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Nous publions des maquettes de slogan afin de donner la possibilité à toute personne le souhaitant, et après téléchargement sur internet, de les photocopier pour les diffuser afin de sensibiliser l'opinion sur un thème précis. Sur chacune des maquettes il est inscrit : « Si vous imprimez cette maquette, vous devez l’utiliser conformément à la Loi du 29 décembre 1979 en utilisant les panneaux d’expression libre à l’exclusion de tout autre support. »


Du fait de plaintes nombreuses - et parfois justifiées - de municipalités et de personnes privées, nous voudrions vous rappeler quelques règles strictes concernant les affichettes, dont l’apposition relève de la législation réglementant l'affichage non commercial.


INTERDICTION ABSOLUE DE COLLER SUR LA PROPRIÉTÉ PRIVÉE

- sur les vitrines de magasins,

- sur les panneaux « défense d’afficher »,

- sur les volets et portes de particuliers ou d’entreprises,

- sur les panneaux électoraux (avant, pendant et après l’élection),

- sur les véhicules ne vous appartenant pas,

- sur les plaques de professions libérales (portes), ...


INTERDICTION ABSOLUE DE RECOUVRIR LES TEXTES OU DESSINS DES PANNEAUX (COMMERCIAUX, ROUTIERS, ...) AVEC DES AFFICHETTES (Cf. Loi du 29 décembre 1979)


N'APPOSER QU'UNE OU DEUX AFFICHETTES PAR EMPLACEMENT


En effet, le message passera mieux de cette façon plutôt qu'avec un support totalement recouvert, cela fera plus propre et les services de nettoyage n'interviendront pas immédiatement.


NE COLLER QUE SUR LES EMPLACEMENTS LIBRES ET AUTORISES (PANNEAUX D’EXPRESSION LIBRE) PRÉVUS A CET EFFET PAR LES MAIRIES


VOTRE ACTION AURA DONC PLUS D'IMPACT POSITIF SUR PLUS DE PERSONNES ET SUR UNE PERIODE PLUS LONGUE SI VOUS RESPECTEZ CES CONSIGNES

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Le Mouvement initiative & liberté: pourquoi ? à quoi sert-il ?

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RAOUL BETEILLE,

PRESIDENT DU COMITE D’HONNEUR DU MIL  ET ANCIEN PRESIDENT DU MIL EST DECEDE

Télécharger la communication du MIL du 18 Avril 2015

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Lire sa biographie

Christian Labrousse, ancien recteur, président du Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) et le bureau national du M.I.L font part de leur émotion et de leur tristesse à l’annonce du décès de Raoul Béteille, ancien président du M.I.L et actuel président du Comité d’honneur du M.I.L.


Né le 1er janvier 1924 à Nîmes, Raoul Béteille a choisi d'exercer, après des études de lettres et de droit, la profession de son père : magistrat. Il a occupé les plus hautes fonctions de la magistrature française. Il a commencé comme juge suppléant à Nîmes, Il devint ensuite juge à Aubusson (1951), substitut à Avignon (1951), substitut au service de la documentation et d'études de la Cour de cassation (1957), substitut du procureur de la République de la Seine (1962), conseiller technique du garde des Sceaux (1962). Sa compétence et son aptitude à dominer les problèmes généraux relatifs à la justice ont fait de lui le collaborateur très proche de plusieurs ministres, notamment Jean Foyer et Pierre Messmer. Il fut secrétaire général du Premier président de la Cour de cassation (1963), conseiller (1967) puis président de chambre à la cour d'appel de Paris, procureur général près la Cour de sûreté de l'État (1977), directeur des affaires criminelles et des grâces au ministère de la Justice (1979-1981). Aux côtés du garde des Sceaux Alain Peyrefitte, il a été l’un des principaux artisans de la loi Sécurité et liberté. Il a été immédiatement révoqué après l’élection de François Mitterrand et la loi elle-même a été aussitôt abrogée. Cette abrogation a été le symbole et l’instrument de la politique de relâchement pratiquée par la gauche en matière de justice et de sécurité, avec les résultats catastrophiques que nous pouvons encore constater aujourd’hui. Il fut un opposant important à l'abolition de la peine de mort. Il fut conseiller à la Cour de cassation (1979-1990), et vice-président du Conseil de la concurrence (de 1987 à 1993). Admis en retraite de la Cour de cassation le 30 juin 1990, il devient Conseiller honoraire à la Cour de cassation.


Raoul Béteille a conquis de haute lutte un siège de député (RPR) de la Seine-Saint-Denis, siège qu’il occupa du 28 mars 1993 au 21 avril 1997. Il a battu le socialiste Gilbert Bonnemaison, député depuis 1981, qui était connu pour être l’organisateur du congrès d’Epinay (création de l’union de la gauche qui contribua à la victoire de la gauche en 1981) et par son rapport sur les questions de sécurité («Face à la délinquance : prévention, répression, solidarité» (décembre 1982) préconisant des politiques de prévention de la délinquance, en particulier dans les quartiers et la réduction des sanctions. Parlementaire exemplaire, il a acquis la considération de tous ses collègues, y compris de ses adversaires politiques. Il fut aussi conseiller municipal (RPR) d’Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) de 1995 à 1997


Il a rejoint le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) en 1985 en intégrant son comité d’honneur présidé par le Général Alain de Boissieu. Raoul Béteille a été président du Mouvement Initiative et Liberté (MIL) du 14 septembre 1994 jusqu’au 9 janvier 2008. Ce fut un président à la fois prestigieux et actif, participant avec ardeur à tous les combats en faveur de la civilisation française, dont il était un représentant éminent et un amoureux fervent. Il jouissait d’une immense popularité auprès des militants et lui-même aimait à dire qu’il se considérait comme le premier d’entre eux.


Le 12 janvier 1999, il devint le président de l’Association des amis de Jacques Foccart (AJF). Lorsque, en 2008, il fut amené à se retirer loin du centre des décisions parisien pour rejoindre sa terre ancestrale de l’Ariège, il accepta de devenir président du comité d’Honneur du Mouvement Initiative et Liberté (MIL), fonction qu’il exerça jusqu’à son dernier jour.


Avec Raoul Béteille disparaît un grand Français, un magistrat de passion et plus particulièrement un gaulliste historique de haute tradition et de conviction. Ceux qui l’ont connu pleurent non seulement l’homme public, mais, plus encore peut-être, l’ami délicat et dévoué dont la profonde bonté avait touché tous les cœurs. Raoul Béteille a consacré sa vie à la justice, aux combats des valeurs gaullistes et au service de la France.


Le MIL présente à son épouse, à ses enfants et à toute sa famille ses très sincères et très profondes condoléances.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) met à la disposition de toutes les personnes qui souhaitent lui rendre hommage, une adresse de courriel spécifique :


hommage-beteille@lemil.org



  

Hommage à Raoul BÉTEILLE

Télécharger ce texte (journal n°314)

Lire ce texte

Télécharger le journal n°312 sur Raoul Béteille (communication du MIL)

Télécharger le journal n°313 sur Raoul Béteille (ses écrits)

Télécharger le journal n°315 sur Raoul Béteille (ses écrits - suite)

Télécharger le journal n°316 sur Raoul Béteille (les hommages reçus)

Mon cher Raoul,

Ta vie publique a tout ce qu'il faut pour faire de toi une figure exemplaire. Et pourtant, je n'ai pas envie de présenter de toi une statue impeccablement sculptée, ne serait-ce que parce qu'une statue, même admirable, a toujours quelque chose de figé, de froid, ce qui est le con­traire même de ta véritable personnalité. C'est cette per­sonnalité que je veux, incomplètement et modestement, essayer de faire revivre dans sa vérité profonde en évo­quant non seulement ce que tu as fait, mais surtout ce que tu as pensé, ce que tu as éprouvé, ce que tu as été. C'est pour retrouver cette chaleur qui était en toi que j'ai été tout naturellement porté, pour parler de toi, à m'adresser à toi.

Il faut, certes, ne pas s'en tenir à l'exemplarité de ta carrière, mais il ne faut pas pour autant la passer sous si­lence. Notre époque a, plus qu'aucune autre, besoin de modèles, et de modèles imitables. Les héros et les saints ont quelque chose d'exaltant et d'entraînant, mais ils peuvent aussi apparaître comme des figures admirables, si exceptionnelles qu'on ne croit pas avoir la force de les imiter. A certaines époques, l'éducation communément dispensée fournit à ceux qui la reçoivent une armature mentale et morale qui leur permet de se conduire spon­tanément de façon honorable. Tel n'est plus le cas au­jourd'hui. Nous avons eu le triste privilège de voir une partie de la magistrature française descendre, avec l'érection du «mur des cons», dans les bas-fonds les plus ignobles de la condition humaine tout en continuant à détenir le pouvoir de juger leurs contemporains. Pour ne pas désespérer absolument de la justice de notre pays, nous avons besoin de nous référer à un exemple comme le tien, qui nous montre qu'un magistrat d'une intégrité scrupuleuse et d'une hauteur de vue magistrale peut aussi faire une carrière brillante qui le conduit jusqu'au som­met de la hiérarchie judiciaire.

Tous les sondages montrent que l'image de la classe politique est très dégradée dans l'esprit des Français. Cette sévérité est peut-être excessive, mais c'est un fait qu'on est obligé de prendre en considération. Pendant l'autre phase de ta vie publique, celle où tu as été député à l'Assemblée nationale de 1993 à 1997, tu as été reconnu comme une sorte de modèle dans l'exercice de ta fonction en raison de la qualité exceptionnelle de tes interventions, en raison aussi de ce mélange de fermeté dans la pensée et de courtoisie dans les propos qui te valaient le respect et l'amitié de tes collègues, y compris de tes ad­versaires politiques. Si les élus étaient plus nombreux à suivre ton exemple, les travaux parlementaires seraient de meilleure qualité, les lois seraient plus judicieuses et mieux rédigées et les électeurs se sentiraient plus enga­gés dans la vie politique parce qu'ils auraient une plus haute idée de la démocratie parlementaire.

Cette conscience professionnelle exigeante dont tu faisais preuve dans tes activités officielles, tu l'appliquais tout aussi bien dans l'exercice de la prési­dence de notre mouvement. Tu y avais d'autant plus de mérite que tu ne pouvais rien y gagner pour ton intérêt personnel. Le MIL est, certes, un mouvement hautement honorable, et il suf­fit pour s'en convaincre de consulter, par exemple, la composition de son comité d'honneur, mais il est trop attaché à la recherche de la vérité et trop soucieux de pouvoir l'exprimer li­brement qu'il n'est pas le meilleur tremplin pour la satisfaction d'une ambition personnelle. Cela te convenait bien, d'ailleurs, car tu as toujours fait passer la rectitude de tes convictions avant les louvoiements qui facilitent parfois la bonne progression d'une carrière. La tienne a été brillante, mais elle l'eût été sans doute encore plus si tu avais eu l'échine plus souple et la flatterie plus répandue.

Il n'est donc pas étonnant que tu aies été, si j'ose dire, un président à part entière. Tou­jours prêt à déployer ton drapeau, tu as été à la fois un président de prestige et un président de terrain. Très assidu aux réunions du bureau national, tu nous faisais profiter de la qualité de ta réflexion, de la richesse de ton expérience, de ta connaissance des rouages de l'Etat. Et puis, au cours de ces réunions comme en bien d'autres occasions, tu faisais preuve de cette qualité d'esprit que l'on avait traditionnellement coutume de considérer comme typiquement fran­çaise, mais qui semble en voie de disparition : tu ne pensais pas qu'une discussion sérieuse sur le fond dût être pesante et sinistre dans la forme et tu avais l'art d'apporter cette touche de lé­gèreté, de bonhomie et de chaleur amicale qui rend les décisions plus faciles à prendre.

Président de terrain, tu l'étais particulièrement dans tes relations avec les militants. Sans jamais rien céder à un quelconque débraillé verbal qui eût été une forme de démagogie, tu sa­vais spontanément toucher leurs sentiments, tout simplement parce qu'ils sentaient que tu éprouvais pour eux de la considération, de l'amitié et même une véritable affection. Ce que tu aimais dans les militants du MIL, c'est qu'ils représentent une sorte de concentré de la société française dans ses profondeurs, avec toutes ses variantes et aussi son unité indissoluble. Le ci­ment de cette unité, c'est l'amour de la France et, au-delà, la volonté de se dévouer, et même de se battre, pour elle. Se battre, c'est un terme qui semble peu approprié à ces qualités de cœur, à ce goût pour les douceurs de l'amitié dont j'ai parlé à ton propos. Et pourtant, c'est bien celui qui convient, car tu étais intraitable et farouche lorsqu'il s'agissait de notre pays, de sa civilisa­tion, de son identité, de sa grandeur, de son rayonnement.

Le MIL est un mouvement qui se définit ouvertement comme gaulliste. Voilà encore un trait qui te destinait à en devenir le président. Depuis ton plus jeune âge, le gaullisme faisait partie intimement de ta personnalité politique. C'était certes pour toi une constante que tu n'aurais pas songé à remettre en cause, mais ce n'était pas une doctrine figée à laquelle tu au­rais fait allégeance par habitude. Pour toi comme pour nous, de Gaulle représente un exemple que la classe politique a tenté depuis plusieurs années de faire oublier ou de momifier tout en l'encensant en paroles, mais qui est toujours resté sous-jacent dans le cœur et dans l'esprit de la population française et qui est en train de ressurgir dans toute sa force vitale, renvoyant au rang d'étoiles mortes les idéologies desséchées du vingtième siècle qui tentent désespérément de se survivre dans le vingt-et-unième.

Tu nous as dit souvent combien tu te sentais à l'aise au sein du MIL. De notre côté, nous étions fiers que tu fusses notre président. J'espère que tu as remarqué l'imparfait du subjonctif (celui-ci parmi d'autres) et que tu le portes à mon crédit. En effet, quelle que fût l'étendue de ta bienveillance envers tes amis, il y avait au moins un domaine où ton indulgence rencontrait ses limites, et tu eusses difficilement toléré que je manquasse à la concordance des temps.

En tout cas, toi, tu n'y manquais pas. On aurait tort de ne voir là qu'un scrupule futile. Ce respect des règles de la grammaire et, plus généralement, ce souci permanent de la justesse et de la correction de la langue française n'étaient en rien une marque de pédantisme, mais ré­vélaient une volonté de respecter les fructueuses conventions de la tradition française et de puiser avidement et judicieusement dans le trésor linguistique qui a permis l'épanouissement de l'une des civilisations les plus brillantes qui justifient la présence sur terre de l'espèce hu­maine.

Tu étais par excellence ce qu'on appelle aujourd'hui un homme cultivé, ce qu'on aurait appelé aux siècles classiques un honnête homme. Cette culture dont tu étais pétri, ce n'était pas une décoration supplémentaire ornant ta boutonnière, encore moins une manière de faire étalage de connaissances impressionnantes. C'était une nourriture substantielle composée de la sagesse accumulée au cours des siècles par les plus grands esprits, exprimée sous sa forme la plus parfaite et que tu avais intimement assimilée.

Sur les préoccupations plus proprement spirituelles, tu faisais preuve d'une grande pu­deur qui ne pouvait pas se confondre avec de l'indifférence. Tu n'avais pas la foi du charbon­nier, et tu le regrettais, mais tu proclamais haut et fort que le christianisme était à la racine et au cœur de la civilisation française et, pour cette cause-là, ton engagement était entier et iné­branlable.

Tu étais un homme de cœur, ta pente naturelle te portait vers la compassion, ton amour pour les animaux, et en particulier pour la douceur des chats, n'avait rien d'affecté et pourtant tu avais horreur des dégoulinades sentimentalo-humanitaires dans lesquelles se vautrent avec complaisance nos contemporains. Lucide connaisseur de la nature humaine, tu savais que l'angélisme utopique était une faiblesse qui pouvait engendrer des conséquences catastro­phiques car, comme l'avait dit Pascal, «le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la bête».

Tu assumais pleinement tes choix. Tu revendiquais la part que tu avais prise dans l'élaboration de la loi Sécurité et liberté, présentée par Alain Peyrefitte. Aux bonnes âmes qui s'offusquaient qu'elle eût un caractère répressif, alors qu'il eût été de bon ton de favoriser la prévention, tu répondais que la première mesure de prévention, et la plus efficace, était d'inspirer aux délinquants et criminels potentiels la crainte d'une répression immédiate et ri­goureuse. La sagesse de cette position a été, comme on l'a vu, confirmée a contrario par Mitter­rand et les socialistes, qui se sont empressés d'abroger cette loi, avec des résultats dont nous voyons encore aujourd'hui la terrible nocivité.

Autre question, encore plus sensible, celle de la peine de mort. Alors qu'on fait presque unanimement de Robert Badinter une sorte de saint laïque pour l'avoir abrogée, alors que son maintien est considéré quasi officiellement comme une marque de barbarie, tu t'es officielle­ment prononcé en sa faveur, à peu près seul parmi les gens de ton milieu et de ta notoriété. Tu l'as fait non pour satisfaire quelque tendance personnelle à la cruauté, mais parce que, ayant pris connaissance des études les plus objectives et les plus rigoureuses, tu avais conclu que l'application de la peine de mort permettait de sauver plus de vies innocentes qu'elle n'entraînait de morts de criminels. La rigueur bien appliquée est plus juste et plus «écono­mique» que le laxisme pseudo-humanitaire.

Il est une expression qui semble presque devenue caduque, à notre époque d'individualisme et de communautarisme larvé, mais que tu ne refuserais sans doute pas, c'est celle de grand serviteur de l'Etat. Tous les mots comptent. Tu as toujours exercé tes fonctions en te considérant comme étant au service d'une cause qui te dépassait. Cette cause, c'est évi­demment, au stade ultime, la France, mais il est dans le génie de notre pays de s'être construit et de subsister contre toutes les forces centrifuges grâce à cet instrument complexe et irrem­plaçable dans ses fonctions régaliennes qu'est l'Etat. Quant à la grandeur, elle s'applique non seulement à l'importance des fonctions que tu as exercées, mais à l'esprit dans lequel tu les as conçues.

Ceux qui te connaissent adhèrent à cette formule, mais, pour eux, ce n'est pas l'essentiel. Ce qui s'impose aujourd'hui à eux, avant toutes autres considérations, c'est le chagrin. Ce qui subsistera toujours, c'est le souvenir d'un homme dans ce qu'il a d'unique et singulier, un homme de bien, un homme de cœur et surtout un ami, un ami pour tous, mais un ami parti­culier pour chacun d'entre nous.

Jacques ROU­GEOT est professeur émérite de langue française à l'université de Paris-Sorbonne, président du comité d'honneur de l'UNI et vice-président du MIL.

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Le M.I.L, pour l'année 2018, c'est 11 journaux (20 en 2017, 15 en 2016 et 23 en 2015), 35 communications (62 en 2017, 82 en 2016 et 92 en 2015), 5 campagnes militantes (53 en 2017, 18 en 2016 et 25 en 2015). Tout cela n'est possible que grâce à votre adhésion, à votre renouvellement d'adhésion et à vos dons chaque année.  Nous avons besoin de vous, de votre soutien et de votre engagement à défendre les valeurs gaullistes, civiques et patriotiques.

CLANDESTINS-MIGRANTS : TROP C’EST TROP

Télécharger la communication du MIL du 11 juin 2015

Lire le texte

Repères : Le Défenseur des droits, Jacques TOUBON, déclare que « à la lumière des situations analogues que l’on peut constater dans Paris ou à Calais, relève que le défi auquel notre pays et d’autres pays européens sont confrontés ne saurait être durablement traité par la voie de simples mesures d’urgence ponctuelles et locales ».

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge bien fondée l’évacuation du camp accueillant de l’ordre de 400 immigrés clandestins, installés à La Chapelle (Paris 18ème), à l’abri du métro aérien, et la mise en œuvre d’une intervention sociale d’urgence. La question à se poser est de savoir pourquoi cette décision politique a tant tardé. Une intervention plus rapide aurait évité l’installation d’un regroupement aussi important au centre de la capitale.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’élève contre les accusations de violences policières exercées lors du démantèlement du camp et de ses tentatives de reconstitution. Si des affrontements ont effectivement eu lieu, ils sont globalement le fait de clandestins et de militants politiques d’extrême gauche présents cherchant la bagarre. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que ces immigrés clandestins viennent pour la plupart de l’Afrique de l’Est : Érythréens, Éthiopiens ou Soudanais. Ils ne sont pas francophones. Ce flux est principalement dû à la guerre civile en cours en Libye où ces personnes ont perdu l’emploi dont elles disposaient et sont les victimes de trafiquants d’êtres humains. Cette situation particulière explique pourquoi la majorité de ces personnes se disent dans une situation de transit vers la Grande-Bretagne, via Calais où se trouve également une forte concentration.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) note l’intervention des habituelles associations de soutien aux immigrés en situation illégale : Groupe d’information et de soutien des immigrés (GISTI), de France Terre d’accueil, d’Entraides Citoyennes, etc. (subventionnées en partie par l’Etat).

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) enregistre la récupération politique sur le terrain comme dans les médias par les responsables, les militants et des membres du service d’ordre du Nouveau Parti Capitaliste (NPA) d’Alain Besancenot, du Parti Communiste Français (PCF) et d’Europe Écologie Les Verts (EELV). Cécile Duflot, député écologiste et ancien ministre de François Hollande, interpelle et accuse même le président de la République à ce propos dans un quotidien. Cet engagement de la gauche extrême porte en grande partie la responsabilité des affrontements avec les forces de l’ordre. L’intérêt de ces partis politiques est de faire de l’évènement sans préoccupation du sort des clandestins, pour marquer sa différence avec le gouvernement de Manuel Valls. Ces partis trouvent dans cette initiative une occasion de ressouder les rangs et de faire bloc pour se présenter ensemble aux prochaines élections.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que Frontex, l'organisme pour la sécurité et les frontières extérieures de l’Union européenne, estime que 274.000 personnes sont entrées clandestinement dans l’Union en 2014, soit un triplement (chiffre officiel). Plus de 170.000 sont arrivés par la mer en Italie, et plus de 50.000 en Grèce. Ces chiffres s’ajoutent à ceux de l’immigration légale.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que cela n’est que le début et que face à l’énorme quantité de « clandestins-migrants » potentiel une nouvelle politique relative à l’immigration s’impose ainsi qu’un blocage des frontières pour pouvoir l’appliquer. Elle doit être menée au niveau français et à celui de l’Union européenne dans les plus brefs délais sans attendre la montée des périls directs et indirects.

Pour ces raisons, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a lancé plusieurs campagnes militantes sur ce thème : « CLANDESTINS MIGRANTS, TROP C’EST TROP » et « CLANDESTINS MIGRANTS, STOP »

  

CHARLES PASQUA,

UNE VIE AU SERVICE DE LA FRANCE ET DU GAULLISME

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Christian Labrousse, président du M.I.L et le bureau national font part de leur très vive émotion et de leur tristesse à l’annonce du décès de Charles Pasqua, militant gaulliste depuis son plus jeune âge.


«On ne comprend rien de moi si l’on ne comprend pas que je suis un militant», avait coutume de lancer Charles Pasqua. Pour comprendre ce qu’il voulait alors dire, il faut d’abord revenir aux 15 ans de ce petit-fils de berger corse, de ce fils de policier, et sentir le soleil et les parfums de Grasse, dans les Alpes-Maritimes. Le jeune Charles y est né le 18 avril 1927, dans une famille de patriotes farouches, comme le sont parfois les Corses.


Après l’invasion de la zone libre par les armées nazies en novembre 1942, il s’engage dans la Résistance, sous le pseudonyme de Prairie. En fait, son père, André, est déjà membre d’un réseau et établit de fausses cartes d’identité de son commissariat. De son côté, Charles fait partie d’un groupe de jeunes gens qui rejoindront bientôt la France libre du général de Gaulle. De là datera son attachement à l’homme du 18 Juin, qu’il rejoindra après la guerre, dès sa fondation en 1947, le RPF. Il a repris ses études, passé son bac et une licence de droit.


Ensuite, Charles Pasqua intègre l’entreprise Ricard. Il va être bombardé inspecteur des ventes en Corse, puis grimper tous les échelons jusqu’à la direction générale des ventes en France et à l’exportation, en 1962, naviguant de la Corse à Marseille pour atterrir à Paris. En 1967, il est devenu le numéro deux du groupe Ricard jusqu’en 1969.


En 1947, sous le parrainage de Jacques Foccart, est créé le service d’ordre du RPF par Dominique Ponchardier et son adjoint Pierre Debizet, ainsi que Paul Comiti. Puis il se transformera en association de fait en 1958, le Service d’action civique (SAC). Cette association sera créée officiellement le 15 décembre 1959 puis déclarée à la préfecture de Paris le 4 janvier 1960. Pierre Debizet a été le premier président en 1959-1960 et  démissionnera à cause de la politique algérienne. Ensuite, Paul Comiti en fut le président du 1er avril 1960 à 1969. Charles Pasqua a rejoint l’association fin 1962 et la quittera à l’automne 1969. Il sera nommé Vice-président début 1965 et il intégrera le Bureau national à partir de 1967 jusqu’au retour de Pierre Debizet le 3 octobre 1969. Charles Pasqua sera un des organisateurs, grâce aux militants civiques, de la manifestation raz-de-marée gaulliste du 30 mai 1968 sur les Champs-Elysées.


Ces derniers titres furent : ancien ministre d’Etat, ancien président d’honneur du conseil général des Hauts de Seine, parlementaire honoraire.


Il a assumé de très nombreuses responsabilités, notamment :  Ministre d'État ; Ministre de l'Intérieur de 1986 à 1988 et de 1993 à 1995 ; Député des Hauts-de-Seine de 1968 à 1973 ; Député européen de 1999 à 2004 ; Conseiller régional d'Île-de-France ; Président du conseil général des Hauts-de-Seine (de 1973 à 1976 puis de 1988 à 2004) ; ancien conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine ; ancien Sénateur des Hauts de Seine (du 11 mai 1988 au 29 avril 1993 puis de 1995 a 2011).


Malgré toutes ces fonctions, Charles Pasqua est resté le premier des militants. Il a été de tous les combats pour les valeurs gaullistes et la France. Il était un grand patriote. Il avait ardemment combattu le Traité de Maastricht.


Sur France Info jeudi 5 juin 2015, Charles Pasqua a parlé de son engagement dans la Résistance en déclarant «L'essentiel, c'est la capacité de refuser ce qui apparaît au plus grand nombre inévitable». Certaines de ses formules ont marqué l’opinion : «Les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent», «La politique, ça se fait à coups de pied dans les couilles», «On est plus fidèle à sa nature qu’à ses intérêts» , «il faut terroriser les terroristes».


Gaulliste sincère, militant engagé, Charles Pasqua était membre du comité d’honneur du Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L), nous avons mené de nombreux combats ensemble. Il a de nombreuses fois pris la parole dans les conventions nationales de notre mouvement. Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) perd l’un des siens et la France perd un grand serviteur.

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INSULTES À LA MÉMOIRE DU PRÉFET CLAUDE ÉRIGNAC ASSASSINÉ EN 1998

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Repères : En région Corse, la liste indépendantiste corse « Pe a Corsica » (pour la Corse), dirigée par Gilles SIMEONI et Jean-Guy TALAMONI, a remporté les élections territoriales de décembre 2015. Le président de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy TALAMONI, a fait le choix de ne pas participer, et de le faire savoir, à l'hommage officiel rendu, le 6 février, à Ajaccio pour le 18ème anniversaire de l'assassinat du préfet Claude ERIGNAC.


Le 6 février 1998, à Ajaccio, le préfet de Corse, Claude ÉRIGNAC, a été abattu de trois balles de calibre 9 mm, une dans la nuque à bout portant, deux pour l'achever alors qu'il est à terre, par un commando indépendantiste alors qu'il se rendait en soirée, à pied, seul et sans protection à un concert de musique classique. L'arme du crime, retrouvée sur les lieux, était un Beretta volé cinq mois plus tôt lors de la prise d’otage de deux gendarmes de la caserne de Pietrosella (Corse-du-Sud). Le militant indépendantiste, Yvan Colonna, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en 2011 au terme d'un troisième procès.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) tient à rendre hommage, en ce jour anniversaire, à la mémoire du Préfet Claude ÉRIGNAC.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne vigoureusement le boycott de la cérémonie par le président de l'Assemblée de Corse, l’indépendantiste Jean-Guy TALAMONI. En refusant d’honorer la mémoire d’un Préfet de la République, lâchement assassiné par des terroristes, il porte atteinte à l’honneur de la République. Cette absence éclaire les perspectives d’affrontement en suspens dans l’île et la persistance d’un esprit de guerre civile de la part de mouvements indépendantistes, officiellement passés de l’action terroriste à la joute électorale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que, parmi les revendications avancées par les responsables indépendantistes, portées à la tête de l’assemblée de Corse, figure la demande de libération des terroristes corses condamnés pour des crimes et délits, et actuellement détenus, dont Yvan COLONNA, condamné pour l'assassinat du Préfet Claude ÉRIGNAC. Gilles SIMEONI, nouveau président du Conseil exécutif de Corse, a été l'avocat d'Yvan COLONNA…


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la victoire des indépendantistes a été obtenue à la majorité relative (35% des voix), avec 24 sièges sur 51 à l’assemblée. Elle provient de la fusion, au 2nd tour, de deux listes indépendantistes : «Faisons la Corse», (Gilles SIMEONI) et «Corsica libera» (Jean-Guy TALAMONI).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que la responsabilité du gouvernement socialiste est pleine et entière dans l’installation de cette situation dans l’île de Corse. L’ouverture récente par le Premier ministre de «négociations» avec les dirigeants indépendantistes vient confirmer son refus d’’assurer la défense des intérêts de la République. Les exigences formulées par ces indépendantistes n’ont rien à voir avec des compétences de la collectivité locale. Elles vont conduire au minimum à des tensions et, potentiellement, à des crises graves à répétition.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la définition à venir des statuts de la future collectivité locale unique, issue de la fusion des conseils départementaux de Haute-Corse et de Corse du Sud et de l’Assemblée de Corse, en 2018 devra permettre la légitime représentation de la grande majorité, opposée à la petite minorité indépendantiste, dans l’intérêt général.

LES ECRITS DU MIL


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IL Y A 21 ANS QUE JACQUES FOCCART EST DÉCÉDÉ

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Le Mouvement Initiative et Liberté souhaite rappeler aux nouvelles générations son action au service de la France. Pour cela, nous republions, dans le Vigilance & Action N° 353 de Mars-Avril 2017, des articles de 1997 qui retracent bien le parcours d’un gaulliste historique qui fut un des plus proches du Général de Gaulle et l’inspirateur-fondateur de notre association. Voici un de ces textes.


PRÉSIDENTIELLES 1995 : LE MILITANT JACQUES FOCCART

Une des  grandes efficacités de Jacques Foccart était basée sur sa volonté permanente d'échapper à la pensée unique technocratique ainsi qu'au filtre des appareils politiques et institutionnels. Iconoclaste sans doute dans un milieu friand de notes et de rapports, il aimait à recevoir des personnalités ou des sans grade, l'information brute pour en tirer ses propres analyses. Devenaient ainsi ses interlocuteurs privilégiés ceux qui, hors des combines et calculs politiciens, avaient au coeur la défense de l'intérêt national et une certaine idée de la France.


DES RÉUNIONS DE TRAVAIL : Dès l'annonce de la candidature de Jacques Chirac en novembre 1994, le bureau national du MIL a réaffirmé sa décision de lui apporter son soutien. Décision qui a été ratifié lors de la Convention nationale du MIL. De même, Jacques Foccart, qui pour des raisons de santé ne pouvait plus assister, chaque semaine, à la réunion de bureau du MIL, décidait de réunir tous les quinze jours, à son domicile parisien, le bureau national du MIL. Avide d'informations concrètes et militantes, Jacques Foccart demandait qu'elles soient complétées par de fréquentes conversations téléphoniques. Il tenait tout particulièrement à être au courant du déroulement de la campagne au jour le jour et d'heure en heure. L'ambiance des réunions publiques, l'ardeur des militants et la réceptivité des participants à nos thèmes de campagne étaient pour lui autant d'éléments fiables d'analyse, sans doute plus que les torrents de sondages et de notes pessimistes qui se déversaient alors.


Lors des réunions qui précédèrent Noël, lui sont soumis les projets d'actions qui formeront l'ossature de notre campagne ainsi que la présentation de notre implantation structurelle et militante.


UNE RÉUNION AVEC JACQUES CHIRAC : Début janvier 1995, Jacques Foccart organisait une réunion à l'Hôtel de ville de Paris afin que nous présentions directement à Jacques Chirac nos activités, notre programme d'action (réunions publiques et internes, organisation de publipostages ciblés, travail sur des thèmes spécifiques et sur des segments électoraux), le matériel de propagande (tracts, journaux spécifiques, courriers spécialisés, autocollants, affiches) ainsi que notre implantation militante sur le terrain.


Nos propositions d'action entièrement validées, c'est d'un commun accord que nous avons pris la décision d'attendre que les candidats concurrents se lancent dans une campagne massive d'affichage pour recourir à cette forme d'action, traditionnellement liée à nos activités.


LA SÉCURITÉ DES RÉUNIONS PUBLIQUES : A la fin de cette réunion qui dura presque deux heures, Jacques Chirac a abordé le problème de l'organisation de la sécurité de ses meetings publics. Connaissant parfaitement la situation tendue du paysage politique et ne voulant prendre aucun risque technique dans sa campagne, il a demandé au MIL de prendre en charge toute la sécurité de toutes ses réunions publiques, la sécurité de ses déplacements étant assurée par un groupe de 4/5 personnes du RPR. Ainsi, toutes les réunions ont été couvertes, ainsi, que les déplacements et réunions publiques des orateurs nationaux de la campagne. Toutes ces réunions se sont très bien passées car nous avons mobilisé de très nombreux militants décidés partout en France.


Le rythme de la campagne s'accentuant, nos entretiens avec Jacques Foccart devinrent hebdomadaires et les comptes-rendus téléphoniques journaliers. Pour chaque réunion publique, nous appelions Jacques Foccart pour lui faire un compte rendu de la mise en place de nos militants sur le lieu, sur la configuration de la salle et sur nos premières impressions. Ensuite au cours de la réunion, nous lui présentions une synthèse d'ambiance et un rapport sur le bon (ou mauvais) fonctionnement du dispositif de campagne. Puis en fin de réunion, nous faisions un bilan de la soirée avec nos impressions à chaud, des parties de discours entendus, des anecdotes et la réaction du public présent.


Ces contacts lui permettaient de restituer à Jacques Chirac un avis personnel et sans complaisance sur le déroulement de la campagne. Ces rapports directs et sans ornement inutile n'ont probablement pas été sans influer sur le déroulement des opérations.

  

IL FAUT STOPPER LA GAUCHE ULTRA INSURRECTIONNELLE

Télécharger la communication du MIL du 29 avril 2016

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La rupture entre le PS et la gauche de la gauche (Gauche du PS, PCF, Parti de gauche, EELV, NPA)  est désormais consommée. Elle se double aujourd'hui d'une fracture entre les organisations de gauche et de l'ultra gauche. 


Le retour à des actions révolutionnaires conduites par des militants de la gauche ultra s'intensifie, notamment : violences contre les forces de l'ordre, vandalisme et vols contre les commerces, voitures brûlées, blocage des établissements d'enseignement par la force, responsables d'établissements agressés. Des actions de type insurrectionnel sont engagées par cette nébuleuse : marche sur le domicile de Manuel Valls ou vers l'Élysée, tentatives de blocage des moyens de transports, occupation de bâtiments (comme le théâtre de l'Odéon), volonté d'imposer une grève générale insurrectionnelle.


Dans le camp des opposants à la loi travail, on constate une rupture progressive, mais devenue définitive, d'une part, entre l'UNEF et la gauche extrême étudiante et, d'autre part, entre les syndicats (CGT et FO) et la nébuleuse gauchiste de la #nuitdebout. 


Les organisations traditionnelles restent dans une logique de grèves et de manifestations ayant pour objectif des négociations sur la loi travail débouchant au mieux pour eux sur un compromis. ‎Ils ont déjà obtenu de réelles concessions par rapport à la version initiale du projet de loi et espèrent en obtenir davantage. Elles restent principalement sur la demande du retrait du projet de loi travail.


Les militants de la gauche ultra s'inscrivent dans un processus révolutionnaires que l'on peut qualifier de classique. Ils rêvent de refaire «68» et adoptent une stratégie de violence et de guérilla. ‎Leurs débats et mots d'ordre dépassent très largement le débat sur la loi travail pour s'en prendre de manière globale à notre société. Autour des noyaux connus (anarchistes et autres nébuleuses altermondialistes) se greffe une nouvelle génération de «combattants». Le recrutement effectif de nouveaux jeunes par cette mouvance explique la recrudescence des actions violentes sur plusieurs villes.  


Les forces de l'ordre se trouvent confrontées à des situations de plus en plus dangereuses tant pour les policiers et gendarmes que pour leurs assaillants. 


L'objectif des stratèges gauchistes est que la tension débouche sur des blessés graves ou plus,  ce qui leur permettrait d'élargir leurs base en mobilisant plus largement des militants de la gauche de la gauche sur le thème habituel de la «solidarité avec les victimes». 


Par exemple, l'UNEF (proche de la gauche du PS) qui appelle à la réduction des moyens des forces de l'ordre (interdiction des flashball)‎ est déjà entraînée dans le piège gauchiste. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) met en garde les citoyens contre les pratiques des gauchistes et appelle le gouvernement socialiste à prendre toutes les mesures politiques de prévention pour éviter de tomber dans les pièges tendus par les casseurs gauchistes de créer des situations échappant à tous contrôles.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle à l'arrestation des ‎meneurs casseurs, à la dissolution des groupes violents, à l'interdiction des rassemblements à risques, à des réactions rapides face aux occupations de sites et bâtiments publics, au respect de la liberté des études et de la sécurité publique devant les lycées et les universités. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande que soit donner l’ordre aux forces de l’ordre d’intervenir le plus tôt possible.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que toute défaillance du gouvernement socialiste pour assurer l'ordre public fait courir des risques graves tant aux citoyens et qu'à la République et qu'il convient d'agir pour arrêter la montée en puissance du mouvement des hors la loi gauchistes. 


  

CLANDESTINS MIGRANTS : PLUS DE PLACE EN FRANCE

Télécharger la communication du MIL du 12 juin 2016

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Repère : Le terme de «migrants» utilisé par les médias ou les politiques pour désigner des étrangers entrés illégalement en France est faux. Il existe des règles de droit qui régissent l'entrée et le séjour des étrangers en France, notamment : libre accès venant de certains pays, visas délivrés sous certaines conditions, autorisations accordées à des étudiants étrangers, procédure de demande d'asile. La France est tout le contraire d'un pays fermé. L'entrée clandestine d'étrangers sur le territoire national conduit à nommer ces étrangers des «clandestins», c'est à dire des étrangers en situation irrégulière, et non des «migrants». D’où l’utilisation par le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) depuis plusieurs mois du terme ««clandestins-migrants ». 


La période actuelle est marquée par l’arrivée en masse de dizaines de milliers de clandestins en France. Des problèmes de trafics divers, de traite humaine (prostitution, achat d’enfants, etc.), d’infiltrations terroristes, de santé publique (cas de tuberculose chez des clandestins) existent. Ils sont à traiter quotidiennement par les forces de l’ordre, mais ils ne résument pas à eux seuls la problématique posée par l’installation en France de clandestins.


Un consensus existe dans l’opinion française à ce propos qui est en faveur d’une aide à l’étranger (en particulier des réfugiés de guerre) mais non pour une installation durable en France de populations étrangères que nous ne pouvons plus accueillir. Sauf rare exception, ces personnes ne sont pas francophones, pour la plupart non qualifiées, ignorant la culture et les usages de la société française. Leur avenir doit être dans leur pays d’origine, avec notre éventuelle aide matérielle. Il n’est pas acceptable de voir s’installer de nouveaux quartiers étrangers en France, alors même que l’assimilation en France de millions de personnes, issues de l’immigration, est en partie un échec de part le trop grand nombre de personnes.


Le problème des clandestins reste à la pointe de l'actualité. Plus de 5.000 clandestins sont en permanence à Calais. Des clandestins, poussés à être demandeurs d’asile, sont répartis quotidiennement vers des points d’accueil dans toute la France, mais le flux arrivant sur Calais serait encore de plus de 1.500 clandestins par mois. La poursuite de l'arrivée de clandestins, de la Libye vers l’Italie, se traduit, en dépit des mesures prises et des centres d’accueil ouverts en Italie, par une arrivée massive de réfugiés africains ou asiatiques en France. Les contrôles aux frontières ne font qu’un peu ralentir le flux. Le problème dépasse évidemment la région de Calais, des actions de démantèlement des camps de clandestins ont lieu régulièrement à Paris. Elles concernent des milliers de personnes. Et ces campements ne révèlent que la partie immergée de l’iceberg de l’immigration clandestine en France.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce un nombre de clandestins entrant en France bien supérieur à celui annoncé par le gouvernement socialiste en 2015 (c’est-à-dire 30.000 clandestins supplémentaires appelés à devenir des demandeurs d’asile en 2015 et 2016). L’engagement de François Hollande, plus limité que celui de l’Allemagne, est largement dépassé sur le terrain.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle à la mise en place de contrôles beaucoup plus rigoureux aux frontières nationales, dans l’attente d’un contrôle efficace, éventuel dans le futur, aux frontières des pays de la zone de Schengen.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge indispensable que l’État mobilise concrètement les moyens suffisants, en effectifs et en transports, pour assurer le départ des étrangers en fin d’autorisation légale de séjour (fin de visas, fin d’études réussies ou non, des étudiants étrangers, rejet des demandes d’asile) et pour organiser les expulsions de clandestins, conformément aux lois en vigueur. Il faut réorganiser des charters comme du temps des ministres de l’intérieur Charles Pasqua, Robert Pandraud et Jean-Louis Debré.


  

BREXIT, UN ÉCHEC DES FÉDÉRALISTES EUROPÉENS

LE MIL POUR UNE EUROPE DES NATIONS

Télécharger la communication du MIL du 24 juin 2016

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Repère : Les Britanniques ont été appelés à se prononcer pour ou contre la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. 51,9 % des votants viennent de se prononcer en faveur de la sortie (le «Brexit»). Des négociations de sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne vont s’engager pour déterminer la sortie des traités existants et les formes de partenariats qui prendront ou pas la suite, dans un délai théorique de deux ans.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) prend acte du vote des Britanniques et de la sortie à court terme de la Grande-Bretagne de l’Union européenne. Cette sortie vient rappeler que l’Union européenne n’a jamais été une nation, mais bien une union des nations liées par des traités internationaux, pouvant toujours être remise en cause.


La responsabilité du départ de la Grande-Bretagne est portée par les partisans du fédéralisme européen qui ont œuvré sans discontinuer en faveur d’une «intégration à marche forcée» des pays membres au sein de l’Union. Ce départ acte l’échec des fédéralistes. Le combat contre eux va pouvoir se poursuivre.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne fermement le projet alternatif, évoqué par certains responsables politiques français, d’une intégration fédérale renforcée au sein du noyau initial de la construction européenne comprenant l’Allemagne, la France, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. Ce projet devra être fermement combattu.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne également tout projet politique d’une France isolée, sans rapport avec ses voisins et sans dimension européenne. Ce projet devra être fermement combattu.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme son soutien à la réorientation de la politique européenne vers une «Europe des nations », projet engagé par le général de GAULLE.


Les responsables politiques français et ceux des autres pays européens doivent mesurer les risques de départ d’une série de pays s’ils n’engagement pas rapidement un changement en profondeur de la politique actuelle de l’Union européenne.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) soutient l’idée de l’adoption d’une nouvelle politique au sein de l’Union européenne sur le concept d’«Europe des nations».


Concrètement, il s’agit de limiter les compétences de l’Union européenne à l’essentiel (certains échanges économiques, contrôle des frontières extérieures, solidarité en cas de crise, etc.) et de laisser aux nations, par subsidiarité, une plus grande marge de manœuvre pour une gestion politique des problèmes nationaux qui sont de leur seul ressort.


Cette nouvelle politique nécessite de nouveaux traités internationaux. Une priorité complète doit être donnée à la représentation par les chefs d’États des nations européennes, et leurs parlements, par rapport aux instances actuelles, notamment : commission européenne non représentative, représentation au parlement européen sans lien avec les parlements nationaux, corps de fonctionnaires «apatrides» dans les instances de Bruxelles.

  

CASTRO : UN DICTATEUR COMMUNISTE EN MOINS DANS LE MONDE

Télécharger la communication du MIL du 30 novembre 2016

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Repères : Fidel Castro est mort à l’âge de 90 ans. Après 47 années d'un pouvoir sans partage depuis 1959, il a laissé la direction de Cuba à son frère Raul Castro afin de maintenir un régime communiste.


Rappelons que la réalité du régime cubain se caractérise toujours aujourd’hui par un régime de parti unique, le Parti communiste de Cuba (PCC). Les libertés publiques n’existent pas. Il règne une police politique qui quadrille complètement l’île. La répression de toute activité d'opposition est constante avec notamment l’arrestation des opposants et des emprisonnements sans jugement (plus de 10.000 en 2015), la censure, la pratique des tortures, et des exécutions sommaires. Le culte de la personnalité du dictateur Castro avec des portraits des héros de la révolution omniprésents (dont Castro et Che Guevara), des manifestations publiques organisées régulièrement par le régime, la diffusion de littératures et de films «révolutionnaires». Les détracteurs du régime sont toujours «victimes de manœuvres de harcèlement, d’actes de répudiation (manifestations organisées par des partisans du régime avec le concours d’agents des services de sécurité), ainsi que de poursuites pénales motivées par des considérations politiques ». Les autorités continuent de «contrôler l’accès à Internet, bloquant et filtrant certains sites, ce qui restreint l’accès à l’information et les critiques antigouvernementales».


Compte tenu de cette réalité indiscutable, sur laquelle les témoignages abondent, les propos de la part de nombreux journalistes célébrant Fidel Castro apparaissent comme scandaleux : comme les déclarations de certains «intellectuels» comme Jack Lang ou Bernard Kouchner, et celles de nombreux hommes politiques. La ministre socialiste de l’environnement, Ségolène Royal, a salué la mémoire de Fidel Castro comme «un monument de l’histoire», rejetant les accusations de violations des droits de l’homme à son encontre. Elle a dénoncé la «désinformation» et souligné au contraire l’existence sur l’île d’«une liberté religieuse» et d’«une liberté de conscience». «Donc il faut savoir regarder les choses positivement même si ça dérange», a-t-elle ajouté, estimant que «la France n’a pas à donner de leçon» à Cuba.


Le procès du communisme totalitaire n’a pas eu lieu sous la pression de tous ceux qui s’étaient compromis avec lui durant la période de la guerre froide alors qu’il perdure actuellement : Chine, Vietnam, Corée du Nord, Cuba …


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que Fidel Castro est avant tout un dictateur communiste qui a installé un régime totalitaire depuis son arrivée au pouvoir jusqu’à aujourd’hui. Il est mort dans son lit sans avoir été jugé pour ses crimes contre l’humanité.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne l'apologie du dictateur communiste Fidel Castro célébré par des journalistes et dénonce la permanence des positions du Parti Communiste Français, de Jean-Luc Mélenchon et d'autres ‎personnalités de la mouvance communiste en faveur de régimes communistes totalitaires. Le quotidien communiste «l’Humanité» vient de consacrer un numéro de 16 pages entièrement à la gloire du dictateur communiste Fidel Castro. Le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Pierre Laurent, a déclaré que Fidel Castro «restera dans l’Histoire» comme «l’un des dirigeants du mouvement d’émancipation humaine».


Ces dirigeants politiques doivent être dénoncés pour leur grande proximité avec les régimes totalitaires, qu’ils continuent à défendre depuis la mort de Staline et la chute du mur de Berlin…


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) espère que cet évènement va créer les conditions favorables à d’un changement rapide de régime avec la libération des prisonniers politiques, l’instauration de libertés publiques, le jugement des criminels communistes ayant tué et/ou torturé et l’organisation d’élections libres pour que les Cubains fassent librement leurs choix à l’avenir.


  

POUR BATTRE LA GAUCHE EN 2017, IL FAUT AUSSI AVOIR RECOURS AUX MILITANTS ET À L’ACTION MILITANTE

Télécharger la communication du MIL du 6 décembre 2016

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Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) constate le succès de la primaire de la droite et du centre avec le choix de François Fillon ainsi que la mise en ordre de bataille du parti «Les Républicains». Mais la victoire aux échéances électorales de 2017 n’est pas assurée automatiquement. Un affrontement politique difficile contre la gauche et le FN va s’engager pour remporter l’élection présidentielle de 2017. Il ne faut en aucun cas se laisser bercer par les sondages d’opinion actuels mais se préparer à un match serré.


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) estime que la communication virtuelle est évidemment incontournable (Facebook, réseaux sociaux, etc.), mais qu’elle n’est pas suffisante. Elle ne constitue qu’un étage dans la construction d’une communication politique. Il faut aussi notamment être en mesure de mobiliser des militants bénévoles pour assurer une présence physique sur le terrain pour des tractages, des boîtages, l’organisation et la gestion pratique des réunions, des affichages, du porte-à-porte…


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) persiste à penser que la communication politique repose d’abord et avant tout sur les idées et les valeurs défendues, puis, sur leur expression par un(e) orateur(trice) de talent ; d’abord au niveau national, puis au niveau local, pour donner confiance aux citoyens et les convaincre de voter. A ce titre, la primaire de la droite et du centre de novembre 2016 a donné lieu à un véritable débat sur les idées et les méthodes, dont il faut en tirer tous les bénéfices.


Le Mouvement Initiative et Liberte (M.I.L), dont l’insigne représentant une croix de Lorraine, apportera à la future campagne politique présidentielle la participation de ses équipes de bénévoles. Ces bénévoles donnent de leurs temps et de leur personne. Il s’agit d’actes patriotiques et civiques ayant comme seule ambition de servir leur pays en défendant le meilleur choix pour celui-ci. La présence de stands du Mouvement Initiative et Liberte (M.I.L) doit être un plus dans l’expression des valeurs gaullistes. Pour cela les organisateurs des campagnes électorales à venir doivent avoir à cœur d’intégrer les militants du Mouvement Initiative et Liberte (M.I.L) dans le dispositif général pour disposer de leur efficace soutien. Cette position a toujours été défendue notamment en novembre 2013 ou le Mouvement Initiative et Liberte (MIL) avait choisi comme thème de sa XXIIIème Convention nationale «Sans militants de droite, pas de reconquête de la France».


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) sait que, dès début 2017, il conviendra d’assurer la totale activation d’une organisation militante efficace pour les campagnes de la présidentielle et des législatives, notamment pour affirmer une vision d’inspiration gaulliste, pour témoigner d’une totale opposition à la gauche et au bilan de l’équipe Hollande / Valls (fiscalité, emploi, famille, école, immigration, etc.). Il faut une opposition franche pour remporter les échéances à venir. Le programme, développé lors de la primaire par François Fillon, est de nature à assurer cette approche d’affrontement gauche-droite.


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) mènera en priorité une campagne contre les candidats des gauches tout en participant, si les conditions sont réunies, à l’organisation sur le terrain de campagnes d’information ainsi que la gestion de réunions publiques. Les conditions d’une véritable alternance politique, avec François Fillon puis avec les candidats de la droite républicaine et du centre aux législatives, sont en voie d’être construites.

  

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RETRAITÉS :

LA GAUCHE VOUS DÉPOUILLE


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Petit à petit, les masques tombent et chaque jour qui passe apporte son lot de mauvaises nouvelles quant aux effets de la politique économique de la gauche.


Hollande veut faire payer aux retraités sa politique économique désastreuse

Par sa politique suicidaire, digne des pires heures du socialisme, Hollande conduit la France et les Français dans un abîme dont il sera extrêmement difficile de sortir.

En refusant toute mesure d’économie – et pire en créant de nouveaux postes de fonctionnaires – et en infligeant une purge fiscale aux classes moyennes et aux entreprises, la gauche a paralysé l’économie.

Une seule catégorie avait été relativement épargnée jusqu’à maintenant : les retraités.

Par pure démagogie et en refusant de s’attaquer aux régimes spéciaux de retraites, Hollande prépare une attaque en règle contre tous les retraités.

La gauche va ponctionner 10 milliards d’euros aux retraités

Fin juin, le seul document dont on dispose est le rapport (dit rapport Moreau) commandé par le Premier ministre sur les pistes à suivre pour assurer le financement des retraites.

Que dit ce rapport ?

Page 97, il est intéressant d’analyser le tableau 22 qui chiffre le rendement des mesures préconisées :

-Désindexation des retraites : 2,8 milliards d’euros

-Imposition de la majoration des pensions pour 3 enfants et plus : 0,9 milliards d’euros

-Diminution de 10% à 3% du taux d’abattement sur les pensions soumises à l’impôt sur le  revenu : 2,7 milliards d’euros

-Abaissement du plafonnement de l’abattement de 3 660 € à 1 500 € : 1,5 milliards d’euros                                                                                                                        

-Augmentation de la CSG de 6,6% à 7,5% : 2 milliards d’euros

Ce sont donc bien près de 10 milliards d’euros que la gauche s’apprête à prélever sur les retraités.

Afin de faire reculer le gouvernement sur cette mesure, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) lance une pétition nationale sur le thème :

NON AU MATRAQUAGE FISCAL DES RETRAITÉS

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THÉORIE DU GENRE – PMA – GPA – IMPÔTS : LA GAUCHE DÉTRUIT LA FAMILLE

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Incapables de gouverner économiquement le pays, et après avoir noyé les familles de la classe moyenne sous un déferlement fiscal inédit (+ 10 milliards d’impôts en 2014), Hollande et sa clique ont décidé de concentrer leur action sur les réformes dites sociétales.

Le slogan de la campagne présidentielle était «le changement, c’est maintenant», mais on s’était bien gardé de nous donner le sous-titre : «Moi président, familles je vous détruirai».

UNE ATTAQUE SANS PRÉCÉDENT CONTRE LES FONDEMENTS DE LA SOCIÉTÉ

Le quarteron maléfique Hollande / Taubira / Vallaud-Belkacem / Peillon réalise ce qu’aucun gouvernement de gauche n’avait jamais osé entreprendre pour détruire méthodiquement les bases de la société française et notamment l’un de ses piliers : la famille.

Multipliant mensonges et manipulations avec la complicité des médias toujours bienveillants, chacun dans son domaine est à la manœuvre sous le commandement d’un chef qui, pour pouvoir être réélu en 2017, doit donner des gages à une partie de son électorat.

OUI, LA THÉORIE DU GENRE EST ET VA CONTINUER A ÊTRE ENSEIGNÉE A NOS ENFANTS

Peillon affirme que la théorie du genre n’est pas enseignée en France. Évidemment, aucun cours ne s’intitule «enseignement de la théorie du genre», comme on pourrait avoir des cours de français ou de mathématiques.

Cependant, le contenu des enseignements prônés par le ministre de l’éducation reprend les principes de la théorie du genre.

On ne citera que quelques exemples d’ouvrages recommandés par des académies tels que «Ma mère est une femme à barbe», «Papa porte une robe», «Le petit garçon qui aimait le rose» ou «Tous à poil» pour comprendre l’objectif recherché.

Si on souhaite avoir des preuves détaillées de l’enseignement de la théorie du genre, on pourra se reporter au site de l’observatoire de la théorie du genre (www.theoriedugenre.fr).

PMA ET GPA, CONSÉQUENCES DIRECTES DU MARIAGE HOMOSEXUEL

La question n’est pas de savoir si le gouvernement souhaite ou ne souhaite pas inscrire dans un projet de Loi la possibilité pour des couples homosexuels de recourir à la PMA (c'est-à-dire l’insémination artificielle et la fécondation in vitro) ou à la GPA (les mères porteuses).

En effet, en légalisant le mariage homosexuel, qui plus est au nom de l’égalité des droits, Hollande et Taubira ont ouvert la boite de Pandore et la France se verra contrainte par la juridiction européenne de reconnaitre aux couples homosexuels le droit d’avoir des enfants, au nom du même principe d’égalité soulevé pour la question du mariage.

Considéré par certains comme mou mais sympathique, Hollande montre jour après jour son vrai visage, celui d’un pervers égocentrique que rien d’autre que sa future réélection n’intéresse, fût-ce au prix d’une entreprise de destruction de la France et de notre civilisation.

  

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LA GAUCHE, C’EST 1000 CHÔMEURS PAR JOUR

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En 1981, François Mitterrand avait promis qu’il ne serait pas le «président de 2 millions de chômeurs», ce qui est exact puisqu’il a été celui de plus de 3 millions de chômeurs. Pendant la campagne présiden­tielle, son héritier idéologique, Hollande, annonçait que la courbe du chômage s’inverserait d’ici la fin de l’année 2013. Les mêmes causes produisant les mêmes ef­fets, à la fin sep­tembre 2015, le cap des 3,8 mil­lions demandeurs d’emploi immé­diatement dispo­nibles a été dé­passé, l’ancien détenteur du record était Lionel Jospin en 1997…


1982 – 1997 – 2015 :

L’HISTOIRE SE RÉPÈTE AVEC LE PS


S’il y a une constante chez les so­cialistes, c’est bien l’incapacité à juguler le chômage, quelle que soit la période à laquelle ils sont au pouvoir.

À l’image d’un médecin qui s’acharnerait à prescrire un médi­cament inefficace, voire nocif, les socialistes, prisonniers de leur idéologie, s’évertuent à appliquer les mêmes méthodes sans retenir aucune leçon du passé.

En 1982, c’était les nationalisations, le passage de la durée hebdoma­daire du travail de 40 à 39 heures, l’instauration de l’impôt sur les grandes fortunes, la retraite à 60 ans et l’augmentation des charges sociales des entreprises. Résultat : une explosion du chômage et de la dette.

En 1997, et pendant 5 ans, le gou­vernement de Lionel Jospin a bé­néficié d’une croissance élevée héritée de la droite et l’a anéantie en imposant les 35 heures et en créant de nombreux contrats aidés («emplois jeunes»).



UNE POLITIQUE IDÉOLOGIQUE VOUÉE À L’ÉCHEC


Matraquage fiscal des entreprises et des particuliers, recours à des emplois aidés non productifs, em­bauche de fonctionnaires, fiscalisa­tion des heures supplémentaires, etc. Hollande applique à la lettre les recettes de ses prédécesseurs de gauche et obtient les mêmes ré­sultats : explosion du chômage et de la dette.

Le chômage a atteint un niveau record.

Alors que les pays voisins obtien­nent des résultats avec d’autres politiques, le gouvernement socia­liste s’entête dans ses erreurs.

Le premier ministre a annoncé qu’il savait où il allait, mais tout le monde le sait : droit dans le mur.

Hollande et Valls ne changeront pas de politique d’ici à 2017.

La seule solution pour redresser la France réside dans une alter­nance politique lors des élec­tions de 2015 et  de 2017.

  

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FIER D’ÊTRE GAULLISTE

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LES TEMPS CHANGENT !

Il y a quelques années, se proclamer gaulliste faisait de vous au mieux un partisan du passé, au pire un immonde nationaliste.

Mais aujourd’hui, qui ne se réfère pas au gaullisme ?

Il s’agit souvent soit d’une recon­naissance historique, soit de tenta­tives de récupération idéologique qui viennent de l’extrême gauche jusqu’à l’extrême droite, de tous ceux qui ont combattu le général de Gaulle de son vivant.


ÊTRE GAULLISTE, C’EST ÊTRE PATRIOTE ET SERVIR LA FRANCE


Le général de Gaulle a su ne jamais s’enfermer dans une idéologie. Son exemple nous montre que le gaullisme, c’est :


servir la France en ayant une vision de l’avenir nourrie de la connaissance du passé.


fixer un cap et savoir rester pragmatique dans le choix des moyens pour l’atteindre.


savoir «dire non» à tout ce qui nous menace et pourrait avoir comme conséquence de fragiliser ou d’abaisser la nation.


Ces principes se retrouvent dans les valeurs civiques que nous défendons, c'est-à-dire :


la primauté de la personne,


la liberté,


la responsabilité et le respect des devoirs qui s’imposent à chacun, et enfin


la cohésion de la société par la défense de la famille et de la nation.


AVOIR L’ESPRIT GAULLISTE EST AUJOURD’HUI PLUS QUE JAMAIS INDISPENSABLE


Le général de Gaulle a dit : «Il n’y a qu’une fatalité, celle des peuples qui n’ont plus assez de force pour se tenir debout et qui se couchent pour mourir. Le destin d’une nation se gagne chaque jour contre les causes internes et externes de destruction».

Cette phrase est plus que jamais d’actualité.

Les politiques, menées en France, ont participé ou conduit à la situation où se trouve notre pays. Des crises touchent tout à la fois l’économie, l’emploi, l’identité nationale, la famille, la sécurité, etc. 

Des adversaires extérieurs, des groupes islamistes, ont engagé une véritable guerre de long terme dans le monde et contre notre pays et nos valeurs.

Des responsables politiques, dont les socialistes, ont accepté que la France se couche en ne conduisant pas les politiques qui auraient dû être menées.

Ils ont trouvé et trouveront toujours face à eux les gaullistes animés par l’esprit de la résistance au service de la pérennité et du rayonnement de la France.


SI VOUS ÊTES FIER D’ÊTRE GAULLISTE, DITES LE NOUS AVEC VOS MOTS

COURRIEL : jesuisfierdetregaulliste@lemil.org

L’EQUIPE MACRON VIENT MAJORITAIREMENT DU PS ET DE LA GAUCHE

Télécharger la communication du MIL du 10 février 2017

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Emmanuel Macron, candidat à la présidentielle s’appuie sur l’équipe d’En Marche, principalement constituée d’élus et de collaborateurs socialistes, issus de son cabinet à Bercy ou d’anciens soutiens de Dominique Strauss-Kahn. L’annonce par Macron d’une ligne «ni gauche, ni droite» est un message de propagande électorale pour ne pas avoir à assumer le passif du bilan de François Hollande.


Son directeur de campagne, Jean-Marie Girier, est membre du PS. Il a été le chef de cabinet du maire de Lyon, Gérard Collomb, pour qui il a créé le pôle des réformateurs au sein du PS. Il a participé à la campagne présidentielle de François Hollande en 2012. Il a intégré le Conseil national du Parti socialiste.


Son porte-parole et chargé de la riposte, Benjamin Griveaux, a déjà eu un mandat électif socialiste. Il a été vice-président en charge des finances du Conseil général de Saône-et-Loire et vice-président de l'agglomération de Châlons-sur-Saône. Il a été conseiller auprès de Marisol Touraine, et durant cinq ans conseiller de Dominique Strauss-Kahn.


Son conseiller stratégie, campagne et mouvement, Ismael Emelien, a connu Emmanuel Macron à la Fondation Jean Jaurès. Il a été son conseiller «communication et affaires stratégiques» à Bercy. C’est un ancien membre de l'équipe Strauss-Kahn.


Son chargé de la direction des opérations et secrétaire général d'En Marche, Ludovic Chaker, est chargé de l'organisation des meetings et de la gestion du mouvement. Il s’est déjà présenté lors des législatives de 2012 comme candidat non encarté mais de tendance social-démocrate.


Son conseiller politique, Stéphane Séjourné, collecte, avec le maire socialiste de Lyon, Gérard Collomb, les parrainages pour la présidentielle et prépare les législatives. Il a été conseiller parlementaire au cabinet du ministre de l'Économie et des Finances durant deux ans. Il avait été précédemment conseiller spécial au cabinet de Jean-Paul Huchon en charge des relations institutionnelles pendant plus de deux ans au Conseil régional d’ile de France. Militant de l'UNEF et du PS, il s’est montré très actif lors du mouvement anti-CPE.


Son coordinateur du programme, Jean Pisani-Ferry, est un ancien conseiller économique de Dominique Strauss-Kahn et de Christian Sautter au ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie. Il est en charge du « projet de transformation » du mouvement et de son estimation budgétaire. Il a participé à plusieurs « clubs de réflexion européens », proches de Jacques Delors.


Son chargé de la coordination du programme, Quentin Lafay, contribue également aux discours. Il a été conseiller au cabinet de Marisol Touraine avant de rejoindre celui d'Emmanuel Macron à Bercy.


Sa chargée de la communication et de la presse, Sibeth Ndiaye, a été au bureau national de l’UNEF durant 7 ans et au bureau national de La Mutuelle des Étudiants LMDE durant 5 ans. Entrée au PS en 2002, de tendance Strauss-Kahnienne, elle a été secrétaire nationale en charge de la petite enfance. C’est une ancienne des cabinets d'Arnaud Montebourg et d'Emmanuel Macron à Bercy. Elle a aussi dirigé le service de presse de Claude Bartolone au département de Seine-Saint-Denis.


Le secrétaire général adjoint, Julien Denormandie, est l’ancien directeur adjoint du cabinet d'Emmanuel Macron à Bercy.


Le directeur des affaires générales en charge des ressources humaines, du juridique, du financement et de la logistique depuis novembre 2016, Grégoire Potton, a été le chef de cabinet, conseiller de Thierry Mandon au secrétariat d'État chargé de l'Enseignement supérieur. Précédemment il a été chef de cabinet de Thierry Mandon au Secrétariat d'État chargé de la Réforme de l'État, après avoir été collaborateur parlementaire de députés PS à l’Assemblée nationale.


Plus quelques idiot(e)s utiles (au sens Léniniste du terme) venant de la droite et du centre et, pour une grande partie d’entre eux, cherchant des postes et des carrières. Tout cela montre que Macron, comme Hamon, est un candidat de gauche qu’on peut qualifier de bébé-Hollande.

  

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LE SOCIALISTE MACRON VEUT FAIRE TABLE RASE DU PASSÉ

Télécharger la communication du MIL du 16 février 2017

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Repère : Lors de sa visite en Algérie, Emmanuel MACRON a accordé une interview à la chaîne privée algérienne Echourouk News ; elle a été mise en ligne le mardi 14 février. Il y déclare entre autres : « La colonisation fait partie de l'histoire française. C'est un crime, c'est un crime contre l'humanité, c'est une vraie barbarie et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l'égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes. »


La déclaration d’Emmanuel Macron, concernant l’Algérie et la période coloniale, est révélatrice de la personnalité du candidat socialiste à la présidentielle. Ce candidat «pseudo tout neuf» joue, de manière continue, sur le flou et la confusion de ces propos dans la plupart de ses discours. Mais, il ne s’agit pas seulement d’un problème de forme, mais bien d’un problème de fond.


Au travers de ses propos très tranchés sur la colonisation française de l’Algérie, on constate plusieurs points.


Emmanuel Macron ne sait pas ce qu’est un «crime contre l’humanité» (notion remontant à 1945).

Emmanuel Macron est imprégné par une culture socialiste de repentance, vis-à-vis de tout ce que la France a pu conduire dans son passé même lointain. 


Emmanuel Macron préfère aborder le passé que les problèmes actuels de l’Algérie. En effet, les politiques menées en Algérie depuis l’indépendance ont mené à des échecs économiques et sociaux, qui ont été amplement décrits et critiqués, alors que ce pays dispose de nombreux atouts économiques qui n’ont pu être exploités en raison de sa culture socialiste. Cette donne explique l’immigration de millions d'Algériens vers l’Europe et, en particulier, vers la France.


Emmanuel Macron n’apparait pas avoir de compétences suffisantes dans le domaine des relations internationales, des affaires étrangères, de la géopolitique… pour assumer la responsabilité présidentielle à laquelle il aspire.


Emmanuel Macron s’inspire du chant « L’internationale » dont un des paragraphes est : « Du passé faisons table rase. Foule esclave, debout ! debout ! Le monde va changer de base : Nous ne sommes rien, soyons tout ! ». Parallèlement, il se recueille sur la tombe de Roger Hanin afin de tenter de capter un héritage Mitterrand.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne avec force les déclarations d’Emmanuel Macron considérant la colonisation comme un «crime contre l’humanité». Il insulte l’action de la France ainsi que tous les Français ayant vécu dans ces pays.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que la déclaration d’Emmanuel Macron intervient évidemment dans le contexte de la campagne présidentielle en cours. Le sujet interpelle, d’une part, plusieurs millions de Français rapatriés suite à l’indépendance de ces pays ainsi que leurs descendants, les anciens combattants d’AFN, les harkis et leurs familles. Ses propos condamnent le candidat pour incompétence.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate, enfin, qu’Emmanuel Macron n’aborde pas la question centrale de la fin attendue des relations «spéciales» entre la France et l’Algérie et le passage à des relations ordinaires, comme celles liant la France avec le Maroc ou la Tunisie, 65 ans après la décolonisation.


  

MOUVEMENT INITIATIVE ET LIBERTÉ :

ANALYSE ET PERSPECTIVES

Télécharger la communication du MIL du 26 avril 2017

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Repères : Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont arrivés en tête du premier tour de l’élection présidentielle le 23 avril 2017. Les résultats définitifs sont les suivants : Emmanuel Macron (En marche !) a obtenu 24,01 % des voix, Marine Le Pen (FN) 21,30 %, François Fillon (Les Républicains et UDI) : 20,01 %, Jean-Luc Mélenchon (France Insoumise) : 19,58 %, Benoit Hamon (PS) 6,36 % et Nicolas Dupont-Aignan (DLF)  4,70 %. La participation a été de 78 % avec un total de 37 millions de votants.


Quatre forces politiques se situant autour de 21% ont émergé à l’occasion du premier tour de l’élection présidentielle. Deux d’entre-elles sont issues de partis récents, «En marche !» et «la France insoumise», même s’ils sont liées à des forces politiques traditionnelles, historiquement et dans la pratique.


Benoit Hamon, candidat officiel du PS, essuie, au premier tour, une sévère défaite avec seulement 6,36% des voix (2.291.565 voix). Ce résultat est d’autant plus faible que Hamon disposait du ralliement du candidat d’Europe Écologie - Les Verts (EELV). François Hollande, sous la seule étiquette PS, avait réuni 28,63% des voix (10.272.705 voix) au premier tour de la présidentielle de 2012. Les voix des «électeurs socialistes» se sont portées, d’une part, sur le candidat officieux du PS, Emmanuel Macron (soutenu notamment par Manuel Valls, Jean-Yves Le Drian et plus d’une cinquantaine de députés PS) et, d’autre part, sur la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Au-delà des appels de la direction du PS, de Hollande et du gouvernement socialiste à voter Macron au second tour de la présidentielle, ce parti est désormais traversé par une fracture idéologique entre socialistes marxistes et sociaux-démocrates qu’aucun responsable socialiste ne semble en mesure de maîtriser («deux gauches irréconciliables» selon le mot de Manuel Valls).


Jean-Luc Mélenchon (France insoumise) atteint l’excellent score de 19,58%, contre 11,10% en 2012, sous l’étiquette du Front de gauche. Ce résultat, de 7.060.885 voix (3.984.822 voix en 2012), tient en grande part aux qualités de tribun du candidat, sachant qu’il n’a pas bénéficié d’un grand appui matériel du Parti communiste lors de cette campagne. Il a profité du profond «rejet de gauche» de la politique menée par François Hollande. Celui-ci s’est traduit en particulier par la mobilisation contre la loi travail. Il permet à la «gauche radicale» (appellation journalistique actuelle des communistes) de réaliser son meilleur score depuis des décennies. Les candidats trotskystes, Philippe Poutou (1,09 % - 394.582 voix) pour le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) et Nathalie Arthaud (0,64 % - 232.428 voix) pour Lutte Ouvrière (UCI : Union Communiste Internationaliste), totalisent 627.010 voix (1,73%). Ce résultat est identique à celui obtenu en 2012 (613.708 voix). Ces organisations gauchistes se maintiennent dans le paysage politique français. La gauche extrême (Mélenchon et trotskystes) dépasse le seuil des 21% lors de ce premier tour, ce qui est un score historique. Avec un soutien trotskyste, Mélenchon aurait pu espérer arriver en seconde position !


Marine Le Pen obtient 7.679.493 voix, soit 21,30% des suffrages exprimés. En 2012, elle avait obtenu 6.421.426 voix (17,90%), soit une progression de 1.258.067 voix. Il s’agit d’un résultat record pour son parti, le Front National. Ce résultat est obtenu en présence de deux autres candidats souverainistes concurrents : Nicolas Dupont-Aignan (4,72% - 1.695.186 voix) et François Asselineau (0,92% - 332.588 voix) qui recueillent au total 2.027.774 voix.


Marine Le Pen ne dispose pas de réserve de voix pour le second tour de l’élection présidentielle. Certaines études indiquent qu’elle obtiendrait des reports de voix à hauteur de 19% des électeurs de Mélenchon, 7% des électeurs de Hamon, 1% des électeurs de Macron, 26% des électeurs de Fillon. Son résultat final pourrait être au minimum de 39% au deuxième tour.


François Fillon a passé le cap symbolique de 20,01% des votants et mobilisé 7.213.797 voix. C’est un résultat décevant par rapport au résultat de Nicolas Sarkozy en 2012 (27,18% - 9.753.629 voix), mais cela reste un résultat très significatif avec la mobilisation d’un électeur sur 5. Le classement en troisième position de Fillon et son élimination dès le premier tour proviennent de la réussite d’Emmanuel Macron qui se positionne avec 24,01% des voix. Le repli de la droite républicaine est certes décevant, mais il ne peut être comparé à l’effondrement du Parti socialiste. En effet, un niveau de 20,01% permet d’aborder les élections législatives avec de réelles chances de succès, tandis qu’un score de 6,36% pose un problème pour passer le seuil des 12,5% pour être présent au second tour.


Mais il sera nécessaire de prendre du recul pour analyser l’échec de Fillon, au-delà des seules raisons apparentes, telles que des revirements dans ses propositions et ses déclarations, le maintien de sa candidature en dépit de sa mise en examen et de la perte de confiance qu’ont générés les soupçons d’emplois fictifs des membres de sa famille et des autres affaires, la formulation relativement répulsive d’une part du projet politique, l’absence d’une volonté de rassemblement de ses soutiens potentiels débouchant sur une trop faible mobilisation d’une part des cadres et militants de son parti et de la droite en sa faveur, de réels excès de traitement journalistique motivés par des intentions politiques, de l’utilisation de prestataires privés plutôt que de faire appel aux militants, etc.


Ces faiblesses du candidat ont amené certains électeurs traditionnels de la droite républicaine et du centre à voter pour Dupont Aignan. Ce dernier passe de 1,79% (643.907 voix) en 2012 à 4,70% (1.695.186 voix) en 2017, soit une augmentation de 2,91% (1.51.279 voix). Ces 2,91% auraient suffi à Fillon pour se qualifier pour le second tour. Il y aurait eu un deuxième tour Fillon/Macron. Ceci n’est pas sans rappeler l’impact de la candidature de Taubira ayant entrainé l’élimination de Lionel Jospin en 2002. Mais d’autres électeurs de la droite républicaine et du centre ont choisi de soutenir Macron dès le premier tour ou de s’abstenir.


Emmanuel MACRON, pour atteindre 24,01% des voix (8.657.326 voix), a bénéficié de voix socialistes (avec le soutien public de nombreux élus PS, comme le maire de Lyon, Gérard Collomb ou l’ancien premier ministre, Manuel VALLS), de voix de centre gauche apportées par François Bayrou (qui avait obtenu 9,13% des suffrages en 2012 avec le MODEM) et Jean-Michel Baylet (pour le Parti radical de gauche) et de voix de centre droit (avec le soutien de très rares élus et de divers retraités de la politique).


Au total, les candidats de gauche recueillent plus de 51,86% des voix (18.702.384 voix) et les candidats classés à droite, 48,14% (17.356.429 voix). Même si cette totalisation est réductrice, elle reste néanmoins indicative. Ce rapport de force gauche-droite, au terme de cinq années de gouvernement socialiste, est décevant et ne correspond pas à la légitime attente d’une alternance politique. Il provient sans doute de l’incapacité qu’a connue la droite républicaine à exercer le leadership de l’opposition au gouvernement. Ce défaut a conduit les autres oppositions à droite comme à gauche à renforcer leurs positions. Elles totalisent 55,98% des suffrages, contre 24,01% à Macron et 20,01% à Fillon.


Résultat de tout cela : au seuil de l’accès à la présidence de la République se trouve un candidat de gauche social-démocrate ayant participé au plus haut niveau à la gestion socialiste des cinq dernières années, qui propose de poursuivre les projets engagés par Hollande, avec quelques aménagements dont la mise en œuvre reste incertaine.


En 2017, le vote blancs et nuls est de 2.55% (944.733 voix). En 2012, il était de 1.92% (701.190 voix) au premier tour et 5.82% (2.154.956 voix) au deuxième tour. Soit une augmentation de 1.453.766 votes blancs ou nuls après l’appel de Marine Le Pen à faire voter blanc pour battre Nicolas Sarkozy en 2012. Il a manqué à Nicolas Sarkozy 1.139.984 voix pour battre Hollande en 2012 et empêcher les méfaits de la gauche durant cinq ans.


Concernant le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L), nous avons mené contre la gauche, dès le début de la campagne présidentielle 2017 :


-des campagnes militantes contre Emmanuel Macron sous forme d’affiches (Macron, bébé Hollande ; Macron socialiste honteux ; Macron/Hamon c’est toujours la gauche ; Macron/Hamon de gauche),


-publier des communications du MIL (Macron socialiste honteux - 2 février 2017 ; Hamon-Macron, c’est toujours la gauche - 6 février 2017 ; L’équipe macron vient majoritairement du PS et de la gauche - 10 février 2017 ; Le socialiste macron veut faire table rase du passé - 16 février 2017 ; Le socialiste macron attire les recalés de la politique française - 24 février 2017 ; Benoit, Emmanuel, Jean-Luc, la gauche veut détruire la famille - 3 mars 2017 ; Benoit, Emmanuel, Jean-Luc, la gauche, c’est plus d’immigration, c’est plus de clandestins - 6 mars 2017 ; Benoit, Emmanuel, Jean-Luc, la gauche, c’est le chômage pour tous - 8 mars 2016 ; Macron, socialiste honteux, socialiste camouflé ou socialiste tout court ? - 9 mars 2017 ; Le socialiste macron veut une Europe fédérale. Oui aux nations, non à l’Europe supranationale - 15 mars 2017 ; Le socialiste macron veut des prélèvements en plus pour certains - 16 mars 2017 ; Le socialiste macron reçoit le soutien d’un ministre socialiste - 24 mars 2017 ; Valls soutient le bébé-hollande macron - 29 mars 2017 ; Pourquoi il ne faut pas voter macron - 4 avril 2017 ; Macron veut continuer le socialisme à la hollande - 12 avril 2017)


-et publier des journaux du MIL.


De même, notre mouvement a mené, dès le début de la campagne présidentielle, une campagne militante sur le thème : «La droite républicaine ou le chaos, il faut choisir».


Au vu de tous ces éléments, c'est extrêmement clair : le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) ne donne aucune consigne de vote. Le vote étant un acte éminemment personnel, chaque personne est libre de son choix dans l’intérêt de la France. Notre combat est pour la défense des valeurs civiques, gaullistes et patriotes et contre la gauche.


D’or et déjà, le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) appelle à une reconstruction et un rassemblement de la droite républicaine qui doit continuer à être l’opposition majeure contre la gauche ainsi qu’à un renforcement de l’expression des valeurs gaullistes dans la nation. Cela passe par le combat des législatives prochaines.


UN DEVOIR CIVIQUE : GAGNER LES LEGISLATIVES EN JUIN 2017


L’enjeu porte désormais sur qui pourra construire une majorité parlementaire alors qu’il y aura des candidatures issues de quatre pôles politiques d’un ordre de taille assez proche. D’autres circonstances s’invitent dans ce scrutin comme la présence de sortants, la notoriété locale de candidats, l’implantation politique ancienne des partis selon les circonscriptions, les attachements traditionnels.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère donc que le combat politique est déjà renvoyé à l’échéance très prochaine des élections législatives de juin 2017.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que, compte tenu du programme d’Emmanuel Macron, les candidats de la droite républicaine se situent clairement dans l’opposition à la politique proposée par le futur probable président de la République.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la droite républicaine dispose d’atouts pour emporter une majorité relative. Avec celle-ci, il serait possible de déboucher sur une cohabitation avec le président de la République. Pour y parvenir, il faut mener une campagne de rassemblement très dynamique pour incarner l’opposition à la social-démocratie de gauche, c’est-à-dire à la poursuite de la politique du quinquennat Hollande.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle les deux campagnes militantes qu’il a lancé mi-mars sur les thèmes :


«LÉGISLATIVES : BATTRE LA GAUCHE»

et «LÉGISLATIVES 2017 LA DROITE RÉPUBLICAINE OU LE CHAOS, IL FAUT CHOISIR»


  

LE MIL DANS L'OPPOSITION A MACRON

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Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se range dans l'opposition à Macron.


Le programme social-démocrate de Macron a pour objet de poursuivre la politique de Hollande. Nous avons largement dénoncé le contenu de ce programme depuis de très nombreux mois.

Emmanuel Macron a bien réaffirmé qu'il n'y aurait aucun changement dans son programme. Les choses sont donc très claires.


Son parti politique, En Marche, s'est engagé dans une récupération des élus et candidats à titre individuel. Il appelle aux défections des élus d’autres partis ce qui est un mode d’action digne de la IVème République. Beaucoup de manœuvres sont engagées et divers réseaux d'influence se trouvent mobilisés pour bricoler pour Macron une majorité absolue en juin.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s'engage pleinement dans une participation à la campagne des législatives en faveur des candidats gaullistes républicains qui se positionnent sans aucune ambiguïté dans l'opposition au programme de Macron.


La nouvelle Assemblée nationale va être constituée d’un groupe social-démocrate macroniste et, probablement, de quatre groupes d'opposition : l’Union de la droite et du centre, la gauche radicale, le parti socialiste et le Front National. ‎


Le groupe pro Macron disposera probablement d'une majorité relative et, en fonction de son nombre d'élus, tentera de gouverner seul (en l'absence d'alliance des oppositions) ou bien se trouvera contraint de convenir d'une alliance avec le groupe du Parti socialiste et un groupe de députés du centre et de droite.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu'une nouvelle période politique s'ouvre au terme des élections de 2017. Elle doit être l'occasion, dans les prochains mois, d'une reconstruction de la droite républicaine, qui a vocation à gouverner le pays et mener une politique d'alternance à la gauche. Un diagnostic préalable complet sur le parti «Les Républicains» apparaît indispensable pour tourner la page de la défaite du premier tour de la présidentielle. Cette rénovation du parti doit porter à la fois sur les objectifs, les idées et les valeurs, les adhésions, les modes d'action et en dernier lieu les personnes. Il semble impératif de revenir aux fondamentaux du fonctionnement d'un parti politique ayant l'ambition de rassembler et de disposer d'un nombre important d'adhérents actifs et d'être le premier parti de France (par le nombre de cotisants et de militants). Les militants de terrain ont trop souvent été oubliés pour les remplacer par des prestataires de services.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite participer activement à la reconstruction de la droite républicaine et gaulliste sur les éléments de programme existant et sur un positionnement de droite sans ambiguïté. C'est ce qu'attendent les électeurs de droite et de centre droit.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) lance une campagne militante sur le thème : «Législatives : il faut des gaullistes républicains».

  

IL Y A 22 ANS QUE PIERRE-FRANÇOIS DEBIZET EST DÉCÉDÉ

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Voici le texte que le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a publié dans son journal N°97 de Juin 1996.


La France a perdu un grand patriote.

Notre compagnon Pierre DEBIZET nous a quittés


Honneur, intransigeance, fidélité : tels sont sans doute les  mots qui viennent naturellement à l’esprit pour qualifier Pierre Debizet qui nous a quittés le 11 mai 1996. Ces  qualités sont à la source de l’action éminente qu’il a menée au service de la France et des attachements indéfectibles qui se sont portés sur lui, tout autant que des haines qu’il a suscitées et des tourmentes qui ont marqué son existence.


Son grand déchirement est certainement celui qui l’a obligé à choisir entre son engagement pour l’Algérie française et son engagement gaulliste à la tête du Service d’Action Civique. Il a choisi de s’éloigner et de reprendre des activités privées. Mais la cause pour laquelle il éprouvait une véritable dévotion qui l’emportait sur toutes autres considérations, c’était celle de la France. Il l’avait déjà montré en étant, pendant la guerre, un grand résistant. Aussi, lorsque le général de Gaulle, en 1968, lui demanda de « reprendre du service », Pierre Debizet n’hésita-t-il pas à répondre présent, sans toutefois rien renier de ses convictions et de ses chagrins passés : la cravate noire qu’il n’a jamais quittée était devenue quasi légendaire.


Ses épreuves n’étaient pourtant pas terminées. La plus terrible s’abattit sur lui en 1981, lorsqu’on voulut le mêler à une affaire abominable. Il est clair que la gauche, alors triomphante, a voulu détruire à cette occasion l’un des hommes les plus solides de la droite. Elle n’a pas reculé devant les moyens les plus sordides : ce sont des choses qui ne s’oublient pas. Pierre Debizet, évidemment, soutenu par sa force personnelle et par son innocence, a tenu bon. Il n’empêche que ses adversaires - nos adversaires - ont cassé en lui un ressort vital, et on ne saura jamais quel effet cette blessure profonde aura eu sur le développement de la maladie qui l’a emporté. 

Pierre Debizet fut de 1985 à 1987 le délégué général du MIL. Il n’exerça plus, ensuite, d’autres activités publiques.


Cet homme apparemment rugueux était un passionné, un sentimental à la sensibilité toujours exacerbée et souvent douloureuse. Ses amis le savaient. Ses adversaires, hélas ! Le savaient aussi. Pierre Debizet était un homme d’honneur, un chevalier des temps modernes, à la fois à la pointe de l’action et hors de son époque, n’ayant jamais pu s’habituer aux petitesses, considérant tout compromis comme une compromission indigne.


À mesure que le temps passera, son image grandira.


  

LA MACHINE MACRON EST DE GAUCHE

Télécharger la communication du MIL du 26 juin 2017

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GOUVERNEMENT


La composition du gouvernement du Président Macron laisse apparaitre le poids politique majeur de responsables de gauche dans les ministères clés :


Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, est l’ancien sénateur maire socialiste de Lyon.


La Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Nicole Belloubet, est l’ancienne adjointe au maire PS de Toulouse puis vice-présidente du Conseil régional PS de Midi-Pyrénées.


Le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, est l’ancien président PS de la région Bretagne et l’ancien ministre de l’Intérieur de François Hollande.


La ministre des Armées, Florence Parly, est une ancienne ministre du gouvernement socialiste de Lionel Jospin.


Le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, est un ancien sénateur radical de gauche.


Le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, Stéphane Travers, est un ancien député socialiste.


La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, est une ancienne conseillère de Martine Aubry.


La ministre des Outre-mer, Annick Girardin, est une ex-députée radicale de gauche (PRG).


Le secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, est un ancien député socialiste.


Le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances, Benjamin Griveaux, a été un élu PS du Conseil général de Saône-et-Loire et de l'agglomération de Châlon-sur-Saône. Il a été conseiller auprès de Marisol Touraine, et durant cinq ans conseiller de Dominique Strauss-Kahn.


Cette liste n’est pas exhaustive mais cette distribution gouvernementale apparait bien marquée à gauche et ne traduit pas un renouvellement politique.


CABINET DU PRÉSIDENT


Le cabinet du Président de la République réunit des collaborateurs politiques ayant fait leurs armes dans les cabinets des responsables politiques du Parti socialiste ces dernières années. Citons :


Le secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, a été directeur adjoint de cabinet de Pierre Moscovici au ministère des Finances, avant de diriger le cabinet de M. Macron à Bercy.


Le conseiller politique, Stéphane Séjourné, a été conseiller parlementaire de Macron et précédemment conseiller spécial au cabinet de Jean-Paul Huchon (président PS de région).


Le conseiller spécial, M. Ismaël Emelien, est un ancien membre de l'équipe Strauss-Kahn.


Le Conseiller prospective, Quentin Lafay, a été conseiller au cabinet de Marisol Touraine avant de rejoindre celui de Macron à Bercy.


La conseillère presse et communication, Mme Sibeth Ndiaye, a été conseillère des cabinets d'Arnaud Montebourg, puis d'Emmanuel Macron à Bercy.


Le Conseiller social, M. Pierre-André Imbert, n’est autre que l’ancien directeur de cabinet de Myriam El Khomri, alors Ministre du travail. Il est donné pour avoir été le rédacteur de la loi «travail» sous le précédent quinquennat. 


GROUPE PARLEMENTAIRE À L’ASSEMBLÉE NATIONALE


Le président du groupe parlementaire des députés du parti «La République En Marche», Richard Ferrand, est un ancien député socialiste.


Richard Ferrand a été désigné par Macron à ce poste suite à son départ du gouvernement compte tenu des enquêtes en cours sur les affaires dans lesquelles il semble impliqué. Puis pour confirmer ce choix, il a été élu par les députés La République En Marche, lors d’un vote à main levée, avec un score de plus de 99% ! Cette procédure démontre bien que la notion de renouvellement des méthodes politiques par LREM est une pure illusion.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que les postes clés de la majorité présidentielle sont occupés par d’anciens élus socialistes ou d’anciens membres de cabinets socialistes, tous politiques confirmés, que la présence des «nouveaux» élus LREM au gouvernement est négligeable, que le MoDem, suite aux départs du gouvernement de François Bayrou, Sylvie Goulard et Marielle de Sarnez, ne dispose plus que de deux postes subalternes au sein du gouvernement (ministre auprès du ministre de l'Intérieur et secrétaire d’État auprès du ministre des Armées). Il a donc été mis hors-jeu, que diverses personnalités marquées à gauche, même si celles-ci n’ont pas forcément eu de carte au PS, disposent de ministères techniques. Il s’agit de hauts fonctionnaires, d’une universitaire, d’un associatif, d’une sportive, etc.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que les membres des Républicains qui ont rejoint la majorité présidentielle de Macron en entrant au gouvernement se trouvent désormais dans une situation difficile pour plusieurs raisons, notamment, ils semblent ne pas avoir négocié des modifications du programme de Macron alors qu’ils s’étaient, initialement, prononcés contre ; ils apparaissent isolés au sein d’un gouvernement de gauche et ils ne pourront avoir aucun poids sur le groupe parlementaire de La République En Marche (LREM) conduite par Richard Ferrand car sur les 308 députés LREM, 126 viennent de la gauche, 117 de nulle part, 17 du centre et 48 de la droite.


Seront-ils comme les personnages du roman «Le Pont de la rivière Kwaï» (de Pierre Boulle) ou bien arriveront-ils à empêcher les mesures de gauche ? L’avenir le dira mais nous n’y croyons pas car la dépénalisation de la drogue qui est une mesure de gauche, réclamée par la gauche depuis longtemps, promise par la gauche au pouvoir sera mise en place par la nouvelle gauche au pouvoir.

  

LE DEVOIR D’OPPOSITION

Télécharger la communication du MIL du 27 juin 2017

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Repères : Le président de la République a été élu en mai 2017 sur un programme politique comprenant de multiples mesures. Son parti politique La République En Marche (LREM) a obtenu une majorité absolue lors des législatives de juin 2017. Il vient de renouveler son Premier ministre et de nommer un gouvernement pour appliquer ses projets.


Les propositions politiques, contenues dans le programme de l’Union de la Droite et du Centre (Les Républicains et l’Union des indépendants), sont bien différentes de celles du programme de Macron. Les députés élus sur le programme de l’union de la droite et du centre ont donc un devoir d’opposition.


On a pu entendre, ou lire, des déclarations de quelques responsables politiques de la droite et du centre selon lesquelles il faudrait être «constructif», c’est-à-dire, en fait, soutenir le gouvernement. Selon eux, il pourrait sembler que l’opposition serait en quelque sorte interdite, car, par nature, elle serait «frontale», «brutale» ou de «blocage».


D’une part, quand on se trouve en désaccord avec les propositions politiques de la majorité, il est naturel de se ranger dans les rangs de l’Opposition.


D’autre part, devant un parti disposant d’une majorité absolue, même sans l’appui du groupe du MoDem, il n’existe pas de possibilité de blocage, donc aucun risque de ce côté.


Enfin, l’opposition de droite a prouvé qu’elle savait voter des textes consensuels dans l’intérêt de la France sous le quinquennat socialiste de François Hollande (loi antiterroriste, état d’urgence, etc.) ; elle pourra continuer à le faire si de tels textes viennent à se présenter.


Les reproches qui sont faits à un positionnement dans l’Opposition ne sont en aucun cas justifiés.

Cela apparait surprenant que quelques députés de droite et du centre appellent à «voter la confiance au gouvernement» sans même connaitre le contenu du discours de politique générale du 4 juillet 2017 !


Vont-ils approuver l’augmentation de la CSG au 1er janvier 2018, alors qu’ils ont fait campagne contre ? Le recours aux ordonnances, annoncé par Macron sur les premiers textes de loi, ne permettra pas de débats parlementaires ni une approche constructive d’amélioration des projets.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle les élus, y compris ceux qui connaissent des doutes, à serrer les rangs et à s’inscrire dans une opposition tranquille et déterminée à la politique défendue par Emmanuel Macron.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constatant un réel flottement de l’opinion des électeurs traditionnels de la droite et du centre, appelle les députés et les sénateurs, de droite et du centre, à lever tous les doutes existants en confirmant leur engagement dans l’Opposition d’une manière bien compréhensible pour les citoyens qui sont déboussolés. L’une des solutions consiste à formuler des critiques précises contre des mesures données ; par exemple, en dénonçant le projet d’augmentation de la CSG, dès à présent.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a fait campagne contre les principales propositions du programme d’Emmanuel Macron, puis a participé aux campagnes législatives contre les candidats de La République En Marche (LREM). Il a donc déclaré très clairement son entrée dans l’opposition (voir «Le MIL dans l'opposition à Macron» - 16 mai 2017) et son souhait de contribuer à l’organisation de l’opposition de la droite républicaine.


  

LA RÉPUBLIQUE EN MARCHE (LREM), C’EST LE NOUVEAU PARTI SOCIALISTE

Télécharger la communication du MIL du 18 septembre 2017

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L’association « En Marche », à sa création, a d’abord été animée par le secrétaire général, Richard Ferrand, (député socialiste sortant), devenu ensuite ministre, puis démissionnaire en raison des poursuites judiciaires dont il fait l’objet.


La République En Marche (LREM) vient de se doter d’une direction collégiale qui comprend trois personnes issues du Parti socialiste.


Arnaud Leroy, ancien député socialiste (2012-2017). En décembre 2015, il était encore candidat socialiste de Gironde pour les élections régionales en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes (tendance Montebourg).


Bariza Khiari, est une ancienne sénatrice socialiste. Elle a même été vice-présidente socialiste du Sénat durant la période où la gauche disposait de la majorité (animatrice de la tendance Fabius).


Astrid Panosyan, a été conseillère municipale socialiste de Paris et déléguée nationale du Parti socialiste à la famille et aux inégalités (tendance Strauss-Kahn). Elle a été conseillère au cabinet du ministre de l’Économie, Emmanuel Macron.


Ces responsables du PS avaient rejoint Macron avant l’élection présidentielle.


À l’Assemblée nationale, le groupe LREM est présidé par Richard Ferrand, ancien député socialiste. Il serait trop long de lister les nouveaux députés LREM issus des rangs du Parti Socialiste (PS) ou du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS), qui viennent s’ajouter aux sortants socialistes reconvertis dans le parti du Président. Il y a bien davantage de parlementaires LREM ayant eu l’étiquette socialiste que dans le groupe «Nouvelle gauche» de l’actuel ancien PS !


Au Sénat, c’est François Patriat, ancien sénateur socialiste, qui a constitué et préside le groupe La République en marche au Sénat. Il a été un ministre socialiste de Jospin. Par ailleurs, le groupe LREM au Sénat est constitué d’anciens sénateurs socialistes.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que le parti politique La République en Marche et les groupes parlementaires de ce parti sont dirigés par d’anciens élus socialistes reconvertis. Cette reconversion leur a été imposée par l’échec du quinquennat de François Hollande pour continuer à exister politiquement. Macron a créé une «nouvelle marque» politique pour ces socialistes en empruntant aux méthodes de marketing qui conduisent à changer l’emballage et le nom d’un produit qui a connu des déboires. Le ralliement de quelques opportunistes issus du centre, qui ne contrôlent rien dans l’appareil politique LREM, fait partie de ce changement d’emballage politique qu’il faut dénoncer.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge, qu’après avoir présenté des projets plutôt neutres, Macron va naturellement revenir à des mesures clairement socialistes qui se traduiront dans le projet de loi de Finances 2018, la hausse des impôts pour les retraités, la loi logement, la gestion de l’immigration, la loi sur l’ouverture de la PMA pour les couples de femmes, la légalisation du cannabis, etc. Cette nouvelle période politique va ouvrir la voie à une opposition déterminée de la droite républicaine.


Depuis début 2017, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a régulièrement informé sur l’engagement à gauche de Macron et de son équipe :


Communication du MIL du 2 février 2017 : MACRON SOCIALISTE HONTEUX

Communication du MIL du 10 février 2017 : L’ÉQUIPE MACRON VIENT MAJORITAIREMENT DU PS ET DE LA GAUCHE

Communication du MIL du 26 juin 2017 : LA MACHINE MACRON EST DE GAUCHE


  

PMA SANS PÈRE : LA GAUCHE À LA MANOEUVRE

Télécharger la communication du MIL du 13 octobre 2017

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Repère : Le programme présidentiel de Macron prévoyait explicitement, dans son chapitre «Familles et société», l’ouverture de la PMA aux couples de femmes : «Nous sommes favorables à l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) pour les femmes seules et les couples de femmes.» (Objectif 2 : poursuivre l’avancée des droits).


La ministre de la Santé en juillet puis la secrétaire d’État à l’égalité entre les femmes et les hommes en septembre ont annoncé qu’une loi ouvrant la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes seules et aux couples de femmes, c’est-à-dire la «PMA sans père», serait proposée au Parlement en 2018, «probablement» dans le cadre de la révision de la loi bioéthique. Des «états généraux de la bioéthique» sont effectivement prévus et porteront sur toute une série de sujets : euthanasie, adoption par des personnes de même sexe, PMA sans père, recherche sur l’embryon, utilisation du sang de cordon ombilical, etc.


Cette annonce en faveur de la légalisation de la «PMA sans père» correspond à un engagement électoral du candidat Macron lors de la campagne présidentielle de 2017. Cette mesure vise à poursuivre la démarche amorcée par l’adoption, par Hollande et la gauche, du mariage homosexuel, par un encouragement à l’homoparentalité par l’utilisation de la PMA, la GPA ou l’adoption.


En France, l’assistance médicale à la procréation (AMP) est réservée aux couples non-homosexuels. Elle a pour objet de remédier à l'infertilité d'un couple ou d'éviter la transmission d'une maladie grave à l'enfant ou à un membre du couple. Elle ne doit en aucun cas être confondue avec la «PMA sans père». En généralisant le fait de «produire» volontairement un enfant dans le cadre d’une insémination, par donneur inconnu, à une femme seule (ou en couple lesbien), conduit à mettre au monde un enfant qui n’aura pas de père par construction. Cet enfant se trouvera dans une situation porteuse de problèmes notamment psychologique, psychique, d’identification et de place dans la société. Le cadre naturel du bon développement d’un enfant se situe au sein d’un couple composé d’une mère et d’un père.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’oppose à l’ouverture de la PMA aux femmes seules ou aux couples de femmes, dans la mesure où cette méthode a pour conséquence de «produire» un enfant sans père et que cette procréation d’un enfant va radicalement à l’encontre des droits de celui-ci. La «PMA sans père» pour les couples de lesbiennes ou les femmes célibataires est autorisée au Royaume-Uni, en Espagne ou en Belgique. Certaines femmes ont donc déjà recours à une intervention de PMA dans ces pays. Mais cela ne constitue aucunement une raison pour modifier notre législation nationale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que le combat contre la «PMA sans père» est loin d’être perdu. Une part de la gauche exprime sa franche hostilité à ce mode de conception, allant de José Bové (EELV) à «Charlie Hebdo» (avec un numéro consacré à dénoncer la «PMA sans père»). Les positions au sein du gouvernement macronien sur le calendrier d’adoption de cette mesure divergent.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’engage à participer activement à la mobilisation engagée contre la «PMA sans père» et appelle ses adhérents à se joindre aux initiatives menées localement en ce sens.


  

VI­GILANCE & AC­TION - N° 372 AVRIL-MAI 2018           

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LES COMMUNICATIONS ÉCRITES DU M.I.L

LA CONSTITUTION SELON MACRON, VERS UNE ATTEINTE AUX INSTITUTIONS

Communication du MIL du 22 mars 2018


Repère : Macron prépare un projet de réforme de la Constitution, il est en cours de finalisation et la version définitive du texte n’est pas encore connue.


Le projet de révision de la Constitution pourrait comporter au moins une quinzaine de sujets sans rapport entre eux. Cela irait notamment de l’«inscription de la Corse» dans la Constitution et de celui du «développement durable» en passant par une forte réduction du nombre des parlementaires, la suppression de la présence des anciens présidents de la République au Conseil Constitutionnel, une réforme du Conseil supérieur de la magistrature, une réduction du nombre d’amendements possibles déposés par les groupes sur un projet de loi, l’introduction d’une «dose de proportionnelle» aux législatives. Certaines propositions sont anecdotiques, tandis que d’autres posent de très sérieux problèmes. Aucune ne répond à une urgence institutionnelle réelle puisque nos institutions fonctionnent.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme son profond attachement aux institutions de la Vème République et confirme son opposition aux partisans de la «VIème République».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se positionne contre un projet «fourre-tout» de réforme de la Constitution. L’absence d’un projet clair rend impossible de juger d’un bloc un lot de mesures autrement qu’en soutenant un «NON» aux modifications constitutionnelles dans leur ensemble au Parlement ou à l’occasion d’un référendum.


En particulier, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne toute introduction d’une «dose de proportionnelle» pour l’élection des députés. Il se prononce contre un retour même partiel à un régime des partis. L’exemple des pays voisins, dont les crises politiques internes ont bloqué le fonctionnement des institutions ces dernières années, suffit à prouver la qualité des institutions de la Vème République mise en place par le Général de Gaulle.


La Belgique est restée sans gouvernement pendant plus d’un an, l’Espagne est en situation instable, l’Allemagne, après 6 mois sans majorité, dispose d’un gouvernement de coalition fragile et l’Italie est à la recherche d’une majorité introuvable. Ces situations s’expliquent par des institutions ayant recours à la proportionnelle.


Par ailleurs, même si ces sujets n’ont pas la même acuité, une forte réduction du nombre de parlementaires ne se justifie aucunement. Elle aurait comme conséquence de faire disparaitre une bonne part de la proximité entre un parlementaire et son territoire. Par ailleurs, elle réduirait la possibilité d’une représentation spécifique locale ; par exemple, des départements resteraient sans sénateur. Enfin, la réduction à trois mandats, du nombre des mandats d’un élu, apparaît contraire au libre choix des électeurs qui doivent pouvoir choisir leur candidat.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que «la réforme pour la réforme» apparaît comme une fin en soi pour Macron. La démarche adoptée obéit simplement à une logique de communication politique visant à se donner une image de «réformateur progressiste» qui applique son programme électoral. Il parle ainsi de «big bang» ou de «révolution copernicienne» là où il ne fait qu’adopter quelques ajustements plus ou moins judicieux à la loi. C’est l’illustration d’une parfaite illusion.


L’ESPRIT GAULLISTE EST TOUJOURS D’ACTUALITÉ EN 2018


Communication du MIL du 23 mars 2018


L’esprit gaulliste, qui a marqué l’histoire de France, s’applique toujours parfaitement aux enjeux actuels. La pertinence de ses principes fondamentaux reste toujours aussi forte sur l’ensemble des sujets actuels.


Une approche politique globale. La première caractéristique de l’esprit gaulliste réside dans une approche politique globale sur les questions majeures, au-dessus notamment des revendications des partis, des syndicats, des communautés, des confessions, de tous groupements d’intérêt.


L’indépendance de la France. Le refus de sa soumission à des systèmes ou organismes supranationaux, ou des puissances étrangères, étatiques, économiques et financières, reste un élément fondamental de l’esprit gaulliste. La France a été façonnée par l’histoire. Elle doit être défendue dans les domaines politique, économique, culturel, diplomatique et militaire. La tenue d’une ligne indépendante n’empêche pas, par ailleurs, d’avoir des alliés, en particulier des pays avec lesquels la France a noué des liens historiques étroits.


Le rassemblement de tous les Français. L’esprit gaulliste vise au rassemblement de tous les Français au-delà notamment des clivages politiques, syndicaux, locaux, religieux pour obtenir un dépassement et parvenir à établir la confiance de tous vis-à-vis des dirigeants politiques. Le projet politique consiste à rassembler une large majorité des citoyens sur des grands projets au-delà des clivages partisans, en faisant évoluer la manière même de faire de la politique. Le peuple de France aspire au rassemblement sur les grandes questions actuelles.


Un pouvoir exécutif fort et stable. L’esprit gaulliste va dans le sens de l’existence dans notre pays d’un pouvoir exécutif fort et stable. La constitution de la Ve République le permet. Elle donne au président de la République un rôle décisionnaire sur les grands enjeux. Elle établit un lien direct que le chef de l’État et le peuple. Grâce au suffrage universel direct pour l’élection du chef de l’État, et le recours possible au référendum, la constitution de la Ve République permet à notre pays de pouvoir bénéficier des moyens d’une politique, échappant pour l’essentiel notamment aux pressions des partis, des syndicats, des groupes de pression, si les dirigeants politiques en font le choix et assument leurs responsabilités.


Une vision internationale en faveur de la liberté et de la paix. L’esprit gaulliste porte une vision internationale en faveur de la liberté et de la paix. Il affirme que la France a vocation à participer à l’équilibre du Monde en raison de son histoire et de son rayonnement international. Historiquement, le gaullisme s’est illustré par un refus des totalitarismes communistes et nazis. L’esprit gaulliste conduit à un engagement actuel dans la lutte contre l’idéologie islamiste totalitaire en France et dans le Monde.


Une exigence de justice sociale. L’esprit du gaullisme affirme la nécessité de la solidarité nationale conduite par l’État à destination des personnes les plus faibles, les plus en difficulté et les plus pauvres dans la société. Elle se concrétise au travers des différents régimes sociaux et des aides sociales.


La défense de la famille, de la jeunesse et de l’éducation. La famille est considérée, dans l’esprit gaulliste, comme le noyau de la société, c’est pourquoi une politique nataliste reste une priorité. De même, l’éducation nationale et l’enseignement supérieur se trouvent être le cœur de l’intervention de l’État vis-à-vis des familles et de la jeunesse. L’esprit gaulliste aspire à une réelle politique en faveur de l’engagement et de l’entrée dans la vie active de la jeunesse.


Une responsabilité de l’État dans le développement économique. L’esprit gaulliste affirme la responsabilité de l’État dans le développement économique. Il appelle une politique volontariste menée par des plans de développement à divers niveaux pour porter de grands projets économiques (par exemple, dans les domaines des énergies, du spatial, du médical, du numérique, etc.) qui dépassent le niveau et la capacité des entreprises privées. Les interventions de l’État vont de pair avec la réalisation de toutes les conditions du développement de la libre entreprise en France.


Un pragmatisme politique. L’esprit gaulliste ne génère pas une idéologie politique, tout au contraire, il s’inscrit en opposition avec les idéologies anciennes, comme actuelles. Il est caractérisé notamment par le recours à un pragmatisme politique utilisé en vue d’atteindre les objectifs fixés, comme l’indépendance et de rayonnement de la France dans le monde, l’unité du pays, la réussite de chacun dans une société en paix. L’esprit gaulliste laisse le choix des modalités d’actions selon les circonstances. Il repose sur quelques grands principes, évoqués précédemment, permettant la réalisation des objectifs politiques.


QUI FAIT AUJOURD’HUI LES POCHES DES RETRAITÉS ?


Communication du MIL du 20 mars 2018


Repère : Une centaine de milliers de retraités ont manifesté, le 15 mars, dans trente villes, à l’appel des organisations de retraités contre l’augmentation de 1,7% de la Contribution Sociale Généralisée (CSG), depuis janvier 2018, et la réduction de leur pouvoir d’achat. Le taux plein de la (CSG) sur les pensions de retraite est ainsi passé de 6,6 % à 8,3 %.


Cette hausse de la CSG réduit les ressources de 60% des 14 millions de retraités. Le montant moyen brut mensuel des retraites étant de 1.376 euros, en 2017, il semble difficile de considérer les retraités comme des «riches». Cette augmentation fait suite à des mesures antérieures comme le gel des pensions, la suppression de la «demi part des veuves», la fin de l'exonération d'impôt pour la majoration de 10% accordée à ceux qui ont eu trois enfants et la création d'une taxe sur les pensions pour financer la prise en charge de la dépendance des personnes âgées. Aucune revalorisation des pensions tenant compte de l’inflation n’aura lieu en 2018. Enfin, le pouvoir d’achat des retraités est également touché notamment par la hausse des prix du carburant, du tabac, des mutuelles, des péages, du stationnement, du gaz, de l’électricité, des denrées alimentaires.


Pour ces manifestations, les retraités ont produit des slogans originaux : «Ni privilégiés ni assistés», «Les retraités ne sont pas des privilégiés !», «C'est très vilain M. Macron de faire les poches des vieux», «je suis mal (re)traité», «Racket sur nos retraites», «Macron t'es foutu, les vieux cons sont dans la rue», «Reportons la retraite après la mort», «Paradis pour les uns, pas un radis pour les autres».


Parallèlement, des professionnels de l'aide aux personnes âgées ont fait grève ce même jour pour réclamer plus de postes supplémentaires en raison ses sous effectifs actuels. Les salariés et les directions d’établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), de services d'aide à domicile, d’hôpitaux gériatriques et d’autres structures en charge du grand âge défilaient côte à côte. La diminution des revenus des personnes âgées dépendantes accueillies ne va pas arranger les choses. Il s’agissait là d’une seconde manifestation. Les annonces d’augmentation des crédits aux établissements, faite en janvier par la ministre de la Santé, restent dérisoires face aux besoins sur le terrain.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne l’augmentation de la CSG pour les retraités. Cette mesure présentée à l’origine comme universelle ne concerne ni les fonctionnaires ni les indépendants et va être compensée pour les salariés du privé par une baisse des charges salariales. Bref, c’est, au final, sur les seuls retraités qui portent l’effort de solidarité en faveur des régimes sociaux. La baisse des pensions des retraités est une mesure sans précédent et profondément injuste et doit être supprimée, ou compensée par une augmentation des pensions correspondante.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le choix volontaire de Macron de réduire les revenus de près de 9 millions de retraités. Il annonce en contrepartie «un effort pour aider les jeunes actifs» (Macron). Seulement, cette affirmation est une fausse nouvelle. Les jeunes actifs ne profitent parallèlement d’aucune mesure particulière. Macron affirme qu’il «assume» cette réforme et ne sent pas la «colère dans le pays». Il affiche son «mépris» pour les retraités et son incompréhension de leurs conditions. Enfin, durant sa campagne, Macron n’a jamais annoncé qu’il demanderait un effort spécifique aux plus âgés.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle, par ailleurs, à l’attribution de moyens supplémentaires et pérennes aux établissements prenant en charge des personnes âgées et/ou dépendantes. Cette augmentation des moyens doit, par ailleurs, pouvoir faire face à l’augmentation des effectifs dans l’année prévisible compte tenu de notre démographie.

 

UN DEVOIR CIVIQUE DE PARTICIPER À L’HOMMAGE NATIONAL EN L’HONNEUR DU LIEUTENANT-COLONEL ARNAUD BELTRAME


Communication du MIL du 26 mars 2018


Repère : Un terroriste islamiste a commis plusieurs attentats le vendredi 23 mars 2018 dans l’Aude. Il a tué quatre personnes et fait quinze blessés. Parmi eux, un CRS a été grièvement blessé et le lieutenant-colonel de gendarmerie, Arnaud Beltrame, a été exécuté de sang-froid par le terroriste, après qu’il a pris la place d’une des otages.


Tous les membres du Mouvement Initiative et Liberté (MIL) sont appelés à participer à l’hommage national qui sera organisé en l’honneur du lieutenant-colonel de gendarmerie, Arnaud Beltrame. Il est tombé en héros et représente un exemple pour tous, d’honneur, de civisme, de patriotisme et de dévouement.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme son soutien aux forces de l’ordre. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que les terroristes islamistes obéissent aux instructions du «Groupe État islamique», ou Al Qaida, leur donnant consigne de s’attaquer aux membres des forces de l’ordre dans un contexte de guerre internationale. Un porte-parole du groupe Etat islamique appelait les djihadistes à «attaquer les soldats des tyrans, leurs forces de police et de sécurité, leurs services de renseignements et leurs collaborateurs». Ainsi, Arnaud Beltrame est le dixième membre des forces de sécurité françaises assassiné par des terroristes islamistes en France, depuis 2012.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite que l’enquête établisse d’éventuels défauts de prise en compte de la menace terroriste. Dans ce cas précis de Radouane Lakdim, l’obtention de la nationalité française par un marocain délinquant, déjà condamné par la justice, et peu de temps avant d’être classé «S» apparaît tout à fait anormale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a eu l’occasion d’analyser encore récemment les problèmes posés par les progrès des islamistes en France. Lire la communication du MIL du 23 janvier 2018 : «En France, pas de place pour les islamistes de Daech» et la Communication du MIL du 19 février 2018 : «L’idéologie islamiste intégriste progresse en France».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la politique de Macron n’apporte pas une réponse appropriée aux activités de la mouvance islamiste même s’il y a eu une excellente capacité de réaction des services spécialisés face aux attentats islamistes, et une réelle efficacité dans les enquêtes des forces de l’ordre. Mais, quels que soient les arguments avancés, des défauts subsistent dans la prévention de tels actes (au niveau du renseignement, des mesures préventives…). Des projets terroristes ont pu être évités, mais pas tous… Un renforcement de la prévention s’impose. Il existe des quartiers de non-droit, dont apparemment celui où résidait le terroriste. Il se développe une activité salafiste réelle en France. Elle participe à l’animation d’un «halo sympathisant» au terrorisme. Elle touche des jeunes en marge de la société et/ou appartenant à des milieux musulmans. La fascination djihadiste, éprouvée par des jeunes en rupture sociale, ayant eu à connaître la violence comme délinquants, n’existe que par l’action du mouvement salafiste en France et à l’étranger (via le net francophone).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce, par ailleurs, le jeu de l'extrême gauche et de l’ultra gauche. Ces mouvements viennent d’organiser à Paris une manifestation «contre les violences policières» en mobilisant des «jeunes des quartiers» sur des slogans «anti police» violents. Il existe, de fait, une convergence islamo-gauchiste. Autre signe révélateur, un ancien candidat aux législatives de la France insoumise (LFI) s’est félicité de la mort d’Arnaud Beltrame. Il a été mis en garde-à-vue pour «apologie du terrorisme».


CONTRE L’EUROPE FÉDÉRALE DE MACRON


Communication du MIL du 24 mars 2018


Repère : La République En Marche lance une initiative militante, «la Grande Marche pour l’Europe». La prochaine élection européenne aura lieu en mai 2019. Le mode de scrutin a été modifié à la demande de Macron. Il s’agira désormais d’une élection nationale au suffrage universel direct à un tour, à la proportionnelle à la plus forte moyenne. La France devrait disposer de 80 sièges au Parlement européen.


L’élection européenne sera le premier test électoral, en dehors de quelques législatives partielles, pour La République En Marche (LREM), près de deux ans après sa victoire aux législatives de 2017. LREM, parti présidentiel, engage toutes ses forces dans une campagne de terrain avec l’organisation de formations, de réunions, de porte-à-porte, de tractages, en utilisant ses 400.000 adresses de courriels. Un succès à cette échéance européenne semble vital pour affirmer la pérennité de ce parti politique naissant et pour se positionner en vue des élections municipales de 2020, qui constituent un enjeu beaucoup plus important pour lui.


Les municipales sont l’occasion d’enraciner ce courant politique qui ne compte, jusqu’à présent, que quelques élus locaux ayant migré vers LREM. Les objectifs de Macron pour l’élection européenne sont donc simples : d’une part, obtenir un nombre significatif de députés européens (c’est-à-dire disposer de plus du quart des élus français), et d’autre part, constituer un groupe parlementaire nouveau au sein du Parlement européen, lui permettant de jouer un certain rôle dans cette assemblée, contrôlée jusqu’à présent par le Parti populaire européen (PPE) et le Parti socialiste européen (PSE). LREM vise une recomposition politique européenne passant notamment par un groupe parlementaire comprenant un parti centriste espagnol et le Parti démocrate italien. La victoire du projet «progressiste» de Macron est possible. Compte tenu des soutiens dont il dispose, il présente un réel danger dans le contexte de désordre politique actuel.

Pour y arriver, Macron souhaite constituer une liste très ouverte d’alliances allant au-delà de LREM et du Modem pour éviter le risque d’un éparpillement des suffrages. Le délégué général de LREM, désigné fin 2017, Christophe Castaner (ex-député PS), a même parlé d’un front allant d’Alain Juppé à Daniel Cohn-Bendit, en ralliant d’autres partis dans une «démarche transpartisane». Cette alliance se ferait sur une ligne politique fédéraliste européenne, favorable au libre-échange mondialisé, acceptant encore plus d’abandons de souveraineté pour la France. Pour illustrer cette orientation, rappelons que Macron a déjà proposé de constituer des «listes transnationales» mais sans succès. Il souhaite toujours imposer un gouvernement économique européen avec un ministre de l’économie européen, il faut espérer qu’il n’y parvienne pas avant les élections de 2019. Quant à ses démarches, au niveau européen, sur plusieurs dossiers clés (perturbateurs endocriniens, interdiction du glyphosate, ratification de l’accord CETA, paiement des travailleurs détachés), elles se sont révélées sans grande efficacité.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a deux raisons de combattre la liste LREM/Macron à l’élection européenne : condamner la politique intérieure menée aujourd’hui en France et s’opposer à toute évolution vers une Europe fédérale. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) est attaché au principe d’une «Europe des Nations».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) participera à la campagne nationale de la Droite républicaine lors de l’élection européenne en phase avec la ligne politique présentée par Laurent Wauquiez (voir Communication politique du MIL du 8 février 2018 – « oui à l’Europe unie des États, non à l’Europe socialiste ou fédérale »).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce par avance les partis et les responsables politiques qui pourraient s’allier à La République En Marche. Ceux qui soutiendront la liste européenne «En marche» se situeront clairement dans la majorité présidentielle que nous combattons.



  

VI­GILANCE & AC­TION - N° 371  AVRIL 2018

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LA LECON DE MAI 68 

par Jacques ROUGEOT, professeur à la Sorbonne

Intervention lors d’un colloque organisé le 19 janvier 2002 par l’association «Les Amis de Jacques Foccart»

 

Parler de la leçon de mai 68, vaste pro­gramme, que je ne pourrai pas par­courir en entier mais à propos duquel je m’appuierai sur le livre de Jacques Foc­cart qui contient en quelque sorte ses mémoires. Il nous ra­conte un peu au jour le jour la façon dont il a vécu les divers événements et no­tamment ceux du mois de mai 68.


C’est un livre tout à fait précieux et inté­ressant parce qu’il nous donne toute sorte de matériaux. Matériaux bruts si on veut mais substantiels éga­le­ment qui peuvent donner matière à des livres d’histoire, de ré­flexions sur l’histoire, des romans, des comédies, des tragédies et des drames. Et évi­demment cette pé­riode de mai 68 n’est pas pauvre en ma­tière même de comédies mais surtout de tra­gédies et de drames.


UN TéMOIN ET UN ACTEUR EXTRAORDI­NAIRE


Sur le déroulement des événements, cet ou­vrage ne nous apprend rien que nous ne sachions déjà mais l’intérêt qu’il présente c’est qu’il nous re­plonge dans un état d’esprit au jour le jour. Après coup nous avons une image plus ou moins défor­mée et il est toujours instruc­tif de revivre des évé­nements dans la continuité où ils ont été vé­cus. Jacques Foccart a toujours occupé une place qui n’appartenait qu’à lui. Il n’était pas mem­bre du gou­vernement, évidemment pas président, il n’était même pas exécutant di­rect, comme le serait par exemple un préfet, donc il n’avait pas officiellement à prendre de décisions ni officiellement à donner des ordres et pourtant il jouait sur tous les cla­viers et son autorité, à la fois naturelle et conquise, fai­sait évi­demment merveille en la matière. Nous voyons en quelque sorte les reflets et les contre­coups des événements de mai 68. Nous voyons aussi une certaine facette, une certaine image de Jacques Foccart lui-même. Au fil de ces colloques qui se succèdent, je crois que nous arrivons à pré­ciser l’image de cet homme multi­forme et com­plexe. D’autant plus com­plexe qu’il apparaît comme relati­vement impénétrable au premier abord. Donc les occasions que nous avons de le saisir, de saisir sa person­nalité profonde sont des occasions intéres­santes.


Comment nous apparaît-il au cours de cette période sensible ? Et bien à la fois comme un homme de terrain, un homme d’intuition, de flair pour ainsi dire, un homme d’action et un homme prag­matique. Il ap­préhende les événements intel­lectuellement mais aussi intuitive­ment et c’est tout à fait important. Il y a des gens, y compris des hom­mes politi­ques, et quelque fois de ceux qui ont un passé auquel on prête un avenir, qui ont une très belle mécanique intellec­tuelle mais qui man­quent cruellement d’intuition, du sens des choses et des gens. Et bien ce sens des choses et des gens Jacques Foccart le possédait, je crois, au maxi­mum et par excellence.


Et puis c’est quelqu’un qui est tou­jours positif. Jacques Foccart est tou­jours là pour dire qu’il y a quelque chose à faire, que même quand la situa­tion semble extrême­ment compromise et bien non il ne faut pas penser que tout est perdu et il y a tou­jours quelque chose à faire. «Faire», «agir» ce sont des ver­bes qui re­viennent constam­ment sous sa plume. Il est bien per­suadé aussi que, certes, il est bon d’analyser, d’essayer d’expliquer les évé­nements tels qu’ils se produisent mais ils ne doivent pas entra­ver l’action. À plusieurs reprises lors­que certains de ses interlocuteurs vont un peu pleurni­cher dans son gilet en disant que tout se dégrade, qu’on a commis des fautes avant, que c’est parce qu’on a commis telle faute que cela va mal mainte­nant, et chaque fois Jacques Foc­cart leur dit : «Eh oui, peut-être, on a commis des fautes avant et s’il y a des comptes à régler en quelque sorte, et bien on les règlera après, mais mainte­nant on est dans la panade donc il s’agit d’agir maintenant».


Une leçon de mai 68, une leçon tirée en parti­culier de l’action de Jacques Foccart et bien en voilà une belle. C’est à dire ne pas passer son temps à se frapper la poitrine et surtout la poitrine des autres et à dire : «Mais voyons, avons bien mérité ce qui nous arrive. Pleurons, pleurons c’est tout ce qu’il nous reste à faire». C’était une attitude qui lui était totalement étrangère.


Et puis alors ce qui montre bien ce côté prag­matique et toujours tourné vers l’action, qui était celui de Jacques Foc­cart, c’est par exemple la création de l’UNI. Les éléments constitutifs de l’UNI se sont trouvés et ma­nifestés pendant les événe­ments de mai 68, devant l’espèce de déréliction qui régnait à ce moment-là, des gens qui ne se connais­saient pas, se sont trouvés, se sont ré­unis. C’est Jacques Foccart qui a vérita­blement permis, je n’hésite pas à le dire puisque j’étais déjà là à ce moment-là, et je suis toujours président de cette or­ga­nisation, à l’UNI d’exister et à continuer à exister.


Il est maintenant le premier mouve­ment uni­ver­sitaire de droite et on peut même dire mainte­nant le seul mouve­ment universitaire de droite qui soit pré­sent sur le terrain. C’est tout à fait re­mar­quable parce que Jacques Foccart ne connaissait pas l’université. Il n’a pas pu vraiment avoir recours à ses souve­nirs pour cela et bien il sentait de quel type d’organisation, organisation tout à fait origi­nale d’ailleurs, la situation en avait besoin et il l’a favori­sée avec l’efficacité qu’on lui connaît. Donc voyez l’homme d’action et l’homme qui prend la décision tout de suite et qui ensuite met les moyens néces­saires pour la réalisa­tion de cette décision.


Alors oui un homme d’action bien sûr mais c’est aussi un homme de réflexion, un homme d’analyse et nous trouvons au fil des pages toutes sortes de dia­gnostics sur les événements qui sont en train de se dérouler. Jacques Foccart ne man­que pas d’essayer de tirer au clair les raisons de la progression du mal que l’on voit se développer tout au court de ce funeste mois. L’une de ces rai­sons, une des forces qui s’exercent dans le mauvais sens se sont évi­demment les mé­dias. Europe 1 servait, en quelque sorte, d’état-major aux révoltés, aux gens sur le terrain pour dire qu’il y avait une colonne qui se dirigeait vers tel en­droit, que les for­ces de l’ordre étaient ici et qu’il valait mieux pas­ser par une autre rue. On a eu vérita­blement une colla­bo­ration de certaines chaînes de radio avec l’insurrection. Jacques Foccart s’en prend de façon extrêmement virulente, et le général de Gaulle est tout à fait d’accord aussi, à la radio et en particulier à la radio nationale qui devait s’appeler à l’époque la RTF si je me rappelle bien, qui, dit-il, «est pres­que complètement contre nous». Ce qui d’ailleurs doit nous inspirer certaines réflexions et en parti­cu­lier celle-ci que maintenant on voudrait nous faire croire que sous le règne, si on peut dire, du géné­ral de Gaulle les chaî­nes de radio et de télé­vision étaient vé­ritablement martyri­sées, as­servies, te­nues sous le boisseau par un pouvoir impitoyable. C’est évidemment de la fa­ble, nous le voyons bien ici par la façon dont ces gens-là se sont comportés en 1968, comme maintenant en 2002.


«MES MINISTRES N’ONT PAS DE COUIL­LES»


Donc les médias vont tout à fait dans le mau­vais sens mais il faut aussi ba­layer de­vant sa porte. Ce que Jacques Foccart dé­nonce constam­ment, cela re­vient comme un véritable refrain, un leitmotiv dans ses pa­ges, c’est le man­que d’autorité. Il faut dire que le ministre de l’intérieur de l’époque, Chris­tian Fou­chet, en prend pour son grade. Il l’aime beaucoup d’ailleurs mais il déplore son incapacité. Le général de Gaulle est tout à fait sur la même li­gne. Par exemple à plu­sieurs repri­ses il lui dit : «Mais je vous l’ai déjà dit plusieurs fois, je n’ai pas de minis­tre» et puis une autre fois même il lui dit : «Mes ministres n’ont pas de couil­les». Il dé­plore en particulier que l’on ait même laissé se dresser la première barricade : «On n’aurait pas dû laisser monter un pavé sur un au­tre». Il emploie cette image très concrète et très juste aussi, je crois, et à partir du mo­ment où le cycle était engagé et bien il était beaucoup moins facile d’en sor­tir. Henri Ma­zoué a rappelé cette es­pèce d’assaut qui a été donné au siège du SAC rue de Solfé­rino et que Jac­ques Foccart ra­conte aussi. Il y avait tout un pelo­ton de CRS qui était juste à côté, à quelques dizai­nes de mètres de là, et qui n’intervenait pas. À ce moment-là le chef des CRS se répand en di­sant : «Nous n’avons pas d’instruction. Nous vou­drions nous battre contre la rébel­lion mais nous n’avons pas d’instruction».


Alors évidemment l’un des remèdes, et là en­core nous pouvons en prendre de la graine main­tenant, c’est qu’il faut nommer aux postes qu’il faut les gens qu’il faut. Jac­ques Foccart insiste beau­coup par exemple sur une qualité essen­tielle qui doit être celle d’un ministre, il dit : «Comme minis­tre, cer­tes, il faut nommer des gens compétents bien sûr mais surtout fidèles.» Et combien de fois par la suite, hélas, a-t-on vu des gens, même à la com­pétence douteuse, mais en tout cas à l’infidélité avérée, qui ont été nommés par la droite au pou­voir. Et de Gaulle, un peu dans les mêmes termes, dit : «Ce qu’il faut trouver ce sont des hommes qui sont capables de prendre les affaire en mains».


 «LES IDIOTS UTILES»


Ce qui est intéressant de remarquer dans tou­tes ces explications des événe­ments de mai 68 c’est qu’elles sont toutes d’ordre politique et psy­chologique. Nous ne voyons pas d’explication de nature es­sen­tiellement économique ou sociale. Alors on pourra dire que c‘est une lacune dans l’analyse, si on veut, mais en même temps je crois que cela remet aussi notre esprit dans le droit chemin parce que c’est essen­tiellement sous l’influence du marxisme que même des gens qui se croient non-marxis­tes ou anti-marxistes réson­nent exactement comme si les réalités économi­ques étaient les seules vraies réalités, les au­tres étant des espèces d’épiphénomènes sans grande im­portance. Je crois qu’au contraire les événe­ments de mai 68 étaient effectivement des événe­ments essentiellement de nature politique et psy­chologi­que. D’ailleurs les analyses de Jacques Foccart et du général de Gaulle reposent sur une conception de l’être humain assez pessimiste. Alors nous avons des formules du genre dans la bou­che de Jacques Foccart : «Les hommes ne sont pas cou­rageux dans l’ensemble, ils sont mo­ralement et même surtout physi­quement souvent assez lâ­ches». Les hom­mes en général sont sou­vent assez lâches mais il y a une catégorie qui est plus lâche que les au­tres et à laquelle Jacques Foc­cart, qui est souvent assez modéré dans les ter­mes tout en étant dur dans le fond mais à la­quelle il réserve une volée de bois vert ex­trême­ment vigoureuse, et ces lâ­ches par excellence, ce sont les profes­seurs, et, semble-t-il, plus particulière­ment les profes­seurs d’université.


Je ne résiste pas au plaisir maso­chiste de vous lire ce qu’il écrit à ce sujet-là : «Ce qu’il faut retenir également du mouvement étudiant c’est la faillite des professeurs, leur très grande lâcheté. Chaque fois que le gouvernement a voulu faire quelque chose, tous ceux qui dans l’université avaient des privilèges et faisaient preuve de pater­na­lisme ont re­fusé tout changement. Le jour où l’explosion a eu lieu, ils ont basculé im­mé­diate­ment, ils se sont rués de l’autre côté en disant : «C’est scandaleux, l’université doit être réformée».  Ils ont couru encore plus vite que leur troupe par trouille. J’espère qu’il y aura une profonde ré­forme, elle ne pourra d’ailleurs avoir lieu que grâce à cette violence. Il faut bien reconnaître que dans une at­mosphère calme et sereine on ne peut pas faire de très grandes ré­formes alors je sou­haite qu’elles soient accomplies et que tout ceux qui ont monté cette veulerie et cette lâcheté en fasse les frais non pas par esprit de vengeance mais parce que c’est vrai­ment justifié.» Vous voyez que cela lui tient à cœur. Il faut bien dire que statisti­quement il a raison. C’est à dire que l’on a pu as­sister à un déferlement de lâ­cheté assez affli­geant.


J’avoue, si je peux faire cette petite pa­ren­thèse personnelle, que cela a as­sez for­tement co­loré l’opinion que j’ai eue ensuite de mes glorieux aî­nés. C’est-à-dire que ceux qui voulaient es­sayer d’en imposer avec leurs lauriers, m’apparaissaient tout nus devant moi et ne m’apparaissaient pas comme des apollons  ou des vainqueurs des Jeux Olympiques. Voici donc, l’idée géné­rale que Jac­ques Foccart se fait de l’humanité et des profes­seurs en particu­lier. Le Général a une vision tragi­que, une vision noire, une vision monolithique en quelque sorte, en disant que tout est perdu. Alors peut-être, là aussi, faut-il essayer de voir s’il n’y a pas un certain  jeu de rôle. Le général de Gaulle avait pour habitude devant ses interlocuteurs de noircir le tableau, d’aller dans le sens du pessi­misme. On a l’impression qu’au mois de mai 68 c’était extrêmement profond en lui. Ce qui main­tient toujours en Jacques Foccart une cer­taine forme d’optimisme ou en tout cas un refus de se laisser aller à un pessimisme intégral, c’est le contact direct et l’affection spontanée qu’il a pour les militants. Et cela on le voit bien, il parle du CDR, il parle du SAC, il en parle souvent d’ailleurs assez longuement. Ce sont des gens qui ont droit à la fois à toute sa considéra­tion et à toute son af­fection et il sait qu’il y a de la res­source «là-de­dans», dans cette matière hu­maine et il sait que c’est de là que viendra le sur­saut et c’est bien de là qu’il est venu.


Dans cette narration des événements de cette période il y a des scènes extrê­mement dramati­ques. Par exemple les scènes avec Michel Debré qui est en fait mis à l’écart pendant cette période-là. Pourtant il est mi­nistre de l’économie et des fi­nan­ces. C’est un  grand person­nage de l’État et tout le monde l’aime, tout le monde le respecte et même Jac­ques Foccart parle de l’admiration qu’il a eue pour Michel Debré et Dieu sait que c’est un terme que Jacques Foccart ne galvaude pas parti­culiè­rement l’admi­ration. Mais le caractère impulsif de Michel Debré fait que l’on ne peut pas l’associer à un cer­tain nombre de négo­ciations, de décisions etc. Et aussi bien Georges Pompidou que Jacques Foccart en sont désolés mais l’intérêt supérieur passe par-dessus l’amitié et même cette espèce de tendresse qu’ils ont tous à l’égard de Michel Debré. Et alors ces moments de tension entre per­sonnali­tés fortes dans une situation dramatique on com­prend bien que cela se manifeste, c’est sensi­ble aussi dans les relations entre le Général et Jac­ques Foccart lui-même. Ils ne sont pas toujours d’accord et en particulier Jacques Foccart est tou­jours en train de lui mettre presque l’épée dans les reins, si j’ose dire, et il y a des fois où le Général est ex­cédé : «Oui je sais, je sais, je sais, vous me dites toujours ça, bien-sûr vous me dites toujours ça». Et Jacques Foccart, on l’imagine très bien, avec son air presque anodin et son apparence im­perturba­ble, malgré tout maintenant sa position face à ce personnage historique. Et il y a des fois où l’émotion des deux hommes va véritable­ment à son comble. Je ne me rappelle plus quel jour c’est, c’est le 20 et quelque du mois de mai, les deux hommes se sont vé­ritablement affrontés et on sent que si peut-être certaines pa­roles maladroites avaient été pronon­cées à ce moment-là le Général aurait pris des décisions fâcheuses pour la suite. On est vraiment dans des mo­ments de tensions dramatiques extraor­dinaires.


Ce mois de mai est tellement une es­pèce de grand drame au naturel qu’il pré­sente aussi cette caractéristique du drame bien construit qui est que l’angoisse est à son paroxysme juste avant que cette an­goisse ne soit brisée par l’espoir et par l’action. Et c’est évi­demment le 30 mai. L’espoir tout d’un coup renaît. On a un de Gaulle, on peut dire ressuscité, transfiguré, jupitérien qui prononce cette allocution pro­digieuse. Je crois qu’elle doit durer trois mi­nutes et véritablement, simplement d’un point de vue à la fois de la forme et de l’efficacité, c’est un chef d’œuvre absolu cette allo­cution si brève sans un mot de trop. Et ceux qui ont entendu, et j’en fais partie bien-sûr, cette allo­cution au mo­ment où elle a été prononcée, tout le monde a eu cette sensation véritablement physi­que : ça y est, c’est terminé, le patron a parlé, le maître a parlé, la récré, la chienlit c’est ter­miné maintenant on va re­venir à la normale.


LES LEçONS


À propos de cette espèce de psy­cho­drame ab­surde de mai 68, ma sévé­rité est totale.  Il est quelques fois de bon ton, même à droite, de dire : «Oh ! Vous savez, c’était un petit peu un épanche­ment, un ex­cès de vitalité», pas du tout, le mois de mai 68 a été une période tout à fait funeste dont les conséquences ont été funestes pour la France.


Alors quels enseignements pouvons-nous en tirer pour notre situation ac­tuelle ? Au moment où les événements se sont dé­roulés, ils ont pris beau­coup de personnes de court. On peut toujours dire qu’il ne faut pas se laisser prendre de court, mais c’est toujours plus facile après coup que sur le moment. Il y avait un côté insurrectionnel qui s’est installé en somme petit à petit et qui a pris on ne sait pas trop pourquoi. Il y aurait eu cent autres oc­ca­sions avant, il aurait pu y en avoir après, c’est à ce moment-là que cela a pris et le caractère sub­versif de l’action qui était menée était assez nou­veau somme toute. Le monde politique n’était pas habi­tué à l’analyse de la sub­version tout simple­ment. Nous n’avons plus le nez sur l’obstacle, nous avons du recul et par conséquent nous n’avons pas d’excuses si nous n’en tirons pas les leçons.


L’une des premières leçons qu’il faut ti­rer c’est la fragilité que peut avoir une so­ciété, un Etat poli­ti­que au moment même où il paraît le plus solide, car ap­paremment au mois d’avril 1968 on peut dire que la Vème République semblait établie sur des bases extrêmement soli­des, la grande épreuve de l’Algérie avait été surmontée, elle était déjà relative­ment loin derrière à ce moment-là, éco­no­mique­ment la France était en plein essor et ne re­trouvera plus cet essor.


Mai 68 a cassé pas mal de ressorts économi­ques de la France. Cet État si so­lide à tout égard, politiquement, éco­nomi­quement voilà qu’il parais­sait chan­celer en quelques semaines, presque en quelques jours. Et l’une des raisons jus­tement de cet ébranlement et de ce ris­que de chute est qu’à un certain moment les rouages de l’État ont fait dé­faut. Il faut s’en souvenir. C’est un peu à la mode maintenant dans certains mi­lieux qui ne sont pas forcément de gauche d’aspirer au dépérisse­ment de l’État. L’État c’est celui qui est de trop, c’est l’entrave à la liberté, c’est tout ce qu’on veut. Et bien on voit ce qui se passe lorsqu’il n’y a plus d’État, et en particulier dans un pays comme la France, il faut qu’il y ait un État avec non seule­ment un chef de l’État mais également les roua­ges.


Nous devons savoir que l’un des le­viers d’action contre nos adversaires cela peut-être les élections. Les élec­tions législatives du 30 juin ont été véri­tablement le coup de gourdin qui a frappé nos adversaires der­rière les oreilles. Il faut consi­dé­rer aussi les élec­tions comme cela. Les élec­tions après tout c’est aussi une occasion de donner le pouvoir aux uns ou aux autres et il faut que nous le prenions et que nous consi­dérions les élections sous cet angle-là. Il ne faut ja­mais perdre cela de vue, c’est absolument essentiel. Mais cela aussi ne suffit pas car on a bien constaté par la suite que, malgré le triomphe électoral du 30 juin 1968, cela n’a pas marqué pour autant la disparition ni même l’affaiblissement décisif de nos ad­versai­res. La re­prise en main n’a pas été suffi­samment faite et en particulier la reprise en main des esprits car après un éven­tuel succès électoral il faut reconquérir le terrain. Le pouvoir c’est en partie le pou­voir politi­que mais c’est aussi ce qu’on peut appeler le pou­voir réel celui qui s’exerce dans tous les secteurs d’activités, dans tous les secteurs d’influences. Ce qu’il faut c’est en per­ma­nence reconquérir les mé­dias, l’enseigne­ment, la magistrature et re­conqué­rir dans une certaine mesure la rue c’est à dire être capable de faire des manifestations impres­sion­nantes en par­ticulier en période électorale. Il y a maintenant des gens ex­trêmement sub­tils qui vont nous dire que les grands rassemblements tout ça c’est du passé, c’est ringard. Qu’on fasse aussi de la propagande politique par Internet je le veux bien, il faut se servir de tous les moyens, mais si cer­tains croient qu‘on va pouvoir faire l’économie de ces mobi­lisations et pour ces mobilisations d’abord de la mobilisation des militants, et bien ces gens-là se trom­pent totale­ment et le mois de mai 68, l’exemple du général de Gaulle et de Jac­ques Foc­cart nous le montre et nous le dé­montre su­rabon­damment.


Il faut donc un État qui se fasse res­pecter et une des façons dont l’État peut se faire respecter c’est de procéder dans tout ce qui dépend de lui-même aux no­minations certes de gens compétents comme dit Jac­ques Foccart mais surtout de gens fidèles et non pas des gens qui vont nous tirer dans les pattes juste après. Tout ça est contenu en germe dans mai 68 et nous avons as­sisté de­puis lors à ce qu’on a appelé il y a un certain temps «mai rampant». Des voi­tu­res brûlées, il y en a eu quelques-unes en mai 68, il y en a combien mainte­nant ? Il y en a des centaines et au bout de quelques temps il en a des milliers. Mais en tout cas cela se fait, c’est le principe du salami, on ne peut pas avaler un salami tout d’un coup ni obliger quelqu’un à le manger tout d’un coup, mais en le découpant en tranches suffi­samment fines on finit par le lui faire avaler et maintenant c’est un peu ce qui se passe.


Voilà, donc je crois que le mois de mai 68 à la fois dans tout son côté som­bre et négatif et, dans la façon dont les choses ont été reprises, nous donne une leçon et une grande leçon. On n’a pas tou­jours l’occasion et heureusement de vivre dans le drame mais il n’empêche que la France pourrait bien se dissoudre, c’est un des termes qu’employait le gé­néral de Gaulle. Jacques Foc­cart, on peut dire, jusqu'à son dernier souffle nous a indiqué sans ambiguïté quelle voie et y compris quelle voie électorale nous devions choisir pour que la France ne s’enfonce pas et cette fois-ci peut-être irré­médiablement.


  

LE GÉNÉRAL CHARLES DE GAULLE NOUS QUITTAIT IL Y A 47 ANS

Télécharger la communication du MIL du 9 novembre 2017

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Pour les patriotes et les défenseurs de la France, le 9 novembre 2017 est une journée du souvenir. En effet, il y a 47 ans, le général de Gaulle nous quittait.


Qui était le général de Gaulle ? Il faut rappeler aux plus jeunes d’entre nous que le général de Gaulle, outre ses faits d’armes contre l’ennemi durant la campagne de France de mai 1940, fut nommé sous-secrétaire d’Etat à la Guerre et à la Défense nationale dans le gouvernement Reynaud.


Alors que le maréchal Pétain négociait avec l’ennemi un armistice, le général de Gaulle rejoignait Londres d’où il lançait son célèbre appel à la mobilisation, à la résistance et à la libération de la France : l’appel du 18 juin 1940. Il parvint progressivement à rallier, sous son autorité, les mouvements de résistance intérieure et à imposer la légitimité de la France libre aux Alliés.


A la libération, il devint président du gouvernement provisoire, restaura la République et posa les fondements d’une France nouvelle. En désaccord avec les partis politiques, hostile au régime des partis de la IVème république, le général de Gaulle démissionna du gouvernement français en janvier 1946.


Reconnu comme étant le seul recours capable de résoudre le conflit algérien, le général de Gaulle est appelé à la tête du gouvernement en mai 1958. Il dota la France d’une nouvelle constitution, la Vème république était née. Il en devint le premier président en décembre 1958 et fut réélu en 1965.


Après avoir redressé la situation économique de la France en 1958, il mena de profondes réformes en ce domaine sur fond de prospérité des années 60 : décolonisation, construction de l’Europe et indépendance nationale. Il imposa aussi la France sur la scène internationale.


La crise de mai 1968, flambée sociale et culturelle, lui fournit l’occasion de concrétiser sa grande idée de Participation. En avril 1969, il proposa aux Français, par référendum, une grande réforme sur la régionalisation et le Sénat qui sera rejetée par les Français. Le général de Gaulle, considérant que la France ne pouvait prospérer durablement sans cette grande réforme, remit immédiatement sa démission et se retira à Colombey-les-deux-Eglises, où il décédera le 9 novembre 1970.


Le général de Gaulle aimait la France mais pas n’importe quelle France : une France puissante, une France indépendante, celle que l’on respecte. C’est pourquoi il dota la France d’une puissante défense nationale et de l’arme nucléaire.


Charles Pasqua a bien résumé l’esprit du gaullisme et de la résistance : «L’essentiel, c’est la capacité de refuser ce qui apparaît au plus grand nombre inévitable» (France Info – 5 juin 2015).

  

PRIÈRES DE RUE À CLICHY LA GARENNE : TROP C’EST TROP

Télécharger la communication du MIL du 13 novembre 2017

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Depuis huit mois, chaque vendredi midi près de l’hôtel de ville de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), l’Union des Associations Musulmanes de Clichy (UAMC) organise des prières de rue auxquelles participent 100 à 200 fidèles musulmans qui peuvent écouter des prêches en arabe installés sur leurs tapis de prière.


Il s’agit pour cette organisation musulmane de protester contre son expulsion d’un bâtiment municipal, intervenue à l’expiration de leur bail précaire. La mairie a en effet décidé d’utiliser ce bâtiment du centre-ville pour en faire une médiathèque et mis à la disposition un autre bâtiment avec un bail de 99 ans.


Une manifestation d’élus de la droite républicaine, portant leur écharpe tricolore, vient d’être organisée pour protester contre la tenue de ces prières de rue et contre l’inertie de l’État. Elle a réuni une centaine d’élus franciliens et a reçu le soutien de la population du quartier. Des maires, des parlementaires, des conseillers régionaux et départementaux (LR et UDI) ont défilé sur le mot d’ordre «Stop aux prières de rue illégales» pour demander à l’État d’intervenir.


Un important dispositif policier est mobilisé chaque semaine pour encadrer les prières.


La situation locale semble compliquée, d’une part, à cause des conflits existant entre plusieurs associations musulmanes rivales et, d’autre part, par le soutien apporté par la gauche municipale à cette opération. En effet, la perte de la mairie de Clichy-La Garenne (92) aux dernières municipales après des décennies de pouvoir socialiste a généré un désir de revanche, par tous les moyens possibles, des responsables de la gauche locale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) reste totalement opposé à tout financement public des mosquées, car il ne faut pas mettre en cause la loi de 1905 interdisant à l’État, aux départements et communes de subventionner l’exercice des cultes. La demande de mise à disposition de locaux par une organisation musulmane peut ainsi être assimilée à une demande de financement indirect. Les organisations musulmanes doivent assurer le financement de leurs lieux de culte.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la tenue de prières de rue à Clichy-La Garenne, comme cela a été le cas dans d’autres communes (Paris, Lagny-sur-Marne …), nuit gravement à l’image, dans l’opinion publique, de la religion musulmane, dans son ensemble (conquête de l’espace public au nom d’une religion…).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) soutient totalement l’intention du maire d’engager des recours en justice contre l’État pour le non-maintien de l’ordre public et souhaite un retour rapide à l’ordre républicain.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate, qu’en dépit des demandes répétées du maire républicain de Clichy-La Garenne, Rémi Muzeau, de faire intervenir la police au nom de «l’interdiction de l’occupation illégale du domaine public», ni le préfet ni le ministère de l’Intérieur n’ont cru nécessaire de répondre et d’apporter une réponse à la tenue de ces prières de rue. Or, la rue est un espace public, l’État doit agir. Le maire a totalement raison dans sa démarche.


On peut même se demander si finalement l’intention de l’État, en gardant le silence et en n’intervenant pas face à une situation inacceptable, n’a pas, comme arrière-pensée, de renforcer les forces politiques extrêmes.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) lance une campagne militante sur le thème : «Stop aux prières de rue illégales» et «Prières de rue illégales, trop c’est trop».

  

MACRON, UNE POLITIQUE PUREMENT FINANCIÈRE

Télécharger la communication du MIL du 27 novembre 2017

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La politique de Macron ne possède pas de dimension sociale. Elle est essentiellement de nature budgétaire. Elle vise principalement à satisfaire des intérêts financiers dans le cadre de la mondialisation. Face à la mondialisation, Macron ne tente pas de maitriser les effets pervers de la mondialisation en fixant des freins et des barrières pour sauvegarder la France (par exemple, faire payer leurs impôts aux multinationales).


Macron a décidé, pour la fin 2017, des mesures de réduction budgétaire (visant en particulier la réduction du budget de la Défense) et, pour 2018, un projet de loi de finances diminuant les budgets de l’emploi et du logement, mais surtout engageant la réorganisation de la fiscalité. Ces mesures vont avoir un impact social très négatif sur les Français des classes populaires et des classes moyennes. Citons quelques cas :  

-Les personnes rencontrant des difficultés sur le marché du travail vont être touchées par la suppression de 260.000 contrats aidés (entre 2016 et 2018). Leur disparition aura aussi des répercussions sur les activités des associations et des services publics, qui devront se priver de ces emplois et réduire leurs services.

-Les retraités qui vont subir une augmentation de la CSG de 1,7% dès le 1er janvier 2018 et qui verront leur pouvoir d’achat se réduire.

-Les Français qui vont subir l’augmentation des taxes et des amendes, notamment sur certains produits comme le carburant, le tabac ou avec la multiplication du nombre des radars dans les villes et sur les routes. Tout cela va venir s’ajouter à la pression fiscale existante que cela soit directe ou indirecte.


Les projets de Macron concernant l’assurance maladie, l’assurance chômage ou les retraites seront imposés par une majorité LREM à l’Assemblée nationale en 2018. Ils sont programmés comme devant aggraver la situation sociale. Pour réaliser des économies, ils conduiront à une diminution des prestations sociales.


Derrière le «chamboule-tout» fiscal, il existe une hypocrisie majeure puisque le taux des prélèvements obligatoires ne devrait baisser que de un point sur le quinquennat. Ce chiffre figure au programme présidentiel de Macron, confirmé par le gouvernement. Il n’y aura pas globalement moins d’impôts et taxes, mais une redistribution en faveur de certains, et en défaveur des classes populaires et des classes moyennes.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle son attachement à la conduite par l’État d’une politique sociale forte et se déclare en pleine opposition avec la politique purement financière de Macron. Celle-ci n’est pas en mesure d’apporter les réponses sociales attendues et de permettre un retour au plein emploi en mettant un terme au chômage de masse.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce la communication politique de Macron, menée avec le soutien de médias peu critiques et de politiques bien silencieux. Cette communication est destinée aux Français, mais, aussi et surtout, elle porte un message aux décideurs de Bruxelles, aux responsables des grandes puissances économiques mondiales et aux entreprises multinationales, comme les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) qui continuent à échapper à l’impôt.


  

LE MIL RÉAFFIRME SON SOUTIEN AUX FORCES DE L’ORDRE

Télécharger la communication du MIL du 30 novembre 2017

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Alors que les policiers nationaux et municipaux, les gendarmes, les pompiers, les douaniers… bénéficient d’une reconnaissance générale et du soutien d’une très grande majorité des Français, la multiplication des agressions morales et physiques contre eux ne fait que croitre. Il peut s’agir, notamment, de procès d’intention (slogans tels que «Tout le monde déteste la police»), d’injures, d’agressions physiques individuelles, de guet-apens, d’actions violentes dites «en marge de manifestations» (des centaines de blessés), de caillassage de véhicules dans les «quartiers» échappant à l’autorité de l’État (en particulier ceux des pompiers), d’attentats contre des locaux des forces de l’ordre et leurs occupants (incendies criminels à Grenoble et Limoges…). De plus, des violences sont, de plus en plus souvent, commises à l’encontre des membres des forces de l’ordre dans le cadre de leur vie privée en dehors des périodes de service.


Les producteurs de discours hostiles à la police portent une grande part de responsabilité dans les événements qui se déroulent depuis plusieurs années. Le mécanisme est bien connu : à partir de faits divers, plus ou moins étayés, des membres des forces de l’ordre sont directement mis en cause, puis ces critiques débouchent rapidement sur une mise en cause des forces de l’ordre dans leur ensemble et de l’autorité de l’État.


Des journalistes jouent un rôle dans la montée en charge d’un partie de la population contre la police ou la gendarmerie. Cette tendance repose sur le besoin de mise en scène de scandales (facteur économique des médias) et de la culture politique d’extrême gauche d’une part importante des journalistes (voir les résultats des élections syndicales de la profession de journalistes qui en attestent). Le fait que toutes les actions d’inspection (IGPN) soient menées le cas échéant, et que des sanctions ou condamnations soient prononcées pour donner suite à des affaires, ne suffit pas à faire baisser la pression. Les auteurs de ces actions «anti forces de l’ordre» sont de plusieurs sortes : les uns appartiennent à l’ultra gauche, principalement «antifa», anarchiste (par exemple en faveur des clandestins à Calais) ou écologiste radicale (comme les occupants des ZAD, «zones à défendre»), d’autres appartiennent à la mouvance islamiste (obéissant aux injonctions des groupes islamistes étrangers), enfin une autre partie est constituée de jeunes délinquants (trafiquants de drogue défendant un territoire de travail). Il faut noter qu’il n’existe parfois pas de frontière précise entre ces différentes catégories d’individus.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce la «haine anti flics et gendarmes» et apporte son entier soutien aux forces de l’ordre face aux mises en cause morales comme aux agressions physiques dont elles font l’objet.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le silence d’un trop grand nombre de responsables politiques et l’insuffisance des réponses apportées à ces agressions, en dehors de quelques affaires symboliques comme celle du véhicule de police incendié en 2016 avec des fonctionnaires de police à l’intérieur.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que ces agressions contre les forces de l’ordre interviennent dans une situation dégradée par la faiblesse des moyens (locaux dégradés et matériels défaillants), par l’insuffisance des effectifs et de leur augmentation, par la trop grande dispersion des missions, etc. Le malaise dans les rangs des forces de l’ordre qui en découle est malheureusement illustré par le nombre important des suicides.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la mission régalienne de l’État doit être assurée et que les moyens doivent être mobilisés bien au-delà des engagements qui ont été pris dans le projet de loi de finances 2018 et pour le quinquennat Macron. Dans ce contexte, la constitution d’une «police de sécurité du quotidien», annoncée par Macron, n’apparait pas répondre aux urgences et à la gravité de la situation (insécurité, violences, terrorisme, banditisme, menaces diverses). Cette initiative traduit un déni des risques majeurs que courent les Français en termes de sécurité. Elle ne suffira pas à ramener l’ordre dans les quartiers abandonnés et inaccessibles ni dans les autres quartiers. Les réponses politiques à mettre en œuvre doivent correspondre à la réalité du terrain et des menaces ; elles nécessitent une autre politique.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) lance une campagne militante sur le thème : «Police-Armée-Gendarmerie, je soutiens» et «La France soutient : Police-Armée-Gendarmerie».


  

BRAVO À LAURENT WAUQUIEZ, NOUVEAU PRÉSIDENT DES RÉPUBLICAINS

Télécharger la communication du MIL du 11 décembre 2017

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Repères : Le 10 décembre 2017, les adhérents du parti politique «Les Républicains» ont élu leur nouveau Président. Laurent Wauquiez a recueilli 74,64% des voix, soit 73.554 suffrages sur 98.543 exprimés. Il s’agit d’un vote démocratique qui s’impose à tous.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL), félicite, notamment en qualité de «personne morale associée» aux Républicains, Laurent Wauquiez pour son élection à la présidence de la formation politique de la droite républicaine. Cette élection constituait un enjeu politique majeur pour les années à venir, car un profond renouveau de la formation politique apparait indispensable dans tous les domaines, tous les secteurs et tous les territoires pour redresser la France, remporter les futures échéances électorales et faire que la France redevienne la France.


Cette élection démocratique à la présidence des Républicains a été le fait de vrais adhérents (payant une cotisation), à l’occasion d’un scrutin à bulletin secret réunissant plusieurs candidats de plusieurs sensibilités. Ce mode de fonctionnement politique s’oppose clairement à la récente élection de Christophe Castaner (l’ex-député socialiste) à la tête de «La République en Marche (LREM)». Ce candidat unique a été désigné par Macron, puis élu à main levée, par des élus du parti et certains adhérents «tirés au sort» (pour adhérer, il suffit de s’inscrire sans payer une cotisation !).  


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL), qui se revendique comme représentant de la droite gaulliste, civique et patriote, défend les valeurs gaullistes. Notre emblème est une croix de Lorraine et notre devise est la reprise de la phrase du Général Charles de Gaulle : «Il n'y a qu'une fatalité, celle des peuples qui n'ont plus assez de forces pour se tenir de­bout et qui se cou­chent pour mourir. Le destin d'une nation se gagne chaque jour contre les causes internes et ex­ternes de destruc­tion.» Le gaullisme n’est ni de droite, ni de gauche mais les premiers résistants étaient des hommes de droite (cf le texte de Michel Carage, compagnon de la Libération et ancien secrétaire général du MIL), et le peuple qui étaient et qui est encore la cheville ouvrière du gaullisme est un peuple de droite, de droite patriote et civique et aussi de droite sociale. Le général de Boissieu, compagnon de la Libération et premier président du comité d’Honneur du MIL, reprenait souvent cette phrase pour définir la droite : «Le chemin le plus court d'un point à un autre est la ligne droite».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite contribuer au bon développement du parti de la droite républicaine «Les Républicains». Il souhaite que des principes soient mis en œuvre :


-par un mode d’organisation permettant de mobiliser côte à côte toutes les bonnes volontés dans une logique civique de rassemblement ; il s’agit, non pas d’être une secte hégémonique comme nous avons pu le constater parfois, mais d’additionner toutes les tendances, valeurs et bonnes volontés comme avait si bien réussi à le faire Jacques Chirac avec le RPR et l’UMP ;


-par une ligne politique dont nous souhaitons qu’elle redevienne empreinte des valeurs de la droite gaulliste et patriote, même si d’autres valeurs doivent coexister. L’abandon du mot patriote est une erreur politique fondamentale aberrante ;


-par un retour à une action militante et à une pratique politique de terrain allant de l’affichage aux tractages jusqu’à la présence active dans les entreprises et les grands secteurs d’activité, jusqu’à l’action sur les réseaux sociaux mais sans que cela soit non productif d’adhésion et de militantisme. Pour gagner demain, il faut disposer du plus grand nombre d’adhérents convaincus et aussi de militants bénévoles actifs. Il ne faut plus faire appel à des sociétés commerciales, qui ont coûté fort cher dans un proche passé quand une action peut être gérée par des militants bénévoles même si l’efficacité est moindre ou le coût similaire. Les militants d’hier, d’aujourd’hui et de demain seront les artisans de la victoire de demain et les ignorer sera, à nouveau, les sources d’une défaite.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) désire participer pleinement à la reconstruction des Républicains et, par conséquent, disposer d’un lien privilégié avec son Président et d’une participation aux instances du parti pour contribuer à sa victoire aux prochaines échéances.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) défendra notamment quelques objectifs au sein des Républicains : L’augmentation massive du nombre des adhérents (à jour de cotisation) permettant de disposer d’un parti reconnu comme le premier parti de France (Seul le nombre d’adhérents et de militants fera la différence avec les micro et mini-partis menés par un homme ou un petit groupe d’élus). L’expression régulière d’une opposition franche à tous les projets de Macron et de sa majorité socialiste dès l’instant que cela est nocif pour la France. La mise en avant de propositions de droite républicaine pour mener une autre politique en faveur du plein emploi, de la politique familiale, de la baisse de l’imposition, de la sécurité, de la Défense de la Nation, du contrôle stricte de l’immigration et du statut de réfugier, de la solidarité avec les plus démunis ou des personnes âgées, du maintien du logement social, etc.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite que Les Républicains privilégient, sur tous les sujets, une ligne sociale gaulliste par opposition à la ligne excessivement libérale des tenants du CAC 40 qui méprisent les classes populaires et moyennes comme le fait Macron. L’intérêt des classes populaires et des classes moyennes doivent être au centre de la stratégie, de l’analyse et du discours politique des Républicains.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se veut être la droite civique, gaulliste et patriote. Un de nos combats est la sauvegarde d’une action politique gaulliste contre tous ceux qui veulent ou ont enterré le gaullisme, contre ceux qui ne veulent privilégier qu’un côté commémoratif ou ceux, à gauche ou à la droite extrême, veulent le récupérer pour des raisons politiciennes opportunistes. Tout cela a lieu car notre famille politique s’éloigne du gaullisme d’origine. À nous de mener ce combat et de faire redécouvrir nos valeurs comme valeurs actuelles. Nous voulons maintenir un gaullisme politique d’action.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) pense que Laurent Wauquiez, nouveau président des Républicains, sera l’homme qui préservera, contrairement à d’autres, toutes les tendances et toutes les valeurs, dont celles des gaullistes. Il est celui qui reprend en très grande majorité les valeurs que nous défendons. Il a maintenu sa ligne malgré les nombreuses critiques «politico-médiatiques» venant de certains qui essayent, par ce biais-là, de payer un droit d’entrée dans la nouvelle gauche «macroniste».

  

IL FAUT CASSER LA SPIRALE MIGRATOIRE VERS LA FRANCE

Télécharger la communication du MIL du 12 janvier 2018

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Référence : Le seuil «officiel» des 100.000 demandes d’asile par des étrangers a été dépassé pour la France en 2017 avec par ordre décroissant : les Albanais, les Afghans, les Haïtiens, les Soudanais, les Guinéens, les Syriens, etc. Ce chiffre ne compte que les personnes identifiées dans cette procédure. Près de 43.000 personnes ont été admises à rester en France (nombre en hausse de 17 % par rapport à 2016) aux titres du statut de réfugié (36.000) et de la protection subsidiaire (7.000). Tandis que les migrants déboutés du droit d’asile, se trouvant donc en situation irrégulière, n’ont pas été expulsés, pour la grande majorité.


La circulation en France de ressortissants étrangers est largement ouverte pour des raisons diverses, notamment pour tourisme, études en France, contrats de travail. Les règles de ces entrées et sorties sont différentes selon les pays. Les critiques sur le caractère supposé fermé de notre pays sont totalement infondées. Une part des étrangers entrés légalement demeurent sur le territoire de manière illégale au lieu de repartir après leur séjour. D'une part, l'identification des étrangers en situation irrégulière n'a pas pleinement lieu. D'autre part, s'ils sont identifiés, leur expulsion du territoire est rare par manque de volonté politique. Le nombre des clandestins s’accroit donc très régulièrement. Ce chiffre est, en plus, augmenté par les déboutés des demandes d’asiles qui deviennent des clandestins : plus de 57.000 en 2017 !


Des étrangers entrent en France de manière illégale : les uns pour traverser notre pays, souvent vers la Grande-Bretagne (voir la concentration dans la région de Calais), les autres avec l'intention de s'installer en France en disposant, ou pas, de relations dans notre pays. Cette migration se déroule actuellement via la Turquie vers la Grèce ou via la Libye vers l'Italie. Ces personnes sont pour la plupart non-francophones contrairement à des périodes antérieures. L'entrée de ces migrants clandestins est retardée par les dispositifs (douanes, police, gendarmerie) en place, mais nos frontières restent trop perméables. Une fois entrés sur le territoire, ces clandestins posent problème : campements sauvages ou hébergements difficiles, problèmes sociaux, question de santé, délinquance éventuelle, etc.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la France n'a pas vocation à accueillir une très grande population étrangère compte tenu de sa situation actuelle, caractérisée déjà par la présence de populations d’origine étrangère, mal ou peu intégrées. Plus particulièrement, la France ne doit plus et ne peut plus accepter des personnes trop éloignées de sa civilisation, de sa langue et de ses valeurs.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que l'accueil et la prise en charge matérielle de ces migrants, sont assurés par des acteurs, le plus souvent associatifs, financés par l'État. La plupart de ces associations militent en faveur de l’installation en France de ces étrangers, apportent un appui significatif à l’immigration illégale et luttent contre tout contrôle pour éviter les expulsions. Elles ne respectent pas pleinement la légalité. Elles n’ont plus de légitimité à recevoir des subventions de l’État et des collectivités territoriales.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que le contrôle aux frontières doit être rétabli sérieusement pour être le plus efficace possible. D'une manière générale, le contrôle aux frontières a vocation à combattre tous les trafics criminels : armes, drogues, traite humaine (enfants et prostitution), organes, produits de contrefaçon, terroristes islamistes, migrants économiques, etc. Ce contrôle comprend des actions en amont et en aval des frontières et un travail de renseignement considérable. Il cible les actions à mener à l’encontre des «passeurs».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) reste favorable au droit d’asile dans la mesure où les demandes sont fondées. Les demandes doivent être examinées de manière très rapide avec une grille de lecture transparente. Une liste des pays ne posant pas de problème doit être établie avec précision (notion de «pays sûrs»). Les ressortissants de ces pays doivent retourner dans leur pays d’origine, c’est-à-dire être expulsés rapidement (par exemple, dans le cas des Albanais). Les dossiers de personnes en provenance de pays où se développe une répression politique, ethnique ou religieuse, comme la Turquie actuelle (qui persécute les responsables de l’opposition et des responsables kurdes), doivent être examinés. Une prudence doit prévaloir à l'égard de ceux qui brouillent leur identité : absence de papiers, déclarations non étayées par des documents officiels, revendication du caractère de mineur, etc. Les personnes, dont la demande d'asile a été refusée, doivent être expulsées de manière effective et systématique, ce qui n’est pas aujourd’hui le cas, à de rares exceptions près.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que, dans un monde où la circulation des informations par Internet est généralisée et immédiate, le message à faire passer aux migrants clandestins, comme aux passeurs de ces migrants, est que la France n'est pas une bonne destination pour eux. Il faut réinstaurer l’utilisation des charters pour les expulsions afin de marquer à nouveau les esprits sur les lieux de départ des futurs migrants.

  

L’AUTORITÉ DE L’ÉTAT EN CHUTE LIBRE

Télécharger la communication du MIL du 15 janvier 2018

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Référence : Des militants d’ultra gauche (écolo-radicaux, anarchistes, etc.) occupent, depuis 2009, le site du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Ainsi 1.600 hectares échappent à l’autorité de l’État. Un débat agite l’exécutif pour savoir s’il convient de passer par une négociation (abandonnant le territoire à ses occupants) ou par une expulsion faisant intervenir les forces de gendarmerie.


Dans de trop nombreux cas et depuis de nombreuses années, l’autorité de l’État n’est plus respectée en France. L’exécutif n’assure plus pleinement sa fonction qui est de faire régner l’ordre. Le laisser-aller et la «bienveillance» à l’égard des délinquants, des islamistes, des militants de l’ultra gauche, etc. sont devenus beaucoup trop fréquents. À force de ne pas réagir aux atteintes à l’ordre républicain, des situations se sont installées et la résolution des problèmes posés devient plus ardue. Il existe de nombreux exemples de cet abandon de l’exercice de l’autorité de l’État : Occupation de territoires pour s’opposer à des projets d’intérêt public comme à Notre-Dame-des-Landes ; abandon de nombreux quartiers populaires à des bandes ou des gangs : les services publics, comme les commerces, ne peuvent plus demeurer ; permanence de campements de migrants (à Calais, à Paris, etc.) sont évacués et reconstitués régulièrement, avec le soutien matériel et organisationnel d’associations d’aide aux migrants ; acceptation de prières de rue par des musulmans, comme pendant un an à Clichy La Garenne ; «débordements» de manifestations syndicales par des militants d’ultra gauche armés et offensifs, qui commettent à la fois des actes de vandalisme et des agressions physiques contre policiers et gendarmes, comme à Nantes, à Paris ou à Rennes ; agressions individuelles contre des membres des forces de l’ordre en service, ou hors service, par des délinquants (voir la succession des agressions récentes) ; insuffisance de l’interdiction des activités islamistes radicales dans des mosquées, dans des associations pseudo-cultuelles, vis-à-vis de cafés réservés aux hommes, etc.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur tout le territoire français. Pour cela, d’une part, il importe de réagir immédiatement à tout nouveau signe de mise en cause des lois de la République pour émettre un signal du changement des règles du jeu. D’autre part, il faut s’attaquer à tous les points de fixation existants avec détermination. Il faut afficher cette détermination et l’exercer intelligemment, tranquillement, sereinement, mais avec fermeté.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que les auteurs de ces actes illégaux, et en particulier de violences, délinquants, islamistes, militants d’ultragauche et membres d’autres groupes et communautés, doivent faire l’objet de poursuites. Les arrestations, jugements et condamnations de ces personnes, dans le cadre des lois existantes, doivent être la règle.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que ces casseurs, occupants, complices et délinquants reçoivent le soutien d’une part des journalistes, de personnalités et de responsables de partis politiques de gauche et d’extrême gauche. Plusieurs arguments sont mis en avant par les partisans d’une société «bienveillante» : d’une part, les actions illégales sont présentées comme des «faits de société» à observer et analyser, car, nous dit-on, la faute en revient à la société tout entière : au chômage, à la colonisation, au racisme, etc. (cette thèse a déjà été développée par Macron). D’autre part, le risque que le rétablissement de l’ordre fasse des blessés voire des morts l’emporte sur l’exercice du droit. Ces arguments appartiennent à une argumentation de subversion visant l’affaiblissement de l’Etat.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que l’intérêt général, celui de tous les Français, est que l’ordre républicain règne, que la sécurité soit assurée, que la libre circulation soit possible partout pour les femmes et les hommes dans notre pays, que la liberté de s’exprimer et de manifester existe, que la prévention de la radicalisation et des projets d’actions terroristes islamistes soit effective.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle l’Etat à rétablir la confiance des citoyens en assurant l’autorité de la République avec détermination.

  

LA FRACTURE SOCIALE EST TOUJOURS LÀ

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La «fracture sociale», développée par Jacques Chirac et conceptualisée par Philippe Seguin durant la campagne électorale de 1995, n'a pas cessé de se développer au cours de ces dernières décennies, en particulier depuis la grave crise économique de 2008. La population ayant un emploi a diminué sur ces dix dernières années, tandis que la population active a augmenté du fait d’une démographie positive et de la modification de l'âge de départ à la retraite et du nombre de trimestre nécessaire. Un français sur dix est aujourd’hui inscrit à Pôle emploi (6.600.000 inscrits du 67 millions d’habitants) et c’est, sans compter tous ceux qui pourraient être inscrits, mais qui ne le demandent pas faute de bénéficier d'indemnisation-chômage. Sont notamment ainsi non-inscrits à Pôle emploi de nombreux jeunes (à l’issue de leurs études) et une part importante des allocataires du Revenu de Solidarité Active (RSA). La proportion des Français, sans aucune ressource, en situation précaire (contrats courts successifs ou temps partiel à horaire réduit) ou disposant de ressources inférieures au seuil de pauvreté, est inacceptable. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce l'orientation présidentielle qui joue pour «ceux qui réussissent» par rapport à «ceux qui ne sont rien». Les propos du Président tenus au cours des mois passés montrent un certain désintérêt, voire du mépris, à l’égard de certaines catégories populaires.


Il vise explicitement une population privilégiée de hauts-cadres ou startuppers à vocation internationale, profitant largement de la mondialisation, mais également tous ceux qui aspirent à entrer dans cette catégorie, même si la plupart n’y appartiendront jamais ! Force est de constater que la grande majorité des Français ne bénéficient pas de ce type de situation.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL), en tant que mouvement gaulliste, appartient à la tradition d’une droite républicaine qui milite pour la justice sociale. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la principale priorité pour sortir de la situation présente réside dans la recherche du plein emploi. Aujourd’hui, Macron ne vise pas le plein emploi à la fin de son quinquennat, mais, au mieux, une légère baisse du taux de chômage. Il a accepté de renoncer au combat du plein emploi et d’abandonner une partie de la population considérée comme «inutilisable» dans la société qu’il veut créer. L’État devrait encourager certaines initiatives économiques par une politique volontariste, encore faut-il qu’elles profitent à la France (c’est-à-dire en premier lieu aux secteurs de production : agriculture, construction, industrie et numérique et de recherche) et, parallèlement, il ne doit pas oublier tous les autres citoyens.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) reproche à Macron de proposer des équations qui n'ont pas de solutions. Macron n’est pas dans le vrai. Après des lois permettant une communication consensuelle (moralisation politique), il a fait adopter les ordonnances sur le travail qui ne devraient créer, au final, aucun emploi significatif. Il est en train d'abandonner les promesses d'indemnisation chômage fait aux indépendants et aux salariés démissionnaires. Sa réforme du mode d'entrée à l'université va mener, en 2018, à des tensions fortes au niveau de la jeunesse et des familles, sans régler les problèmes sur le fond.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que les victimes de la politique actuelle seront les plus démunies, les jeunes à l’entrée dans la vie active, les retraités (augmentation de leur CSG), mais aussi les Français des classes moyennes, dont les impôts et taxes s’accroissent et vont encore s’accroitre. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que les clés à la situation actuelle résident dans la priorité absolue à accorder à la création de nouveaux emplois, combinée à la baisse des prélèvements obligatoires (profitant aux personnes qui paye des impôts). Ainsi, une part importante des «sans-emploi» sortiraient de la précarité et trouveraient un projet d’avenir et les classes moyennes verraient leurs revenus augmenter au travers de la baisse de la pression fiscale. Une politique de solidarité efficace pourrait être assurée au profit des personnes en transition professionnelle et des personnes trop éloignées de l’emploi (personnes âgées, malades ou handicapées). Les salariés doivent bénéficier d’un intéressement, de systèmes de participation et d’un accès à l’épargne salariale.


Si la droite républicaine veut reprendre le pouvoir politique, il faut qu’elle s’engage totalement sur le terrain du pouvoir réel sans oublier qu’il faut enfin s’attaquer réellement à la fracture sociale entre Français, sans lâcheté, ni perte de mémoire. La reconquête ne peut que passer par le peuple de droite et par les gaullistes.


VI­GILANCE & AC­TION - N° 373  MAI 2018           

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LES COMMUNICATIONS ÉCRITES DU M.I.L

MACRON, LA NOUVELLE GAUCHE SOCIAL-DÉMOCRATE À LA HOLLANDE

Communication du MIL du 10 avril 2018


Repère : d'après un récent sondage, un Français sur deux classerait aujourd'hui La République en marche (LREM) comme «à droite», contre un tiers seulement il y a un an (Sondage Ipsos).

Il importe de savoir répondre à cette affirmation. Emmanuel Macron incarne l’un des courants de la gauche sociale-démocrate comme François Hollande l’avait incarné précédemment. L’autre courant est représenté par Manuel Vall. L’ancien premier ministre socialiste, et candidat à la primaire du PS, a d’ailleurs rejoint LREM. Le troisième courant est constitué par le Parti socialiste avec à sa tête comme nouveau premier secrétaire, Olivier Faure, un social-démocrate de gauche assumé (ex-rocardien). Tous sont sur des lignes politiques et des analyses assez proches notamment ils militent tous en faveur d’une Europe fédérale.


Macron avance sur deux voies distinctes. D’une part, il propose des réformes «nuages de fumée» (par exemple sur la transparence de la vie politique). D’autre part, il aborde des questions importantes, mais en proposant seulement quelques ajustements qui ne résoudront rien : loi «travail» très limitée par rapport au marché du travail, processus d'entrée des bacheliers dans le supérieur mal conçu, projet de réforme de l'asile et de l'immigration insuffisante face aux problèmes de l’immigration, projet de réforme de la SNCF très incomplet. Macron se positionne ainsi sur la ligne de réformes minimales, tout en réussissant à mobiliser contre lui de manière maximale. C’est le cas de la réforme du ferroviaire avec une ambition limitée qui provoque une grève pénalisante pour le pays. L’essence des «transformations» proposée par Macron est de gauche social-démocrate. Elle suit les exemples, déjà anciens, des réformes intervenues en Grande-Bretagne (avec Tony Blair) et en l’Allemagne (avec Gerhard Schröder).


La gauche marxiste s'attaque aux réformes de Macron. Elle en dramatise l’importance réelle pour mobiliser ses troupes. Elle s’affirme en opposition frontale avec la gauche sociale-démocrate.

Besancenot, Hamon, Laurent, Mélenchon… sont au rendez-vous pour se refaire une santé. La reconnaissance de la place de Besancenot du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) comme un interlocuteur sérieux par les autres responsables politiques de la gauche marxiste est très significative de leur ligne. Tous développent une pensée politique marxiste avec quelques innovations de vocabulaire (par exemple, revenu universel). Ces responsables de la gauche de la gauche disent donc évidemment que Macron est de droite (ce qui constitue une injure suprême pour eux). Nombre de médias répètent leurs arguments, étayés par des micros-trottoirs sélectionnés par les chaines TV. L'opinion est encore en partie intoxiquée par ce message. Cela ne durera pas, car les faits sont têtus.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu’il est absurde de qualifier Macron comme étant «de droite». Le programme qu’il met en oeuvre n'est ni celui d’Alain Juppé, ni celui de François Fillon, ni celui des Républicains. Tout au contraire, Macron a désigné à la tête de son parti un ancien député socialiste, ses présidents de groupes parlementaires sont d'anciens parlementaires socialistes, tout comme la grande majorité de ses élus et des membres de son gouvernement.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que Macron est un ancien proche collaborateur, puis ministre, de Hollande et son digne héritier. Sa politique est de gauche. Elle défend les «travailleurs» contre les retraités (passage de cotisations sociales à la CSG) ou les chômeurs. La nécessaire réduction des dépenses publiques n’a pas été engagée. Aucune part n’est accordée à une politique familiale indispensable dans un contexte de baisse de la natalité (sans compter le projet de suppression des parts fiscales pour les enfants). La propriété immobilière est directement visée au travers d’impôts (IFI) et de taxes renforcées ou à venir (projet de taxe sur les résidences secondaires) pour compenser la disparition annoncée de la taxe d’habitation.


Le socialiste social-démocrate Macron tire son image «de droite» du soutien dont il bénéficie, depuis 2016, de la part de certains milieux financiers, de clubs d'hommes d'affaires et de divers «instituts» des milieux économiques. Ceux-ci pensent tirer profit de sa politique (ISF, taxes et impots). Le soutien à Macron de certains médias «économiques» (Les Échos, BFM) en découle. Ces soutiens attendent des résultats concrets «pour voir». Même s’ils sont évidemment contre la gauche marxiste, les milieux économiques ne sont pas «de droite» par nature. Les gaullistes le savent depuis longtemps.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que Macron a un intérêt vital à entretenir une confusion sur les étiquettes politiques dans le but de constituer : «un grand groupe central» l’an prochain à l’occasion de l’élection européenne de 2019, puis lors des élections municipales de 2020. Mais sa politique ne répond ni aux attentes des électeurs de droite ni à celle des centristes et encore moins à ceux de gauche.


LIBERTÉ DE DÉPLACEMENT POUR TOUS

«La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui»


Communication du MIL du 4 avril 2018


Repère 1 : Le 3 avril 2018, a débuté un mouvement de grève à répétition programmées par les syndicats de la SNCF (CFDT, CGT, SUD-Rail et UNSA). 36 journées de grève devraient avoir lieu d’ici la fin juin ; des préavis ont été déposés en ce sens.


Repère 2 : Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789, article 4 : La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.


La liberté de circuler en France est mise en cause régulièrement par des manifestations revendicatives catégorielles diverses. Aujourd’hui, la grève des syndicats de cheminots empêche la circulation de la plupart des trains.


Hier, les Français ont été notamment confrontés aux barrages des routiers, au blocage des dépôts de carburants provoquant une pénurie de carburant, aux actions de grève dans les transports collectifs, comme la RATP ou les bus locaux, aux blocages de ports par les pêcheurs, aux actions filtrantes aux péages autoroutiers, aux actions des taxis ou de leurs concurrents indépendants Uber, aux barrages d’organisations d’agriculteurs, aux grèves des aiguilleurs du ciel, des pilotes ou d’autres catégories de personnels.


Toutes ces actions, dans des proportions différentes, conduisent, d’une part, à une violence physique (être empêché de circuler) et, d’autre part, à une violence psychologique (mise en cause de la liberté de chacun) à l’égard de tous les Français.


Enfin, l’impact économique de ces actions, freinant, ou bloquant la libre circulation, est certain, même s’il reste difficile à chiffrer en euros ou en points de croissance, c’est-à-dire en emplois. Par exemple, l’impact des 36 jours de grève programmés par l’intersyndicale de la SNCF se ressent dès à présent sur l’ensemble de l’activité touristique en France : limitant les déplacements des Français comme la venue en France des touristes étrangers effrayés par la situation dans notre pays.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) défend la liberté de circuler en France. L’atteinte à cette liberté fondamentale débouche sur de graves préjudices à l’égard des personnes et de l’ensemble des activités : entreprises, associations, services publics, indépendants.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réclame que soit respectée la liberté de circuler en France, c’est-à-dire qu’il faut que l’État prenne toutes les mesures existantes dont il dispose pour faire respecter la liberté de circulation en France et aller plus loin en faisant adopter un projet de loi «pour la libre circulation des Français». Cette liberté ne saurait mettre en cause le droit de grève ou de manifestation, mais elle doit interdire les actions portant atteinte au droit de circuler librement dans notre pays.


Par ailleurs, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne la démarche provocatrice et suffisante du gouvernement dans la conduite du projet de réforme de la SNCF : absence de projet clairement annoncé et questions non traitées (comme celle de la dette), refus de dire franchement que le motif de la démarche vient de l’application d’une directive européenne à un an du renouvellement des députés européens (en mai 2019), publication d’un texte alarmiste (Rapport Spinetta) comportant des mesures choquantes comme la fermeture des petites lignes, attaque des cheminots plutôt que mise en avant d’une stratégie positive pour le ferroviaire. Lire la Communication du MIL du 9 mars 2018 : «SNCF, la droite ne doit pas soutenir la manip Macron».



LYCÉES, UNIVERSITÉS, IL FAUT RÉTABLIR LA LIBERTÉ DE CIRCULER ET D’ÉTUDIER


Communication du MIL du 9 avril 2018


Repère : Les organisations politiques et syndicales de la gauche ayant échoué à entraîner les étudiants dans les manifestations contre la loi organisant l’entrée dans le supérieur (loi ORE), agissent en force : tenues d'assemblées générales (AG) sans fin, vote d’une «grève illimitée», occupation des amphithéâtres empêchant la tenue des cours, blocages des entrées à des centres universitaires ou des salles de cours. Plusieurs centres universitaires ou universités sont ainsi bloquées et les études interrompues...


Les auteurs de ces actions appartiennent principalement à La France Insoumise (LFI) et au NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste). Les militants de Génération.s (Hamon), du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS), du Parti communiste se sont joints à eux. La France Insoumise poursuit sa politique d’implantation dans la jeunesse en bousculant les autres forces politiques de gauche. Les agitateurs souhaitent entraîner une frange d'étudiants en mal de commémoration du mythe de «mai 68», entretenu par nombre de médias. Leur but est le retrait de la loi, mais, surtout, la chute du gouvernement par la «convergence des luttes».


La loi ORE ne concerne directement qu'une frange d'étudiants : des étudiants de première année qui ont déposé une demande de réorientation dans Parcoursup (hors redoublement dans leur filière). Le terrain n'est donc pas porteur pour contester le nouveau processus d'entrée dans les formations supérieures. Le mouvement restant structurellement marginal, les agitateurs d’extrême gauche ont recours à la force.


Dans les universités, face à ce mouvement de l’extrême-gauche soutenu par une UNEF en crise pour des raisons politiques et historiques (plaintes et témoignages sur les abus sexuels au sein de l’organisation), les partisans de la loi ORE, la FAGE (organisation étudiante de gauche) et le SGEN- CFDT ont peu de poids. «Les jeunes avec Macron» n’ont aucune réalité du terrain, même si des médias les mettent en avant. Pour la liberté des études, l’Union Nationale Inter-Universitaire (UNI), accompagnée par des «Collectifs contre les blocages», est seule présente sur le terrain pour faire face à l’extrême gauche. Quant à l’extrême-droite (identitaires, nationalistes…), elle veut se faire une publicité en s’affrontant avec l’extrême-gauche afin de recruter une nouvelle génération d’activistes et cela a pour conséquence une mobilisation et un renforcement de l’extrême-gauche.


Ce sont les lycéens qui sont concernés par l'application de cette loi. Ce sont eux qui vont apprécier les qualités et les défauts de la nouvelle procédure d’entrée dans le supérieur (Parcoursup). Les militants de la gauche de la gauche, tenant compte des inquiétudes des lycéens, préparent des actions et projettent un blocage des lycées le 14 avril. Les lycéens de terminale, en fonction des réponses reçues suite à leurs vœux d’orientation, vont être en tension : satisfactions ou frustrations. C'est au niveau des lycéens que peut se concrétiser une réelle contestation de masse de la loi ORE.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne l’inaction du gouvernement et de la ministre de l’Enseignement supérieur. Les déclarations de principes contre les violences ne sont pas suivies d’effet : les recteurs sont muets alors que la situation se tend entre «grévistes» et les autres étudiants. Quant à l’assurance donnée par Vidal de la tenue des partiels, elle devrait être difficile à tenir sur un certain nombre de sites universitaires où les études ont été interrompues trop longtemps pour avoir un sens, ou bien partout où les locaux sont toujours bloqués et inaccessibles.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande aux présidents d’université d’assurer le bon déroulement des études. Ils doivent demander l’intervention des forces de l’ordre pour mettre un terme à l’occupation des amphithéâtres ou le blocage de l’accès aux établissements. Ils peuvent également suspendre les cours, contrôler l’accès aux locaux et faire appel à des sociétés de sécurité privées. Le président d’université est le responsable des atteintes à la liberté d’étudier.


Enfin, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) apporte tout son soutien à l’action menée par  l’Union Nationale Inter-Universitaire (UNI) en faveur de la liberté d’étudier et de circulation dans les lycées et les universités.



IL Y A 21 ANS QUE JACQUES FOCCART EST DÉCÉDÉ


Communication du MIL du 19 mars 2018


Le Mouvement Initiative et Liberté souhaite rappeler aux nouvelles générations son action au service de la France. Pour cela, nous republions, dans le Vigilance & Action N° 353 de Mars-Avril 2017, des articles de 1997 qui retracent bien le parcours d’un gaulliste historique qui fut un des plus proches du Général de Gaulle et l’inspirateur-fondateur de notre association. Voici un de ces textes.


PRÉSIDENTIELLES 1995 : LE MILITANT JACQUES FOCCART


Une des  grandes efficacités de Jacques Foccart était basée sur sa volonté permanente d'échapper à la pensée unique technocratique ainsi qu'au filtre des appareils politiques et institutionnels. Iconoclaste sans doute dans un milieu friand de notes et de rapports, il aimait à recevoir des personnalités ou des sans grade, l'information brute pour en tirer ses propres analyses. Devenaient ainsi ses interlocuteurs privilégiés ceux qui, hors des combines et calculs politiciens, avaient au coeur la défense de l'intérêt national et une certaine idée de la France.


DES RÉUNIONS DE TRAVAIL : Dès l'annonce de la candidature de Jacques Chirac en novembre 1994, le bureau national du MIL a réaffirmé sa décision de lui apporter son soutien. Décision qui a été ratifié lors de la Convention nationale du MIL. De même, Jacques Foccart, qui pour des raisons de santé ne pouvait plus assister, chaque semaine, à la réunion de bureau du MIL,  décidait de réunir tous les quinze jours, à son domicile parisien, le bureau national du MIL. Avide d'informations concrètes et militantes, Jacques Foccart demandait qu'elles soient complétées par de fréquentes conversations téléphoniques. Il tenait tout particulièrement à être au courant du déroulement de la campagne au jour le jour et d'heure en heure. L'ambiance des réunions publiques, l'ardeur des militants et la réceptivité des participants à nos thèmes de campagne étaient pour lui autant d'éléments fiables d'analyse, sans doute plus que les torrents de sondages et de notes pessimistes qui se déversaient alors.

Lors des réunions qui précédèrent Noël, lui sont soumis les projets d'actions qui formeront l'ossature de notre campagne ainsi que la présentation de notre implantation structurelle et militante.


UNE RÉUNION AVEC JACQUES CHIRAC : Début janvier 1995, Jacques Foccart organisait une réunion à l'Hôtel de ville de Paris afin que nous présentions directement à Jacques Chirac nos activités, notre programme d'action (réunions publiques et internes, organisation de publipostages ciblés, travail sur des thèmes spécifiques et sur des segments électoraux), le matériel de propagande (tracts, journaux spécifiques, courriers spécialisés, autocollants, affiches) ainsi que notre implantation militante sur le terrain.

Nos propositions d'action entièrement validées, c'est d'un commun accord que nous avons pris la décision d'attendre que les candidats concurrents se lancent dans une campagne massive d'affichage pour recourir à cette forme d'action, traditionnellement liée à nos activités.


LA SÉCURITÉ DES RÉUNIONS PUBLIQUES : A la fin de cette réunion qui dura presque deux heures, Jacques Chirac a abordé le problème de l'organisation de la sécurité de ses meetings publics. Connaissant parfaitement la situation tendue du paysage politique et ne voulant prendre aucun risque technique dans sa campagne, il a demandé au MIL de prendre en charge toute la sécurité de toutes ses réunions publiques, la sécurité de ses déplacements étant assurée par un groupe de 4/5 personnes du RPR. Ainsi, toutes les réunions ont été couvertes, ainsi, que les déplacements et réunions publiques des orateurs nationaux de la campagne. Toutes ces réunions se sont très bien passées car nous avons mobilisé de très nombreux militants décidés partout en France.

Le rythme de la campagne s'accentuant, nos entretiens avec Jacques Foccart devinrent hebdomadaires et les comptes-rendus téléphoniques journaliers. Pour chaque réunion publique, nous appelions Jacques Foccart pour lui faire un compte rendu de la mise en place de nos militants sur le lieu, sur la configuration de la salle et sur nos premières impressions. Ensuite au cours de la réunion, nous lui présentions une synthèse d'ambiance et un rapport sur le bon (ou  mauvais) fonctionnement du dispositif de campagne. Puis en fin de réunion, nous faisions un bilan de la soirée avec nos impressions à chaud, des parties de discours entendus, des anecdotes et la réaction du public présent.

Ces contacts lui permettaient de restituer à Jacques Chirac un avis personnel et sans complaisance sur le déroulement de la campagne. Ces rapports directs et sans ornement inutile n'ont probablement pas été sans influer sur le déroulement des opérations.



SNCF, LA DROITE NE DOIT PAS SOUTENIR LA MANIP MACRON


Communication du MIL du 9 mars 2018


Références : La date d'application de la directive européenne d'ouverture du marché ferroviaire (fixée au 25 décembre 2018) est la véritable et seule explication de l’émergence d’un projet de réforme de la SNCF au sein du gouvernement Philippe Macron.


Une réforme de la SNCF s’impose ; on ne peut que regretter qu’elle n’ait pas été engagée beaucoup plus tôt. Quant à Macron, pour répondre à ce problème, il a juste fait voter la mise en place des «cars Macron» concurrents au ferroviaire… dont l’échec économique est par ailleurs patent.


La situation actuelle appelle à la fois le choix de priorités politiques, de choix budgétaires liés au déficit et à l’importance de la dette et, enfin, des solutions aux problèmes de fonctionnement des trains. La responsabilité de cette situation revient, d’une part, aux responsables politiques et, d’autre part, à la direction de la SNCF.


La manœuvre de communication engagée par Macron consiste à faire porter sur le personnel SNCF la charge de la faute en mettant en cause principalement le statut des cheminots. Certes, la masse salariale des personnels apparaît comme l'une des composantes du problème financier à traiter, mais ce n'est qu'un seul des éléments du tableau. Cette question ne peut pas exonérer la responsabilité des dirigeants des choix qui ont été les leurs et qui ont montré leurs limites.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne tout recours aux ordonnances pour mener la réforme de l'activité ferroviaire en France. Aucune considération d'urgence ne justifie cette procédure. Un débat parlementaire classique doit avoir lieu sur cette importante question, faute de quoi la représentation démocratique sera bafouée une fois encore. Par ailleurs, si Macron choisit le recours aux ordonnances, il prend le risque d’un conflit social dur avec les organisations syndicales, conflit dont les victimes seront tous les usagers, ainsi que l'économie du pays.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le jeu de l’exécutif qui recherche un scénario conflictuel afin de recevoir le soutien de l’électorat de droite en le mobilisant «contre la CGT». Il s’agit d’un piège politique dans lequel il ne faut pas tomber. La réforme esquissée par le gouvernement n’est pas la bonne, il ne faut pas la soutenir au prétexte qu’elle est contestée par la CGT et le PCF. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme son attachement à la permanence d'une couverture ferroviaire de tous les territoires et s’oppose à toute suppression des lignes de proximité qui sont indispensables à la vie locale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge qu'une nouvelle direction de la SNCF est nécessaire pour mener une nouvelle politique sans attendre 2020. Macron ne tient pas les promesses qu’il avait faites de changer les responsables trop peu compétents.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se prononce en faveur d'un plan dynamique de mobilisation des nouvelles technologies pour le rail, tant pour les passagers que pour le fret. La société en charge du ferroviaire doit mener une politique commerciale active afin de renforcer la fréquentation des trains dotés de wagons du 21e siècle, proposant des équipements confortables et attractifs (fauteuils, Wifi, restauration, services, etc.). Le développement de véhicules autonomes sur rail est également un objectif à court terme ; l’entretien et le contrôle des voies ferrées peuvent être en majeure partie automatisés. Pour conduire de tels projets, il faut une nouvelle politique et une autre conception des choses en prenant les choses par en haut.



LES SOCIALISTES SONT TOUJOURS LÀ


Communication du MIL du 27 mars 2018


En résumé : Les socialistes sont aujourd’hui répartis entre trois principaux groupes politiques : LREM, PS et Génération.s. La recomposition entre ces pôles socialistes n’est pas encore achevée. Ils ne devraient pas s’allier pour l’élection européenne de 2019, mais probablement se retrouver sur des listes communes à l’occasion des élections municipales de 2020. Le combat politique contre la gauche, en général, et les socialistes, en particulier, se poursuit donc dans ce nouveau paysage.


Les socialistes sont aujourd’hui répartis entre trois principaux groupes politiques :


les uns gèrent La République En Marche (LREM). MM. Castaner et Ferrand sont tous deux d’ex-députés socialistes. LREM compte parmi ses députés une bonne centaine de personnes issues du Parti socialiste. Même Manuel Valls les a rejoints.


Les autres, sur la ligne Hollande, ont maintenant repris la main sur le Parti socialiste (PS), avec l’élection d’Olivier Faure, comme premier secrétaire du parti. Ils disposent encore de deux groupes parlementaires (dénommé «Nouvelle gauche» à l’Assemblée) et de nombreux élus locaux ayant autrefois porté cette étiquette. C’est ce qui explique le maintien d’un groupe PS au Sénat, à l’issue du récent renouvellement.


Les derniers, conduits par Benoit Hamon, construisent actuellement un nouveau parti politique, Génération.s, positionné sur la gauche du PS et visant une «union de la gauche» à l’ancienne.


La recomposition entre ces trois pôles socialistes se poursuit. Le ministre des Affaires étrangères, Le Drian, vient de quitter le PS. La grande majorité des dirigeants du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) passent avec armes et bagages chez Benoit Hamon à Génération.s. Les candidats de l’aile gauche du Parti socialiste n’ont obtenu, lors du récent Congrès, que 25% des suffrages, ils connaissent la tentation de rallier Génération.s, même si ce n’est pas fait.


L’échéance de l’élection européenne de 2019 ne devrait pas être marquée par une alliance entre ces trois pôles socialistes, pour des divergences d’idées et parce que ce mode de scrutin pousse à l’éclatement et à l’éparpillement. LREM va viser une liste d’alliance de personnalités connues autour de lui. La présence des sortants du MoDem sur cette liste fédéraliste reste à confirmer, car sur cette première année l’alliance LREM-MoDem n’a pas fonctionné depuis les législatives de 2017 et le départ des ministres MoDem du gouvernement. Par ailleurs, Bayrou peut tout à fait imaginer dépasser le seuil des 5% et avoir seul une dizaine d’élus. Le PS est fédéraliste européen et le membre français du Parti socialiste européen (PSE). Il ne s’alliera pas avec LREM : d’une part, pour des raisons de politique intérieure et, d’autre part, parce qu’il peut espérer dépasser la barre des 5% nécessaire pour avoir des élus à ce scrutin redevenu désormais national. Génération.s se situe sur une ligne politique eurocritique et devra se faire une place seul lors de ce scrutin. L’appui des écolos d’EELV à Génération.s semble improbable pour cette échéance européenne, car ce parti est fédéraliste européen et appartient au groupe européen des Verts.


Dans de nombreuses villes, des retrouvailles entre socialistes devraient avoir lieu à l’occasion des élections municipales de 2020. C’est à cette occasion, au-delà des étiquettes partisanes, que pourraient se retrouver sur la même liste les anciens du Parti socialiste. Mais ces accords se joueront ville par ville et entre les deux tours.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) observe attentivement la recomposition de la gauche sur ces nouvelles bases politiques. L’effacement actuel du Parti socialiste en tant qu’organisation ne signifie pas, tout au contraire, la disparition des socialistes du champ politique, mais leur essaimage. Le combat politique contre la gauche, en général, et les socialistes en particulier, où qu’ils se trouvent, se poursuit et se poursuivra toujours.



IL Y A 22 ANS QUE PIERRE-FRANÇOIS DEBIZET EST DÉCÉDÉ


Communication du MIL du 10 mai 2018


Voici le texte que le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a publié dans son journal N°97 de Juin 1996.

La France a perdu un grand patriote.

Notre compagnon Pierre DEBIZET nous a quittés


Honneur, intransigeance, fidélité : tels sont sans doute les  mots qui viennent naturellement à l’esprit pour qualifier Pierre Debizet qui nous a quittés le 11 mai 1996. Ces  qualités sont à la source de l’action éminente qu’il a menée au service de la France et des attachements indéfectibles qui se sont portés sur lui, tout autant que des haines qu’il a suscitées et des tourmentes qui ont marqué son existence.


Son grand déchirement est certainement celui qui l’a obligé à choisir entre son engagement pour l’Algérie française et son engagement gaulliste à la tête du Service d’Action Civique. Il a choisi de s’éloigner et de reprendre des activités privées. Mais la cause pour laquelle il éprouvait une véritable dévotion qui l’emportait sur toutes autres considérations, c’était celle de la France. Il l’avait déjà montré en étant, pendant la guerre, un grand résistant. Aussi, lorsque le général de Gaulle, en 1968, lui demanda de « reprendre du service », Pierre Debizet n’hésita-t-il pas à répondre présent, sans toutefois rien renier de ses convictions et de ses chagrins passés : la cravate noire qu’il n’a jamais quittée était devenue quasi légendaire.


Ses épreuves n’étaient pourtant pas terminées. La plus terrible s’abattit sur lui en 1981, lorsqu’on voulut le mêler à une affaire abominable. Il est clair que la gauche, alors triomphante, a voulu détruire à cette occasion l’un des hommes les plus solides de la droite. Elle n’a pas reculé devant les moyens les plus sordides : ce sont des choses qui ne s’oublient pas. Pierre Debizet, évidemment, soutenu par sa force personnelle et par son innocence, a tenu bon. Il n’empêche que ses adversaires - nos adversaires - ont cassé en lui un ressort vital, et on ne saura jamais quel effet cette blessure profonde aura eu sur le développement de la maladie qui l’a emporté. 

Pierre Debizet fut de 1985 à 1987 le délégué général du MIL. Il n’exerça plus, ensuite, d’autres activités publiques.


Cet homme apparemment rugueux était un passionné, un sentimental à la sensibilité toujours exacerbée et souvent douloureuse. Ses amis le savaient. Ses adversaires, hélas ! Le savaient aussi. Pierre Debizet était un homme d’honneur, un chevalier des temps modernes, à la fois à la pointe de l’action et hors de son époque, n’ayant jamais pu s’habituer aux petitesses, considérant tout compromis comme une compromission indigne.


À mesure que le temps passera, son image grandira.

  


LE COMBAT DROITE - GAUCHE

TOUJOURS ET ENCORE PLUS D’ACTUALITÉ

Télécharger la communication du MIL du 6 février 2018

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Référence : Suite à l’invalidation des élus, des élections législatives partielles viennent d’avoir lieu à Belfort et dans le Val-d’Oise.

Au-delà des contextes locaux et du caractère réducteur lié à la forte abstention dans le cadre des législatives partielles, ces élections font clairement apparaître une opposition entre : d’une part, Les Républicains (LR), et, d’autre part, La République en Marche (LREM).


Par rapport aux législatives de juin 2017, LR progresse, tandis que LREM recule. Les candidats Républicains l’ont finalement emporté dans les deux circonscriptions.


Les forces politiques extrêmes, le Front national (FN) et La France insoumise (LFI) ont été réduites, bien en dessous du score de leur candidat respectif à la présidentielle de 2017. Le FN voit ses scores affaiblis par les candidats «Patriotes» de Philippot, même si ce dernier échoue à effectuer une percée. L’eurodéputée «Les Patriotes», Sophie Montel, n’obtient que 2 % des voix sur un territoire qui est le sien. Cette concurrence au sein de l’extrême droite va se poursuivre au moins jusqu’aux élections européennes. La France Insoumise obtient autour de 12% des voix et consolide sa position de principale force de gauche marxiste.


Le Parti socialiste tend à disparaître avec des scores de 2,6% et 6%. Ces résultats confirment que la plus grande part des électeurs du Parti socialiste ont migré vers le parti social-démocrate, LREM, comme lors de la présidentielle et des législatives en 2017. Christophe Castaner, le patron de LREM, le nouveau parti socialiste, se consacre actuellement, en priorité, à la désignation de têtes de liste crédibles localement pour les municipales prochaines. Il «fait son marché», ville par ville.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la situation politique se clarifie à nouveau, à cette occasion, avec un retour à une opposition traditionnelle gauche-droite entre LREM et Les Républicains. Il y a bien modification de la donne dans la mesure où LREM est un parti socialiste social-démocrate et non un parti marxiste. Cela ouvre à ce parti l’opportunité de continuer à conclure des alliances avec le MoDem et, probablement demain, d’en conclure une avec le Mouvement radical, social et libéral (MRSL), issu de la récente réunification du Parti Radical et du Parti Radical de Gauche (PRG). Il peut, peut-être à nouveau, bénéficier de quelques transfuges de droite attirés vers LREM pour des motifs divers (obtention de fonctions, stratégie électorale en vue des prochaines municipales, dissensions locales internes à la droite, etc.) et séduire des électeurs de droite modérée qui pensent encore qu’il faut «laisser sa chance à Macron».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) prend en compte cet éclatement de la gauche socialiste entre un pôle social-démocrate (LREM) et une nébuleuse socialo-marxiste et écolo (LFI, EELV, Génération.s, PS, PCF…). La droite républicaine se trouve face à deux adversaires et doit employer des arguments adaptés en réponse à chacune des gauches pour les combattre.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu’il va falloir convaincre les électeurs que ce n’est pas parce que les mesures du gouvernement social-démocrate sont combattues par la gauche de la gauche (LFI, PCF, CGT, UNEF, NPA…) qu’elles sont bonnes.


La politique menée par Macron en matière de fiscalité, de sécurité, d’emploi, de logement, d’immigration, de famille, etc., doit faire l’objet d’une critique pédagogique et claire de la part de la droite républicaine pour faire comprendre sa nature de gauche social-démocrate.

Cette critique est évidemment radicalement différente de celle de l’extrême gauche.

  

OUI À L’EUROPE UNIE DES ÉTATS, NON À L’EUROPE SOCIALISTE OU FÉDÉRALE

Télécharger la communication du MIL du 8 février 2018

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La France se situe géographiquement en Europe. En tant que Français, nous sommes donc Européens. La France est membre de l'Union européenne (UE), dans le cadre de traités internationaux, comme 28 autres pays. Cette Union réunit une partie seulement des pays européens. Comme cela a été prévu dans les traités, chaque nation peut entrer ou sortir de cette Union. C'est ainsi que le Royaume-Uni a décidé de dénoncer ces traités et de sortir de l'UE : BREXIT.


Parallèlement, il faut garder à l’esprit que la France est membre d’autres institutions européennes ou internationales, comme le Conseil de l’Europe, la zone euro, l’OTAN, etc.


L'Union européenne n'est pas un pays, mais une association politico-économique de pays qui délègue par traité l’exercice de certaines compétences à des organes communautaires. L'UE, avec une population de plus 500 millions d'habitants, constitue un grand marché commercial et une puissance économique mondiale. Mais l’appartenance à l’UE n’implique pas que nous soyons d’accord avec la politique menée, à un moment donné, par la Commission européenne. Le système de gouvernance (Commission, Conseil et Parlement) ne donne pas une juste place aux États membres de l’Union.


Le projet politique porté par la Commission européenne, jusqu’à présent, est issu d’une entente tacite entre des partis de centre droit (Parti populaire européen) et des partis de gauche (Parti socialiste européen) en faveur d’un projet de construction fédérale, du type «États-Unis d’Europe».


D’autres choix politiques sont évidemment possibles pour conduire l’Union européenne. Un débat doit être conduit sur chaque politique menée, à commencer par le contrôle de l’immigration et des frontières extérieures.


Il faut tout faire pour empêcher une dérive fédérale des institutions de l’UE. La notion même de «constitution européenne», correspondant à un changement de la nature de l’Union, a été largement rejetée en France, comme dans d’autres pays (Pays-Bas), à l'occasion du référendum de 2005. Cette dénomination symbolique a été abandonnée, même si un traité international de plus, avec un contenu bien proche du texte refusé, a été signé sans aucune consultation populaire.


Les peuples des pays membres de l’Union européenne s’interrogent sur l’avenir de l’Union. Un nouveau projet est nécessaire et la réflexion à ce propos doit tenir compte de la réalité actuelle.

D’une part, l’UE existe, des décisions ont été prises. Elles sont soit bonnes, soit discutables, soit mauvaises. On doit accepter les bonnes choses, voire agir pour les améliorer, et remettre en cause le reste.


D’autre part, compte tenu des différences de situation entre pays membres sur le plan social et économique, comme des choix politiques démocratiques propres à chaque nation, une convergence plus complète portant sur la fiscalité, les règles sociales, la législation, etc.) entre les nations n'apparaît ni possible ni souhaitable. Il faut accepter cette réalité et abandonner définitivement l’idée de marcher vers un modèle unique dans tous les domaines dans tous les pays de l’UE.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne les responsables politiques français et européens comme les journalistes qui prétendent faire croire que le débat se situerait uniquement entre les pro et les «anti-Europe», avec, d’un côté, les partis extrêmes anti-européens (FN et LFI) et, de l’autre, les fédéralistes européens (LREM, MoDem, etc.) qui veulent transformer l’Union européenne en un état supranational par un abandon progressif des compétences nationales au niveau de Bruxelles.


Comme le résume très bien la formule de Laurent Wauquiez :

« Nous aurons à combattre deux dangers, d'une part, la sortie de l'Europe et, d'autre part, la fuite en avant vers toujours plus de ce que les peuples ont rejeté. ».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) est pour l’Union européenne, mais juge que sa politique doit changer en profondeur pour être clairement celle d’une «Europe des Nations». L’objectif de construction d’un état fédéral européen doit être abandonné. La politique de l’Union doit être recentrée sur quelques compétences bien bornées et gérées par des accords entre nations sans intermédiaires sans légitimité. De fait, dans de nombreux domaines la Commission européenne a initié des politiques sur des sujets qui débordent les compétences dont elle dispose selon les traités. Il faut renforcer certaines initiatives ; préférence communautaire, Erasmus, programmes de recherche, transports, frontières extérieures, lutte contre le terrorisme et le banditisme international, grands projets de développement communs… et rétrocéder certaines compétences aux seules nations. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite que la France retrouve la maîtrise de ses frontières, parce que les accords de Schengen n’ont pas donné les résultats annoncés. En particulier, la Roumanie et la Bulgarie ne doivent pas bénéficier des accords de Schengen, comme le souhaite Macron.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) ne considère pas opportun un élargissement de l’Union aux pays des Balkans (Albanie, Bosnie-Herzégovine, Kosovo, Macédoine, Monténégro ou Serbie, dans l’immédiat). Des accords commerciaux peuvent, par contre, être passés avec ces pays, comme cela a déjà été le cas avec la Moldavie, la Géorgie et l’Ukraine. Toute négociation avec la Turquie (pays asiatique en voie vers la dictature) doit être abandonnée.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que l’Union européenne n’a pas autorité sur les Nations membres. La position actuelle de la commission européenne est porteuse de contentieux et de conflits. Aucune décision prise par la Commission ne doit aller à l'encontre des décisions des états membres. La souveraineté des nations doit primer. Les collaborations doivent se construire entre des pays volontaires sur les projets, pour avancer très concrètement, sans avoir besoin d’attendre une unanimité qui ne se trouvera pas. Les décisions prises ne doivent s’appliquer alors qu’aux pays qui le souhaitent.

  

L’IDÉOLOGIE ISLAMISTE INTÉGRISTE PROGRESSE EN FRANCE

Télécharger la communication du MIL du 19 février 2018

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En résumé : L’islamisme intégriste progresse en France. Au-delà des terroristes islamistes menant des assassinats ou des attentats, les islamistes intégristes sont désormais soutenus, dans notre pays, par un nuage de sympathisants, plus ou moins engagés à leurs côtés, qui exercent une forte pression sur les intellectuels, les politiques ou les journalistes. Cette pression conduit, d’une part, à la soumission (par le silence) de certains responsables, d’autre part, à la collaboration d’«islamo-gauchistes» et, enfin, à la nécessité d’animer une résistance farouche contre cette idéologie totalitaire et ses partisans. 


Définition : «L'islamisme est un mouvement qui formule la révélation divine en termes politiques et exige que la charia soit la source unique du droit et du fonctionnement de la société. » (Larousse).


L’islamisme repose sur un substrat et un discours religieux, mais propose un projet de nature politique. Elle apparaît donc comme une idéologie totalitaire à l’image du nazisme ou du communisme. Il faut clairement la distinguer de l’islam, qui est une religion, au sens occidental du terme, pratiquée par des Français de religion musulmane. L’idéologie islamiste totalitaire progresse en France. Elle attire à elle, de la même manière que cela a pu être le cas pour les idéologies totalitaires antérieures (nazisme ou communisme), des personnes connaissant des difficultés sociales, en manque de repères, à la recherche d’une communauté structurée, et, évidemment en grande majorité, des musulmans victimes du prosélytisme d’islamistes radicaux. Des personnes adhèrent même à l’islamisme, sans être réellement musulmanes, puis se convertissent. Les partisans de cet islam radical prétendent imposer leurs vues à la société. Ils refusent d’accepter la moindre critique de leur projet politique et dénoncent toute observation sous le terme d’ «islamophobie».


L’islamisme progresse et se traduit par le développement d’un nuage de sympathisants qui, par leurs attitudes ou par leurs propos, «comprennent» les islamistes («comprendre» signifie «excuser», si ce n’est «participer»). Ils émettent nombre de messages agressifs et d’insultes sur les réseaux sociaux, dont Twitter. Ces sympathisants confondent, plus ou moins, la pratique de leur religion musulmane et le discours politique islamiste porté par des militants politiques islamistes. Ils refusent la réalité et prennent la défense de l’idéologue politique Tariq Ramadan, auteur présumé de violences sexistes, en dépit de l’évidence des témoignages et des faits. De même, ils affirment que les attentats perpétrés par des terroristes islamistes, en France, ne sont que des coups montés contre les musulmans (cette théorie du complot tourne en boucle).

Les islamistes incitent des musulmans à «accéder à une visibilité» (par le choix de leur habillement ou par leur mode de vie) afin de se détacher de notre société. Cette démarche communautariste des islamistes vise clairement à faire bénéficier les musulmans, à terme, d’un statut propre au sein de la République. Elle passe par la recherche d’une désolidarisation de la France et par une critique globale de la société occidentale.


L’islamisme est l’idéologie totalitaire de combattants (djihadistes) qui mènent des actions terroristes contre les Français et d’autres peuples à travers le monde. Les islamistes mobilisent leur nuage de «sympathisants d’un moment» pour tenter de subvertir à peu près toute la société : éducation, police, santé, prisons, entreprises, etc.


Le traitement de l’information par une large part des médias vis-à-vis de l’islamisme vient accentuer le phénomène de contamination de l’opinion.


La soumission : Les actions engagées contre toute opinion critique envers l’islamisme se multiplient (dont des recours auprès du CSA). L’idéologie islamiste totalitaire exerce au travers de ses relais (dont les réseaux sociaux) une pression très forte sur les médias. En conséquence, nombre de journalistes acceptent une véritable soumission pour assurer leur tranquillité. Elle se concrétise par le silence qui règne sur nombre de réalités sociales françaises (quartiers, prisons, etc.). Nous nous trouvons dans le cadre d’une véritable guerre idéologique, loin de toute religion.


Les collabos : D’autres journalistes vont plus loin et collaborent à cette idéologie totalitaire islamiste, aussi dangereuse qu’ont pu l’être le nazisme et le communisme. De fait, il s’agit de journalistes d’extrême gauche, d’où l’appellation d’«islamo-gauchistes». Une illustration concrète en est donnée par l’analyse d’une journaliste de Mediapart (site internet d’extrême-gauche) : «L’islamisme, en tant que tel, n'est pas, en soi, une chose grave. L'islamisme est un phénomène qu'il faut comprendre et expliquer.» (Mediapart - Jade Lindgaard).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que le délit de «blasphème» n’existe pas en France. Dans le cadre de la liberté d’expression, il est possible de critiquer les sectes, les religions, ou l’une d’entre elles, comme il est tout à fait permis de critiquer l’absence de religion. La liberté d’expression consiste en particulier à dénoncer des dérives totalitaires. Chacun est libre de ne pas apprécier une religion à cause de son histoire, de son message, de certaines pratiques présentes ou de son projet et de l’exprimer sans être attaqué. Par contre, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce évidemment tout appel à la haine ou à la violence à l’encontre des biens et des personnes sur un quelconque critère religieux ou politique.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce les silences d’intellectuels, de politiques et de journalistes à propos des déclarations et des actions menées par des islamistes, porteurs d’une idéologie totalitaire ; mais, également, des silences sur certains pans de la réalité sociale notamment l’existence de zones de non-droit, les violences faites aux femmes, les pratiques illégales.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne les personnalités de la gauche radicale qui se comportent comme les «idiots utiles» de l’islamisme, soucieux de s’inscrire dans la continuité des combats gauchistes tiers-mondistes de leurs aînés. Ces «islamo-gauchistes» considèrent, en quelque sorte, l’islamisme comme «la religion des opprimés». Ce courant rassemble, dans leur esprit, des personnes issues de l’immigration («les victimes historiques du colonialisme») et eux-mêmes, les «intellectuels progressistes».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que l’État et ses institutions doivent évidemment faire face aux combattants islamistes, mais qu’il importe parallèlement de se mobiliser pour s’opposer à leurs sympathisants avec la plus grande fermeté. Si des Français, ou des étrangers résidant en France, souhaitent vivre dans un pays où la religion musulmane est la religion d’État, où le droit coranique est appliqué, et où l’islamisme, dans sa version locale, est le régime politique, elles doivent rejoindre l’un de ces pays pour y vivre, comme l’ont fait, par exemple, les personnes fascinées par le «Groupe État islamique» qui ont su rejoindre la Syrie.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle l’actualité de ses slogans : «Islamisme, terreau du terrorisme» et «La France aimez-la, ou quittez-la». Slogan que nous avons repris en 1991 d’un slogan des Républicains américains sous Donald Reagan : «América, love it or leave it».


  

MAI 1968 - L’INSURRECTION GAUCHO-COMMUNISTE RATÉE

Télécharger la communication du MIL du 27 février 2018

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Les manifestations, émeutes, incendies, grèves, occupations de bâtiments publics, violences faites aux personnes, etc. ayant eu lieu en mai 1968, puis la réaction gaulliste et républicaine du 30 mai au 30 juin 1968 et, enfin, les conséquences politiques de ce printemps dans les années qui suivirent, constituent aujourd’hui, cinquante ans plus tard, des éléments de l’Histoire de France.


Des centaines de livres ont eu l’occasion de présenter les faits de tous les points de vue et sous tous les aspects. Le livre de Raymond Aron : «La Révolution introuvable. Réflexions sur les événements de mai», paru chez Fayard à l’automne 1968, contient sans doute l’une de meilleures analyses réalisées par un contemporain des faits.


En 2018, des journalistes et des personnalités politiques veulent exploiter le filon. Des participants, survivants de l’époque, rêvent de raconter leurs souvenirs de jeunesse ; des séminaires universitaires seront organisés sur le sujet ; des débats auront lieu. On vendra des produits commémoratifs, des livres, des films et des gadgets. Ce phénomène est incontournable. L’exposition à l’Hôtel de Ville de Paris à la gloire du terroriste et tortionnaire Ernesto «Che» Guevara montre la volonté de la gauche de passer sous silence les horreurs et les crimes du mouvement communiste international.


Personne n’empêchera Daniel Cohn-Bendit de pérorer sur son «Mouvement du 22 mars» et se remémorer sa jeunesse gauchiste, même si ce personnage très trouble est devenu aujourd’hui un «libéral libertaire européen écolo», soutien déclaré d’Emmanuel Macron.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que les évènements de mai et juin 1968 ne devraient faire l’objet d’aucune «commémoration officielle» de la part de l’exécutif et témoigne de son inquiétude suite aux rumeurs d’une possible mise en scène du cinquantenaire par Macron.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que le mois de mai 1968 est une période complexe issue de la résultante de phénomènes divers dans le contexte politique et sociétal de l’époque.


Dans le cadre de l’explosion quantitative des effectifs étudiants dans un système peu préparé à cette évolution, la mobilisation d’une mouvance universitaire contestataire, autour de l’UNEF (organisation étudiante) et du SneSUP (syndicat enseignant), s’est développée pour mettre en cause l’«Université».


Dans le contexte d’une période économique faste, des centrales syndicales (CGT et CFDT) ont trouvé l’occasion de porter de fortes revendications afin d’obtenir des avantages sociaux.

Après 10 ans dans l’opposition, des responsables politiques socialistes de la IVème république, François Mitterrand et Pierre Mendes-France, ont cru trouver une occasion de revenir au pouvoir.

Dans le contexte international de la guerre froide, le Parti Communiste Français (PCF) a joué de tout son poids pour répondre à la logique de l’Internationale communiste (c’est-à-dire des dirigeants de l’Union soviétique). Le PCF disposait d’un appareil politique très solide, d’organisations de masse et d’un poids électoral réel (Jacques Duclos, communiste, obtint plus de 21% des voix à la présidentielle de 1969 !). Il se raconte même, qu’un soir, certains du PCF sont rentrés dans la clandestinité.


A la fin des années 60, s’était formalisée l’existence de groupes marxistes «gauchistes», c’est-à-dire de communistes contestant par sa gauche le rôle dominant du PCF. Disposant d’un important potentiel militant, ces groupes développaient une stratégie de prise de pouvoir hors de la voie démocratique et appelaient à une insurrection. Ils bénéficiaient du soutien de pays étrangers (surtout celui de la République Populaire de Chine, dirigée à cette époque par Mao Tsé-Toung). Cette situation préexistante à mai 68 était due à un «effet de mode idéologique» porté par de nombreux intellectuels marxistes français, critiques à l’égard du régime soviétique et donc du PCF. Rappelons que le «gauchisme» avait été défini, dès 1920, par Lénine, lui-même, comme «La Maladie infantile du communisme».


Trois tendances «gauchistes» coexistaient.


Les trotskystes : A. de la Fédération des étudiants révolutionnaires et de l’Organisation communiste internationaliste (OCI) (lambertiste) ; B. de la JCR (Jeunesse communiste internationaliste) et du Parti communiste internationaliste (future «Ligue communiste» avec Alain Krivine, puis à l’origine du NPA) ; C. «Voix ouvrière» (Lutte ouvrière).


Les maoïstes du Parti communiste marxiste-léniniste de France (PCMLF) et de l'Union des jeunesses communistes marxistes-léninistes (UJCML), qui étaient soutenus par la Chine populaire qui prônait, à cette époque, «l’exportation de la révolution». Rappelons que ces militants distribuaient gratuitement dans les lycées et les facs le «Petit livre rouge», imprimé en Chine.


Les anarchistes libertaires du «Mouvement du 22-Mars» et de divers autres groupes.


Rappelons également que le «Mai 68» français n’a rien de commun avec les mouvements contestataires survenus dans d’autres pays comme aux États-Unis (contre la guerre au Vietnam) ou en Tchécoslovaquie (pour un retour à la démocratie). La simultanéité des évènements ne correspond ni à un même contexte ni à un même objectif. Il faut se défier de toute confusion entre ces événements historiques à cause de leur simultanéité.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que ces différentes forces de gauche et d’extrême gauche, politique et syndicale, se sont engagées dans une tentative insurrectionnelle. Elles ont organisé des actions dans le but de renverser les institutions démocratiques de la 5ème République. Cet aspect profondément antidémocratique des actions révolutionnaires menées durant le mois de mai 68 peut illustrer le détournement possible des libertés publiques par des partisans d’un projet totalitaire, en l’occurrence l’installation d’un régime communiste. Le recours à la violence et l’intimidation vis-à-vis des citoyens et des agents de l’État ont bloqué le fonctionnement du pays, ont porté atteinte à l’intérêt national, jusqu’à la décision du général de Gaulle de dissoudre l’Assemblée nationale à la fin mai :


« Quant aux élections législatives, elles auront lieu dans les délais prévus par la Constitution à moins qu'on entende bâillonner le peuple français tout entier en l'empêchant de s'exprimer en même temps qu'on l'empêche de vivre, par les mêmes moyens qu'on empêche les étudiants d'étudier, les enseignants d'enseigner, les travailleurs de travailler. Ces moyens, ce sont l'intimidation, l'intoxication et la tyrannie exercées par des groupes organisés de longue main, en conséquence, et par un parti qui est une entreprise totalitaire, même s'il a déjà des rivaux à cet égard. » (Allocution du 30 mai 1968 du général de Gaulle)


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle la réponse constructive apportée par le général de Gaulle, et le gouvernement du Premier ministre, Georges Pompidou, face à la contestation :


« Tout le monde comprend, évidemment, quelle est la portée des actuels évènements, universitaires, puis sociaux. On y voit tous les signes qui démontrent la nécessité d'une mutation de notre société. Mutation qui doit comporter la participation plus effective de chacun à la marche et au résultat de l'activité qui le concerne directement. » (Allocution du 24 mai 1968 du général de Gaulle)


Le mouvement gaulliste (Union pour la Défense de la République – UDR) et ses organisations (Service d’Action Civique, Comité de Défense de la République, Union des Jeunes pour le Progrès, etc.) ont su mobiliser, en quelques jours, les Français pour réussir la manifestation monstre du 30 mai 1968 sur les Champs-Elysées. Cette journée a marqué la reconquête de la rue par les gaullistes. Puis, le parti gaulliste a réussi, le 30 juin 1968, à obtenir seul une majorité absolue à l’Assemblée nationale et constitué, au travers de ses alliances, une majorité de près de 400 députés contre 91 pour les socialistes et le PCF. Ces succès de l’action civique mériteront d’être commémorés en mai et juin 2018. Les efforts pour sauver la France, de tous les acteurs de l’époque (responsables et militants gaullistes), devront être reconnus et honorés à cette occasion.

 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce, aujourd’hui, la tentation «romantique» de militants d’extrême gauche et d’ultra-gauche de rejouer en mai 2018 une répétition de mai 1968. Ce projet fait rêver ces mouvances et des tentatives subversives peuvent apparaître. Elles seraient alors dirigées, d’une part, contre Macron, et d’autre part, contre les institutions et les services de l’État, notamment la police, la justice et l’armée. Le potentiel militant d’une telle aventure existe parmi les «insoumis», les anarchistes libertaires, les zadistes de tous poils, les trotskystes, etc.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que l’addition des mécontentements à la politique menée par Macron (travail, pouvoir d’achat, impôts, taxes, retraite, universités, quartiers, etc.) doit être pleinement et fortement incarnée par la droite républicaine, dans le cadre des institutions. Il s’agit là d’une condition pour que la contestation qui envahit progressivement le pays ne puisse pas être récupérée par la gauche-extrême ni par la droite-extrême.

  

SNCF, LA DROITE NE DOIT PAS SOUTENIR LA MANIP MACRON

Télécharger la communication du MIL du 9 mars 2018

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Références : La date d'application de la directive européenne d'ouverture du marché ferroviaire (fixée au 25 décembre 2018) est la véritable et seule explication de l’émergence d’un projet de réforme de la SNCF au sein du gouvernement Philippe Macron.


Une réforme de la SNCF s’impose ; on ne peut que regretter qu’elle n’ait pas été engagée beaucoup plus tôt. Quant à Macron, pour répondre à ce problème, il a juste fait voter la mise en place des «cars Macron» concurrents au ferroviaire… dont l’échec économique est par ailleurs patent.


La situation actuelle appelle à la fois le choix de priorités politiques, de choix budgétaires liés au déficit et à l’importance de la dette et, enfin, des solutions aux problèmes de fonctionnement des trains. La responsabilité de cette situation revient, d’une part, aux responsables politiques et, d’autre part, à la direction de la SNCF.


La manœuvre de communication engagée par Macron consiste à faire porter sur le personnel SNCF la charge de la faute en mettant en cause principalement le statut des cheminots. Certes, la masse salariale des personnels apparaît comme l'une des composantes du problème financier à traiter, mais ce n'est qu'un seul des éléments du tableau. Cette question ne peut pas exonérer la responsabilité des dirigeants des choix qui ont été les leurs et qui ont montré leurs limites.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne tout recours aux ordonnances pour mener la réforme de l'activité ferroviaire en France. Aucune considération d'urgence ne justifie cette procédure. Un débat parlementaire classique doit avoir lieu sur cette importante question, faute de quoi la représentation démocratique sera bafouée une fois encore. Par ailleurs, si Macron choisit le recours aux ordonnances, il prend le risque d’un conflit social dur avec les organisations syndicales, conflit dont les victimes seront tous les usagers, ainsi que l'économie du pays.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le jeu de l’exécutif qui recherche un scénario conflictuel afin de recevoir le soutien de l’électorat de droite en le mobilisant «contre la CGT». Il s’agit d’un piège politique dans lequel il ne faut pas tomber. La réforme esquissée par le gouvernement n’est pas la bonne, il ne faut pas la soutenir au prétexte qu’elle est contestée par la CGT et le PCF. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme son attachement à la permanence d'une couverture ferroviaire de tous les territoires et s’oppose à toute suppression des lignes de proximité qui sont indispensables à la vie locale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge qu'une nouvelle direction de la SNCF est nécessaire pour mener une nouvelle politique sans attendre 2020. Macron ne tient pas les promesses qu’il avait faites de changer les responsables trop peu compétents.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se prononce en faveur d'un plan dynamique de mobilisation des nouvelles technologies pour le rail, tant pour les passagers que pour le fret. La société en charge du ferroviaire doit mener une politique commerciale active afin de renforcer la fréquentation des trains dotés de wagons du 21e siècle, proposant des équipements confortables et attractifs (fauteuils, Wifi, restauration, services, etc.). Le développement de véhicules autonomes sur rail est également un objectif à court terme ; l’entretien et le contrôle des voies ferrées peuvent être en majeure partie automatisés. Pour conduire de tels projets, il faut une nouvelle politique et une autre conception des choses en prenant les choses par en haut.


  

L’ESPRIT GAULLISTE EST TOUJOURS D’ACTUALITÉ EN 2018

Télécharger la communication du MIL du 23 mars 2018

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L’esprit gaulliste, qui a marqué l’histoire de France, s’applique toujours parfaitement aux enjeux actuels. La pertinence de ses principes fondamentaux reste toujours aussi forte sur l’ensemble des sujets actuels.


Une approche politique globale. La première caractéristique de l’esprit gaulliste réside dans une approche politique globale sur les questions majeures, au-dessus notamment des revendications des partis, des syndicats, des communautés, des confessions, de tous groupements d’intérêt.


L’indépendance de la France. Le refus de sa soumission à des systèmes ou organismes supranationaux, ou des puissances étrangères, étatiques, économiques et financières, reste un élément fondamental de l’esprit gaulliste. La France a été façonnée par l’histoire. Elle doit être défendue dans les domaines politique, économique, culturel, diplomatique et militaire. La tenue d’une ligne indépendante n’empêche pas, par ailleurs, d’avoir des alliés, en particulier des pays avec lesquels la France a noué des liens historiques étroits.


Le rassemblement de tous les Français. L’esprit gaulliste vise au rassemblement de tous les Français au-delà notamment des clivages politiques, syndicaux, locaux, religieux pour obtenir un dépassement et parvenir à établir la confiance de tous vis-à-vis des dirigeants politiques. Le projet politique consiste à rassembler une large majorité des citoyens sur des grands projets au-delà des clivages partisans, en faisant évoluer la manière même de faire de la politique. Le peuple de France aspire au rassemblement sur les grandes questions actuelles.


Un pouvoir exécutif fort et stable. L’esprit gaulliste va dans le sens de l’existence dans notre pays d’un pouvoir exécutif fort et stable. La constitution de la Ve République le permet. Elle donne au président de la République un rôle décisionnaire sur les grands enjeux. Elle établit un lien direct que le chef de l’État et le peuple. Grâce au suffrage universel direct pour l’élection du chef de l’État, et le recours possible au référendum, la constitution de la Ve République permet à notre pays de pouvoir bénéficier des moyens d’une politique, échappant pour l’essentiel notamment aux pressions des partis, des syndicats, des groupes de pression, si les dirigeants politiques en font le choix et assument leurs responsabilités.


Une vision internationale en faveur de la liberté et de la paix. L’esprit gaulliste porte une vision internationale en faveur de la liberté et de la paix. Il affirme que la France a vocation à participer à l’équilibre du Monde en raison de son histoire et de son rayonnement international. Historiquement, le gaullisme s’est illustré par un refus des totalitarismes communistes et nazis. L’esprit gaulliste conduit à un engagement actuel dans la lutte contre l’idéologie islamiste totalitaire en France et dans le Monde.


Une exigence de justice sociale. L’esprit du gaullisme affirme la nécessité de la solidarité nationale conduite par l’État à destination des personnes les plus faibles, les plus en difficulté et les plus pauvres dans la société. Elle se concrétise au travers des différents régimes sociaux et des aides sociales.


La défense de la famille, de la jeunesse et de l’éducation. La famille est considérée, dans l’esprit gaulliste, comme le noyau de la société, c’est pourquoi une politique nataliste reste une priorité. De même, l’éducation nationale et l’enseignement supérieur se trouvent être le cœur de l’intervention de l’État vis-à-vis des familles et de la jeunesse. L’esprit gaulliste aspire à une réelle politique en faveur de l’engagement et de l’entrée dans la vie active de la jeunesse.


Une responsabilité de l’État dans le développement économique. L’esprit gaulliste affirme la responsabilité de l’État dans le développement économique. Il appelle une politique volontariste menée par des plans de développement à divers niveaux pour porter de grands projets économiques (par exemple, dans les domaines des énergies, du spatial, du médical, du numérique, etc.) qui dépassent le niveau et la capacité des entreprises privées. Les interventions de l’État vont de pair avec la réalisation de toutes les conditions du développement de la libre entreprise en France.


Un pragmatisme politique. L’esprit gaulliste ne génère pas une idéologie politique, tout au contraire, il s’inscrit en opposition avec les idéologies anciennes, comme actuelles. Il est caractérisé notamment par le recours à un pragmatisme politique utilisé en vue d’atteindre les objectifs fixés, comme l’indépendance et de rayonnement de la France dans le monde, l’unité du pays, la réussite de chacun dans une société en paix. L’esprit gaulliste laisse le choix des modalités d’actions selon les circonstances. Il repose sur quelques grands principes, évoqués précédemment, permettant la réalisation des objectifs politiques.

  

CONTRE L’EUROPE FÉDÉRALE DE MACRON

Télécharger la communication du MIL du 24 mars 2018

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Repère : La République En Marche lance une initiative militante, «la Grande Marche pour l’Europe». La prochaine élection européenne aura lieu en mai 2019. Le mode de scrutin a été modifié à la demande de Macron. Il s’agira désormais d’une élection nationale au suffrage universel direct à un tour, à la proportionnelle à la plus forte moyenne. La France devrait disposer de 80 sièges au Parlement européen.


L’élection européenne sera le premier test électoral, en dehors de quelques législatives partielles, pour La République En Marche (LREM), près de deux ans après sa victoire aux législatives de 2017. LREM, parti présidentiel, engage toutes ses forces dans une campagne de terrain avec l’organisation de formations, de réunions, de porte-à-porte, de tractages, en utilisant ses 400.000 adresses de courriels. Un succès à cette échéance européenne semble vital pour affirmer la pérennité de ce parti politique naissant et pour se positionner en vue des élections municipales de 2020, qui constituent un enjeu beaucoup plus important pour lui.


Les municipales sont l’occasion d’enraciner ce courant politique qui ne compte, jusqu’à présent, que quelques élus locaux ayant migré vers LREM. Les objectifs de Macron pour l’élection européenne sont donc simples : d’une part, obtenir un nombre significatif de députés européens (c’est-à-dire disposer de plus du quart des élus français), et d’autre part, constituer un groupe parlementaire nouveau au sein du Parlement européen, lui permettant de jouer un certain rôle dans cette assemblée, contrôlée jusqu’à présent par le Parti populaire européen (PPE) et le Parti socialiste européen (PSE). LREM vise une recomposition politique européenne passant notamment par un groupe parlementaire comprenant un parti centriste espagnol et le Parti démocrate italien. La victoire du projet «progressiste» de Macron est possible. Compte tenu des soutiens dont il dispose, il présente un réel danger dans le contexte de désordre politique actuel.


Pour y arriver, Macron souhaite constituer une liste très ouverte d’alliances allant au-delà de LREM et du Modem pour éviter le risque d’un éparpillement des suffrages. Le délégué général de LREM, désigné fin 2017, Christophe Castaner (ex-député PS), a même parlé d’un front allant d’Alain Juppé à Daniel Cohn-Bendit, en ralliant d’autres partis dans une «démarche transpartisane». Cette alliance se ferait sur une ligne politique fédéraliste européenne, favorable au libre-échange mondialisé, acceptant encore plus d’abandons de souveraineté pour la France. Pour illustrer cette orientation, rappelons que Macron a déjà proposé de constituer des «listes transnationales» mais sans succès. Il souhaite toujours imposer un gouvernement économique européen avec un ministre de l’économie européen, il faut espérer qu’il n’y parvienne pas avant les élections de 2019. Quant à ses démarches, au niveau européen, sur plusieurs dossiers clés (perturbateurs endocriniens, interdiction du glyphosate, ratification de l’accord CETA, paiement des travailleurs détachés), elles se sont révélées sans grande efficacité.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a deux raisons de combattre la liste LREM/Macron à l’élection européenne : condamner la politique intérieure menée aujourd’hui en France et s’opposer à toute évolution vers une Europe fédérale. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) est attaché au principe d’une «Europe des Nations».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) participera à la campagne nationale de la Droite républicaine lors de l’élection européenne en phase avec la ligne politique présentée par Laurent Wauquiez (voir Communication politique du MIL du 8 février 2018 – « oui à l’Europe unie des États, non à l’Europe socialiste ou fédérale »).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce par avance les partis et les responsables politiques qui pourraient s’allier à La République En Marche. Ceux qui soutiendront la liste européenne «En marche» se situeront clairement dans la majorité présidentielle que nous combattons.


  

QUI FAIT AUJOURD’HUI LES POCHES DES RETRAITÉS ?

Télécharger la communication du MIL du 20 mars 2018

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Repère : Une centaine de milliers de retraités ont manifesté, le 15 mars, dans trente villes, à l’appel des organisations de retraités contre l’augmentation de 1,7% de la Contribution Sociale Généralisée (CSG), depuis janvier 2018, et la réduction de leur pouvoir d’achat. Le taux plein de la (CSG) sur les pensions de retraite est ainsi passé de 6,6 % à 8,3 %.


Cette hausse de la CSG réduit les ressources de 60% des 14 millions de retraités. Le montant moyen brut mensuel des retraites étant de 1.376 euros, en 2017, il semble difficile de considérer les retraités comme des «riches». Cette augmentation fait suite à des mesures antérieures comme le gel des pensions, la suppression de la «demi part des veuves», la fin de l'exonération d'impôt pour la majoration de 10% accordée à ceux qui ont eu trois enfants et la création d'une taxe sur les pensions pour financer la prise en charge de la dépendance des personnes âgées. Aucune revalorisation des pensions tenant compte de l’inflation n’aura lieu en 2018. Enfin, le pouvoir d’achat des retraités est également touché notamment par la hausse des prix du carburant, du tabac, des mutuelles, des péages, du stationnement, du gaz, de l’électricité, des denrées alimentaires.


Pour ces manifestations, les retraités ont produit des slogans originaux : «Ni privilégiés ni assistés», «Les retraités ne sont pas des privilégiés !», «C'est très vilain M. Macron de faire les poches des vieux», «je suis mal (re)traité», «Racket sur nos retraites», «Macron t'es foutu, les vieux cons sont dans la rue», «Reportons la retraite après la mort», «Paradis pour les uns, pas un radis pour les autres».


Parallèlement, des professionnels de l'aide aux personnes âgées ont fait grève ce même jour pour réclamer plus de postes supplémentaires en raison ses sous effectifs actuels. Les salariés et les directions d’établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), de services d'aide à domicile, d’hôpitaux gériatriques et d’autres structures en charge du grand âge défilaient côte à côte. La diminution des revenus des personnes âgées dépendantes accueillies ne va pas arranger les choses. Il s’agissait là d’une seconde manifestation. Les annonces d’augmentation des crédits aux établissements, faite en janvier par la ministre de la Santé, restent dérisoires face aux besoins sur le terrain.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne l’augmentation de la CSG pour les retraités. Cette mesure présentée à l’origine comme universelle ne concerne ni les fonctionnaires ni les indépendants et va être compensée pour les salariés du privé par une baisse des charges salariales. Bref, c’est, au final, sur les seuls retraités qui portent l’effort de solidarité en faveur des régimes sociaux. La baisse des pensions des retraités est une mesure sans précédent et profondément injuste et doit être supprimée, ou compensée par une augmentation des pensions correspondante.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le choix volontaire de Macron de réduire les revenus de près de 9 millions de retraités. Il annonce en contrepartie «un effort pour aider les jeunes actifs» (Macron). Seulement, cette affirmation est une fausse nouvelle. Les jeunes actifs ne profitent parallèlement d’aucune mesure particulière. Macron affirme qu’il «assume» cette réforme et ne sent pas la «colère dans le pays». Il affiche son «mépris» pour les retraités et son incompréhension de leurs conditions. Enfin, durant sa campagne, Macron n’a jamais annoncé qu’il demanderait un effort spécifique aux plus âgés.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle, par ailleurs, à l’attribution de moyens supplémentaires et pérennes aux établissements prenant en charge des personnes âgées et/ou dépendantes. Cette augmentation des moyens doit, par ailleurs, pouvoir faire face à l’augmentation des effectifs dans l’année prévisible compte tenu de notre démographie.


  

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Intervention du Ministre Charles Pasqua lors de la 22ème Convention Nationalle du MIL en 2012.

  

LIBERTÉ DE DÉPLACEMENT POUR TOUS

«La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui»

Télécharger la communication du MIL du 4 avril 2018

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Repère 1 : Le 3 avril 2018, a débuté un mouvement de grève à répétition programmées par les syndicats de la SNCF (CFDT, CGT, SUD-Rail et UNSA). 36 journées de grève devraient avoir lieu d’ici la fin juin ; des préavis ont été déposés en ce sens.


Repère 2 : Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789, article 4 : La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.

 

La liberté de circuler en France est mise en cause régulièrement par des manifestations revendicatives catégorielles diverses. Aujourd’hui, la grève des syndicats de cheminots empêche la circulation de la plupart des trains.


Hier, les Français ont été notamment confrontés aux barrages des routiers, au blocage des dépôts de carburants provoquant une pénurie de carburant, aux actions de grève dans les transports collectifs, comme la RATP ou les bus locaux, aux blocages de ports par les pêcheurs, aux actions filtrantes aux péages autoroutiers, aux actions des taxis ou de leurs concurrents indépendants Uber, aux barrages d’organisations d’agriculteurs, aux grèves des aiguilleurs du ciel, des pilotes ou d’autres catégories de personnels.


Toutes ces actions, dans des proportions différentes, conduisent, d’une part, à une violence physique (être empêché de circuler) et, d’autre part, à une violence psychologique (mise en cause de la liberté de chacun) à l’égard de tous les Français.


Enfin, l’impact économique de ces actions, freinant, ou bloquant la libre circulation, est certain, même s’il reste difficile à chiffrer en euros ou en points de croissance, c’est-à-dire en emplois. Par exemple, l’impact des 36 jours de grève programmés par l’intersyndicale de la SNCF se ressent dès à présent sur l’ensemble de l’activité touristique en France : limitant les déplacements des Français comme la venue en France des touristes étrangers effrayés par la situation dans notre pays.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) défend la liberté de circuler en France. L’atteinte à cette liberté fondamentale débouche sur de graves préjudices à l’égard des personnes et de l’ensemble des activités : entreprises, associations, services publics, indépendants.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réclame que soit respectée la liberté de circuler en France, c’est-à-dire qu’il faut que l’État prenne toutes les mesures existantes dont il dispose pour faire respecter la liberté de circulation en France et aller plus loin en faisant adopter un projet de loi «pour la libre circulation des Français». Cette liberté ne saurait mettre en cause le droit de grève ou de manifestation, mais elle doit interdire les actions portant atteinte au droit de circuler librement dans notre pays.


Par ailleurs, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne la démarche provocatrice et suffisante du gouvernement dans la conduite du projet de réforme de la SNCF : absence de projet clairement annoncé et questions non traitées (comme celle de la dette), refus de dire franchement que le motif de la démarche vient de l’application d’une directive européenne à un an du renouvellement des députés européens (en mai 2019), publication d’un texte alarmiste (Rapport Spinetta) comportant des mesures choquantes comme la fermeture des petites lignes, attaque des cheminots plutôt que mise en avant d’une stratégie positive pour le ferroviaire. Lire la Communication du MIL du 9 mars 2018 : «SNCF, la droite ne doit pas soutenir la manip Macron».

  

LYCÉES, UNIVERSITÉS, IL FAUT RETABLIR LA LIBERTÉ DE CIRCULER ET D’ÉTUDIER

Télécharger la communication du MIL du 9 avril 2018

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Repère : Les organisations politiques et syndicales de la gauche ayant échoué à entraîner les étudiants dans les manifestations contre la loi organisant l’entrée dans le supérieur (loi ORE), agissent en force : tenues d'assemblées générales (AG) sans fin, vote d’une «grève illimitée», occupation des amphithéâtres empêchant la tenue des cours, blocages des entrées à des centres universitaires ou des salles de cours. Plusieurs centres universitaires ou universités sont ainsi bloquées et les études interrompues...


Les auteurs de ces actions appartiennent principalement à La France Insoumise (LFI) et au NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste). Les militants de Génération.s (Hamon), du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS), du Parti communiste se sont joints à eux. La France Insoumise poursuit sa politique d’implantation dans la jeunesse en bousculant les autres forces politiques de gauche. Les agitateurs souhaitent entraîner une frange d'étudiants en mal de commémoration du mythe de «mai 68», entretenu par nombre de médias. Leur but est le retrait de la loi, mais, surtout, la chute du gouvernement par la «convergence des luttes».


La loi ORE ne concerne directement qu'une frange d'étudiants : des étudiants de première année qui ont déposé une demande de réorientation dans Parcoursup (hors redoublement dans leur filière). Le terrain n'est donc pas porteur pour contester le nouveau processus d'entrée dans les formations supérieures. Le mouvement restant structurellement marginal, les agitateurs d’extrême gauche ont recours à la force.


Dans les universités, face à ce mouvement de l’extrême-gauche soutenu par une UNEF en crise pour des raisons politiques et historiques (plaintes et témoignages sur les abus sexuels au sein de l’organisation), les partisans de la loi ORE, la FAGE (organisation étudiante de gauche) et le SGEN- CFDT ont peu de poids. «Les jeunes avec Macron» n’ont aucune réalité du terrain, même si des médias les mettent en avant. Pour la liberté des études, l’Union Nationale Inter-Universitaire (UNI), accompagnée par des «Collectifs contre les blocages», est seule présente sur le terrain pour faire face à l’extrême gauche. Quant à l’extrême-droite (identitaires, nationalistes…), elle veut se faire une publicité en s’affrontant avec l’extrême-gauche afin de recruter une nouvelle génération d’activistes et cela a pour conséquence une mobilisation et un renforcement de l’extrême-gauche.


Ce sont les lycéens qui sont concernés par l'application de cette loi. Ce sont eux qui vont apprécier les qualités et les défauts de la nouvelle procédure d’entrée dans le supérieur (Parcoursup). Les militants de la gauche de la gauche, tenant compte des inquiétudes des lycéens, préparent des actions et projettent un blocage des lycées le 14 avril. Les lycéens de terminale, en fonction des réponses reçues suite à leurs vœux d’orientation, vont être en tension : satisfactions ou frustrations. C'est au niveau des lycéens que peut se concrétiser une réelle contestation de masse de la loi ORE.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne l’inaction du gouvernement et de la ministre de l’Enseignement supérieur. Les déclarations de principes contre les violences ne sont pas suivies d’effet : les recteurs sont muets alors que la situation se tend entre «grévistes» et les autres étudiants. Quant à l’assurance donnée par Vidal de la tenue des partiels, elle devrait être difficile à tenir sur un certain nombre de sites universitaires où les études ont été interrompues trop longtemps pour avoir un sens, ou bien partout où les locaux sont toujours bloqués et inaccessibles.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande aux présidents d’université d’assurer le bon déroulement des études. Ils doivent demander l’intervention des forces de l’ordre pour mettre un terme à l’occupation des amphithéâtres ou le blocage de l’accès aux établissements. Ils peuvent également suspendre les cours, contrôler l’accès aux locaux et faire appel à des sociétés de sécurité privées. Le président d’université est le responsable des atteintes à la liberté d’étudier.


Enfin, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) apporte tout son soutien à l’action menée par  l’Union Nationale Inter-Universitaire (UNI) en faveur de la liberté d’étudier et de circulation dans les lycées et les universités.


  

MACRON, LA NOUVELLE GAUCHE SOCIAL-DÉMOCRATE À LA HOLLANDE

Télécharger la communication du MIL du 10 avril 2018

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Repère : d'après un récent sondage, un Français sur deux classerait aujourd'hui La République en marche (LREM) comme «à droite», contre un tiers seulement il y a un an (Sondage Ipsos).


Il importe de savoir répondre à cette affirmation. Emmanuel Macron incarne l’un des courants de la gauche sociale-démocrate comme François Hollande l’avait incarné précédemment. L’autre courant est représenté par Manuel Vall. L’ancien premier ministre socialiste, et candidat à la primaire du PS, a d’ailleurs rejoint LREM. Le troisième courant est constitué par le Parti socialiste avec à sa tête comme nouveau premier secrétaire, Olivier Faure, un social-démocrate de gauche assumé (ex-rocardien). Tous sont sur des lignes politiques et des analyses assez proches notamment ils militent tous en faveur d’une Europe fédérale.


Macron avance sur deux voies distinctes. D’une part, il propose des réformes «nuages de fumée» (par exemple sur la transparence de la vie politique). D’autre part, il aborde des questions importantes, mais en proposant seulement quelques ajustements qui ne résoudront rien : loi «travail» très limitée par rapport au marché du travail, processus d'entrée des bacheliers dans le supérieur mal conçu, projet de réforme de l'asile et de l'immigration insuffisante face aux problèmes de l’immigration, projet de réforme de la SNCF très incomplet. Macron se positionne ainsi sur la ligne de réformes minimales, tout en réussissant à mobiliser contre lui de manière maximale. C’est le cas de la réforme du ferroviaire avec une ambition limitée qui provoque une grève pénalisante pour le pays. L’essence des «transformations» proposée par Macron est de gauche social-démocrate. Elle suit les exemples, déjà anciens, des réformes intervenues en Grande-Bretagne (avec Tony Blair) et en l’Allemagne (avec Gerhard Schröder).


La gauche marxiste s'attaque aux réformes de Macron. Elle en dramatise l’importance réelle pour mobiliser ses troupes. Elle s’affirme en opposition frontale avec la gauche sociale-démocrate.


Besancenot, Hamon, Laurent, Mélenchon… sont au rendez-vous pour se refaire une santé. La reconnaissance de la place de Besancenot du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) comme un interlocuteur sérieux par les autres responsables politiques de la gauche marxiste est très significative de leur ligne. Tous développent une pensée politique marxiste avec quelques innovations de vocabulaire (par exemple, revenu universel). Ces responsables de la gauche de la gauche disent donc évidemment que Macron est de droite (ce qui constitue une injure suprême pour eux). Nombre de médias répètent leurs arguments, étayés par des micros-trottoirs sélectionnés par les chaines TV. L'opinion est encore en partie intoxiquée par ce message. Cela ne durera pas, car les faits sont têtus.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu’il est absurde de qualifier Macron comme étant «de droite». Le programme qu’il met en oeuvre n'est ni celui d’Alain Juppé, ni celui de François Fillon, ni celui des Républicains. Tout au contraire, Macron a désigné à la tête de son parti un ancien député socialiste, ses présidents de groupes parlementaires sont d'anciens parlementaires socialistes, tout comme la grande majorité de ses élus et des membres de son gouvernement.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que Macron est un ancien proche collaborateur, puis ministre, de Hollande et son digne héritier. Sa politique est de gauche. Elle défend les «travailleurs» contre les retraités (passage de cotisations sociales à la CSG) ou les chômeurs. La nécessaire réduction des dépenses publiques n’a pas été engagée. Aucune part n’est accordée à une politique familiale indispensable dans un contexte de baisse de la natalité (sans compter le projet de suppression des parts fiscales pour les enfants). La propriété immobilière est directement visée au travers d’impôts (IFI) et de taxes renforcées ou à venir (projet de taxe sur les résidences secondaires) pour compenser la disparition annoncée de la taxe d’habitation.


Le socialiste social-démocrate Macron tire son image «de droite» du soutien dont il bénéficie, depuis 2016, de la part de certains milieux financiers, de clubs d'hommes d'affaires et de divers «instituts» des milieux économiques. Ceux-ci pensent tirer profit de sa politique (ISF, taxes et impots). Le soutien à Macron de certains médias «économiques» (Les Échos, BFM) en découle. Ces soutiens attendent des résultats concrets «pour voir». Même s’ils sont évidemment contre la gauche marxiste, les milieux économiques ne sont pas «de droite» par nature. Les gaullistes le savent depuis longtemps.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que Macron a un intérêt vital à entretenir une confusion sur les étiquettes politiques dans le but de constituer : «un grand groupe central» l’an prochain à l’occasion de l’élection européenne de 2019, puis lors des élections municipales de 2020. Mais sa politique ne répond ni aux attentes des électeurs de droite ni à celle des centristes et encore moins à ceux de gauche.


  

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GRÈVES, VIOLENCES : LA GAUCHE DE LA GAUCHE SE RENFORCE

Télécharger la communication du MIL du 17 avril 2018

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Repère : L’extrême gauche a défilé le 14 avril à Marseille dans l’unité sous la houlette de Jean-Luc MELENCHON, député des Bouches-du-Rhône. Il s’agissait d’une démonstration de force politique pour dire «STOP À MACRON». Au côté de La France Insoumise (LFI), on a retrouvé à la fois le Parti Communiste (PCF) de Pierre Laurent, Génération.s (Benoit Hamon) et le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) d’Alain Besancenot. Plusieurs organisations syndicales (CGT, FSU, Sud, Unef, etc.) et associatives (Attac, etc.) se sont jointes à cette manifestation unitaire.


La manifestation de Marseille dessine bien les contours de l’unité de la gauche de la gauche. Il ne s’agit que d’une mobilisation marseillaise en faveur de la «convergence des luttes à gauche» prônée par La France insoumise. Mais si les conditions d'une mobilisation nationale ne sont pas encore réunies, tout semble avancer dans le sens d’une unité de l’opposition de la gauche de la gauche avec un leader de fait : Jean-Luc Mélenchon. Par ailleurs, il existe en arrière-fond de cette manifestation «locale», l’enjeu mal dissimulé que constitue la prise de la ville de Marseille par l’extrême gauche dans deux ans dans un contexte d’éclatement des forces politiques sur cette métropole.


L’objectif annoncé de ces partis politiques est de multiplier les initiatives unitaires de la gauche marxiste contre la nouvelle gauche social-démocrate gouvernementale de Macron. Ils espèrent faire de cette manifestation un modèle reproductible : «Une seule étincelle peut mettre le feu à la plaine, c'est peut-être l'étincelle marseillaise» (J.L. Mélenchon).


Ces manifestations sont également l’occasion de marquer la rupture de la gauche marxiste avec le Parti socialiste. Dernier exemple, le récent départ de la majorité du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) du Parti Socialiste pour rejoindre Génération.s. Le PS va continuer à perdre son aile gauche.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate la dynamique des partis et groupuscules de la gauche de la gauche face à la politique de Macron.


La mobilisation de la gauche de la gauche se traduit notamment par un important soutien aux grèves en cours (SNCF et autres mouvements en cours), à la participation à la contestation de l’extrême gauche étudiante (grève et blocages de certaines universités), à la guérilla des activistes sur le site de Notre-Dame-des-Landes contre les forces de l’ordre (ils s’aguerrissent grâce à la confrontation avec les forces de l’ordre), au soutien à l’installation en campement en France des migrants hors de la légalité, à la multiplication des squats.


Toutes ces initiatives ont lieu en synergie et mobilisent les mêmes acteurs. Des migrants sont installés dans des locaux universitaires (Paris 7…). Des étudiants d’extrême gauche se mêlent à des manifestations des cheminots et réciproquement (par exemple le blocage de l’université de Nanterre soutenu par SUD Rail). Des militants NPA et La France insoumise, extérieurs aux universités, mènent des actions violentes au sein des établissements universitaires. Des étudiants partent harceler les gendarmes à Notre-Dame-des-Landes et des occupants de ce territoire rejoignent les étudiants à Nantes et Rennes ; L’université de Rennes 2 est occupée depuis des semaines et celle de Nantes partiellement par les étudiants, avec le concours d’une part des enseignants chercheurs (engagés à l’extrême gauche). Des militants d’extrême gauche attaquent les forces de l’ordre dans les rues en marge des manifestations comme à Montpellier. Des mouvements d’émeutes ont débuté dans des quartiers (Toulouse-le Mirail…).


Ces actions sont conduites par des militants d’extrême gauche, expérimentés, équipés et armés.

Compte tenu des espaces conquis et occupés, ils parviennent aujourd’hui à récupérer et à agglomérer des éléments plus jeunes. Leur nombre s’accroît actuellement assez rapidement sur le terrain. Il génère un halo de sympathisants. Une part de ceux-ci va basculer à court terme dans un militantisme d’extrême gauche classique.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que Macron n’apporte pas une réponse adaptée aux actions illégales et violentes de l’extrême gauche dans les universités, à Notre-Dame-des-Landes, dans les quartiers populaires ou à Calais. Il est nécessaire de totalement rétablir l’ordre républicain en France.


Une ligne rouge doit être tracée entre l’exercice de la liberté d’expression : pétitions, manifestations autorisées et encadrées, grèves, tenue de réunions publiques. Et des formes d’actions prérévolutionnaires et violentes : blocage de l’accès aux universités ou aux lycées, assemblées générales (AG) sans légitimité où les anti grèves sont physiquement interdit d’accès, menaces et violences contre leurs opposants (dont les non-grévistes de la SNCF), harcèlement violent des forces de l’ordre en marge de manifestations.


La «bienveillance» actuelle de Macron, et du ministre de l’Intérieur, rime avec de la complaisance car ils veulent une extrême gauche forte pour vider le parti socialiste.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge nécessaire que l’État mette un coup d’arrêt clair aux pratiques illégales des militants d’extrême gauche en France.


La présence de militants, cagoulés et casqués, menant des actions violentes n’est pas acceptable, que ce soit «en marge des manifestations», dans les universités ou les lycées, dans les camps de migrants, à NDDL ou dans les quartiers périphériques. Ils agressent les forces de l’ordre avec des moyens croissants et une impunité quasi générale. Le vandalisme à l’égard des biens privés (voitures, abribus, vitres) et publics (locaux, matériels informatiques) semble toléré. Le sabotage des serveurs de l’université de Montpellier 2 est significatif du niveau de violence atteint.


Il faut mettre un terme à l’occupation de «territoires» (NDDL…) ou de locaux publics (centres universitaires). Leur existence conduit à l’installation de zones de non-droit, contrôlées par des révolutionnaires aguerris de toutes tendances. Les représentants de la République doivent rétablir l’ordre pour en finir avec les dérapages actuels et éviter leur extension en mai 2018.


Il importe d’interpeller ces casseurs et de leur appliquer simplement toutes les dispositions existantes dans les lois auxquelles ils contreviennent. De telles décisions généreront des réactions sur le thème «libérer nos camarades», «tous innocents». Ces opérations doivent être menées car elles deviennent impératives pour rétablir l’ordre dans la République.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) apporte son soutien aux forces de l’ordre soumises à des agressions multiples sévères et répétées de la part des casseurs d’extrême gauche. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se félicite des actions d’évacuation engagées et de maintien de l’ordre réalisées et appelle à leur totale généralisation. 


  

MACRON EST OPPOSÉ À UNE POLITIQUE FAMILIALE NATALISTE

Télécharger la communication du MIL du 20 avril 2018

Lire le texte

Repères : Bruno Lemaire a évoqué, à l’automne 2017 lors de l’examen du PLFSS 2018, l’idée de supprimer l’universalité des allocations familiales. L’opposition de l’Union Nationale des Associations Familiales (UNAF) a stoppé, dans l’immédiat, la concrétisation d’un tel projet. Un rapport récent d’un député LREM a proposé de supprimer le quotient familial. Les menaces demeurent contre la politique nataliste de la France.


La politique familiale française a longtemps été un modèle. 18 millions de familles en profitaient. Jusqu'au 30 juin 2015, les allocations familiales étaient du même montant pour toutes les familles, en fonction du nombre d'enfants à charge. Elle soutenait toutes les familles avec enfants en compensant partiellement leur perte de niveau de vie, favoriser la conciliation vie familiale-vie professionnelle en permettant l’accès des femmes à l’emploi, et contribuer à lutter contre la pauvreté.


Cette dernière décennie, de fortes économies ont été décidées par l’exécutif aux dépens des familles avec enfants. La politique familiale a fait l’objet de réductions répétitives et massives (plus de 4 milliards d’euros par an) qui ont frappé l’ensemble des familles et pas seulement les plus aisées, même si ces dernières, et notamment les familles nombreuses, ont subi les plus lourdes pertes de pouvoir d’achat. Cette politique a orienté les moyens disponibles de manière de plus en plus exclusive vers les familles les plus modestes, en privant de plus en plus de familles du bénéfice de certaines prestations familiales. La conciliation entre vie familiale et vie professionnelle a été ciblée sur le seul accueil en crèches au préjudice des autres formes d’accueil : assistantes maternelles, congés parentaux. Seules 38.000 places en crèche ont été créées, avec une hausse incontrôlée de leur coût de fonctionnement. La gauche a toujours voulu faire l’économie d’une politique nataliste en faisant compenser la baisse de la natalité par une natalité issue des migrants clandestins ou non.


Le taux d’emploi des mères entre 25 et 54 ans a baissé entre 2014 et 2016. Le taux de pauvreté des familles avec enfants n’a pas régressé depuis 2012. Contrairement aux idées reçues, l’universalité des politiques familiales est un meilleur rempart contre la pauvreté qu’un ciblage selon les ressources.


Le niveau de vie moyen des couples avec enfant reste bien inférieur à celui des couples sans enfant (-17 % en 2015, selon l’INSEE), l’écart s’est accru depuis 2012.


Le nombre des naissances a brutalement baissé et la fécondité est tombée à 1,88 enfant par femme en 2017. Il s’agit d’une vraie rupture de comportement que ni la baisse du nombre de femmes en âge de procréer ni la situation économique ne suffisent à expliquer.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme que la politique familiale ne doit en aucun cas être confondue avec la politique sociale, conformément aux règles définies dès son origine et soutenues par le Général de Gaulle. Mais le programme de Macron n’a rien prévu en faveur des familles.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le fait que la politique de réductions et de ciblage des budgets a comme objectif de réduire le coût de la politique familiale de la France pour obtenir une baisse du taux d’emploi d’un des membres du foyer, homme ou femme, afin de réduire le chômage. Cette politique prévoit de compenser la baisse de la fécondité (1,88 - c’est-à-dire au non-renouvellement de la population) par l’arrivée de nouveaux migrants, clandestins ou non, avec enfants, ainsi il sera fait l’économie d’une politique nataliste au moindre coût.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu’il est indispensable de reconstruire une politique familiale universelle française avec un objectif nataliste conduisant à une croissance raisonnable de la population française.


  

IL FAUT RÉDUIRE L’IMMIGRATION EN FRANCE

Télécharger la communication du MIL du 23 avril 2018

Lire le texte

Repère : «Notre objectif assumé est de réduire l’immigration» qui «est devenue un problème extrêmement lourd dans notre pays avec un problème d'intégration, de montée du communautarisme que tout le monde constate, et qui est lié à une réalité toute simple : on accueille trop d'immigrés par rapport à la capacité d'intégration de notre pays.» Laurent Wauquiez - mercredi 18 avril 2018.


Le projet de loi «asile et immigration» de Macron est essentiellement destiné à apporter des ajustements techniques aux dispositions actuelles (délai de rétention) concernant le droit d’asile des étrangers en situation irrégulière. Le gouvernement a déjà mis en œuvre à l’égard des «migrants» des procédures d’accueil et de prise en charge avec des logements, des repas, des soins médicaux, depuis plusieurs mois. En 2017, la France a délivré le chiffre record de 260.000 titres de séjours. Aucun renforcement significatif du nombre des procédures d’expulsions d’étrangers en situation irrégulière déboutés du droit d’asile n’a été organisé. Au rythme actuel, plus d’un million de migrants devraient être accueillis en France durant le quinquennat Macron.


Sur ces questions, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) identifie trois profils d’adversaires politiques qu’il convient de dénoncer et de combattre.


D’une part, Macron et son gouvernement qui se positionnent sur une ligne passive d’amélioration de la gestion des étrangers arrivants illégalement en France. Leur «bienveillance» ressemble à de la complaisance habituelle à la gauche.


D’autre part, la gauche de la gauche (LFI, PCF, Génération.s, NPA, EELV…) qui appelle à l’accueil, sans réserve, de tous les migrants, considérés comme un nouveau prolétariat, dans un raisonnement marxiste mis au gout du jour. Elle est accompagnée par les réseaux d’associations spécialisés dans l’accueil des migrants. Se mêlent à la manœuvre des associations confessionnelles camouflant avec peine leur prosélytisme. La liaison avec les passeurs (c’est-à-dire les organisations criminelles qui gagnent leur vie en faisant payer leur passage aux migrants) est implicite, et parfois explicite, avec certaines de ces associations ou milieux politiques.

Enfin, on trouve dans la population des migrants, des réseaux liés à leur pays d’origine qui contribuent à contrôler des parties de territoires. On se dirige ainsi vers des «villages» afghans, érythréens ou albanais, dans les périphéries urbaines en France.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que le projet de loi ne débouchera pas sur des dispositions apportant des solutions concrètes aux problèmes migratoires en France. La loi actuelle n’est déjà pas appliquée (très peu d’expulsions des déboutés du droit d’asile). La nouvelle loi a un objet trop limité, des moyens insuffisants et la volonté politique nécessaire apparaît absente.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le projet gouvernemental de régularisation des sans-papiers, qui a été évoqué par un élu de la majorité. Le ministre de l’Intérieur a annoncé qu’il faudrait examiner le cas des «personnes qui se trouvent sans statut» après l’adoption du texte de loi. Il est probable que cette mesure constitue le cadeau de Macron à la gauche de la gauche, parallèlement à l’adoption de la loi «asile et immigration». Le nombre envisagé de régularisations reste encore confidentiel, mais il pourrait se situer dans une fourchette entre 40.000 et 400.000 personnes selon les conditions choisies !


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que, dans le contexte actuel, il convient de réduire très fortement l’immigration en France pour les années à venir.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) approuve l’analyse et le projet proposé par Laurent Wauquiez et Les Républicains pour réduire l’immigration en appliquant des règles claires et transparentes. Il soutient le projet de référendum d’initiative populaire sur l’immigration. La question pourrait être : «Est-ce que vous souhaitez que la France se dote de lois permettant de réduire au minimum l'immigration ? OUI / NON».

  

L’ÉTAT DOIT RÉAGIR FACE AUX VIOLENCES DE L’ULTRA GAUCHE

Télécharger la communication du MIL du 3 mai 2018

Lire le texte

Repère : Les violences de la nébuleuse de militants de l’ultra gauche (anarchistes et autonomes) revient au premier plan de l’actualité en ce début d’année 2018 en marge de différents mouvements sociaux et sa croissance pose un réel problème.


L’ultra gauche se distingue de l’extrême gauche par ses objectifs et ses modes d’action.


L’extrême gauche porte des revendications politiques, économiques et sociales radicales ayant comme objectif une prise de pouvoir. C’est le cas par exemple du NPA ou de Lutte ouvrière. Ces organisations présentent des candidats aux élections nationales et diffusent des revendications. Elles rentrent en partie dans le jeu politique. Même si elles infiltrent leurs militants dans les syndicats ou les associations de manière le plus souvent anonymes (c’est ce que l’on appelle l’entrisme). Elles manifestent et participent à des actions de terrain en particulier de solidarité avec les salariés d’entreprise en difficulté, de grèves, de communication (affichage et tractage) … Elles sont fortement structurées, leurs membres actifs cotisent à un niveau élevé et elles disposent de nuages d’anciens membres et de sympathisants mobilisables pour les grandes occasions.


L’ultra gauche (anarchiste, autonome et anticapitaliste) ne vise pas la prise du pouvoir, mais le combat contre ce qu’elle considère comme de la «violence économique» (capitalisme, mondialisation, société de consommation) et comme de la «violence étatique» (institutions et l'autorité, dont celle des forces de l’ordre). Elle ne dispose ni d’organisation légale structurée ni d’une idéologie. Elle n’est pas «pour» quelque chose, mais seulement contre la société. Elle appelle à des formes d’action insurrectionnelles et illégales. Elle mène à des actions violentes depuis de nombreuses années en France (comme dans d’autres pays) en fonction des échéances et des situations. Sa vision est insurrectionnelle, elle repose sur «le romantisme de l’émeute», cultivé par les anarchistes au travers de l’histoire. Elle ne nécessite pas de moyens importants. Ses slogans sont : «ne prenons pas le pouvoir, détruisons-le !», «tout le monde déteste la police», «tous les flics sont des salauds», «mort aux entreprises multinationales», «l’État, c’est l’absence d’État».


L’une des tactiques de lutte collective des activistes de l’ultra gauche est constituée par le black bloc. C’est-à-dire que leur pratique consiste à se mêler à une foule (de manifestants pacifiques et de badauds), de traverser les barrages et les contrôles, à communiquer sur des réseaux de messagerie cryptés puis de se retrouver par petits groupes (un «bloc»), de se changer rapidement pour apparaitre vêtus de noir, gantés et cagoulés (anonymat) afin de mener des actions violentes en cassant du mobilier urbain, dégradant des commerces, brûlant des voitures et affrontant les forces de l’ordre qui interviennent contre eux. Ils se spécialisent dans l’action, un bloc étant chargé de casser des vitrines avec des armes ou des outils, l’autre de jeter des cocktails Molotov. À la fin, ils changent leurs vêtements pour se fondre dans la foule et disparaître. Ces militants sont équipés pour se protéger (protection, masque, lunettes de piscine), souvent armés pour casser (marteaux, burins, pioches), pour se défendre en utilisant des projectiles qu’ils trouvent sur le lieu même de leur intervention. Ils utilisent donc plusieurs techniques en fonction de leur but (attaquer ou défendre) et de leur cible (force de l’ordre ou biens matériels). L’effet de masse qui en découle participe de l’image impressionnante de solidité et d’union qui émerge d’un Black bloc. Pour eux, «la masse procure la sécurité». Ils se dispersent en petits groupes au moment des actions pour saturer les services d’ordre, puis se rassemblent au sein du bloc pour assurer une défense solidaire.


Les exactions de l’ultra gauche ont comme objectif une communication. Il s’agit de focaliser l’attention de l’opinion, à travers les médias, pour imposer le message selon lequel il existe dans le champ politique une critique radicale de la société sur le plan économique, social et politique.

Au noyau d’activistes de l’ultra gauche se joignent des jeunes tentés par l’expérience de l’action et des militants d’extrême gauche qui prennent part à titre individuel, ou collectif, à des actions de l’ultra gauche, mais sans faire connaitre leur appartenance. Il existe du nomadisme entre les deux mouvances politiques, extrêmes et ultras.


Ces pratiques violentes de l’ultra gauche, déclenchées à partir d’une manifestation, sont connues et enseignées au sein des forces de l’ordre.


Les préconisations actuelles de la police, face au développement de cette tactique de l’ultra gauche, sont les suivantes :


-Les forces de l'ordre sont invitées à respecter deux principes essentiels pour le maintien de l'ordre : «la proportionnalité et la gradation» de l'action. Selon cette thèse, la «surprésence policière» serait considérée comme une provocation vis-à-vis de l’ultra gauche. Cette analyse, évidemment contestable, explique pourquoi les effectifs de police mobilisés à Paris n’étaient que de 1.500 face à un groupe cagoulé estimé à plus de 1.200 ultras. Les déclarations du ministre et des services sur la sous-estimation des militants posent question soit au niveau de la qualité du renseignement, ce qui n’est pas crédible, soit sur l’intention du ministère à cette occasion.


-Pour la gestion des manifestations, une répartition des rôles est mise en place par la Préfecture : les services d'ordre des organisateurs de la manifestation ont en charge le cortège, ce fut le cas de 20.000 personnes à Paris pour le 1er mai, soit seulement une grosse moitié des manifestants. Les forces de l'ordre ont pour mission la réponse à apporter aux militants d’ultra gauche. Le choix de cette répartition des rôles acte l’incapacité dans laquelle se trouvent désormais la CGT et/ou le PCF de mettre en ligne un service d’ordre (SO) puissant comme autrefois. Il fut un temps ou leurs SO s’occupaient des gauchistes sans problème majeur.


-La doctrine qui sous-tend les actions des forces de l’ordre promeut l’organisation d’une communication avec les manifestants, le dialogue au travers d’intermédiaires entre les forces de l’ordre et les activistes d’ultra gauche, des actions ponctuelles en marge des cortèges.


-Elle affirme des doutes sur la capacité à coincer les meneurs, car les interpellations se font dans des conditions qui ne permettent pas toujours de recueillir tous les éléments nécessaires afin de permettre des poursuites judiciaires. «Toute interpellation (hors flagrant délit évident) devrait se faire sur la base d'éléments probants suffisants (photographies, images vidéo, témoignages de plusieurs membres des forces de l'ordre)».


-L’acceptation de l’affirmation selon laquelle les ultragauches fonctionneraient «sans chef» conduit à ne pas trop avancer quant à l’identification des principaux responsables des violences urbaines.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la doctrine à avoir face aux violences des militants de l’ultra gauche doit évoluer, tout en prenant toutes les précautions utiles pour éviter toutes conséquences dramatiques sur le plan humain. La doctrine actuelle est passive par prudence suite à des accidents regrettables. En conséquence, elle ne freine en rien les actions de l’ultra gauche, elle permet aux activistes d’afficher une impunité, elle conduit à terme à la croissance du mouvement de l’ultra gauche et de ses actions : occupations de locaux ou de terrains, violences contre les biens, agressions des agents de la force publique, attaque de tous les opposants potentiels.


Les provocations augmentent chaque semaine, en nombre et en intensité. Paradoxalement, elles rendent encore plus probable le risque de blessés graves et peut-être pires. Cette passivité face aux attaques de l’ultra gauche présente les plus forts risques.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu’une action préventive à l’encontre de l’ultra gauche doit être menée. Elle passe par le développement du renseignement (qui fonctionne déjà bien), le suivi des éléments les plus dangereux et l’organisation de mesures préventives. Cette action passe par le démantèlement des zones de non-droit tolérées comme à Notre-Dame-des-Landes, dans des squats, dans des universités, dans des camps de migrants.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) sait, comme la police, qu’il existe un certain nombre de responsables majeurs de cette mouvance politique violente. Il faut prendre contre eux toutes les mesures que permettent les lois en vigueur. Il juge qu’il faut que le gouvernement de la République accepte de mettre des délinquants en prison, même s’ils doivent être qualifiés demain de détenus «politiques» par la gauche de la gauche. Il est clair que Macron ne souhaite pas prendre ce risque.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que, lors des manifestations, la défense des biens fait partie des missions des forces de l’ordre. Les effectifs des forces de l’ordre déployés doivent être en rapport avec les menaces. Une action préventive tenant compte de la nature des lieux est possible. L’interpellation des personnes masquées est légale selon le décret de 2009 qui permet «l'incrimination de dissimulation illicite du visage à l'occasion de manifestations sur la voie publique». Faut-il encore qu’elle soit engagée. De même, il faudrait peut-être recréer un outil similaire au Peloton de voltigeurs motoportés (PVM) qui était très efficace contre les casseurs (Le PVM a été créé en 1969 et fut dissout en 1986).

  


VI­GILANCE & AC­TION - N° 375  MAI-JUIN 2018

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LES COMMUNICATIONS ÉCRITES DU M.I.L

MACRON EST OPPOSÉ À UNE POLITIQUE FAMILIALE NATALISTE

Communication du MIL du 20 avril 2018

 

Repères : Bruno Lemaire a évoqué, à l’automne 2017 lors de l’examen du PLFSS 2018, l’idée de supprimer l’universalité des allocations familiales. L’opposition de l’Union Nationale des Associations Familiales (UNAF) a stoppé, dans l’immédiat, la concrétisation d’un tel projet. Un rapport récent d’un député LREM a proposé de supprimer le quotient familial. Les menaces demeurent contre la politique nataliste de la France.


La politique familiale française a longtemps été un modèle. 18 millions de familles en profitaient. Jusqu'au 30 juin 2015, les allocations familiales étaient du même montant pour toutes les familles, en fonction du nombre d'enfants à charge. Elle soutenait toutes les familles avec enfants en compensant partiellement leur perte de niveau de vie, favoriser la conciliation vie familiale-vie professionnelle en permettant l’accès des femmes à l’emploi, et contribuer à lutter contre la pauvreté.

Cette dernière décennie, de fortes économies ont été décidées par l’exécutif aux dépens des familles avec enfants. La politique familiale a fait l’objet de réductions répétitives et massives (plus de 4 milliards d’euros par an) qui ont frappé l’ensemble des familles et pas seulement les plus aisées, même si ces dernières, et notamment les familles nombreuses, ont subi les plus lourdes pertes de pouvoir d’achat. Cette politique a orienté les moyens disponibles de manière de plus en plus exclusive vers les familles les plus modestes, en privant de plus en plus de familles du bénéfice de certaines prestations familiales. La conciliation entre vie familiale et vie professionnelle a été ciblée sur le seul accueil en crèches au préjudice des autres formes d’accueil : assistantes maternelles, congés parentaux. Seules 38.000 places en crèche ont été créées, avec une hausse incontrôlée de leur coût de fonctionnement. La gauche a toujours voulu faire l’économie d’une politique nataliste en faisant compenser la baisse de la natalité par une natalité issue des migrants clandestins ou non.


Le taux d’emploi des mères entre 25 et 54 ans a baissé entre 2014 et 2016. Le taux de pauvreté des familles avec enfants n’a pas régressé depuis 2012. Contrairement aux idées reçues, l’universalité des politiques familiales est un meilleur rempart contre la pauvreté qu’un ciblage selon les ressources.


Le niveau de vie moyen des couples avec enfant reste bien inférieur à celui des couples sans enfant (-17 % en 2015, selon l’INSEE), l’écart s’est accru depuis 2012.


Le nombre des naissances a brutalement baissé et la fécondité est tombée à 1,88 enfant par femme en 2017. Il s’agit d’une vraie rupture de comportement que ni la baisse du nombre de femmes en âge de procréer ni la situation économique ne suffisent à expliquer.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme que la politique familiale ne doit en aucun cas être confondue avec la politique sociale, conformément aux règles définies dès son origine et soutenues par le Général de Gaulle. Mais le programme de Macron n’a rien prévu en faveur des familles.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le fait que la politique de réductions et de ciblage  des budgets a comme objectif de réduire le coût de la politique familiale de la France pour obtenir une baisse du taux d’emploi d’un des membres du foyer, homme ou femme, afin de réduire le chômage. Cette politique prévoit de compenser la baisse de la fécondité (1,88 - c’est-à-dire au non-renouvellement de la population) par l’arrivée de nouveaux migrants, clandestins ou non, avec enfants, ainsi il sera fait l’économie d’une politique nataliste au moindre coût.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu’il est indispensable de reconstruire une politique familiale universelle française avec un objectif nataliste conduisant à une croissance raisonnable de la population française.

IL FAUT RÉDUIRE L’IMMIGRATION EN FRANCE

Communication du MIL du 23 avril 2018

 

Repère : «Notre objectif assumé est de réduire l’immigration» qui «est devenue un problème extrêmement lourd dans notre pays avec un problème d'intégration, de montée du communautarisme que tout le monde constate, et qui est lié à une réalité toute simple : on accueille trop d'immigrés par rapport à la capacité d'intégration de notre pays.» Laurent Wauquiez - mercredi 18 avril 2018.

Le projet de loi «asile et immigration» de Macron est essentiellement destiné à apporter des ajustements techniques aux dispositions actuelles (délai de rétention) concernant le droit d’asile des étrangers en situation irrégulière. Le gouvernement a déjà mis en œuvre à l’égard des «migrants» des procédures d’accueil et de prise en charge avec des logements, des repas, des soins médicaux, depuis plusieurs mois. En 2017, la France a délivré le chiffre record de 260.000 titres de séjours. Aucun renforcement significatif du nombre des procédures d’expulsions d’étrangers en situation irrégulière déboutés du droit d’asile n’a été organisé. Au rythme actuel, plus d’un million de migrants devraient être accueillis en France durant le quinquennat Macron.


Sur ces questions, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) identifie trois profils d’adversaires politiques qu’il convient de dénoncer et de combattre.


D’une part, Macron et son gouvernement qui se positionnent sur une ligne passive d’amélioration de la gestion des étrangers arrivants illégalement en France. Leur «bienveillance» ressemble à de la complaisance habituelle à la gauche.


D’autre part, la gauche de la gauche (LFI, PCF, Génération.s, NPA, EELV…) qui appelle à l’accueil, sans réserve, de tous les migrants, considérés comme un nouveau prolétariat, dans un raisonnement marxiste mis au gout du jour. Elle est accompagnée par les réseaux d’associations spécialisés dans l’accueil des migrants. Se mêlent à la manœuvre des associations confessionnelles camouflant avec peine leur prosélytisme. La liaison avec les passeurs (c’est-à-dire les organisations criminelles qui gagnent leur vie en faisant payer leur passage aux migrants) est implicite, et parfois explicite, avec certaines de ces associations ou milieux politiques.


Enfin, on trouve dans la population des migrants, des réseaux liés à leur pays d’origine qui contribuent à contrôler des parties de territoires. On se dirige ainsi vers des «villages» afghans, érythréens ou albanais, dans les périphéries urbaines en France.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que le projet de loi ne débouchera pas sur des dispositions apportant des solutions concrètes aux problèmes migratoires en France. La loi actuelle n’est déjà pas appliquée (très peu d’expulsions des déboutés du droit d’asile). La nouvelle loi a un objet trop limité, des moyens insuffisants et la volonté politique nécessaire apparaît absente.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le projet gouvernemental de régularisation des sans-papiers, qui a été évoqué par un élu de la majorité. Le ministre de l’Intérieur a annoncé qu’il faudrait examiner le cas des «personnes qui se trouvent sans statut» après l’adoption du texte de loi. Il est probable que cette mesure constitue le cadeau de Macron à la gauche de la gauche, parallèlement à l’adoption de la loi «asile et immigration». Le nombre envisagé de régularisations reste encore confidentiel, mais il pourrait se situer dans une fourchette entre 40.000 et 400.000 personnes selon les conditions choisies !


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que, dans le contexte actuel, il convient de réduire très fortement l’immigration en France pour les années à venir.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) approuve l’analyse et le projet proposé par Laurent Wauquiez et Les Républicains pour réduire l’immigration en appliquant des règles claires et transparentes. Il soutient le projet de référendum d’initiative populaire sur l’immigration. La question pourrait être : «Est-ce que vous souhaitez que la France se dote de lois permettant de réduire au minimum l'immigration ? OUI / NON».

L’ÉTAT DOIT RÉAGIR FACE AUX VIOLENCES DE L’ULTRA GAUCHE

Communication du MIL du 3 mai 2018

 

Repère : Les violences de la nébuleuse de militants de l’ultra gauche (anarchistes et autonomes) revient au premier plan de l’actualité en ce début d’année 2018 en marge de différents mouvements sociaux et sa croissance pose un réel problème.


L’ultra gauche se distingue de l’extrême gauche par ses objectifs et ses modes d’action.


L’extrême gauche porte des revendications politiques, économiques et sociales radicales ayant comme objectif une prise de pouvoir. C’est le cas par exemple du NPA ou de Lutte ouvrière. Ces organisations présentent des candidats aux élections nationales et diffusent des revendications. Elles rentrent en partie dans le jeu politique. Même si elles infiltrent leurs militants dans les syndicats ou les associations de manière le plus souvent anonymes (c’est ce que l’on appelle l’entrisme). Elles manifestent et participent à des actions de terrain en particulier de solidarité avec les salariés d’entreprise en difficulté, de grèves, de communication (affichage et tractage) … Elles sont fortement structurées, leurs membres actifs cotisent à un niveau élevé et elles disposent de nuages d’anciens membres et de sympathisants mobilisables pour les grandes occasions.


L’ultra gauche (anarchiste, autonome et anticapitaliste) ne vise pas la prise du pouvoir, mais le combat contre ce qu’elle considère comme de la «violence économique» (capitalisme, mondialisation, société de consommation) et comme de la «violence étatique» (institutions et l'autorité, dont celle des forces de l’ordre). Elle ne dispose ni d’organisation légale structurée ni d’une idéologie. Elle n’est pas «pour» quelque chose, mais seulement contre la société. Elle appelle à des formes d’action insurrectionnelles et illégales. Elle mène à des actions violentes depuis de nombreuses années en France (comme dans d’autres pays) en fonction des échéances et des situations. Sa vision est insurrectionnelle, elle repose sur «le romantisme de l’émeute», cultivé par les anarchistes au travers de l’histoire. Elle ne nécessite pas de moyens importants.


Ses slogans sont : «ne prenons pas le pouvoir, détruisons-le !», «tout le monde déteste la police», «tous les flics sont des salauds», «mort aux entreprises multinationales», «l’État, c’est l’absence d’État».


L’une des tactiques de lutte collective des activistes de l’ultra gauche est constituée par le black bloc. C’est-à-dire que leur pratique consiste à se mêler à une foule (de manifestants pacifiques et de badauds), de traverser les barrages et les contrôles, à communiquer sur des réseaux de messagerie cryptés puis de se retrouver par petits groupes (un «bloc»), de se changer rapidement pour apparaitre vêtus de noir, gantés et cagoulés (anonymat) afin de mener des actions violentes en cassant du mobilier urbain, dégradant des commerces, brûlant des voitures et affrontant les forces de l’ordre qui interviennent contre eux. Ils se spécialisent dans l’action, un bloc étant chargé de casser des vitrines avec des armes ou des outils, l’autre de jeter des cocktails Molotov. À la fin, ils changent leurs vêtements pour se fondre dans la foule et disparaître. Ces militants sont équipés pour se protéger (protection, masque, lunettes de piscine), souvent armés pour casser (marteaux, burins, pioches), pour se défendre en utilisant des projectiles qu’ils trouvent sur le lieu même de leur intervention. Ils utilisent donc plusieurs techniques en fonction de leur but (attaquer ou défendre) et de leur cible (force de l’ordre ou biens matériels). L’effet de masse qui en découle participe de l’image impressionnante de solidité et d’union qui émerge d’un Black bloc. Pour eux, «la masse procure la sécurité». Ils se dispersent en petits groupes au moment des actions pour saturer les services d’ordre, puis se rassemblent au sein du bloc pour assurer une défense solidaire.


Les exactions de l’ultra gauche ont comme objectif une communication. Il s’agit de focaliser l’attention de l’opinion, à travers les médias, pour imposer le message selon lequel il existe dans le champ politique une critique radicale de la société sur le plan économique, social et politique.

Au noyau d’activistes de l’ultra gauche se joignent des jeunes tentés par l’expérience de l’action et des militants d’extrême gauche qui prennent part à titre individuel, ou collectif, à des actions de l’ultra gauche, mais sans faire connaitre leur appartenance. Il existe du nomadisme entre les deux mouvances politiques, extrêmes et ultras.


Ces pratiques violentes de l’ultra gauche, déclenchées à partir d’une manifestation, sont connues et enseignées au sein des forces de l’ordre.


Les préconisations actuelles de la police, face au développement de cette tactique de l’ultra gauche, sont les suivantes :


-Les forces de l'ordre sont invitées à respecter deux principes essentiels pour le maintien de l'ordre : «la proportionnalité et la gradation» de l'action. Selon cette thèse, la «surprésence policière» serait considérée comme une provocation vis-à-vis de l’ultra gauche. Cette analyse, évidemment contestable, explique pourquoi les effectifs de police mobilisés à Paris n’étaient que de 1.500 face à un groupe cagoulé estimé à plus de 1.200 ultras. Les déclarations du ministre et des services sur la sous-estimation des militants posent question soit au niveau de la qualité du renseignement, ce qui n’est pas crédible, soit sur l’intention du ministère à cette occasion.


-Pour la gestion des manifestations, une répartition des rôles est mise en place par la Préfecture : les services d'ordre des organisateurs de la manifestation ont en charge le cortège, ce fut le cas de 20.000 personnes à Paris pour le 1er mai, soit seulement une grosse moitié des manifestants. Les forces de l'ordre ont pour mission la réponse à apporter aux militants d’ultra gauche. Le choix de cette répartition des rôles acte l’incapacité dans laquelle se trouvent désormais la CGT et/ou le PCF de mettre en ligne un service d’ordre (SO) puissant comme autrefois. Il fut un temps ou leurs SO s’occupaient des gauchistes sans problème majeur.


-La doctrine qui sous-tend les actions des forces de l’ordre promeut l’organisation d’une communication avec les manifestants, le dialogue au travers d’intermédiaires entre les forces de l’ordre et les activistes d’ultra gauche, des actions ponctuelles en marge des cortèges.


-Elle affirme des doutes sur la capacité à coincer les meneurs, car les interpellations se font dans des conditions qui ne permettent pas toujours de recueillir tous les éléments nécessaires afin de permettre des poursuites judiciaires. «Toute interpellation (hors flagrant délit évident) devrait se faire sur la base d'éléments probants suffisants (photographies, images vidéo, témoignages de plusieurs membres des forces de l'ordre)».


-L’acceptation de l’affirmation selon laquelle les ultragauches fonctionneraient «sans chef» conduit à ne pas trop avancer quant à l’identification des principaux responsables des violences urbaines.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la doctrine à avoir face aux violences des militants de l’ultra gauche doit évoluer, tout en prenant toutes les précautions utiles pour éviter toutes conséquences dramatiques sur le plan humain. La doctrine actuelle est passive par prudence suite à des accidents regrettables. En conséquence, elle ne freine en rien les actions de l’ultra gauche, elle permet aux activistes d’afficher une impunité, elle conduit à terme à la croissance du mouvement de l’ultra gauche et de ses actions : occupations de locaux ou de terrains, violences contre les biens, agressions des agents de la force publique, attaque de tous les opposants potentiels.


Les provocations augmentent chaque semaine, en nombre et en intensité. Paradoxalement, elles rendent encore plus probable le risque de blessés graves et peut-être pires. Cette passivité face aux attaques de l’ultra gauche présente les plus forts risques.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu’une action préventive à l’encontre de l’ultra gauche doit être menée. Elle passe par le développement du renseignement (qui fonctionne déjà bien), le suivi des éléments les plus dangereux et l’organisation de mesures préventives. Cette action passe par le démantèlement des zones de non-droit tolérées comme à Notre-Dame-des-Landes, dans des squats, dans des universités, dans des camps de migrants.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) sait, comme la police, qu’il existe un certain nombre de responsables majeurs de cette mouvance politique violente. Il faut prendre contre eux toutes les mesures que permettent les lois en vigueur. Il juge qu’il faut que le gouvernement de la République accepte de mettre des délinquants en prison, même s’ils doivent être qualifiés demain de détenus «politiques» par la gauche de la gauche. Il est clair que Macron ne souhaite pas prendre ce risque.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que, lors des manifestations, la défense des biens fait partie des missions des forces de l’ordre. Les effectifs des forces de l’ordre déployés doivent être en rapport avec les menaces. Une action préventive tenant compte de la nature des lieux est possible. L’interpellation des personnes masquées est légale selon le décret de 2009 qui permet «l'incrimination de dissimulation illicite du visage à l'occasion de manifestations sur la voie publique». Faut-il encore qu’elle soit engagée. De même, il faudrait peut-être recréer un outil similaire au Peloton de voltigeurs motoportés (PVM) qui était très efficace contre les casseurs (Le PVM a été créé en 1969 et fut dissout en 1986).


MANIF DU 1ER MAI 2018 : LE MINISTRE DE L’INTÉRIEUR DOIT-IL DÉMISSIONNER ?

Communication du MIL du 2 mai 2018

 

Repère : Le 1er mai 2018, plus de 1.200 militants anarchistes et autonomes se sont regroupés sur le parcours de la manifestation organisée par la CGT, Solidaires, FSU, FO IdF, Unef et UNL au niveau du pont d’Austerlitz à Paris. Des heurts violents ont eu lieu conduisant à une situation d’émeute dans Paris.


Plus de 1.200 militants d’ultra gauche ont adopté la tactique dite de «black bloc», qui réunit des gens justes le temps d’un évènement. Ils se sont vêtus entièrement en noir et cagoulés pour assurer leur anonymat. Ils ont agi par petits groupes constitués préalablement. La plupart étaient armés. Ils ont attaqué les forces de l’ordre avec des cocktails Molotov et des fusées. Ils ont vandalisé des magasins (McDonald's, bars, kiosque à presse, agence Renault), détruit du mobilier urbain, mis le feu à certaines voitures. Les mots d’ordre de ces casseurs étaient dirigés contre la police comme «Tout le monde déteste la police».


Cette attaque avait été annoncée publiquement par ces militants, en clair sur les réseaux sociaux pour «faire vivre une journée en enfer à Macron et son monde». Les médias en avaient fait état dès le 30 avril. La préfecture de Police en avait avisé officiellement les organisateurs de la manifestation, prévoyant, à l’avance, un possible changement de parcours de la manifestation. Cette solution a d’ailleurs dû être adoptée durant la manifestation. 


Les effectifs de police engagés sont apparus clairement insuffisants et les ordres d’interventions trop tardifs. D’après  certains syndicats de policiers, le regroupement de plus d’un millier de casseurs aurait pu être évité afin de prévenir l’intensité des violences qui ont eu lieu.


Les forces de l’ordre précédées de camions «canon à eaux» et de grenades lacrymogènes ont repoussé les casseurs vers la place de la Bastille, le quartier a été en partie bouclé, mais seuls quelques militants d’ultragauche ont été interpellés. Les forces de l’ordre ont l’entraînement et les techniques pour contrôler un tel rassemblement violent mais pour agir ils doivent recevoir un ordre. Aucune démarche organisée de capture des casseurs n’a été mise en œuvre. Une grande part des casseurs arrêtés a été remise en liberté et seule une centaine ont été mis en garde à vue. Cette approche rappelle le précédent des affrontements violents de Notre-Dame-des-Landes n’ayant pas donné lieu à l’arrestation d'insurgés.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) note la fluidité qui apparaît entre l’ultra gauche et l’extrême gauche. Celle-ci est illustrée par les propos de Philippe Poutou du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) qui déclare que les violences urbaines sont «l'expression d'un ras-le-bol, d'une colère qui est réelle et qui est légitime». Les casseurs appartiennent, d’une part, à des groupuscules radicaux de l’ultra gauche (anarchistes ou autonomes) souvent jeunes, sans travail, vivant fréquemment en squats, d’autre part à des organisations de la gauche extrême ayant une existence tout à fait officielle.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le ministre de l’Intérieur de Macron qui a choisi de laisser se développer une situation d’émeute de l’ultra gauche qui était clairement annoncée et qui a décidé ensuite de ne pas procéder à l’interpellation d’une part significative des casseurs. Cette attitude «passive ou complaisante» peut répondre au souhait d’éviter tout affrontement pouvant déboucher sur des blessés graves, ou bien, dans le cas de ce 1er mai, de discréditer la manifestation des syndicats organisateurs. La réaction des organisateurs est d’ailleurs très critique.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que les choix effectués par le ministre de l’intérieur sont complaisants et inappropriés. Ils s’inscrivent dans la suite de l’acceptation d’autres situations illégales : l’absence de prise de contrôle du territoire de Notre-Dame-des-Landes depuis des mois, la non-évacuation des universités occupées par des groupes de la gauche extrême pendant des mois, la tolérance de nouveaux camps de migrants comme ceux à Paris encadrés par les militants associatifs d’extrême gauche.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la question de la démission de l’actuel ministre de l’Intérieur, suite aux événements du 1er mai à Paris, est aujourd’hui posée.



GRÈVES, VIOLENCES : LA GAUCHE DE LA GAUCHE SE RENFORCE

Communication du MIL du 17 avril 2018

 

Repère : L’extrême gauche a défilé le 14 avril à Marseille dans l’unité sous la houlette de Jean-Luc MELENCHON, député des Bouches-du-Rhône. Il s’agissait d’une démonstration de force politique pour dire «STOP À MACRON». Au côté de La France Insoumise (LFI), on a retrouvé à la fois le Parti Communiste (PCF) de Pierre Laurent, Génération.s (Benoit Hamon) et le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) d’Alain Besancenot. Plusieurs organisations syndicales (CGT, FSU, Sud, Unef, etc.) et associatives (Attac, etc.) se sont jointes à cette manifestation unitaire.


La manifestation de Marseille dessine bien les contours de l’unité de la gauche de la gauche. Il ne s’agit que d’une mobilisation marseillaise en faveur de la «convergence des luttes à gauche» prônée par La France insoumise. Mais si les conditions d'une mobilisation nationale ne sont pas encore réunies, tout semble avancer dans le sens d’une unité de l’opposition de la gauche de la gauche avec un leader de fait : Jean-Luc Mélenchon. Par ailleurs, il existe en arrière-fond de cette manifestation «locale», l’enjeu mal dissimulé que constitue la prise de la ville de Marseille par l’extrême gauche dans deux ans dans un contexte d’éclatement des forces politiques sur cette métropole.


L’objectif annoncé de ces partis politiques est de multiplier les initiatives unitaires de la gauche marxiste contre la nouvelle gauche social-démocrate gouvernementale de Macron. Ils espèrent faire de cette manifestation un modèle reproductible : «Une seule étincelle peut mettre le feu à la plaine, c'est peut-être l'étincelle marseillaise» (J.L. Mélenchon).


Ces manifestations sont également l’occasion de marquer la rupture de la gauche marxiste avec le Parti socialiste. Dernier exemple, le récent départ de la majorité du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) du Parti Socialiste pour rejoindre Génération.s. Le PS va continuer à perdre son aile gauche.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate la dynamique des partis et groupuscules de la gauche de la gauche face à la politique de Macron.


La mobilisation de la gauche de la gauche se traduit notamment par un important soutien aux grèves en cours (SNCF et autres mouvements en cours), à la participation à la contestation de l’extrême gauche étudiante (grève et blocages de certaines universités), à la guérilla des activistes sur le site de Notre-Dame-des-Landes contre les forces de l’ordre (ils s’aguerrissent grâce à la confrontation avec les forces de l’ordre), au soutien à l’installation en campement en France des migrants hors de la légalité, à la multiplication des squats.


Toutes ces initiatives ont lieu en synergie et mobilisent les mêmes acteurs. Des migrants sont installés dans des locaux universitaires (Paris 7…). Des étudiants d’extrême gauche se mêlent à des manifestations des cheminots et réciproquement (par exemple le blocage de l’université de Nanterre soutenu par SUD Rail). Des militants NPA et La France insoumise, extérieurs aux universités, mènent des actions violentes au sein des établissements universitaires. Des étudiants partent harceler les gendarmes à Notre-Dame-des-Landes et des occupants de ce territoire rejoignent les étudiants à Nantes et Rennes ; L’université de Rennes 2 est occupée depuis des semaines et celle de Nantes partiellement par les étudiants, avec le concours d’une part des enseignants chercheurs (engagés à l’extrême gauche). Des militants d’extrême gauche attaquent les forces de l’ordre dans les rues en marge des manifestations comme à Montpellier. Des mouvements d’émeutes ont débuté dans des quartiers (Toulouse-le Mirail…).


Ces actions sont conduites par des militants d’extrême gauche, expérimentés, équipés et armés.

Compte tenu des espaces conquis et occupés, ils parviennent aujourd’hui à récupérer et à agglomérer des éléments plus jeunes. Leur nombre s’accroît actuellement assez rapidement sur le terrain. Il génère un halo de sympathisants. Une part de ceux-ci va basculer à court terme dans un militantisme d’extrême gauche classique.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que Macron n’apporte pas une réponse adaptée aux actions illégales et violentes de l’extrême gauche dans les universités, à Notre-Dame-des-Landes, dans les quartiers populaires ou à Calais. Il est nécessaire de totalement rétablir l’ordre républicain en France.


Une ligne rouge doit être tracée entre l’exercice de la liberté d’expression : pétitions, manifestations autorisées et encadrées, grèves, tenue de réunions publiques. Et des formes d’actions prérévolutionnaires et violentes : blocage de l’accès aux universités ou aux lycées, assemblées générales (AG) sans légitimité où les anti grèves sont physiquement interdit d’accès, menaces et violences contre leurs opposants (dont les non-grévistes de la SNCF), harcèlement violent des forces de l’ordre en marge de manifestations.


La «bienveillance» actuelle de Macron, et du ministre de l’Intérieur, rime avec de la complaisance car ils veulent une extrême gauche forte pour vider le parti socialiste.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge nécessaire que l’État mette un coup d’arrêt clair aux pratiques illégales des militants d’extrême gauche en France.


La présence de militants, cagoulés et casqués, menant des actions violentes n’est pas acceptable, que ce soit «en marge des manifestations», dans les universités ou les lycées, dans les camps de migrants, à NDDL ou dans les quartiers périphériques. Ils agressent les forces de l’ordre avec des moyens croissants et une impunité quasi générale. Le vandalisme à l’égard des biens privés (voitures, abribus, vitres) et publics (locaux, matériels informatiques) semble toléré. Le sabotage des serveurs de l’université de Montpellier 2 est significatif du niveau de violence atteint.


Il faut mettre un terme à l’occupation de «territoires» (NDDL…) ou de locaux publics (centres universitaires). Leur existence conduit à l’installation de zones de non-droit, contrôlées par des révolutionnaires aguerris de toutes tendances. Les représentants de la République doivent rétablir l’ordre pour en finir avec les dérapages actuels et éviter leur extension en mai 2018.


Il importe d’interpeller ces casseurs et de leur appliquer simplement toutes les dispositions existantes dans les lois auxquelles ils contreviennent. De telles décisions généreront des réactions sur le thème «libérer nos camarades», «tous innocents». Ces opérations doivent être menées car elles deviennent impératives pour rétablir l’ordre dans la République.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) apporte son soutien aux forces de l’ordre soumises à des agressions multiples sévères et répétées de la part des casseurs d’extrême gauche.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se félicite des actions d’évacuation engagées et de maintien de l’ordre réalisées et appelle à leur totale généralisation. 


  



VI­GILANCE & AC­TION - N° 377 JUIN-JUILLET 2018   

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LE GAULLISME, AUJOURD’HUI ET DEMAIN

par Michel HABIB-DELONCLE, ancien ministre du Général de GAULLE,

membre du comité d’Honneur du Mouvement initiative et Liberté

intervention lors de la XVIème convention nationale du MIL (février 2006)

 

Chers Amis, chers compagnons dirai-je, j’ai été très touché par l’invitation du président Béteille et notamment du sujet qui m’a été proposé : «Le gaullisme aujourd'hui et demain». Je vais vous faire une confidence : depuis que ma conscience politique s’est vraiment éveillée c'est-à-dire depuis certains jours noirs de juin 1940, je n’ai jamais été autre chose que gaulliste. Si vous faites le calcul, cela fait soixante-six ans. Mais devant le sujet qui m’est proposé et, en tant qu’ancien parlementaire, c’est presque un réflexe, je me suis posé une question préalable et je ne suis pas le seul à l’avoir posée, elle a été posée depuis longtemps : «Peut-il y avoir un gaullisme sans de Gaulle ou après de Gaulle ?»


«PEUT-IL Y AVOIR UN GAULLISME SANS DE GAULLE OU APRÈS DE GAULLE ?»


Je me souviens d’une controverse que j’ai eue à ce sujet avec un homme que j’estimais pourtant beaucoup, Jacques Ven­droux qui était le beau-frère du Général. J’avais écrit dans le quotidien La Nation - il y avait encore à l’époque un quotidien gaulliste dont j’étais le directeur politique - «Le gaullisme pour moi ne consiste pas à se demander chaque matin ce qu’aurait fait le général de Gaulle». Et Jacques Vendroux avait répondu «eh bien moi au contraire, c’est exactement ce que je fais !».

Et pourquoi avais-je cette position ? C’est parce que chez le général de Gaulle, il y avait une pensée, il y avait des lignes directrices, mais il y avait aussi l’impondérable qui était le Général lui-même. On peut être gaulliste aujourd’hui mais se dire que le 17 juin 1940, on n’aurait pas pris l’avion pour aller à Londres.


 Je vais vous conter une anecdote, puisque désormais les délibérations des Conseil des minis­tres ne sont plus couvertes par le secret trentenaire. C’est quelque chose qui a été pour moi tout à fait imprévisible, le jour où de but en blanc le général de Gaulle a annoncé au Conseil des ministres qu’il allait reconnaître la Chine de Mao Zedong. Or j’étais à ce moment-là en charge des relations avec les pays d’Afrique noire où les Chinois faisaient une infiltration très dange­reuse qui menaçait les gouvernements amis que nous y avions. Je suis intervenu en Conseil des ministres pour demander l’autorisation, qui m’a été accordée, d’envoyer une circulaire à nos ambassadeurs dans ces pays pour leur dire qu’ils n’étaient pas tenus d’imiter la France et que ceux qui voudraient recon­naître la Chine la reconnaîtraient et ceux qui ne voulaient pas la reconnaître ne la reconnaîtraient pas.


Il y a des actes, avec le général de Gaulle, qui sont imprévisibles : le retrait de l’OTAN par exemple; de même une chose qui a beaucoup surpris ceux qui l’avaient combattu pendant la IVème République, c’est la mise en application du Traité de Rome, auquel le Général n’était évidemment pas favorable au départ.


Le caractère du général de Gaulle était personnel et imprévisible parce qu’il était un génie, parce qu’il était un homme de l’Histoire, parce qu’il voyait plus loin. Mon ami Edmond Michelet l’avait défini un jour comme «l’homme d’avant-hier et l’homme d’après-demain». Il était solidaire de tout le passé de la France, - je ne pense pas qu’il aurait beaucoup aimé que l’on se repente sur le passé de la France - et il voyait très loin dans l’avenir de la France, au-delà de ce qui était immédiatement perceptible.

Mais c’est lui-même qui répond à ma question, il y a ré­pondu d’ailleurs très tôt dans la fin de la première partie de sa vie, lorsqu’il a écrit les Mémoires de guerre. Dans le dernier cha­pitre, qui est très émouvant, on trouve cette phrase qui m’a toujours frappé : «Puisque tout recommence toujours, ce que j’ai fait sera tôt ou tard une source d’ardeurs nouvelles après que j’aurais disparu». Ces mots «ardeurs nouvelles», j’aurais souhaité que l'un de nos mouvements le prenne en exergue. Ensuite beaucoup plus tard, le 9 septembre 1968, après les évène­ments dont vous avez le souvenir et concluant sa ligne d’action, il disait dans sa conférence de presse : «On voit donc quel est pour longtemps le de­voir de cohésion et de résolution de ceux qui à mesure du temps ont adhéré, adhèrent ou adhèreront à l’entreprise de rénovation nationale qui a le service de la France pour raison d’être, pour loi et pour ressort. Cette entreprise, si on l’appelle gaul­lisme depuis 1940, n’est que la forme contemporaine de l’élan de notre pays une fois de plus ranimé vers un degré de rayonne­ment, de puissance et d’influence répondant à sa vocation hu­maine au milieu de l’humanité».


A-t-on besoin d’une feuille de route ? La voilà, elle est écrite depuis 1968, elle est toujours valable : «l’entreprise de rénovation nationale qui a le service de la France pour raison d’être, pour loi et pour ressort».


Alors me direz-vous, dans le concret qu’est-ce que cela peut-être ? Comment peut-on définir le général de Gaulle ? Je sais qu’il y a eu à un moment donné un grand débat sur l’usage du mot doctrine. J’étais pour ma part assez réservé sur l’usage du mot doctrine parce que je définissais le gaullisme comme un empirisme à principes. N’oubliez pas que l’une des grandes phrases du général de Gaulle était : «Les choses étant ce qu’elles sont». Ce qui veut dire que ce qu’on a fait hier et qui était valable hier, ne nous dit pas ce qu’il faut faire pour le lendemain. On peut très bien s’affirmer solidaire de Kennedy à Cuba et pro­tester contre la guerre du Viêt-Nam. Parce que l’un répond à une situation déterminée et l’autre à une autre situation. Par consé­quent si on détermine ce que sont les principes du gaullisme, on les adaptera ensuite à une situation donnée. Il faut distinguer l’accessoire, le contingent, de ce qui est l’essentiel.


DE GAULLE, UNE VISION DE L’ÉTAT


Sur l’essentiel, que nous a-t-il donné ? Que nous a-t-il laissé ? Une vision de l’État, une vision du monde, une vision de la société. J’attacherai peut-être un peu plus d’importance au chapitre sur l’État, puisque les Institutions sont à l’heure actuelle l’objet de discussions, qui ne sont pas d’ailleurs illégitimes. La clé de voûte de l’État pour le général de Gaulle, après la réforme de 1962, c’est le Président de la République et son élection au suffrage universel. Le Président de la République est déjà la clé de voûte depuis le discours de Bayeux de 1946, repris dans la Constitution de 1958. Mais l’élection au suffrage universel, que le général de Gaulle n’a pas voulu proposer d’emblée en 1958, mais qu’il a proposé ensuite en 1962 fait du Président de la République la clé de voûte de l’État.

Il est clair que pour le général de Gaulle, le gouvernement est le gou­vernement du Président de la République. Il dit toujours «mon gouverne­ment», «Mon gouverne­ment fera ceci, mon gou­vernement a fait cela, mon gouvernement proposera». En ce qui concerne le Premier minis­tre, il dit : «Étant donné l’importance et l’ampleur des attributions du Premier ministre, il ne peut être que le mien». C’est clair et cela a été réaffirmé aussi bien par Georges Pompidou quand il était Premier ministre, que par Jacques Chaban-Delmas lorsqu’il était Premier ministre de Georges Pompidou et qu’il fut attaqué à l’Assemblée Nationale par un certain François Mitterrand dont vous avez peut-être entendu parler. (Permettez-moi de vous dire que la différence entre de Gaulle et Mitterrand, c’est que de Gaulle a toujours pensé à la France et Mitterrand n’a jamais pensé qu’à lui-même).


 Et donc Chaban-Delmas répondait à Mitterrand qui lui avait dit «mais que feriez-vous  si vous étiez en désaccord avec le Président de la République et qu’il vous demande votre démission ? » Et Chaban répondait «Que penseriez-vous d’un homme qui a été nommé par le Président de la République, qui a la confiance du Président de la République et auquel le Président demanderait de lui remettre son mandat et qui refuserai ? Ce serait un triste sire». (Je crois que l’appellation qualifiait plutôt celui à qui il s’adressait).


Donc on peut penser que dans l’article 8 de la Constitution stipulant que «le Président nomme le Premier ministre», on aurait pu rajouter «et révoque». Ce qui aurait correspondu plus exactement à la réalité, alors que la remise de la démission du gouvernement est un acte volontaire du Premier ministre. Mais enfin c’est un peu accessoire pour le moment. Ce qui n’est pas accessoire c’est la cohésion du gouvernement. Qu’on ne me prenne pas pour un donneur de leçon, je dis ce qui est.


Je vais vous raconter une anecdote personnelle. J’étais jeune secrétaire d’État aux affaires étrangères. Quand j’étais parlementaire, dans la législature précédente, je m’occupais des échanges de visites de députés entre l’UNR et la CDU-CSU, le parti du chancelier Adenauer. On voyait à l’époque se dessiner ce rap­prochement entre Adenauer et de Gaulle et entre la France et l’Allemagne qui a abouti à la signature du traité de l’Élysée dont j’ai eu l’honneur d’être un témoin oculaire. Je rendais donc visite au Général, j’avais une audience pour parler d’autre chose, pro­bablement de l’Afrique. J’avais demandé préalablement à me rendre à une réunion que j’avais organisée et pour laquelle j’avais prévu un avion du Glam. Elle devait se tenir à Bad Godesberg. Je ne sais pas si c’est encore vrai aujourd'hui mais à l’époque, quand un membre du gouvernement voulait sortir de France, il demandait l’autorisation au Président de la République, par l’intermédiaire du Secrétaire Général de l’Élysée. Le Secrétaire Général de l’Élysée me télé­phone et me dit : «Vous savez, pour votre voyage à Bad Godesberg, le Général n’est pas d’accord». Je lui réponds «Comme je vais lui rendre visite, je lui en parlerai». Donc, à la fin de l’entretien, je lui au Général : «Mon Général, on me dit que pour ma visite à Bad Godesberg, vous n’êtes pas d’accord». Il me répond : «Non, vous êtes membre du gouvernement, c’est une réunion entre parlementaires, vous n’êtes plus parlementaire, vous êtes membre du gouvernement». Alors je lance un dernier argument : «Mais, mon Général, c’est une réunion de caractère strictement privé». Écoutez bien : il hausse le ton : «Qu'est-ce que c’est, une réunion de caractère strictement privé ? C’est un mariage, ou une première communion. En dehors de cela, là où vous êtes, vous êtes le gouvernement, vous parlez au nom du gouvernement et vous engagez le gouvernement». J’ai l’impression que c’est quelque chose qui s’est un petit peu perdu !

Le Général était conscient que le septennat rendait le Pré­sident plus indépendant des contingences parlementaires. Maintenant le quinquennat est, les choses sont ce qu’elles sont, comme on disait tout à l’heure. Mais étant donné que nous som­mes dans un quinquennat, est-il absolument nécessaire de limi­ter le nombre des mandats ? J’ai regardé un peu dans le Who’s Who international. Vous savez combien de temps Helmut Kohl est resté Chancelier en Allemagne ? Seize ans. L’Allemagne n’a pas eu à s’en plaindre. Madame Thatcher est resté Premier mi­nistre en Angleterre onze ans. Je ne crois pas que l’Angleterre ait eu beaucoup à s’en plaindre non plus. Il me paraît qu’il n’est pas obligatoire de limiter le nombre des mandats et qu’il faut laisser le suffrage universel trancher. Pour un mauvais Président, un quinquennat est de trop, pour un bon candidat deux quinquennats ne sont peut-être pas assez.


Enfin dans ce que j’appelle les principes le maintien du système majoritaire. Quand j’entends des gens vous parler de saupoudrer de proportionnelle, on voit bien où ils veulent en venir. Quand je regarde le programme actuel de l’UDF, c’est le programme du retour pur et simple à la IVème République. Je l’ai vécue. J’ai été pendant six ans secrétaire du groupe gaulliste à l’Assemblée Nationale et j’ai continué encore officieusement pendant quatre ans, avant d’être élu député. J’ai bien vu le système des partis et il faut faire attention également que l’État ne tombe pas aux mains des partis. Il est bon que nous ayons une formation unique même si elle admet des nuances à l’intérieur d’elle-même. Il est bon que nous ayons une formation unique, parce que nous ne sommes pas un parti mais une Union, je parle de l’UMP, et c’est ce que le général de Gaulle aurait souhaité.


DE GAULLE, UNE VISION DU MONDE


La France dans le monde. Le général de Gaulle a remis la France au rang des vainqueurs. Il a obtenu une zone d’occupation en Allemagne. Ce n'était pas évident, quand on a vécu la défaite de 1940, et l’effondrement de l’armée de la France qui était considérée comme l’armée de l’Europe. Quelle désillusion qu’ont vécue les Américains ! Roosevelt ne nous a jamais pardonné l’effondrement de la France. Le fait d’avoir ramené la France à la table des vainqueurs pour signer la capitulation de l’Allemagne et d’avoir obtenu un siège permanent au Conseil de Sécurité est un héritage que nous devons sauvegarder a tout pris, on a vu d’ailleurs ce que cela voulait dire au moment de la crise irakienne. On a vu qu’en tant que membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU, la France pouvait bloquer l’appui des Nations-Unies à une entreprise qui se révèle être aventureuse et probablement vouée encore à beaucoup de complications.


 Et puis, il y a l’arme nucléaire. L’indépendance de la France, c’est cela : Avoir un siège permanent au Conseil de Sécurité et rester maîtresse de son destin, avec une arme nucléaire dont seul le Président de la République doit décider de l’emploi. Et quand on vous parle de l’Europe n’ayez pas peur, pour autant que la décision sur l’arme nucléaire ne revien­dra à personne d’autre qu’au Président de la République Française. C’est la garantie d’une Europe européenne, d’une Europe des États  dans laquelle la France garde son indépendance.


L’Europe : la sauvegarde de l’indépendance n’a jamais si­gnifié l’isolement. Le général de Gaulle en parle dans ses «Mémoires d’espoir» à la page 181 : «L’union de l’Europe ne saurait être la fusion de peuples, mais elle peut et doit résulter de leur systématique rapprochement ». Cela veut dire que quand le général de Gaulle dit «systématique rapprochement», cela signifie rapprochement dans un système. Et par conséquent je crois que personne ne peut dire comment il aurait vécu les évènements qui se sont déroulés depuis son départ. Je rappelle qu’il a décidé l’application du Traité de Rome, alors que ses partisans dans les assemblées ne l’avaient pas voté. Je crois être fidèle à sa pensée en disant qu’il aurait appuyé une organisation euro­péenne dont la clé de voûte reste les États-membres. Ce qu’il ne voulait pas, c’est qu’un organisme comme la Commission, formée de gens de tous les pays et qui renoncent à être les représentants de leur pays pour n’être plus que des représentants d’eux-mêmes, devienne le gouvernement européen. C’était déjà une tendance, au moment où je siégeais au Parlement européen, et c’est elle qui, d’ailleurs, a fait rejeter t le plan Fouchet. Les Allemands voulaient appliquer à l’Europe leur propre Constitution : que le Parlement européen devienne le Bundestag, que la Commission devienne le gouvernement fédéral et que le Conseil des ministres soit réduit au Bundesrat, la deuxième chambre qui n’est pas impuissante mais qui ne gouverne pas.  Tant que, dans les institutions européennes, le Conseil européen reste l’institution clé, l’institution dominante, je pense, pour ma part, que le général de Gaulle aurait aimé cette Europe qui se donnerait comme objectif d’être une puissance indépendante, technologique, pacifique, non hégémonique et solidaire.


Alors moi, je suis gaulliste, j’ai voté «oui». Je ne dirai jamais que le général de Gaulle aurait voté «oui» ; mais je n’admets pas non plus qu’on me dise que le général de Gaulle aurait voté «non». Il y a là une liberté d’appréciation, «les choses étant ce qu’elles sont», et comme je vous l’ai dit, le gaullisme est un empirisme à principes, vous avez les principes, mais vous avez également l’empirisme.


DE GAULLE, UNE VISION DE LA SOCIéTé


Ce que je reproche à Mitterrand, entre autres chose, c’est d’avoir ressuscité le clivage droite-gauche. Le gaullisme aussi bien politiquement que socialement doit transcender cette oppo­sition. Bien entendu à partir du moment où vous avez des gens qui s’appellent «la gauche», qui se gargarisent de «la gauche», pour qui «la gauche» est un monde, un univers ! (Je pense à tel animateur de télévision sur LCI, le soir vers 18h30, on dirait vraiment qu’il ne pense qu’à la gauche. Les débats sont entre ceux qui composent la gauche, c’est son univers, un univers complètement flou. Si vous ne l’avez pas reconnu, il s’agit de Michel Field).


Alors, en face de cette conception de «la gauche», il y a la «non-gauche», c’est le refus du marxisme, qu’il soit authentique ou délayé, de la dictature syndicale, du pouvoir de la rue. Au fond, pour nous, c’est la grande leçon du 30 mai 1968. Je suppose qu’il y en a un certain nombre d’entre vous qui étiez sur les Champs-Élysées le 30 mai 1968, qui ont entendu l’appel du général de Gaulle et qui se sont précipités dans la rue ; nous scandions : «Nous sommes un million !» pour répondre à la tentative de subversion qu’avait tentée ce qu'on appelle la gauche. Pour nous la non-gauche, c’est ce qui tend à la liberté et notamment à la liberté dans l’entreprise, mais aussi bien celle des employeurs que celle des employés. Je ne reviendrai pas sur le thème de la participation, qui a été traité parfaitement par Jacques Godfrain, lequel connaît admirablement son sujet.


 Le gaullisme, ce n’est pas le conservatisme. C’est l’audace pour dépasser la lutte des classes et opérer le rassemblement des énergies et il faut prendre en compte, le général de Gaulle a pris en compte, la modernité. Le général de Gaulle avait initié, Georges Pompidou avait commencé à mettre sur pied le «plan calcul», qui devait nous donner la technologie de l’ordinateur. Giscard d’Estaing a cru devoir y mettre fin, c’est bien dommage pour lui, mais surtout c’est bien dommage pour nous et pour la France.


«De Gaulle, l’homme d’avant-hier et l’homme d’après-demain». C’est l’homme qui tient les deux bouts de la chaîne, entre le passé qui a construit la France et l’avenir où il faut qu’elle se développe dans l’harmonie et non pas dans l’opposition des classes. Et c’est ce à quoi, je pense, nous devons essayer de concourir les uns et les autres.


QUELQUES CITATIONS DU GéNéRAL DE GAULLE


Alors, pour conclure, reprenons quelques citations du général de Gaulle :


 Celle du 9 septembre 1968, d’abord: «Le gaullisme qui est une entreprise qui a le service de la France pour raison d’être, pour loi et pour effort. Le gaullisme qui est l’élan de notre pays une fois de plus ranimé vers un degré de rayonnement, de puissance et d’influence, répondant à sa vocation humaine au milieu de l’humanité».


 Mais, je voudrais terminer par une confidence ;  je suis sûr que vous comprendrez son importance pour moi. J’ai dans ma bibliothèque, daté du 8 octobre 1970, (le général est mort le 9 novembre), le premier volume des «Mémoires d’espoir» sur lequel est écrit d’une écriture que je connais bien : «Pour Michel Habib-Deloncle, en témoignage de ma fidèle amitié». C’est là que je cherche ce que le général de Gaulle a à nous dire.


 Ce qu’il nous dit à la fin du deuxième tome des «Mémoires d’espoir», le tome posthume, c’est une leçon pour tous nos hommes politiques qui veulent devenir des hommes d’Etat : «Comment n’aurais-je pas appris que ce qui est salutaire à la Nation ne va pas sans blâmes dans l’opinion ni sans pertes dans l’élection».


 À la fin du premier tome de ces «Mémoires d’espoir», il parle de la France : «Je n’ai à lui montrer d’autre but que la cime, d’autre route que celle de l’effort». Il disait aussi «aller vers les sommets élevés, ce sont ceux qui sont les moins encombrés».


Regardez vers le haut mes amis, regardez vers le haut ! Regardez la France comme une grande France, comme une France qui a des devoirs vis-à-vis de l’humanité, comme une France qui n’est pas isolée, qui n’est pas une citadelle, qui est ouverte, mais qui doit être dirigée, qui doit être gouvernée, pour le bien de son peuple. C’est là, je crois, le gaullisme d’aujourd’hui et de demain.

  



VI­GILANCE & AC­TION - N° 374  MAI 2018

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COMMENT RÉDUIRE L’IMMIGRATION

 Reprise du discours de Laurent Wauquiez, président des Républicains, lors de la Convention pour la France du 18 avril 2018

 Pour nous, c’est le début d’un long retour sur le terrain des idées, de la réflexion et des propositions.

Notre famille politique ne peut pas se contenter de s’opposer, elle a le devoir de faire des propositions.

Parce qu’il faut en avoir profondément conscience, quand les Français nous regardent, ils se disent : « Eux, si nous leur faisons confiance, que feront-ils ? ».

Le regard qu’ils portent sur Les Républicains n’est pas le même regard que celui qui est porté sur la France Insoumise, sur le Front National et les extrêmes, parce qu’ils attendent de nous c’est d’être capables d’être aux responsabilités, de ne pas se contenter de dire ce qu’on va faire, mais de faire ce qu’on a dit.


Pourquoi est-ce que nous avons souhaité commencer par ce sujet sur l’immigration ?


C’est tout simplement parce que c’est sans doute une des priorités principales pour l’avenir de notre pays. Comment ne pas voir les difficultés massives de l’intégration aujourd’hui ? Comment ne pas voir la montée régulière dans nos villes, dans nos territoires de la pression de l’intégrisme et du communautarisme ?


Comment ne pas mesurer petit à petit les reculs incessants de la République face aux revendications portées notamment par l’islam intégriste ?


Le nombre de mosquées salafistes (plus de 100, mais on n’en a à peine fermé 3), la multiplication du port du voile, la diffusion progressive d’un discours de haine de la France et ces images qui nous ont tous choqués au lendemain de l’assassinat du colonel Beltrame où, à l’intérieur même du quartier Ozanam, on sentait très bien qu’ici ce n’était plus la République, ce n’était plus la France. On peut prendre ces sujets par tous les bouts, mais il y a une réalité qui s’impose et cette réalité, c’est celle des chiffres et les mathématiques ont la tête dure.


Quand, depuis autant d’années, nous avons, de façon aussi déraisonnable, dépasser toutes les capacités d’intégration dans notre pays, en laissant entrer en France beaucoup plus d’immigrés que ceux que nous étions capables d’accueillir, nous avons nous-mêmes créé les problèmes auxquels nous nous heurtons aujourd’hui.


Il entre chaque année trop d’immigrés en France. C’est cette réalité à laquelle nous nous heurtons. Les chiffres de ce point de vue sont consternants.


2017, première année après l’élection d’Emmanuel Macron, il est attribué 262.000 titres de séjour. C’est un record. Jamais depuis plus de quarante ans, la France n’a accepté qu’il y ait autant d’étrangers qui entrent sur son sol. À l’époque, c’était les «Trente Glorieuses», une situation de croissance économique, une capacité à intégrer qui étaient plus faciles.


Aujourd’hui, nous avons le taux de chômage, que nous connaissons, particulièrement douloureux pour les jeunes. Nous nous heurtons à des blocages culturels pour intégrer ceux qui viennent chez nous. Nous nous heurtons à l’intégrisme religieux. Jamais nous n’avons eu autant besoin de diminuer l’immigration, jamais nous n’avons autant ouvert nos portes. C’est une folie et cette folie ne peut conduire qu’à de grands désordres pour notre pays. Le débat sur l’immigration en France est marqué du sceau de l’irrationnel, si rien n’est fait et si la tendance n’est pas inversée, le quinquennat d’Emmanuel Macron se traduira par 1 million d’immigrés en plus au bout de cinq ans. Je prends les chiffres qui sont les plus optimistes. De ce point de vue, la part des immigrés dans la population française est déjà au plus haut niveau qu’elle n’ait jamais connu.


Or, que propose le président de la République ? D’abord, il y a quelque chose qui est tout à fait ahurissant, il n’a jamais dit qu’il fallait réduire l’immigration.


Pendant la campagne présidentielle, il a clairement expliqué que l’immigration était une chance pour la France. Tout le monde se souvient de la façon dont il alimenté le discours de culpabilisation de la France notamment concernant la colonisation.


Ce projet de loi «asile et immigration», une fois qu’on a laissé de côté tous les galimatias qui consistent à faire semblant, ne contient aucune des mesures sérieuses qui puissent permettre de réguler cette explosion de l’immigration en France.


Parce qu’il y a bien une explosion, c’est plus de 50 % en dix ans. Un seul exemple, le regroupement familial, qu’il faudrait réduire drastiquement, va être encore renforcé avec la possibilité pour les mineurs demandeurs d’asile, non seulement de faire venir les parents, mais de faire venir aussi tous les frères et sœurs.


On voit dans les débats la véritable nature de la majorité avec la République en marche. Il n’y a, à aucun moment dans leurs interventions, la volonté d’un discours qui soit ferme et qui soit clair sur la question de l’immigration.


C’est révélateur d’un débat interdit, qui est d’ailleurs étonnant parce que la France parle souvent et depuis longtemps de ces questions d’immigration. Mais si on compare notre débat avec ceux en Allemagne et au Royaume-Uni, le débat chez nous est frappé du sceau de l’irrationalité. On ne met jamais les chiffres sur la table, on ne regarde jamais la réalité en face, on cache les statistiques de l’immigration, on ne regarde pas ce qui se passe, on n’en débat pas.


Regardez la façon dont le débat se passe dans l’hémicycle où, immédiatement, dès que nos députés font des propositions, on leur oppose, avec ce vieux réflexe pavlovien que nous connaissons, «vous n’êtes pas humains, vous n’êtes pas ouverts, vous n’êtes pas charitables, vous n’êtes pas tournés vers les autres, vous n’écoutez pas».


Ce ne sont que les arguments de la fausse générosité. Cette fausse générosité qui consiste à ne pas se donner les moyens de bien accueillir ceux que nous avons décidé d’accueillir, cette fausse générosité qui consiste, de la même manière, à ne pas veiller correctement à ceux et sur ceux qui sont chez nous.


Ce débat immature, c’est à nous de le refuser.


C’est à nous de refuser cette dictature des censeurs qui veillent à ce que le débat ne puisse pas être objectivé et à ce qu’il ne puisse pas y avoir un débat mature sur cette question de l’immigration dans notre pays.


Cela suppose de dire, et n’oublions jamais, quand on appartient à la famille de la droite et du centre, et suppose surtout de faire. Et nous avons parfois pêché pour l’un et beaucoup pour l’autre.


L’intitulé de la convention est clair. Ce n’est pas une convention sur l’immigration, c’est une convention sur comment réduire l’immigration. Parce qu’il faut que les choses soient claires. On finit dans notre pays par se cacher derrière les mots qui sont autant de slogans usés. On dit qu’il faut maîtriser les flux migratoires, on dit qu’il faut mieux réguler, on dit qu’il faut mieux organiser. Non ! Il faut dire les choses très simplement. Les Républicains veulent sortir la France de l’immigration de masse, ni plus ni moins.


Qu’est-ce que ça suppose précisément si on veut tenir l’objectif ? Cela suppose un changement complet dans notre raisonnement. Nous avons raisonné dans un cadre juridique constant consistant à accepter par avance que tel aspect des traités européens, tel aspect de telles conventions, tel aspect de vieilles négociations (par exemple celles qui nous lient avec l’Algérie depuis les années 1960) empêchaient par essence de faire quoi que ce soit. On a nous-mêmes auto intégré la capitulation du politique qui d’ailleurs exaspère les Français.


Ce que j’ai voulu, et ce que j’ai donné comme feuille de route aux vingt parlementaires (tous experts, qui ont travaillé pendant plus de deux mois sur cette question), c’est que s’il faut aller jusqu’à changer les traités, modifier la Constitution, sortir de tel cadre juridique, on doit le faire.


La question, ce n’est pas que notre politique migratoire soit dictée par un cadre juridique constant, la question c’est de permettre tous les changements juridiques qui sont nécessaires pour atteindre l’objectif de sortir de l’immigration de masse. Il n’y a pas de tabou, il n’y a pas de règle imposée, la seule ligne et la seule ligne de conduite c’est : qu’est-ce que nous voulons pour la France et quel est l’intérêt de notre pays ?


Je suis fier de ce que nos parlementaires ont fait parce que ce sont tous des élus qui ont fait l’effort de rentrer dans les détails du maquis qui est aujourd’hui ce maquis juridique, jurisprudentiel qui aboutit à empêcher toute maîtrise de la politique migratoire.


Nous voulons nous concentrer sur ce que la France doit faire. Parce que trop souvent, on se défausse sur l’Europe. Mais il faut aussi revoir le fonctionnement actuel de l’Europe qui est parfois devenu trop ubuesque.


Il y a beaucoup de choses que nous pouvons faire tout de suite pour réguler l’immigration. Le premier point c’est de mettre un coup d’arrêt aux entrées illégales. Nous avons fini par perdre le bon sens.


L’immigration illégale est illégale. Si elle est illégale, cela signifie qu’elle doit être arrêtée. Comment comprendre, par exemple, que quand nous agissons à nos frontières, aux frontières de l’Europe avec les bateaux qui viennent sur le continent européen, quand ils sont arrêtés, où amène-t-on les migrants illégaux qui arrivent ? Est-ce qu’on les ramène sur la côte libyenne ? Est-ce qu’on les ramène sur la côte tunisienne ? Ou est-ce qu’au contraire, on les accompagne pour les faire entrer sur le continent européen ?


Comment ne pas être choqué par cette folie qui consiste à ce qu’aujourd’hui les forces de Frontex, les garde-côtes, les opérations, auxquelles les Français participent, récupèrent les migrants illégaux et les accompagnent pour leur entrée sur le continent européen.


Cela envoie juste comme signal que nous accueillons l’immigration illégale au lieu d’être très clair et de dire non. Quand on vous arrête, on vous raccompagne de l’autre côté parce que si précisément cette immigration est illégale, elle n’a rien à faire sur le continent européen. Alors qu’actuellement la France laisse subsister l’espoir qu’il pourra y avoir une régularisation ou un titre de séjour un jour. Les passeurs vivent autant de cette instrumentalisation des espoirs que par nos faiblesses.


L’Australie a adopté une toute autre conduite qui est très simple : si vous mettez un pied en Australie sans y avoir été autorisé, vous ne pourrez jamais obtenir de régularisation ou de titre de séjour.


Je demande que nous brisions une bonne fois pour toutes les filières de l’immigration irrégulière, en adoptant une règle simple consistant à dire que si un étranger, en dehors du droit d’asile, est entré de façon irrégulière en France, il ne pourra jamais avoir accès à une régularisation ou à un titre de séjour.


Ce qui suppose d’inscrire dans nos textes juridiques le fait que, quand on vient de façon irrégulière en France, quand on a enfreint nos règles, quand on est venu de façon illégale, c’est une interdiction à vie d’accéder à un titre de séjour et à la possibilité de séjourner régulièrement sur le territoire français. Parce qu’aujourd’hui ce que nous faisons c’est une prime à l’illégalité et à l’irrégularité. Il faut casser la mécanique de l’immigration illégale.


Le ministre de l’intérieur lui-même a reconnu qu’il y avait aujourd’hui 300.000 clandestins sur le territoire français. Quand des gens font des demandes d’asile et qu’on constate qu’ils n’ont pas le droit à l’asile et au statut de réfugié, dans combien de pourcentages des cas seront-ils reconduits à la frontière ? 4%.


Ça veut dire que pour toutes ces personnes sur lesquelles la justice a tranché et a très clairement dit qu’ils n’avaient pas le droit de rester en France, dans 96 % des cas, la République décide de fermer les yeux et de ne pas faire appliquer les règles et la loi qui est la nôtre. Et comment peut-on ensuite s’étonner qu’il n’y ait plus aucun sens de l’autorité républicaine et du respect des règles de droit ?


C’est pour cela que nous avons voulu inscrire dans nos propositions une règle très simple : un quinquennat pour en sortir et pour organiser l’expulsion des 300.000 clandestins qui sont sur le territoire français. Cela suppose de revoir totalement notre politique d’aide au développement.


Nous attribuons 350 millions d’euros d’aides au développement au Mali, et bien le Mali a glorieusement accepté le retour de 13 sans-papiers sur son territoire en 2017. Il refuse de donner des récépissés permettant d’organiser la reconduite à la frontière des autres Maliens qui sont en situation irrégulière en France.


Nous attribuons 180 millions d’euros d’aides au développement à la Tunisie. La Tunisie a accepté de reprendre cette année même pas une centaine de Tunisiens dans le cadre des procédures de reconduite à la frontière. L’Allemagne est beaucoup plus exigeante, beaucoup plus claire.


L’Allemagne organise, de manière beaucoup plus systématique, les vols de reconduite à la frontière avec des charters groupés. Je demande une chose qui est toute simple : il faut conditionner l’aide au développement au fait que les pays acceptent de donner les récépissés pour reprendre leurs ressortissants qui n’ont rien à faire sur le territoire français.


Nous devons aussi expulser des étrangers délinquants. Cela suppose de restaurer intégralement la double peine. Comment garder sur notre territoire des étrangers qui, comme premier signal de respect du pays qui leur tend les mains et qui a accepté de les accueillir, commencent par enfreindre les règles de notre pays et commettre des délits.


Il y a aujourd’hui dans les prisons françaises 1 prisonnier sur 5 qui est de nationalité étrangère. Il est temps de dire clairement que quand on commet un délit en France, on ne reste pas en France. Si l’on veut rester en France, on respecte les règles qui sont les nôtres et qui permettent juste de vivre ensemble.


J’ai eu hier une rencontre qui m’a beaucoup marqué avec une personne qui a eu le courage de témoigner contre Tariq Ramadan et qui a témoigné de la diffusion progressive du discours de haine de la France qui est actuellement propagé, notamment, par les réseaux salafistes.


Nous ne faisons rien, nous restons passifs. Ces gens-là professent un discours de haine de notre pays et de racisme contre la France. Ils endoctrinent les esprits tous les jours. Les acteurs sont notamment les étrangers, radicalisés et fichés S, qui sont suivis par le ministère de l’Intérieur. Et nous n’en tirons aucune conséquence.


Le président de la République se glorifie qu’il y ait eu une vingtaine d’étrangers radicalisés reconduits à la frontière en 2017 mais il y en a 3.000 qui sont suivis dans notre pays pour radicalisation et profession de haine contre la France.


Les Républicains font cette proposition très simple de créer un délit d’incitation à la haine contre la France. Quand on professe la haine contre la France et qu’on est un étranger, on ne reste pas sur le territoire français, on est reconduit à la frontière.


La France doit pouvoir décider qui elle accepte et qui elle n’accepte pas sur son territoire. Notre politique est devenue une politique totalement aveugle dans laquelle nous ne décidons plus rien. Nous ne décidons plus qui nous voulons, avec quel métier, de quelle origine et surtout en quelle quantité.


Les capacités d’intégration ont une limite. Il faut donc que nous puissions voter des plafonds d’immigration qui seront adoptés par le Parlement et qui permettront de reprendre la main sur le nombre de titres de séjour qui sont délivrés.


Nous pouvons intégrer des individus, mais nous ne pouvons pas assimiler des peuples. L’Autriche le fait, le Canada le fait, l’Allemagne s’apprête à adopter des règles en la matière. Nous sommes le seul pays européen à poursuivre dans notre aveuglement actuellement.


Nous devons, de ce point de vue, aller jusqu’à poser la question de l’immigration familiale. Aujourd’hui, elle est devenue une des premières causes de l’immigration en France avec 90.000 titres de séjour sur les 260.000.


Trop souvent, on en reste à la seule question du regroupement familial, qui est une façon de ne voir que la face émergée de l’iceberg, ce qui n’est pas anecdotique, contrairement à ce que j’entends parfois, c’est quand même 23.000 titres de séjour.


Mais ce n’est pas l’essentiel. C’est bien l’ensemble de l’immigration familiale que je veux voir traiter, celle qui fonctionne par les mariages, plus ou moins blancs, plus ou moins forcés, celle qui fonctionne par le regroupement familial pas seulement sur les étrangers, mais celle aussi de Français qui font venir ensuite une partie de la famille dans le cadre d’un mariage qui a été célébré.


Il ne peut pas y avoir de droits automatiques pour les immigrés à faire venir 3 à 4 de leurs amis en moyenne, dès que l’un d’entre eux est arrivé sur le territoire français. Nos règles là-dessus restent trop permissives.


Si vous voulez faire venir des membres de votre famille, il faut que vous puissiez les loger, les nourrir et que vous ne dépendiez pas des prestations familiales.


Les plafonds, qui aujourd’hui sont posés, sont totalement anecdotiques.


Nous proposons de doubler aussi bien les critères de ressources que les conditions de logement. Et je me permets d’ajouter autre chose : il faut avoir un minimum séjourné en France. Il faut avoir montré sa capacité à respecter nos règles avant de pouvoir prétendre au regroupement familial et à l’immigration familiale.


Je demande que, avant trois ans, il soit strictement interdit de pouvoir accéder aux règles du regroupement familial et que nous arrêtions ce système dans lequel portes et fenêtres restent ouvertes et où nous ne contrôlons plus rien.


Je voudrais, pour finir, poser la question de la nationalité. Pour certains, la nationalité est une étape dans un parcours d’intégration.


Pour nous, la France ne doit donner la nationalité que «la main tremblante» en étant sûre que celui ou celle auxquels on donne la nationalité est parfaitement intégré et comprend parfaitement les règles et le fonctionnement de la République française.


Cela suppose de revenir sur le droit du sol.


Par exemple, le droit du sol est totalement détourné avec des clandestins qui arrivent à Mayotte en ayant juste l’espoir que si leurs enfants naissent à Mayotte sur le sol français, ils auront droit automatiquement à la nationalité française avec la possibilité ensuite de faire venir toute la famille sur le sol français.


Est-ce que c’est cela le droit du sol ? Est-ce que c’est cela la conception de l’immigration que nous devons défendre ? Le droit du sol, ce n’est pas cela. Quand il a été conçu à la fin du 19e siècle, il n’était pas fait pour cela.


Aujourd’hui, il a été totalement détourné et sorti de sa vocation initiale. Je demande donc que l’on revienne sur le droit du sol et que l’on fixe une règle simple en nous inspirant de l’Allemagne : si les parents sont en situation irrégulière sur le sol français, il n’y a pas d’accès à la nationalité par le biais du droit du sol.


On ne peut pas devenir français si on n’a pas parfaitement intégré l’exigence et la beauté de ce que représente le fait de faire partie de la nation française. On ne peut pas devenir français si on n’a pas un casier judiciaire vierge. On ne peut devenir français sans être majeur parce que je ne veux plus que l’on devienne français par accident.


Il m’est arrivé d’assister à des cérémonies de distribution des diplômes de la nationalité française et de constater, malgré tous les contrôles, tous les examens, que certaines personnes ne comprenaient pas très bien ce que je leur disais et les propos que je leur tenais parce que la maîtrise du français n’était pas acquise.


Je n’attends pas seulement d’un étranger, auquel on donne la nationalité française, qu’il parle le français, je n’attends pas seulement de lui qu’il connaisse les rudiments de l’histoire de France, j’attends de lui qu’il adhère totalement aux valeurs de la République.


Je ne donne pas la nationalité française à quelqu’un qui considère que la charia est supérieure aux lois de la République.


Je ne donne pas la nationalité française à quelqu’un qui n’a pas parfaitement intégré que chez nous l’égalité de l’homme et de la femme n’est pas négociable. Je ne donne pas la nationalité française à quelqu’un qui considère qu’il peut imposer le port du voile à sa femme ou à sa sœur.


Pour donner la nationalité française, il faut qu’il y ait une prestation de serment, de respect et d’adhésion aux valeurs de la République française.


Ce ne sera pas facile, mais rien n’est facile dans ce parcours de reconstruction.


Je me souviens d’un très beau débat qui avait eu lieu entre Georges Clémenceau et Jules Ferry sur la colonisation. Il avait interpelé Ferry en lui disant : «Vous n’avez même pas pris la peine de consulter le pays. On lui a systématiquement caché la vérité et on essaie maintenant d’accommoder les faits à une doctrine inventée pour la cause.»


Clémenceau avait raison. Dans une démocratie, vous ne pouvez pas gagner sur la durée en tournant le dos au peuple, en l’empêchant d’arbitrer et de décider.


Étrange pays que le nôtre qui brandit la démocratie participative pour consulter par exemple les Parisiens sur le futur itinéraire du marathon à Paris.


Étrange pays que le nôtre que celui dans lequel un président de la République dit qu’il n’exclut pas de recourir au référendum, notamment pour consulter les Français sur une question aussi stratégique que l’utilisation ou non de la proportionnelle et, qui, dans le même temps, depuis 30 ans a systématiquement refusé de consulter les Français à un moment sur une question qui a à ce point transformé le visage de notre pays, celui de l’immigration.


Nous devrions pourtant prendre garde, parce que lors du vote du Brexit, les Britanniques se sont saisis de la possibilité qui leur était enfin donnée de s’exprimer, pour dire clairement qu’ils ne voulaient pas de cette ouverture.


Nous devrions prendre garde parce que notre pays cherche à tout prix à camoufler le plus possible tous les sondages qui portent sur cette question. On nous teste sur tous les sujets dans tous les sens matin, midi et soir.


Regardez la faiblesse du nombre de sondages qui sont faits sur les questions migratoires. Je souhaite que les Français soient interrogés sur cette question pour qu’enfin on puisse mesurer ce qu’ils veulent et ce qu’ils attendent vraiment.


Je considère que les Français ont le droit de s’exprimer sur cette question. C’est pour cette raison que je veux qu’il puisse y avoir un référendum pour que ce soit les Français qui décident. Ce n’est pas aux passeurs, ce n’est pas aux juges de décider qui entre en France. C’est aux Français de le décider, c’est leur pays, ce sont leurs frontières, c’est notre peuple, ce sera leur choix.


Je veux que les Français puissent s’exprimer à travers un référendum sur ce qu’ils souhaitent en termes d’immigration.


Nous avons une grande responsabilité parce que ce sujet-là ne souffre aucune d’ambiguïté.


Le discours d’Emmanuel Macron est frappé de toutes les ambiguïtés sur cette question et ne fait preuve d’aucune fermeté sur ce sujet. Ce président de la République, notamment sur ce sujet, n’a pas la fermeté qui s’impose.


De l’autre côté, le discours du Front national conduit dans l’impasse parce que systématiquement il permet à tous les censeurs du débat de fermer toute forme de discussion en brandissant les étendards du politiquement correct.


C’est la responsabilité des Républicains de porter ce débat avec détermination et esprit de responsabilité. Je relisais hier les propositions qui avaient été faites par les personnalités que j’admire beaucoup de notre famille politique au début des années 90. Il s’appelait Jacques Chirac. Il s’appelait Valéry Giscard d’Estaing. Il s’appelait Alain Juppé. À l’époque, la droite n’avait pas encore démissionné.


Ils portaient un discours qui était clair sur l’immigration, annonçant qu’il fallait que nous puissions sortir des règles qui avaient abouti à une immigration incontrôlée dans notre pays.


Vous connaissez ma conviction, c’est un chemin exigeant. C’est un chemin qui suppose de ne pas chercher à plaire à ceux qui décernent les bons ou les mauvais points dans notre pays. C’est un chemin qui consiste à s’imposer toujours ce devoir de lucidité, voire faire preuve de bon sens. Dire et ne jamais oublier qu’à l’arrivée, la seule chose sur laquelle nous serons attendus c’est de faire. J’aime ce que disait Charles Péguy : «Rien n’est meurtrier comme la lâcheté, rien n’est humain comme la fermeté».


Les Français attendent une politique ferme en matière d’immigration. C’est le devoir des Républicains de le porter et, croyez-moi, ma détermination sera totale.

  


2017-2018, MACRON A ÉCHOUÉ FACE À L’INSÉCURITÉ

Télécharger la communication du MIL du 16 mai 2018

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La violence courante contre les biens et les personnes porte atteinte aux intérêts de tous les Français. Elle se développe en intensité et même se diversifie progressivement (par exemple lors d’escroquerie dans des échanges en ligne). Macron et son gouvernement n’apportent pas les réponses adaptées pour combattre l’insécurité en France. Le seul programme, effectivement mis en place, concerne la prévention du terrorisme islamiste.


La sécurité quotidienne des Français est en cause. Au-delà des efforts des forces de l’ordre au sens large dont il convient de saluer une fois de plus les efforts, les choix politiques et l’absence des initiatives nécessaires de Macron ne répondent pas aux besoins de la société. Le silence sur le problème de la sécurité provient, du fait qu’il professe une vision bien ancrée à gauche selon laquelle le délinquant ou le criminel reste avant tout une victime de la société (voir les propos tenus par Macron). L’objectif 3 de son programme «sécurité» prévoyait ainsi de «lutter contre les pratiques abusives en matière de contrôle d’identité» (un sur 5 objectifs). D’autre part, il appartient à une catégorie «supérieure» et «chez ces gens-là» on ne connait pas directement les problèmes de sécurité que ressentent et vivent les Français.


Cet abandon de la question de la sécurité se traduit très concrètement par les annonces récentes de Macron : pas de prison pour les délinquants condamnés à moins d’un mois (voire moins de 6 mois ferme), abandon de l’objectif de construction de nouvelles places dans les établissements pénitentiaires. L’objectif d’ouverture de 15.000 nouvelles places de prison faites par Hollande n’ayant jamais été atteint. Macron l’avait repris dans son programme, pour désormais abandonner cette mesure nécessaire afin éviter une surpopulation carcérale. Il faut respecter les détenus et protéger le personnel pénitentiaire.


Les violences individuelles restent fréquentes : vols à l’arraché, vols de véhicules, cambriolages, agressions sexuelles, escroqueries, attaques à main armée.


Les violences collectives organisées par des groupes sont multiples. Elles sont le résultat de l’absence de réponse volontaire, en temps utile, face aux activistes de la gauche extrême ou ultra comme la guérilla à Notre-Dame-des Landes, les attaques contre la police et le vandalisme en marge des manifestations syndicales et politiques, occupations d’universités, l’installation encadrée de camps de migrants dans le domaine public ou des bâtiments publics. Trois ou quatre universités ont été abandonnées aux gauchistes et ne fonctionnent plus depuis plusieurs mois, sans que leur évacuation n’ait été décidée. Seuls quelques centres universitaires ont été évacués, sans problème, par la police.


La violence dans de nombreux quartiers périphériques des grandes villes continue à rendre la vie dure pour tous les habitants. Les violences perpétrées par certains «jeunes des quartiers» mélangent délinquance (dont trafic de drogue) et islamisme radical. Le parcours de terroristes islamistes illustre la collusion entre délinquance et islamisme. La présence en France de quartiers de non-droit n’est jamais abordée par Macron. Les événements violents récents intervenus à Bagnolet, Saint-Denis ou Toulouse laissent augurer du risque d’un embrasement plus général dans les semaines qui viennent. Le projet de «police de sécurité du quotidien (PSQ)» de Macron est resté un leurre.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la sécurité quotidienne n’est pas une priorité pour Macron. Les mesures nécessaires ne sont pas prises. Les forces de l’ordre manquent toujours d’effectifs et de moyens.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande la définition d’une nouvelle politique en matière de sécurité avec une réelle volonté d’améliorer rapidement la situation des Français face aux menaces individuelles et collectives, en se donnant les moyens nécessaires pour arriver à des résultats. Il ne s’agit pas de changer la loi, mais tout simplement de l’appliquer à bon escient. Il faut faire savoir que la loi s’applique à tous ceux qui la bafouent.


  

2017-2018, MACRON A ÉCHOUÉ FACE AU CHÔMAGE DE MASSE

Télécharger la communication du MIL du 15 mai 2018

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Repère : Les derniers chiffres publiés indiquent que Pôle Emploi comptait 6.600.000 d’inscrits à la fin mars 2018, dont 3.700.000 chômeurs immédiatement disponibles. (Dares Indicateurs – 24 avril 2018)


La croissance de la population active (phénomène démographique et lié au recul de l’âge du départ en retraite) a été à peine compensée par la création de nouveaux emplois. Conséquence : le nombre des chômeurs stagne à un niveau beaucoup trop élevé.


Aujourd’hui, un Français sur 10 se retrouve inscrit à Pôle emploi. Ce chiffre ne prend pas en compte tous ceux qui, tout en recherchant un emploi, ne s’y inscrivent pas, comme les jeunes en fin d’études qui n’y trouvent pas de services. 2.700.000 de chômeurs bénéficient de l'assurance chômage (ARE, ARE Formation ou CSP) et des centaines de milliers d’autres de l’allocation de solidarité spécifique (ASS). Le projet de loi, «avenir professionnel» en cours d’examen, devrait permettre à l’État de remettre en cause le niveau d’indemnisation chômage à partir de 2019, sans accord des partenaires sociaux. Le chômage pose des problèmes à deux niveaux : des difficultés personnelles pour beaucoup de gens et de nombreuses familles avec, à la clé, la baisse du pouvoir d’achat et ses conséquences, voire le basculement dans une réelle pauvreté ; un problème collectif d'équilibre budgétaire, il n’y a pas assez de recettes d’imposition faute de revenus de millions de Français et il y a un système d’indemnisation en déficit de plus de 3 milliards par an.


Le Mouvement initiative et Liberté (MIL) dénonce les discours de Macron, et du gouvernement, sur les questions du chômage et de l’emploi. Ils comportent une violente attaque contre les chômeurs, la suspicion à la fraude est érigée en réponse au chômage. Les fraudeurs existent et doivent être punis, mais ils se situent sur une petite marge. Depuis un an, on assiste de la part du ministère du Travail à des manœuvres destinées à manipuler les chiffres, dont notamment la non-publication mensuelle du nombre des inscrits à Pôle Emploi. De même le taux de chômage de l’Insee, issu d’une enquête très partielle, est préféré à la donnée précise et effective du nombre d’inscrits à Pôle Emploi.


Le Mouvement initiative et Liberté (MIL) ne constate pas d'amélioration de la situation du chômage avec la politique menée depuis un an par Macron : les différentes mesures prises dont la loi «travail» n’ont pas apporté d’amélioration de la situation. Les créations de nouveaux emplois sont liées essentiellement à un contexte international favorable. Nos voisins ont de bien meilleures situations économiques et le niveau de l’emploi y est bien inférieur. Le taux de croissance a augmenté sur l’année, mais insuffisamment pour changer les choses.


Le Mouvement initiative et Liberté (MIL) considère que le chômage de masse demeure à un niveau inacceptable pour la France et souhaite une autre politique. Dans cette nouvelle politique, l’impact de chaque mesure sur la situation de l’emploi devra être pris en compte de manière transversale. Tous les leviers à la création de nouveaux emplois par les particuliers, les indépendants, les TPE, les PME, comme les grandes entreprises, devront être activés. La priorité de cette politique devra être le plein emploi.


Communication du MIL du 19 septembre 2017 : «Encore une loi travail qui ne créera pas d’emploi»

Communication du MIL du 8 mars 2016 : «Benoit, Emmanuel, Jean-Luc, la gauche, c’est le chômage pour tous»


  

2017-2018, MACRON A RÉUSSI À AUGMENTER LES IMPÔTS ET LES TAXES. CE N’EST QU’UN DÉBUT !

Télécharger la communication du MIL du 14 mai 2018

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Repère : Macron a affirmé qu'il n'y aurait «pas de création d'un nouvel impôt local ni d'un impôt national» et qu’il n'y aurait pas d'augmentation de la pression d'ici la fin de son quinquennat. (Entretien du 15 avril 2018 BFMTV / Mediapart).


Depuis plusieurs semaines, les membres du gouvernement évoquent tour à tour diverses pistes d’augmentation des impôts et taxes. S’agit-il de ballons d’essai ou de pistes sérieuses ? L’avenir le dira. Concrètement, il est question :


-de reformater la taxe foncière, c’est-à-dire de l’augmenter pour faire payer les propriétaires d’immobilier en fonction de leurs revenus,


-d’imposer une seconde journée de solidarité ; c’est-à-dire d’imposer un jour travaillé, de plus par an, à tous les salariés,


-de poursuivre l’augmentation des taxes existantes ou de modifier le mode de calcul de celles-ci,


-de multiplier les amendes supportées par les automobilistes (baisse de la vitesse et mode de contrôle privé),


-de prévoir un «effort supplémentaire» pour régler la dette SNCF par le budget de l’État.


Ces réflexions reposent sur des constats portant sur l’insuffisance des recettes et le poids réel des charges.


-Des mesures fiscales ont été prises comme la réduction des charges salariales (non compensée par l’augmentation de la CSG de 1,7%), la diminution programmée de la taxe d’habitation suivie de l’annonce de sa disparition. Elles conduisent à une baisse relative des revenus de l’État en 2018.


-La prise en charge de dettes, hors du budget de l’État, se profile : dette de la SNCF (55 milliards d’euros) et, demain, dettes des régimes sociaux, en particulier de l’assurance chômage (35 milliards d’euros).


-La croissance faiblit depuis la fin 2017 et le premier trimestre 2018. La baisse du pouvoir d’achat liée à l’augmentation ou la création de taxes diverses est la cause de cette situation. Le taux de croissance au second trimestre devrait naturellement être impacté par les grèves multiples en particulier dans les transports.


-Plusieurs projets politiques de Macron, nécessitant de nouveaux budgets, sont déjà sur les rails, comme le «plan banlieue», une formule de «service militaire universel».


La situation présente ne laissera pas beaucoup de choix. Macron restera attaché à limiter le déficit public à moins de 3% par rapport aux critères de convergences de l’Union européenne. La vente de participation publique de l’État dans le capital d’entreprises ne suffira pas. Macron devra augmenter les impôts et/ou les taxes, contrairement à ses récentes déclarations. Tous les moyens de communication seront alors mobilisés pour venir camoufler l’opération.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce la légèreté de la démarche fiscale de Macron qui a mis en œuvre des mesures qui ne tiennent pas la route. La croissance des activités sur laquelle reposent ses calculs budgétaires n’est pas suffisamment au rendez-vous pour équilibrer ses équations. Au bout d’un an, les Français constatent les premières conséquences, elles seront pleinement ressenties à la fin 2018. Et dès janvier 2019, le prélèvement de l’impôt à la source de l’impôt sur le revenu viendra couronner le tableau.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la pression fiscale, qui s’exerce sur l’ensemble des Français, est beaucoup trop élevée. Le pouvoir d’achat de tous les Français, dont les retraités, régresse.


Or, il faudra qu’un jour le taux des prélèvements obligatoires en France puisse fortement diminuer. Cela passe par la baisse de certaines dépenses publiques. Ces économies courageuses imposeraient aux Français d’accepter que l’État abandonne certaines de ses interventions et réorganise une part des services publics. Cette politique est, au final, la clé d’un retour au plein emploi en France.


Lire la récente Communication du MIL du 10 février 2018 : «En marche» vers la hausse des taxes et des impôts ».

  

ÉTATS GÉNÉRAUX DES MIGRATIONS : ILS VEULENT DÉTRUIRE LA FRANCE

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Repère : les «États généraux des migrations (EGM)» organisés à Montreuil (Seine-Saint-Denis) (26 et 27 mai) ont abouti à une déclaration radicale pour une «politique migratoire alternative» (Manifeste des Assemblées locales réunies pour la 1re session plénière des États généraux des Migrations).


Cette manifestation a été organisée par un collectif réunissant des associations nationales et locales de soutien aux immigrés pour s’opposer au projet de loi sur l’asile et l’immigration : «Nous vous appelons à ne pas voter cette loi. Il faut cesser cette guerre aux migrants. C’est avec eux que nous ferons la société de demain».


Elle a débouché sur un programme pro-immigration, défendu par une mouvance associative proche de la gauche de la gauche, et de compagnons de route, égarés à leur côté sur des motifs pseudo-humanitaires.


Selon eux, l’«accueil digne» des nouveaux arrivants devrait comprendre : un «accueil inconditionnel», «l’obligation de mise à l’abri immédiate», une «prise en charge des moyens de subsistance» et une information des migrants sur leurs droits. Il demande la suppression du règlement de Dublin c’est-à-dire le renvoi des migrants vers le pays d’entrée dans l’Union européenne. Il exige «l’abandon de la notion de pays d’origine sûrs» (c’est-à-dire ne rentrant pas dans le cadre des critères d’asile) ; la «suppression des procédures accélérées» ; «une égalité des droits entre Français et étrangers présents sur le territoire» ; une «présomption de minorité» pour les jeunes migrants ; l’arrêt de «toutes les formes d’enfermement et d’assignation à résidence pour une entrée ou un séjour irrégulier» ; la «suppression des conditions limitant le droit au regroupement familial»; «l’arrêt des politiques d’externalisation, de l’approche dite des hotspots» qui consiste à opérer un tri dans les pays de transit vers l’Union européenne, comme en Libye ou en Turquie. Enfin, ce collectif demande «la fin des expulsions» ou des interdictions de retour sur le territoire français.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que ce programme pro-immigration a le mérite de la clarté dans la mesure où il formule, de manière détaillée, tout ce qu’il faut combattre. Il est soutenu par un réseau associatif qui dispose d’une véritable capacité d’intervention sociale et politique.


On note la présence d’associations spécialisées dans le soutien aux migrants dont certaine habilitées par l’Etat (mais pas toutes) : Aides Migrants Solidarité, FASTI (Fédération des associations de solidarité avec tous-te-s les immigré-e-s), Coordination Nationale des Sans Papiers (CNSP), Gisti (Groupe d’information et de soutien aux immigrés), CCFD-Terre Solidaire, Cimade, Terre des hommes, Réseau de soutien aux migrants, RESF (Réseau Education Sans Frontières).


Mais aussi d’associations caritatives comme ATD Quart Monde, Emmaüs France, Fondation Abbé Pierre.


Puis d’associations plus politiques comme la Confédération syndicale des familles, Fédération nationale de la maison des Potes, SOS Racisme, Ligue des droits de l’Homme (LDH), MRAP, MRJC ou Attac.


Enfin des organisations syndicales comme le Syndicat de la Magistrature, le Syndicat des avocats de France, la FSU (Fédération Syndicale Unitaire) ou l’Union syndicale Solidaires (SUD).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce cet ensemble d’acteurs «associatifs» qui mènent et encouragent nombre d’actions illégales. Ils vivent de leur activité au travers de financements publics et de dons privés déductibles des impôts. Ils demandent d’ouvrir la France, sans aucun contrôle, à tous les étrangers qui se présentent en assurant tous les frais de leur installation dans notre pays.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que Macron, au travers du projet de loi «asile et immigration», vise juste à faire adopter quelques ajustements à la politique définie par Hollande qui est une acceptation du flux migratoire qui débouche sur l’installation en France de populations étrangères. Le nombre de ces arrivées a atteint un sommet en 2017.


En un an, Macron n’a pas appliqué la Loi en assurant les expulsions des étrangers déboutés du droit d’asile.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que, pour répondre à la crise des politiques migratoires, il est nécessaire de mener une autre politique au niveau français comme sur le plan de l’Union européenne qui soit à la fois contre la politique actuelle faite de demi-mesures et contre les revendications du «lobby immigrationniste».

La Droite républicaine doit défendre les propositions qu’elle a faites avec une grande détermination.



  

MANIF CONTRE MACRON, LA CGT RENOUE AVEC LES POLITIQUES

Télécharger la communication du MIL du 28 mai 2018

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Repère : une manifestation contre la politique de Macron, organisée par des forces de la gauche de la gauche, a rassemblé un peu plus de 30.000 personnes à Paris le 26 mai. Plus d’une centaine de rassemblements du même type ont été organisés en France pour cette journée d'action.


Cette journée autoproclamée «La marée populaire» constitue une rupture dans la mesure où il a été réalisé l’unité ponctuelle de l’ensemble des forces de la gauche de la gauche, politique, syndicales et associatives contre Macron qu’ils dénoncent comme le représentant de la social-démocratie. La nouveauté est de voir la CGT défiler à côté de responsables politiques, dans la mesure où cette pratique a été abandonnée depuis plus de 20 ans au nom de l’indépendance syndicale. En 1996, la CGT s’était, officiellement du moins, décrochée du Parti communiste (PCF), après la chute de l'URSS. Le nombre des manifestants a été assez restreint si on le compare à ceux d’autres mobilisations récentes. Militants et délégués syndicaux ont défilé sans entraîner une participation plus large, on y était «entre soi». Les slogans de la «marée rouge» étaient communistes.


Parmi les organisations qui ont appelé à manifester, plusieurs catégories coexistent.


On compte d’abord un bloc de partis politiques dont le PCF, La France Insoumise (LFI), Génération.s ou Europe Écologie les Verts (EELV) et des micros partis comme le Parti de gauche, Ensemble ou Nouvelle donne. On compte aussi la participation des partis d’extrême gauche comme le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), Lutte ouvrière ou alternative libertaire.


Un second ensemble comprend des organisations syndicales : la CGT, la FSU et Union Solidaires. Ces organisations sont majoritaires dans la fonction publique. Sont venus s’y ajouter les «Amis de la Confédération paysanne».


Une troisième famille réunit les associations, historiquement très proches du Parti communiste, comme le «Mouvement de la Paix».


Un quatrième groupe est composé de l’UNEF et d’organisations de lycéens : UNL et SGL. Enfin, des associations, animées par des militants de gauche, se sont mobilisées dans les domaines des chômeurs (AC!, APEIS, Mouvement national des Chômeurs et précaires), des locataires (Confédération nationale du Logement, Droit au Logement), de l’antimondialisme (ATTAC), de l’écologie ou du féminisme (Osez le Féminisme).

 

Les organisations syndicales comme la CFDT, Force ouvrière ou l’UNSA ne se sont pas jointes à la manœuvre. Le Parti socialiste (PS) a également refusé d'y participer. Cette action n’a pas entraîné la nébuleuse des organisations proches du PS, à l’exception notable de la FCPE (première organisation de parents d’élèves) ayant appelé à manifester.


Cette répartition des rôles confirme un éclatement de la gauche en trois pôles principaux :


1. une extrême gauche qui tente d’agir unitairement,


2. le Parti socialiste qui demeure une réalité en dépit de ses difficultés internes,


3. un pôle de gauche social-démocrate incarné par La France En Marche (LREM).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la «convergence des luttes», c’est-à-dire le mélange de sujets sans liens ne fonctionne pas (rail, migrants, sélection, Notre-Dame-des-Landes, etc.). Elle ne mobilise que quelques dizaines de milliers de militants politiques, syndicaux ou associatifs de la gauche de la gauche.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que, faute de relais populaire, ces manifestations unitaires des forces de la gauche de la gauche n’ouvrent pas la voie à un «front populaire». Le seul objectif des participants apparaît alors de recruter pour poursuivre leur action.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) observe cet affrontement interne à la gauche et prévoit que Macron va répondre à cette contestation de gauche par l’affichage de mesures clairement marquées à gauche, dans les mois qui viennent, par exemple dans le champ sociétal (loi de bioéthique).


  

POUR UNE EUROPE UNIE DES ÉTATS

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Repère : Les élections législatives italiennes viennent de porter au pouvoir de nouveaux partis qui viennent de former un gouvernement. Leur programme comprend la critique de certaines contraintes de l'UE et la limitation de l'immigration, avec l'expulsion de 500.000 clandestins.


Les choix politiques de nombreux pays de l'Union européenne évoluent ces dernières années. On assiste à des changements profonds. La composition du parlement européen au terme des élections de 2019 a toutes les chances d'être modifiée. Les deux partis européens historiques, socialistes et démocrates-chrétiens, ne devraient plus disposer ensemble d'une majorité au sein du parlement. Les forces politiques, critiques à l’égard de la politique menée par la Commission européenne, pourraient se trouver en position de force. Les chefs d'État des pays membres ont aussi changé dans une bonne part des pays.


Les priorités de l'UE pourraient être amenées à évoluer et la commission européenne à changer de ligne politique.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL), qui a été très engagé contre Maastricht en son temps, défend une analyse gaulliste de l’Europe des nations et prône le maintien de la France au sein de l'Union européenne en tant qu'ensemble d'équilibre européen de collaboration et de paix, mais appelle de ses voeux un changement de la politique de l'Union et une redéfinition limitée de ses compétences.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite que tous les efforts soient engagés pour faire évoluer en profondeur les traités de l'Union. Il faut que les députés français au parlement européen participent pleinement à cette transformation.


Pour les Républicains, Laurent Wauquiez a déjà évoqué les grandes orientations du changement attendu (lire la communication du MIL du 26 mars 2018 : Contre l’Europe fédérale de Macron). Le changement de ligne politique de l’UE sera le principal enjeu de l’élection européenne de 2019 dans un an.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que Macron se positionne ouvertement sur une ligne politique fédéraliste visant une poursuite du transfert des compétences vers l'UE (en particulier en matière économique). Ce n'est pas la bonne voie. D'une part, cette position ne correspond pas aux voeux des Français (voir la victoire du «Non» au référendum de 2005), d’autre part, ne reçoit pas un accueil favorable de la part majorité des pays, même en Allemagne.

Macron se trouve aujourd'hui isolé sur ses positions au sein de l'Union européenne. Pour les Français, ses discours de défense d’une prétendue «souveraineté européenne», qui n'existe pas, plutôt que la défense de la souveraineté française, qui est le fondement de la Nation, sont inacceptables.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que l'Union européenne n'est pas un pays et n'a pas vocation à le devenir. Les partisans d'une «Europe fédérale» ont échoué. Cette phase politique s'achève. Une autre commence, marquée à la fois d’abord par le respect de chaque nation membre et, d’autre part, par la détermination à mener des échanges et des projets en commun.


Le budget de l'Union européenne devra baisser pour permettre de réorienter des moyens budgétaires sur des projets réunissant des ensembles de pays en fonction des projets. Les contraintes imposées par les directives européennes devront être revues. Le poids excessif des micro-États et des pays à très faible fiscalité, devra être réduit. Le périmètre de la Commission européenne, et l’importance de ses services et effectifs, devront être réduits de manière rapide. Les traités existants comme celui de Schengen seront amenés à évoluer. Les frontières entre États ont vocation à être rétablies en fonction des circonstances et des risques car il faut maîtriser les flux migratoires.

  

MACRON N’EST NI GAULLISTE, NI GAULLIEN

Télécharger la communication du MIL du 13 juin 2018

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Repère : L’esprit gaulliste, qui a marqué l’histoire de France, s’applique toujours parfaitement aux enjeux actuels. La pertinence de ses principes fondamentaux reste toujours aussi forte.


La politique menée par Macron ne s’est inscrite à aucun moment dans le cadre de la pensée gaulliste. Sa démarche de gauche sociale-démocrate libertaire n’a rien de commun avec le gaullisme. Son discours est marqué par une confusion et des ambiguïtés permettant de prétendre à tout et son contraire. Il se prétend rassembleur, mais la pratique prouve qu’il ne l’est pas. Les sondages successifs en attestent. S’il dispose d’une majorité parlementaire à l’Assemblée nationale, sa politique subit un rejet de 2/3 des Français, après une élection par défaut et une année de déceptions successives.


Au sein de l’Union européenne, les discours de Macron ont été pompeux, et on ne peut que constater son absence d’efficacité dans la défense des intérêts de la France dans les négociations européennes (acceptation du traité CETA, pas d’interdiction du glyphosate, maintien d’avantages accordés aux travailleurs détachés, etc.). Il défend une ligne politique en faveur d’une Europe fédérale avec l’abandon de nouveaux pans de notre souveraineté dans le domaine économique. Macron a défendu des positions en faveur d’un multiculturalisme ouvert. Il a même eu l’occasion d’affirmer l’absence d’une culture française. À de multiples reprises, il a fait l’éloge de la «souveraineté européenne», alors que l’UE n’est en aucun cas un pays. Il ne défend pas clairement la souveraineté de la nation française.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que Macron mène, depuis un an, une politique qui se trouve à l’opposé de l’esprit du gaullisme.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que la première caractéristique de l’esprit gaulliste réside dans une approche politique globale sur les questions majeures. L’approche de Macron est parcellaire, car, avant tout, budgétaire. S’il évoque une approche universelle, il ne la met pas en œuvre dans sa politique. Il se situe dans la vision d’une France composée de communautés destinées à vivre ensemble. Son absence de discours sur la religion musulmane en France illustre cette incapacité à assurer une approche commune à tous les Français. Depuis son début de mandat, Macron abuse des discours en langue anglaise, des appels à la colonisation économique de la France par des sociétés étrangères, en particulier des sociétés américaines de nouvelles technologies. Son gouvernement valide des achats d’entreprises françaises sensibles par des entreprises étrangères. Macron vise une participation sans contrôle de notre pays à une mondialisation, dont les rapports de force apparaissent pourtant fortement défavorables depuis des années. La balance très négative de notre commerce extérieur en témoigne.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que les réformes institutionnelles annoncées (projet de loi fondamentale et révision constitutionnelle) vont contre l’esprit des institutions de la Ve République. C’est le cas du projet de la mise en place d’un scrutin à la proportionnelle pour la désignation des parlementaires. Son refus de recourir au référendum atteste d’une position opposée au gaullisme.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce les projets de réformes sociétales comme l’ouverture de la PMA aux couples de femmes ou la légalisation de la consommation du cannabis. Qui peut imaginer que cette politique d’inscrive dans l’esprit du gaullisme ?


Enfin, Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que les projets actuels de remise en cause des aides sociales, après la casse de l’assurance chômage, l’augmentation de la CSG pour les retraités vont contre l’esprit du gaullisme qui affirme la nécessité de la solidarité nationale conduite par l’État à destination des personnes les plus faibles, les plus en difficulté et les plus pauvres dans la société. La prochaine loi relative au Plan d’action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises (PACTE) n’apportera, au final, rien de plus aux salariés dans le domaine de l’intéressement et de la participation.


En conclusion, Macron aura endossé le costume de président de la République, comme l’ont fait ses prédécesseurs socialistes. Il utilise les institutions pleinement. Il lui arrive aussi de séduire certaines personnes grâce à ses qualités personnelles et grâce à l’image de sa fonction, aux avantages qu’il peut octroyer. Mais à aucun moment il n’est possible de le qualifier comme gaulliste ou gaullien ou ayant l’esprit gaulliste car son action (notamment l’Europe fédérale, la proportionnelle, l’atteinte aux droits de propriétés, l’acceptation des clandestins en nombre) est clairement dans un axe à l’opposé des valeurs du gaullisme. Ceux qui défendent le contraire doivent être placés dans le camp des idiots utiles (au sens de Lénine), voire à des promoteurs, conscients ou non, de la pratique du «pont de la rivière Kwaï».

  

LE 18 JUIN, JOURNÉE NATIONALE COMMÉMORATIVE DE L’APPEL DU GÉNÉRAL CHARLES DE GAULLE

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Comme chaque année, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) commémorera l’appel lancé le 18 juin 1940 par le général de Gaulle. Cette année, nous célébreront les 78 ans de l’Appel.


Cette année sera aussi marquée par le 46ème anniversaire de l’érection de la Croix de Lorraine au Mémorial Charles de Gaulle à Colombey-les-Deux-Eglises. La Croix de Lorraine fut inaugurée par Georges POMPIDOU.


À cette occasion le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle les différents thèmes de campagne qu’il diffuse à cette occasion.


Par ailleurs, ses délégations départementales s’associeront, dans de très nombreux lieux, aux cérémonies officielles (par décret du 10 mars 2006) de commémoration de l’Appel du 18 juin 1940. Il est à noter le grand rassemblement qui se tient, chaque année, à Saucats en Gironde. Il aura lieu le dimanche 24 juin cette année.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se félicite que de nombreuses fédérations des Républicains (LR) aient pris l’initiative de réunir leurs militants en cette date anniversaire pour une commémoration de l’Appel du Général de Gaulle. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) apporte son entier soutien à toutes ces initiatives.