite entre le genre grammatical et le sexe, interprétation grossièrement abusive du verbe «l'emporter sur», alors qu'il s'agit d'une simple règle d'accord conventionnelle et simplificatrice.


Comme solutions de substitution, ces bonnes gens proposent «l'accord au choix» (c'est-à-dire faire n'importe quoi) ou «la règle de proximité», au merveilleux pouvoir magique. Si, au lieu d'écrire «les pamplemousses et les oranges sont mûrs», vous écrivez «les pamplemousses et les oranges sont mûres», vous contribuez à faire en sorte que les femmes ne supportent plus les coups des hommes. Stupidité ? Mauvaise foi ? Délire grotesque ? Réponse au choix.


Il n'empêche que ce qui aurait paru incongru, absurde, délirant, il y a des décennies, voire quelques années, s'invite à part entière dans les débats les plus sérieux et peut même se réaliser dans les faits. Comment en est-on arrivé là ? Ce n'est évidemment pas par hasard, c'est le résultat de stratégies aux formes diverses, mais aux effets convergents. Ces stratégies sont souvent redoutablement efficaces parce qu'elles se déploient sur un terrain qui a subi un pilonnage idéologique intense et systématique effectué essentiellement par l'artillerie des médias.


Il faudrait au moins tout un traité pour analyser ce pilonnage. En schématisant outrageusement, on peut dire qu'il a pour objectif d'ébranler les fondations et les structures de notre société, de notre civilisation multiséculaire, avec ses racines chrétiennes et ses composantes gréco-latines. Il s'agit essentiellement de nous donner mauvaise conscience en nous persuadant que nous sommes historiquement coupables et que nous devons expier l'oppression que nous avons fait peser sur d'autres.


Au premier rang de nos victimes, les populations que nous avons colonisées, dont les descendants ont sur nous une créance que nous ne pourrons jamais rembourser et sont ainsi soustraits à notre esprit critique. Un exemple caricatural est fourni par cette organisation qui s'est donné pour nom le CRAN : Conseil représentatif des associations noires. On donne abondamment la parole à son représentant, on prend gravement en considération ses demandes les plus extravagantes, comme de débaptiser tout ce qui porte le nom de Colbert, alors que nous sommes en présence d'une pure et simple imposture qui est contenue dans son nom même. Ce nom nous indique qu'il s'agit d'une organisation communautariste fondée sur un critère racial. Il serait plaisant de voir comment serait accueilli un conseil des associations blanches. Il se réfère à des «associations noires». Quelles sont ces associations dont on n'a jamais entendu parler par ailleurs ? Il prétend s'appliquer à un « conseil représentatif » de ces mystérieuses associations : Comment cette représentativité est-elle établie et vérifiable ? Jamais ces questions toutes simples ne sont posées à cet intéressant personnage, qui prétend tout simplement imposer une réécriture de l'histoire de France conforme aux critères définis par lui.


L'autre catégorie de victimes historiques est constituée par les femmes. Cette représentation caricaturale des rapports humains est particulièrement pernicieuse, puisqu'elle vise à faire passer une moitié de la population dans le camp de ceux qui veulent ébranler, et même abattre, la société française multiséculaire, ce qui est bien l'objectif de l'offensive idéologique dont nous avons parlé.

Reste à examiner le modus operandi, la façon d'agir de ces groupes. Question intéressante, car on constate une disproportion considérable entre les forces qu'ils représentent réellement et la place qu'ils tiennent dans le débat public, dont dépend l'influence qu'ils peuvent exercer. Dans le cas des LGBT, non seulement les homosexuels ne représentent qu'une faible proportion de la population, mais ils sont loin de tous se reconnaître dans les positions proclamées. Le CRAN n'a qu'une existence verbale et la plupart des femmes n'ont rien à voir avec les féministes omniprésentes et vociférantes. Mais ce qui multiplie l'influence de ces groupes par rapport à leur poids réel, c'est qu'ils agissent, selon le principe du levier, en véritables lobbies.


Un lobby est un groupe relativement restreint qui tire sa force essentiellement de deux sources. D'une part, en prétendant péremptoirement et abusivement parler au nom de toute une catégorie majoritairement passive et silencieuse, il se pare frauduleusement des forces de cette catégorie et réussit à persuader de sa fiction un certain nombre de gens. D'autre part, un lobby qui fait bien son travail exploite à fond le principe de concentration. Il choisit un aspect de la réalité qu'il estime lui être favorable et il dirige obsessionnellement les regards des autres sur cet aspect comme s'il s'agissait d'un problème essentiel et urgent qu'il faille régler au plus vite dans le sens souhaité.

L'angle de la langue, choisi par les féministes radicales, est, de leur point de vue, particulièrement intéressant. D'une part, il permet d'attribuer à la langue une fonction sinon exclusive, du moins essentielle et prioritaire, celle d'affirmer en toute occasion la place que doivent tenir les femmes. Bien entendu, c'est un objectif totalement arbitraire, car la langue est l'un des attributs les plus complexes et les plus riches de la condition humaine. Mais en braquant constamment et exclusivement une lumière intense sur le même objet, on peut empêcher le public de voir tout le reste. Dès lors, c'est la langue elle-même qui est sommée de s'organiser en fonction de cet objectif et l'écriture inclusive permet d'atteindre cet objectif fixé par des monomaniaques. Certes, elle présente des inconvénients, elle est compliquée, etc. Mais tant pis. Comme le dit l'un de ses adeptes, «c'est une condition nécessaire pour faire advenir la pleine égalité».


Phase révélatrice : le véritable objectif de l'action sur la langue n'est pas d'ordre linguistique, mais d'ordre idéologique et social. La langue est à la fois un instrument et un aliment de la pensée, au sens large du terme. Elle a pour fonction de l'exprimer, mais en retour, elle l'influence, elle l'oriente, elle le façonne. En agissant sur elle de façon systématique et orientée, on agit sur toute la personne, sur toutes les personnes, et finalement sur la hiérarchie des valeurs d'une société.

Il y a dans toute cette entreprise, on l'a vu, une bonne part d'ignorance et un défaut d'intelligence. Dès lors, quand on est une grenouille et qu'on se croit aussi grosse qu'un bœuf, quelle sensation exaltante que de détenir un tel pouvoir, et qui plus est un pouvoir officiel.


La librairie Hatier, qui publie un manuel scolaire respectant l'écriture inclusive, se réclame d'une préconisation du Haut Comité pour l'égalité entre les femmes et les hommes. Bien entendu, tous les comités de ce genre sont qualifiés de hauts, mais celui-ci, comme les autres, ne détient aucune autorité légale ou légitime pour légiférer sur la langue. Il n'est qu'un des nombreux «comités Théodule», déjà brocardés par le général de Gaulle. On a les cautions que l'on mérite.


Comme il arrive souvent en d'autres matières, cette première atteinte portée à la langue française ouvre la voie à d'autres mauvaises actions. On apprend maintenant sans surprise qu'un certain nombre de professeurs ont décidé de ne plus respecter l'une des règles de base de l'orthographe, à savoir l'accord au masculin des adjectifs se rapportant à plusieurs substantifs de genres différents. Le Sapeur Camember nous apprend qu'il n'y a aucune raison de s'arrêter en si bon chemin, l'aboutissement étant sans doute le charabia anarchique qu'on voit se répandre dans le SMS. Résultat : un clan dans lequel plus personne ne comprend ce qu'il lit. Tout cela, bien entendu, à l'ère de la toute-puissance de la communication.


L'un des mots-clés de notre époque, c'est le dérèglement. À cet égard, l'introduction de l'écriture inclusive, avec les autres atteintes à la langue qui en sont la suite, a quelque chose d'emblématique, car le merveilleux instrument qu'est la langue française peut servir au dérèglement de l'esprit s'il est ainsi dénaturé. Ce dérèglement peut prendre la forme de l'ignorance, de la sottise pure et simple, mais il peut aussi véhiculer une logique idéologique au service d'un égalitarisme écrasant, une logique folle qui récuse le bon sens de la nature, la réalité humaine et qui, en suivant sa perte, débouche tout naturellement sur l'exercice d'un pouvoir à visée totalitaire qui dépasse de beaucoup le domaine linguistique.


  

AVEC CASTANER, LREM CONFIRME SON ANCRAGE À GAUCHE

Télécharger la communication du MIL du 21 novembre 2017

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Repère : Le Conseil de La République En Marche, réuni le 18 novembre à Lyon, a élu Christophe Castaner comme «Délégué général» de La République En Marche (LREM) pour un mandat de trois ans, à l’unanimité des présents moins deux abstentions. Désigné à ce poste par M. Macron, il était le seul candidat à cette fonction. Le scrutin a eu lieu à main levée et à huis clos (c’est-à-dire sans la présence de journalistes).


Christophe Castaner, 51 ans, a conduit sa carrière politique au Parti socialiste. Étudiant, il entre à l’Unef-ID et rejoint les clubs «Forum» (réunissant les jeunes rocardiens). Entre 1998 et 2002, sous Jospin, il sera chef de cabinet de ministres socialistes (Catherine Trautmann, puis Michel Sapin). En 2001, il est élu maire PS de Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence). Depuis 2001, il est conseiller régional PS en PACA où il exerce des responsabilités dans l'exécutif mené par Vauzelle. En 2012, il devient député PS de la 2e circonscription des Alpes-de-Haute-Provence. En 2015, il est tête de liste PS en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.


Enfin, en 2016, il rallie Emmanuel Macron, ministre du gouvernement socialiste. Christophe Castaner a participé à la récupération d’élus du parti socialiste pour LREM. En mai 2017, il est nommé Secrétaire d'État chargé des relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement. Christophe Castaner continue toujours à se présenter comme un homme de gauche.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que l’équipe de direction de La République En marche reste, globalement, aux mains d’anciens membres du PS, comme les deux patrons de groupes parlementaires Richard Ferrand (ex-député PS) et François Patriat (ex-sénateur PS). L'équipe d'anciens socialistes (Bariza Khiari, Astrid Panosyan et Arnaud Leroy), qui a dirigé LREM ces derniers mois, devrait siéger au sein du Bureau en tant que membres de droit.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) note que ce parti politique, du fait de son mode de constitution et de fonctionnement, enregistre déjà des départs de déçus, au terme de ces quelques mois. Et parmi ceux qui restent, certains parlementaires font aussi part de leurs critiques. La demande d’un vote à bulletin secret a été repoussée de justesse ; il y a eu parmi les 516 votants, 277 «contre» et 239 «pour». La liste 4 («En marche avec Casta») composée par Castaner, en vue de l’élection du bureau politique a emporté l’ensemble des 20 sièges à pourvoir avec 74% des votants (soit 386 voix sur 521 votants sachant que 229 membres du Conseil étaient absents). Le mode de scrutin n’a accordé aucun élu aux trois autres listes présentes qui ont tout de même totalisé 26% des voix. Cette liste a obtenu tous les sièges au Bureau avec moins de 52% des suffrages de l’ensemble des conseillers de LREM. Cela rappelle plus le centralisme démocratique version PC plutôt que la démocratie participative.


Au final, La République En Marche, tout en voulant se donner une image de nouveauté, n’aboutit qu’à la récupération d’une partie des hommes et de l’idéologie de l’ancien PS pour obtenir la création du nouveau parti socialiste, LREM. En choisissant le principe d’une alliance avec le centre et le centre-gauche (MoDem, etc..), plutôt que d’une alliance avec l’extrême gauche, sur la base de la promotion du fédéralisme européen et de la mondialisation au détriment de la Nation, LREM marque bien son ancrage à une lecture de la France à gauche.


Lire la Communication du MIL du 18 septembre 2017 : «LA RÉPUBLIQUE EN MARCHE (LREM), C’EST LE NOUVEAU PARTI SOCIALISTE»


  

MACRON, UNE POLITIQUE PUREMENT FINANCIÈRE

Télécharger la communication du MIL du 27 novembre 2017

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La politique de Macron ne possède pas de dimension sociale. Elle est essentiellement de nature budgétaire. Elle vise principalement à satisfaire des intérêts financiers dans le cadre de la mondialisation. Face à la mondialisation, Macron ne tente pas de maitriser les effets pervers de la mondialisation en fixant des freins et des barrières pour sauvegarder la France (par exemple, faire payer leurs impôts aux multinationales).


Macron a décidé, pour la fin 2017, des mesures de réduction budgétaire (visant en particulier la réduction du budget de la Défense) et, pour 2018, un projet de loi de finances diminuant les budgets de l’emploi et du logement, mais surtout engageant la réorganisation de la fiscalité. Ces mesures vont avoir un impact social très négatif sur les Français des classes populaires et des classes moyennes. Citons quelques cas :  

-Les personnes rencontrant des difficultés sur le marché du travail vont être touchées par la suppression de 260.000 contrats aidés (entre 2016 et 2018). Leur disparition aura aussi des répercussions sur les activités des associations et des services publics, qui devront se priver de ces emplois et réduire leurs services.

-Les retraités qui vont subir une augmentation de la CSG de 1,7% dès le 1er janvier 2018 et qui verront leur pouvoir d’achat se réduire.

-Les Français qui vont subir l’augmentation des taxes et des amendes, notamment sur certains produits comme le carburant, le tabac ou avec la multiplication du nombre des radars dans les villes et sur les routes. Tout cela va venir s’ajouter à la pression fiscale existante que cela soit directe ou indirecte.


Les projets de Macron concernant l’assurance maladie, l’assurance chômage ou les retraites seront imposés par une majorité LREM à l’Assemblée nationale en 2018. Ils sont programmés comme devant aggraver la situation sociale. Pour réaliser des économies, ils conduiront à une diminution des prestations sociales.


Derrière le «chamboule-tout» fiscal, il existe une hypocrisie majeure puisque le taux des prélèvements obligatoires ne devrait baisser que de un point sur le quinquennat. Ce chiffre figure au programme présidentiel de Macron, confirmé par le gouvernement. Il n’y aura pas globalement moins d’impôts et taxes, mais une redistribution en faveur de certains, et en défaveur des classes populaires et des classes moyennes.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle son attachement à la conduite par l’État d’une politique sociale forte et se déclare en pleine opposition avec la politique purement financière de Macron. Celle-ci n’est pas en mesure d’apporter les réponses sociales attendues et de permettre un retour au plein emploi en mettant un terme au chômage de masse.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce la communication politique de Macron, menée avec le soutien de médias peu critiques et de politiques bien silencieux. Cette communication est destinée aux Français, mais, aussi et surtout, elle porte un message aux décideurs de Bruxelles, aux responsables des grandes puissances économiques mondiales et aux entreprises multinationales, comme les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) qui continuent à échapper à l’impôt.


  

LE MIL RÉAFFIRME SON SOUTIEN AUX FORCES DE L’ORDRE

Télécharger la communication du MIL du 30 novembre 2017

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Alors que les policiers nationaux et municipaux, les gendarmes, les pompiers, les douaniers… bénéficient d’une reconnaissance générale et du soutien d’une très grande majorité des Français, la multiplication des agressions morales et physiques contre eux ne fait que croitre. Il peut s’agir, notamment, de procès d’intention (slogans tels que «Tout le monde déteste la police»), d’injures, d’agressions physiques individuelles, de guet-apens, d’actions violentes dites «en marge de manifestations» (des centaines de blessés), de caillassage de véhicules dans les «quartiers» échappant à l’autorité de l’État (en particulier ceux des pompiers), d’attentats contre des locaux des forces de l’ordre et leurs occupants (incendies criminels à Grenoble et Limoges…). De plus, des violences sont, de plus en plus souvent, commises à l’encontre des membres des forces de l’ordre dans le cadre de leur vie privée en dehors des périodes de service.


Les producteurs de discours hostiles à la police portent une grande part de responsabilité dans les événements qui se déroulent depuis plusieurs années. Le mécanisme est bien connu : à partir de faits divers, plus ou moins étayés, des membres des forces de l’ordre sont directement mis en cause, puis ces critiques débouchent rapidement sur une mise en cause des forces de l’ordre dans leur ensemble et de l’autorité de l’État.


Des journalistes jouent un rôle dans la montée en charge d’un partie de la population contre la police ou la gendarmerie. Cette tendance repose sur le besoin de mise en scène de scandales (facteur économique des médias) et de la culture politique d’extrême gauche d’une part importante des journalistes (voir les résultats des élections syndicales de la profession de journalistes qui en attestent). Le fait que toutes les actions d’inspection (IGPN) soient menées le cas échéant, et que des sanctions ou condamnations soient prononcées pour donner suite à des affaires, ne suffit pas à faire baisser la pression. Les auteurs de ces actions «anti forces de l’ordre» sont de plusieurs sortes : les uns appartiennent à l’ultra gauche, principalement «antifa», anarchiste (par exemple en faveur des clandestins à Calais) ou écologiste radicale (comme les occupants des ZAD, «zones à défendre»), d’autres appartiennent à la mouvance islamiste (obéissant aux injonctions des groupes islamistes étrangers), enfin une autre partie est constituée de jeunes délinquants (trafiquants de drogue défendant un territoire de travail). Il faut noter qu’il n’existe parfois pas de frontière précise entre ces différentes catégories d’individus.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce la «haine anti flics et gendarmes» et apporte son entier soutien aux forces de l’ordre face aux mises en cause morales comme aux agressions physiques dont elles font l’objet.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le silence d’un trop grand nombre de responsables politiques et l’insuffisance des réponses apportées à ces agressions, en dehors de quelques affaires symboliques comme celle du véhicule de police incendié en 2016 avec des fonctionnaires de police à l’intérieur.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que ces agressions contre les forces de l’ordre interviennent dans une situation dégradée par la faiblesse des moyens (locaux dégradés et matériels défaillants), par l’insuffisance des effectifs et de leur augmentation, par la trop grande dispersion des missions, etc. Le malaise dans les rangs des forces de l’ordre qui en découle est malheureusement illustré par le nombre important des suicides.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la mission régalienne de l’État doit être assurée et que les moyens doivent être mobilisés bien au-delà des engagements qui ont été pris dans le projet de loi de finances 2018 et pour le quinquennat Macron. Dans ce contexte, la constitution d’une «police de sécurité du quotidien», annoncée par Macron, n’apparait pas répondre aux urgences et à la gravité de la situation (insécurité, violences, terrorisme, banditisme, menaces diverses). Cette initiative traduit un déni des risques majeurs que courent les Français en termes de sécurité. Elle ne suffira pas à ramener l’ordre dans les quartiers abandonnés et inaccessibles ni dans les autres quartiers. Les réponses politiques à mettre en œuvre doivent correspondre à la réalité du terrain et des menaces ; elles nécessitent une autre politique.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) lance une campagne militante sur le thème : «Police-Armée-Gendarmerie, je soutiens» et «La France soutient : Police-Armée-Gendarmerie».


  

DÉCÈS DE GEORGES COURTIOL, CHARGÉ DE MISSION NATIONAL HONORAIRE DU M.I.L

Télécharger la communication du MIL du 4 décembre 2017

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Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a la tristesse de faire part du décès de Georges Courtiol, Chevalier de l'ordre national du Mérite, Lieutenant de police à la retraite, le 1er décembre 2017. Il avait 78 ans. Voici quelques dates clés de son histoire d’homme d’action.


Le 1er janvier 1960, il est incorporé au 11ème bataillon de choc de Perpignan. Il sera breveté parachutiste (N°172009). Il réussira le peloton de sous-officiers à Calvi de juin à septembre 1960 puis il effectuera un séjour en Algérie d’octobre 1960 à Mai 1961. Ensuite, il effectuera sa fin de service à Cercottes (11ème DBPC) en qualité de formateur des réserves parachutistes.


En mai 1962, il intègre la police nationale pour le stage de gardien en Compagnie Républicaine de Sécurité (CRS) à Sens. Il est affecté à la CRS 7 de Massy puis celle de Vélizy. Il fait son stage de motocycliste CRS d’octobre à décembre 1964. Il est réaffecté à la CRS 7 puis en 1971 à la CRS 1 (police routière). Il sortira major de son stage de moniteur de tir en 1974. Il sera chargé d’encadrer les stages motocyclistes et de nombreuses séances de formation au tir.


De janvier 1976 à août 1986, il est détaché comme secrétaire national du syndicat des gradés de la police nationale (SGPN), section CRS.


D’août 1986 à novembre 1994, il devient chef de section autoroutière à la CRS 2 de Vaucresson. Il partira à la retraite le 12 novembre 1994.


Avec Georges Courtiol, c’est encore un militant civique et gaulliste de la première heure qui disparaît. Il participa aux nombreux combats gaullistes pour la France, au service de la France. Il a voué sa vie à la défense de nos valeurs gaullistes et patriotes. Il avait, lui aussi, répondu présent lorsque le Général de Gaulle avait appelé à l’action civique.


Il s’est battu, bien avant le MIL, pour défendre nos valeurs civiques sur tous les terrains possibles. Il sera très actif dans l’action. Ensuite il intégrera, tout naturellement, le MIL.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle avec reconnaissance et fierté que Georges Courtiol a assumé les fonctions de responsable départemental des Yvelines, de délégué régional pour l’Ile de France, de chargé de mission national en même temps qu’adjoint du secrétaire général et délégué général.


À ce titre, il fut responsable, pour le MIL, des questions de gestion de l’organisation et de la sécurité des réunions publiques du candidat Jacques Chirac en 1995, à un moment où beaucoup de gaullistes avaient trahi le candidat. Le MIL a toujours été fidèle à ses engagements et à ses amis. Le MIL, avec Jacques Foccart et Raoul Béteille, s’engagera complètement et totalement pour assurer la victoire de Jacques Chirac. Le MIL a eu à gérer toutes les réunions publiques ainsi que certains déplacements du candidat en 1995, puis du président de la République en 2002. C’est Georges Courtiol qui en était le responsable officiel au niveau national.


Pendant cette période, il a aussi formé les cadres du MIL qui ont eu, notamment, à gérer les campagnes des présidentielles suivantes, en 2007 et en 2012, mais après cette période la présence de gaullistes n’était pas toujours souhaitée par certains.


Il était membre des Amis de Jacques Foccart (AJF). Durant toutes ces années, il était représentant du MIL au conseil national du parti gaulliste. Il était courageux et déterminé, sa passion et sa conviction était la France. Nous avons mené ensemble de très nombreux combats. Le MIL perd un militant, un compagnon et un ami cher et proche.


Le bureau national du Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) a décidé de nommer Georges Courtiol membre de son comité d’honneur à titre posthume.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle ses ami(e)s et compagnons à être présents à la messe qui aura lieu le samedi 9 décembre 2017 à 9h30 en l’église de Sainte-Maxime (83550) (5 Bd Lex).


En plus d’être Chevalier de l'ordre national du Mérite, il était titulaire des médailles suivantes : Médaille Commémorative Maintien de l’Ordre avec agrafe Algérie ; Médaille  du Combattant ; Médaille d’Honneur de la Police Nationale ; Médaille de bronze de la Jeunesse et des Sports. Il était porte drapeau lors des cérémonies de sa ville.


  

BRAVO À LAURENT WAUQUIEZ, NOUVEAU PRÉSIDENT DES RÉPUBLICAINS

Télécharger la communication du MIL du 11 décembre 2017

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Repères : Le 10 décembre 2017, les adhérents du parti politique «Les Républicains» ont élu leur nouveau Président. Laurent Wauquiez a recueilli 74,64% des voix, soit 73.554 suffrages sur 98.543 exprimés. Il s’agit d’un vote démocratique qui s’impose à tous.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL), félicite, notamment en qualité de «personne morale associée» aux Républicains, Laurent Wauquiez pour son élection à la présidence de la formation politique de la droite républicaine. Cette élection constituait un enjeu politique majeur pour les années à venir, car un profond renouveau de la formation politique apparait indispensable dans tous les domaines, tous les secteurs et tous les territoires pour redresser la France, remporter les futures échéances électorales et faire que la France redevienne la France.


Cette élection démocratique à la présidence des Républicains a été le fait de vrais adhérents (payant une cotisation), à l’occasion d’un scrutin à bulletin secret réunissant plusieurs candidats de plusieurs sensibilités. Ce mode de fonctionnement politique s’oppose clairement à la récente élection de Christophe Castaner (l’ex-député socialiste) à la tête de «La République en Marche (LREM)». Ce candidat unique a été désigné par Macron, puis élu à main levée, par des élus du parti et certains adhérents «tirés au sort» (pour adhérer, il suffit de s’inscrire sans payer une cotisation !).  


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL), qui se revendique comme représentant de la droite gaulliste, civique et patriote, défend les valeurs gaullistes. Notre emblème est une croix de Lorraine et notre devise est la reprise de la phrase du Général Charles de Gaulle : «Il n'y a qu'une fatalité, celle des peuples qui n'ont plus assez de forces pour se tenir de­bout et qui se cou­chent pour mourir. Le destin d'une nation se gagne chaque jour contre les causes internes et ex­ternes de destruc­tion.» Le gaullisme n’est ni de droite, ni de gauche mais les premiers résistants étaient des hommes de droite (cf le texte de Michel Carage, compagnon de la Libération et ancien secrétaire général du MIL), et le peuple qui étaient et qui est encore la cheville ouvrière du gaullisme est un peuple de droite, de droite patriote et civique et aussi de droite sociale. Le général de Boissieu, compagnon de la Libération et premier président du comité d’Honneur du MIL, reprenait souvent cette phrase pour définir la droite : «Le chemin le plus court d'un point à un autre est la ligne droite».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite contribuer au bon développement du parti de la droite républicaine «Les Républicains». Il souhaite que des principes soient mis en œuvre :


-par un mode d’organisation permettant de mobiliser côte à côte toutes les bonnes volontés dans une logique civique de rassemblement ; il s’agit, non pas d’être une secte hégémonique comme nous avons pu le constater parfois, mais d’additionner toutes les tendances, valeurs et bonnes volontés comme avait si bien réussi à le faire Jacques Chirac avec le RPR et l’UMP ;


-par une ligne politique dont nous souhaitons qu’elle redevienne empreinte des valeurs de la droite gaulliste et patriote, même si d’autres valeurs doivent coexister. L’abandon du mot patriote est une erreur politique fondamentale aberrante ;


-par un retour à une action militante et à une pratique politique de terrain allant de l’affichage aux tractages jusqu’à la présence active dans les entreprises et les grands secteurs d’activité, jusqu’à l’action sur les réseaux sociaux mais sans que cela soit non productif d’adhésion et de militantisme. Pour gagner demain, il faut disposer du plus grand nombre d’adhérents convaincus et aussi de militants bénévoles actifs. Il ne faut plus faire appel à des sociétés commerciales, qui ont coûté fort cher dans un proche passé quand une action peut être gérée par des militants bénévoles même si l’efficacité est moindre ou le coût similaire. Les militants d’hier, d’aujourd’hui et de demain seront les artisans de la victoire de demain et les ignorer sera, à nouveau, les sources d’une défaite.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) désire participer pleinement à la reconstruction des Républicains et, par conséquent, disposer d’un lien privilégié avec son Président et d’une participation aux instances du parti pour contribuer à sa victoire aux prochaines échéances.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) défendra notamment quelques objectifs au sein des Républicains : L’augmentation massive du nombre des adhérents (à jour de cotisation) permettant de disposer d’un parti reconnu comme le premier parti de France (Seul le nombre d’adhérents et de militants fera la différence avec les micro et mini-partis menés par un homme ou un petit groupe d’élus). L’expression régulière d’une opposition franche à tous les projets de Macron et de sa majorité socialiste dès l’instant que cela est nocif pour la France. La mise en avant de propositions de droite républicaine pour mener une autre politique en faveur du plein emploi, de la politique familiale, de la baisse de l’imposition, de la sécurité, de la Défense de la Nation, du contrôle stricte de l’immigration et du statut de réfugier, de la solidarité avec les plus démunis ou des personnes âgées, du maintien du logement social, etc.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite que Les Républicains privilégient, sur tous les sujets, une ligne sociale gaulliste par opposition à la ligne excessivement libérale des tenants du CAC 40 qui méprisent les classes populaires et moyennes comme le fait Macron. L’intérêt des classes populaires et des classes moyennes doivent être au centre de la stratégie, de l’analyse et du discours politique des Républicains.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se veut être la droite civique, gaulliste et patriote. Un de nos combats est la sauvegarde d’une action politique gaulliste contre tous ceux qui veulent ou ont enterré le gaullisme, contre ceux qui ne veulent privilégier qu’un côté commémoratif ou ceux, à gauche ou à la droite extrême, veulent le récupérer pour des raisons politiciennes opportunistes. Tout cela a lieu car notre famille politique s’éloigne du gaullisme d’origine. À nous de mener ce combat et de faire redécouvrir nos valeurs comme valeurs actuelles. Nous voulons maintenir un gaullisme politique d’action.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) pense que Laurent Wauquiez, nouveau président des Républicains, sera l’homme qui préservera, contrairement à d’autres, toutes les tendances et toutes les valeurs, dont celles des gaullistes. Il est celui qui reprend en très grande majorité les valeurs que nous défendons. Il a maintenu sa ligne malgré les nombreuses critiques «politico-médiatiques» venant de certains qui essayent, par ce biais-là, de payer un droit d’entrée dans la nouvelle gauche «macroniste».