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Nous publions des maquettes de slogan afin de donner la possibilité à toute personne le souhaitant, et après téléchargement sur internet, de les photocopier pour les diffuser afin de sensibiliser l'opinion sur un thème précis. Sur chacune des maquettes il est inscrit : « Si vous imprimez cette maquette, vous devez l’utiliser conformément à la Loi du 29 décembre 1979 en utilisant les panneaux d’expression libre à l’exclusion de tout autre support. »


Du fait de plaintes nombreuses - et parfois justifiées - de municipalités et de personnes privées, nous voudrions vous rappeler quelques règles strictes concernant les affichettes, dont l’apposition relève de la législation réglementant l'affichage non commercial.


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- sur les panneaux « défense d’afficher »,

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- sur les panneaux électoraux (avant, pendant et après l’élection),

- sur les véhicules ne vous appartenant pas,

- sur les plaques de professions libérales (portes), ...


INTERDICTION ABSOLUE DE RECOUVRIR LES TEXTES OU DESSINS DES PANNEAUX (COMMERCIAUX, ROUTIERS, ...) AVEC DES AFFICHETTES (Cf. Loi du 29 décembre 1979)


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En effet, le message passera mieux de cette façon plutôt qu'avec un support totalement recouvert, cela fera plus propre et les services de nettoyage n'interviendront pas immédiatement.


NE COLLER QUE SUR LES EMPLACEMENTS LIBRES ET AUTORISES (PANNEAUX D’EXPRESSION LIBRE) PRÉVUS A CET EFFET PAR LES MAIRIES


VOTRE ACTION AURA DONC PLUS D'IMPACT POSITIF SUR PLUS DE PERSONNES ET SUR UNE PERIODE PLUS LONGUE SI VOUS RESPECTEZ CES CONSIGNES

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RAOUL BETEILLE,

PRESIDENT DU COMITE D’HONNEUR DU MIL  ET ANCIEN PRESIDENT DU MIL EST DECEDE

Télécharger la communication du MIL du 18 Avril 2015

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Lire sa biographie

Christian Labrousse, ancien recteur, président du Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) et le bureau national du M.I.L font part de leur émotion et de leur tristesse à l’annonce du décès de Raoul Béteille, ancien président du M.I.L et actuel président du Comité d’honneur du M.I.L.


Né le 1er janvier 1924 à Nîmes, Raoul Béteille a choisi d'exercer, après des études de lettres et de droit, la profession de son père : magistrat. Il a occupé les plus hautes fonctions de la magistrature française. Il a commencé comme juge suppléant à Nîmes, Il devint ensuite juge à Aubusson (1951), substitut à Avignon (1951), substitut au service de la documentation et d'études de la Cour de cassation (1957), substitut du procureur de la République de la Seine (1962), conseiller technique du garde des Sceaux (1962). Sa compétence et son aptitude à dominer les problèmes généraux relatifs à la justice ont fait de lui le collaborateur très proche de plusieurs ministres, notamment Jean Foyer et Pierre Messmer. Il fut secrétaire général du Premier président de la Cour de cassation (1963), conseiller (1967) puis président de chambre à la cour d'appel de Paris, procureur général près la Cour de sûreté de l'État (1977), directeur des affaires criminelles et des grâces au ministère de la Justice (1979-1981). Aux côtés du garde des Sceaux Alain Peyrefitte, il a été l’un des principaux artisans de la loi Sécurité et liberté. Il a été immédiatement révoqué après l’élection de François Mitterrand et la loi elle-même a été aussitôt abrogée. Cette abrogation a été le symbole et l’instrument de la politique de relâchement pratiquée par la gauche en matière de justice et de sécurité, avec les résultats catastrophiques que nous pouvons encore constater aujourd’hui. Il fut un opposant important à l'abolition de la peine de mort. Il fut conseiller à la Cour de cassation (1979-1990), et vice-président du Conseil de la concurrence (de 1987 à 1993). Admis en retraite de la Cour de cassation le 30 juin 1990, il devient Conseiller honoraire à la Cour de cassation.


Raoul Béteille a conquis de haute lutte un siège de député (RPR) de la Seine-Saint-Denis, siège qu’il occupa du 28 mars 1993 au 21 avril 1997. Il a battu le socialiste Gilbert Bonnemaison, député depuis 1981, qui était connu pour être l’organisateur du congrès d’Epinay (création de l’union de la gauche qui contribua à la victoire de la gauche en 1981) et par son rapport sur les questions de sécurité («Face à la délinquance : prévention, répression, solidarité» (décembre 1982) préconisant des politiques de prévention de la délinquance, en particulier dans les quartiers et la réduction des sanctions. Parlementaire exemplaire, il a acquis la considération de tous ses collègues, y compris de ses adversaires politiques. Il fut aussi conseiller municipal (RPR) d’Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) de 1995 à 1997


Il a rejoint le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) en 1985 en intégrant son comité d’honneur présidé par le Général Alain de Boissieu. Raoul Béteille a été président du Mouvement Initiative et Liberté (MIL) du 14 septembre 1994 jusqu’au 9 janvier 2008. Ce fut un président à la fois prestigieux et actif, participant avec ardeur à tous les combats en faveur de la civilisation française, dont il était un représentant éminent et un amoureux fervent. Il jouissait d’une immense popularité auprès des militants et lui-même aimait à dire qu’il se considérait comme le premier d’entre eux.


Le 12 janvier 1999, il devint le président de l’Association des amis de Jacques Foccart (AJF). Lorsque, en 2008, il fut amené à se retirer loin du centre des décisions parisien pour rejoindre sa terre ancestrale de l’Ariège, il accepta de devenir président du comité d’Honneur du Mouvement Initiative et Liberté (MIL), fonction qu’il exerça jusqu’à son dernier jour.


Avec Raoul Béteille disparaît un grand Français, un magistrat de passion et plus particulièrement un gaulliste historique de haute tradition et de conviction. Ceux qui l’ont connu pleurent non seulement l’homme public, mais, plus encore peut-être, l’ami délicat et dévoué dont la profonde bonté avait touché tous les cœurs. Raoul Béteille a consacré sa vie à la justice, aux combats des valeurs gaullistes et au service de la France.


Le MIL présente à son épouse, à ses enfants et à toute sa famille ses très sincères et très profondes condoléances.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) met à la disposition de toutes les personnes qui souhaitent lui rendre hommage, une adresse de courriel spécifique :


hommage-beteille@lemil.org



  

Hommage à Raoul BÉTEILLE

Télécharger ce texte (journal n°314)

Lire ce texte

Télécharger le journal n°312 sur Raoul Béteille (communication du MIL)

Télécharger le journal n°313 sur Raoul Béteille (ses écrits)

Télécharger le journal n°315 sur Raoul Béteille (ses écrits - suite)

Télécharger le journal n°316 sur Raoul Béteille (les hommages reçus)

Mon cher Raoul,

Ta vie publique a tout ce qu'il faut pour faire de toi une figure exemplaire. Et pourtant, je n'ai pas envie de présenter de toi une statue impeccablement sculptée, ne serait-ce que parce qu'une statue, même admirable, a toujours quelque chose de figé, de froid, ce qui est le con­traire même de ta véritable personnalité. C'est cette per­sonnalité que je veux, incomplètement et modestement, essayer de faire revivre dans sa vérité profonde en évo­quant non seulement ce que tu as fait, mais surtout ce que tu as pensé, ce que tu as éprouvé, ce que tu as été. C'est pour retrouver cette chaleur qui était en toi que j'ai été tout naturellement porté, pour parler de toi, à m'adresser à toi.

Il faut, certes, ne pas s'en tenir à l'exemplarité de ta carrière, mais il ne faut pas pour autant la passer sous si­lence. Notre époque a, plus qu'aucune autre, besoin de modèles, et de modèles imitables. Les héros et les saints ont quelque chose d'exaltant et d'entraînant, mais ils peuvent aussi apparaître comme des figures admirables, si exceptionnelles qu'on ne croit pas avoir la force de les imiter. A certaines époques, l'éducation communément dispensée fournit à ceux qui la reçoivent une armature mentale et morale qui leur permet de se conduire spon­tanément de façon honorable. Tel n'est plus le cas au­jourd'hui. Nous avons eu le triste privilège de voir une partie de la magistrature française descendre, avec l'érection du «mur des cons», dans les bas-fonds les plus ignobles de la condition humaine tout en continuant à détenir le pouvoir de juger leurs contemporains. Pour ne pas désespérer absolument de la justice de notre pays, nous avons besoin de nous référer à un exemple comme le tien, qui nous montre qu'un magistrat d'une intégrité scrupuleuse et d'une hauteur de vue magistrale peut aussi faire une carrière brillante qui le conduit jusqu'au som­met de la hiérarchie judiciaire.

Tous les sondages montrent que l'image de la classe politique est très dégradée dans l'esprit des Français. Cette sévérité est peut-être excessive, mais c'est un fait qu'on est obligé de prendre en considération. Pendant l'autre phase de ta vie publique, celle où tu as été député à l'Assemblée nationale de 1993 à 1997, tu as été reconnu comme une sorte de modèle dans l'exercice de ta fonction en raison de la qualité exceptionnelle de tes interventions, en raison aussi de ce mélange de fermeté dans la pensée et de courtoisie dans les propos qui te valaient le respect et l'amitié de tes collègues, y compris de tes ad­versaires politiques. Si les élus étaient plus nombreux à suivre ton exemple, les travaux parlementaires seraient de meilleure qualité, les lois seraient plus judicieuses et mieux rédigées et les électeurs se sentiraient plus enga­gés dans la vie politique parce qu'ils auraient une plus haute idée de la démocratie parlementaire.

Cette conscience professionnelle exigeante dont tu faisais preuve dans tes activités officielles, tu l'appliquais tout aussi bien dans l'exercice de la prési­dence de notre mouvement. Tu y avais d'autant plus de mérite que tu ne pouvais rien y gagner pour ton intérêt personnel. Le MIL est, certes, un mouvement hautement honorable, et il suf­fit pour s'en convaincre de consulter, par exemple, la composition de son comité d'honneur, mais il est trop attaché à la recherche de la vérité et trop soucieux de pouvoir l'exprimer li­brement qu'il n'est pas le meilleur tremplin pour la satisfaction d'une ambition personnelle. Cela te convenait bien, d'ailleurs, car tu as toujours fait passer la rectitude de tes convictions avant les louvoiements qui facilitent parfois la bonne progression d'une carrière. La tienne a été brillante, mais elle l'eût été sans doute encore plus si tu avais eu l'échine plus souple et la flatterie plus répandue.

Il n'est donc pas étonnant que tu aies été, si j'ose dire, un président à part entière. Tou­jours prêt à déployer ton drapeau, tu as été à la fois un président de prestige et un président de terrain. Très assidu aux réunions du bureau national, tu nous faisais profiter de la qualité de ta réflexion, de la richesse de ton expérience, de ta connaissance des rouages de l'Etat. Et puis, au cours de ces réunions comme en bien d'autres occasions, tu faisais preuve de cette qualité d'esprit que l'on avait traditionnellement coutume de considérer comme typiquement fran­çaise, mais qui semble en voie de disparition : tu ne pensais pas qu'une discussion sérieuse sur le fond dût être pesante et sinistre dans la forme et tu avais l'art d'apporter cette touche de lé­gèreté, de bonhomie et de chaleur amicale qui rend les décisions plus faciles à prendre.

Président de terrain, tu l'étais particulièrement dans tes relations avec les militants. Sans jamais rien céder à un quelconque débraillé verbal qui eût été une forme de démagogie, tu sa­vais spontanément toucher leurs sentiments, tout simplement parce qu'ils sentaient que tu éprouvais pour eux de la considération, de l'amitié et même une véritable affection. Ce que tu aimais dans les militants du MIL, c'est qu'ils représentent une sorte de concentré de la société française dans ses profondeurs, avec toutes ses variantes et aussi son unité indissoluble. Le ci­ment de cette unité, c'est l'amour de la France et, au-delà, la volonté de se dévouer, et même de se battre, pour elle. Se battre, c'est un terme qui semble peu approprié à ces qualités de cœur, à ce goût pour les douceurs de l'amitié dont j'ai parlé à ton propos. Et pourtant, c'est bien celui qui convient, car tu étais intraitable et farouche lorsqu'il s'agissait de notre pays, de sa civilisa­tion, de son identité, de sa grandeur, de son rayonnement.

Le MIL est un mouvement qui se définit ouvertement comme gaulliste. Voilà encore un trait qui te destinait à en devenir le président. Depuis ton plus jeune âge, le gaullisme faisait partie intimement de ta personnalité politique. C'était certes pour toi une constante que tu n'aurais pas songé à remettre en cause, mais ce n'était pas une doctrine figée à laquelle tu au­rais fait allégeance par habitude. Pour toi comme pour nous, de Gaulle représente un exemple que la classe politique a tenté depuis plusieurs années de faire oublier ou de momifier tout en l'encensant en paroles, mais qui est toujours resté sous-jacent dans le cœur et dans l'esprit de la population française et qui est en train de ressurgir dans toute sa force vitale, renvoyant au rang d'étoiles mortes les idéologies desséchées du vingtième siècle qui tentent désespérément de se survivre dans le vingt-et-unième.

Tu nous as dit souvent combien tu te sentais à l'aise au sein du MIL. De notre côté, nous étions fiers que tu fusses notre président. J'espère que tu as remarqué l'imparfait du subjonctif (celui-ci parmi d'autres) et que tu le portes à mon crédit. En effet, quelle que fût l'étendue de ta bienveillance envers tes amis, il y avait au moins un domaine où ton indulgence rencontrait ses limites, et tu eusses difficilement toléré que je manquasse à la concordance des temps.

En tout cas, toi, tu n'y manquais pas. On aurait tort de ne voir là qu'un scrupule futile. Ce respect des règles de la grammaire et, plus généralement, ce souci permanent de la justesse et de la correction de la langue française n'étaient en rien une marque de pédantisme, mais ré­vélaient une volonté de respecter les fructueuses conventions de la tradition française et de puiser avidement et judicieusement dans le trésor linguistique qui a permis l'épanouissement de l'une des civilisations les plus brillantes qui justifient la présence sur terre de l'espèce hu­maine.

Tu étais par excellence ce qu'on appelle aujourd'hui un homme cultivé, ce qu'on aurait appelé aux siècles classiques un honnête homme. Cette culture dont tu étais pétri, ce n'était pas une décoration supplémentaire ornant ta boutonnière, encore moins une manière de faire étalage de connaissances impressionnantes. C'était une nourriture substantielle composée de la sagesse accumulée au cours des siècles par les plus grands esprits, exprimée sous sa forme la plus parfaite et que tu avais intimement assimilée.

Sur les préoccupations plus proprement spirituelles, tu faisais preuve d'une grande pu­deur qui ne pouvait pas se confondre avec de l'indifférence. Tu n'avais pas la foi du charbon­nier, et tu le regrettais, mais tu proclamais haut et fort que le christianisme était à la racine et au cœur de la civilisation française et, pour cette cause-là, ton engagement était entier et iné­branlable.

Tu étais un homme de cœur, ta pente naturelle te portait vers la compassion, ton amour pour les animaux, et en particulier pour la douceur des chats, n'avait rien d'affecté et pourtant tu avais horreur des dégoulinades sentimentalo-humanitaires dans lesquelles se vautrent avec complaisance nos contemporains. Lucide connaisseur de la nature humaine, tu savais que l'angélisme utopique était une faiblesse qui pouvait engendrer des conséquences catastro­phiques car, comme l'avait dit Pascal, «le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la bête».

Tu assumais pleinement tes choix. Tu revendiquais la part que tu avais prise dans l'élaboration de la loi Sécurité et liberté, présentée par Alain Peyrefitte. Aux bonnes âmes qui s'offusquaient qu'elle eût un caractère répressif, alors qu'il eût été de bon ton de favoriser la prévention, tu répondais que la première mesure de prévention, et la plus efficace, était d'inspirer aux délinquants et criminels potentiels la crainte d'une répression immédiate et ri­goureuse. La sagesse de cette position a été, comme on l'a vu, confirmée a contrario par Mitter­rand et les socialistes, qui se sont empressés d'abroger cette loi, avec des résultats dont nous voyons encore aujourd'hui la terrible nocivité.

Autre question, encore plus sensible, celle de la peine de mort. Alors qu'on fait presque unanimement de Robert Badinter une sorte de saint laïque pour l'avoir abrogée, alors que son maintien est considéré quasi officiellement comme une marque de barbarie, tu t'es officielle­ment prononcé en sa faveur, à peu près seul parmi les gens de ton milieu et de ta notoriété. Tu l'as fait non pour satisfaire quelque tendance personnelle à la cruauté, mais parce que, ayant pris connaissance des études les plus objectives et les plus rigoureuses, tu avais conclu que l'application de la peine de mort permettait de sauver plus de vies innocentes qu'elle n'entraînait de morts de criminels. La rigueur bien appliquée est plus juste et plus «écono­mique» que le laxisme pseudo-humanitaire.

Il est une expression qui semble presque devenue caduque, à notre époque d'individualisme et de communautarisme larvé, mais que tu ne refuserais sans doute pas, c'est celle de grand serviteur de l'Etat. Tous les mots comptent. Tu as toujours exercé tes fonctions en te considérant comme étant au service d'une cause qui te dépassait. Cette cause, c'est évi­demment, au stade ultime, la France, mais il est dans le génie de notre pays de s'être construit et de subsister contre toutes les forces centrifuges grâce à cet instrument complexe et irrem­plaçable dans ses fonctions régaliennes qu'est l'Etat. Quant à la grandeur, elle s'applique non seulement à l'importance des fonctions que tu as exercées, mais à l'esprit dans lequel tu les as conçues.

Ceux qui te connaissent adhèrent à cette formule, mais, pour eux, ce n'est pas l'essentiel. Ce qui s'impose aujourd'hui à eux, avant toutes autres considérations, c'est le chagrin. Ce qui subsistera toujours, c'est le souvenir d'un homme dans ce qu'il a d'unique et singulier, un homme de bien, un homme de cœur et surtout un ami, un ami pour tous, mais un ami parti­culier pour chacun d'entre nous.

Jacques ROU­GEOT est professeur émérite de langue française à l'université de Paris-Sorbonne, président du comité d'honneur de l'UNI et vice-président du MIL.

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CHARLES PASQUA,

UNE VIE AU SERVICE DE LA FRANCE ET DU GAULLISME

Télécharger la communication du MIL du 29 juin 2015

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Christian Labrousse, président du M.I.L et le bureau national font part de leur très vive émotion et de leur tristesse à l’annonce du décès de Charles Pasqua, militant gaulliste depuis son plus jeune âge.


«On ne comprend rien de moi si l’on ne comprend pas que je suis un militant», avait coutume de lancer Charles Pasqua. Pour comprendre ce qu’il voulait alors dire, il faut d’abord revenir aux 15 ans de ce petit-fils de berger corse, de ce fils de policier, et sentir le soleil et les parfums de Grasse, dans les Alpes-Maritimes. Le jeune Charles y est né le 18 avril 1927, dans une famille de patriotes farouches, comme le sont parfois les Corses.


Après l’invasion de la zone libre par les armées nazies en novembre 1942, il s’engage dans la Résistance, sous le pseudonyme de Prairie. En fait, son père, André, est déjà membre d’un réseau et établit de fausses cartes d’identité de son commissariat. De son côté, Charles fait partie d’un groupe de jeunes gens qui rejoindront bientôt la France libre du général de Gaulle. De là datera son attachement à l’homme du 18 Juin, qu’il rejoindra après la guerre, dès sa fondation en 1947, le RPF. Il a repris ses études, passé son bac et une licence de droit.


Ensuite, Charles Pasqua intègre l’entreprise Ricard. Il va être bombardé inspecteur des ventes en Corse, puis grimper tous les échelons jusqu’à la direction générale des ventes en France et à l’exportation, en 1962, naviguant de la Corse à Marseille pour atterrir à Paris. En 1967, il est devenu le numéro deux du groupe Ricard jusqu’en 1969.


En 1947, sous le parrainage de Jacques Foccart, est créé le service d’ordre du RPF par Dominique Ponchardier et son adjoint Pierre Debizet, ainsi que Paul Comiti. Puis il se transformera en association de fait en 1958, le Service d’action civique (SAC). Cette association sera créée officiellement le 15 décembre 1959 puis déclarée à la préfecture de Paris le 4 janvier 1960. Pierre Debizet a été le premier président en 1959-1960 et  démissionnera à cause de la politique algérienne. Ensuite, Paul Comiti en fut le président du 1er avril 1960 à 1969. Charles Pasqua a rejoint l’association fin 1962 et la quittera à l’automne 1969. Il sera nommé Vice-président début 1965 et il intégrera le Bureau national à partir de 1967 jusqu’au retour de Pierre Debizet le 3 octobre 1969. Charles Pasqua sera un des organisateurs, grâce aux militants civiques, de la manifestation raz-de-marée gaulliste du 30 mai 1968 sur les Champs-Elysées.


Ces derniers titres furent : ancien ministre d’Etat, ancien président d’honneur du conseil général des Hauts de Seine, parlementaire honoraire.


Il a assumé de très nombreuses responsabilités, notamment :  Ministre d'État ; Ministre de l'Intérieur de 1986 à 1988 et de 1993 à 1995 ; Député des Hauts-de-Seine de 1968 à 1973 ; Député européen de 1999 à 2004 ; Conseiller régional d'Île-de-France ; Président du conseil général des Hauts-de-Seine (de 1973 à 1976 puis de 1988 à 2004) ; ancien conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine ; ancien Sénateur des Hauts de Seine (du 11 mai 1988 au 29 avril 1993 puis de 1995 a 2011).


Malgré toutes ces fonctions, Charles Pasqua est resté le premier des militants. Il a été de tous les combats pour les valeurs gaullistes et la France. Il était un grand patriote. Il avait ardemment combattu le Traité de Maastricht.


Sur France Info jeudi 5 juin 2015, Charles Pasqua a parlé de son engagement dans la Résistance en déclarant «L'essentiel, c'est la capacité de refuser ce qui apparaît au plus grand nombre inévitable». Certaines de ses formules ont marqué l’opinion : «Les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent», «La politique, ça se fait à coups de pied dans les couilles», «On est plus fidèle à sa nature qu’à ses intérêts» , «il faut terroriser les terroristes».


Gaulliste sincère, militant engagé, Charles Pasqua était membre du comité d’honneur du Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L), nous avons mené de nombreux combats ensemble. Il a de nombreuses fois pris la parole dans les conventions nationales de notre mouvement. Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) perd l’un des siens et la France perd un grand serviteur.

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INSULTES À LA MÉMOIRE DU PRÉFET CLAUDE ÉRIGNAC ASSASSINÉ EN 1998

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Repères : En région Corse, la liste indépendantiste corse « Pe a Corsica » (pour la Corse), dirigée par Gilles SIMEONI et Jean-Guy TALAMONI, a remporté les élections territoriales de décembre 2015. Le président de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy TALAMONI, a fait le choix de ne pas participer, et de le faire savoir, à l'hommage officiel rendu, le 6 février, à Ajaccio pour le 18ème anniversaire de l'assassinat du préfet Claude ERIGNAC.


Le 6 février 1998, à Ajaccio, le préfet de Corse, Claude ÉRIGNAC, a été abattu de trois balles de calibre 9 mm, une dans la nuque à bout portant, deux pour l'achever alors qu'il est à terre, par un commando indépendantiste alors qu'il se rendait en soirée, à pied, seul et sans protection à un concert de musique classique. L'arme du crime, retrouvée sur les lieux, était un Beretta volé cinq mois plus tôt lors de la prise d’otage de deux gendarmes de la caserne de Pietrosella (Corse-du-Sud). Le militant indépendantiste, Yvan Colonna, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en 2011 au terme d'un troisième procès.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) tient à rendre hommage, en ce jour anniversaire, à la mémoire du Préfet Claude ÉRIGNAC.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne vigoureusement le boycott de la cérémonie par le président de l'Assemblée de Corse, l’indépendantiste Jean-Guy TALAMONI. En refusant d’honorer la mémoire d’un Préfet de la République, lâchement assassiné par des terroristes, il porte atteinte à l’honneur de la République. Cette absence éclaire les perspectives d’affrontement en suspens dans l’île et la persistance d’un esprit de guerre civile de la part de mouvements indépendantistes, officiellement passés de l’action terroriste à la joute électorale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que, parmi les revendications avancées par les responsables indépendantistes, portées à la tête de l’assemblée de Corse, figure la demande de libération des terroristes corses condamnés pour des crimes et délits, et actuellement détenus, dont Yvan COLONNA, condamné pour l'assassinat du Préfet Claude ÉRIGNAC. Gilles SIMEONI, nouveau président du Conseil exécutif de Corse, a été l'avocat d'Yvan COLONNA…


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la victoire des indépendantistes a été obtenue à la majorité relative (35% des voix), avec 24 sièges sur 51 à l’assemblée. Elle provient de la fusion, au 2nd tour, de deux listes indépendantistes : «Faisons la Corse», (Gilles SIMEONI) et «Corsica libera» (Jean-Guy TALAMONI).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que la responsabilité du gouvernement socialiste est pleine et entière dans l’installation de cette situation dans l’île de Corse. L’ouverture récente par le Premier ministre de «négociations» avec les dirigeants indépendantistes vient confirmer son refus d’’assurer la défense des intérêts de la République. Les exigences formulées par ces indépendantistes n’ont rien à voir avec des compétences de la collectivité locale. Elles vont conduire au minimum à des tensions et, potentiellement, à des crises graves à répétition.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la définition à venir des statuts de la future collectivité locale unique, issue de la fusion des conseils départementaux de Haute-Corse et de Corse du Sud et de l’Assemblée de Corse, en 2018 devra permettre la légitime représentation de la grande majorité, opposée à la petite minorité indépendantiste, dans l’intérêt général.

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CLANDESTINS MIGRANTS : PLUS DE PLACE EN FRANCE

Télécharger la communication du MIL du 12 juin 2016

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Repère : Le terme de «migrants» utilisé par les médias ou les politiques pour désigner des étrangers entrés illégalement en France est faux. Il existe des règles de droit qui régissent l'entrée et le séjour des étrangers en France, notamment : libre accès venant de certains pays, visas délivrés sous certaines conditions, autorisations accordées à des étudiants étrangers, procédure de demande d'asile. La France est tout le contraire d'un pays fermé. L'entrée clandestine d'étrangers sur le territoire national conduit à nommer ces étrangers des «clandestins», c'est à dire des étrangers en situation irrégulière, et non des «migrants». D’où l’utilisation par le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) depuis plusieurs mois du terme ««clandestins-migrants ». 


La période actuelle est marquée par l’arrivée en masse de dizaines de milliers de clandestins en France. Des problèmes de trafics divers, de traite humaine (prostitution, achat d’enfants, etc.), d’infiltrations terroristes, de santé publique (cas de tuberculose chez des clandestins) existent. Ils sont à traiter quotidiennement par les forces de l’ordre, mais ils ne résument pas à eux seuls la problématique posée par l’installation en France de clandestins.


Un consensus existe dans l’opinion française à ce propos qui est en faveur d’une aide à l’étranger (en particulier des réfugiés de guerre) mais non pour une installation durable en France de populations étrangères que nous ne pouvons plus accueillir. Sauf rare exception, ces personnes ne sont pas francophones, pour la plupart non qualifiées, ignorant la culture et les usages de la société française. Leur avenir doit être dans leur pays d’origine, avec notre éventuelle aide matérielle. Il n’est pas acceptable de voir s’installer de nouveaux quartiers étrangers en France, alors même que l’assimilation en France de millions de personnes, issues de l’immigration, est en partie un échec de part le trop grand nombre de personnes.


Le problème des clandestins reste à la pointe de l'actualité. Plus de 5.000 clandestins sont en permanence à Calais. Des clandestins, poussés à être demandeurs d’asile, sont répartis quotidiennement vers des points d’accueil dans toute la France, mais le flux arrivant sur Calais serait encore de plus de 1.500 clandestins par mois. La poursuite de l'arrivée de clandestins, de la Libye vers l’Italie, se traduit, en dépit des mesures prises et des centres d’accueil ouverts en Italie, par une arrivée massive de réfugiés africains ou asiatiques en France. Les contrôles aux frontières ne font qu’un peu ralentir le flux. Le problème dépasse évidemment la région de Calais, des actions de démantèlement des camps de clandestins ont lieu régulièrement à Paris. Elles concernent des milliers de personnes. Et ces campements ne révèlent que la partie immergée de l’iceberg de l’immigration clandestine en France.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce un nombre de clandestins entrant en France bien supérieur à celui annoncé par le gouvernement socialiste en 2015 (c’est-à-dire 30.000 clandestins supplémentaires appelés à devenir des demandeurs d’asile en 2015 et 2016). L’engagement de François Hollande, plus limité que celui de l’Allemagne, est largement dépassé sur le terrain.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle à la mise en place de contrôles beaucoup plus rigoureux aux frontières nationales, dans l’attente d’un contrôle efficace, éventuel dans le futur, aux frontières des pays de la zone de Schengen.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge indispensable que l’État mobilise concrètement les moyens suffisants, en effectifs et en transports, pour assurer le départ des étrangers en fin d’autorisation légale de séjour (fin de visas, fin d’études réussies ou non, des étudiants étrangers, rejet des demandes d’asile) et pour organiser les expulsions de clandestins, conformément aux lois en vigueur. Il faut réorganiser des charters comme du temps des ministres de l’intérieur Charles Pasqua, Robert Pandraud et Jean-Louis Debré.


  

CASTRO : UN DICTATEUR COMMUNISTE EN MOINS DANS LE MONDE

Télécharger la communication du MIL du 30 novembre 2016

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Repères : Fidel Castro est mort à l’âge de 90 ans. Après 47 années d'un pouvoir sans partage depuis 1959, il a laissé la direction de Cuba à son frère Raul Castro afin de maintenir un régime communiste.


Rappelons que la réalité du régime cubain se caractérise toujours aujourd’hui par un régime de parti unique, le Parti communiste de Cuba (PCC). Les libertés publiques n’existent pas. Il règne une police politique qui quadrille complètement l’île. La répression de toute activité d'opposition est constante avec notamment l’arrestation des opposants et des emprisonnements sans jugement (plus de 10.000 en 2015), la censure, la pratique des tortures, et des exécutions sommaires. Le culte de la personnalité du dictateur Castro avec des portraits des héros de la révolution omniprésents (dont Castro et Che Guevara), des manifestations publiques organisées régulièrement par le régime, la diffusion de littératures et de films «révolutionnaires». Les détracteurs du régime sont toujours «victimes de manœuvres de harcèlement, d’actes de répudiation (manifestations organisées par des partisans du régime avec le concours d’agents des services de sécurité), ainsi que de poursuites pénales motivées par des considérations politiques ». Les autorités continuent de «contrôler l’accès à Internet, bloquant et filtrant certains sites, ce qui restreint l’accès à l’information et les critiques antigouvernementales».


Compte tenu de cette réalité indiscutable, sur laquelle les témoignages abondent, les propos de la part de nombreux journalistes célébrant Fidel Castro apparaissent comme scandaleux : comme les déclarations de certains «intellectuels» comme Jack Lang ou Bernard Kouchner, et celles de nombreux hommes politiques. La ministre socialiste de l’environnement, Ségolène Royal, a salué la mémoire de Fidel Castro comme «un monument de l’histoire», rejetant les accusations de violations des droits de l’homme à son encontre. Elle a dénoncé la «désinformation» et souligné au contraire l’existence sur l’île d’«une liberté religieuse» et d’«une liberté de conscience». «Donc il faut savoir regarder les choses positivement même si ça dérange», a-t-elle ajouté, estimant que «la France n’a pas à donner de leçon» à Cuba.


Le procès du communisme totalitaire n’a pas eu lieu sous la pression de tous ceux qui s’étaient compromis avec lui durant la période de la guerre froide alors qu’il perdure actuellement : Chine, Vietnam, Corée du Nord, Cuba …


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que Fidel Castro est avant tout un dictateur communiste qui a installé un régime totalitaire depuis son arrivée au pouvoir jusqu’à aujourd’hui. Il est mort dans son lit sans avoir été jugé pour ses crimes contre l’humanité.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne l'apologie du dictateur communiste Fidel Castro célébré par des journalistes et dénonce la permanence des positions du Parti Communiste Français, de Jean-Luc Mélenchon et d'autres ‎personnalités de la mouvance communiste en faveur de régimes communistes totalitaires. Le quotidien communiste «l’Humanité» vient de consacrer un numéro de 16 pages entièrement à la gloire du dictateur communiste Fidel Castro. Le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Pierre Laurent, a déclaré que Fidel Castro «restera dans l’Histoire» comme «l’un des dirigeants du mouvement d’émancipation humaine».


Ces dirigeants politiques doivent être dénoncés pour leur grande proximité avec les régimes totalitaires, qu’ils continuent à défendre depuis la mort de Staline et la chute du mur de Berlin…


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) espère que cet évènement va créer les conditions favorables à d’un changement rapide de régime avec la libération des prisonniers politiques, l’instauration de libertés publiques, le jugement des criminels communistes ayant tué et/ou torturé et l’organisation d’élections libres pour que les Cubains fassent librement leurs choix à l’avenir.


  

POUR BATTRE LA GAUCHE EN 2017, IL FAUT AUSSI AVOIR RECOURS AUX MILITANTS ET À L’ACTION MILITANTE

Télécharger la communication du MIL du 6 décembre 2016

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Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) constate le succès de la primaire de la droite et du centre avec le choix de François Fillon ainsi que la mise en ordre de bataille du parti «Les Républicains». Mais la victoire aux échéances électorales de 2017 n’est pas assurée automatiquement. Un affrontement politique difficile contre la gauche et le FN va s’engager pour remporter l’élection présidentielle de 2017. Il ne faut en aucun cas se laisser bercer par les sondages d’opinion actuels mais se préparer à un match serré.


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) estime que la communication virtuelle est évidemment incontournable (Facebook, réseaux sociaux, etc.), mais qu’elle n’est pas suffisante. Elle ne constitue qu’un étage dans la construction d’une communication politique. Il faut aussi notamment être en mesure de mobiliser des militants bénévoles pour assurer une présence physique sur le terrain pour des tractages, des boîtages, l’organisation et la gestion pratique des réunions, des affichages, du porte-à-porte…


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) persiste à penser que la communication politique repose d’abord et avant tout sur les idées et les valeurs défendues, puis, sur leur expression par un(e) orateur(trice) de talent ; d’abord au niveau national, puis au niveau local, pour donner confiance aux citoyens et les convaincre de voter. A ce titre, la primaire de la droite et du centre de novembre 2016 a donné lieu à un véritable débat sur les idées et les méthodes, dont il faut en tirer tous les bénéfices.


Le Mouvement Initiative et Liberte (M.I.L), dont l’insigne représentant une croix de Lorraine, apportera à la future campagne politique présidentielle la participation de ses équipes de bénévoles. Ces bénévoles donnent de leurs temps et de leur personne. Il s’agit d’actes patriotiques et civiques ayant comme seule ambition de servir leur pays en défendant le meilleur choix pour celui-ci. La présence de stands du Mouvement Initiative et Liberte (M.I.L) doit être un plus dans l’expression des valeurs gaullistes. Pour cela les organisateurs des campagnes électorales à venir doivent avoir à cœur d’intégrer les militants du Mouvement Initiative et Liberte (M.I.L) dans le dispositif général pour disposer de leur efficace soutien. Cette position a toujours été défendue notamment en novembre 2013 ou le Mouvement Initiative et Liberte (MIL) avait choisi comme thème de sa XXIIIème Convention nationale «Sans militants de droite, pas de reconquête de la France».


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) sait que, dès début 2017, il conviendra d’assurer la totale activation d’une organisation militante efficace pour les campagnes de la présidentielle et des législatives, notamment pour affirmer une vision d’inspiration gaulliste, pour témoigner d’une totale opposition à la gauche et au bilan de l’équipe Hollande / Valls (fiscalité, emploi, famille, école, immigration, etc.). Il faut une opposition franche pour remporter les échéances à venir. Le programme, développé lors de la primaire par François Fillon, est de nature à assurer cette approche d’affrontement gauche-droite.


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) mènera en priorité une campagne contre les candidats des gauches tout en participant, si les conditions sont réunies, à l’organisation sur le terrain de campagnes d’information ainsi que la gestion de réunions publiques. Les conditions d’une véritable alternance politique, avec François Fillon puis avec les candidats de la droite républicaine et du centre aux législatives, sont en voie d’être construites.

  

L’EQUIPE MACRON VIENT MAJORITAIREMENT DU PS ET DE LA GAUCHE

Télécharger la communication du MIL du 10 février 2017

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Emmanuel Macron, candidat à la présidentielle s’appuie sur l’équipe d’En Marche, principalement constituée d’élus et de collaborateurs socialistes, issus de son cabinet à Bercy ou d’anciens soutiens de Dominique Strauss-Kahn. L’annonce par Macron d’une ligne «ni gauche, ni droite» est un message de propagande électorale pour ne pas avoir à assumer le passif du bilan de François Hollande.


Son directeur de campagne, Jean-Marie Girier, est membre du PS. Il a été le chef de cabinet du maire de Lyon, Gérard Collomb, pour qui il a créé le pôle des réformateurs au sein du PS. Il a participé à la campagne présidentielle de François Hollande en 2012. Il a intégré le Conseil national du Parti socialiste.


Son porte-parole et chargé de la riposte, Benjamin Griveaux, a déjà eu un mandat électif socialiste. Il a été vice-président en charge des finances du Conseil général de Saône-et-Loire et vice-président de l'agglomération de Châlons-sur-Saône. Il a été conseiller auprès de Marisol Touraine, et durant cinq ans conseiller de Dominique Strauss-Kahn.


Son conseiller stratégie, campagne et mouvement, Ismael Emelien, a connu Emmanuel Macron à la Fondation Jean Jaurès. Il a été son conseiller «communication et affaires stratégiques» à Bercy. C’est un ancien membre de l'équipe Strauss-Kahn.


Son chargé de la direction des opérations et secrétaire général d'En Marche, Ludovic Chaker, est chargé de l'organisation des meetings et de la gestion du mouvement. Il s’est déjà présenté lors des législatives de 2012 comme candidat non encarté mais de tendance social-démocrate.


Son conseiller politique, Stéphane Séjourné, collecte, avec le maire socialiste de Lyon, Gérard Collomb, les parrainages pour la présidentielle et prépare les législatives. Il a été conseiller parlementaire au cabinet du ministre de l'Économie et des Finances durant deux ans. Il avait été précédemment conseiller spécial au cabinet de Jean-Paul Huchon en charge des relations institutionnelles pendant plus de deux ans au Conseil régional d’ile de France. Militant de l'UNEF et du PS, il s’est montré très actif lors du mouvement anti-CPE.


Son coordinateur du programme, Jean Pisani-Ferry, est un ancien conseiller économique de Dominique Strauss-Kahn et de Christian Sautter au ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie. Il est en charge du « projet de transformation » du mouvement et de son estimation budgétaire. Il a participé à plusieurs « clubs de réflexion européens », proches de Jacques Delors.


Son chargé de la coordination du programme, Quentin Lafay, contribue également aux discours. Il a été conseiller au cabinet de Marisol Touraine avant de rejoindre celui d'Emmanuel Macron à Bercy.


Sa chargée de la communication et de la presse, Sibeth Ndiaye, a été au bureau national de l’UNEF durant 7 ans et au bureau national de La Mutuelle des Étudiants LMDE durant 5 ans. Entrée au PS en 2002, de tendance Strauss-Kahnienne, elle a été secrétaire nationale en charge de la petite enfance. C’est une ancienne des cabinets d'Arnaud Montebourg et d'Emmanuel Macron à Bercy. Elle a aussi dirigé le service de presse de Claude Bartolone au département de Seine-Saint-Denis.


Le secrétaire général adjoint, Julien Denormandie, est l’ancien directeur adjoint du cabinet d'Emmanuel Macron à Bercy.


Le directeur des affaires générales en charge des ressources humaines, du juridique, du financement et de la logistique depuis novembre 2016, Grégoire Potton, a été le chef de cabinet, conseiller de Thierry Mandon au secrétariat d'État chargé de l'Enseignement supérieur. Précédemment il a été chef de cabinet de Thierry Mandon au Secrétariat d'État chargé de la Réforme de l'État, après avoir été collaborateur parlementaire de députés PS à l’Assemblée nationale.


Plus quelques idiot(e)s utiles (au sens Léniniste du terme) venant de la droite et du centre et, pour une grande partie d’entre eux, cherchant des postes et des carrières. Tout cela montre que Macron, comme Hamon, est un candidat de gauche qu’on peut qualifier de bébé-Hollande.

  

LE SOCIALISTE MACRON VEUT FAIRE TABLE RASE DU PASSÉ

Télécharger la communication du MIL du 16 février 2017

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Repère : Lors de sa visite en Algérie, Emmanuel MACRON a accordé une interview à la chaîne privée algérienne Echourouk News ; elle a été mise en ligne le mardi 14 février. Il y déclare entre autres : « La colonisation fait partie de l'histoire française. C'est un crime, c'est un crime contre l'humanité, c'est une vraie barbarie et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l'égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes. »


La déclaration d’Emmanuel Macron, concernant l’Algérie et la période coloniale, est révélatrice de la personnalité du candidat socialiste à la présidentielle. Ce candidat «pseudo tout neuf» joue, de manière continue, sur le flou et la confusion de ces propos dans la plupart de ses discours. Mais, il ne s’agit pas seulement d’un problème de forme, mais bien d’un problème de fond.


Au travers de ses propos très tranchés sur la colonisation française de l’Algérie, on constate plusieurs points.


Emmanuel Macron ne sait pas ce qu’est un «crime contre l’humanité» (notion remontant à 1945).

Emmanuel Macron est imprégné par une culture socialiste de repentance, vis-à-vis de tout ce que la France a pu conduire dans son passé même lointain. 


Emmanuel Macron préfère aborder le passé que les problèmes actuels de l’Algérie. En effet, les politiques menées en Algérie depuis l’indépendance ont mené à des échecs économiques et sociaux, qui ont été amplement décrits et critiqués, alors que ce pays dispose de nombreux atouts économiques qui n’ont pu être exploités en raison de sa culture socialiste. Cette donne explique l’immigration de millions d'Algériens vers l’Europe et, en particulier, vers la France.


Emmanuel Macron n’apparait pas avoir de compétences suffisantes dans le domaine des relations internationales, des affaires étrangères, de la géopolitique… pour assumer la responsabilité présidentielle à laquelle il aspire.


Emmanuel Macron s’inspire du chant « L’internationale » dont un des paragraphes est : « Du passé faisons table rase. Foule esclave, debout ! debout ! Le monde va changer de base : Nous ne sommes rien, soyons tout ! ». Parallèlement, il se recueille sur la tombe de Roger Hanin afin de tenter de capter un héritage Mitterrand.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne avec force les déclarations d’Emmanuel Macron considérant la colonisation comme un «crime contre l’humanité». Il insulte l’action de la France ainsi que tous les Français ayant vécu dans ces pays.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que la déclaration d’Emmanuel Macron intervient évidemment dans le contexte de la campagne présidentielle en cours. Le sujet interpelle, d’une part, plusieurs millions de Français rapatriés suite à l’indépendance de ces pays ainsi que leurs descendants, les anciens combattants d’AFN, les harkis et leurs familles. Ses propos condamnent le candidat pour incompétence.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate, enfin, qu’Emmanuel Macron n’aborde pas la question centrale de la fin attendue des relations «spéciales» entre la France et l’Algérie et le passage à des relations ordinaires, comme celles liant la France avec le Maroc ou la Tunisie, 65 ans après la décolonisation.


  

LE MIL DANS L'OPPOSITION A MACRON

Télécharger la communication du MIL du 16 mai 2017

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Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se range dans l'opposition à Macron.


Le programme social-démocrate de Macron a pour objet de poursuivre la politique de Hollande. Nous avons largement dénoncé le contenu de ce programme depuis de très nombreux mois.

Emmanuel Macron a bien réaffirmé qu'il n'y aurait aucun changement dans son programme. Les choses sont donc très claires.


Son parti politique, En Marche, s'est engagé dans une récupération des élus et candidats à titre individuel. Il appelle aux défections des élus d’autres partis ce qui est un mode d’action digne de la IVème République. Beaucoup de manœuvres sont engagées et divers réseaux d'influence se trouvent mobilisés pour bricoler pour Macron une majorité absolue en juin.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s'engage pleinement dans une participation à la campagne des législatives en faveur des candidats gaullistes républicains qui se positionnent sans aucune ambiguïté dans l'opposition au programme de Macron.


La nouvelle Assemblée nationale va être constituée d’un groupe social-démocrate macroniste et, probablement, de quatre groupes d'opposition : l’Union de la droite et du centre, la gauche radicale, le parti socialiste et le Front National. ‎


Le groupe pro Macron disposera probablement d'une majorité relative et, en fonction de son nombre d'élus, tentera de gouverner seul (en l'absence d'alliance des oppositions) ou bien se trouvera contraint de convenir d'une alliance avec le groupe du Parti socialiste et un groupe de députés du centre et de droite.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu'une nouvelle période politique s'ouvre au terme des élections de 2017. Elle doit être l'occasion, dans les prochains mois, d'une reconstruction de la droite républicaine, qui a vocation à gouverner le pays et mener une politique d'alternance à la gauche. Un diagnostic préalable complet sur le parti «Les Républicains» apparaît indispensable pour tourner la page de la défaite du premier tour de la présidentielle. Cette rénovation du parti doit porter à la fois sur les objectifs, les idées et les valeurs, les adhésions, les modes d'action et en dernier lieu les personnes. Il semble impératif de revenir aux fondamentaux du fonctionnement d'un parti politique ayant l'ambition de rassembler et de disposer d'un nombre important d'adhérents actifs et d'être le premier parti de France (par le nombre de cotisants et de militants). Les militants de terrain ont trop souvent été oubliés pour les remplacer par des prestataires de services.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite participer activement à la reconstruction de la droite républicaine et gaulliste sur les éléments de programme existant et sur un positionnement de droite sans ambiguïté. C'est ce qu'attendent les électeurs de droite et de centre droit.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) lance une campagne militante sur le thème : «Législatives : il faut des gaullistes républicains».

  

LA MACHINE MACRON EST DE GAUCHE

Télécharger la communication du MIL du 26 juin 2017

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GOUVERNEMENT


La composition du gouvernement du Président Macron laisse apparaitre le poids politique majeur de responsables de gauche dans les ministères clés :


Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, est l’ancien sénateur maire socialiste de Lyon.


La Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Nicole Belloubet, est l’ancienne adjointe au maire PS de Toulouse puis vice-présidente du Conseil régional PS de Midi-Pyrénées.


Le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, est l’ancien président PS de la région Bretagne et l’ancien ministre de l’Intérieur de François Hollande.


La ministre des Armées, Florence Parly, est une ancienne ministre du gouvernement socialiste de Lionel Jospin.


Le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, est un ancien sénateur radical de gauche.


Le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, Stéphane Travers, est un ancien député socialiste.


La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, est une ancienne conseillère de Martine Aubry.


La ministre des Outre-mer, Annick Girardin, est une ex-députée radicale de gauche (PRG).


Le secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, est un ancien député socialiste.


Le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances, Benjamin Griveaux, a été un élu PS du Conseil général de Saône-et-Loire et de l'agglomération de Châlon-sur-Saône. Il a été conseiller auprès de Marisol Touraine, et durant cinq ans conseiller de Dominique Strauss-Kahn.


Cette liste n’est pas exhaustive mais cette distribution gouvernementale apparait bien marquée à gauche et ne traduit pas un renouvellement politique.


CABINET DU PRÉSIDENT


Le cabinet du Président de la République réunit des collaborateurs politiques ayant fait leurs armes dans les cabinets des responsables politiques du Parti socialiste ces dernières années. Citons :


Le secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, a été directeur adjoint de cabinet de Pierre Moscovici au ministère des Finances, avant de diriger le cabinet de M. Macron à Bercy.


Le conseiller politique, Stéphane Séjourné, a été conseiller parlementaire de Macron et précédemment conseiller spécial au cabinet de Jean-Paul Huchon (président PS de région).


Le conseiller spécial, M. Ismaël Emelien, est un ancien membre de l'équipe Strauss-Kahn.


Le Conseiller prospective, Quentin Lafay, a été conseiller au cabinet de Marisol Touraine avant de rejoindre celui de Macron à Bercy.


La conseillère presse et communication, Mme Sibeth Ndiaye, a été conseillère des cabinets d'Arnaud Montebourg, puis d'Emmanuel Macron à Bercy.


Le Conseiller social, M. Pierre-André Imbert, n’est autre que l’ancien directeur de cabinet de Myriam El Khomri, alors Ministre du travail. Il est donné pour avoir été le rédacteur de la loi «travail» sous le précédent quinquennat. 


GROUPE PARLEMENTAIRE À L’ASSEMBLÉE NATIONALE


Le président du groupe parlementaire des députés du parti «La République En Marche», Richard Ferrand, est un ancien député socialiste.


Richard Ferrand a été désigné par Macron à ce poste suite à son départ du gouvernement compte tenu des enquêtes en cours sur les affaires dans lesquelles il semble impliqué. Puis pour confirmer ce choix, il a été élu par les députés La République En Marche, lors d’un vote à main levée, avec un score de plus de 99% ! Cette procédure démontre bien que la notion de renouvellement des méthodes politiques par LREM est une pure illusion.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que les postes clés de la majorité présidentielle sont occupés par d’anciens élus socialistes ou d’anciens membres de cabinets socialistes, tous politiques confirmés, que la présence des «nouveaux» élus LREM au gouvernement est négligeable, que le MoDem, suite aux départs du gouvernement de François Bayrou, Sylvie Goulard et Marielle de Sarnez, ne dispose plus que de deux postes subalternes au sein du gouvernement (ministre auprès du ministre de l'Intérieur et secrétaire d’État auprès du ministre des Armées). Il a donc été mis hors-jeu, que diverses personnalités marquées à gauche, même si celles-ci n’ont pas forcément eu de carte au PS, disposent de ministères techniques. Il s’agit de hauts fonctionnaires, d’une universitaire, d’un associatif, d’une sportive, etc.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que les membres des Républicains qui ont rejoint la majorité présidentielle de Macron en entrant au gouvernement se trouvent désormais dans une situation difficile pour plusieurs raisons, notamment, ils semblent ne pas avoir négocié des modifications du programme de Macron alors qu’ils s’étaient, initialement, prononcés contre ; ils apparaissent isolés au sein d’un gouvernement de gauche et ils ne pourront avoir aucun poids sur le groupe parlementaire de La République En Marche (LREM) conduite par Richard Ferrand car sur les 308 députés LREM, 126 viennent de la gauche, 117 de nulle part, 17 du centre et 48 de la droite.


Seront-ils comme les personnages du roman «Le Pont de la rivière Kwaï» (de Pierre Boulle) ou bien arriveront-ils à empêcher les mesures de gauche ? L’avenir le dira mais nous n’y croyons pas car la dépénalisation de la drogue qui est une mesure de gauche, réclamée par la gauche depuis longtemps, promise par la gauche au pouvoir sera mise en place par la nouvelle gauche au pouvoir.

  

LE DEVOIR D’OPPOSITION

Télécharger la communication du MIL du 27 juin 2017

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Repères : Le président de la République a été élu en mai 2017 sur un programme politique comprenant de multiples mesures. Son parti politique La République En Marche (LREM) a obtenu une majorité absolue lors des législatives de juin 2017. Il vient de renouveler son Premier ministre et de nommer un gouvernement pour appliquer ses projets.


Les propositions politiques, contenues dans le programme de l’Union de la Droite et du Centre (Les Républicains et l’Union des indépendants), sont bien différentes de celles du programme de Macron. Les députés élus sur le programme de l’union de la droite et du centre ont donc un devoir d’opposition.


On a pu entendre, ou lire, des déclarations de quelques responsables politiques de la droite et du centre selon lesquelles il faudrait être «constructif», c’est-à-dire, en fait, soutenir le gouvernement. Selon eux, il pourrait sembler que l’opposition serait en quelque sorte interdite, car, par nature, elle serait «frontale», «brutale» ou de «blocage».


D’une part, quand on se trouve en désaccord avec les propositions politiques de la majorité, il est naturel de se ranger dans les rangs de l’Opposition.


D’autre part, devant un parti disposant d’une majorité absolue, même sans l’appui du groupe du MoDem, il n’existe pas de possibilité de blocage, donc aucun risque de ce côté.


Enfin, l’opposition de droite a prouvé qu’elle savait voter des textes consensuels dans l’intérêt de la France sous le quinquennat socialiste de François Hollande (loi antiterroriste, état d’urgence, etc.) ; elle pourra continuer à le faire si de tels textes viennent à se présenter.


Les reproches qui sont faits à un positionnement dans l’Opposition ne sont en aucun cas justifiés.

Cela apparait surprenant que quelques députés de droite et du centre appellent à «voter la confiance au gouvernement» sans même connaitre le contenu du discours de politique générale du 4 juillet 2017 !


Vont-ils approuver l’augmentation de la CSG au 1er janvier 2018, alors qu’ils ont fait campagne contre ? Le recours aux ordonnances, annoncé par Macron sur les premiers textes de loi, ne permettra pas de débats parlementaires ni une approche constructive d’amélioration des projets.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle les élus, y compris ceux qui connaissent des doutes, à serrer les rangs et à s’inscrire dans une opposition tranquille et déterminée à la politique défendue par Emmanuel Macron.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constatant un réel flottement de l’opinion des électeurs traditionnels de la droite et du centre, appelle les députés et les sénateurs, de droite et du centre, à lever tous les doutes existants en confirmant leur engagement dans l’Opposition d’une manière bien compréhensible pour les citoyens qui sont déboussolés. L’une des solutions consiste à formuler des critiques précises contre des mesures données ; par exemple, en dénonçant le projet d’augmentation de la CSG, dès à présent.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a fait campagne contre les principales propositions du programme d’Emmanuel Macron, puis a participé aux campagnes législatives contre les candidats de La République En Marche (LREM). Il a donc déclaré très clairement son entrée dans l’opposition (voir «Le MIL dans l'opposition à Macron» - 16 mai 2017) et son souhait de contribuer à l’organisation de l’opposition de la droite républicaine.


  

LA RÉPUBLIQUE EN MARCHE (LREM), C’EST LE NOUVEAU PARTI SOCIALISTE

Télécharger la communication du MIL du 18 septembre 2017

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L’association « En Marche », à sa création, a d’abord été animée par le secrétaire général, Richard Ferrand, (député socialiste sortant), devenu ensuite ministre, puis démissionnaire en raison des poursuites judiciaires dont il fait l’objet.


La République En Marche (LREM) vient de se doter d’une direction collégiale qui comprend trois personnes issues du Parti socialiste.


Arnaud Leroy, ancien député socialiste (2012-2017). En décembre 2015, il était encore candidat socialiste de Gironde pour les élections régionales en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes (tendance Montebourg).


Bariza Khiari, est une ancienne sénatrice socialiste. Elle a même été vice-présidente socialiste du Sénat durant la période où la gauche disposait de la majorité (animatrice de la tendance Fabius).


Astrid Panosyan, a été conseillère municipale socialiste de Paris et déléguée nationale du Parti socialiste à la famille et aux inégalités (tendance Strauss-Kahn). Elle a été conseillère au cabinet du ministre de l’Économie, Emmanuel Macron.


Ces responsables du PS avaient rejoint Macron avant l’élection présidentielle.


À l’Assemblée nationale, le groupe LREM est présidé par Richard Ferrand, ancien député socialiste. Il serait trop long de lister les nouveaux députés LREM issus des rangs du Parti Socialiste (PS) ou du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS), qui viennent s’ajouter aux sortants socialistes reconvertis dans le parti du Président. Il y a bien davantage de parlementaires LREM ayant eu l’étiquette socialiste que dans le groupe «Nouvelle gauche» de l’actuel ancien PS !


Au Sénat, c’est François Patriat, ancien sénateur socialiste, qui a constitué et préside le groupe La République en marche au Sénat. Il a été un ministre socialiste de Jospin. Par ailleurs, le groupe LREM au Sénat est constitué d’anciens sénateurs socialistes.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que le parti politique La République en Marche et les groupes parlementaires de ce parti sont dirigés par d’anciens élus socialistes reconvertis. Cette reconversion leur a été imposée par l’échec du quinquennat de François Hollande pour continuer à exister politiquement. Macron a créé une «nouvelle marque» politique pour ces socialistes en empruntant aux méthodes de marketing qui conduisent à changer l’emballage et le nom d’un produit qui a connu des déboires. Le ralliement de quelques opportunistes issus du centre, qui ne contrôlent rien dans l’appareil politique LREM, fait partie de ce changement d’emballage politique qu’il faut dénoncer.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge, qu’après avoir présenté des projets plutôt neutres, Macron va naturellement revenir à des mesures clairement socialistes qui se traduiront dans le projet de loi de Finances 2018, la hausse des impôts pour les retraités, la loi logement, la gestion de l’immigration, la loi sur l’ouverture de la PMA pour les couples de femmes, la légalisation du cannabis, etc. Cette nouvelle période politique va ouvrir la voie à une opposition déterminée de la droite républicaine.


Depuis début 2017, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a régulièrement informé sur l’engagement à gauche de Macron et de son équipe :


Communication du MIL du 2 février 2017 : MACRON SOCIALISTE HONTEUX

Communication du MIL du 10 février 2017 : L’ÉQUIPE MACRON VIENT MAJORITAIREMENT DU PS ET DE LA GAUCHE

Communication du MIL du 26 juin 2017 : LA MACHINE MACRON EST DE GAUCHE


  

LE MIL RÉAFFIRME SON SOUTIEN AUX FORCES DE L’ORDRE

Télécharger la communication du MIL du 30 novembre 2017

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Alors que les policiers nationaux et municipaux, les gendarmes, les pompiers, les douaniers… bénéficient d’une reconnaissance générale et du soutien d’une très grande majorité des Français, la multiplication des agressions morales et physiques contre eux ne fait que croitre. Il peut s’agir, notamment, de procès d’intention (slogans tels que «Tout le monde déteste la police»), d’injures, d’agressions physiques individuelles, de guet-apens, d’actions violentes dites «en marge de manifestations» (des centaines de blessés), de caillassage de véhicules dans les «quartiers» échappant à l’autorité de l’État (en particulier ceux des pompiers), d’attentats contre des locaux des forces de l’ordre et leurs occupants (incendies criminels à Grenoble et Limoges…). De plus, des violences sont, de plus en plus souvent, commises à l’encontre des membres des forces de l’ordre dans le cadre de leur vie privée en dehors des périodes de service.


Les producteurs de discours hostiles à la police portent une grande part de responsabilité dans les événements qui se déroulent depuis plusieurs années. Le mécanisme est bien connu : à partir de faits divers, plus ou moins étayés, des membres des forces de l’ordre sont directement mis en cause, puis ces critiques débouchent rapidement sur une mise en cause des forces de l’ordre dans leur ensemble et de l’autorité de l’État.


Des journalistes jouent un rôle dans la montée en charge d’un partie de la population contre la police ou la gendarmerie. Cette tendance repose sur le besoin de mise en scène de scandales (facteur économique des médias) et de la culture politique d’extrême gauche d’une part importante des journalistes (voir les résultats des élections syndicales de la profession de journalistes qui en attestent). Le fait que toutes les actions d’inspection (IGPN) soient menées le cas échéant, et que des sanctions ou condamnations soient prononcées pour donner suite à des affaires, ne suffit pas à faire baisser la pression. Les auteurs de ces actions «anti forces de l’ordre» sont de plusieurs sortes : les uns appartiennent à l’ultra gauche, principalement «antifa», anarchiste (par exemple en faveur des clandestins à Calais) ou écologiste radicale (comme les occupants des ZAD, «zones à défendre»), d’autres appartiennent à la mouvance islamiste (obéissant aux injonctions des groupes islamistes étrangers), enfin une autre partie est constituée de jeunes délinquants (trafiquants de drogue défendant un territoire de travail). Il faut noter qu’il n’existe parfois pas de frontière précise entre ces différentes catégories d’individus.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce la «haine anti flics et gendarmes» et apporte son entier soutien aux forces de l’ordre face aux mises en cause morales comme aux agressions physiques dont elles font l’objet.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le silence d’un trop grand nombre de responsables politiques et l’insuffisance des réponses apportées à ces agressions, en dehors de quelques affaires symboliques comme celle du véhicule de police incendié en 2016 avec des fonctionnaires de police à l’intérieur.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que ces agressions contre les forces de l’ordre interviennent dans une situation dégradée par la faiblesse des moyens (locaux dégradés et matériels défaillants), par l’insuffisance des effectifs et de leur augmentation, par la trop grande dispersion des missions, etc. Le malaise dans les rangs des forces de l’ordre qui en découle est malheureusement illustré par le nombre important des suicides.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la mission régalienne de l’État doit être assurée et que les moyens doivent être mobilisés bien au-delà des engagements qui ont été pris dans le projet de loi de finances 2018 et pour le quinquennat Macron. Dans ce contexte, la constitution d’une «police de sécurité du quotidien», annoncée par Macron, n’apparait pas répondre aux urgences et à la gravité de la situation (insécurité, violences, terrorisme, banditisme, menaces diverses). Cette initiative traduit un déni des risques majeurs que courent les Français en termes de sécurité. Elle ne suffira pas à ramener l’ordre dans les quartiers abandonnés et inaccessibles ni dans les autres quartiers. Les réponses politiques à mettre en œuvre doivent correspondre à la réalité du terrain et des menaces ; elles nécessitent une autre politique.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) lance une campagne militante sur le thème : «Police-Armée-Gendarmerie, je soutiens» et «La France soutient : Police-Armée-Gendarmerie».


  

IL FAUT CASSER LA SPIRALE MIGRATOIRE VERS LA FRANCE

Télécharger la communication du MIL du 12 janvier 2018

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Référence : Le seuil «officiel» des 100.000 demandes d’asile par des étrangers a été dépassé pour la France en 2017 avec par ordre décroissant : les Albanais, les Afghans, les Haïtiens, les Soudanais, les Guinéens, les Syriens, etc. Ce chiffre ne compte que les personnes identifiées dans cette procédure. Près de 43.000 personnes ont été admises à rester en France (nombre en hausse de 17 % par rapport à 2016) aux titres du statut de réfugié (36.000) et de la protection subsidiaire (7.000). Tandis que les migrants déboutés du droit d’asile, se trouvant donc en situation irrégulière, n’ont pas été expulsés, pour la grande majorité.


La circulation en France de ressortissants étrangers est largement ouverte pour des raisons diverses, notamment pour tourisme, études en France, contrats de travail. Les règles de ces entrées et sorties sont différentes selon les pays. Les critiques sur le caractère supposé fermé de notre pays sont totalement infondées. Une part des étrangers entrés légalement demeurent sur le territoire de manière illégale au lieu de repartir après leur séjour. D'une part, l'identification des étrangers en situation irrégulière n'a pas pleinement lieu. D'autre part, s'ils sont identifiés, leur expulsion du territoire est rare par manque de volonté politique. Le nombre des clandestins s’accroit donc très régulièrement. Ce chiffre est, en plus, augmenté par les déboutés des demandes d’asiles qui deviennent des clandestins : plus de 57.000 en 2017 !


Des étrangers entrent en France de manière illégale : les uns pour traverser notre pays, souvent vers la Grande-Bretagne (voir la concentration dans la région de Calais), les autres avec l'intention de s'installer en France en disposant, ou pas, de relations dans notre pays. Cette migration se déroule actuellement via la Turquie vers la Grèce ou via la Libye vers l'Italie. Ces personnes sont pour la plupart non-francophones contrairement à des périodes antérieures. L'entrée de ces migrants clandestins est retardée par les dispositifs (douanes, police, gendarmerie) en place, mais nos frontières restent trop perméables. Une fois entrés sur le territoire, ces clandestins posent problème : campements sauvages ou hébergements difficiles, problèmes sociaux, question de santé, délinquance éventuelle, etc.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la France n'a pas vocation à accueillir une très grande population étrangère compte tenu de sa situation actuelle, caractérisée déjà par la présence de populations d’origine étrangère, mal ou peu intégrées. Plus particulièrement, la France ne doit plus et ne peut plus accepter des personnes trop éloignées de sa civilisation, de sa langue et de ses valeurs.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que l'accueil et la prise en charge matérielle de ces migrants, sont assurés par des acteurs, le plus souvent associatifs, financés par l'État. La plupart de ces associations militent en faveur de l’installation en France de ces étrangers, apportent un appui significatif à l’immigration illégale et luttent contre tout contrôle pour éviter les expulsions. Elles ne respectent pas pleinement la légalité. Elles n’ont plus de légitimité à recevoir des subventions de l’État et des collectivités territoriales.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que le contrôle aux frontières doit être rétabli sérieusement pour être le plus efficace possible. D'une manière générale, le contrôle aux frontières a vocation à combattre tous les trafics criminels : armes, drogues, traite humaine (enfants et prostitution), organes, produits de contrefaçon, terroristes islamistes, migrants économiques, etc. Ce contrôle comprend des actions en amont et en aval des frontières et un travail de renseignement considérable. Il cible les actions à mener à l’encontre des «passeurs».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) reste favorable au droit d’asile dans la mesure où les demandes sont fondées. Les demandes doivent être examinées de manière très rapide avec une grille de lecture transparente. Une liste des pays ne posant pas de problème doit être établie avec précision (notion de «pays sûrs»). Les ressortissants de ces pays doivent retourner dans leur pays d’origine, c’est-à-dire être expulsés rapidement (par exemple, dans le cas des Albanais). Les dossiers de personnes en provenance de pays où se développe une répression politique, ethnique ou religieuse, comme la Turquie actuelle (qui persécute les responsables de l’opposition et des responsables kurdes), doivent être examinés. Une prudence doit prévaloir à l'égard de ceux qui brouillent leur identité : absence de papiers, déclarations non étayées par des documents officiels, revendication du caractère de mineur, etc. Les personnes, dont la demande d'asile a été refusée, doivent être expulsées de manière effective et systématique, ce qui n’est pas aujourd’hui le cas, à de rares exceptions près.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que, dans un monde où la circulation des informations par Internet est généralisée et immédiate, le message à faire passer aux migrants clandestins, comme aux passeurs de ces migrants, est que la France n'est pas une bonne destination pour eux. Il faut réinstaurer l’utilisation des charters pour les expulsions afin de marquer à nouveau les esprits sur les lieux de départ des futurs migrants.

  

LA FRACTURE SOCIALE EST TOUJOURS LÀ

Télécharger la communication du MIL du 19 janvier 2018

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La «fracture sociale», développée par Jacques Chirac et conceptualisée par Philippe Seguin durant la campagne électorale de 1995, n'a pas cessé de se développer au cours de ces dernières décennies, en particulier depuis la grave crise économique de 2008. La population ayant un emploi a diminué sur ces dix dernières années, tandis que la population active a augmenté du fait d’une démographie positive et de la modification de l'âge de départ à la retraite et du nombre de trimestre nécessaire. Un français sur dix est aujourd’hui inscrit à Pôle emploi (6.600.000 inscrits du 67 millions d’habitants) et c’est, sans compter tous ceux qui pourraient être inscrits, mais qui ne le demandent pas faute de bénéficier d'indemnisation-chômage. Sont notamment ainsi non-inscrits à Pôle emploi de nombreux jeunes (à l’issue de leurs études) et une part importante des allocataires du Revenu de Solidarité Active (RSA). La proportion des Français, sans aucune ressource, en situation précaire (contrats courts successifs ou temps partiel à horaire réduit) ou disposant de ressources inférieures au seuil de pauvreté, est inacceptable. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce l'orientation présidentielle qui joue pour «ceux qui réussissent» par rapport à «ceux qui ne sont rien». Les propos du Président tenus au cours des mois passés montrent un certain désintérêt, voire du mépris, à l’égard de certaines catégories populaires.


Il vise explicitement une population privilégiée de hauts-cadres ou startuppers à vocation internationale, profitant largement de la mondialisation, mais également tous ceux qui aspirent à entrer dans cette catégorie, même si la plupart n’y appartiendront jamais ! Force est de constater que la grande majorité des Français ne bénéficient pas de ce type de situation.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL), en tant que mouvement gaulliste, appartient à la tradition d’une droite républicaine qui milite pour la justice sociale. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la principale priorité pour sortir de la situation présente réside dans la recherche du plein emploi. Aujourd’hui, Macron ne vise pas le plein emploi à la fin de son quinquennat, mais, au mieux, une légère baisse du taux de chômage. Il a accepté de renoncer au combat du plein emploi et d’abandonner une partie de la population considérée comme «inutilisable» dans la société qu’il veut créer. L’État devrait encourager certaines initiatives économiques par une politique volontariste, encore faut-il qu’elles profitent à la France (c’est-à-dire en premier lieu aux secteurs de production : agriculture, construction, industrie et numérique et de recherche) et, parallèlement, il ne doit pas oublier tous les autres citoyens.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) reproche à Macron de proposer des équations qui n'ont pas de solutions. Macron n’est pas dans le vrai. Après des lois permettant une communication consensuelle (moralisation politique), il a fait adopter les ordonnances sur le travail qui ne devraient créer, au final, aucun emploi significatif. Il est en train d'abandonner les promesses d'indemnisation chômage fait aux indépendants et aux salariés démissionnaires. Sa réforme du mode d'entrée à l'université va mener, en 2018, à des tensions fortes au niveau de la jeunesse et des familles, sans régler les problèmes sur le fond.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que les victimes de la politique actuelle seront les plus démunies, les jeunes à l’entrée dans la vie active, les retraités (augmentation de leur CSG), mais aussi les Français des classes moyennes, dont les impôts et taxes s’accroissent et vont encore s’accroitre. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que les clés à la situation actuelle résident dans la priorité absolue à accorder à la création de nouveaux emplois, combinée à la baisse des prélèvements obligatoires (profitant aux personnes qui paye des impôts). Ainsi, une part importante des «sans-emploi» sortiraient de la précarité et trouveraient un projet d’avenir et les classes moyennes verraient leurs revenus augmenter au travers de la baisse de la pression fiscale. Une politique de solidarité efficace pourrait être assurée au profit des personnes en transition professionnelle et des personnes trop éloignées de l’emploi (personnes âgées, malades ou handicapées). Les salariés doivent bénéficier d’un intéressement, de systèmes de participation et d’un accès à l’épargne salariale.


Si la droite républicaine veut reprendre le pouvoir politique, il faut qu’elle s’engage totalement sur le terrain du pouvoir réel sans oublier qu’il faut enfin s’attaquer réellement à la fracture sociale entre Français, sans lâcheté, ni perte de mémoire. La reconquête ne peut que passer par le peuple de droite et par les gaullistes.

LE COMBAT DROITE - GAUCHE

TOUJOURS ET ENCORE PLUS D’ACTUALITÉ

Télécharger la communication du MIL du 6 février 2018

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Référence : Suite à l’invalidation des élus, des élections législatives partielles viennent d’avoir lieu à Belfort et dans le Val-d’Oise.

Au-delà des contextes locaux et du caractère réducteur lié à la forte abstention dans le cadre des législatives partielles, ces élections font clairement apparaître une opposition entre : d’une part, Les Républicains (LR), et, d’autre part, La République en Marche (LREM).


Par rapport aux législatives de juin 2017, LR progresse, tandis que LREM recule. Les candidats Républicains l’ont finalement emporté dans les deux circonscriptions.


Les forces politiques extrêmes, le Front national (FN) et La France insoumise (LFI) ont été réduites, bien en dessous du score de leur candidat respectif à la présidentielle de 2017. Le FN voit ses scores affaiblis par les candidats «Patriotes» de Philippot, même si ce dernier échoue à effectuer une percée. L’eurodéputée «Les Patriotes», Sophie Montel, n’obtient que 2 % des voix sur un territoire qui est le sien. Cette concurrence au sein de l’extrême droite va se poursuivre au moins jusqu’aux élections européennes. La France Insoumise obtient autour de 12% des voix et consolide sa position de principale force de gauche marxiste.


Le Parti socialiste tend à disparaître avec des scores de 2,6% et 6%. Ces résultats confirment que la plus grande part des électeurs du Parti socialiste ont migré vers le parti social-démocrate, LREM, comme lors de la présidentielle et des législatives en 2017. Christophe Castaner, le patron de LREM, le nouveau parti socialiste, se consacre actuellement, en priorité, à la désignation de têtes de liste crédibles localement pour les municipales prochaines. Il «fait son marché», ville par ville.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la situation politique se clarifie à nouveau, à cette occasion, avec un retour à une opposition traditionnelle gauche-droite entre LREM et Les Républicains. Il y a bien modification de la donne dans la mesure où LREM est un parti socialiste social-démocrate et non un parti marxiste. Cela ouvre à ce parti l’opportunité de continuer à conclure des alliances avec le MoDem et, probablement demain, d’en conclure une avec le Mouvement radical, social et libéral (MRSL), issu de la récente réunification du Parti Radical et du Parti Radical de Gauche (PRG). Il peut, peut-être à nouveau, bénéficier de quelques transfuges de droite attirés vers LREM pour des motifs divers (obtention de fonctions, stratégie électorale en vue des prochaines municipales, dissensions locales internes à la droite, etc.) et séduire des électeurs de droite modérée qui pensent encore qu’il faut «laisser sa chance à Macron».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) prend en compte cet éclatement de la gauche socialiste entre un pôle social-démocrate (LREM) et une nébuleuse socialo-marxiste et écolo (LFI, EELV, Génération.s, PS, PCF…). La droite républicaine se trouve face à deux adversaires et doit employer des arguments adaptés en réponse à chacune des gauches pour les combattre.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu’il va falloir convaincre les électeurs que ce n’est pas parce que les mesures du gouvernement social-démocrate sont combattues par la gauche de la gauche (LFI, PCF, CGT, UNEF, NPA…) qu’elles sont bonnes.


La politique menée par Macron en matière de fiscalité, de sécurité, d’emploi, de logement, d’immigration, de famille, etc., doit faire l’objet d’une critique pédagogique et claire de la part de la droite républicaine pour faire comprendre sa nature de gauche social-démocrate.

Cette critique est évidemment radicalement différente de celle de l’extrême gauche.

  

OUI À L’EUROPE UNIE DES ÉTATS, NON À L’EUROPE SOCIALISTE OU FÉDÉRALE

Télécharger la communication du MIL du 8 février 2018

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La France se situe géographiquement en Europe. En tant que Français, nous sommes donc Européens. La France est membre de l'Union européenne (UE), dans le cadre de traités internationaux, comme 28 autres pays. Cette Union réunit une partie seulement des pays européens. Comme cela a été prévu dans les traités, chaque nation peut entrer ou sortir de cette Union. C'est ainsi que le Royaume-Uni a décidé de dénoncer ces traités et de sortir de l'UE : BREXIT.


Parallèlement, il faut garder à l’esprit que la France est membre d’autres institutions européennes ou internationales, comme le Conseil de l’Europe, la zone euro, l’OTAN, etc.


L'Union européenne n'est pas un pays, mais une association politico-économique de pays qui délègue par traité l’exercice de certaines compétences à des organes communautaires. L'UE, avec une population de plus 500 millions d'habitants, constitue un grand marché commercial et une puissance économique mondiale. Mais l’appartenance à l’UE n’implique pas que nous soyons d’accord avec la politique menée, à un moment donné, par la Commission européenne. Le système de gouvernance (Commission, Conseil et Parlement) ne donne pas une juste place aux États membres de l’Union.


Le projet politique porté par la Commission européenne, jusqu’à présent, est issu d’une entente tacite entre des partis de centre droit (Parti populaire européen) et des partis de gauche (Parti socialiste européen) en faveur d’un projet de construction fédérale, du type «États-Unis d’Europe».


D’autres choix politiques sont évidemment possibles pour conduire l’Union européenne. Un débat doit être conduit sur chaque politique menée, à commencer par le contrôle de l’immigration et des frontières extérieures.


Il faut tout faire pour empêcher une dérive fédérale des institutions de l’UE. La notion même de «constitution européenne», correspondant à un changement de la nature de l’Union, a été largement rejetée en France, comme dans d’autres pays (Pays-Bas), à l'occasion du référendum de 2005. Cette dénomination symbolique a été abandonnée, même si un traité international de plus, avec un contenu bien proche du texte refusé, a été signé sans aucune consultation populaire.


Les peuples des pays membres de l’Union européenne s’interrogent sur l’avenir de l’Union. Un nouveau projet est nécessaire et la réflexion à ce propos doit tenir compte de la réalité actuelle.

D’une part, l’UE existe, des décisions ont été prises. Elles sont soit bonnes, soit discutables, soit mauvaises. On doit accepter les bonnes choses, voire agir pour les améliorer, et remettre en cause le reste.


D’autre part, compte tenu des différences de situation entre pays membres sur le plan social et économique, comme des choix politiques démocratiques propres à chaque nation, une convergence plus complète portant sur la fiscalité, les règles sociales, la législation, etc.) entre les nations n'apparaît ni possible ni souhaitable. Il faut accepter cette réalité et abandonner définitivement l’idée de marcher vers un modèle unique dans tous les domaines dans tous les pays de l’UE.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne les responsables politiques français et européens comme les journalistes qui prétendent faire croire que le débat se situerait uniquement entre les pro et les «anti-Europe», avec, d’un côté, les partis extrêmes anti-européens (FN et LFI) et, de l’autre, les fédéralistes européens (LREM, MoDem, etc.) qui veulent transformer l’Union européenne en un état supranational par un abandon progressif des compétences nationales au niveau de Bruxelles.


Comme le résume très bien la formule de Laurent Wauquiez :

« Nous aurons à combattre deux dangers, d'une part, la sortie de l'Europe et, d'autre part, la fuite en avant vers toujours plus de ce que les peuples ont rejeté. ».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) est pour l’Union européenne, mais juge que sa politique doit changer en profondeur pour être clairement celle d’une «Europe des Nations». L’objectif de construction d’un état fédéral européen doit être abandonné. La politique de l’Union doit être recentrée sur quelques compétences bien bornées et gérées par des accords entre nations sans intermédiaires sans légitimité. De fait, dans de nombreux domaines la Commission européenne a initié des politiques sur des sujets qui débordent les compétences dont elle dispose selon les traités. Il faut renforcer certaines initiatives ; préférence communautaire, Erasmus, programmes de recherche, transports, frontières extérieures, lutte contre le terrorisme et le banditisme international, grands projets de développement communs… et rétrocéder certaines compétences aux seules nations. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite que la France retrouve la maîtrise de ses frontières, parce que les accords de Schengen n’ont pas donné les résultats annoncés. En particulier, la Roumanie et la Bulgarie ne doivent pas bénéficier des accords de Schengen, comme le souhaite Macron.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) ne considère pas opportun un élargissement de l’Union aux pays des Balkans (Albanie, Bosnie-Herzégovine, Kosovo, Macédoine, Monténégro ou Serbie, dans l’immédiat). Des accords commerciaux peuvent, par contre, être passés avec ces pays, comme cela a déjà été le cas avec la Moldavie, la Géorgie et l’Ukraine. Toute négociation avec la Turquie (pays asiatique en voie vers la dictature) doit être abandonnée.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que l’Union européenne n’a pas autorité sur les Nations membres. La position actuelle de la commission européenne est porteuse de contentieux et de conflits. Aucune décision prise par la Commission ne doit aller à l'encontre des décisions des états membres. La souveraineté des nations doit primer. Les collaborations doivent se construire entre des pays volontaires sur les projets, pour avancer très concrètement, sans avoir besoin d’attendre une unanimité qui ne se trouvera pas. Les décisions prises ne doivent s’appliquer alors qu’aux pays qui le souhaitent.

  

L’IDÉOLOGIE ISLAMISTE INTÉGRISTE PROGRESSE EN FRANCE

Télécharger la communication du MIL du 19 février 2018

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En résumé : L’islamisme intégriste progresse en France. Au-delà des terroristes islamistes menant des assassinats ou des attentats, les islamistes intégristes sont désormais soutenus, dans notre pays, par un nuage de sympathisants, plus ou moins engagés à leurs côtés, qui exercent une forte pression sur les intellectuels, les politiques ou les journalistes. Cette pression conduit, d’une part, à la soumission (par le silence) de certains responsables, d’autre part, à la collaboration d’«islamo-gauchistes» et, enfin, à la nécessité d’animer une résistance farouche contre cette idéologie totalitaire et ses partisans. 


Définition : «L'islamisme est un mouvement qui formule la révélation divine en termes politiques et exige que la charia soit la source unique du droit et du fonctionnement de la société. » (Larousse).


L’islamisme repose sur un substrat et un discours religieux, mais propose un projet de nature politique. Elle apparaît donc comme une idéologie totalitaire à l’image du nazisme ou du communisme. Il faut clairement la distinguer de l’islam, qui est une religion, au sens occidental du terme, pratiquée par des Français de religion musulmane. L’idéologie islamiste totalitaire progresse en France. Elle attire à elle, de la même manière que cela a pu être le cas pour les idéologies totalitaires antérieures (nazisme ou communisme), des personnes connaissant des difficultés sociales, en manque de repères, à la recherche d’une communauté structurée, et, évidemment en grande majorité, des musulmans victimes du prosélytisme d’islamistes radicaux. Des personnes adhèrent même à l’islamisme, sans être réellement musulmanes, puis se convertissent. Les partisans de cet islam radical prétendent imposer leurs vues à la société. Ils refusent d’accepter la moindre critique de leur projet politique et dénoncent toute observation sous le terme d’ «islamophobie».


L’islamisme progresse et se traduit par le développement d’un nuage de sympathisants qui, par leurs attitudes ou par leurs propos, «comprennent» les islamistes («comprendre» signifie «excuser», si ce n’est «participer»). Ils émettent nombre de messages agressifs et d’insultes sur les réseaux sociaux, dont Twitter. Ces sympathisants confondent, plus ou moins, la pratique de leur religion musulmane et le discours politique islamiste porté par des militants politiques islamistes. Ils refusent la réalité et prennent la défense de l’idéologue politique Tariq Ramadan, auteur présumé de violences sexistes, en dépit de l’évidence des témoignages et des faits. De même, ils affirment que les attentats perpétrés par des terroristes islamistes, en France, ne sont que des coups montés contre les musulmans (cette théorie du complot tourne en boucle).

Les islamistes incitent des musulmans à «accéder à une visibilité» (par le choix de leur habillement ou par leur mode de vie) afin de se détacher de notre société. Cette démarche communautariste des islamistes vise clairement à faire bénéficier les musulmans, à terme, d’un statut propre au sein de la République. Elle passe par la recherche d’une désolidarisation de la France et par une critique globale de la société occidentale.


L’islamisme est l’idéologie totalitaire de combattants (djihadistes) qui mènent des actions terroristes contre les Français et d’autres peuples à travers le monde. Les islamistes mobilisent leur nuage de «sympathisants d’un moment» pour tenter de subvertir à peu près toute la société : éducation, police, santé, prisons, entreprises, etc.


Le traitement de l’information par une large part des médias vis-à-vis de l’islamisme vient accentuer le phénomène de contamination de l’opinion.


La soumission : Les actions engagées contre toute opinion critique envers l’islamisme se multiplient (dont des recours auprès du CSA). L’idéologie islamiste totalitaire exerce au travers de ses relais (dont les réseaux sociaux) une pression très forte sur les médias. En conséquence, nombre de journalistes acceptent une véritable soumission pour assurer leur tranquillité. Elle se concrétise par le silence qui règne sur nombre de réalités sociales françaises (quartiers, prisons, etc.). Nous nous trouvons dans le cadre d’une véritable guerre idéologique, loin de toute religion.


Les collabos : D’autres journalistes vont plus loin et collaborent à cette idéologie totalitaire islamiste, aussi dangereuse qu’ont pu l’être le nazisme et le communisme. De fait, il s’agit de journalistes d’extrême gauche, d’où l’appellation d’«islamo-gauchistes». Une illustration concrète en est donnée par l’analyse d’une journaliste de Mediapart (site internet d’extrême-gauche) : «L’islamisme, en tant que tel, n'est pas, en soi, une chose grave. L'islamisme est un phénomène qu'il faut comprendre et expliquer.» (Mediapart - Jade Lindgaard).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que le délit de «blasphème» n’existe pas en France. Dans le cadre de la liberté d’expression, il est possible de critiquer les sectes, les religions, ou l’une d’entre elles, comme il est tout à fait permis de critiquer l’absence de religion. La liberté d’expression consiste en particulier à dénoncer des dérives totalitaires. Chacun est libre de ne pas apprécier une religion à cause de son histoire, de son message, de certaines pratiques présentes ou de son projet et de l’exprimer sans être attaqué. Par contre, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce évidemment tout appel à la haine ou à la violence à l’encontre des biens et des personnes sur un quelconque critère religieux ou politique.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce les silences d’intellectuels, de politiques et de journalistes à propos des déclarations et des actions menées par des islamistes, porteurs d’une idéologie totalitaire ; mais, également, des silences sur certains pans de la réalité sociale notamment l’existence de zones de non-droit, les violences faites aux femmes, les pratiques illégales.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne les personnalités de la gauche radicale qui se comportent comme les «idiots utiles» de l’islamisme, soucieux de s’inscrire dans la continuité des combats gauchistes tiers-mondistes de leurs aînés. Ces «islamo-gauchistes» considèrent, en quelque sorte, l’islamisme comme «la religion des opprimés». Ce courant rassemble, dans leur esprit, des personnes issues de l’immigration («les victimes historiques du colonialisme») et eux-mêmes, les «intellectuels progressistes».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que l’État et ses institutions doivent évidemment faire face aux combattants islamistes, mais qu’il importe parallèlement de se mobiliser pour s’opposer à leurs sympathisants avec la plus grande fermeté. Si des Français, ou des étrangers résidant en France, souhaitent vivre dans un pays où la religion musulmane est la religion d’État, où le droit coranique est appliqué, et où l’islamisme, dans sa version locale, est le régime politique, elles doivent rejoindre l’un de ces pays pour y vivre, comme l’ont fait, par exemple, les personnes fascinées par le «Groupe État islamique» qui ont su rejoindre la Syrie.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle l’actualité de ses slogans : «Islamisme, terreau du terrorisme» et «La France aimez-la, ou quittez-la». Slogan que nous avons repris en 1991 d’un slogan des Républicains américains sous Donald Reagan : «América, love it or leave it».


  

CONTRE L’EUROPE FÉDÉRALE DE MACRON

Télécharger la communication du MIL du 24 mars 2018

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Repère : La République En Marche lance une initiative militante, «la Grande Marche pour l’Europe». La prochaine élection européenne aura lieu en mai 2019. Le mode de scrutin a été modifié à la demande de Macron. Il s’agira désormais d’une élection nationale au suffrage universel direct à un tour, à la proportionnelle à la plus forte moyenne. La France devrait disposer de 80 sièges au Parlement européen.


L’élection européenne sera le premier test électoral, en dehors de quelques législatives partielles, pour La République En Marche (LREM), près de deux ans après sa victoire aux législatives de 2017. LREM, parti présidentiel, engage toutes ses forces dans une campagne de terrain avec l’organisation de formations, de réunions, de porte-à-porte, de tractages, en utilisant ses 400.000 adresses de courriels. Un succès à cette échéance européenne semble vital pour affirmer la pérennité de ce parti politique naissant et pour se positionner en vue des élections municipales de 2020, qui constituent un enjeu beaucoup plus important pour lui.


Les municipales sont l’occasion d’enraciner ce courant politique qui ne compte, jusqu’à présent, que quelques élus locaux ayant migré vers LREM. Les objectifs de Macron pour l’élection européenne sont donc simples : d’une part, obtenir un nombre significatif de députés européens (c’est-à-dire disposer de plus du quart des élus français), et d’autre part, constituer un groupe parlementaire nouveau au sein du Parlement européen, lui permettant de jouer un certain rôle dans cette assemblée, contrôlée jusqu’à présent par le Parti populaire européen (PPE) et le Parti socialiste européen (PSE). LREM vise une recomposition politique européenne passant notamment par un groupe parlementaire comprenant un parti centriste espagnol et le Parti démocrate italien. La victoire du projet «progressiste» de Macron est possible. Compte tenu des soutiens dont il dispose, il présente un réel danger dans le contexte de désordre politique actuel.


Pour y arriver, Macron souhaite constituer une liste très ouverte d’alliances allant au-delà de LREM et du Modem pour éviter le risque d’un éparpillement des suffrages. Le délégué général de LREM, désigné fin 2017, Christophe Castaner (ex-député PS), a même parlé d’un front allant d’Alain Juppé à Daniel Cohn-Bendit, en ralliant d’autres partis dans une «démarche transpartisane». Cette alliance se ferait sur une ligne politique fédéraliste européenne, favorable au libre-échange mondialisé, acceptant encore plus d’abandons de souveraineté pour la France. Pour illustrer cette orientation, rappelons que Macron a déjà proposé de constituer des «listes transnationales» mais sans succès. Il souhaite toujours imposer un gouvernement économique européen avec un ministre de l’économie européen, il faut espérer qu’il n’y parvienne pas avant les élections de 2019. Quant à ses démarches, au niveau européen, sur plusieurs dossiers clés (perturbateurs endocriniens, interdiction du glyphosate, ratification de l’accord CETA, paiement des travailleurs détachés), elles se sont révélées sans grande efficacité.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a deux raisons de combattre la liste LREM/Macron à l’élection européenne : condamner la politique intérieure menée aujourd’hui en France et s’opposer à toute évolution vers une Europe fédérale. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) est attaché au principe d’une «Europe des Nations».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) participera à la campagne nationale de la Droite républicaine lors de l’élection européenne en phase avec la ligne politique présentée par Laurent Wauquiez (voir Communication politique du MIL du 8 février 2018 – « oui à l’Europe unie des États, non à l’Europe socialiste ou fédérale »).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce par avance les partis et les responsables politiques qui pourraient s’allier à La République En Marche. Ceux qui soutiendront la liste européenne «En marche» se situeront clairement dans la majorité présidentielle que nous combattons.


  

QUI FAIT AUJOURD’HUI LES POCHES DES RETRAITÉS ?

Télécharger la communication du MIL du 20 mars 2018

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Repère : Une centaine de milliers de retraités ont manifesté, le 15 mars, dans trente villes, à l’appel des organisations de retraités contre l’augmentation de 1,7% de la Contribution Sociale Généralisée (CSG), depuis janvier 2018, et la réduction de leur pouvoir d’achat. Le taux plein de la (CSG) sur les pensions de retraite est ainsi passé de 6,6 % à 8,3 %.


Cette hausse de la CSG réduit les ressources de 60% des 14 millions de retraités. Le montant moyen brut mensuel des retraites étant de 1.376 euros, en 2017, il semble difficile de considérer les retraités comme des «riches». Cette augmentation fait suite à des mesures antérieures comme le gel des pensions, la suppression de la «demi part des veuves», la fin de l'exonération d'impôt pour la majoration de 10% accordée à ceux qui ont eu trois enfants et la création d'une taxe sur les pensions pour financer la prise en charge de la dépendance des personnes âgées. Aucune revalorisation des pensions tenant compte de l’inflation n’aura lieu en 2018. Enfin, le pouvoir d’achat des retraités est également touché notamment par la hausse des prix du carburant, du tabac, des mutuelles, des péages, du stationnement, du gaz, de l’électricité, des denrées alimentaires.


Pour ces manifestations, les retraités ont produit des slogans originaux : «Ni privilégiés ni assistés», «Les retraités ne sont pas des privilégiés !», «C'est très vilain M. Macron de faire les poches des vieux», «je suis mal (re)traité», «Racket sur nos retraites», «Macron t'es foutu, les vieux cons sont dans la rue», «Reportons la retraite après la mort», «Paradis pour les uns, pas un radis pour les autres».


Parallèlement, des professionnels de l'aide aux personnes âgées ont fait grève ce même jour pour réclamer plus de postes supplémentaires en raison ses sous effectifs actuels. Les salariés et les directions d’établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), de services d'aide à domicile, d’hôpitaux gériatriques et d’autres structures en charge du grand âge défilaient côte à côte. La diminution des revenus des personnes âgées dépendantes accueillies ne va pas arranger les choses. Il s’agissait là d’une seconde manifestation. Les annonces d’augmentation des crédits aux établissements, faite en janvier par la ministre de la Santé, restent dérisoires face aux besoins sur le terrain.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne l’augmentation de la CSG pour les retraités. Cette mesure présentée à l’origine comme universelle ne concerne ni les fonctionnaires ni les indépendants et va être compensée pour les salariés du privé par une baisse des charges salariales. Bref, c’est, au final, sur les seuls retraités qui portent l’effort de solidarité en faveur des régimes sociaux. La baisse des pensions des retraités est une mesure sans précédent et profondément injuste et doit être supprimée, ou compensée par une augmentation des pensions correspondante.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le choix volontaire de Macron de réduire les revenus de près de 9 millions de retraités. Il annonce en contrepartie «un effort pour aider les jeunes actifs» (Macron). Seulement, cette affirmation est une fausse nouvelle. Les jeunes actifs ne profitent parallèlement d’aucune mesure particulière. Macron affirme qu’il «assume» cette réforme et ne sent pas la «colère dans le pays». Il affiche son «mépris» pour les retraités et son incompréhension de leurs conditions. Enfin, durant sa campagne, Macron n’a jamais annoncé qu’il demanderait un effort spécifique aux plus âgés.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle, par ailleurs, à l’attribution de moyens supplémentaires et pérennes aux établissements prenant en charge des personnes âgées et/ou dépendantes. Cette augmentation des moyens doit, par ailleurs, pouvoir faire face à l’augmentation des effectifs dans l’année prévisible compte tenu de notre démographie.


  

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2017-2018, MACRON A ÉCHOUÉ FACE À L’INSÉCURITÉ

Télécharger la communication du MIL du 16 mai 2018

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La violence courante contre les biens et les personnes porte atteinte aux intérêts de tous les Français. Elle se développe en intensité et même se diversifie progressivement (par exemple lors d’escroquerie dans des échanges en ligne). Macron et son gouvernement n’apportent pas les réponses adaptées pour combattre l’insécurité en France. Le seul programme, effectivement mis en place, concerne la prévention du terrorisme islamiste.


La sécurité quotidienne des Français est en cause. Au-delà des efforts des forces de l’ordre au sens large dont il convient de saluer une fois de plus les efforts, les choix politiques et l’absence des initiatives nécessaires de Macron ne répondent pas aux besoins de la société. Le silence sur le problème de la sécurité provient, du fait qu’il professe une vision bien ancrée à gauche selon laquelle le délinquant ou le criminel reste avant tout une victime de la société (voir les propos tenus par Macron). L’objectif 3 de son programme «sécurité» prévoyait ainsi de «lutter contre les pratiques abusives en matière de contrôle d’identité» (un sur 5 objectifs). D’autre part, il appartient à une catégorie «supérieure» et «chez ces gens-là» on ne connait pas directement les problèmes de sécurité que ressentent et vivent les Français.


Cet abandon de la question de la sécurité se traduit très concrètement par les annonces récentes de Macron : pas de prison pour les délinquants condamnés à moins d’un mois (voire moins de 6 mois ferme), abandon de l’objectif de construction de nouvelles places dans les établissements pénitentiaires. L’objectif d’ouverture de 15.000 nouvelles places de prison faites par Hollande n’ayant jamais été atteint. Macron l’avait repris dans son programme, pour désormais abandonner cette mesure nécessaire afin éviter une surpopulation carcérale. Il faut respecter les détenus et protéger le personnel pénitentiaire.


Les violences individuelles restent fréquentes : vols à l’arraché, vols de véhicules, cambriolages, agressions sexuelles, escroqueries, attaques à main armée.


Les violences collectives organisées par des groupes sont multiples. Elles sont le résultat de l’absence de réponse volontaire, en temps utile, face aux activistes de la gauche extrême ou ultra comme la guérilla à Notre-Dame-des Landes, les attaques contre la police et le vandalisme en marge des manifestations syndicales et politiques, occupations d’universités, l’installation encadrée de camps de migrants dans le domaine public ou des bâtiments publics. Trois ou quatre universités ont été abandonnées aux gauchistes et ne fonctionnent plus depuis plusieurs mois, sans que leur évacuation n’ait été décidée. Seuls quelques centres universitaires ont été évacués, sans problème, par la police.


La violence dans de nombreux quartiers périphériques des grandes villes continue à rendre la vie dure pour tous les habitants. Les violences perpétrées par certains «jeunes des quartiers» mélangent délinquance (dont trafic de drogue) et islamisme radical. Le parcours de terroristes islamistes illustre la collusion entre délinquance et islamisme. La présence en France de quartiers de non-droit n’est jamais abordée par Macron. Les événements violents récents intervenus à Bagnolet, Saint-Denis ou Toulouse laissent augurer du risque d’un embrasement plus général dans les semaines qui viennent. Le projet de «police de sécurité du quotidien (PSQ)» de Macron est resté un leurre.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la sécurité quotidienne n’est pas une priorité pour Macron. Les mesures nécessaires ne sont pas prises. Les forces de l’ordre manquent toujours d’effectifs et de moyens.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande la définition d’une nouvelle politique en matière de sécurité avec une réelle volonté d’améliorer rapidement la situation des Français face aux menaces individuelles et collectives, en se donnant les moyens nécessaires pour arriver à des résultats. Il ne s’agit pas de changer la loi, mais tout simplement de l’appliquer à bon escient. Il faut faire savoir que la loi s’applique à tous ceux qui la bafouent.


  

2017-2018, MACRON A ÉCHOUÉ FACE AU CHÔMAGE DE MASSE

Télécharger la communication du MIL du 15 mai 2018

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Repère : Les derniers chiffres publiés indiquent que Pôle Emploi comptait 6.600.000 d’inscrits à la fin mars 2018, dont 3.700.000 chômeurs immédiatement disponibles. (Dares Indicateurs – 24 avril 2018)


La croissance de la population active (phénomène démographique et lié au recul de l’âge du départ en retraite) a été à peine compensée par la création de nouveaux emplois. Conséquence : le nombre des chômeurs stagne à un niveau beaucoup trop élevé.


Aujourd’hui, un Français sur 10 se retrouve inscrit à Pôle emploi. Ce chiffre ne prend pas en compte tous ceux qui, tout en recherchant un emploi, ne s’y inscrivent pas, comme les jeunes en fin d’études qui n’y trouvent pas de services. 2.700.000 de chômeurs bénéficient de l'assurance chômage (ARE, ARE Formation ou CSP) et des centaines de milliers d’autres de l’allocation de solidarité spécifique (ASS). Le projet de loi, «avenir professionnel» en cours d’examen, devrait permettre à l’État de remettre en cause le niveau d’indemnisation chômage à partir de 2019, sans accord des partenaires sociaux. Le chômage pose des problèmes à deux niveaux : des difficultés personnelles pour beaucoup de gens et de nombreuses familles avec, à la clé, la baisse du pouvoir d’achat et ses conséquences, voire le basculement dans une réelle pauvreté ; un problème collectif d'équilibre budgétaire, il n’y a pas assez de recettes d’imposition faute de revenus de millions de Français et il y a un système d’indemnisation en déficit de plus de 3 milliards par an.


Le Mouvement initiative et Liberté (MIL) dénonce les discours de Macron, et du gouvernement, sur les questions du chômage et de l’emploi. Ils comportent une violente attaque contre les chômeurs, la suspicion à la fraude est érigée en réponse au chômage. Les fraudeurs existent et doivent être punis, mais ils se situent sur une petite marge. Depuis un an, on assiste de la part du ministère du Travail à des manœuvres destinées à manipuler les chiffres, dont notamment la non-publication mensuelle du nombre des inscrits à Pôle Emploi. De même le taux de chômage de l’Insee, issu d’une enquête très partielle, est préféré à la donnée précise et effective du nombre d’inscrits à Pôle Emploi.


Le Mouvement initiative et Liberté (MIL) ne constate pas d'amélioration de la situation du chômage avec la politique menée depuis un an par Macron : les différentes mesures prises dont la loi «travail» n’ont pas apporté d’amélioration de la situation. Les créations de nouveaux emplois sont liées essentiellement à un contexte international favorable. Nos voisins ont de bien meilleures situations économiques et le niveau de l’emploi y est bien inférieur. Le taux de croissance a augmenté sur l’année, mais insuffisamment pour changer les choses.


Le Mouvement initiative et Liberté (MIL) considère que le chômage de masse demeure à un niveau inacceptable pour la France et souhaite une autre politique. Dans cette nouvelle politique, l’impact de chaque mesure sur la situation de l’emploi devra être pris en compte de manière transversale. Tous les leviers à la création de nouveaux emplois par les particuliers, les indépendants, les TPE, les PME, comme les grandes entreprises, devront être activés. La priorité de cette politique devra être le plein emploi.


Communication du MIL du 19 septembre 2017 : «Encore une loi travail qui ne créera pas d’emploi»

Communication du MIL du 8 mars 2016 : «Benoit, Emmanuel, Jean-Luc, la gauche, c’est le chômage pour tous»


  

2017-2018, MACRON A RÉUSSI À AUGMENTER LES IMPÔTS ET LES TAXES. CE N’EST QU’UN DÉBUT !

Télécharger la communication du MIL du 14 mai 2018

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Repère : Macron a affirmé qu'il n'y aurait «pas de création d'un nouvel impôt local ni d'un impôt national» et qu’il n'y aurait pas d'augmentation de la pression d'ici la fin de son quinquennat. (Entretien du 15 avril 2018 BFMTV / Mediapart).


Depuis plusieurs semaines, les membres du gouvernement évoquent tour à tour diverses pistes d’augmentation des impôts et taxes. S’agit-il de ballons d’essai ou de pistes sérieuses ? L’avenir le dira. Concrètement, il est question :


-de reformater la taxe foncière, c’est-à-dire de l’augmenter pour faire payer les propriétaires d’immobilier en fonction de leurs revenus,


-d’imposer une seconde journée de solidarité ; c’est-à-dire d’imposer un jour travaillé, de plus par an, à tous les salariés,


-de poursuivre l’augmentation des taxes existantes ou de modifier le mode de calcul de celles-ci,


-de multiplier les amendes supportées par les automobilistes (baisse de la vitesse et mode de contrôle privé),


-de prévoir un «effort supplémentaire» pour régler la dette SNCF par le budget de l’État.


Ces réflexions reposent sur des constats portant sur l’insuffisance des recettes et le poids réel des charges.


-Des mesures fiscales ont été prises comme la réduction des charges salariales (non compensée par l’augmentation de la CSG de 1,7%), la diminution programmée de la taxe d’habitation suivie de l’annonce de sa disparition. Elles conduisent à une baisse relative des revenus de l’État en 2018.


-La prise en charge de dettes, hors du budget de l’État, se profile : dette de la SNCF (55 milliards d’euros) et, demain, dettes des régimes sociaux, en particulier de l’assurance chômage (35 milliards d’euros).


-La croissance faiblit depuis la fin 2017 et le premier trimestre 2018. La baisse du pouvoir d’achat liée à l’augmentation ou la création de taxes diverses est la cause de cette situation. Le taux de croissance au second trimestre devrait naturellement être impacté par les grèves multiples en particulier dans les transports.


-Plusieurs projets politiques de Macron, nécessitant de nouveaux budgets, sont déjà sur les rails, comme le «plan banlieue», une formule de «service militaire universel».


La situation présente ne laissera pas beaucoup de choix. Macron restera attaché à limiter le déficit public à moins de 3% par rapport aux critères de convergences de l’Union européenne. La vente de participation publique de l’État dans le capital d’entreprises ne suffira pas. Macron devra augmenter les impôts et/ou les taxes, contrairement à ses récentes déclarations. Tous les moyens de communication seront alors mobilisés pour venir camoufler l’opération.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce la légèreté de la démarche fiscale de Macron qui a mis en œuvre des mesures qui ne tiennent pas la route. La croissance des activités sur laquelle reposent ses calculs budgétaires n’est pas suffisamment au rendez-vous pour équilibrer ses équations. Au bout d’un an, les Français constatent les premières conséquences, elles seront pleinement ressenties à la fin 2018. Et dès janvier 2019, le prélèvement de l’impôt à la source de l’impôt sur le revenu viendra couronner le tableau.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la pression fiscale, qui s’exerce sur l’ensemble des Français, est beaucoup trop élevée. Le pouvoir d’achat de tous les Français, dont les retraités, régresse.


Or, il faudra qu’un jour le taux des prélèvements obligatoires en France puisse fortement diminuer. Cela passe par la baisse de certaines dépenses publiques. Ces économies courageuses imposeraient aux Français d’accepter que l’État abandonne certaines de ses interventions et réorganise une part des services publics. Cette politique est, au final, la clé d’un retour au plein emploi en France.


Lire la récente Communication du MIL du 10 février 2018 : «En marche» vers la hausse des taxes et des impôts ».

  

POUR UNE EUROPE UNIE DES ÉTATS

Télécharger la communication du MIL du 16 juin 2018

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Repère : Les élections législatives italiennes viennent de porter au pouvoir de nouveaux partis qui viennent de former un gouvernement. Leur programme comprend la critique de certaines contraintes de l'UE et la limitation de l'immigration, avec l'expulsion de 500.000 clandestins.


Les choix politiques de nombreux pays de l'Union européenne évoluent ces dernières années. On assiste à des changements profonds. La composition du parlement européen au terme des élections de 2019 a toutes les chances d'être modifiée. Les deux partis européens historiques, socialistes et démocrates-chrétiens, ne devraient plus disposer ensemble d'une majorité au sein du parlement. Les forces politiques, critiques à l’égard de la politique menée par la Commission européenne, pourraient se trouver en position de force. Les chefs d'État des pays membres ont aussi changé dans une bonne part des pays.


Les priorités de l'UE pourraient être amenées à évoluer et la commission européenne à changer de ligne politique.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL), qui a été très engagé contre Maastricht en son temps, défend une analyse gaulliste de l’Europe des nations et prône le maintien de la France au sein de l'Union européenne en tant qu'ensemble d'équilibre européen de collaboration et de paix, mais appelle de ses voeux un changement de la politique de l'Union et une redéfinition limitée de ses compétences.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite que tous les efforts soient engagés pour faire évoluer en profondeur les traités de l'Union. Il faut que les députés français au parlement européen participent pleinement à cette transformation.


Pour les Républicains, Laurent Wauquiez a déjà évoqué les grandes orientations du changement attendu (lire la communication du MIL du 26 mars 2018 : Contre l’Europe fédérale de Macron). Le changement de ligne politique de l’UE sera le principal enjeu de l’élection européenne de 2019 dans un an.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que Macron se positionne ouvertement sur une ligne politique fédéraliste visant une poursuite du transfert des compétences vers l'UE (en particulier en matière économique). Ce n'est pas la bonne voie. D'une part, cette position ne correspond pas aux voeux des Français (voir la victoire du «Non» au référendum de 2005), d’autre part, ne reçoit pas un accueil favorable de la part majorité des pays, même en Allemagne.

Macron se trouve aujourd'hui isolé sur ses positions au sein de l'Union européenne. Pour les Français, ses discours de défense d’une prétendue «souveraineté européenne», qui n'existe pas, plutôt que la défense de la souveraineté française, qui est le fondement de la Nation, sont inacceptables.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que l'Union européenne n'est pas un pays et n'a pas vocation à le devenir. Les partisans d'une «Europe fédérale» ont échoué. Cette phase politique s'achève. Une autre commence, marquée à la fois d’abord par le respect de chaque nation membre et, d’autre part, par la détermination à mener des échanges et des projets en commun.


Le budget de l'Union européenne devra baisser pour permettre de réorienter des moyens budgétaires sur des projets réunissant des ensembles de pays en fonction des projets. Les contraintes imposées par les directives européennes devront être revues. Le poids excessif des micro-États et des pays à très faible fiscalité, devra être réduit. Le périmètre de la Commission européenne, et l’importance de ses services et effectifs, devront être réduits de manière rapide. Les traités existants comme celui de Schengen seront amenés à évoluer. Les frontières entre États ont vocation à être rétablies en fonction des circonstances et des risques car il faut maîtriser les flux migratoires.

  

DEUX PILIERS DE L'ESPRIT GAULLISTE : RÉCOMPENSE DU MÉRITE ET POLITIQUE SOCIALE

 Télécharger la communication du MIL du 18 juillet 2018

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Repères : L'affrontement idéologique entre les partisans d'un gaullisme social et ceux d'une social-démocratie libertaire (Macron) monte encore d'un cran après les annonces de Macron devant le Congrès du 9 juillet. Le fossé se creuse de plus en plus.

 

La politique menée par Macron, depuis plus d'un an, dessine un tableau assez complet de l’orientation qu’il tente de prendre sur le quinquennat. Elle est pour l’instant marquée par une série d’échecs et de recul (par exemple baisse du nombre des fonctionnaires non engagée, diminution de la construction de places de prison, etc.). De plus, des menaces graves apparaissent sur le plan social où il annonce un projet de réduction des aides pour une part des bénéficiaires actuels (ciblage pour réduction des aides). Un homme qui décide de baisser le montant des APL de 5 euros pour boucler ses fins de mois est capable de tout, car cette mesure traduit qu’il ne comprend pas le fond de la réalité sociale. Les derniers propos de Macron contre le trop haut niveau des aides sociales («trop de pognon») illustre la vision technocratique et hors sol de l'inspection des finances, qui reste la sienne. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) affirme que le mérite et le travail doivent être dignement récompensés, à tous les niveaux, de manière suffisante, mais que, parallèlement, les politiques sociales restent l’un des fondements de la Vème République.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) reste profondément attaché au principe des régimes sociaux mis en place par le général de Gaulle dès la Libération, quitte à moderniser certains aspects. Pour défendre ces régimes sociaux, il faut veiller à leur équilibre budgétaire de manière structurelle. Ceci n’a pas été fait. Pour y parvenir, il faut lutter contre la fraude, contre le versement de sommes indues et fixer des cotisations et des taux d’aide, etc. Faute d’une gestion plus rigoureuse, la dette des régimes sociaux continuera à augmenter. Il faut les sauver et les conserver.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme son attachement au principe de la relation entre cotisations des gens (dont les salariés) et assurance sociale au sens large. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la suppression des cotisations combinée à l'augmentation de la CSG (et son élargissement aux retraités) constitue une manipulation inacceptable qui conduit à la déconnexion entre travail et assurance chômage. L'objectif initial de Macron : l'universalité pour tous les travailleurs de l’assurance chômage n'a pas été atteint, loin de là (peu de démissionnaires et peu de travailleurs indépendants en bénéficieront). Une impression d'amateurisme et de légèreté domine notamment, illustré par la suppression de la taxe d’habitation décidée sans qu’une compensation budgétaire soit prévue, dès l’origine, pour les collectivités locales.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) pense que la refondation de la politique sociale va devenir une priorité de la prochaine alternance politique et le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) sera présent, aussi, sur cette question prioritaire.


Enfin, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) déplore qu’une part des électeurs de la «droite libérale et centriste», peu informée, applaudisse bêtement aux mesures mises en place ou programmées par Macron. Cet électorat va rapidement être déçu par beaucoup d'autres mesures politiques et fiscales, en particulier celle touchant à la propriété ou la mise sous condition de ressources de mesures comme les APL pour les étudiants. Les récents propos du centriste Jean-Louis Borloo, soutien initial de Macron, contre la politique sociale du président constituent un puissant révélateur d’un début de prise de conscience de l'opinion.


  

MACRON, PRÉSIDENT DES TAXES

Télécharger la communication du MIL du 13 novembre 2018

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Dès son arrivée au pouvoir, Macron a mis en œuvre une réorganisation de la fiscalité en partie en faveur des entreprises et des salariés. Les mesures fiscales (impôts et taxes) de Macron commencent tout juste à produire leurs effets, positifs et négatifs, au bout de 18 mois.


Notamment, on peut citer la hausse des taxes foncières, l’augmentation des taxes d’habitations par les mairies pour contrebalancer la baisse par Macron, l’augmentation de la CSG pour les retraités, les taxes sur le tabac, sur les carburants, sur l’énergie.


Macron devait baisser les impôts des Français. Il a promis une baisse de la fiscalité des ménages de 6 Md €. Mais en réalité, si on inclut les baisses de prestations sociales (quasi-gel des retraites, prestations familiales et des APL) et les hausses de cotisations (Agirc-Arco) et de l'impôt sur le revenu, les Français vont en réalité perdre 300 millions d'euros.


Hausse de la fiscalité énergétique : En 2019, la fiscalité sur les carburants routiers augmentera de 3,9 Md € (tva comprise). C'est une hausse considérable puisqu'en 5 ans, les ménages et les entreprises auront payé 46 Md€ de plus. À l'horizon 2022, les taxes sur les carburants routiers auront ainsi augmenté par rapport à l'année 2017 de 12,73 centimes de TICPE et de 2,55 centimes de TVA par litre d'essence SP 95, soit un total de 15,28 centimes par litre (soit une hausse des taxes de 17%), ainsi que de 25,16 centimes de TICPE et de 5,03 centimes de TVA par litre de gazole, soit un total de 30,19 centimes par litre (soit une hausse des taxes de 41%). Nous allons nous rapprocher, avec les mesures votées par la majorité de Macron, vers un prix du litre d’essence autour de 3 € en 2022.


En réalité, la hausse de la fiscalité énergétique (+ 3,9 Md €) est une mesure de rendement qui permettra de financer la suppression de la taxe d’habitation (3,8 Md € en 2019). L’arrière-pensée, aussi, est de relancer la consommation par la production et la vente de voitures.


Macron a dit qu'il redresserait les comptes publics. Le déficit public sera de 2,8% du PIB l'année prochaine contre 2,6% en 2018. Nous sommes toujours aussi proches des 3%. La dette publique devrait atteindre 98,6% du PIB en 2019. On constate qu’en 18 mois, la dette a augmenté d'environ 175 Md€. La dépense publique va continuer sa progression. Après une hausse de 20 Md € en 2018, elle augmentera d'environ 25 Md€ en 2019 (soit + 0,6% en volume et + 1,9% en valeur). Le déficit de l'Etat va augmenter massivement de 13 Md € atteignant 98,7 Md € en 2019.

Et pendant ce temps-là, Macron n'a pas présenté de plan d'économies détaillé. L’absence de la diminution des dépenses publiques, dans leur ensemble, condamne les Français à payer davantage d’impôts, dans un contexte de faible croissance, de chômage de masse et de balance commerciale déficitaire.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne globalement la politique fiscale menée par Macron contre les Français et la croissance. Il considère que la limite de rupture est aujourd’hui atteinte. Des actions doivent être menées pour faire reculer le gouvernement sur ses projets d’augmentation de taxes et d’impôts, sur ses intentions de réduction des déductions fiscales.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) participera donc activement à la mobilisation contre la pression fiscale par tous les moyens utiles et légaux.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande l’abandon de tous les projets de hausse des taxes et des impôts aussi rapidement que possible et exige que la diminution des dépenses de l’État soit engagée dès 2019. Pour cela, il faudra sûrement accepter une certaine diminution des services publics rendu aux Français.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la politique menée par Macron, au-delà de ses grands discours, demeure une politique socialiste d’appropriation par l’État des ressources des Français. Il s’agit bien une politique de gauche sociale-démocrate. On peut qualifier Macron de président des taxes.

  

MACRON, CE N’EST PAS LA DROITE, C’EST LA GAUCHE

Télécharger la communication du MIL du 4 février 2019

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De récents sondages mettraient en évidence une montée de l’implantation de Macron dans l’électorat de la droite modérée et du centre. Il s’agit juste là d’une photographie de l’opinion à un instant donné, mais qu’il convient de commenter.


La contestation civique et sociale à l’égard du président de la République apparaît comme une contestation «anti système», c’est-à-dire une contestation de l’État et de ses institutions. Il est normal que des citoyens affirment leur attachement aux institutions et au respect de l’ordre républicain qui apparaît, à tort ou à raison, menacé par des casseurs (black bloc, zouaves et antifa) et par une contestation anti-démocratique (anticapitaliste, bolchevique). Il est clair qu’il y a, chez certains, une remise en cause des Institutions de la 5e République. La volonté d’instaurer la proportionnel en ait un exemple. Cette réaction ne signifie en rien un soutien à la politique menée par Macron (hausse des impôts et des taxes, taxation des retraités, insécurité, non-contrôle de l’immigration, Europe fédérale) ou qui pourrait être menée demain à l’issue du «grand débat».

Appliquant son programme, Macron mène une politique de gauche qui n’apporte pas de véritable solution aux problèmes de notre pays. C’est pour cette raison qu’il se trouve, au bout d’un an et demi, dans une impasse politique. La situation politique de Macron est d’autant plus fragile qu’il ne semble pas bien comprendre, à titre personnel, la situation dans laquelle il s’est mis. Macron, trouvant désormais porte fermée parmi les partis de gauche écolos et marxiste (PS, EELV, PCF, Génération.s, LFI), semble se tourner vers l’électorat de droite pour survivre.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que Macron fait tout son possible pour rallier la droite modérée à sa majorité. Il a pris des mesures qu’il considère comme propres à satisfaire l’électorat de droite (projet d’une loi anticasseur, heures supplémentaires, évocation de possibles «quotas» d'immigration). Ces pistes sont anecdotiques et ne changent en rien sa ligne politique. Cette manœuvre est destinée à assurer à la liste de la majorité (LREM - MoDem) le soutien de partisans de la construction d’une Europe fédérale, de droite et du centre.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce les quelques transfuges, issus de la droite, siégeant au gouvernement qui animent cette opération. Ils s’efforcent d’attirer quelques-uns de leurs anciens collègues pour les élections à venir. Certains maires de droite semblent prêts à se montrer conciliants envers la majorité «macroniste», nourrissant l’illusion d’éviter de se trouver face à une liste LREM aux municipales de 2020.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne ces choix opportunistes d’élus, ou d’anciens élus, qui déconsidèrent leurs auteurs et portent atteinte à la confiance que le citoyen doit avoir envers les femmes et les hommes politiques, d’une manière générale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle à combattre tous les élus, issus de la droite et du centre, qui ont choisi ou choisiraient de rallier «le monde de Macron» et la gauche.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la Droite républicaine doit avant tout défendre ses valeurs, sans jamais transiger, et refuser tout calcul électoral. Cela a toujours été le sens de notre démarche civique. Les élections à venir nous donneront l’occasion de défendre nos convictions et, donc, de combattre Macron et sa politique de gauche.


  

MACRON VEUT DES NATURALISATIONS MASSIVES

Télécharger la communication du MIL du 15 février 2019

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Repère : L’acquisition de la nationalité française a été accordée en 5 ans, de 2013 à 2017, à 549.923 personnes. Le nombre annuel a augmenté de 17% entre 2013 et 2017 pour dépasser les 114.000 en 2017. Source Insee - Chiffres-clés Acquisitions de la nationalité française en 2017. Données annuelles de 1999 à 2017 - 26/07/2018


Le nombre d’acquisitions de la nationalité française a été de plus de 1,17 million sur ces dix dernières années (2008 à 2017). Ce chiffre donne une idée du rythme soutenu de la croissance de la population d’origine étrangère. Les trois manières de devenir Français sont la déclaration de nationalité, la naturalisation et la réintégration. Sur 10 ans, 460.000 personnes ont acquis la nationalité par déclaration, en s’appuyant sur un lien de parenté avec une personne française : par un mariage (200.000 personnes), comme parent d’enfant français, avec un frère, ou une sœur, français, par adoption. Plus de 650.000 personnes ont bénéficié d’une naturalisation par décret sous des motifs assez divers. D’autres sont redevenus Français, après avoir perdu la nationalité française (47.000 réintégrations sur 10 ans).


Macron vient de déclarer qu’il n’était pas favorable au vote des étrangers (hors ressortissants de l’Union européenne). Hollande s'était engagé à accorder le droit de vote aux étrangers «résidant légalement en France depuis cinq ans». Il avait finalement renoncé au cours de son quinquennat. Macron sait, par ailleurs, qu’il ne dispose toujours pas, lui non plus, d’une majorité des 3/5ème au Congrès pour faire voter cette mesure.


Macron vient donc de proposer d’accélérer l’accès à la nationalité française des étrangers résidant en France. Pour cela, il propose d’accompagner les étrangers «dans un chemin qui consiste à demander la nationalité française s'ils sont là depuis longtemps».


On imagine que cet «accompagnement», évoqué par Macron, pourrait prendre la forme d’une campagne de communication en faveur de l’accès à la nationalité française, de la mise en place d’une application en ligne qui pourrait s’intituler «deviens Français» et d’un assouplissement de l’appréciation des critères de naturalisation (par un simple texte réglementaire). Compte tenu du nombre relativement important d’étrangers résidant en France, il peut tenter d’augmenter le flux de naturalisation et de conquérir, par ce biais, un électorat dans les 3 ans qui viennent. Le seul frein à une telle initiative repose sur la volonté du nombre d’étrangers de conserver leur nationalité en vue d’un retour dans leur pays d’origine.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a toujours combattu l’attribution du droit de vote des étrangers en France et se félicite de l’abandon, pour le moment, de ce projet.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne le projet de conduite d’une politique massive de naturalisation des étrangers, envisagée par Macron. Le flux d’accès à la nationalité française apparaît déjà assez important, rapide et peu contrôlé par rapport à la population de notre pays (67 millions d’habitants).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite, tout au contraire, qu’un contrôle renforcé des procédures de naturalisation soit assuré pour tenir compte de la volonté et la détermination réelle des étrangers concernés de devenir Français afin de bloquer des profils de «pseudo Français» qui n’adhèrent ni à la France ni à la République.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) relance une ancienne campagne militante sur le thème : «Naturalisation massive, invasion légale».

  

LA DROITE, CE N’EST PAS LA GAUCHE

Télécharger la communication du MIL du 20 février 2019

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La période politique actuelle est caractérisée par une grave confusion des idées. Cela remonte à la campagne présidentielle et à la victoire électorale de Macron. D’une part, le programme de gauche social-démocrate de Macron a représenté une rupture avec le programme socialiste marxiste traditionnel du PS. Rappelons que l’opposition entre sociaux-démocrates et socialistes-marxistes a plombé le quinquennat de Hollande. D’autre part, la proposition de Macron de construire un «Nouveau Monde» au-delà du clivage gauche-droite a introduit bien des ambiguïtés et des incompréhensions dans une catégorie de citoyens peu férus de politique.


Dans la pratique, la politique menée depuis l’été 2017 a été une politique sociale-démocrate (ajustements économiques, augmentation de la pression fiscale, croissance de la dépense publique) avec une aspiration libérale-libertaire sur le plan sociétal (PMA sans père, dépénalisation de la consommation de drogue, etc.) encore à concrétiser. Cette politique s’est heurtée à la réalité économique et sociale. Elle provoque un rejet dont les manifestations des «gilets jaunes» ne sont que l’une des multiples expressions (et non la seule). Initialement, la revendication des «gilets jaunes» portait sur un refus, soutenu par nous, de la hausse de la taxe carbone sur l’essence. Cette revendication claire a abouti. Puis, dans un second temps, un désordre s’est développé dans les idées évoquées au sein des différents groupes. Des efforts d’influence et de récupération ont été menés par les groupes d’extrême gauche (antifa et autres) et d’extrême droite (zouaves et autres) côte à côte. Ils ont abouti notamment à des revendications institutionnelles, des appels à des hausses d’impôts. Mais plus grave, au lieu de proposer des réformes, le mouvement a adopté une logique «anti système» qui se traduit par une violente contestation des institutions, des cadres de la Nation et des élus. Ce mouvement de nature «populiste», c’est-à-dire avec une seule référence au «peuple» sans avoir de fond idéologique, débouche sur une menace prérévolutionnaire avec des appels à la violence physique, des actions contre les bâtiments publics, des agressions d’élus.


Le «grand débat» organisé et mis en scène pour valoriser Macron vient compléter le tableau. Certes, beaucoup de questions évoquées lors des débats locaux sont importantes et légitimes, mais, compte tenu de la formule adoptée lors ce mode de consultation, cela ne peut que déboucher sur une énorme frustration de tous. Les annonces de Macron au mois de mars sont déjà en cours d’élaboration en marge du débat. Le pronostic porte sur la poursuite de l’opération de communication engagée et des manœuvres politiques autour d’un référendum piégeux.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) tient à rappeler que le clivage entre la droite et la gauche est une constante incontournable. La politique de droite républicaine, définie à l’occasion de la primaire de la Droite en 2016, n’a pas rien à voir avec la politique conduite par Macron.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que ce clivage apparaît aujourd’hui clairement au niveau de la fiscalité et du pouvoir d’achat. La Droite républicaine appelle à une réelle baisse des taxes et des impôts pour relever le pouvoir d’achat de tous. Elle s’engage à réduire les dépenses publiques, et à en assumer, avec courage, les conséquences. Cette priorité politique est incontournable. Tandis que Macron, comme tout homme de gauche, ne diminue pas la dépense publique, il a augmenté les impôts comme le prouvent les chiffres. Autre indicateur, les macronistes viennent d’évoquer le retour à une augmentation de la taxe carbone ; cela prouve leur orientation politique ancrée à gauche.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que la Droite républicaine défend des valeurs claires : la Nation, le plein emploi, la sécurité, la défense nationale, la justice sociale, la famille et la natalité, l’identité nationale, la reconnaissance du mérite, la nationalité, la laïcité, l’innovation et le développement économique, dans le cadre de l’application d’une même politique pour tous.


  

IL Y A 23 ANS QUE JACQUES FOCCART EST DÉCÉDÉ

Télécharger la communication du MIL du 19 mars 2020

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Le Mouvement Initiative et Liberté souhaite rappeler aux nouvelles générations son action au service de la France. Pour cela, nous republions régulièrement des articles datant de 1997 qui retracent bien le parcours d’un gaulliste historique qui fut un des plus proches du Général de Gaulle et l’inspirateur-fondateur de notre association. Voici un de ces textes.


PRÉSIDENTIELLES 1995 : LE MILITANT JACQUES FOCCART


Une des  grandes efficacités de Jacques Foccart était basée sur sa volonté permanente d'échapper à la pensée unique technocratique ainsi qu'au filtre des appareils politiques et institutionnels. Iconoclaste sans doute dans un milieu friand de notes et de rapports, il aimait à recevoir des personnalités ou des sans grade, l'information brute pour en tirer ses propres analyses. Devenaient ainsi ses interlocuteurs privilégiés ceux qui, hors des combines et calculs politiciens, avaient au cœur la défense de l'intérêt national et une certaine idée de la France.


DES RÉUNIONS DE TRAVAIL :


Dès l'annonce de la candidature de Jacques Chirac en novembre 1994, le bureau national du MIL a réaffirmé sa décision de lui apporter son soutien. Décision qui a été ratifié lors de la Convention nationale du MIL. De même, Jacques Foccart, qui pour des raisons de santé ne pouvait plus assister, chaque semaine, à la réunion de bureau du MIL, décidait de réunir tous les quinze jours, à son domicile parisien, le bureau national du MIL. Avide d'informations concrètes et militantes, Jacques Foccart demandait qu'elles soient complétées par de fréquentes conversations téléphoniques. Il tenait tout particulièrement à être au courant du déroulement de la campagne au jour le jour et d'heure en heure. L'ambiance des réunions publiques, l'ardeur des militants et la réceptivité des participants à nos thèmes de campagne étaient pour lui autant d'éléments fiables d'analyse, sans doute plus que les torrents de sondages et de notes pessimistes qui se déversaient alors.


Lors des réunions qui précédèrent Noël, lui sont soumis les projets d'actions qui formeront l'ossature de notre campagne ainsi que la présentation de notre implantation structurelle et militante.


UNE RÉUNION AVEC JACQUES CHIRAC :

Début janvier 1995, Jacques Foccart organisait une réunion à l'Hôtel de ville de Paris afin que nous présentions directement à Jacques Chirac nos activités, notre programme d'action (réunions publiques et internes, organisation de publipostages ciblés, travail sur des thèmes spécifiques et sur des segments électoraux), le matériel de propagande (tracts, journaux spécifiques, courriers spécialisés, autocollants, affiches) ainsi que notre implantation militante sur le terrain.


Nos propositions d'action entièrement validées, c'est d'un commun accord que nous avons pris la décision d'attendre que les candidats concurrents se lancent dans une campagne massive d'affichage pour recourir à cette forme d'action, traditionnellement liée à nos activités.


LA SÉCURITÉ DES RÉUNIONS PUBLIQUES :


À la fin de cette réunion qui dura presque deux heures, Jacques Chirac a abordé le problème de l'organisation de la sécurité de ses meetings publics. Connaissant parfaitement la situation tendue du paysage politique et ne voulant prendre aucun risque technique dans sa campagne, il a demandé au MIL de prendre en charge toute la sécurité de toutes ses réunions publiques, la sécurité de ses déplacements étant assurée par un groupe de 4/5 personnes du RPR. Ainsi, toutes les réunions ont été couvertes, ainsi, que les déplacements et réunions publiques des orateurs nationaux de la campagne. Toutes ces réunions se sont très bien passées car nous avons mobilisé de très nombreux militants décidés partout en France.


Le rythme de la campagne s'accentuant, nos entretiens avec Jacques Foccart devinrent hebdomadaires et les comptes rendus téléphoniques journaliers. Pour chaque réunion publique, nous appelions Jacques Foccart pour lui faire un compte rendu de la mise en place de nos militants sur le lieu, sur la configuration de la salle et sur nos premières impressions. Ensuite au cours de la réunion, nous lui présentions une synthèse d'ambiance et un rapport sur le bon (ou  mauvais) fonctionnement du dispositif de campagne. Puis en fin de réunion, nous faisions un bilan de la soirée avec nos impressions à chaud, des parties de discours entendus, des anecdotes et la réaction du public présent.


Ces contacts lui permettaient de restituer à Jacques Chirac un avis personnel et sans complaisance sur le déroulement de la campagne. Ces rapports directs et sans ornement inutile n'ont probablement pas été sans influer sur le déroulement des opérations.


  

LES ISLAMISTES INTÉGRISTES N’ONT PAS LEUR PLACE EN FRANCE

Télécharger la communication du MIL du 20 mars 2019

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Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que l'islamisme n'est pas un fait français. Il est le résultat d'ingérences étrangères d'États islamiques et/ou de diverses organisations islamistes (Al Qaïda, groupe État islamique, etc.).


La récente défaite territoriale au Moyen-Orient du «groupe État islamique» conduit logiquement à un essaimage des combattants vers d’autres groupes armés existants. Des groupes armés islamistes mènent des actions terroristes, ou de guerre, notamment en Afghanistan, Iran, Irak, Kenya, Libye, Indonésie, Nigéria, Pakistan, Philippines, pays du Sahel, Somalie, Soudan, Syrie, Yémen. Ces groupes menacent les pays occidentaux, dont la France. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime qu’une politique de prévention sérieuse passe par le départ de France des islamistes intégristes. La politique menée a posteriori des attentats et autres actions semble efficace. Mais elle ne suffit pas, car les islamistes représentent une menace permanente qui ne va pas disparaître de l’avis de tous les experts. Il convient d’expulser les islamistes résidant en France et de refuser tout retour des combattants, et de leur famille, des théâtres de guerre (Irak, Syrie, etc.).


Il s'agit d’abord d’affirmer un choix politique clair, puis de travailler sur les débats juridiques complexes qui se posent. Des juristes et des associations complices combattent les intérêts de la France, par idéologie ou par intérêt. Ils sont nos adversaires. Les responsables politiques doivent faire appliquer les textes existants et, si nécessaire, faire adopter une loi ayant pour objet la prévention stricte de la menace islamiste.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que plusieurs mesures s’imposent pour mettre les islamistes intégristes hors de France :


-Des prisonniers de guerre islamistes ne doivent pas revenir de Syrie en France. Ils doivent être jugés sur place, en connaissance de leur participation aux crimes commis localement ; connaissance que nous n’avons pas.


-Les candidats au droit d’asile, connus pour islamistes, doivent être écartés de la procédure sans délai.


-Les recalés du droit d'asile doivent être expulsés de manière effective et ne pas rester en France.


-Les délinquants islamistes doivent subir une double peine : peine de prison, puis expulsion du territoire français lorsqu’ils sont de nationalité étrangère. La confusion entre islamisme et délinquance a été prouvée dans de nombreux cas.


-Les prêcheurs islamistes étrangers, qui font du prosélytisme islamiste, doivent être expulsés, comme le demande d’ailleurs le recteur de la Grande Mosquée. 


-Des islamistes étrangers, déjà «réfugiés» en France, doivent faire l’objet d’une interdiction de séjour.


-Les demandeurs de naturalisation, sur lesquels pèsent des soupçons d’islamisme, doivent voir leurs dossiers rejetés. Certains islamistes déjà naturalisés doivent être déchus de leur nationalité et expulsés.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge qu’il faut tout faire afin que les Français, de religion musulmane, ne soient pas «infiltrés» par des activistes islamistes religieux ou combattants, ne subissent pas le prosélytisme islamique ou être incité à combattre la France et la République à tous les niveaux. Il faut donc limiter au maximum l’influence des activistes islamistes intégristes en France.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la France ne peut pas à la fois mener des opérations extérieures contre les groupes armés islamistes, comme au Sahel, et être défaillante sur son propre territoire. La France doit apparaître comme refusant l'infiltration islamiste. Elle doit, pour cela, courir le risque de heurter certains pays musulmans réputés «amis». Les pays les plus fermes dans leur pratique vis-à-vis des islamistes seront les plus respectés sur le plan international et les moins menacés. 


C’est pourquoi le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) relance sa campagne militante sur le thème : «La France aimez-la ou quittez-la – être Français c’est un état d’esprit, pas une couleur de peau».


  

LES VALEURS DU GAULLISME RÉPONDENT AUX ENJEUX DE 2019

Télécharger la communication du MIL du 29 mars 2019

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L’esprit gaulliste, qui a marqué l’histoire de France au 20ème siècle, s’applique parfaitement aux enjeux de l’année 2019. La pertinence de ses principes fondamentaux reste toujours aussi forte sur l’ensemble des sujets actuels.


Une approche politique globale. La première caractéristique de l’esprit gaulliste réside dans une approche politique globale sur les questions majeures au-dessus des partis, des syndicats, des communautés, des confessions, et de tous groupements d’intérêts.


L’indépendance de la France. Le refus de sa soumission à des organismes supranationaux, ou des puissances étrangères, étatiques, économiques et financières, reste un élément fondamental de l’esprit gaulliste. Elle a été façonnée par son histoire. Elle doit être défendue dans tous les domaines, que cela soit politique, économique, culturel, diplomatique et militaire. La tenue d’une ligne indépendante n’empêche pas, par ailleurs, d’avoir des alliés, en particulier des pays avec lesquels la France a noué des liens historiques étroits.


Les traités internationaux, qui nous lient à d’autres États au sein de l’Union européenne, doivent pouvoir évoluer. Nos dirigeants doivent montrer leur volonté d’affirmer le point de vue de la France dans l’ensemble des débats qui animent aujourd’hui le monde, quitte à faire évoluer les traités. Comme l’accord de Schengen.


Le rassemblement de tous les Français. L’esprit gaulliste vise au rassemblement de tous les Français au-delà notamment des clivages politiques, syndicaux, locaux, religieux pour obtenir un dépassement et parvenir à rétablir la confiance de l’ensemble des citoyens vis-à-vis de leurs dirigeants politiques. Il existe aujourd’hui de profondes divisions entre les divers partis politiques. Le projet politique consiste à rassembler les citoyens sur des grands projets au-delà des clivages partisans. Il impose de faire évoluer la manière même de faire de la politique. Le peuple de France aspire au rassemblement sur les grandes questions.


La présence de personnalités politiques dans la communication spectacle produit une profonde confusion qui a contribué ces dernières décennies à rabaisser le domaine politique. Il importe de mettre un terme à cette confusion afin que chacun excelle dans son domaine (la politique, le sport, le rire ou la chanson, sans mélange des genres).


Un pouvoir exécutif fort et stable. L’esprit gaulliste va dans le sens de l’existence dans notre pays d’un pouvoir exécutif fort et stable. La constitution de la Ve République le permet. Elle donne au président de la République un rôle primordial sur les grands enjeux. Elle établit un lien direct entre le chef de l’État et le peuple. Grâce au suffrage universel direct pour l’élection présidentielle, et le recours possible au référendum, la Ve République permet à notre pays de pouvoir bénéficier des moyens d’une politique échappant pour l’essentiel aux pressions des partis, syndicats et autres groupes si les dirigeants politiques en font le choix. Mais la pratique de ces dernières années n’a pas été dans le sens des institutions et a conduit à une critique du système alors que la critique devrait porter sur des dirigeants politiques qui ont souhaité s’abstraire des institutions.


Un sujet d’importance régionale ou ponctuelle est du ressort de son gouvernement. Le président de la République doit se centrer sur des sujets d’importance nationale et internationale avec une vision actuelle et future. Le rôle joué, ces dernières années, par les présidents à la place de leur premier ministre porte atteinte à l’esprit de la Ve République, et aux intéressés eux-mêmes.


Une vision internationale en faveur de la liberté et de la paix. L’esprit gaulliste porte une vision internationale en faveur de la liberté, de la paix et de l’indépendance des peuples. Il affirme que la France participe à l’équilibre du Monde en raison de son histoire, de sa puissance et de sa grandeur. Il professe un refus viscéral des totalitarismes : Historiquement, le gaullisme s’est illustré par un refus des totalitarismes (communistes et nazis). L’esprit gaulliste conduit à un engagement, aujourd’hui, dans la lutte contre l’idéologie islamiste totalitaire.


La première menace actuelle est celle de l’idéologie islamiste totalitaire, comme appliquée par certains États islamistes, par certains groupes religieux ou par des organisations terroristes comme le groupe État islamique (EI), Al Qaïda, Boko Haram. La seconde menace tient à la permanence d’un ensemble de pays communistes.


Une exigence de justice sociale. L’esprit du gaullisme affirme la nécessité de la solidarité nationale conduite par l’État à destination des personnes les plus faibles et les plus en difficulté dans la société.


L’attachement à un système de protection sociale mis en place après la Seconde Guerre mondiale par le général de Gaulle reste un marqueur de l’esprit gaulliste. Les régimes actuels (maladie, famille, chômage, retraite, dépendance) sont amenés à évoluer en fonction des contraintes économiques pour assurer leur permanence et se diriger vers davantage d’universalité au bénéfice de tous les Français. Tous les autres systèmes de solidarité (APL, ASS, RSA, prime d’activité) doivent être amenés à converger pour une meilleure efficacité et lisibilité.


La défense de la famille, de la jeunesse et de l’éducation. La famille est considérée, dans l’esprit gaulliste, comme le noyau de la société, c’est pourquoi une politique nataliste reste une priorité. De même, l’éducation nationale, la formation et l’enseignement supérieur se trouvent être le cœur de l’intervention de l’État vis-à-vis des familles et de la jeunesse. L’esprit gaulliste aspire à une réelle politique en faveur de l’engagement et de l’entrée dans la vie active de la jeunesse.


Une responsabilité de l’État dans le développement économique. L’esprit gaulliste affirme la responsabilité de l’État dans le développement économique. Il appelle une politique volontariste menée par des plans de développement à divers niveaux pour porter de grands projets économiques (dans les domaines du nucléaire, du spatial, du médical, du numérique, etc.) qui dépassent le niveau et la capacité des entreprises privées. Cette action va de pair avec le développement de la libre entreprise en France.


L’esprit gaulliste s’illustre par un refus de l’absence de limites d’un capitalisme mondialisé et de la finance internationale. Il a pour vocation de participer à l’élaboration de règles et de procédures étatiques et internationales de contrôle de la mondialisation évitant des abus que connait le domaine financier.


Un pragmatisme politique. L’esprit gaulliste ne s’inscrit pas dans une idéologie politique, mais est en opposition avec les idéologies anciennes comme actuelles. Il est caractérisé par le recours à un pragmatisme politique utilisé en vue d’atteindre les objectifs fixés, comme l’indépendance et le rayonnement de la France dans le monde et l’unité intérieure du pays. L’esprit gaulliste laisse le choix des modalités d’actions selon les circonstances. Il repose sur quelques grands principes, permettant la réalisation des objectifs.


Selon les circonstances, le gouvernement peut prendre, sans a priori, la décision de nationaliser une entreprise, comme elle peut prendre la décision de la privatiser en fonction de l’intérêt de la nation ou des intérêts de l’entreprise et de ses salariés. Ou bien de confier au secteur privé telle fonction non régalienne.


  

LES VALEURS DE LA DROITE RÉPUBLICAINE SONT GAULLISTES

Télécharger la communication du MIL du 23 mars 2019

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La droite républicaine défend des valeurs qui sont celles d’une droite de convictions. Elles se traduisent par les choix politiques concrets suivants (liste non limitative).


Le premier axe porte sur la défense des institutions de la Ve République et la capacité de l’État à exercer son autorité. Il passe aujourd’hui par la défense de l’indépendance nationale (international, diplomatie) et la lutte contre les diverses ingérences étrangères ; la sécurité intérieure (police et justice) et extérieure (diplomatie et défense) ; une lutte déterminée contre l'islamisme ; la défense de l’identité nationale (langue, culture, traditions, histoire) ; le caractère indivisible et universel de la République ; la lutte contre tous les communautarismes ; le contrôle des migrations et des frontières ; la défense de l’Union européenne constituant une Europe des Nations centrée sur quelques compétences importantes.


Le second axe consiste à engager la baisse des dépenses publiques et de la pression fiscale (taxes et impôts) sur les particuliers et les entreprises pour relancer une politique économique et sociale répondant aux besoins des Français et comprenant : un développement économique par la recherche et l’innovation ; l’exercice de la liberté économique par des initiatives et la création d'entreprises ou d'associations ; le lancement de grands projets nouveaux (immobilier, infrastructures, transport, productions nouvelles, nouvelles entreprises permettant de disposer de l’indépendance technologique).


Le troisième axe concerne la défense des intérêts communs à tous les Français avec en premier lieu une politique de plein emploi favorisant travail et pouvoir d'achat ; la promotion de la famille et de la natalité (enfants, solidarité intergénérationnelle) ; une politique de santé publique et la prévention des risques (lutte contre la pollution) ; une politique efficace de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle répondant aux enjeux actuels ; une politique de solidarité et de justice sociale en faveur des inactifs : jeunes sans emploi, chômeurs, personnes en situation de handicap, retraités et dépendance ; une réelle défense du patrimoine et de l’environnement.


15 PRIORITÉS RÉPONDENT À L’ESPRIT DU GAULLISME.


Parmi ces orientations politiques que nous partageons, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime, pour sa part, que plusieurs points constituent des priorités correspondant à l’esprit et aux enseignements du général Charles de Gaulle.


La caractéristique de l’esprit gaulliste réside dans une approche politique globale et pragmatique sur les questions majeures au-dessus des partis, des syndicats, des groupes de pression, des communautarismes, des confessions, etc.


-Défendre l’esprit des institutions de la Ve république et la capacité de l’État à exercer son autorité. L’esprit gaulliste appelle, dans notre pays, à l’existence d’un pouvoir exécutif fort et stable exercé par des femmes et des hommes de talent, dans le cadre des institutions mises en place par de Gaulle.


-Veiller à l’indépendance de la France et contrer tous les types d’ingérences extérieures. Le refus de la soumission de la France à des organismes supranationaux, ou des puissances étrangères, étatiques, économiques et financières, reste un élément fondamental de l’esprit gaulliste.


-Assurer la sécurité intérieure et extérieure. L’esprit du gaullisme appelle à combattre les menaces individuelles et collectives vis-à-vis des personnes, de l’État et des entreprises, y compris le pillage et l’espionnage industriel.


-Défendre l’identité nationale et notre patrimoine historique : monuments, langue, culture, nature (biodiversité), paysages. Le gaullisme est par nature intimement lié à la sauvegarde de la France.


-Lutter contre tous les communautarismes. L’esprit gaulliste vise au rassemblement de tous les Français au-delà des clivages politiques, syndicaux, locaux, religieux pour obtenir un dépassement et parvenir à rétablir la confiance de l’ensemble des citoyens vis-à-vis de leurs dirigeants politiques.


-Contrôler les migrations et nos frontières. L’esprit gaulliste défend les intérêts des Français et de la France. Pour cela il faut un retour à nos frontières pour contrôler les personnes et les marchandises à l’entrée de celle-ci.


-Baisser les dépenses publiques de l’État et des collectivités publiques ainsi que les impôts et les taxes sur les particuliers et les entreprises afin de relancer une politique économique et sociale répondant aux besoins des Français. L’esprit gaulliste défend le principe de l’équilibre budgétaire et un niveau de prélèvement raisonnable.


-Assurer la liberté économique par des initiatives, la recherche et le lancement de grands projets dans les domaines du nucléaire, du spatial, du médical, du numérique. L’esprit gaulliste affirme le rôle et la responsabilité de l’État dans le développement économique.


-Atteindre le plein emploi en augmentant de deux à trois millions le nombre de salariés et d’indépendants pour que le nombre des actifs soit en mesure de porter la société y compris les non actifs. L’esprit gaulliste est attaché au travail pour tous et à la reconnaissance du mérite pour assurer l’équilibre de la société.


-Développer une meilleure association capital-travail. L’esprit gaulliste juge qu’employeurs et travailleurs doivent pouvoir partager un pourcentage des profits de leur entreprise par des dispositifs opportuns.


-Promouvoir la famille et la natalité pour maintenir et renouveler notre population. La famille est considérée, dans l’esprit gaulliste, comme le noyau de la société. Le retour à une politique nataliste, destinée à tous les Français, reste une priorité.


-Transformer l’éducation nationale, l’université et la formation, pour répondre aux besoins du XXIe siècle. L’esprit gaulliste les considère au cœur de l’intervention de l’État vis-à-vis des familles et de la jeunesse. De même, l’engagement et l’entrée dans la vie active de la jeunesse est une priorité majeure.


-Assurer une solidarité en faveur des personnes en difficulté (jeunes, chômeurs, personnes âgées ou handicapées, fin de vie). L’esprit du gaullisme affirme la nécessité de la solidarité nationale conduite par l’État à destination des personnes les plus faibles et les plus en difficulté dans la société.


-Défendre une vision internationale universelle. L’esprit gaulliste porte une vision internationale en faveur de la liberté et de la paix. Il professe un refus viscéral des totalitarismes : communistes, puis nazis, et, aujourd’hui, le totalitarisme animé par l’idéologie islamiste intégriste.


-Réaliser le rassemblement des Français. Le projet politique gaulliste consiste à rassembler les citoyens sur de grands projets partagés, au-delà des clivages partisans. Il impose de faire évoluer la manière actuelle de faire de la politique. Le peuple de France aspire au rassemblement sur les grandes questions.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) désire participer et contribuer au débat sur les priorités politiques qu’attendent aujourd’hui les Français pour proposer à terme une offre politique de gouvernement.

  

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IL Y A 24 ANS QUE LE PATRIOTE GAULLISTE PIERRE-FRANÇOIS DEBIZET EST DÉCÉDÉ

Télécharger la communication du MIL du 10 mai 2020

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Voici le texte que le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a publié dans son journal N°97 de Juin 1996.


La France a perdu un grand patriote.

Notre compagnon Pierre DEBIZET nous a quittés


Honneur, intransigeance, fidélité : tels sont sans doute les  mots qui viennent naturellement à l’esprit pour qualifier Pierre Debizet qui nous a quittés le 11 mai 1996. Ces  qualités sont à la source de l’action éminente qu’il a menée au service de la France et des attachements indéfectibles qui se sont portés sur lui, tout autant que des haines qu’il a suscitées et des tourmentes qui ont marqué son existence.


Son grand déchirement est certainement celui qui l’a obligé à choisir entre son engagement pour l’Algérie française et son engagement gaulliste à la tête du Service d’Action Civique. Il a choisi de s’éloigner et de reprendre des activités privées. Mais la cause pour laquelle il éprouvait une véritable dévotion qui l’emportait sur toutes autres considérations, c’était celle de la France. Il l’avait déjà montré en étant, pendant la guerre, un grand résistant. Aussi, lorsque le général de Gaulle, en 1968, lui demanda de «reprendre du service», Pierre Debizet n’hésita-t-il pas à répondre présent, sans toutefois rien renier de ses convictions et de ses chagrins passés : la cravate noire qu’il n’a jamais quittée était devenue quasi légendaire.


Ses épreuves n’étaient pourtant pas terminées. La plus terrible s’abattit sur lui en 1981, lorsqu’on voulut le mêler à une affaire abominable. Il est clair que la gauche, alors triomphante, a voulu détruire à cette occasion l’un des hommes les plus solides de la droite. Elle n’a pas reculé devant les moyens les plus sordides : ce sont des choses qui ne s’oublient pas. Pierre Debizet, évidemment, soutenu par sa force personnelle et par son innocence, a tenu bon. Il n’empêche que ses adversaires - nos adversaires - ont cassé en lui un ressort vital, et on ne saura jamais quel effet cette blessure profonde aura eu sur le développement de la maladie qui l’a emporté. 

Pierre Debizet fut, de 1985 à 1987, le délégué général du Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L). Il n’exerça plus, ensuite, d’autres activités publiques.


Cet homme apparemment rugueux était un passionné, un sentimental à la sensibilité toujours exacerbée et souvent douloureuse. Ses amis le savaient. Ses adversaires le savaient aussi. Pierre Debizet était un homme d’honneur, un chevalier des temps modernes, à la fois à la pointe de l’action et hors de son époque, n’ayant jamais pu s’habituer aux petitesses, considérant tout compromis comme une compromission indigne.


À mesure que le temps passera, son image grandira.



  

LA DROITE RÉPUBLICAINE DOIT ÊTRE GAULLISTE ET DANS L’OPPOSITION

Télécharger la communication du MIL du 6 juin 2019

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Le résultat de l’élection européenne de 2019 a déstabilisé, dans l’immédiat, la Droite républicaine. Même s’il s’agit là d’un résultat de circonstance, sur un scrutin particulier, il s’avère révélateur de nombreuses tensions et ambitions. Ces derniers jours, la profusion de déclarations de responsables politiques, mais aussi de militants choqués, la démission de certains ou de certaines, conduisent à une impression de confusion et de chaos.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite d’abord remercier Laurent Wauquiez. D’abord, il a été élu par les militants LR qui ont, ainsi, nettement montré la ligne politique qu’ils voulaient voir défendue. Ensuite, il a été élu président de la région Auvergne-Rhône-Alpes sans aucun bidouillage. Nous voulons le remercier car, avec lui, nous avions beaucoup échangé et avions signé, de nouveau, pour notre mouvement, un accord comme personne morale associée (PMA) aux LR. Dans le cadre de cet accord, il y a, en autre, la présence de dix de nos représentants au Conseil national et d’un de nos représentants au Bureau politique des Républicains.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme sa critique de la politique menée par Macron et son gouvernement : absence de réduction de la dépense publique, réforme de l’assurance chômage, non contrôle de l’immigration clandestine, projet de loi bioéthique (PMA sans père), réforme constitutionnelle avec instauration d’une proportionnelle partielle, nouvelles taxes, augmentation de l’électricité, etc. Notre opposition à la politique du gouvernement reste inchangée, car Macron n’a aucunement changé de ligne. Les élus qui s’affichent «Macron compatible» devront assumer leur choix en défendant la gestion Macron.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu’il faut apporter un soutien actif à tous nos élus, dans les débats parlementaires et ailleurs, au cours des mois qui viennent. Il importe de soutenir les actions de nos députés et de nos sénateurs et de les faire valoir auprès des citoyens. Il s’agit de contribuer à la visibilité politique et médiatique des actions de la Droite et du Centre pour affirmer la permanence de la Droite républicaine et appeler au rassemblement. Le choix des futurs «chefs» en découlera. Les groupes à l’Assemblée nationale et au Sénat doivent être, notamment, un des points de départ de la reconstruction et aussi de l’élaboration d’un programme d’action, de gestion et de défense des valeurs que nous défendons. Pour voter la Droite républicaine, il faut que les Français sachent ce pourquoi nous nous battons.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la détermination de la ligne politique et du projet de la Droite et du Centre priment avant tout. Défendre nos idées et nos valeurs avec conviction et pédagogie pour rassembler à droite. Contribuer à la réflexion sur le projet commun qui unit les gens de droite. Décider quelles priorités doivent être retenues pour la France et bien les expliquer aux électeurs. C’est en s’appuyant sur les militants et l’action militante qu’il sera possible de toucher un grand nombre de personnes. Pour surmonter la situation actuelle, la Droite républicaine doit défendre des valeurs gaullistes et continuer à affirmer clairement sa place dans l’opposition à Macron.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle quels sont nos adversaires. L’adversaire principal est la gauche sociale-démocrate de Macron (Lrem-Modem) qui mène une politique sans débouchés. La communication gouvernementale, avec le soutien de journalistes, a égaré, pour un temps, des électeurs de droite et du centre. Il convient d’expliquer pourquoi ils se sont égarés. Un autre adversaire est constitué par l'écologie radicale anticapitaliste et les partisans de la décroissance. Ils représentent, sous un «masque vert», le nouveau visage de l’extrême gauche traditionnelle (marxiste), de même, sur un autre plan, la mouvance d'ultra gauche fait peser sur la République, les élus et les citoyens, un risque concret du retour de la violence politique en France.


  


VI­GILANCE & AC­TION - N° 397  SEPTEMBRE - OCTOBRE 2019

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      EN MÉMOIRE DE NOTRE AMI, LE PRÉSIDENT JACQUES CHIRAC


Communication du MIL du 26 septembre 2019


Jacques Chirac, président de la République française de 1995 à 2007, est décédé le 26 septembre 2019, à l'âge de 86 ans.


Jacques Chirac a entamé sa carrière sous le Général de Gaulle, dont il aura été un jeune Secrétaire d'État aux Affaires sociales (1967-1969).


Jacques Chirac aura marqué l'histoire de la Ve République, d’abord comme député de Corrèze, puis ministre, puis Premier ministre de Giscard d’Estaing (1974-1976) et de François Mitterrand (1986-1888), Maire de Paris (1977-1995) et, enfin, comme Président de la République (1995-2007).


Sa notice biographique est présente dans tous les médias ; nous n’y revenons pas aujourd’hui. Quant aux commentaires détaillés sur la politique qu’il a menée, ils relèvent désormais de l’histoire.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite juste rappeler plusieurs moments forts, parmi beaucoup d’autres, intervenus durant 40 années entre 1967 et 2007 :


1. La création du Rassemblement pour la République (RPR) en 1977, que Jacques Chirac a fondé et qui sera un grand rassemblement populaire de la droite gaulliste et républicaine pendant 25 ans (1977-2002).


2. La victoire aux législatives de 1986 sur un programme de droite mettant un terme à la triste période d’Union de la gauche (1981-1986) et imposant une franche alternance politique.


3. La victoire à l’élection présidentielle de 1995, dans des conditions difficiles, face à Lionel Jospin après une campagne menée sur la «fracture sociale».


4. Son refus, en 2003, d’engager la France dans la seconde guerre d’Irak jugeant que cette intervention n’était pas justifiée. Il a illustré brillamment la politique d’indépendance nationale dans la lignée du Général de Gaulle.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate l’hommage unanime rendu par les responsables politiques, de toutes tendances politiques, et par de nombreuses personnalités. Les uns sont dignes et respectueux, mais d’autres mènent des tentatives obscènes de récupération politique, alors qu’ils n’ont jamais eu aucune affinité ni avec Jacques Chirac ni avec le gaullisme (par exemple Macron).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) tient à souligner combien les Français ont pu apprécier le caractère exceptionnellement humain et sympathique de Jacques Chirac. Le lien qu’il est parvenu à tisser avec les Français venait de son profond amour du peuple et de la France, et de son écoute, au-delà de toute autre considération. Sa compréhension de la réalité politique, économique et sociale lui venait d’un travail forcené, de contacts humains nombreux et d’un engagement politique conduisant à la connaissance.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a soutenu, dès sa création en 1981, Jacques Chirac dans tous les scrutins, dont la présidentielle de 1995 contre Édouard Balladur. Grâce à Jacques Foccart, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a pu faire de nombreuses campagnes militantes pour Jacques Chirac et sa majorité, de la Ville de Paris à la Présidence de la République (voir slogans) et participer au bon déroulé des réunions publiques (sécurité, collages, accueil, ..). Nous aurons prochainement l’occasion de revenir sur une petite partie des actions concrètes que nous avons menées.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a été écouté par Jacques Chirac et souvent entendu. Certains de nos membres ont ainsi fait partie de ses équipes ; certains ont assumé des responsabilités (ministres, élus, conseillers, recteurs, etc.).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) tient à présenter toutes ses condoléances à la famille et aux proches de Jacques Chirac et les assure de sa profonde tristesse. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a toujours été fidèle et saura rester fidèle au souvenir de l’homme proprement dit, du responsable politique et à l’action qu’il a pu mener.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) met à la disposition de toutes les personnes, qui souhaitent écrire un hommage, une adresse de courriel hommage-a-Jacques-Chirac@lemil.org . Nous publierons certains de ces hommages.


QUE DEVONS-NOUS RETENIR, NOUS MILITANTS DU M.I.L.

DE JACQUES CHIRAC ?


De notre engagement civique à ses côtés, derrière lui, durant 30 ans.


Que devrons-nous retenir quand le bruit autour de sa disparition se sera tu ?


Ce que nous retiendrons de lui sera la base de nos combats de demain, car ces combats devront incarner le combat de résistance, combat gaulliste dont Jacques Chirac fut l’héritier, après Georges Pompidou. L’un et l’autre ayant perpétué cet esprit de résistance, cet esprit de rassemblement que le général de Gaulle avait insufflé à notre pays.


Ce bruit, qui va se taire après l’émotion considérable causée par sa disparition, rappelle le chef d’un immense rassemblement qu’il fut, mais ne doit pas nous empêcher de nous souvenir demain de l’homme d’État, des principes fondamentaux qui ont guidé son action, et qui sont les principes fondamentaux pour lesquels, sans relâche, sans hésitation, nous avons choisi de mettre notre action à son service.


Jacques Chirac pour nous ce sont 5 principes:


Jacques Chirac, c’est l’attention aux plus faibles, portant haut ainsi le principe de solidarité nationale qui doit être l’un des ciments de notre pays, sans lequel il ne reste que des individus aux intérêts égoïstes et antagonistes.


Jacques CHIRAC, c’est ce souci permanent de la grande fragilité de notre tissu social, ce tissu social qui, dans l’histoire de notre pays, s’est déjà déchiré, car nous sommes un pays dont les soubresauts peuvent être terribles; ce tissu social qui a, jusqu’alors, été préservé par les principes issus de la Résistance.


Jacques Chirac, c’est un homme de rassemblement, rassemblement de sa famille politique, rassemblement des Français, à l’opposé d’un homme de parti, d’un homme de clan.


Jacques Chirac, c’est un homme de paix, dont l’immense culture et la grande connaissance des courants qui traversent notre planète le firent se dresser seul contre tous, contre une aventure terrible dont le monde subira longtemps les conséquences, refusant que la France participe à l’aventure irakienne.


Mais ce refus de la guerre n’empêchait nullement une volonté farouche de faire parler les armes s’il le fallait comme cela fut le cas en Bosnie, car justement, il fallait défendre la paix par les armes.

Homme de paix, Jacques Chirac savait combien la France occupait une place singulière dans le monde et combien cette place nécessitait une défense farouche de son indépendance nationale.


Et, ne l’oublions pas, Jacques Chirac, il y a 23 ans, déclara à la face du monde que notre planète brûlait.

Pour nous militants du Mouvement Initiative et Liberté (MIL), quels que soient nos âges, héritiers de ceux qui, hier, servirent le général de Gaulle, puis Georges Pompidou, héritiers de ceux dont le désir d’action et l’engagement civique ne se démentirent jamais, jacques Chirac fut le dernier président de la République gaulliste.


Et nous sommes fiers de l’avoir servi.



CHIRAC et NOUS

par Raoul BéTEILLE, député RPR et président du MIL


Les relations de Jacques CHIRAC et du MIL composent une histoire déjà longue. Et ce n'est pas par hasard. Quand on réfléchit à ce que nous sommes profondément, à notre raison d'être, on s'aperçoit que, Jacques CHIRAC et nous, nous étions destinés à nous rencontrer et à faire route ensemble.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) porte un titre superbe. On n’y pense pas assez. Le second terme arrive tout droit de notre devise républicaine pour couronner et magnifier le premier. Libres de nos initiatives, nous sommes des citoyens actifs, créateurs, enrichissants. Nous sommes en particulier de vigoureux soldats de la liberté, précisément. Ainsi, c’est la liberté qui nous donne la force et la volonté de la servir. "Initiative et Liberté" est donc une formule qui, si l’on peut dire, tourne avec harmonie sur elle-même comme les beaux vases de l’antiquité. Et voici, en outre, qu’elle propose aux mânes du Général une sorte d’offrande assez précieuse : il se pourrait que tous les Français ne soient pas des veaux.


Ce n’est pas tout ! Les initiales MIL forment un sigle qui nous apporte lui-même autant de joies que de devoirs. La fécondité de la graine nous est offerte, attribuée. Mais aussi, par un de ces miroitements du verbe qu’aimaient tellement nos plus anciens poètes, "MIL" nous suggère encore, avec force, d’être ce que nous sommes : des "militants", c’est-à-dire des soldats. Des soldats de la liberté et de la République. Nous voilà donc fermement guidés vers notre raison d’être, aussi bien par l’abréviation que par le développement de ce qui est un peu comme notre raison sociale.


Les militants, les soldats, ont un devoir : la fidélité et la volonté de vaincre. Ils ont un secret : avoir raison avant les autres (encore une autre acception de ce mot si français de raison !) de manière à forcer littéralement la victoire. Nous avons la force, la fidélité et la raison.


C’est pourquoi nous avons été tout de suite partisans de Jacques Chirac avant même les débuts de l’embrouille : c’était une question de fidélité. Nous nous sommes ensuite moqués  des sondages. Ce qui comptait, pour nous, soldats, c’était le travail bien fait et la volonté de le faire. Nous l’avons fait tout de suite avec passion. Notre soutien sans faille s’est exprimé par une succession ininterrompue de slogans qui sont dans toutes les mémoires et, sur le terrain, d’actions destinées à convaincre. Nous avons accompli notre tâche. Maintenant, la victoire est à notre portée. Elle est à la portée de celui que nous avons soutenu.


Nous avons toujours été à ses côtés, nous restons et resterons à ses côtés. Nous ferons tout pour que, le 7 mai, Jacques CHIRAC et nous, nous soyons victorieux ensemble. Victorieux pour la grandeur et la pérennité de la France.


Extrait de Vigilance & Action N° 84 de mai 1995



Message de JACQUES CHIRAC aux militants du M.I.L.

Convention Nationale, samedi 1er & 2 décembre 1990


Vous avez bien voulu m'inviter à prendre la parole à l'occasion de la convention nationale que vous tenez les 1er et 2 décembre prochains. Je suis très sensible à votre invitation et je vous en remercie vivement. Des obligations contractées antérieurement ne me permettent pas d'être présent parmi vous comme je l'aurais souhaité, mais je tiens, par ces quelques mots, à vous témoigner l'intérêt que je porte à votre mouvement et le prix que j'attache à votre action.


Soyez assurés d'abord que je n'oublie pas les combats que nous avons menés ensemble au service de la France. Dans des circonstances difficiles, vous avez prouvé que vous saviez prendre courageusement vos responsabilités. Votre présence sur le terrain a montré que vous étiez un vrai mouvement de militants, réunissant des hommes et des femmes décidés à s'engager sans compter pour les causes auxquelles ils croient. J'ai pu apprécier personnellement leur ardeur, leur dévouement et aussi la qualité de leur activité.


Cette collaboration qui existe entre nous se réalise de la façon la plus naturelle puisque nos actions sont parfaitement complémentaires. Vous avez choisi de ne pas jouer directement le jeu politique, en particulier sous sa forme électorale. En revanche, vous accomplissez en profondeur un travail original et nécessaire. Trop longtemps, nos adversaires ont détenu une sorte de monopole de l'action au jour le jour sur les divers terrains de l'activité nationale. Vous vous employez à combler cette lacune qui existait de notre côté. Vous avez déjà atteint un stade de développement remarquable et je souhaite très vivement que vous puissiez poursuivre et amplifier votre tâche. Vous trouverez toujours en moi le soutien que je serai en mesure de vous apporter.


Le programme de votre convention montre que vous êtes vigilants sur les dangers les plus graves qui nous menacent aujourd'hui. Vos principes et votre action sont toujours inspirés par votre amour de la France. À ce titre, vous êtes particulièrement préoccupés par les dangers qui pèsent sur notre identité nationale. Vous avez déjà agi dans ce domaine en faisant signer avec succès un manifeste contre le droit de vote aux immigrés.


Vous savez sans doute que le RPR a lancé, à mon initiative, une grande campagne pour demander aux Français d'user de leur droit de pétition et de dire non au vote des étrangers immigrés. Je suis heureux de vous confirmer que cette campagne a rencontré une adhésion massive puisque nous avons recueilli près d'un million de signatures.


Dans ce domaine, comme pour toutes les questions importantes, la politique du pouvoir socialiste va à l'encontre de l'intérêt national. Outre que le gouvernement, par son inaction, laisse la situation s'aggraver chaque jour, n'oublions pas que l'octroi du droit de vote aux étrangers figure dans le programme socialiste et que Monsieur Mitterrand ne manque pas une occasion de rappeler qu'il y demeure favorable contre vents et marées.


Notre pays, menacé dans son identité, voit aussi son avenir gravement compromis du fait de la situation où se trouve son enseignement. Les manifestations des lycéens, quelles que soient d'ailleurs les arrière-pensées de certains, ont révélé la situation dégradée des établissements scolaires. Quant à nos universités, un récent rapport de la Cour des Comptes établit à leur sujet un bilan dramatique et laisse prévoir que nous n'éviterons pas de graves problèmes dans les toutes prochaines années.

Alors, quand je vois tout cela, quand je vois la situation de la justice, de l'agriculture, quand je vois les "affaires", je pose la question : peut-on attendre une amélioration tant que les socialistes seront au pouvoir ? Je réponds non, parce que ce sont les principes qui sont pernicieux. Le socialisme institue la crise de l'État. D'un côté, il augmente démesurément les impôts, il fait gonfler le nombre des fonctionnaires et les interventions de la puissance publique qui étouffent les forces vives de la nation. Mais d'un autre côté, l'État socialiste est incapable d'assurer la sécurité des personnes et des biens, allant même jusqu'à donner l'ordre aux policiers de rester l'arme au pied pendant que les casseurs sont en train de casser en toute impunité.


Pour entrer dans la voie du redressement, il faut remettre en vigueur les véritables principes. Il faut, comme le disait le Général de GAULLE dans son discours du 30 mai 1968, faire appel à l'action civique des Français. Il faut restaurer les principes d'initiative et de liberté. Et il faut aussi garder l'espoir, car, selon la formule qui vous sert de devise : "Il n'y a de fatalité que celle des peuples qui se couchent pour mourir", et nous ne voulons pas nous coucher !


Pour le service de la France, une grande tâche nous attend, et nous l'accomplirons ensemble.


   

Présidentielle 1995 :

Jacques FOCCART milite pour Jacques CHIRAC


Une des  grandes efficacités de Jacques Foccart était basée sur sa volonté permanente d'échapper à la pensée unique technocratique ainsi qu'au filtre des appareils politiques et institutionnels. Iconoclaste sans doute dans un milieu friand de notes et de rapports, il aimait à recevoir des personnalités ou des sans grade, l'information brute pour en tirer ses propres analyses. Devenaient ainsi ses interlocuteurs privilégiés ceux qui, hors des combines et calculs politiciens, avaient au cœur la défense de l'intérêt national et une certaine idée de la France.


DES RÉUNIONS DE TRAVAIL


Dès l'annonce de la candidature de Jacques Chirac en novembre 1994, le bureau national du MIL a réaffirmé sa décision de lui apporter son soutien. Décision qui a été ratifié lors de la Convention nationale du MIL. De même, Jacques Foccart, qui pour des raisons de santé ne pouvait plus assister, chaque semaine, à la réunion de bureau du MIL, décidait de réunir tous les quinze jours, à son domicile parisien, le bureau national du MIL. Avide d'informations concrètes et militantes, Jacques Foccart demandait qu'elles soient complétées par de fréquentes conversations téléphoniques. Il tenait tout particulièrement à être au courant du déroulement de la campagne au jour le jour et d'heure en heure. L'ambiance des réunions publiques, l'ardeur des militants et la réceptivité des participants à nos thèmes de campagne étaient pour lui autant d'éléments fiables d'analyse, sans doute plus que les torrents de sondages et de notes pessimistes qui se déversaient alors.


Lors des réunions qui précédèrent Noël, lui sont soumis les projets d'actions qui formeront l'ossature de notre campagne ainsi que la présentation de notre implantation structurelle et militante.


UNE RÉUNION AVEC CHIRAC


Début janvier 1995, Jacques Foccart organisait une réunion à l'Hôtel de ville de Paris afin que nous présentions directement à Jacques Chirac nos activités, notre programme d'action (réunions publiques et internes, organisation de publipostages ciblés, travail sur des thèmes spécifiques et sur des segments électoraux), le matériel de propagande (tracts, journaux spécifiques, courriers spécialisés, autocollants, affiches) ainsi que notre implantation militante sur le terrain.


Nos propositions d'action entièrement validées, c'est d'un commun accord que nous avons pris la décision d'attendre que les candidats concurrents se lancent dans une campagne massive d'affichage pour recourir à cette forme d'action, traditionnellement liée à nos activités.


LA SÉCURITÉ DES RÉUNIONS PUBLIQUES


À la fin de cette réunion qui dura presque deux heures, Jacques Chirac a abordé le problème de l'organisation de la sécurité de ses meetings publics. Connaissant parfaitement la situation tendue du paysage politique et ne voulant prendre aucun risque technique dans sa campagne, il a demandé au MIL de prendre en charge toute la sécurité de toutes ses réunions publiques, la sécurité de ses déplacements étant assurée par un groupe de 4/5 personnes du RPR. Ainsi, toutes les réunions ont été couvertes, ainsi, que les déplacements et réunions publiques des orateurs nationaux de la campagne. Toutes ces réunions se sont très bien passées car nous avons mobilisé de très nombreux militants décidés partout en France.


Le rythme de la campagne s'accentuant, nos entretiens avec Jacques Foccart devinrent hebdomadaires et les comptes rendus téléphoniques journaliers. Pour chaque réunion publique, nous appelions Jacques Foccart pour lui faire un compte rendu de la mise en place de nos militants sur le lieu, sur la configuration de la salle et sur nos premières impressions. Ensuite, au cours de la réunion, nous lui présentions une synthèse d'ambiance et un rapport sur le bon (ou mauvais) fonctionnement du dispositif de campagne. Puis, en fin de réunion, nous faisions un bilan de la soirée avec nos impressions à chaud, des parties de discours entendus, des anecdotes et la réaction du public présent.

Il est à noter le rôle essentiel de l'UNI dans l'image jeune de la campagne de Jacques Chirac. En effet,  dès les premières réunions, au moment où Jacques Chirac était très bas dans les sondages, "les étudiants avec Chirac", création de l'UNI, ont regroupé tous les jeunes dans un carré jeune près de la tribune et nous ont permis d'organiser des traversées de salle par le candidat entouré uniquement de jeunes. Ainsi, à force de voir des jeunes autour de lui, Jacques Chirac a confirmé l'impact qu'il avait auprès de la jeunesse et, les médias, en filmant de très nombreux jeunes autour de lui, ont véhiculé l'image d'un Jacques Chirac soutenu par la jeunesse de France. Cela a abouti au magnifique meeting de Bercy qui a regroupé plus de 17.000 jeunes. Résultat : pour la première fois de l'histoire, un président de la République a été élu avec 56% des voix des étudiants.


Ces contacts lui permettaient de restituer à Jacques Chirac un avis personnel et sans complaisance sur le déroulement de la campagne. Ces rapports directs et sans ornement inutile n'ont probablement pas été sans influer sur le déroulement des opérations.


Extrait de Vigilance et Action N° 105 d’avril 1997




Portrait du général de Gaulle par M. Jacques Chirac, Président de la République, publié dans « Time Magazine » du 6 novembre 2006


Le général de Gaulle, c’est d’abord une certaine idée de la France.


C’est l’homme qui, de Londres, le 18 juin 1940, appela les Français à refuser le honteux armistice avec l’Allemagne nazie. C’est l’homme qui dit non à la Collaboration. C’est l’homme qui sauva l’honneur de la France, qui permit en 1945 à notre pays, avec les États-Unis, avec les Alliés, de figurer dans le camp des vainqueurs. Car de gaulle avait compris que cette guerre était une guerre mondiale, un choc frontal entre les démocraties et le totalitarisme nazi. Il avait compris que, tôt ou tard, l’entrée en guerre des États-Unis serait déterminante et ferait basculer la victoire dans le camp de la liberté.


Bien peu d’hommes ont su aussi bien que lui incarner les valeurs éternelles de la France : c’est pour cela qu’une grande majorité de Français, aujourd’hui encore, voit en lui un symbole et un exemple.

Mais de Gaulle, c’est aussi un bâtisseur. A la Libération, il rétablit la République, assura la concorde civile, remit en marche l’industrie et les forces du pays. Il fit entrer la France dans la modernité en accordant enfin le droit de vote aux femmes. Il donna une nouvelle vigueur à notre idéal de solidarité en mettant en place la Sécurité sociale qui fait partie de notre identité. Il aurait voulu refonder sur de nouvelles bases nos institutions : la classe politique d’alors n’y était pas prête.


Puis, bien peu d’hommes ont eu deux fois rendez-vous avec l’histoire : c’est cela aussi qui fait du Général un personnage hors du commun. En 1958, après douze ans de désordre institutionnel, dans les convulsions de la guerre d’Algérie, c’est lui qui sauva à nouveau la République. Il mit fin à la guerre et mena à bien la décolonisation en créant un lien nouveau, qui dure encore, avec les pays de l’ancien Empire. Il donna au pays sa Constitution actuelle, à la fois stable et souple, qui fonde la légitimité du président de la République sur le suffrage universel. Il créa les conditions de l’industrialisation des années 1960, qui fit à nouveau de notre pays une grande nation économique.


Enfin, de Gaulle rendit à la France son rang dans le monde. D’abord en dotant notre pays d’une force de dissuasion qui garde toute son actualité et sans laquelle l’indépendance de notre pays ne serait qu’un mot. Puis, lui qui l’avait combattue, il choisit la réconciliation avec l’Allemagne et jeta les bases de la construction européenne. Il créa les conditions d’une nouvelle politique internationale pour la France et fit entendre sa voix dans le monde par les valeurs universelles qu’elle porte, les solidarités qu’elle cultive sur les cinq continents.


C’est, je crois, dans la fidélité à cette conception du rôle de la France que j’ai construit la réponse de notre pays à la mondialisation : la recherche d’une gouvernance mondiale qui soit fondée sur des valeurs et non pas sur les seuls intérêts économiques ; l’importance des peuples, indépendants et souverains, qui doivent être respectés ; le refus unilatéral de la force dans un monde qui doit être régi par le droit et la solidarité ; la diversité conçue comme une richesse ; le refus du choc des civilisations et la nécessité du dialogue des cultures.


Voilà pourquoi, dans les turbulences contemporaines, la vision, l’ambition et le message du général de Gaulle restent, à mes yeux, une fierté pour la France et une irremplaçable inspiration.



VOICI CE QU'IL éCRIVAIT SUR LE MIL EN NOVEMBRE 1996

LE MIL AU SERVICE DE LA FRANCE

par Jacques FOCCART,

Ancien chef de réseau de la France Libre, ancien secrétaire général à la présidence de la République (1959/1974), membre du comité d’honneur du MIL


Je tiens, par ces quelques mots, à vous témoigner l'intérêt que je porte au MIL et le prix que j'attache à son action.


Soyez assurés d'abord que je n'oublie pas les combats que nous avons menés ensemble au service de la France. Dans des circonstances difficiles, vous avez prouvé que vous saviez prendre courageusement vos responsabilités. Votre présence sur le terrain a montré que vous étiez un vrai mouvement de militants, réunissant des hommes et des femmes décidés à s'engager sans compter pour les causes auxquelles ils croient. J'ai pu apprécier personnellement leur ardeur, leur dévouement et aussi la qualité de leur activité.


Vous avez choisi de ne pas jouer directement le jeu politique, en particulier sous sa forme électorale. Mais vous accomplissez en profondeur un travail original et nécessaire. Trop longtemps, nos adversaires ont détenu une sorte de monopole de l'action au jour le jour sur les divers terrains de l'activité nationale. Vous vous employez à combler cette lacune qui existe de notre côté. Vous avez déjà atteint un stade de développement remarquable et je souhaite très vivement que vous puissiez poursuivre et amplifier votre tâche. Vous trouverez toujours en moi le soutien que je serai en mesure de vous apporter.


Vos actions montrent que vous êtes vigilants sur les dangers les plus graves qui nous menacent aujourd'hui. Vos principes et votre action sont toujours inspirés par votre amour de la France. À ce titre, vous êtes particulièrement préoccupés par les dangers qui pèsent sur notre identité nationale.


Il faut remettre en vigueur les véritables principes. Il faut, comme le disait le Général de Gaulle dans son discours du 30 mai 1968, faire appel à l’action civique des Français. Il faut restaurer les principes d'initiative et de liberté. Et il faut aussi garder l'espoir, car, selon la formule qui vous sert de devise : Il n’y a de fatalité que celle des peuples qui se couchent pour mourir, et nous ne voulons pas nous coucher !


Vous avez démontré votre fidélité et votre efficacité en vous prononçant parmi les premiers pour la candidature de Jacques Chirac et en consacrant toute votre énergie à la campagne qui a conduit à son élection à la présidence de la République. Vous pouvez être fiers - nous pouvons tous être fiers, car je me considère comme l’un des vôtres - d’avoir contribué à donner à la France le chef qui est en train de la ramener sur les voies de la grandeur.


Pour le service de la France, une grande tâche nous attend.

 


VOICI QUELQUES HOMMAGES DE COMPAGNONS


La France a perdu un grand Homme et nous, nous avons perdu un compagnon. Une page de notre histoire vient de se tourner. Mes sincères condoléances à la famille. Merci encore, monsieur le Président, pour tout ce que vous avez fait pour notre pays.

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Monsieur le Président, merci pour avoir si bien protégé la France des tourments du monde... Vous étiez et vous resterez pour nous tous : Le Grand !

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Je tiens à présenter mes sincères condoléances à sa famille et un grand respect à monsieur Jacques CHIRAC qui fut un grand monsieur de la politique française. Pour l’avoir côtoyé et assurer sa protection lors de ses déplacements dans l’Est de la France, je peux affirmer que c’était un homme sympathique, simple et avenant. Je garde un excellent souvenir, j’ai eu la chance de déjeuner, avec les responsables du SAC, avec lui chez Monsieur Jacques FOCCART. À chaque rencontre, il me tirait sur la barbe en me disant : Toujours une aussi  jolie barbe !

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Vous avez été un grand Homme, d’une très grande humanité, un grand président qui nous a évité la guerre, le dernier grand président de la France à qui vous avez tout donné. Là où vous allez, soyez sûr, monsieur le Président, de ma fidélité et de mon profond respect. Reposez en paix monsieur le Président.

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Comment, cher président résumer en peu de mots la peine que je ressens aujourd'hui. Notre première rencontre vous étiez secrétaire d’État aux finances, c'était rue de Rivoli, puis Premier ministre chez Marie-France Garraud. Enfin, Maire de Paris où je ne compterai pas le nombre de nos entretiens. Vous avez beaucoup aidé la CSL et ça je ne l’oublierai jamais.

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Votre infatigable travail au service de la France et des Français a été remarquable. Recevez toute mon admiration et tout mon respect. Une page de la politique française se tourne... Nous ne vous oublierons pas. Merci !

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Hommage à Jacques Chirac. Jacques Chirac, l’homme agraire et agréable, disponible et sociable, souriant et dévorant et qui n’avait rien d’un haut fonctionnaire. J’ai aimé ce presque paysan qui, malgré un passage rapide au ministère de l’agriculture, a su capter le cœur des éleveurs et des cultivateurs pour longtemps et surtout les a défendus à Paris comme à Bruxelles, comme l’assiette de notre société française quand la Grande-Bretagne les sacrifiait. Quant à notre actuel modèle agricole français fondé sur la famille et la responsabilité personnelle, il produit dorénavant des non-revenus, des suicides et est vendu à l’international (accord avec le Canada, …) et aux marchés monétaires où l’on gagne toujours plus sans mettre ses mains dans la terre. J’ai aimé ce «patron» qui m’a fait entrer, jeune, en résistance et en politique en 1984, ô, très simplement comme simple adhérent au RPR, quand d’autres étaient propulsés aux responsabilités sans y avoir adhéré et parfois nous empêchaient de nous former.  Combien sont restés fidèles comme cette belle addition d’humains de base, sans qui rien ne se serait fait pour la France, au RPR, puis à l’UMP, puis aux Républicains, sans vendre leurs idéaux depuis, dans ces guerres des chefaillons. J’ai aimé ces élections de 1995 où j’ai fini comme d’autres sur les Champs Élysées pour construire sans jamais détruire, en prenant une merveilleuse photo de ce jeune homme pressé dans sa Citroën SM décapotable et le soir à la Mairie de Paris où certains comptaient leurs médailles quand il n’y avait qu’une France et pas ce petit hexagone qui l’a remplacée. J’ai aimé ce «teneur de tête à l’international» qui a rendu sa dignité et son rang à la France. Et je me souviens que nous n’étions qu’une petite dizaine, par exemple, en cette veille de renonciation française à la guerre en Irak, à manifester clairement notre opposition, sur la place de la mairie à Châteauroux ou ailleurs. J’aurai aimé plus de persévérance au cours de son mandat, plutôt qu’une retraite sur les retraites, plutôt qu’une dissolution de l’Assemblée, idiote et incomprise. Il a fait surgir des talents, des responsables, des actifs de terrain, partout. Faisons-en autant bon sang, pour que vive la France !

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Après Charles de GAULLE ; Jacques CHIRAC fut le seul à avoir donné à la FRANCE l'image qu'elle mérite dans le monde. Aujourd’hui mon cœur est en berne. Le MIL m'a permis de rencontrer ce grand Français. Ce fut pour moi un grand honneur. C'est avec recueillement, et grand respect que je salue sa mémoire. Vive la république...Vive la FRANCE.

Ex délégué du MIL au service de la FRANCE

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Un homme "VRAI", de respect et de compréhension pour autrui. Penser à lui continuera de nous donner le sourire et surtout la paix.

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J’ai commencé avec lui en 1993 en adhérant au RPR et en prenant des affiches au siège de la rue de Lille pour les coller dans une ville de gauche en Normandie. J’ai approuvé la reprise des essais nucléaires, un peu moins la disparition du service national. Mais avec cet homme on avait confiance et la maison était tenue et il avait une grande fidélité aux gaullismes et aux gaullistes. Comme certains manipulateurs parlaient de génération Mitterrand, moi je suis de la génération CHIRAC. Que dieu le protège. Vive la France.

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Monsieur le Président. Entré en politique à 18 ans, à l’UJP, puis à l’UDR, j’ai évidemment été au service de votre personne et de vos idées avec la création du RPR. Merci, monsieur le Président pour la force de vos convictions et merci pour votre action pour la France dans le monde. En tant qu’adhérent du MIL, j’ai été  très fier de défendre vos idées et votre action. J’espère que la France ne vous oubliera jamais et que votre personnalité sera toujours présente dans notre histoire collective.

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Merci, monsieur le Président, de ce que vous avez apporté à notre pays, merci pour l'amour que vous avez donné à la France et aux Français. Vous serez toujours présent dans mon coeur. Reposez en paix.

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Jacques, pour faire simple, comme vous l'avez été, j'écrirais seulement : "Au revoir et merci monsieur le Président".

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Notre président, (Jacquot, pour le citoyen lambda, le Grand Jacquot pour d'autres), s'en est allé pour son dernier voyage nous laissant orphelins. Qu'il repose en paix... Une pensée pour ses proches qui ont exprimé une dignité exemplaire comme on aimerait voir de la part d'autres personnalités...Adieu Président...tu vas nous manquer...

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C’est avec regret que nous avons appris la disparition de notre président Jacques Chirac après son effacement de la vie publique depuis 2007 pour des raisons de santé et  sa douleur face au malheur que toute famille peut avoir lorsqu’un enfant nous quitte.  

Nous gardons avec nous les souvenirs de cette campagne de 1995 pendant laquelle nous avons essayé de fédérer nos enfants à nos idées en tractant, militant, collant et le représentant dans les bureaux de vote et ce sans état d’âme pour son élection difficile. Ce qui a laissé des traces dans notre vision de mener la politique et dans la droite dans son ensemble orpheline des idées gaullistes. Pour les nostalgiques je conseille la livre de Catherine Clément préface d’Alain Juppé «Jacques Chirac vie publique, archives privées». Mes pensées vont à sa famille et ses compagnons sincères.

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Pour nous tous la disparition du président CHIRAC a été un choc affectif et sentimental. J’ai eu le grand honneur et la chance d’assurer sa sécurité, à temps complet, de 1986 à 2007.

Pendant cette période, chargée en campagnes et événements nationaux  divers, les compagnons du MIL ont apporté, sans compter, leur aide et leur action.

Leur efficacité, leur disponibilité, leur compétence, leur discrétion et leur abnégation  les rendaient inséparables de l’action politique du Président CHIRAC d’une manière visible ou non.

Ensemble, nous avons connu de grands moments. Ne manquons pas d’y associer Jacques FOCCART et tous les compagnons disparus.


  


LES PRINCIPES DU GAULLISME

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En premier lieu, le Gaullisme a marqué l’histoire de France au 20ème siècle en 1940, 1944, 1948, 1958 ou 1968. Il importe de s’en souvenir et d’en témoigner, pour transmettre les leçons de l’histoire aux nouvelles générations. En second lieu, en 2020, demeure l’esprit gaulliste. Il s’applique parfaitement aux enjeux actuels. La pertinence de ses principes fondamentaux reste toujours aussi forte sur l’ensemble des sujets actuels, quand on s’y attache.


Une approche politique globale. La première caractéristique de l’esprit gaulliste réside dans une approche politique globale sur les questions majeures au-dessus des partis, des syndicats, des communautés, des confessions, des lobbies, des sectes et de tous groupements d’intérêts.


L’indépendance de la France. Le refus de sa soumission à des organismes supranationaux, ou des puissances étrangères, étatiques, économiques et financières, ou des entreprises multinationales reste un élément fondamental de l’esprit gaulliste. Cette indépendance a été façonnée par son histoire. Elle doit être défendue dans tous les domaines que cela soit politique, économique, culturel, diplomatique et militaire. La tenue d’une ligne indépendante n’empêche pas, par ailleurs, d’avoir des alliés, en particulier des pays avec lesquels la France a noué des liens historiques étroits.


Le rassemblement de tous les Français. L’esprit gaulliste vise au rassemblement de tous les Français au-delà notamment des clivages politiques, syndicaux, locaux, religieux pour obtenir un dépassement et parvenir à rétablir la confiance de l’ensemble des citoyens vis-à-vis de leurs dirigeants politiques. Il existe aujourd’hui de profondes divisions entre les divers partis politiques ou écoles de pensée. Le projet politique consiste à rassembler les citoyens sur des grands projets au-delà des clivages partisans. Il impose de faire évoluer la manière même de faire de la politique. Le peuple de France aspire au rassemblement sur les grandes questions.


Un pouvoir exécutif fort et stable. L’esprit gaulliste va dans le sens de l’existence dans notre pays d’un pouvoir exécutif fort et stable. La constitution de la Ve République le permet. Elle donne au président de la République un rôle primordial sur les grands enjeux. Elle établit un lien direct entre le chef de l’État et le peuple. Grâce au suffrage universel direct pour l’élection présidentielle, et le recours possible au référendum, la Ve République permet à notre pays de pouvoir bénéficier des moyens d’une politique échappant pour l’essentiel aux pressions des partis, syndicats et autres groupes si les dirigeants politiques en font le choix. Mais la pratique de ces dernières années n’a pas été dans le sens des institutions et a conduit à une critique du système alors que la critique devrait porter sur des dirigeants politiques qui ont souhaité s’abstraire des institutions.


Une vision internationale en faveur de la liberté et de la paix. L’esprit gaulliste porte une vision internationale en faveur de la liberté, de la paix et de l’indépendance des peuples. Il affirme que la France participe à l’équilibre du Monde en raison de son histoire, de sa puissance et de sa grandeur. Il professe un refus viscéral des totalitarismes : Historiquement, le gaullisme s’est illustré par un refus des totalitarismes (communistes et nazis). L’esprit gaulliste conduit à un engagement, aujourd’hui, dans la lutte contre l’idéologie islamiste totalitaire.


Une défense globale de l’environnement. La défense de l’identité nationale, de notre langue, de notre patrimoine historique, de nos paysages et de notre milieu naturel nature (air, eau, faune et flore) constitue un ensemble nécessaire à la sauvegarde de notre environnement. La lutte pour limiter ou arrêter les migrations à nos frontières entre dans cette exigence.


Une exigence de justice sociale. L’esprit du gaullisme affirme la nécessité de la solidarité nationale conduite par l’État à destination des personnes les plus faibles, les plus pauvres et les plus en difficulté dans la société. L’attachement à un système de protection sociale mis en place après la Seconde Guerre mondiale par le général de Gaulle reste un marqueur de l’esprit gaulliste. L’objectif est d’atteindre le plein emploi et de développer une meilleure association capital-travail.


La défense de la famille, de la jeunesse et de l’éducation. La famille est considérée, dans l’esprit gaulliste, comme le noyau de la société, c’est pourquoi une politique nataliste reste une priorité pour maintenir et renouveler notre population. Le modèle familial reste composé d’une femme et d’un homme ayant des enfants qu’ils élèvent, au-delà de tous les accidents de la vie. De même, l’éducation nationale et l’enseignement supérieur se trouvent être le cœur de l’intervention de l’État vis-à-vis des familles et de la jeunesse. La transformation de l’éducation et de la formation s’impose pour répondre aux besoins du XXIe siècle. L’esprit gaulliste aspire à une réelle politique en faveur de l’engagement et de l’entrée dans la vie active de la jeunesse.


Une responsabilité de l’État dans le développement économique. L’esprit gaulliste affirme la responsabilité de l’État dans le développement économique et la sauvegarde de nos entreprises. Il appelle une politique volontariste menée par des plans de développement à divers niveaux pour porter de grands projets économiques (dans les domaines du nucléaire, du spatial, du médical, du numérique, etc.) qui dépassent le niveau et la capacité des entreprises privées. Cette action va de pair avec la défense de la libre entreprise en France. Il faut baisser les dépenses publiques de l’État et des collectivités publiques ainsi que les impôts et les taxes sur les particuliers et les entreprises afin de mieux gérer la France.


Un pragmatisme politique. L’esprit gaulliste ne s’inscrit pas dans une idéologie politique, mais est en opposition avec les idéologies anciennes comme actuelles. Il est caractérisé par le recours à un pragmatisme politique utilisé en vue d’atteindre les objectifs fixés, comme l’indépendance et le rayonnement de la France dans le monde et l’unité intérieure du pays. L’esprit gaulliste laisse le choix des modalités d’actions selon les circonstances. Il repose sur quelques grands principes, permettant la réalisation des objectifs.


Ce sont ces principes que le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite rappeler aujourd’hui.

  

VI­GILANCE & AC­TION - N° 413 NOVEMBRE 2020  

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LES COMMUNICATIONS ÉCRITES DU M.I.L


LE GÉNÉRAL CHARLES DE GAULLE NOUS QUITTAIT IL Y A 50 ANS


Communication du MIL du 9 novembre 2020


Pour les patriotes et les défenseurs de la France, le 9 novembre 2020 est une journée du souvenir. En effet, il y a 50 ans, le général de Gaulle nous quittait.


Qui était le général de Gaulle ? Il faut rappeler aux plus jeunes d’entre nous que le général de Gaulle, outre ses faits d’armes contre l’ennemi durant la campagne de France de mai 1940, fut nommé sous-secrétaire d’Etat à la Guerre et à la Défense nationale dans le gouvernement Reynaud.

Alors que le maréchal Pétain négociait avec l’ennemi un armistice, le général de Gaulle rejoignait Londres d’où il lançait son célèbre appel à la mobilisation, à la résistance et à la libération de la France : l’appel du 18 juin 1940. Il parvint progressivement à rallier, sous son autorité, les mouvements de résistance intérieure et à imposer la légitimité de la France libre aux Alliés.

A la libération, il devint président du gouvernement provisoire, restaura la République et posa les fondements d’une France nouvelle. En désaccord avec les partis politiques, hostile au régime des partis de la IVème République, le général de Gaulle démissionna du gouvernement français en janvier 1946.


Reconnu comme étant le seul recours capable de résoudre le conflit algérien, le général de Gaulle est appelé à la tête du gouvernement en mai 1958. Il dota la France d’une nouvelle constitution, la Vème république était née. Il en devint le premier président en décembre 1958 et fut réélu en 1965.

Après avoir redressé la situation économique de la France en 1958, il mena de profondes réformes en ce domaine sur fond de prospérité des années 60 : décolonisation, construction de l’Europe et indépendance nationale. Il imposa aussi la France sur la scène internationale.


La crise de mai 1968, flambée sociale et culturelle, lui fournit l’occasion de concrétiser sa grande idée de Participation. En avril 1969, il proposa aux Français, par référendum, une grande réforme sur la régionalisation et le Sénat qui sera rejetée par les Français. Le général de Gaulle, considérant que la France ne pouvait prospérer durablement sans cette grande réforme, remit immédiatement sa démission et se retira à Colombey-les-deux-Eglises, où il décédera le 9 novembre 1970.


Le général de Gaulle aimait la France mais pas n’importe quelle France : une France puissante, une France indépendante, celle que l’on respecte. C’est pourquoi il dota la France d’une puissante défense nationale et de l’arme nucléaire.


Charles Pasqua a bien résumé l’esprit du gaullisme et de la résistance : «L’essentiel, c’est la capacité de refuser ce qui apparaît au plus grand nombre inévitable» (France Info – 5 juin 2015).


11 NOVEMBRE 2020, HOMMAGE AUX PATRIOTES FRANÇAIS QUI ONT DÉFENDU LA PATRIE


Communication du MIL du 11 novembre 2020


L’armistice de 1918 a été signé le 11 novembre 1918. Elle marque la fin des combats de la Première Guerre mondiale (1914-1918), la victoire des Alliés et la défaite totale de l'Allemagne, mais il ne s'agit pas d'une capitulation au sens propre. Le traité de paix, qui met réellement fin à l'état de guerre, sera signé seulement le 28 juin 1919, à Versailles.


La guerre de 1914 à 1918 est un événement majeur de l’Histoire de France par sa durée, son ampleur et ses conséquences : 8.300.000 Français sont partis au front. 1.300.000 ont été tués et 2.300.000 blessés, pour une grande part grièvement. Près de 4.000.000 marqués pour la vie.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite rendre hommage aux patriotes français qui se sont mobilisés pour défendre la patrie et le territoire national, qui se sont battus, qui sont morts ou qui sont revenus marqués pour la vie, comme à l’ensemble des Français qui les ont soutenus et qui tous ont subi les conséquences de ce conflit mondial.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) célèbre aussi la mémoire des centaines de milliers de soldats venus des colonies de l’empire français : notamment du Maghreb, de l’Afrique sub-saharienne (comme les tirailleurs algériens, malgaches, indochinois, etc.).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) veut également rendre pleinement hommage à nos alliés et leurs troupes qui se sont battus aux côtés de la France venant de l’empire britannique (Australie, Canada, Grande-Bretagne, Nouvelle-Zélande), puis, à la fin du conflit, les Etats-Unis d’Amérique, comme de nos alliés russes, italiens, serbes sur les autres fronts.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle en conséquence tous les Français à se recueillir à titre personnel devant les 150.000 monuments aux morts de France et à les fleurir, mais aussi à participer aux commémorations collectives qui seront organisées sur tout le territoire. Il ne s’agit pas là de «célébrer la guerre», mais le patriotisme et le sacrifice de nos ancêtres.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) reste profondément attaché au lien entre la Nation et les Armées.


NON AUX ÉLECTIONS RÉGIONALES ET DÉPARTEMENTALES EN 2022


Communication du MIL du 5 novembre 2020


Repère : la situation d’urgence sanitaire ne doit pas porter atteinte ni au bon fonctionnement des institutions de la république et ni à la démocratie en France.


Compte tenu de la date de sortie de l’état d’urgence sanitaire au 1er avril 2021 (projet de loi en cours d’adoption), la tenue des élections régionales et départementales à la mi-mars n’apparait pas possible. Le débat qui s’ouvre porte sur la date de ces futures élections : juin ou septembre ou bien même un report après la présidentielle et les législatives de 2022. La commission constituée sur ce sujet, dirigée par Jean-Louis Debré, doit rendre son rapport d'ici la fin novembre.


Les élections départementales ne devraient pas permettre à LREM de conquérir beaucoup d’élus dans les conseils départementaux. L’implantation locale et le poids des sortants comptent beaucoup lors de ce scrutin.


De même, lors des élections régionales, deux cas de figure vont apparaitre, d’une part les régions présidés par des socialistes (Nouvelle Aquitaine, Bourgogne Franche-Comté, Bretagne, Occitanie, Centre Val-de-Loire) et d’autre part les régions présidés par des personnalités classées à droite (Auvergne-Rhône-Alpes, Grand-Est, Hauts-de-France, Ile-de-France, Pays-de-la-Loire, Sud) ou au centre (Normandie). Les alliances au premier et second tour dans cette élection à la proportionnelle vont être différentes dans chaque région. Il apparait peu probable que la logique de «front républicain» qui avait conduit des candidats socialistes à se retirer au second tour pour permettre l’élection du candidat de droite se reproduise cette fois ci. Dans ce contexte complexe, la majorité parlementaire de Macron ne semble pas en mesure de conquérir une seule région. Des présidents de région, fraichement élus, de droite comme de gauche, pourraient se positionner comme candidat à l’élection présidentielle après avoir été légitimés par un succès régional.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) est favorable à un report de ces élections (avec un maximum de trois mois de décalage). Cette échéance ne peut être davantage reculée sans porter un coup aux institutions elles-mêmes. Le gouvernement doit bien préparer les conditions sanitaires de tenue du scrutin durant les mois qui viennent : multiplication des bureaux de vote, procurations et autres possibilités (vote électronique..). Il faut offrir aux candidats la possibilité de faire campagne et permettre aux citoyens de voter. Le taux de participation en dépend. Certains proposent un découplage des départementales et des régionales. Ceci est une idée intéressante car ce découplage pourrait permettre d’augmenter les points d’accueil des votants ainsi que la protection sanitaire pour tous.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce avec vigueur l’idée d’un report en 2022, dans la foulée des échéances nationales qui aurait pour conséquence, plus que probable, l’élection de candidats de la majorité, de la même manière que la présidentielle implique le résultat des législatives, compte tenu de leur immédiate succession.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le jeu de Macron à propos de ces échéances électorales. Il est vrai que les élections municipales, puis les sénatoriales, ont démontré l’échec électoral de LREM et du MoDem. Macron semble souhaite éviter d’autres scrutins avant la présidentielle de 2022 car cette élection est son unique priorité. Il s’est exprimé en ce sens avant la reprise de la pandémie en octobre. Les mesures liées à la crise sanitaire (interdiction de circulation, de réunions, de manifestations, etc.) mises en œuvre par le gouvernement ont, de fait, pour effet secondaire d’obliger un report minimum des échéances électorales.



CONTRE LES PRO-MIGRANTS DE GAUCHE, D’EXTRÊME GAUCHE OU D’AILLEURS


Communication du MIL du 30 novembre 2020


Pour protester contre l'adoption de la loi sur la «sécurité globale» votée à l'Assemblée nationale, le groupe d’ultra-gauche, Utopia 56, a monté un coup en déclenchant une occupation surprise de la Place de la République par 450 sans-papiers, pour la plupart afghans. Elle a fourni du matériel : tentes, couvertures et vivres pour cette opération. Elle a invité via les réseaux sociaux des avocats des associations des droits de l’homme, des militants pro-migrants, des journalistes et des élus d'extrême gauche (LFI…) pour assister à cette occupation de l'espace urbain. Cette action était illégale de par l'installation d'un campement sauvage en plein Paris, mais aussi par la concentration de plus de 500 personnes, ce qui est interdit en cette période de confinement. Les forces sont intervenues à juste titre rapidement pour éviter une occupation pérenne. Il y a eu résistance des sans-papiers et de leurs soutiens. Cela a entrainé des bousculades. Des journalistes et des élus de gauche crient au scandale. Ils veulent alimenter leur campagne contre les prétendues «violences policières» et tout est prétexte à dénonciation. Des sans-papiers afghans (des hommes) ont été instrumentalisés pour cela. Ils apparaissent comme de simples pions dans une affaire politique.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) apporte tout son soutien aux forces de l'ordre et de la sécurité. Nous dénonçons le traquenard qui a leur a été tendu par les militants politiques ou associatifs d’ultra gauche. Le combat de ses groupes d’ultra gauche se porte sur la lutte contre les frontières, contre l'État et contre les forces de l’ordre. Ils demandent notamment la régularisation systématique des étrangers entrés illégalement en France, un hébergement immédiat et inconditionnel, l’«arrêt des violences policières», un revenu automatique. Les réactions indignées à l'évacuation de la place de la République a permis de bien identifier les partisans de l'immigration clandestine en France et leurs relais.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge qu’il faut avoir une vision d’ensemble. L'accueil en France d'afghans, de bengalis ou de pakistanais n'a aucune raison d'être, pas plus que celui d’érythréens, d’éthiopiens ou de Somaliens, qui composent la population des «campeurs sans-papiers».


Par exemple, plus de 10.000 afghans ont déposé une demande d'asile en France en 2018, puis en 2019. Ce flux est essentiellement alimenté par les refus d'asile par l’Allemagne. La Cour nationale du droit d’asile (CNDA) vient de rejeter, le 19 novembre, les recours des demandeurs d’asile afghans. Jusque-là, la CNDA permettait d’accorder l’asile de manière quasi systématique aux demandeurs d’asile afghans. La question du droit d’asile ne doit plus être du simple ressort administratif, mais de nature politique. L'immigration de masse doit être stoppée par les politiques.


Il existe une immigration légale qui doit demeurer sous un contrôle politique concernant des petits quotas décidés selon le contexte. Par exemple, l’entrée en France, dans une période d'urgence sanitaire d’étrangers extra-européens, doit être interdite. Le droit d'asile doit concerner des cas individuels circonstanciés. Par exemple, des dissidents turcs, russes ou chinois. Le droit d'asile ne doit pas concerner des populations entières venu de la corne de l'Afrique ou de l'Asie, à la recherche de travail ou de sécurité sociale.


Pour défendre l'application de ces mesures, il faut une approbation du peuple. Une très large majorité de citoyens sont opposés à une poursuite de l'immigration extra-européenne en France. Cette position est partagée par la population de l’ensemble des pays européens. L'évolution du contexte vers une profonde crise politique, économique et sociale rend plus urgente encore qu'hier une nouvelle politique de l’immigration. Pour y parvenir, une seule solution, il faut proposer une consultation nationale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande l’organisation d’un référendum sur le contrôle de l’immigration durant une période de 10 ans, afin de d’appliquer les lois (expulsions des déboutés du droit d’asile, des immigrés clandestins), de changer les règles et de mener parallèlement toutes les actions d’intégration des étrangers en situation légale qui résident en France.


CONTRE LES TERRORISTES ISLAMISTES INTÉGRISTES


Communication du MIL du 14 novembre 2020


Confrontés à une suite d’attentats perpétrés par des islamistes radicaux en France, l’heure est à la recherche à la fois d’une riposte et de mesures de prévention. Elles devront être plus efficaces que celles prises à ce jour par Macron, Castex, Darmanin et consorts. Le totalitarisme islamique intégriste cherche en commettant des meurtres atroces (décapitation, assassinat dans une église) à terroriser la France et les français. Il veut aussi obtenir des réactions adaptées ou non (de l’État ou des personnes) avec comme arrière-pensée la conquête idéologique massive des musulmans français ou résidant en France. Cette stratégie islamiste est murement réfléchie. La France doit y faire face.


L’islamisme politique radical est une sorte d’iceberg dont on ne voit qu’une toute petite partie. La lutte contre les islamistes radicaux comprend trois volets. Le premier vise les terroristes potentiels pouvant agir sur le territoire ; anciens combattants revenus du Moyen-Orient ; délinquants radicalisés religieusement ou étrangers arrivant en France. La seconde concerne leurs soutiens proches qui leur apportent la logistique (logement, transport, matériels, argent, armes) et qui apparaissent dans chaque affaire (voir le procès des assassinats de 2015). La troisième comprend leurs «admirateurs» à des degrés divers. Cela va des propos de soutien explicites aux terroristes dans les mosquées ou sur les réseaux sociaux jusqu’aux soutiens implicites de la part de certains musulmans intégristes et/ou d’extrémistes politique de gauche. Car une partie de la gauche de la gauche continue de manœuvrer au grand jour en faveur des islamistes.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la riposte aux terroristes islamistes doit être pertinente, mesurée et effective. Nous condamnons les envolées lyriques et les effets de manche de certains responsables politiques prônant des mesures d’exception et la sortie de l’Etat de droit (type Guantanamo à la française). La solution consiste d’abord, et avant tout, à appliquer les textes existants fermement. Ceci suppose la détermination des acteurs à tous les niveaux et une volonté politique claire. C’est là où se situe le problème car beaucoup des responsables n’appliquent pas nos lois et nos règlements. Il faut, aussi, dénoncer les complicités et les lâchetés de certains. Il suffit de se souvenir que des maires ont subventionné des associations islamistes pour acheter une certaine paix des quartiers. Il faudra, après un audit, adopter de nouvelles lois pour combler les lacunes et compléter les dispositifs existants.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) est favorable à quelques mesures de bon sens.

1-Les étrangers connus pour leur islamisme radical doivent être expulsés de France. Environ 3.500 sont inscrits au fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste. Les détenus islamistes étrangers lors de leur libération doivent être expulsés (double peine). En cas de double nationalité, il faut retirer automatiquement la nationalité française.

2-Le contrôle des conditions d’obtention du droit d’asile doit être exercé sans faille et les déboutés du droit d’asile doivent être tous expulsés, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

3-Les frontières françaises doivent être efficacement contrôlées (comme aussi les frontières de l’Union européenne). On ne doit plus voir un cas comme celui du terroriste tunisien, passé par Lampedusa puis l’Italie pour accomplir un attentat en France. On doit pouvoir suspendre les accords de Schengen sans attendre une renégociation.


4-Les associations islamistes radicales doivent être dissoutes en commençant par toutes celles recevant des subventions publiques. Il faut un contrôle fiscal de leur gestion. Les dirigeants de ces associations ne doivent plus pouvoir recréer une association. Il faut créer une interdiction de gérer. Un audit général est à mener sur ces réseaux.


5-Toutes les déclarations en faveur des islamistes et de leurs actes terroristes doivent entrainer des poursuites (sur le modèle de la lutte contre le nazisme) beaucoup plus vigoureusement et de manière très générale. C’est un très gros chantier qui nécessite un renforcement des moyens. Il doit déboucher sur des sanctions, des expulsions.

Il s’agit de quelques pistes afin d’identifier et de combattre le noyau de soutien des terroristes. La coopération avec les États est importante aussi pour cette identification.


LA DROITE RÉPUBLICAINE DOIT APPORTER DE NOUVELLES SOLUTIONS


Communication du MIL du 18 novembre 2020


Il existe une opposition politique ancienne entre, d’un côté, les patriotes qui souhaitent en premier lieu défendre la France et ses intérêts, et de l’autre, les internationalistes, les fédéralistes européens ou les mondialistes tout court, qui rêvent d’un monde global peuplé d’individus sans attache.

Cet affrontement idéologique reprend tout son sens dans les circonstances présentes où se cumulent la pandémie du Covid-19, le terrorisme islamiste, l’arrivée d’un Brexit sans accord, ainsi qu’une grave crise sociale et économique qui ne fait que débuter. Ces événements conduisent à faire bouger le rapport de force en amenant une grande part de l’opinion à évoluer vers une position «patriote» devant la pénurie de médicaments (car fabriqués à l’étranger), l’absence de contrôle aux frontières, la dépendance aux échanges internationaux.


Pour tenir compte de l’évolution de l’opinion, le discours du gouvernement a évolué avec des thèmes nouveaux en 2020. La relocalisation en France d’une part de la production a été mise à l’ordre du jour. Le contrôle des frontières françaises et européennes est revenu à la surface. Des taxes européennes sur des produits (plastiques non recyclables) et des services extérieurs sont envisagées. La question de l’identité collective est évoquée. On parle d’une remise en cause des traités européens concernant les travailleurs détachés et les accords de Schengen. Le contrôle des flux migratoires revient au premier plan des débats. La critique du fonctionnement des multinationales (GAFAM) se généralise.


Mais le fait que des membres du gouvernement abordent ces questions ne signifie pas que Macron et Castex vont faire quelque chose de concret sur ces sujets durant cette fin de quinquennat. Leurs propos, nouveaux sur le fond, traduisent la lecture des sondages sur l’opinion publique par les communicants. Ils communiquent pour amuser la galerie sans rien faire de significatif. Macron est un fédéraliste européen déclaré donc il ne peut pas être porteur de ces idées-là. La faiblesse du budget consacré aux relocalisations industrielles dans le «plan de relance» est claire. Le silence sur l’important déficit de notre commerce extérieur l’illustre.


Le rapport de force entre «patriotes» et «mondialistes» a évolué dans le contexte des graves crises engagées et malheureusement surement durables. Il faut proposer une offre politique nouvelle et claire tout en évitant une récupération macroniste.


La droite républicaine doit apporter une réponse pertinente à toutes ces questions très rapidement pour proposer une alternative crédible vis-à-vis des autres forces politiques. La droite républicaine doit répondre en premier lieu à la question sociale, aux objectifs de sécurité, de plein emploi, de santé publique, d’environnement, de défense. Des positions mitigées ou hybrides condamneraient cette droite à devenir une force politique supplétive (dans le cadre d’alliances incertaines). Il faut revisiter sur le fond les programmes afin d’apporter aux citoyens des propositions intégrant une vision patriote.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge qu’il faut aller vers un nouvel équilibre des échanges internationaux, donner une priorité à la croissance de la production nationale (agricole, construction, industrie et numérique) pour atteindre le plein emploi, stopper l’immigration, contrôler les activités des multinationales en France, limiter des achats d’entreprises stratégiques française par des intérêts étrangers, assurer une synergie européenne sur des objectifs partagés bien définis.

Il s’agit de lutter contre les ingérences étrangères de toutes sortes (mondialisme), tout en conservant des échanges fructueux avec le monde, mais sans aucun laisser-faire. Cette orientation politique ne concerne pas la France seule, elle est partagée par de nombreux états. Il faut un changement de direction du pays afin que ces sujets soient, enfin, traités.


  

Si vous êtes adhérent du MIL et aussi des LR ...

Comme vous le savez, l’élection du prochain président des LR se déroulera les 12 et 13 octobre 2019 et, en cas de second tour, les 19 et 20 octobre 2019.

Nous pensons qu'il faut une expression plus marquée des valeurs gaullistes que nous défendons.


C'est pourquoi, nous encourageons toute la droite gaulliste, civique et patriote a prendre position en parrainant un des candidats.


Il faut noter que deux candidats se présentent clairement comme gaulliste.


Vous trouverez en pièces jointes les déclarations d'intention :


de
Julien AUBERT

de Christian JACOB

de Guillaume LARRIVÉ

Ainsi que le formulaire de parrainage

Nous vous encourageons à lire chaque texte.

Vous avez jusqu’au 13 août 2019 (à 20h) pour parrainer le candidat de votre choix.

  

MUNICIPALES : IL FAUT SANCTIONNER MACRON ET SES CLONES

Télécharger la communication du MIL du 10 septembre 2019

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Repères : Les prochaines élections municipales auront lieu les 15 et 22 mars 2020, c’est-à-dire dans 6 mois. Elles donnent lieu à un mandat de 6 ans. Elles concernent notre quotidien.


Macron ne dispose que de rares élus locaux ayant rejoint La République En Marche (LREM). Ses alliés (Modem et autres micro-partis) ont pour leur part quelques sortants dans des villes moyennes et quelques élus dans les conseils.


Dans certaines villes, LREM présente des candidats aux élections municipales. Certaines investitures ont été données, d’autres vont l’être rapidement.


Dans d’autres villes, «En marche» souhaite accorder son soutien à des maires sortants ou à d’autres candidats locaux pour avoir des élus. Cette démarche concerne essentiellement des élus centristes de toutes obédiences qui souhaitent ne pas avoir contre eux une liste LREM. Certains des alliés de Macron devraient en souffrir (voir l’exemple d’une candidature LREM contre la liste incluant un premier adjoint Modem à Bordeaux).


Le premier enjeu pour le parti gouvernemental est symbolique : avoir des maires purement «En Marche», c’est-à-dire des têtes d’affiche. Ce premier pari est loin d’être gagné, car les sortants comptent jouer sur leur personne et leurs réalisations, ouvrir leurs listes et la cote actuelle de Macron n’apparait pas comme un élément dominant. Le cas de Gérard Collomb, ex-ministre de Macron, à Lyon, est exemplaire : il se présente en indépendant, avec un simple soutien LREM.

Les candidats LREM ne se bousculent d’ailleurs pas, sauf à Paris. On peut même noter que les députés LREM ne se précipitent pas pour candidater aux municipales, alors qu’ils savent qu’ils risquent, pour la plupart d’entre eux, de ne plus avoir de circonscription, si le nombre des parlementaires est fortement réduit comme le propose Macron. Faute de force politique et de candidats crédibles, Macron cherche à acheter des sortants.


Le second enjeu est, pour Macron, de disposer d’un maximum de conseillers municipaux, moins voyants, mais permettant d’avoir des grands électeurs qui pourront élire des sénateurs LREM. Le groupe parlementaire LREM actuel au Sénat est constitué d’ex-sénateurs socialistes. C’est là dans l’ombre, avec des sièges de conseillers municipaux accordés à des inconnus, que va se jouer l’essentiel de la partie.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère les élections municipales de 2020 comme une étape permettant de sanctionner le gouvernement. Il s’agit de dire stop à une politique nocive pour le pays (indemnisation chômage, retraites, etc.). Certes les enjeux locaux peuvent en partie être distincts des enjeux nationaux, et les équilibres politiques locaux ont des particularités à la fois historiques et personnelles. Certaines situations vont paraitre floues, mais une cohérence politique rigoureuse est indispensable et elle ne doit souffrir d’aucune exception.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère donc que le premier impératif est de contribuer à battre les listes LREM et celles menées par des candidats soutenus officiellement par LREM. Pour cela, il faut soutenir des candidats, Républicains, de droite ou du Centre, susceptibles d’être élus maires.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle également à être attentif localement aux perspectives connues de fusion des listes au second tour, qui vont être guettées par LREM.

  

IMMIGRATION, MACRON PARLE MAIS SANS RIEN CHANGER

Télécharger la communication du MIL du 5 octobre 2019

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Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que Macron a décidé d’évoquer des problèmes liés à l’immigration, après une longue période de dénégation de la question et de développement de l’ouverture de la France aux migrants. Il a fait part de sa volonté de «regarder en face» ce sujet qu’il semble découvrir ! Macron se retrouve obligé de reconnaitre publiquement certains défauts du système en place et le fait que sa loi du 10 septembre 2018 «pour une immigration maîtrisée, un droit d'asile effectif et une intégration réussie» de 2018 n’a rien résolu, comme nous l’avions indiqué. Il est clair qu’il s’agit d’une manœuvre politique destinée à répondre aux inquiétudes de son propre électorat sur cette question. Le gouvernement entend diffuser une sélection des chiffres dont il dispose et évoquer a priori toutes les têtes de chapitre : demande d’asile, prestations sociales, immigration familiale, recours à la rétention. Les orientations de la politique d’immigration, d’asile et d’intégration du ministre de l’Intérieur constituent un simple nuage de fumée afin de camoufler la situation actuelle.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que l’urgence est avant tout d’appliquer la loi telle qu’elle existe, par exemple en procédant aux expulsions des déboutés du droit d’asile (environ 80.000 par an) ou des étrangers en fin de droit de séjour. Aucun débat n’est légitime si la loi n’est pas déjà respectée. Quant aux décrets à prendre, ils pourraient l’être sans attendre davantage.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu’il n’y a pas de débat à organiser sur l’Aide Médicale d’État (AME) pour les étrangers sans papiers, dans la mesure où la seule question qui vaille est celle de lutter contre la présence anormale et l’installation en France d’étrangers clandestins. Si une femme ou un homme est malade et en danger en France, il ne peut être question de ne pas lui porter secours. Mais si un étranger est en situation irrégulière, il ne doit pas demeurer sur notre territoire. En 2018, au titre de l’AME, l’État a déboursé 848 millions d’euros pour 317.000 personnes, soit le double d’il y a 10 ans.


Autre illustration, la couverture maladie des demandeurs d’asile (150.000 demandeurs d’asile bénéficient de la CMU-C) n’a pas de raison d’être mise en cause ; mais à partir du moment où ses bénéficiaires proviennent d’un pays qui n’est pas «sûr». Et ce n’est pas aujourd’hui le cas. Même Macron reconnait que les ressortissants albanais, géorgiens ou kosovars sont parmi les plus nombreux à demander un asile en France (en 2018). Ils n’ont aucune raison d’entrer dans une procédure de demande d’asile, car ils viennent de pays démocratiques.


Le gouvernement reconnait l’existence du «tourisme médical», d’étrangers venant en France simplement pour se faire soigner (32.000 migrants étrangers malades), mais ne met pas en œuvre les contrôles pour éviter que des détenteurs de visa de tourisme ne bénéficient d’une telle protection.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) pense qu’aucune mesure sérieuse n’aboutira sur la question de l’immigration illégale, car Macron ne peut pas assumer un changement de la politique migratoire de la France compte tenu de sa propre opinion et en raison de ses élus et de ses alliés. Les députés les plus à gauche de LREM ont fait connaitre leur opposition aux propos, pourtant toujours très flous de Macron. C’est la raison pour laquelle Macron évoque les problèmes de l’immigration tout en écartant toute nouvelle loi. Peut-on être aussi hypocrite ?


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu’il faut profiter de la reconnaissance actuelle des problèmes posés par l’immigration pour proposer un solide projet de Droite républicaine pour 2022 (frein sur les migrations, expulsions des clandestins, révision de l’acquisition de la nationalité française, etc.).


  

LE MIL FÉLICITE CHRISTIAN JACOB NOUVEAU PRÉSIDENT DES RÉPUBLICAINS

Télécharger la communication du MIL du 14 octobre 2019

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Repère : Christian Jacob a été élu président des Républicains dès le premier tour de scrutin. Il a recueilli 62,6% des suffrages des adhérents du parti, devant le gaulliste de droite Julien Aubert (21,2%) et le libéral Guillaume Larrivé (16,1%).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) tient à féliciter chaleureusement Christian Jacob pour son élection à la présidence des Républicains. Il constate que la campagne a été sereine et emprunte de sérieux, de dignité et de responsabilité, ce dont il faut remercier tous les candidats. La mobilisation a été bonne au sein du parti avec la participation de plus de 62.000 votants, en dépit d’un scrutin en ligne qui a sans doute écarté une part des adhérents (accès et pratique d’internet, croisement entre numéro de carte d’adhérent, identifiant et mot de passe). Cette participation est supérieure à celle ayant eu lieu, dans une période récente, à l’occasion de scrutins internes mobilisant les adhérents des autres partis politiques.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) déplore un traitement hostile de cet évènement. De nombreux journalistes ont enchainé les critiques des candidats, la dénonciation d’une prétendue absence de programme, l’affirmation d’un parti en voie de disparition, la mise en scène du départ anecdotique de Raffarin (absent depuis longtemps car ayant refusé de payer sa cotisation), etc. Les articles sur les résultats du scrutin ont été peu nombreux !


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle de ses vœux l’ouverture d’une dynamique de rassemblement de tous «Les Républicains», adhérents au parti ou encore égarés à sa marge, en vue des échéances électorales locales et nationales, telle que Christian Jacob compte la mener. Le thème gaulliste du Rassemblement du Peuple Français du Général de Gaulle demeure un point majeur par rapport à toutes les tentatives d’éclatement des forces politiques orchestrées par Macron pour se maintenir au pouvoir.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se reconnaît pleinement dans les grands thèmes qui ont été déclinés auprès des adhérents : restaurer l’autorité de l’Etat, vivre en sécurité, lutter contre le communautarisme, contrôler l’immigration, prévenir le terrorisme islamiste, porter une politique de solidarité vis-à-vis des plus pauvres, combattre la paupérisation des classes moyennes, défendre les retraités, refonder une politique familiale, refuser la «PMA sans père» et la GPA, favoriser le développement des secteurs productifs, affirmer la valeur travail, viser le plein emploi pour sauver les régimes sociaux, défendre un aménagement du territoire équilibré, prendre toutes les mesures utiles pour l’environnement…


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que :


-La première priorité des Républicains est d’incarner l’opposition à Macron et ne laisser jouer ce rôle à aucune autre organisation. Cela a été le cas lors du débat sur le projet de loi sur la bioéthique. Le discours sur tous les sujets doit être clair et perceptible.


-La mobilisation des élus et le choix de nouveaux candidats doivent permettre de préparer et gagner des points lors des élections municipales, départementales, régionales et sénatoriales.


-Les orientations déjà consensuelles doivent préfigurer le programme des mesures à prendre en 2022. Le fond semble déjà bien cerné, reste à entrer dans le détail et mettre en forme une vision politique claire pour le peuple français.


-La pratique militante du parti doit redevenir plus active : actions traditionnelles de terrain (permanences, tractages, affichages, manifestations, etc.), présence organisée au sein des réseaux sociaux (avec une ligne et un matériel adapté) et collecte des adhésions ou ré-adhésions.


-Le parti doit profiter de la diversité de son environnement politique en redynamisant la notion de personne morale associée (PMA des LR) au-delà des boutiques pour promouvoir la carrière ou la candidature d’un leader, en veillant à organiser une répartition des rôles de chacun, à la fois pertinente et efficace, dans les campagnes à mener. Il suffit de regarder tout ce qui a été fait pour l’élection et la réélection de Jacques Chirac par le Mouvement Initiative et Liberté, puis pour Nicolas Sarkozy.

  

MACRON PRÉPARE DÉJÀ SA RÉÉLECTION EN 2022

Télécharger la communication du MIL du 30 octobre 2019

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La campagne présidentielle de Macron démarrera dans moins de deux ans ! Il vise, très logiquement, la constitution d’un «grand parti démocrate à la Française», pour élargir sa base électorale et dépasser l’alliance d’origine entre «En marche» et le MoDem. Le terme «progressiste» semble tombé en désuétude parmi les communicants. Un «comité de liaison» devrait notamment rassembler autour de La République en Marche (LREM) (Stanislas Guerini), le MoDem (François Bayrou), Agir (Franck Riester), le Mouvement Radical (Laurent Hénart), la République des maires (Christophe Béchu), La République ensemble, l’UDE (François de Rugy). Stanislas Guerini, délégué de LREM, est un ancien membre du PS, tout comme Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale ou François Patriat, président du groupe LREM au Sénat. Pour le renouvellement de son mandat en 2022, Macron s’efforce de promouvoir une situation débouchant sur un duel entre lui-même et la candidate du Rassemblement national pour être certain de l’emporter. Il souhaite porter la logique usée de «Front républicain» contre l’extrême droite au second tour, pour être assuré de gagner comme en 2017. En effet, sa situation politique apparait de plus en plus fragile et ce scénario constitué n’a pas d’alternative pour le moment.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) enregistre une nouvelle tentative de Macron pour débaucher des élus et militants au sein du Parti socialiste et pour structurer un pôle politique de gauche de la majorité, en marge de LREM. Un «manifeste pour un pôle de gauche dans la majorité» a été publié. L’opération est menée par Olivier Dussopt (élu député PS en 2017, puis promu ministre en charge de la fonction publique). Il est soutenu par notamment Jean-Yves Le Drian, Laurent Bonnaterre, Gilles Savary, Marlène Schiappa. Ce nouveau «pôle de gauche» ne concerne pas les nombreux ex-socialistes déjà bien présents dans LREM (plus de cent députés et une vingtaine de sénateurs). Elle vise à accueillir de nouveaux transfuges socialistes, à l’occasion des élections locales à venir pour disposer d’élus locaux, puis, en conséquence, de sénateurs. Sa dénomination : «Territoires de progrès».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate la faiblesse des opportunistes issus de la droite ayant rallié Macron, qu’il s’agisse d’adhésions à LREM (Thierry Solère et une poignée de parlementaires), de la constitution du micro-parti : «Agir, la droite constructive», d’«indépendants». Peu de monde au total et pas de parti politique à proprement parler. «Agir» ne compte que 9 députés, 4 sénateurs et un député européen, c’est beaucoup et peu aussi.


Mais la présence du premier ministre (Philippe) et d’ex-Républicains sur des ministères importants (Lemaire et Darmanin) au sein du gouvernement assure une forte visibilité de ces personnalités dans les médias. Ces responsables politiques tiennent des positions à l’inverse de celles qu’ils défendaient auparavant (les citations en ce sens abondent). Cette opportunisme politicien (qui ressemble plus à la recherche de poste à tout va et à un retournement de veste digne de la quatrième république) aura permis à une dizaine de personnalités, et à leurs collaborateurs, de se retrouver au gouvernement ou dans les cabinets, mais tout en étant toujours tenus en laisse par Macron. Leur principal apport au gouvernement aura été de réussir à siphonner une partie de l’électorat traditionnel de la droite, abusé par la manœuvre et l’ambiguïté apparente, et bien entretenue par ces ministres. Cela a été le cas lors de l’élection européenne de 2019.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne, sans nuance, l’action de ces transfuges. Ils ont choisi de défendre leur carrière et leurs intérêts personnels, en assurant des rôles de figurants dans un gouvernement de centre gauche. Aucun retour à droite de ces girouettes ne leur sera désormais possible. Il nous appartient de l’expliquer de manière tranquille et ferme.


  

FACE À LA MONTÉE DE L’ULTRA-GAUCHE, MACRON EST ABSENT

Télécharger la communication du MIL du 31 octobre 2019

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L’extrême-gauche traditionnelle s’étiole (NPA, Lutte ouvrière) et le nouveau refuge offert par La France Insoumise (LFI) apparait comme une auberge espagnole dont le tenancier, Jean-Luc Mélenchon, semble définitivement dépassé depuis sa création. L’ultra-gauche se redéfinit progressivement sous le quinquennat de Macron. De nouveaux discours, de nouvelles méthodes et de nouvelles stratégies voient le jour. Mais en conservant une caractéristique bien connue et permanente : l’anticapitalisme et l’internationalisme. Sur le terrain, la nébuleuse de l’ultra-gauche prend ainsi l’avantage et mène diverses actions de terrain, tournant le dos à toute perspective électorale. Leur but final est de nature insurrectionnelle. Il passe, dans un premier temps, par un discours radical, le recrutement et la conquête de territoires. Le point commun de ces mouvements réside dans leur contestation radicale de la démocratie et de la République. Face à cette montée progressive, Macron ne réagit pas de manière appropriée depuis le début de son mandat (voir Notre-Dame-des-Landes) face aux actions violentes des ultra-gauches. L’absence de prise en compte par le gouvernement des risques actuels semble issue d’une incompréhension des enjeux et/ou d’une incapacité à apporter des réponses à des menaces sociales.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate le retour de groupuscules d’ultra-gauche disposant d’effectifs significatifs. On y trouve notamment des black-blocs (casseurs masqués désormais bien connus), des écolo-radicaux, des décolonialistes. Ils se retrouvent toujours pour une «convergence des luttes».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce la faiblesse des présidents d’universités et de la ministre de l’Enseignement supérieur face à la prolifération de groupuscules radicaux d’ultra-gauche dans plusieurs universités (les classiques réserves gauchistes principalement). Ils profitent du déclin de la gauche étudiante traditionnelle illustrée par l’effacement actuel de l’Unef. Ces militants se regroupent sur des bases communautaristes avec des groupuscules homosexuels, féministes radicaux anti-hommes, «décolonialistes» ou même islamistes. Le «décolonialisme» défend l’idée que l’Etat français serait fondamentalement raciste. Ces groupuscules produisent des théories intellectuelles et visent le contrôle de territoires universitaires en mettant en cause la liberté d’expression de nos amis par tous les moyens possibles. La thématique de réunion sans homme ou sans blanc, «ateliers en non-mixité raciale», a été tentée ou réalisée à de multiples reprises. Leur démarche est violente et anti-républicaine.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne le laisser-faire du ministre de l’Intérieur face aux actions sauvages de groupuscules écologistes radicaux. Parmi divers mouvements de cette tendance, «Extinction Rébellion (XR)» apparait l’un des plus organisé et dangereux. XR France se définit comme un mouvement de «désobéissance civile en lutte contre l’effondrement écologique et le réchauffement climatique», lancé en octobre 2018 au Royaume-Uni. De fait, il recrute suite à l’échec des «Marches pour le Climat» dont l’impact a été nul. Il se définit comme pacifique, mais chaque blocage, ou tentative de blocage, d’institutions politiques, de service public, de gare ou d’aéroport constitue une violence à l’égard des citoyens. XR France développe un discours prophétique sur «l’extinction de masse en cours» et la fin du monde. Ses analyses rhabillent des argumentations gauchistes classiques et ses revendications sont suffisamment générales pour ne pas être prises en compte. XR France est un groupuscule qui, au-delà d’un discours fumeux, vise le blocage et la régression de la société. Il est anti-républicain.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle tous les citoyens, au-delà des clivages entre partis politiques, à se mobiliser sans attendre contre ces groupuscules d’ultra-gauche. Ils se structurent aujourd’hui selon des principes relevant de la clandestinité : absence de porte-parole, pas d’organisation apparente, pas de demande d’autorisation de manifester. Ils recourent à l’utilisation maximale de réseaux sociaux, ouverts ou cryptés, pour mobiliser et mener des actions. Leur montée en puissance présente désormais un danger réel pour la République et la Nation. D’autant que l’intervention violente de ces groupuscules, dans un contexte de contestation sociale liée au rejet des réformes de Macron (assurance-chômage, retraite, etc.), est pourtant plus que prévisible dès décembre.


  

VI­GILANCE & AC­TION - N° 416 FÉVRIER 2021 

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LES COMMUNICATIONS ÉCRITES DU M.I.L


L'ISLAMISME RADICAL N'A PAS SA PLACE EN FRANCE


Communication du MIL du 9 février 2021


Repère : «La France continue à être une terre très attractive pour une immigration incontrôlée qui détourne largement le droit d'asile et pour lequel les expulsions sont quasiment impossibles». Annie Genevard, députée Les Républicains du Doubs et Vice-présidente de l'Assemblée nationale.


Un projet de loi confortant le respect des principes de la République est en cours d'examen à l'Assemblée nationale. Ce texte entendait, à l'origine, lutter contre l'islamisme radical en France, mais son contenu se révèle très décevant.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se félicite tout d'abord de la reconnaissance quasi générale des divers problèmes liés au progrès de l'islamisme radical en France. Sur le principe même, le principe de lutter contre le développement de l'islamisme radical constitue d'un tournant politique positif. Ce projet de loi intervient malheureusement trop tardivement car après quatre années de silence de la part de Macron. Il intervient à moins d'un an de la campagne présidentielle de 2022. Il aura fallu attendre que la tête d'un enseignant soit tranchée par un islamiste pour que Macron se décide à aborder le problème. Outre sa peur de l'affrontement, l'une des raisons en est que sa majorité de gauche social-démocrate (LREM, MoDem, Agir, etc.) n'est pas unanime, pour divers motifs, à souhaiter mener une politique de combat contre l'islamisme radical.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que le texte présenté ne répond pas à l'ambition initiale affichée et soulève un avis très critique pour plusieurs raisons.


En premier lieu, ce texte ne désigne pas l'ennemi, l'islamisme radical, de manière explicite. «Il faut appeler un chat, un chat».


D'autre part, il est totalement incomplet. Il n'aborde pas toutes les questions à traiter, dont le contrôle sérieux de l'immigration et du droit d'asile, l'interdiction du port du voile aux accompagnants scolaires, à l'université et partout.


D'autre part, parce que les solutions proposées restent globalement insuffisantes pour répondre à l'ampleur des problèmes. Sans compter qu'en plus on peut douter de l'application effective des mesures prises dans les mois qui viennent, comme à chaque fois avec Macron.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle la Droite républicaine à afficher fortement sa volonté de faire évoluer le texte initial. Les nombreux amendements déposés à l'Assemblée nationale (par exemple, sur le «délit d'entrave d'enseigner»), puis au Sénat, par les parlementaires Républicains vont bien dans ce sens. Même si, sur quelques points précis, cette loi peut apparaitre la bienvenue par son objet, elle sera au final insuffisant pour contribuer efficacement à la lutte contre l'islamisme radical en France.


Parmi les sujets du projet de loi figurent notamment : la répression de la haine en ligne (dont les délits relatifs à la provocation et à l'apologie d'actes terroristes), le délit de mise en danger de la vie d'autrui par diffusion d'informations relatives à la vie privée, le contrôle renforcé des associations subventionnées et des fédérations sportives agréées par l'État, le contrôle des financements des cultes venant de l'étranger, la neutralité religieuse des agents de droit privé chargés d'une mission de service public, le régime de fermeture administrative d'écoles, la suspension les décisions des collectivités locales qui méconnaîtrait la neutralité du service public (clientélisme municipal), les sanctions contre des personnes menaçant un élu ou un agent du service public, l'interdiction aux médecins d'établir des certificats de virginité, la prévention des mariages forcés de la part des officiers d'état civil, l'interdiction de permis de séjour aux étrangers vivant en France en état de polygamie.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que seul un parti - La France Insoumise (LFI) - s'oppose au principe même de ce texte arguant qu'il ferait «l'amalgame entre l'islam et l'islamisme». Ce n'est aucunement le cas puisque le projet est le respect des principes de la Républiques, qui vient d'ailleurs d'être accepté publiquement par le Conseil français du culte musulman (CFCM) dans une récente Charte (à l'exception des associations franco-turques). Cette position tranchée de LFI illustre le positionnement islamo-gauchiste des partis d'extrême gauche : LFI, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) le redit «l'islamisme radical n'a pas sa place en France».



PMA SANS PÈRE / GPA : C'EST NON


Communication du MIL du 27 janvier 2021


Repère : Le projet de loi comprenant l'ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules continue à être débattu. Macron souhaite appliquer ce point de son programme présidentiel, qui correspond à son opinion personnelle.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme son opposition totale à la conception d'enfants sans père. Nous continuerons à combattre l'ouverture de la PMA aux femmes seules, comme aux couples de femmes car après, il y aura l'ouverture à tous automatiquement. Cette opération médicale a pour conséquence de «fabriquer» un enfant sans père. Ce qui va radicalement à l'encontre des intérêts de l'enfant.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que le débat parlementaire se poursuit car ce texte n'est pas sous procédure accélérée. Le combat continu contre des projets inacceptables de la loi bioéthique. Le projet de loi sur la bioéthique, qui porte la PMA sans père, fait son retour au Sénat en seconde lecture. Le Sénat peut réécrire le texte de cette loi en supprimant l'article sur la PMA sans père ou rejeter le texte dans son ensemble. La question de principe de la PMA sans père ne peut pas être considérée comme réglée.


En première lecture, les sénateurs de la droite républicaine et du centre avait notamment refusé la prise en charge par l'assurance maladie de la PMA, demandé la levée de l'anonymat des donneurs de gamètes, interdit la transcription à l'état civil d'enfants nés de GPA, refusé à la création d'embryons chimériques et certains diagnostics préimplantatoires.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) pense que le débat politique ne doit pas se noyer dans le détail d'une série d'ajustements d'un dispositif qui reste à rejeter sur le principe.


La «PMA sans père» induit une multiplicité de problèmes, comme le remboursement par la sécurité sociale ; la reconnaissance de la filiation des enfants fabriqués (comment qualifier les parents, avant ou après la naissance) ; le droit des enfants à la connaissance de leur origine (le nom du père) ; la disponibilité du sperme (marchandisation des gamètes) ; le stockage des ovocytes et pour combien de temps ; la reconnaissance en France des enfants nés d'une GPA réalisés à l'étranger, avant de pouvoir l'être en France, la PMA post mortem (pour les veuves avec le sperme du mari décédé, création d'héritier post mortem), des expérimentations inacceptables sur l'être humain, etc..


Macron compte bien aller au bout sur cette réforme «sociétale» qu'il compte mettre à l'actif de son bilan pour satisfaire son électorat de gauche social-démocrate bobo, comme de la gauche de la gauche. Le ministre Véran veut accélérer l'adoption du texte avant l'été. Son ministère prévoit déjà les textes d'application. Il veut des PMA sans père à la fin 2021 pour des naissances d'enfants sans père en 2022. Mais la saisine du Conseil constitutionnel sera effectuée, au final, par des parlementaires de la droite et du centre, donc il ne pourra pas réussir avant 2022.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce également le fait que l'adoption de la PMA aux couples de femmes conduira naturellement et automatiquement «au nom de l'égalité de traitement» à l'ouverture de la Gestion Pour Autrui (GPA) pour les couples d'hommes. La GPA est fondée sur la marchandisation (la location) du corps de femmes procréatrices au même titre que la prostitution indépendante.


Comme depuis le début, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle tous ses militants et sympathisants à participer aux manifestations organisées à travers toute la France le dimanche 31 janvier 2021 par La Manif Pour Tous (LMPT) et le mouvement associatif unitaire rassemblé sous le label «Marchons Enfants». Les conditions sanitaires actuelles ne permettent pas l'organisation d'une grande manifestation nationale. Il faut donc être présent dans chaque ville.

Le but de ces manifestations est de réclamer une révision en profondeur du projet de loi et la suppression de l'article 1er qui autorise la PMA sans père.



L'ÉNERGIE NUCLÉAIRE EST INDISPENSABLE À LA FRANCE


Communication du MIL du 2 février 2021


Repère : «Dépendance énergétique, perte de résilience, inflation des coûts, retour au charbon : le naufrage est total. Un tel suicide n'a qu'une seule raison : Emmanuel Macron a choisi de persévérer dans la voie tracée par François Hollande, qui avait sacrifié Fessenheim par pur calcul politicien, marchandant le soutien des Verts au prix de cette aberration». Extrait d'une tribune dans le Journal du Dimanche (23 janvier 2021) de François-Xavier BELLAMY (LR), président de la délégation française du groupe PPE au Parlement européen, et de Bernard ACCOYER (LR), ancien président de l'Assemblée nationale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que des risques de pénurie de fourniture d'électricité sont, dès à présent, d'actualité. Des annonces selon lesquelles des coupures d'électricité pourraient survenir ont été faites en janvier 2021. RTE (Réseau de Transport d'Électricité) a demandé aux Français, en cette période de froid hivernal, de réduire leur consommation pour éviter une surcharge. Selon les services du gouvernement (France Stratégie), les choix énergétiques actuels devraient conduire à des pénuries d'électricité permanentes dès 2030.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) est favorable sur le plan des énergies à une combinaison entre le maintien d'une production nucléaire pérenne au niveau actuel et le développement raisonnable des énergies renouvelables qui fournissent une production intermittente pour assurer la souveraineté énergétique de la France. C'est-à-dire sans être soumis à des ingérences étrangères en matière d'importations de gaz, de pétrole ou de charbon (puisque nous avons suspendu notre propre production charbonnière). Ces choix participent, par ailleurs, à la réduction des émissions de CO2. Le parc de centrales nucléaires existant produit une électricité à faible coût. C'est un avantage tant pour notre Industrie, que pour tous les français. C'est un atout dans la crise économique qui commence et cela permet de garantir, sur le long terme, notre autonomie dans ces secteurs stratégiques.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate l'impossibilité de définir une politique commune de l'énergie au sein de l'Union européenne (UE), dans la mesure où les politiques nationales ont divergé ces dernières décennies (par exemple abandon du nucléaire en Allemagne). La France ne doit plus accepter les choix impératifs en matière de politique énergétique de l'Union européenne, qui condamnerait à moyen terme son énergie nucléaire alors que cela assure 70% de ses besoins.


Le corolaire de ce choix est que le parc des centrales nucléaires doit être entretenu avec le plus grand soin et que de nouvelles centrales (EPR) doivent venir le compléter. La recherche, publique et privée, dans ce domaine doit s'intensifier et être financée.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le fait que Macron poursuive la politique de «réduction du nucléaire» engagée par Hollande pour se concilier les «écologistes» et en particulier Europe Ecologie Les Verts (EELV). Il aura été le premier président à fermer une centrale nucléaire, celle de Fessenheim. En effet, Macron déclare souhaiter réduire la part du nucléaire à 50% en 2035. Macron va imposer l'alignement de la France sur la politique de l'UE sans défendre les intérêts de notre pays. Ce qui revient à diminuer notre capacité de production d'énergie et alors que nous avons de plus en plus de besoins. Citons, par exemple, la politique en faveur de l'achat de véhicules électriques, qui nécessitent une capacité de charge électrique croissante et de plus en plus importante. Cette politique entraine un coût de l'électricité en constante augmentation et ce sont les Français et l'industrie qui payent l'addition de ces choix.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que le choix de la politique énergétique sera l'un des enjeux de l'élection présidentielle de 2022. Les citoyens auront le choix entre des candidats partisans de la décroissance et de la misère (LREM, EELV, etc.) et des candidats défendant la croissance économique et sociale. C'est-à-dire un maintien de la place de l'énergie nucléaire parmi les énergies.


L'analyse générale du Mouvement Initiative et Liberté (MIL), sur ces sujets, figure dans la communication du 20 juin 2019 : «Environnement- Ecologie : la bonne lecture».



LA PROPORTIONNELLE POUR DÉTRUIRE LA VÈME RÉPUBLIQUE ?


Communication du MIL du 13 février 2021


Repères : Plusieurs partis politiques demandent la mise en place d'un scrutin proportionnel pour l'élection des députés en 2022. C'est le cas notamment d'Europe-Écologie-Les-Verts, de La France Insoumise, du Modem, du Mouvement radical, du Rassemblement national, de l'Union des Démocrates et Indépendants. 


François Bayrou (Modem) réclame à nouveau à Macron l'instauration de la proportionnelle pour les prochaines élections législatives. La première piste suivie consisterait en une proposition de loi d'un seul article sur ce sujet et déposée par tous les partis favorables. La loi d'application immédiate serait examinée et voté rapidement. La seconde piste est celle d'un référendum en application de l'article 11 de la Constitution. Dans les deux cas le calendrier est très serré, le code électoral interdit de modifier les règles d'un scrutin moins d'un an avant celui-ci, donc il faudrait que la loi entre en vigueur début juin 2021. Pour cela, il faudrait que le référendum se tienne durant la période d'urgence sanitaire.


Le succès de cette démarche nécessite le soutien implicite, ou explicite, de Macron. Alors qu'il a suspendu les textes «pour un renouveau de la vie démocratique» adoptée en conseil des ministres en août 2019 sous la forme de trois nouveaux projets de loi (constitutionnel, organique et ordinaire). Ces textes comprennent une dose de 20% de proportionnelle aux élections législatives. L'exécutif semblait vouloir rester concentré sur les réponses à la crise sanitaire, économique et sociale. Mais une part au moins de la majorité de gauche social-démocrate (MoDem, LREM, Agir) souhaite reprendre le chantier institutionnel.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce et refuse toute introduction d'une «dose de proportionnelle» pour l'élection des députés car il s'agit d'une tentative de retour partiel à un régime des partis comme ce fut le cas de 1946 à 1958 sous la IVème République. La mise en place d'un scrutin proportionnel représenterait un formidable bon en arrière pour la France. Avec l'instauration de la proportionnelle, quel que soit sa forme, on assisterait à la disparition définitive d'une majorité stable à l'Assemblée cela impliquerait une obligation d'alliances changeantes entre factions et partis politiques, de programmes communs de compromis a minima, d'une instabilité permanente continue.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) continuera donc de défendre l'élection des députés au mode de scrutin majoritaire à deux tours, qui assure un gouvernement stable à la France.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle son attachement aux institutions de la Vème république mises en place par le Général de Gaulle. Nous vivons dans une démocratie représentative avec un Président élu au suffrage universel direct, un premier ministre en charge du gouvernement, un sénat et un parlement actif et la possibilité de recours au référendum, à l'initiative du président ou des parlementaires. Ces institutions ont fait la preuve de leur modernité, de leur efficacité, de la possibilité de procéder calmement à des alternances politiques, de disposer d'une majorité de gouvernement.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la crise politique actuelle est due à la trop faible qualité des responsables politiques en charge de l'exécutif (Macron, Castex) et non à nos institutions. La défiance de l'opinion à l'égard de ces responsables politiques provient de l'échec patent de leur mode de conduite de l'État : gestion de la crise sanitaire avec des pénuries successives de masques, de tests, puis de vaccins, baisse de la sécurité quotidienne et augmentation des cambriolages, progression de l'islamisme radical, permanence d'un chômage de masse, montée progressive de la pauvreté, perte de notre souveraineté, immigration clandestine continue.


Jacques Chirac avait résumé la question de la proportionnelle : «c'est un mode de scrutin incompatible avec les institutions de la Vème république»



RÉGIONALES DE 2021, UNE PRÉPARATION DE 2022


Communication du MIL du 22 février 2021


L'Assemblée nationale a adopté à l'unanimité le projet de loi de report des élections régionales et départementales initialement prévus en mars. Elles devraient se dérouler les 13 et 20 juin 2021 car la prolongation de l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 1er juin 2021 a été validée par la majorité macroniste (LREM, MoDem, Agir). Plusieurs dispositions spécifiques ont été prises pour ces scrutins.


D'une part, la loi prévoit un allongement exceptionnel de la durée de la campagne officielle à dix-neuf jours au lieu de douze pour le premier tour. La campagne devrait donc commencer en partie en période d'urgence sanitaire sans que l'on sache quelles obligations ou interdictions seront imposées à cette date par le gouvernement pour des motifs sanitaires. D'autre part, chaque électeur pourra disposer de deux procurations, contre une seule habituellement, pour faciliter l'exercice du droit de vote et combattre l'abstention.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate qu'à ce jour la situation semble clarifiée à droite, sauf dissidences toujours possibles en dernière heure. Pour ces élections régionales, l'enjeu pour la droite républicaine et le centre est double : d'une part, conserver les régions gérées par la droite, et d'autre part, tenter de s'emparer de régions socialistes : Bretagne, Bourgogne Franche-Comté, Centre Val-de-Loire, Nouvelle Aquitaine et Occitanie. Pour les élections départementales, de la même manière, le renouvellement des élus et la conquête de nouveaux sièges, voire de départements, est ouverte comme cela a été le cas lors des municipales avec de nombreuses victoires, hors métropoles. Évidemment, les enjeux apparaissent différemment dans la mesure ou la réduction du nombre de régions rend le scrutin régional beaucoup plus médiatique car il met en vedette la, ou le, président de région.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que la situation est assez claire au niveau de la majorité macroniste qui présentera des listes partout sans grande chance de l'emporter. LREM cherchera juste à avoir quelques élus régionaux probablement par alliance au second tour et, si oui, lesquelles et avec qui ? Sans oublier qu'ils ont permis de sauver des présidents de région de droite, cette fois ci, que va-t-il se passer ?


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) note que la situation est beaucoup plus complexe à la gauche non macroniste. Trois forces politiques devraient se présenter dans quasiment toutes les régions : un pôle socialiste, un groupe écolo-socialiste et un regroupement autour de La France insoumise (LFI).


Par exemple, en Ile de France, au premier tour, on trouvera :

1. une liste Parti socialiste (PS), divers clubs socialistes et des «En marche» ayant quitté LREM,

2. une liste Europe Ecologie-Les Verts (EELV) avec Génération.s (Hamon) et des micro-partis écolos,

3. une liste La France Insoumise (LFI) avec le PCF et l'extrême gauche.


Le but de ces trois forces politiques de gauche est identique : arriver en première position pour se trouver à la tête d'une fusion des trois listes au second tour. A priori les fusions entre liste PS et liste EELV semblent acquises dans la plupart des régions, le ralliement de LFI reste incertain. Mais tout peut changer selon l'ordre d'arrivée des listes au premier tour.


La conquête d'une seule région par les Verts mettrait en orbite un candidat écolo radical pour l'élection présidentielle de 2022, avec une potentielle «union de la gauche» allant du PS jusqu'à LFI.

Cette hypothèse est peu probable dans les régions déjà ancrée à gauche à cause de la prime au sortant membre du PS. Elle constitue un risque sérieux dans plusieurs régions ayant une majorité de droite et du centre.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que le Rassemblement National (RN) peut enregistrer de bons scores principalement dans trois régions, mais il ne disposera pas d'une capacité de fusion pour l'emporter en dehors d'une circonstance peu probable de quadrangulaire au second tour.

  

VI­GILANCE & AC­TION - N° 412 OCTOBRE 2020

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LES COMMUNICATIONS ÉCRITES DU M.I.L

LE FRANÇAIS EST LA SEULE LANGUE DE LA RÉPUBLIQUE

Communication du MIL du 13 octobre 2020


Repère : «Est-ce qu'il s'agit de lutter contre l'islamisme ou de le faire entrer dans l'Education nationale ? (…) Je pense que c'est une fausse bonne idée» - Luc Ferry, ancien ministre de l'Éducation nationale de Jacques Chirac (2002-2004).


Un débat sur l'enseignement de l'arabe dans les écoles, collèges et lycées a lieu depuis plusieurs années. Il revient au premier plan dans le cadre du débat préalable au projet de loi «contre le séparatisme» islamiste, dont le texte est annoncé pour décembre 2020. Elle pourrait comprendre des mesures sur l'apprentissage de l'arabe.


Par ailleurs, un récent rapport publié par un institut para-patronal (Institut Montaigne) concernant le «fondamentalisme islamique» et propose de relancer l'apprentissage de la langue arabe à l'école.

Cette idée a été reprise par le ministre de l'Education nationale, Blanquer, déclarant qu'il faut développer l'apprentissage de l'arabe, du russe et du chinois.


En proposant de développer l'enseignement public en arabe, l'intention affichée par le gouvernement est de réduire :


1-Les écoles privées musulmanes (environ 60 écoles hors contrat et 3 sous contrat) qui pratiquent l'enseignement de l'arabe et de l'étude quotidienne du Coran, sans réel contrôle des contenus.


2-L'intervention de professeurs étrangers, maitrisant souvent peu le français dans le cadre des EILE (Enseignements internationaux de langues étrangères) dispensés «en partenariat» avec l'Algérie, le Maroc, la Tunisie, la Turquie et autres.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que si l'intention de contrôler, ou même de supprimer, ces enseignements d'arabe douteux est théoriquement bonne, la réponse proposée est très mauvaise. L'enseignement de l'arabe doit rentrer dans la règle commune et en deuxième langue.


Pour cela, impossible d'avoir confiance en Macron puisqu'il vient de signer le 30 avril 2020 un décret concernant l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République tunisienne dans le domaine de l'enseignement de la langue arabe à l'école élémentaire en France (en date du 31 mars 2017) par des enseignants tunisiens.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que «La langue de la République est le français». (Article 2 de la Constitution). Il est aberrant de rappeler un tel état de fait.


La langue arabe a vocation à être enseignée comme une langue vivante 2 (LV2) au même titre que le japonais, le russe, le chinois, l'anglais, l'espagnol ou le portugais.


L'apprentissage des langues étrangères débute au collège et se poursuit au lycée. Force est de constater que la demande des collégiens et lycéens en matière d'apprentissage de l'arabe reste marginale (14.000 jeunes en 2017 de l'école jusqu'au lycée, plus 50.000 par les EILE). C'est pourquoi l'Education nationale peut reprendre le contrôle de l'enseignement de l'arabe avec des enseignants français recrutés par concours (CAPES).


La langue vivante étrangère, dont l'apprentissage domine, demeure l'anglais dans plus de 90% des cas pour des raisons objective d'usage mais, en plus, en première langue vivante se rajoute l'espagnol, l'allemand et l'italien.


D'une manière globale, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère l'enseignement des langues étrangères dès l'école primaire comme non prioritaire, dont, entre autres et surtout, celui de l'arabe. L'anglais est plus parlé dans le monde. L'école a comme priorité la lecture et l'écriture en français, le calcul et la maitrise de consultation d'Internet : c'est-à-dire «lire, écrire compter et surfer». Les résultats insuffisants obtenus en France, selon toutes les études internationales, comme le taux d'illettrisme à l'entrée en 6ème impose de se concentrer les apprentissages fondamentaux pour assurer à tous les écoliers un niveau minimal. L'objectif de l'école réside évidemment dans l'apprentissage de notre culture, de notre mode de vie, de notre histoire, de notre territoire et de la langue française.


Il faut arrêter, au niveau de l'État, les lâchetés !


Être français, c'est un état d'esprit, une langue (le français), une civilisation judéo-chrétienne, mais pas une couleur de peau.



ILS SONT INCAPABLES DE LUTTER CONTRE L'ISLAMISME POLITIQUE

Communication du MIL du 29 octobre 2020


Repère : Élisabeth Badinter a déclaré à propos de l'islamisme «Nous sommes dans une guerre idéologique». «On a quand même cédé sur tout successivement au nom de la tolérance, et pire encore, de la culpabilisation de certains à l'égard du peuple français. Si vous ne tolérez pas, vous êtes des racistes, des islamophobes et je pense que beaucoup de gens, pour rien au monde, ne voulaient être traités de ça». (…) «En ne se laissant pas impressionner par les discours notamment d'une partie de la gauche très culpabilisante (...) Il faut résister, accepter d'être, d'une certaine façon, chacun d'entre nous un combattant idéologique».


Dès le lendemain de la décapitation d'un enseignant, il aurait fallu que la France organise une riposte symbolique et puissante. Cet homme a clairement été abandonné par l'Etat. Son assassinat apparait comme le révélateur extrême de l'affrontement ordinaire dans les écoles, les collèges et les lycées entre le corps enseignant et les islamistes politiques, comme il a déjà lieu dans les entreprises, les associations, les quartiers ou les communes. Une riposte pouvait être conduite sans même aucune nouvelle loi : par exemple par la fermeture de cent mosquées salafistes pour la durée d'examen de leur dossier. Le retard constaté dans la dissolution, pourtant annoncée, d'associations islamistes en France illustre la difficulté pour Macron et ses collaborateurs à faire appliquer des décisions.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que Macron ne peut résoudre les problèmes dans la mesure où il professe un refus de l'affrontement depuis 2017 et il s'y tient. Même s'il évoque le problème à peu près correctement, il ne peut appliquer la solution qui devrait découler du discours. Il a fallu plus de trois ans pour qu'il s'aventure à défendre la laïcité. Trop de temps a été perdu. Il a fini par reconnaître la réalité du danger l'islamiste politique. En cela, il confirme le bien fondé de notre analyse depuis longtemps (et celles de beaucoup d'autres).


Il faut savoir qu'il ne sera jamais capable de prendre les décisions qui conduiraient à un affrontement avec la nébuleuse islamiste et leurs alliés intellectuels. L'exemple de l'abandon de la construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes par peur des écolos radicaux, en début de quinquennat est le révélateur d'une position propre à Macron. Les propositions de loi et les amendements déposés par Les Républicains concernant des mesures de lutte contre l'islamisme en France ont toutes été rejetés par la majorité LREM-MoDem à l'Assemblée depuis 2017.


Les décisions à prendre concernent l'expulsion des étrangers fichés S, la fermeture de certaines mosquées où se sont tenus des propos séditieux, le refus du droit d'asile à des activistes islamistes (par exemple des tchétchènes), le renvoi des enseignants de la langue arabe qui sont de divers pays étrangers (pour former des enseignants français), l'audit sur les financements publics d'associations islamistes, la sanction des collectivités locales ou des services de l'Etat qui ont décidés ces financements, le renvoi des fonctionnaires islamistes radicalisés, etc.


De telles mesures devraient conduire à des contentieux avec les intéressés, les groupes islamistes, leurs complices et leurs soutiens islamo-gauchistes (qui se trouvent de la gauche à  la gauche de la gauche). Un affrontement médiatique, un affrontement judiciaire, voire des affrontements physiques, sont à prévoir. Il faut le courage d'assumer. Or Macron est profondément de gauche social-démocrate, avec une tendance libertaire. Quel que soient ses discours, il ne fera pas ce qu'il convient de faire. Son gouvernement et une large part de son administration sont incapables de le faire ! Enfin, il n'a pas de cadres politiques, ses parlementaires sont souvent des amateurs et LREM reste un parti fantôme.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que le combat contre l'islamisme politique a le soutien d'une très large majorité de l'opinion. Des citoyens de toutes tendances politiques se retrouvent pour mener la guerre à l'islamisme politique et à son idéologie. La gauche elle-même est éclatée entre, d'une part, une gauche républicaine qui partage notre analyse et, d'autre part, une gauche multiculturaliste et anti nationale. Elisabeth Badinter appelle à l'action civique : c'est-à-dire que chacun d'entre nous devienne «un combattant idéologique» contre l'islamisme politique. Son appel interpelle tous les gaullistes. Il nous appelle au rassemblement des gaullistes pour mener un combat et affronter l'ennemi. On peut changer tout cela faisant battre Macron en 2022. Seuls les actes comptent. Nous devons soutenir nos élus qui s'engagent sur cette voie et faire entendre plus fortement la voix de la droite civique, gaulliste et patriote.



VICTOIRE DE LA DROITE AUX SÉNATORIALES

Communication du MIL du 5 octobre 2020


Près de la moitié des sièges du Sénat étaient à renouveler. La droite républicaine sort renforcée de ce scrutin du 27 septembre 2020. Le groupe «Les Républicains (LR)» consolide sa position au Sénat avec 150 sièges (+6). Le groupe «Union centriste (UC)» monte à 53 sièges (+2). Ces bons résultats traduisent l'ancrage territorial de la droite et du centre. Cela avait déjà été largement confirmé lors des récentes élections municipales. La crise sanitaire actuelle, les inquiétudes économiques et la tension sociale à venir n'ont pas modifié le rapport de force politique.


LR et l'Union centriste (UC) constituent une majorité claire au Sénat avec 60% des élus. Cette majorité au Sénat est acquise pour les trois ans à venir. Le Sénat conserve sa capacité à être un contre-pouvoir face à la majorité de Macron. Depuis le début du quinquennat, le Sénat a été en mesure de bloquer certaines réformes gouvernementales, dont la réforme constitutionnelle souhaitée par Emmanuel Macron.


Au Centre, deux autres petits groupes restent a priori en course «Les Indépendants» avec 10 membres et le groupe «Rassemblement démocratique et social européen (RDSE)» avec 12 élus.

Gérard Larcher (LR) vient d'être réélu président du Sénat avec une forte majorité (231 voix sur 348). Une majorité composée de la droite républicaine et du centre (LR, Union centriste, Les Indépendants et RDSE). Nous le félicitons pour la qualité de ses actions. Il a annoncé son ambition de poursuivre l'action dynamique et constructive du Sénat. Ce gaulliste de conviction reste donc le second personnage de l'État.


Par ailleurs, les résultats des sénatoriales illustrent bien les divisions de la gauche.


La gauche sociale-démocrate, La République en Marche (LREM), conserve un petit groupe de 19 sénateurs (-4 sièges) constitué pour l'essentiel de transfuges socialistes et présidé par François Patriat (ex-sénateur PS). Cet échec de l'implantation de LREM aux municipales, puis aux sénatoriales est confirmé par l'échec dès le premier tour de ses candidats aux 6 législatives partielles de septembre 2020. Faute d'avoir des élus, ce parti se concentre sur la prédation au sein des autres partis à gauche, au centre ou à droite. Le groupe devrait d'ailleurs abandonner son nom LREM pour devenir «Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants (RDPI)» en vue d'accueillir quelques sénateurs apparentés.


Le groupe socialiste reste la seconde formation du Sénat avec 65 élus mais il perd six élus au profit d'EELV. Le Parti communiste (PCF) conserve un groupe de 15 sénateurs sur ses fiefs historiques. Il bénéficie au Sénat de l'absence de La France Insoumise (LFI).


Enfin, six nouveaux sénateurs Europe Ecologie-Les Verts (EELV) sont élus suite à des victoires aux municipales dans quelques métropoles. Ils rejoignent les cinq sénateurs écologistes déjà élus en 2017. Ce qui permet de reformer (avec Génération.s) le groupe de 12 élus qui existait entre 2012 et 2017 et qu'ils avaient perdu suite à des défections.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) salue le travail des sénateurs qui, en commission et en séance, font un énorme travail pour défendre les valeurs de la droite républicaine ainsi que pour formuler des propositions politiques originales.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se félicite de ce résultat électoral et souhaite que les élections départementales de 2021 aillent dans le même sens, ce qui semble tout à fait possible pour les candidats de la Droite et du Centre.


L'incertitude des résultats des élections régionales de 2021 demeure plus forte, compte tenu du mode de scrutin à la proportionnelle et la possibilité de la fusion des listes entre les deux tours. Compte tenu de la tendance actuelle, il est impératif que la droite républicaine mène une campagne dynamique pour prévenir de possibles victoires de listes d'«Union de la gauche» (PS et supplétifs, EELV et Génération.s ou PCF et LFI) au second tour avec des têtes de liste soit écologistes radicaux, soit socialistes, selon les cas.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) entend participer à ces combats importants qui prépareront les élections présidentielles de 2022.



CONTRE LA LÉGALISATION DE LA DROGUE CANNABIS

Communication du MIL du 9 octobre 2020


Repère : La question de la légalisation de la consommation du cannabis revient à l'ordre du jour. 80 parlementaires Les Républicains et apparentés viennent de rappeler leur ferme opposition à la légalisation du cannabis dans une tribune dans le Journal du dimanche.


Les drames humains liés à la consommation du cannabis sont nombreux et connus : psychose, schizophrénie, dépression, échec scolaire, déscolarisation, désocialisation, délinquance pour s'acheter son cannabis, accidents de voiture mortels, pertes d'emploi, etc. Le cannabis est la première étape d'une dérive dramatique vers la consommation de drogue plus dure (héroïne, cocaïne ou autres). Il n'y a pas de «drogue douce». La drogue est un poison, un fléau que nous devons continuer à combattre.


Pour les mineurs, en particulier, la consommation régulière de cannabis peut engendrer de graves problèmes de santé car il est aussi un perturbateur endocrinien. Les jeunes doivent être informés des dégâts provoqués par les drogues. Le cannabis ne doit pas être présenté «comme une expérience sympathique, voire ludique». Les politiques qui sont pour la légalisation de la consommation du cannabis et qui parlent d'un «usage récréatif» sont irresponsables.


L'expérimentation de l'usage médical du cannabis, sur 2021 et 2022, ne doit pas être un prétexte à la légalisation de la consommation de «joints». Il s'agit pour des médecins d'apporter une réponse à des pathologies particulièrement douloureuses qui ne peuvent pas être soulagées par aucun autre médicament. Il s'agit là d'un traitement au même titre que la morphine.


Autre argument de ces irresponsables politiques, il s'agirait du «meilleur moyen d'en anéantir le trafic et de ruiner les trafiquants». Pour aller au bout de leur argument, pour combattre la délinquance et le crime, il faudrait également «légaliser le trafic d'armes, la prostitution, la fraude fiscale, distribuer de l'argent à tous…». Ces irresponsables ne prennent pas en compte ce que deviendrait la concurrence violente entre trafiquants (guerre des prix et entre territoires) dans le cas d'une explosion du marché légalisé de la drogue avec vente légale et la diversification des produits proposés. «Il faut vraiment être naïf pour croire que les réseaux criminels vont se laisser si facilement enlever les gains immenses du trafic de cannabis». (…) «Légaliser la vente de cannabis conduira les vendeurs actuels à se tourner vers la vente d'autres substances encore plus dangereuses et nocives !» - Manifeste des parlementaires.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce (cf. la communication du MIL du 30 mai 2017 - Macron décide de dépénaliser «en douce» la consommation et la détention du cannabis) les tentatives successives de Macron de dépénalisation du cannabis qui ont conduit au système des amendes forfaitaires pour usage de cannabis et de consommation d'autres stupéfiants sur la voie publique.


Nous estimons que les trafiquants et importateurs de drogue doivent être sévèrement punis par la justice et tous les moyens doivent être donnés aux forces de l'ordre pour atteindre ce but.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s'interroge sur les motivations de ces élus qui se déclarent pour la dépénalisation du cannabis. Sans évoquer de possibles addictions personnelles, il semble que leur appel constitue une réponse libertaire à une demande sociale existante dans leur circonscription ou dans leur milieu de vie personnel. Le constat des atteintes à la sécurité des personnes, liées au trafic de drogue, peut-être aussi une autre motivation.


La dépénalisation du cannabis ne peut constituer une réponse ni aux travers de la société ni à la difficulté de la lutte contre la délinquance et la criminalité.



UNE CRISE POLITIQUE, SANITAIRE, ÉCONOMIQUE ET SOCIALE

Communication du MIL du 3 novembre 2020


Repère : La France connait en 2020 une crise sanitaire importante, une grave crise économique et sociale ainsi une perte de confiance des Français envers la politique. Ces trois crises s'imbriquent assez étroitement, c'est pourquoi l'on risque de s'y perdre. Chacune a pourtant des motifs différents.


La perte de confiance politique se concentre principalement sur la personne de Macron et son premier ministre comme le confirment tous les sondages. Cette crise tient largement à la communication excessive et changeante de Macron. Elle est alimentée par une équipe d'origine qui s'est disloquée. Elle subit le choix de ministres dont les ambitions personnelles s'entrechoquent, comme Lemaire ou Darmanin. L'absence d'un parti politique majoritaire est visible : La République En Marche (LREM) n'a pas utilisé ses possibilités pour exister depuis 2017, pas plus que le Modem qui demeure un petit club fermé, sans parler des supplétifs opportunistes. Les élections municipales, puis sénatoriales attestent de cet échec. Les députés LREM ont perdu la majorité absolue à l'Assemblée et les départs de leur groupe parlementaire se poursuivent.


Cette déroute politique contribue à une perte de confiance plus générale vis-à-vis du champ politique, illustrée par une une abstention record (même en prenant en compte le COVID-19).

Le choc moral occasionné par les derniers assassinats commis par des islamistes radicaux se combine avec une inquiétude bien plus générale vis-à-vis de l'insécurité des biens et des personnes en France. La sécurité demeure l'une des premières préoccupations des Français avec l'emploi et la santé.


La crise sanitaire met en cause les politiques en responsabilité (Macron, Philippe, Castex, Buzyn, Véran) comme l'administration (Salomon, ARS, etc.). Elle provient principalement des réponses successives apportée par Macron : retard des mesures nécessaires au démarrage, absence de discours sur les masques, relâchement excessif pendant l'été, reprise de mesures (couvre-feu, puis confinement).


Les commissions parlementaires et les procédures engagées contre les ministres sur le traitement de la crise sanitaire vont déboucher, c'est plus que probable, à la mise en évidence de fautes politiques. De manière plus générale, force est de constater que Macron n'a pas mené depuis 2017 la nécessaire restructuration du système de santé en prenant en compte, d'une part, les médecins dans leur diversité, d'autre part, les administrateurs de la santé (pour l'aspect budgétaire) et enfin, les responsables des laboratoires de recherche publics et privés.


La crise économique et sociale a débuté. Elle va monter en puissance d'ici fin 2020 et exploser en 2021. L'activité économique est réduite pour deux tiers des entreprises depuis mars. Les destructions d'emplois devraient dépasser le million. Les plans sociaux se multiplient chaque mois. Le chômage partiel amortit dans l'immédiat les suppressions d'emploi. Mais le chômage de masse augmente progressivement. Il atteint à fin septembre plus de 6 millions de chômeurs inscrits à Pôle emploi, tenus de trouver un emploi. La montée de la précarité et de la pauvreté se poursuit sans être réellement prise en compte. Le reconfinement de novembre va ralentir mécaniquement l'activité économique. Avec les bilans de fin d'année, l'explosion des faillites est probable (remboursements peu plausibles des prêts, absence de confirmation des carnets de commandes, etc.), accompagnée d'une réduction des effectifs dans de nombreuses entreprises qui se repositionnent sur une activité réduite pour 2021.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle la droite républicaine à prendre en compte clairement le niveau de gravité des crises politique, sanitaire, économique et sociale qui menacent l'avenir à court, et moyen terme, de la France, des français et de leurs institutions et à proposer un projet global comme cela a commencé à être fait.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge qu'une vision gaulliste compréhensible de tous est indispensable pour aborder l'avenir. Elle porterait à la fois sur la défense de la souveraineté de la France et de son identité, sur une politique de sécurité efficace, sur le retour à la croissance économique et au plein emploi, sur une restructuration du système de santé, sur une politique économique nationale comprenant des relocalisations et certaines mesures protectionnistes, sur une politique sociale de solidarité en faveur des personnes les plus fragiles et sur une politique de l'environnement pertinente. De vrais changements en profondeur sont nécessaires.


  

CÉRÉMONIES DU 5 DÉCEMBRE 2019 : LE DEVOIR D’Y PARTICIPER

Télécharger la communication du MIL du 5 décembre 2019

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Le président de la République, Jacques Chirac, a institué une journée «d'hommage aux morts pour la France pendant la guerre d'Algérie, les combats du Maroc et de la Tunisie» le 5 décembre de chaque année (décret du 26/09/2003).


Le choix du président Jacques Chirac, ancien officier français, de ne pas retenir la date du «cessez-le-feu du 19 mars 1962», et de choisir le 5 décembre, avait vocation à tenir compte, légitimement, du fait historique que les combats ne prirent pas fin le 19 mars et firent après cette date encore de très nombreuses victimes parmi la population européenne, parmi les harkis et leur famille, qu’ils furent massacrés en très grand nombre pour avoir choisi la France.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle les anciens combattants (harkis, engagés ou appelés) et tous les patriotes à célébrer nos morts dans la dignité et la certitude des justes combats auxquels ils ont participé.


Au moment où 13 de nos soldats viennent de laisser leur vie en servant la France pour faire barrage à l’islamisme, ces commémorations du souvenir se feront l’écho de la permanence de nos valeurs et de l’engagement de nos soldats. Elles sont un acte de mémoire.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce, par ailleurs, tous ceux qui se moquent de l’engagement de nos soldats (antimilitariste, libertaires et gauchistes) et préconisent un retrait de nos troupes du Sahel (islamistes politiques et gauchistes).


La poursuite, avec les moyens appropriés, de cette guerre contre les divers groupes islamistes apparait indispensable.


  

2020, L’ANNÉE MÉMOIRE POUR DE GAULLE

Télécharger la communication du MIL du 10 janvier 2020

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Repère : L’année 2020 va être l’occasion de multiples commémorations en mémoire du général de Gaulle : les 130 ans de sa naissance le 22 novembre 1890 à Lille, les 80 ans de l’appel du 18 juin 1940 et les 50 ans de sa mort le 9 novembre 1970 à Colombey.


L’année 2020 marquera un nouveau cap pour le passage du général Charles de Gaulle dans l’Histoire de France. Cette dimension historique de la personnalité majeure de la France du XXème siècle apparait incontestable. L’importance de la littérature, du cinéma ou de la bande dessinée qui lui sont consacrées continue à croître progressivement avec des variantes, des interprétations, des raccourcis qui peuvent surprendre ou indigner tous ceux qui entretiennent sa mémoire, mais qui prouvent toute sa dimension. La vie et l’action du général de Gaulle méritent toute notre admiration et doivent inspirer un travail de mémoire permanent, comme les commémorations donnent l’occasion de le rappeler. Le Général appartient à la France.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que de nombreux responsables politiques font fréquemment références au général de Gaulle. Certains se réclament du gaullisme, à tort ou à raison (pas question de faire le tri ici), tandis que d’autres le citent parmi une kyrielle de personnalités de l’histoire de France dans leurs discours. Ces tentatives de récupération de l’image du Général semblent devenues un simple exercice de style. Cet état de fait est bien illustré par Macron qui, tout en agissant d’une manière totalement opposée aux principes du gaullisme, ne cesse de se positionner dans la lignée du général de Gaulle, toujours prêt à le récupérer avec, parfois, l’aide de certains qui espèrent encore exister après leur carrière politique.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL), depuis sa création en 1981, se réclame du gaullisme. C’est-à-dire de l’esprit politique qui a inspiré la démarche allant de l’appel du 18 juin 1940 à la Résistance jusqu’à la création de la Vème République. L’esprit gaulliste a marqué l’histoire de France au XXème siècle, il s’applique parfaitement aux enjeux de l’année 2020.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite que les politiques reviennent à la défense des fondamentaux trop souvent oubliés, à tort et parfois par choix, au profit de la seule gestion administrative, par des technocrates ou des techniciens devenus des politiques. Nos fondamentaux sont :


-Avoir une approche politique globale sur les questions majeures, au-delà des partis, des syndicats, des communautarismes, des religions, des réseaux.


-Assurer l’indépendance de la France, c’est-à-dire le refus de sa soumission à des organismes supranationaux, des multinationales ou l’ingérence de puissances étrangères, étatiques, économiques et financières.


-Rassembler tous les Français en dépassant les clivages politiques, syndicaux, locaux, religieux pour parvenir à rétablir la confiance (trop souvent perdue) de l’ensemble des citoyens vis-à-vis de leurs dirigeants politiques et de leurs institutions.


-Faire vivre un pouvoir exécutif fort et stable, comme la constitution de la Ve République le permet.


-Affirmer la responsabilité de l’État dans le développement économique et le plein emploi.


-Promouvoir la défense de la famille, de la jeunesse et de l’éducation.


-Exiger la justice sociale, au travers de la solidarité nationale conduite par l’État à destination des Français les plus faibles, les plus en difficulté et les plus pauvres dans la société (régimes sociaux).


-Défendre la liberté et la paix, par la participation active de la France à l’équilibre du Monde, en raison de son histoire, de sa puissance et de sa grandeur, en professant un refus viscéral des totalitarismes : communistes, islamistes ou nazis.


-Défendre un pragmatisme politique, en opposition avec les idéologies anciennes comme actuelles. Il est caractérisé par le recours à un réalisme utilisé pour atteindre des objectifs : cela concerne aujourd’hui notamment l’industrie, le numérique, l’environnement, l’énergie, la natalité.


  

L’ISLAM POLITIQUE N'A PAS SA PLACE EN FRANCE

Télécharger la communication du MIL du 20 février 2020

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Repère : Macron vient de déclarer que «L'islam traverse une crise avec une radicalisation de certains et des mouvements très durs qui veulent aller vers l'islam politique. Je dis juste que, chez nous, l'islam politique n'a pas de place». Macron a déclaré s’engager contre le «séparatisme islamiste».

                              

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se félicite de voir son diagnostic sur l’islamisme politique partagé par le président de la République (même si les termes employés ne sont pas tout à fait les mêmes). Trois ans auront été nécessaires pour en arriver à sa déclaration, ce qui ne peut que surprendre. Elle aurait pu, et dû, être faites dès 2017, car rien n’a changé depuis lors, hors une montée en puissance de la nébuleuse islamiste en France.


Le problème est que, comme sur le sujet de l’immigration, quand Macron fait des déclarations de bon sens, elles ne sont pas suivies d’une politique en rapport avec la réalité évoquée. Il se trouve contraint à reconnaitre les faits très tardivement, mais les mesures qui doivent en découler ne sont pas prises. Par exemple, la très modérée loi «Asile et immigration» (du 10 septembre 2018) n’a pas donné lieu à l’expulsion massive des déboutés du droit d’asile. On se trouve face à un marché de dupes.


Dans le cas présent, Macron vient d’annoncer des mesures destinées à lutter contre ce qu’il reconnait comme des ingérences étrangères (détachement d’imans ou de professeurs de langues étrangères Algériens, Marocains, Turcs et Tunisiens, financements massifs de mosquées par le Qatar et autres émirats, etc.). Les mesures annoncées vont dans le bon sens, mais avec un calendrier, des modalités et des nuances qui interrogent sur la volonté de les mener à bien.

Elles ne suffisent pas à répondre à l’urgence de la situation et à l’ampleur des problèmes. Le rapport interministériel, qui a fuité dans la presse ces dernières semaines, propose un diagnostic assez intéressant (même s’il devrait être complété) et une panoplie de propositions qu’il serait déjà souhaitable au minimum d’appliquer. Mais ces mesures ne semblent pas devoir être mis en œuvre par le gouvernement, vu l’absence de réaction de Macron. Les questions de la laïcité, de la représentation de l'islam en France ou, tout simplement, du port du voile restent en suspens. Les risques actuels de l’islamisme politique font l’objet d’une reconnaissance de la part des républicains de droite comme de gauche parce qu’ils apparaissent comme anti-républicains. L’absence de réponse politique de la part du gouvernement apparait scandaleuse.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que l'islamisme est une idéologie politique (à ne pas confondre avec le simple exercice de la religion musulmane). Les islamistes politiques rejettent la république française au profit de valeurs religieuses, sexuelles ou culturelles. Ils visent à changer les lois de la république et, faute d’y parvenir, ils expriment leur volonté de se séparer des autres sur le plan concret des associations, des écoles islamiques, des lieux de vie propres, des territoires gérés par eux. Les groupes islamistes sont des minorités actives, noyés dans la population française et étrangère, de confession musulmane, voire simplement de culture musulmane. Des associations islamistes s’attachent à occuper les champs social, culturel, éducatif, économique. Ils ont la volonté de participer à la vie politique et de présenter des listes lors des élections ou en infiltrer avec la complicité d’élus locaux qui pratiquent le clientélisme. Les municipales leur en donnent l’occasion ! La concentration de la population de confession musulmane sur des territoires (93, quartiers, etc.) offre une opportunité aux islamistes déclarés ou moins identifiés.


  

«DU TRAVAIL POUR TOUS», LA LECTURE SOCIALE DU GAULLISME

Télécharger la communication du MIL du 20 mai 2020

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La crise actuelle donne lieu à beaucoup de débats, de déclarations, de tribunes, de pétitions. L’ensemble tend à occulter la réalité. Elle peut se résumer en cinq points : 


1-Une crise sanitaire en cours marqué par un manque de prévision, de réactions, d’organisations et de moyens. Demain, cela engagera, pour certains, leur responsabilité politique, voir pénal. À ce jour, tout cela n'a pas débouché sur un projet politique sérieux en matière de santé de la part de Macron et Philippe.


2-Une récession économique, dont personne ne veut admettre l'ampleur exceptionnelle, car rien de tel n’a jamais été vécu. Cette crise économique a été amortie par diverses mesures, mais va se produire automatiquement pour une durée qui se comptera en années.


3-Une crise sociale majeure avec des millions de chômeurs supplémentaires, dont un grand nombre de jeunes en fin d’études qui auront des difficultés à trouver un premier emploi.


4-Le renforcement de la pauvreté pour une part de la population, suite à l’enchainement des conséquences croisées de la crise sociale et de la crise économique.


5-Une crise politique liée à la perte de confiance vis-à-vis de Macron et Philippe de la part d’une majorité des français. Cette défiance dépasse la seule équipe de Macron et menace les institutions même de la Vème République. Elle est nourrie et encouragée par tous les partisans de la VIème République.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la France est entrée dans une période de crise majeure. Comme en 1940 ou en 1958, les gaullistes ont vocation à porter une solution politique de résistance à la crise avec du courage et une vocation de rassemblement.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que Macron et Philippe ne parviendront pas à juguler la crise sociale, car leur approche molle et hésitante restera la même que celle adoptée depuis le début de la crise sanitaire. Ce problème de forme se conjugue à des problèmes de fond (dérive budgétaire incontrôlée, non anticipation des priorités, perte de confiance).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce toutes les forces politiques extrémistes qui cherchent à tirer partie de la crise en prônant la politique du pire (par exemple blocage de la reprise des entreprises par divers moyens par la CGT et Solidaires !) pour atteindre une situation prérévolutionnaire. Cela peut être résumé par la phrase de  Franz-Olivier Giesbert (7 mai 2020) : «Des forces obscures travaillent déjà à s’accaparer la détresse qui ne manquera pas de s’emparer de beaucoup de Français quand leur tomberont dessus les faillites et les trains de licenciements».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la droite républicaine a un rôle majeur à jouer dans ce contexte. Il convient de construire une alternative politique de gouvernement avec de nouvelles propositions correspondantes à l’évolution de la France. Il faut appréhender et aussi comprendre le changement complexe de la situation du pays, tout en redonnant sa place à l’Homme. Par exemple, il faut, non pas gérer que le temps de travail, mais «du travail pour tous» pour relancer le pays.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que la lecture sociale du gaullisme vise à assurer, autant que possible, la dignité pour tous les français, c'est à dire un emploi décent pour tous les actifs et une solidarité par les régimes sociaux à tous les autres, en donnant sa chance à chacun et en reconnaissant le mérite. Cette vision universelle se trouve en conflit ouvert avec l’approche d’une grande part de la haute administration sur les problèmes économiques et d’emplois, comme avec les propos de certains responsables syndicaux et patronaux (pas tous). Il y a donc un vrai combat à mener pour défendre la France et les Français en tentant de formuler des solutions pour tous.


«En notre temps, la seule querelle qui vaille est celle de l’homme. C’est l’homme qu’il s’agit de sauver, de faire vivre et de développer». Charles de Gaulle - 25 Mars 1959.


  

FACE À LA CRISE, REVENIR AU GAULLISME SOCIAL

Télécharger la communication du MIL du 20 avril 2020

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Repère : La crise économique, qui débute, va se traduire par des faillites en série et la crise sociale qui s’engage par une explosion des licenciements donc du chiffre du chômage. La crise sanitaire demeurera présente. Le déficit énorme et non maitrisé conduira à une crise budgétaire. Une crise politique majeure est à l’approche.


La crise sanitaire actuelle donne une occasion de jauger la situation du pays réel. Les institutions fonctionnent globalement, même si l’on peut critiquer certains choix de Macron et de Philippe. L’administration fait globalement son travail. Les médecins, internes, externes, infirmiers, aides-soignants, étudiants, les ambulanciers, les forces de l’ordre et de sécurité, les pompiers, etc. sont mobilisés à l’extrême. La réserve sanitaire est mobilisée. Le secteur médicosocial assume une crise majeure dans les EHPADs. La police et la gendarmerie contribuent à assurer le confinement. La fonction publique pénitentiaire est sous tension. L’armée a été missionnée sur des missions déterminées (hôpital, transport). Des travailleurs assurent le fonctionnement minimal du pays notamment dans le domaine de la production alimentaire, du transport, de l’énergie, des livraisons, de la vente. Les élus locaux, chacun à leur niveau, jouent un rôle déterminant pour répondre aux situations d’urgence. La France dans une situation de crise majeure apporte la preuve que le civisme est bien au rendez-vous. Cette mobilisation du peuple n’est pas le résultat d’une politique à un moment donné, mais le fruit du patriotisme et du civisme ancré au cœur des Français.


Quand Macron passe un long moment à remercier tous les français, il a raison de le faire, sauf que le rôle d’un président de la République n’est pas de remercier, mais d’incarner le pays et cela, il n’est pas capable de le faire ! N’est pas gaulliste qui veut. Macron semble ne plus savoir quel est son rôle, quelle est sa politique, où il va, où il doit aller. La seule chose qui demeure chez Macron est sa volonté d’être réélu en 2022.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) pense qu’il faut développer cinq axes : la reformulation du système de santé ; le retour au fonctionnement normal des institutions (parlement, élections municipales) ; le soutien à l’économie par un Plan de redressement faisant apparaitre une priorité, l’emploi ; une volonté de rétablissement de notre souveraineté (relocalisations) et une politique sociale d’inspiration gaulliste.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que la recherche de réponses à la crise sociale est la priorité. Le nombre de chômeurs va exploser avec les fins de contrats non renouvelés (intérim et CDD) et les licenciements économiques d’entreprises en faillite ou en difficulté (tourisme, événementiel, commerces). Faute d’offres d’emploi, peu de jeunes, diplômés ou non, auront accès à un premier emploi au 2nd semestre 2020. Les salariés en contrats courts trouveront rarement des emplois, tout comme les personnes de retour en activité. La crise s’annonce terrible, son ampleur dépendra de la durée de l’arrêt des activités.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que Macron, après avoir mis en place un amortisseur temporaire (avec plus de 9 millions de salariés du privé au chômage partiel), va se trouver en grande difficulté pour faire face à la période qui va suivre, avec les sorties progressives du chômage partiel.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime qu’il est inconcevable de suivre la proposition de  Macron de constituer un «gouvernement de concorde». En dehors du débauchage possible d’opportunistes sans conviction, ce vœu n’a pas d’avenir. Par contre, la formulation de propositions et d’amendements à l’Assemblée nationale et au Sénat constitue un enjeu central pour le pays et pour la Droite républicaine. Il faut défendre des positions nouvelles, dès le mois de mai. Pour être tout à fait clair, la situation exceptionnelle de la France ne permet plus de conserver des éléments de programme d’avant la crise (par exemple, «la lutte contre l’assistanat» ou la priorité aux actifs en emploi). Le programme de la droite doit être social et s’adresser à toutes les victimes de la crise : des jeunes aux retraités, en passant par tous les actifs sans emploi. Il doit savoir convaincre les catégories populaires que la Droite républicaine détient les bonnes réponses.


  

LE POUVOIR NE FAIT RIEN CONTRE LES CASSEURS DES QUARTIERS

Télécharger la communication du MIL du 2 mai 2020

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Des violences ont eu lieu ces dernières semaines dans des quartiers d’une quinzaine de villes. Le prétexte a été un accident de moto non homologuée d’un homme de trente ans, délinquant et multirécidiviste, qui s’est cassé la jambe en heurtant la portière droite ouverte d’une voiture de police à l’arrêt. Plusieurs leçons s’imposent. Une mobilisation de bandes a eu lieu sur la base d’informations inexactes, diffusées sciemment par des agitateurs. Des actions de violence urbaine (mobilier urbain, voitures, poubelles) se sont développées sur un site puis dans plusieurs quartiers. Ces groupes ont délibérément cherchés l’affrontement avec les forces de l’ordre avec une montée en puissance des projectiles utilisés. Il n’y a pas eu de «bavure». Ce ne sont pas «LES jeunes» qui se livrent à ce désordre, mais quelques jeunes. Il ne s’agit pas d’émeutes. Il n’y a pas eu de mobilisation populaire de soutien.


C’est pourquoi il est urgent d’agir pour neutraliser quelques centaines de personnes (interpellations, condamnations, éloignement des agitateurs) avant que la situation ne dégénère. Ces actions inacceptables sont l’objet de groupes locaux organisés comprenant des mineurs, des jeunes et des adultes plus âgés qui cherchent à contrôler des territoires en interdisant la présence des forces de l’ordre pour des raisons diverses : délinquance ordinaire, trafiquants de drogue et d’armes, militants islamistes. Se joignent à eux des individus violents qui trouvent l’occasion de s’exprimer. Ces bandes tentent de soumettre, de fait, l’ensemble de la population dans ce qu’ils considèrent comme «leurs» territoires.


La libération de milliers de détenus et la suspension des mises en détention de milliers d’autres, depuis la mi-mars, décidée par la ministre de la Justice à l’occasion de la crise sanitaire, a sans doute contribué à fournir des troupes et/ou en tous cas à confirmer une sorte d’impunité pour les casseurs.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme son total soutien aux forces de l’ordre pour leurs actions menées contre ces bandes. Nous dénonçons les campagnes contre les «violences policières» menées par des associations et partis d’extrême-gauche, des intellectuels et des journalistes qui contribuent à déformer la réalité pour «faire du scandale et du buzz» ou simplement pour exprimer leur idéologie antirépublicaine.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu’il revient à l’exécutif de mener une politique nationale s’appliquant aux populations de certains quartiers. Macron, comme certains de ses prédécesseurs, a choisi d’abandonner toute la politique de la ville (avec son rejet global du rapport Borloo de 2018). Cela constitue une grave faute. L’approche interministérielle qui sépare les initiatives par ministère (social, sécurité, travail, éducation) apparait avoir été très peu efficace.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la politique diffère selon les villes : dans certain cas, une bonne intégration urbaine a réussi à gommer les problèmes, dans d’autres, il y a un abandon de fait des quartiers, et, enfin, parfois, un jeu délétère de certains maires qui s’appuient grandement sur les communautarismes. Ces derniers élus ont échangé le contrôle de population à des personnalités, des islamistes ou des délinquants, contre une apparence de calme et de paix. Ceci explique combien les situations sont différentes selon les territoires et un constat général inapproprié.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que le rôle de l’État doit rester prédominant, car les sujets en cause sont du ressort national (sécurité, éducation, travail, santé) et qu’il convient de combattre le clientélisme communautarisme qui est un ennemi de la République.


C’est pourquoi nous condamnons les propos du ministre de l’Intérieur tendant à justifier les violences urbaines, par des causes sociales (pauvreté, inégalités) et par la période de confinement.


De plus, des consignes de retrait auraient été données aux forces de l’ordre pour qu’elles abandonnent le terrain. Ce ministre reprend le discours classique de la gauche et admet la «haine du flic». La question du contrôle de la République sur ces territoires urbains est désormais posée. Certains quartiers évoluent vers des sortes de Zones à défendre (ZAD), à l’image de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.


  

MACRON N’EST NI GAULLISTE, NI GAULLIEN, NI DE DROITE

Télécharger la communication du MIL du 6 juin 2020

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Repère : L’esprit gaulliste, qui a marqué l’histoire de France depuis 80 années, s’applique toujours parfaitement aux enjeux actuels. La pertinence de ses principes fondamentaux reste permanente.


En 2020, Macron a commencé à présider une série de commémorations historiques visant à célébrer le Général de Gaulle. La célébration du 80ème anniversaire de l’appel du 18 juin 1940 sera le point culminant. Certes, cela entre tout à fait dans son rôle de président de la République. Mais il est particulièrement choquant qu’il se serve de ces prises de parole pour tenter une récupération directe, ou indirecte, de l’esprit du gaullisme à son profit, comme il a déjà eu l’occasion d’essayer de le faire.


Honorer oui, récupérer non !


Les analyses et la politique menée par Macron ne s’est jamais inscrite dans le cadre de la pensée gaulliste. Son appartenance à la gauche sociale-démocrate libérale-libertaire marque son ancrage à gauche sans le rapprocher du gaullisme. Macron n’a jamais été de droite, il n’a d’ailleurs jamais rien prétendu de tel. Ses discours sont marqués par une confusion et des ambiguïtés permettant de prétendre tout et son contraire. Son ego est démesuré : «En Marche» porte ses propres initiales E.M., comme Emmanuel Macron ! Sa politique se définit par les reculades et le refus de prendre des décisions courageuses, illustrée dès le départ avec l’abandon de Notre-Dame-des Landes aux écolos gauchistes, de l’Arc de Triomphe aux casseurs ou d’attendre des rapports d’experts. Les exemples en ce sens abondent. Dans son vocabulaire, il évoque de la «bienveillance» pour justifier le laissez-faire et l’absence de traitement des problèmes !

Selon les sondages successifs, il ne conserverait la confiance que d’un tiers de l’électorat au terme de trois années de mandat ! La majorité absolue, dont il disposait à l’Assemblée nationale, se désagrège progressivement pour disparaitre récemment. Il dispose encore d’alliés (MoDem, Agir) mais il y a fort à parier qu’ils vont monnayer leur appui à Macron lors des prochains votes et scrutins.


Vis-à-vis de l’Union européenne, les discours de Macron ont été une addition de mots inefficaces dans la défense des intérêts de la France dans les négociations (par exemple pour réduire la place des travailleurs détachés). Macron prône une ligne politique en faveur d’une Europe fédérale avec l’abandon de notre souveraineté dans le domaine économique, alors que ce projet apparait tout à fait obsolète en 2020.


Il évoque aujourd’hui notre «souveraineté» suite aux défaillances de l’État dans la lutte contre le COVID-19. Mais c’est une pirouette, Macron, Buzyn, Salomon et Véran étaient tous en charge de ces sujets sous le quinquennat Hollande. Ils portent la responsabilité des pénuries constatés de gels, masques, tests, respirateurs, médicaments,  et dans l’absence d’une politique de prévention. De plus depuis 2017, Macron est le responsable direct de l’absence d’une nouvelle politique de santé, réclamée par tous les acteurs du secteur.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que Macron mène, depuis son élection, une politique qui se situe à l’opposé des principes gaullistes. La première caractéristique de l’esprit gaulliste réside dans une approche politique globale sur les questions majeures. L’approche de Macron est parcellaire, car, avant tout, technocratique et budgétaire. S’il a pu évoquer une approche universelle, il ne la met pas en œuvre dans sa politique. Il partage, avec des intellectuels, une vision d’une France composée d’un «archipel» de communautés destinées à vivre ensemble. Au bout de trois ans, son absence de discours sur la place de la religion musulmane ou la laïcité, illustre son incapacité à proposer une approche commune et claire à tous les Français.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que les réformes institutionnelles annoncées (projet de loi fondamentale et révision constitutionnelle) s’inscrivent contre l’esprit des institutions de la Ve République. C’est le cas du projet de la mise en place d’un scrutin à la proportionnelle. C’est le cas avec son refus de recourir au référendum pour de grandes questions, dont la protection de l’environnement. Suite aux conséquences économiques et sociales de la crise sanitaire, Macron a annoncé un changement de politique majeur, mais sans envisager de recourir à une dissolution ou à un référendum pour que les citoyens approuvent sa nouvelle politique, comme le veut la logique même des institutions de la Ve République.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que Macron dévoie les institutions pour mener sa politique après avoir endossé le costume de président de la République, comme avait su le faire François Mitterrand et François Hollande. Par son talent oratoire, son omniprésence médiatique et la mobilisation partisane de l’appareil d’État et de certains médias, Macron a su tromper des gens de bonne foi, qui n’ont pas perçu ses manœuvres au travers de son discours flou. Mais cela n’aura qu’un temps, car il y a toujours une heure de vérité.


À aucun moment il n’est possible de le qualifier comme gaulliste ou gaullien ou ayant l’esprit gaulliste, car son action est clairement dans un axe opposé aux valeurs du gaullisme. Ceux qui prétendent le contraire se placent dans le camp des «idiots utiles» (au sens de Lénine), voire des promoteurs, conscients ou non, de la pratique du «Pont de la rivière Kwaï».


  

LA FRANCE SOUTIENT SES FORCES DE L’ORDRE

Télécharger la communication du MIL du 13 juin 2020

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Repère : Depuis 2017, dans un contexte de montée de la violence urbaine, on assiste à une campagne orchestrée contre les forces de l’ordre par des groupuscules. Elle se trouve relayée et amplifiée par des politiques, des journalistes, des personnalités en tout genre, qui veulent relancer leur image déclinante.


Des violences se produisent en France. Leurs auteurs sont notamment des délinquants (poursuivis et/ou déjà condamnés), des casseurs amateurs de bagarre (gilets jaunes), des militants ou syndicalistes d’extrême ou d'ultra-gauche (black bloc), des islamistes (rêvant de djihad), des écologistes radicaux (à la recherche de ZAD). Les faits de violence se sont accumulés : piquets de grève, blocage de bâtiments ou de chaussées, guet-apens de voitures de police et agressions de policiers, bris de mobiliers publics, pillages de magasins, voitures incendiées, vandalisme sur des monuments. La police est appelée à intervenir face à ces violences en amont ou en aval. Rétablir l’ordre se fait dans des conditions souvent très difficiles. C’est pourquoi, le terme de «violences policières» n’est pas acceptable qu’il soit employé par des émeutiers et leur fan-club, par des journalistes, pour des raisons idéologiques ou par pure bêtise.

Le parallèle entre la situation de la police dans un État des États-Unis (shérif élu) et celle en France est sans fondement. La focalisation du traitement médiatique sur la vie américaine apparait excessive et politique. Alors que les médias traitent de manière secondaire la répression chinoise sur les manifestations démocratiques à Hong-Kong ou celle de la Russie, de l’Iran, de la Turquie contre les manifestations et les libertés publiques.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) apporte un soutien de principe à tous les membres des forces de l'ordre ainsi qu’à l’institution (police nationale, gendarmerie, police municipale…). Nous rappelons que la mise en œuvre des forces de l’ordre relève d’une responsabilité politique : préfets, ministre de l’Intérieur, premier ministre ou président de la République.


Sur le terrain, des problèmes ponctuels peuvent se poser dans l’exercice des forces de l’ordre, ils ont vocation à être traités et réglés sans chasse aux sorcières. Mais des faits ponctuels (sans même savoir s’ils sont avérés) ne doivent servir de prétexte à des attaques violentes à l’égard des forces de l’ordre.


Nous comprenons et partageons les réactions et les actions symboliques conduites par les policiers et les organisations syndicales de policiers car ils ont perdu confiance dans l’exécutif alors que certains s’étaient rapproché de celui-ci depuis 2017.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que l’on assiste aujourd’hui à la relance d’une opération de subversion vis-à-vis de l’autorité de l’Etat portant sur la question du maintien de l’ordre et de la sécurité en France.


Cette contestation reste tout à fait marginale sur le terrain. Elle concerne quelques milliers de personnes. Mais elle bénéficie d’une promotion médiatique sans rapport avec son importance réelle. Cela peut contribuer à influencer une part de l’opinion publique. SOS racisme (résurgence d’une association disparue) et diverses organisations communautaristes sont promues.


Une prétendue «lutte raciale» vient prendre la suite de la traditionnelle «lutte des classes» et de la «lutte des sexes» (égalité femmes hommes, orientation sexuelle…). Il ne s’agit pas de chercher à résoudre des problèmes éventuels de manière constructive, mais d’alimenter un projet subversif révolutionnaire visant l’éclatement de notre société.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce et condamne le comportement de l'exécutif marqués par une trop longue période de silence, puis par des consignes inadaptées et permissives. Ce comportement s’explique sans doute par la proximité idéologique de Macron avec les communautaristes (voir ses propos sur la décolonisation tenus en Algérie). Les déclarations de Castaner sur le concept de «soupçons avérés» pesant sur des policiers sont indignes d’un ministre de l’Intérieur et posent un problème sur sa capacité à l’être.


Enfin, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) acte les positions politiques. La droite soutient clairement les forces de l’ordre. Les partisans de Macron hésitent et tergiversent en démontrant leur incapacité à assurer l’ordre. Les gauches (à quelques exceptions près, il est vrai) se positionnent globalement contre la police avec un discours «anti-flic», sous prétexte d’antiracisme. Dans la perspective des probables tensions sociales à venir, liées à la profonde crise économique et sociale qui arrive, le maintien de l'ordre républicain va devenir un enjeu de premier plan.


C’est pourquoi le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a décidé de relancer ses anciennes campagnes militantes sur les thèmes :

« La France soutient POLICE-ARMÉE-GENDARMERIE »

« POLICE-ARMÉE-GENDARMERIE je soutiens »

« Le MIL soutient POLICE-ARMÉE »

« Je soutiens ma POLICE et mon ARMÉE »

  

LES 80 ANS DE L’APPEL DU 18 JUIN 1940 PAR LE GÉNÉRAL CHARLES DE GAULLE

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Comme chaque année, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) commémorera l’appel lancé le 18 juin 1940 par le général de Gaulle. Cette année, nous célébreront les 80 ans de l’Appel.

Cette année sera aussi marquée par le 48ème anniversaire de l’érection de la Croix de Lorraine au Mémorial Charles de Gaulle à Colombey-les-Deux-Eglises. La Croix de Lorraine fut inaugurée par Georges POMPIDOU.


À cette occasion le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle les différents thèmes de campagne qu’il diffuse à cette occasion.


Par ailleurs, ses délégations départementales s’associeront, dans de très nombreux lieux, aux cérémonies officielles (par décret du 10 mars 2006) de commémoration de l’Appel du 18 juin 1940.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se félicite et encourage toutes les cérémonies commémoratives de l’Appel du Général de Gaulle. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) apporte son entier soutien à toutes ces initiatives.



  

CASTEX APPLIQUE LA POLITIQUE DE GAUCHE DE MACRON

Télécharger la communication du MIL du 19 juillet 2020

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Suite aux déclarations du président de la République du 14 juillet, le premier Ministre (PM) a prononcé son discours de politique générale devant l’Assemblée générale le 15 juillet 2020. Sa teneur diffère sensiblement de celui du Président de la République car il a dû y avoir des ajustements la veille. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate qu’il n’y a aucun changement de politique. Ce gouvernement demeure sur une ligne de gauche social-démocrate depuis le début du quinquennat.


Castex a d’ailleurs défendu, à de multiples reprises, le bilan de son prédécesseur qui a été congédié par Macron. Son diagnostic de la situation est pessimiste. Il est réaliste puisqu’il annonce des pertes d'emploi, des plans sociaux, des faillites d'entreprises, etc. Il a recours à une rhétorique fort banale à propos du «plan de relance», par exemple : «Ce plan investira d'abord dans notre atout le plus précieux, les femmes et les hommes de ce pays». Mais les éléments connus de ce «plan de relance» apparaissent comme une succession de bouts de sparadrap, posées à la va-vite, sur les plaies économiques et sociales graves qui caractérisent la situation de la France. Sans entrer dans le détail de la centaine de mesures annoncées, ou esquissées, pour 2020 et surtout pour 2021, l’impression d’une fuite en avant budgétaire domine, sans qu’apparaisse une vision politique globale, bonne ou mauvaise. Les annonces ne sont pas hiérarchisées faute de cette vision.


L’essentiel de l’effort des rédacteurs de ce discours porte sur la communication politique destinée à convaincre l’opinion, avec l’introduction de nouveaux «éléments de langage» comme par exemple «tracer le nouveau chemin du quinquennat» ou «une nouvelle étape en matière de décentralisation».


La situation de la majorité «En Marche et associés» se dégrade. Le président du groupe parlementaire va abandonner son poste. Les défections de députés LREM se sont traduit par des votes de refus de la confiance au Premier ministre. Aucune grande ville n’a été conquise aux municipales par un candidat LREM. 


Enfin, suite à son arrivée à Matignon, Castex est en train de régler ses comptes, cette manœuvre débouche sur des départs (qui sont appelés reclassements) au sein même de la haute-administration, des membres des cabinets, des directeurs. Une volonté de prise de contrôle apparait, il faudra faire le bilan à la rentrée de cette nouvelle distribution. Il mise sur un soutien de la CFDT et du Medef.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) analyse ces annonces et attend de connaitre le détail de leur mise en œuvre car les flous restent nombreux. Tout cela est toujours imprégné d’une politique de gauche social-démocrate.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce les commentaires des responsables politiques de la gauche de la gauche et de journalistes qui prétendent que Macron et Castex mèneraient une politique de droite, ce qui est tout à fait faux (voir les programmes). Cet argument traduit simplement l’affrontement actuel entre la gauche social-démocrate (Macron) et la gauche d’inspiration marxiste : PS, Génération.s, PCF, EELV, LFI. Ces derniers cherchent à s’unir pour conquérir le pouvoir. Après le leurre de «la vague verte» aux municipales, on assiste à une campagne tout aussi infondée sur «le virage à droite du gouvernement». Il importe de dénoncer ces manœuvres de propagande de la gauche de la gauche, et de ses soutiens. Même Macron a déclaré que ce n’était pas un gouvernement de droite mais apolitique. Nous le redisons, ce n’est pas parce que certains haut fonctionnaires et anciens de l’ENA continuent à faire carrière avec le pouvoir en place, qu’on peut qualifier de droite ou de gauche un gouvernement. Il s’agit plutôt d’un regroupement d’opportunistes et de girouettes qui suivent le vent et qui se regroupent pour appliquer un programme de gauche initié par Macron.

  

LE COMMUNAUTARISTE ISLAMISTE RADICAL N’EST PAS UN SIMPLE SÉPARATISME

Télécharger la communication du MIL du 22 juillet 2020

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Après un silence de trois ans et une absence de toute mesure concernant le respect de la laïcité et la lutte contre le développement de l’islamisme intégriste en France, Macron a prononcé un discours significatif le 18 février 2020 en Alsace qui est resté sans suite.


Dans son discours de politique générale, Castex vient de revenir sur ce sujet en annonçant, pour septembre, le dépôt d’un projet de loi sur «la lutte contre les séparatismes» visant à «éviter que certains groupes ne se referment autour d'appartenances ethniques ou religieuses».


Il reprend le terme de «séparatisme» introduit par Macron. C’est un «élément de langage» présidentiel qui a été illustré par la déclaration de Macron : «Le «séparatisme» islamiste est incompatible avec la liberté et l’égalité, incompatible avec l’indivisibilité de la République et la nécessaire unité de la nation».


Castex a précisé quels sont ses ennemis : «La France, c'est la République. Et celle-ci aussi se trouve aujourd'hui ébranlée dans ses fondements par la coalition de ses ennemis : terroristes, complotistes, séparatistes, communautaristes (…)». «(…) il faut nommer les choses telles qu'elles sont : lutter contre l'islamisme radical sous toutes ses formes est et demeure l'une de nos préoccupations majeures».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se félicite de voir repris le thème de «la lutte contre l’islamisme radical» par la gauche social-démocrate. Mais nous nous inquiétons de la manière dont la question va être traitée. La dialectique sur le vocabulaire employé, «séparatisme» au lieu de «communautarisme», traduit une intention de limiter l’approche à certains aspects. Et surtout le choix de Castex de mettre au pluriel le terme de « séparatismes » conduit à s’interroger sur qui il désigne et désignera au final.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) exprime, par conséquent, sa forte crainte de voir Castex décliner une interprétation laïque radicale à l’égard de toutes les religions (catholique, protestante, juive, etc.). Le texte du projet de loi du gouvernement devra donc être examiné avec une grande prudence et, le cas échéant, des actions engagées, pour éviter d’éventuels effets pervers. Les déclarations et les amitiés de Castex alimentent cette crainte : «Aucune religion, aucun courant de pensée, aucun groupe constitué ne peut s'approprier l'espace public et s'en prendre aux lois de la République».


Le projet de loi doit impérativement désigner clairement son sujet : l’islam radical politique, contraire, aux valeurs de la République et ses acteurs : groupes et organisations islamistes en France, Etats musulmans, associations qualifiées d’ONG… Si l’on se rapporte aux propos de Macron, il pourrait porter sur les points suivants : fin des influences étrangères de l’Algérie, du Maroc et de la Turquie, «organisation» du culte musulman en France (fantasme de la gauche), lutte contre toutes les manifestations du «séparatisme» islamistes (dont les atteintes au droit des femmes, le retrait de la société, etc.), retour effectif de la présence des représentants de la République dans les quartiers à majorité musulmane.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que cette loi devrait être forte et porter un coup d’arrêt définitif à l’islam politique en France. La question est de savoir si toutes les questions à traiter figureront dans ce texte de loi, ou s’il va s’agir, comme sur nombre de dossiers, d’un nuage de fumée accompagnée d’une communication politique électoraliste. Par exemple, le clientélisme, de certains élus locaux, jouant en faveur du financement direct ou indirect d’associations islamistes radicales sera-t-il clairement remis en cause et sanctionné ?


Enfin, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la prise en compte de l’immigration légale et illégale ne peut être écartée de cette loi. Le flux migratoire actuel vers la France comporte une composante islamiste intégriste. Des «migrants» viennent renforcer les noyaux islamistes dans notre pays tout comme la politique de naturalisation ouverte actuelle, alors qu’il n’y a pas une réelle prise en compte de l’adhésion des intéressés aux valeurs de la République Française.

  

VI­GILANCE & AC­TION - N° 415 JANVIER 2021 

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LES COMMUNICATIONS ÉCRITES DU M.I.L



CHINE-UE : REFUSONS L’ACCORD DE LIBRE-ÉCHANGE


Communication du MIL du 14 janvier 2021


Repère : Le président du Conseil européen et la présidente de la Commission européenne sont parvenus à un accord de principe avec le président chinois, clôturant des négociations engagées depuis 2013. Le texte de cet accord n’a pas été rendu public. Le but de cet accord serait destiné à permettre un meilleur accès des investissements européens au marché chinois.


Cet accord n’est pas définitif. Sa signature et son éventuelle ratification restent en suspens. Il sera soumis au vote du Parlement européen. Le souhait des dirigeants de l’Union européenne de se situer en dehors des contentieux entre la Chine et les Etats-Unis apparait clairement dans cette démarche. Mais ils n’en mesurent pas les conséquences. L’Union européenne recherche une politique commerciale qui garantisse une concurrence équitable (meilleur accès au marché chinois, transparence des subventions publiques chinoises dans le domaine des services, interdiction des transferts de technologie forcés dans les secteurs concernés, etc.). Mais cet accord, d’après tous les experts, ne le garantit pas.


La question du respect des droits de l’homme aurait bien été évoquée. La Chine aurait accepté de faire «des efforts continus et soutenus en vue de la ratification» des conventions fondamentales de l’Organisation internationale du travail (OIT). Cette mention qui vise la fermeture des camps de travail forcés, existant en Chine, n’a aucune raison de se concrétiser. C’est un vœu sans obligation. Or, les eurodéputés ont adopté en décembre une résolution condamnant le travail forcé en Chine de membres des minorités ouïgoure, kazakhe et kirghize.


Le président chinois, Xi Jinping, juge cet accord «équilibré, de haut niveau et bénéficiaire aux deux parties». La signature de ce texte serait pour lui un grand succès, à la fois national et international, assurant à la Chine une garantie d’ouverture commerciale à une grande partie du marché européen.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que la République Populaire de Chine (RPC) est un Etat totalitaire, dirigé par le Parti Communiste Chinois (PCC). Il ne respecte pas les valeurs démocratiques auxquelles la France est attachée. Il suffit de constater la répression générale actuelle à Hong-Kong vis-à-vis des militantes pro-démocraties. Les déclarations chinoises sur le COVID, du départ jusqu’à présent, éclairent le manque total de fiabilité des informations de ce régime (dix fois plus qu’annoncés). La récente éviction du dirigeant de la plateforme Alibaba (entreprise leader de commerce en ligne) illustre le fait que l’Etat continue à exercer un contrôle de fait sur toutes les entreprises chinoises dites «privées» mais non indépendantes.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle au maintien du dialogue avec la Chine mais de manière vigilant et lucide. C’est pourquoi il condamne le projet d’accord de libre-échange validé par Macron (et Merkel). Il faut dénoncer les contradictions de la position de Macron qui, d’un côté, tient un discours en faveur de la relocalisation industrielle en France (sans en offrir la dynamique et les moyens financiers) et de l’autre, accepte une ouverture de nos marchés aux produits chinois. La priorité doit être donnée aux investissements en France dans le cadre d’une réindustrialisation, et non être ciblés sur des implantations d’entreprises européennes (ou mixtes) en Chine.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que les réactions à ce projet d’accord de libre-échange traduisent l'affrontement entre, d’une part, les patriotes (attachés à la défense des intérêts français) et, d’autre part, les mondialistes, internationaliste et fédéralistes européens. Nous demandons que la droite républicaine dénonce clairement ce projet d’accord de libre-échange déséquilibré tant qu’il est encore temps.



QUELLES PERSPECTIVES POLITIQUES POUR 2021


Communication du MIL du 4 janvier 2021


2021 va être une année très politique. Les élections régionales et départementales, reportées au mois de juin, vont dresser le paysage dans lequel vont s’inscrire les scrutins nationaux du premier semestre 2022.


La décision du Bureau Politique des Républicains de reporter la désignation du candidat de la droite républicaine à l’automne 2021 apparait raisonnable dans la mesure où la France se trouve dans une période instable en raison de la persistance de la crise sanitaire et des conséquences économiques et sociales qui vont être très importantes en 2021. Personne ne veut imaginer la situation qui sera la nôtre à l’été prochain. Les élections municipales puis départementales ont été globalement des succès pour la droite. Les résultats des élections départementales et surtout des élections régionales vont conditionner étroitement la suite. La droite doit conserver l’ensemble des régions qu’elle administre et peut en conquérir plusieurs autres. Nous devons contribuer à ce résultat.


Pour la présidentielle, la droite républicaine et le centre doivent positionner un candidat, ou une candidate, en première ou en seconde place. Les législatives suivront. C’est un objectif atteignable dans la mesure où le programme politique qui sera défendu portera un discours de rupture avec des objectifs clairs et une détermination propre à convaincre.


L’annonce d’une rupture avec la communication politique de gauche social-démocrate de Macron apparait comme la clé de la mobilisation des militants, des adhérents, des sympathisants et plus généralement des citoyens. Il ne doit plus être question d’ajustements mais d’une nouvelle politique. L’enjeu est simple : il faut rétablir la confiance des français dans leurs élus, en échappant à la personnalisation à outrance.


Les républicains et le centre ont la surface politique pour y parvenir à condition d’en avoir la volonté. La valorisation du bilan de nos groupes parlementaires, à l’Assemblée nationale, au Sénat et au Parlement européen, est sans doute la première marche de ce parcours. Un travail de grande qualité est mené par des parlementaires connus de l’opinion (et des médias) et par beaucoup d’autres qui méritent d’être connus ! C’est un projet collectif, qui dépasse celui des micro-partis, laboratoires d’idées ou groupes d’affinités (utiles par ailleurs), qu’il importe de conduire. Dans la tradition gaulliste, on parle de rassemblement.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que deux types d’adversaires politiques se trouvent face à nous.


D’une part, la gauche présidentielle autour de Macron (LREM, MoDem et Agir) qui va devoir défendre son bilan. Dans le contexte présent, le jeu sera difficile, mais cette gauche modérée bénéficie toujours de soutiens médiatiques, technocratiques et économiques. Cette gauche dispose de moyens financiers. Elle est dangereuse pour la droite car Macron fait de nombreux efforts pour séduire les électeurs traditionnels de la droite grâce à certains opportunistes (Castex, Darmanin, Lemaire ou Philippe) et grâce à des discours reprenant certaines des valeurs de la droite. Mais derrière les mots utilisés (sécurité, emploi, immigration, relocalisation industrielle, souveraineté, frontières, famille, etc.), il n’y a rien de concret. De la loi sur la «sécurité globale» ou celle sur la «lutte contre le séparatisme», il ne restera, au final, que peu de choses. Macron ne peut pas appliquer une politique de droite contraire à ses idées. Il convient de dénoncer cette escroquerie politique, sans discontinuer, car nous sommes conscients qu’elle connait quelques succès auprès d’électeurs abusés par les mots.


D’autre part, la gauche de la gauche aujourd’hui divisés entre un pôle socialiste (avec Hollande), un pôle écolo radical (Jadot et Hamon), la nébuleuse des «Insoumis» (Mélenchon) et quelques autres. Une candidature unique entre ces trois forces semble actuellement exclue, mais la situation peut évoluer en 2021. Ce risque est réel, car la crise sociale engendrée par les fermetures d’entreprises, la montée du chômage et la pauvreté pourrait déboucher sur une tension sociale extrême, encouragée par la non-gestion de ces questions par Macron. La gauche de la gauche récupèrerait alors, au final, les fruits de cette tension.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a la volonté de contribuer à la mobilisation des gaullistes au sein de la droite républicaine en 2021, à travers des analyses, des actions de terrain et par l’action civique. Tout cela afin de gagner les élections de 2022.



LE PARLEMENT SERAIT-IL MOINS LÉGITIME QUE 35 CITOYENS TIRÉS AU SORT


Communication du MIL du 9 janvier 2021


Pour surmonter les difficultés que rencontre sa politique, Macron tente de brouiller le jeu et emprunte diverses voies, pour contourner les parlementaires et les représentants des corps intermédiaires.

L’une d’entre elle consiste à recourir à des opérations de pseudo « démocratie participative » mises en scène à des fins de pure communication et réalisées avec le concours de prestataires privés. Après la «Convention Citoyenne sur le Climat» qui apparait aujourd’hui comme une comédie pitoyable de «150 citoyens», Macron mobilise un «collectif de 35 citoyens» prétendument tirés au sort pour débattre sur la vaccination.


Dans une tribune parue dans le journal «L’Opinion» du 5 Janvier 2021, Bernard Accoyer, ancien Président de l’Assemblée nationale et brillant intervenant dans le passé lors des conventions nationales du MIL, analyse avec une grande pertinence cette nouvelle initiative de Macron et nous appelle à défendre les institutions de la 5ème République et rendre la parole au Parlement.


Voici son texte :


Le Parlement, Assemblée nationale et Sénat, ne doit pas être contourné, il dispose constitutionnellement du pouvoir de contrôle de l’action gouvernementale, d’élus responsables et de moyens humains et matériels performants. 


Dans la tempête, il n’y a guère d’issue sans la confiance dans ceux qui conduisent le navire.


Alors que la pandémie érode la situation et le moral des Français, ne serait-il pas plus rassurant de consulter les élus choisis démocratiquement plutôt que de créer un nième comité de 35 citoyens, sans légitimité ni compétence, si ce n’est celles suggérées par un tirage au sort obscur et une «formation» accélérée nécessairement restreinte et «orientée». La Convention citoyenne sur le climat a démontré cela, comme les impasses dans lesquelles il a acculé l’exécutif.


Le Parlement, Assemblée nationale et Sénat, ne doit pas être contourné, il dispose constitutionnellement du pouvoir de contrôle de l’action gouvernementale, d’élus responsables et de moyens humains et matériels performants. Ses moyens d’expertises, notamment l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) mais aussi de commissions permanentes et à l’Assemblée nationale du Comité d’évaluation et de contrôle (CEC).


Décrochage. Ses capacités de travail approfondies sont considérables. Elles sont trop souvent ignorées ou contournées par l’exécutif, en particulier les travaux remarquables par leur qualité de l’OPECST. L’absence de commissions permanentes chargées des sciences, de la recherche et de l’innovation dans nos assemblées explique, en partie, le décrochage scientifique, technologique et industriel de la France ; et probablement aujourd’hui la défiance envers des technologies pourtant éprouvées telle que la vaccination.


Afin de rétablir la confiance et rechercher les meilleures solutions face à la crise sanitaire, économique et morale, rendons au Parlement la place qui doit être la sienne, avant que cette crise ne devienne démocratique. 


Bernard Accoyer, ancien Président de l’Assemblée nationale



BREXIT, VERS UN ÉCHEC DES NÉGOCIATIONS


Communication du MIL du 14 décembre 2020


La fin de la période transitoire de départ de la Grande-Bretagne de l’Union européenne le 31 décembre 2020 devrait a priori se finir sans accord sur les futures relations commerciales entre la Grande-Bretagne et l’Union européenne. Les positions des deux parties sont trop éloignées. Du côté britannique, la volonté est d’avoir une souveraineté totale et du coté de l’Union, il y a la recherche de la protection du marché intérieur, dont celui de la France. La définition des relations commerciales de long terme entre des partenaires économiques de premier plan était un enjeu majeur. Il s’agit d’ériger des barrières douanières (ou réglementaires), là où il n’y en avait plus. Les Britanniques n’ont pas choisi de prolonger la période de transition et les discussions jusqu’à fin 2022. Rien n’empêche d’ailleurs que des négociations sur un accord de libre-échange ne reprennent dans l’avenir, mais cela sera dans quelques années (en fonction de l’évolution politique en Grande-Bretagne lors des prochaines échéances électorales).


Trois points bloquent la conclusion d’un accord. La Grande Bretagne refuse :


1-La proposition de l’UE en matière de concurrence,


2-La fixation de règles permettant de régler des différends


3-L’accès des pêcheurs européens, et donc Français, aux eaux territoriales britanniques.


La pêche a constitué un sujet symbolique de désaccord lors de ces négociations commerciales. Le sujet a un poids économique faible, mais il est jugé crucial par la France comme par plusieurs autres états membres (Espagne, Belgique, Pays-Bas, Danemark, Irlande), dont les pêcheurs veulent garder l’accès actuel aux eaux britanniques. La France a dû évoquer son possible veto à un accord sacrifiant la pêche.


Les règles de concurrence sont un sujet économiquement majeur, car le risque réel est de voir la Grande-Bretagne tenter de se transformer en paradis fiscal et d’apporter des aides d’État massives à ses productions. Une telle évolution n’est pas assurée, mais elle constitue une menace possible.


La gouvernance, par un tribunal d'arbitrage en cas de violation de l'accord, est indispensable.

Faute d’un accord au 1er janvier 2021, le Royaume-Uni et les pays de l'UE échangeront selon les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), c’est-à-dire il y aura fixation de droits de douane et/ou de quotas des deux côtés pour les biens transitant par la Manche (dont les produits agricoles ou les voitures).


Un nouveau choc économique se produira donc en 2021 pour la France. Il viendra s’additionner à l’impact économique des mesures prises durant la crise sanitaire. L’absence d’accord constituera un échec pour le Premier ministre britannique et pour la Présidente de la Commission européenne.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) tient à rappeler que la Grande-Bretagne est et restera un pays ami et un allié militaire de premier plan pour la France. Les aléas des choix politiques et économiques de ce pays ne remettent pas en cause cette relation durable et fraternelle.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que le gouvernement britannique souhaite actuellement une rupture dans la circulation des biens et des personnes avec les pays voisins. C’est son choix et on doit le considérer comme tel. Par exemple, la Grande-Bretagne a déjà annoncé le rétablissement des passeports pour entrer sur son territoire à partir d’octobre 2021 et la mobilisation de la Royal Navy pour interdire l’accès de nos pécheurs à ses eaux. Ces déclarations illustrent bien ses intentions. Il convient à la France de se préparer à une absence d’accord, ce que ne fait pas assez le pouvoir actuel.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) ne souhaite pas d’un accord de libre échange qui serait fondé sur une relation économique déséquilibrée pour la période à venir. Lors de la dernière phase des négociations, la crainte que des représentants de l’Union européenne accordent trop de concessions aux britanniques apparait fondée, car tous les membres n’ont pas les mêmes intérêts. Cette crainte est partagée notamment par la France, la Belgique, le Danemark, l’Espagne, l’Italie. Tandis que l’Allemagne cherche l’adoption d’un compromis à tout prix. Au pire, la France reste susceptible de faire usage de son droit de veto si une proposition d’accord, contraire aux intérêts de notre pays voyait le jour en dernière heure. Une bonne rupture vaudra sans doute mieux qu’un mauvais compromis.



MACRON PRESTIDIGITATEUR OU COMMENT IL TENTE DE FAIRE OUBLIER LA CRISE


Communication du MIL du 22 janvier 2021


Repère : L’exécutif Macron-Castex-Le Maire, à la mi-janvier 2021, n’envisage même plus une «date de sortie» de la crise sanitaire. Cet abandon du volant politique conduit à s’interroger sur la suite des évènements. Car, de fait, le gouvernement ne maitrise plus la situation économique et sociale de la France. Le Maire laisse filer les dépenses pour amortir les effets de la crise, mais sans préparer la suite. 


Concrètement, la crise économique (interdiction ou limitation des activités par le gouvernement, chute des commandes…) conduit à une destruction massive des emplois du secteur privé. Elle s’est engagée en 2020 et va se poursuivre en 2021 et en 2022. Elle se traduit par des suppressions de postes, des licenciements économiques, des retraites anticipées et la chute du nombre des embauches des jeunes jusqu’aux seniors. Aujourd’hui, la situation est duale.


1-D’un côté, il se trouve une majorité de salariés (CDI ou fonctionnaires) qui conservent leur emploi (hors plan sociaux et licenciement collectifs) même si parfois c’est avec le secours du chômage partiel. Ils se trouvent stabilisé et ces travailleurs sont globalement rassurés.


2-De l’autre, des catégories entières d’actifs sont entrées, ou sont guettés, par la précarité, le chômage et la pauvreté en 2021 et 2022. Les victimes de la crise économique sont à la fois des indépendants et des salariés : restaurateurs, hôteliers, commerçants, intérimaires, saisonniers, professionnels du tourisme et de l’événementiel, jeunes décrocheurs sans aucune perspective, étudiants sans cours ni ressources, jeunes diplômés, intermittents du spectacle, professionnels du sport et de la culture, etc. Ces catégories d’actifs sont dans la plupart des cas peu représentées socialement. Le nombre des victimes de la crise va s’accroitre progressivement.


Macron tente de tromper l’opinion en voulant faire oublier la crise sanitaire, économique et sociale, dans la mesure où il apparait qu’il ne contrôle plus rien. Il tente donc de mettre sur le devant de la scène tous les sujets politiques possibles comme le bouclage de la réforme de l’assurance-chômage, la phase un de la réforme des retraites, la loi de «sécurité globale», le projet de loi contre le «séparatisme», le projet de référendum pour inscrire une phrase sur l’écologie dans la Constitution, le projet de loi permettant d’instituer la proportionnelle aux législatives, etc.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) alerte sur la gravité exceptionnelle de la crise économique et sociale, qui a démarrée depuis près d’un an. Son caractère de  longue durée est désormais admis par tous. Elle va avoir des conséquences en 2021 et 2022 (voire probablement en 2023). Les échéances électorales nationales de 2022, présidentielle et législatives, s’inscriront dans ce contexte de crise sociale.


Par conséquent, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) met en garde tous les responsables politiques contre les risques de forte tension sociale et de possibles violences à l’encontre des biens et des personnes. Cela peut présenter des risques pour les Institutions et la République. Les protestations des victimes de la crise sont susceptibles d’être récupérées par la gauche de la gauche et l’ultra-gauche violente. Cette dernière ne dispose pas, pour le moment, des relais nécessaires dans les milieux concernés comme cela a été le cas pour les «gilets jaunes».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle la droite républicaine à incarner le social et à parler au peuple de France. C’est-à-dire se mobiliser pour proposer des solutions en ciblant particulièrement les victimes sociales des mesures de prévention de la crise, mesures mises en œuvre par Macron. La droite républicaine doit incarner la réponse aux vraies préoccupations des Français contre un gouvernement incapable d’apporter les bonnes réponses. Elle doit défendre, notamment, les jeunes, les étudiants, les sans-emplois, les chômeurs en fin de droits, les actifs qui sortent du champ de la vie sociale, dont les seniors, les bénéficiaires du RSA, les retraités, les petits agriculteurs. Car Macron va se replier sur les actifs en emploi (salariés en CDI stables ou fonctionnaires).

La droite doit incarner le social. Pour cela, elle doit défendre, notamment, les entreprises menacées, soutenir les relocalisations industrielles, encourager la création d’emplois dans de nouvelles activités ou entreprise.


  

TERRORISME ISLAMISTE, MACRON DOIT LAISSER AGIR LES SERVICES

Télécharger la communication du MIL du 21 septembre 2020

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Repère : 8.132 personnes sont à ce jour inscrites au FSPRT (fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste) a déclaré le ministre de l'Intérieur.


La menace terroriste islamiste, d'origine sunnite, demeure le principal risque pour la France. Elle reste extrêmement élevée. Le sujet revient au premier plan de l’actualité, dans le contexte du procès des complices des attentats en janvier 2015 de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher.

La défaite militaire du Groupe État Islamique (GEI) a atténué le risque d’opérations terroristes téléguidées par l’Irak ou la Syrie. Cela n’empêche pas qu’il faut maintenir toutes les actions de prévention nécessaires (renseignement et actions).


La menace provenant de projets d'actes terroristes élaborés sur le territoire (menace endogène) est la plus forte. Les acteurs peuvent être des groupes ou des individus (meurtres au couteau). La propagande en faveur de groupes terroristes se poursuit, avec en arrière-plan, des vétérans du «Jihad». Elle est portée par les discours des partisans d'un islam radical (pas forcément terroristes eux même). Ces propos sont tenus au niveau de certains quartiers, de certaines villes et sur les réseaux sociaux.


La menace représentée par des individus adeptes d’un islam politique radical est une préoccupation croissante pour les services de renseignement et les forces de l’ordre, qui devraient pouvoir être en mesure d’assurer le suivi de plus de 8.000 personnes inscrites au FSPRT !

La libération prochaine des 500 détenus, en lien avec la mouvance islamiste, a été annoncée par le ministre de l’Intérieur, s’y ajoute celle de 700 détenus de droit commun «susceptibles de radicalisation». En 2020, 45 détenus pour des faits d'association de malfaiteurs terroristes ont été libérés. En 2021, cela sera le cas de 63 terroristes islamistes condamnés. Le ministre de l’Intérieur a dû reconnaitre un «défi sécuritaire majeur».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’inquiète de la situation présente. Les chiffres officiels ne comptent que les personnes identifiées. Une nébuleuse islamiste en France, dont certains sont de retour du Moyen-Orient, vient sans doute augmenter ces chiffres.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que Macron et Darmanin présentent la lutte contre le terrorisme islamiste était une «grande priorité du gouvernement» mais que les réponses qui sont apportées semblent insuffisantes. Par exemple, l’augmentation des moyens humains reste faible au niveau de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Elle devait voir ses effectifs augmenter de 1.260 postes de 2017 à 2022 et ce n’est pas le cas pour le moment.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que plusieurs états islamistes (Turquie, Iran) sont susceptibles de soutenir des projets terroristes en France ou contre les intérêts Français.

La tension entre la France et la Turquie (sunnite) : en Syrie (occupation de poches au nord), en Libye (intervention autour de Tripoli) et dans les eaux grecques et chypriotes laisse courir un risque compte tenu du soutien implicite de la Turquie à des groupes islamistes.


Par ailleurs, le soutien apporté par la France à la survie du Liban, se heurte aux intérêts de l’organisation terroriste chiite libanaise Hezbollah, soutenue par l’Iran, ce qui peut impliquer des risques qui doivent être pris en compte.


Enfin, la France poursuit, à juste titre, ses actions de lutte contre des groupes terroristes islamistes sur plusieurs zones à l’étranger (OPEX). Elle subit des attaques et attentats comme au Sahel.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle donc le risque important d’attentats islamistes pouvant toucher la France ou les intérêts de la France. Et ceci même si tout est fait pour faire oublier ce risque réel.

  

CONTRE LA LÉGALISATION DE LA DROGUE CANNABIS

Télécharger la communication du MIL du 9 octobre 2020

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Repère : La question de la légalisation de la consommation du cannabis revient à l’ordre du jour. 80 parlementaires Les Républicains et apparentés viennent de rappeler leur ferme opposition à la légalisation du cannabis dans une tribune dans le Journal du dimanche.


Les drames humains liés à la consommation du cannabis sont nombreux et connus : psychose, schizophrénie, dépression, échec scolaire, déscolarisation, désocialisation, délinquance pour s’acheter son cannabis, accidents de voiture mortels, pertes d’emploi, etc. Le cannabis est la première étape d’une dérive dramatique vers la consommation de drogue plus dure (héroïne, cocaïne ou autres). Il n'y a pas de «drogue douce». La drogue est un poison, un fléau que nous devons continuer à combattre.


Pour les mineurs, en particulier, la consommation régulière de cannabis peut engendrer de graves problèmes de santé car il est aussi un perturbateur endocrinien. Les jeunes doivent être informés des dégâts provoqués par les drogues. Le cannabis ne doit pas être présenté «comme une expérience sympathique, voire ludique». Les politiques qui sont pour la légalisation de la consommation du cannabis et qui parlent d’un «usage récréatif» sont irresponsables.


L’expérimentation de l’usage médical du cannabis, sur 2021 et 2022, ne doit pas être un prétexte à la légalisation de la consommation de «joints». Il s’agit pour des médecins d’apporter une réponse à des pathologies particulièrement douloureuses qui ne peuvent pas être soulagées par aucun autre médicament. Il s’agit là d’un traitement au même titre que la morphine.


Autre argument de ces irresponsables politiques, il s’agirait du «meilleur moyen d’en anéantir le trafic et de ruiner les trafiquants». Pour aller au bout de leur argument, pour combattre la délinquance et le crime, il faudrait également «légaliser le trafic d’armes, la prostitution, la fraude fiscale, distribuer de l’argent à tous…». Ces irresponsables ne prennent pas en compte ce que deviendrait la concurrence violente entre trafiquants (guerre des prix et entre territoires) dans le cas d’une explosion du marché légalisé de la drogue avec vente légale et la diversification des produits proposés. «Il faut vraiment être naïf pour croire que les réseaux criminels vont se laisser si facilement enlever les gains immenses du trafic de cannabis». (…) «Légaliser la vente de cannabis conduira les vendeurs actuels à se tourner vers la vente d’autres substances encore plus dangereuses et nocives !» - Manifeste des parlementaires.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce (cf. la communication du MIL du 30 mai 2017 - Macron décide de dépénaliser «en douce» la consommation et la détention du cannabis) les tentatives successives de Macron de dépénalisation du cannabis qui ont conduit au système des amendes forfaitaires pour usage de cannabis et de consommation d'autres stupéfiants sur la voie publique.


Nous estimons que les trafiquants et importateurs de drogue doivent être sévèrement punis par la justice et tous les moyens doivent être donnés aux forces de l’ordre pour atteindre ce but.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’interroge sur les motivations de ces élus qui se déclarent pour la dépénalisation du cannabis. Sans évoquer de possibles addictions personnelles, il semble que leur appel constitue une réponse libertaire à une demande sociale existante dans leur circonscription ou dans leur milieu de vie personnel. Le constat des atteintes à la sécurité des personnes, liées au trafic de drogue, peut-être aussi une autre motivation.


La dépénalisation du cannabis ne peut constituer une réponse ni aux travers de la société ni à la difficulté de la lutte contre la délinquance et la criminalité.


  

ILS SONT INCAPABLES DE LUTTER CONTRE L’ISLAMISME POLITIQUE

Télécharger la communication du MIL du 29 octobre 2020

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Repère : Élisabeth Badinter a déclaré à propos de l’islamisme «Nous sommes dans une guerre idéologique». «On a quand même cédé sur tout successivement au nom de la tolérance, et pire encore, de la culpabilisation de certains à l'égard du peuple français. Si vous ne tolérez pas, vous êtes des racistes, des islamophobes et je pense que beaucoup de gens, pour rien au monde, ne voulaient être traités de ça». (…) «En ne se laissant pas impressionner par les discours notamment d'une partie de la gauche très culpabilisante (...) Il faut résister, accepter d'être, d'une certaine façon, chacun d'entre nous un combattant idéologique».


Dès le lendemain de la décapitation d'un enseignant, il aurait fallu que la France organise une riposte symbolique et puissante. Cet homme a clairement été abandonné par l'Etat. Son assassinat apparait comme le révélateur extrême de l’affrontement ordinaire dans les écoles, les collèges et les lycées entre le corps enseignant et les islamistes politiques, comme il a déjà lieu dans les entreprises, les associations, les quartiers ou les communes. Une riposte pouvait être conduite sans même aucune nouvelle loi : par exemple par la fermeture de cent mosquées salafistes pour la durée d’examen de leur dossier. Le retard constaté dans la dissolution, pourtant annoncée, d’associations islamistes en France illustre la difficulté pour Macron et ses collaborateurs à faire appliquer des décisions.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que Macron ne peut résoudre les problèmes dans la mesure où il professe un refus de l'affrontement depuis 2017 et il s'y tient. Même s’il évoque le problème à peu près correctement, il ne peut appliquer la solution qui devrait découler du discours. Il a fallu plus de trois ans pour qu’il s’aventure à défendre la laïcité. Trop de temps a été perdu. Il a fini par reconnaître la réalité du danger l'islamiste politique. En cela, il confirme le bien fondé de notre analyse depuis longtemps (et celles de beaucoup d'autres).


Il faut savoir qu’il ne sera jamais capable de prendre les décisions qui conduiraient à un affrontement avec la nébuleuse islamiste et leurs alliés intellectuels. L'exemple de l'abandon de la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes par peur des écolos radicaux, en début de quinquennat est le révélateur d’une position propre à Macron. Les propositions de loi et les amendements déposés par Les Républicains concernant des mesures de lutte contre l’islamisme en France ont toutes été rejetés par la majorité LREM-MoDem à l’Assemblée depuis 2017.


Les décisions à prendre concernent l'expulsion des étrangers fichés S, la fermeture de certaines mosquées où se sont tenus des propos séditieux, le refus du droit d’asile à des activistes islamistes (par exemple des tchétchènes), le renvoi des enseignants de la langue arabe qui sont de divers pays étrangers (pour former des enseignants français), l’audit sur les financements publics d'associations islamistes, la sanction des collectivités locales ou des services de l’Etat qui ont décidés ces financements, le renvoi des fonctionnaires islamistes radicalisés, etc.


De telles mesures devraient conduire à des contentieux avec les intéressés, les groupes islamistes, leurs complices et leurs soutiens islamo-gauchistes (qui se trouvent de la gauche à la gauche de la gauche). Un affrontement médiatique, un affrontement judiciaire, voire des affrontements physiques, sont à prévoir. Il faut le courage d’assumer. Or Macron est profondément de gauche social-démocrate, avec une tendance libertaire. Quel que soient ses discours, il ne fera pas ce qu'il convient de faire. Son gouvernement et une large part de son administration sont incapables de le faire ! Enfin, il n’a pas de cadres politiques, ses parlementaires sont souvent des amateurs et LREM reste un parti fantôme.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que le combat contre l’islamisme politique a le soutien d’une très large majorité de l’opinion. Des citoyens de toutes tendances politiques se retrouvent pour mener la guerre à l’islamisme politique et à son idéologie. La gauche elle-même est éclatée entre, d’une part, une gauche républicaine qui partage notre analyse et, d’autre part, une gauche multiculturaliste et anti nationale. Elisabeth Badinter appelle à l’action civique : c’est-à-dire que chacun d'entre nous devienne «un combattant idéologique» contre l’islamisme politique. Son appel interpelle tous les gaullistes. Il nous appelle au rassemblement des gaullistes pour mener un combat et affronter l’ennemi. On peut changer tout cela faisant battre Macron en 2022. Seuls les actes comptent. Nous devons soutenir nos élus qui s’engagent sur cette voie et faire entendre plus fortement la voix de la droite civique, gaulliste et patriote.

  

LE FRANÇAIS EST LA SEULE LANGUE DE LA RÉPUBLIQUE

Télécharger la communication du MIL du 13 octobre 2020

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Repère : «Est-ce qu'il s'agit de lutter contre l'islamisme ou de le faire entrer dans l'Education nationale ? (…) Je pense que c'est une fausse bonne idée» - Luc Ferry, ancien ministre de l'Éducation nationale de Jacques Chirac (2002-2004).


Un débat sur l’enseignement de l’arabe dans les écoles, collèges et lycées a lieu depuis plusieurs années. Il revient au premier plan dans le cadre du débat préalable au projet de loi «contre le séparatisme» islamiste, dont le texte est annoncé pour décembre 2020. Elle pourrait comprendre des mesures sur l’apprentissage de l’arabe.


Par ailleurs, un récent rapport publié par un institut para-patronal (Institut Montaigne) concernant le «fondamentalisme islamique» et propose de relancer l'apprentissage de la langue arabe à l’école.


Cette idée a été reprise par le ministre de l’Education nationale, Blanquer, déclarant qu’il faut développer l'apprentissage de l'arabe, du russe et du chinois.


En proposant de développer l’enseignement public en arabe, l’intention affichée par le gouvernement est de réduire :


1-Les écoles privées musulmanes (environ 60 écoles hors contrat et 3 sous contrat) qui pratiquent l'enseignement de l'arabe et de l'étude quotidienne du Coran, sans réel contrôle des contenus.


2-L’intervention de professeurs étrangers, maitrisant souvent peu le français dans le cadre des EILE (Enseignements internationaux de langues étrangères) dispensés «en partenariat» avec l'Algérie, le Maroc, la Tunisie, la Turquie et autres.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que si l’intention de contrôler, ou même de supprimer, ces enseignements d’arabe douteux est théoriquement bonne, la réponse proposée est très mauvaise. L’enseignement de l’arabe doit rentrer dans la règle commune et en deuxième langue.


Pour cela, impossible d’avoir confiance en Macron puisqu’il vient de signer le 30 avril 2020 un décret concernant l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République tunisienne dans le domaine de l'enseignement de la langue arabe à l'école élémentaire en France (en date du 31 mars 2017) par des enseignants tunisiens.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que «La langue de la République est le français». (Article 2 de la Constitution). Il est aberrant de rappeler un tel état de fait.


La langue arabe a vocation à être enseignée comme une langue vivante 2 (LV2) au même titre que le japonais, le russe, le chinois, l’anglais, l’espagnol ou le portugais.


L’apprentissage des langues étrangères débute au collège et se poursuit au lycée. Force est de constater que la demande des collégiens et lycéens en matière d’apprentissage de l’arabe reste marginale (14.000 jeunes en 2017 de l’école jusqu’au lycée, plus 50.000 par les EILE). C’est pourquoi l'Education nationale peut reprendre le contrôle de l’enseignement de l’arabe avec des enseignants français recrutés par concours (CAPES).


La langue vivante étrangère, dont l’apprentissage domine, demeure l’anglais dans plus de 90% des cas pour des raisons objective d’usage mais, en plus, en première langue vivante se rajoute l’espagnol, l’allemand et l’italien.


D’une manière globale, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère l’enseignement des langues étrangères dès l’école primaire comme non prioritaire, dont, entre autres et surtout, celui de l’arabe. L’anglais est plus parlé dans le monde. L’école a comme priorité la lecture et l’écriture en français, le calcul et la maitrise de consultation d’Internet : c’est-à-dire «lire, écrire compter et surfer». Les résultats insuffisants obtenus en France, selon toutes les études internationales, comme le taux d’illettrisme à l’entrée en 6ème impose de se concentrer les apprentissages fondamentaux pour assurer à tous les écoliers un niveau minimal. L’objectif de l’école réside évidemment dans l’apprentissage de notre culture, de notre mode de vie, de notre histoire, de notre territoire et de la langue française.


Il faut arrêter, au niveau de l’État, les lâchetés !


Être français, c’est un état d’esprit, une langue (le français), une civilisation judéo-chrétienne, mais pas une couleur de peau.


  

LE GÉNÉRAL CHARLES DE GAULLE NOUS QUITTAIT

IL Y A 50 ANS

Télécharger la communication du MIL du 9 novembre 2020

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Pour les patriotes et les défenseurs de la France, le 9 novembre 2020 est une journée du souvenir. En effet, il y a 50 ans, le général de Gaulle nous quittait.


Qui était le général de Gaulle ? Il faut rappeler aux plus jeunes d’entre nous que le général de Gaulle, outre ses faits d’armes contre l’ennemi durant la campagne de France de mai 1940, fut nommé sous-secrétaire d’Etat à la Guerre et à la Défense nationale dans le gouvernement Reynaud.


Alors que le maréchal Pétain négociait avec l’ennemi un armistice, le général de Gaulle rejoignait Londres d’où il lançait son célèbre appel à la mobilisation, à la résistance et à la libération de la France : l’appel du 18 juin 1940. Il parvint progressivement à rallier, sous son autorité, les mouvements de résistance intérieure et à imposer la légitimité de la France libre aux Alliés.


A la libération, il devint président du gouvernement provisoire, restaura la République et posa les fondements d’une France nouvelle. En désaccord avec les partis politiques, hostile au régime des partis de la IVème République, le général de Gaulle démissionna du gouvernement français en janvier 1946.


Reconnu comme étant le seul recours capable de résoudre le conflit algérien, le général de Gaulle est appelé à la tête du gouvernement en mai 1958. Il dota la France d’une nouvelle constitution, la Vème république était née. Il en devint le premier président en décembre 1958 et fut réélu en 1965.

Après avoir redressé la situation économique de la France en 1958, il mena de profondes réformes en ce domaine sur fond de prospérité des années 60 : décolonisation, construction de l’Europe et indépendance nationale. Il imposa aussi la France sur la scène internationale.


La crise de mai 1968, flambée sociale et culturelle, lui fournit l’occasion de concrétiser sa grande idée de Participation. En avril 1969, il proposa aux Français, par référendum, une grande réforme sur la régionalisation et le Sénat qui sera rejetée par les Français. Le général de Gaulle, considérant que la France ne pouvait prospérer durablement sans cette grande réforme, remit immédiatement sa démission et se retira à Colombey-les-deux-Eglises, où il décédera le 9 novembre 1970.


Le général de Gaulle aimait la France mais pas n’importe quelle France : une France puissante, une France indépendante, celle que l’on respecte. C’est pourquoi il dota la France d’une puissante défense nationale et de l’arme nucléaire.


Charles Pasqua a bien résumé l’esprit du gaullisme et de la résistance : «L’essentiel, c’est la capacité de refuser ce qui apparaît au plus grand nombre inévitable» (France Info – 5 juin 2015).

 

  

11 NOVEMBRE 2020, HOMMAGE AUX PATRIOTES FRANÇAIS QUI ONT DÉFENDU LA PATRIE

Télécharger la communication du MIL du 11 novembre 2020

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L’armistice de 1918 a été signé le 11 novembre 1918. Elle marque la fin des combats de la Première Guerre mondiale (1914-1918), la victoire des Alliés et la défaite totale de l'Allemagne, mais il ne s'agit pas d'une capitulation au sens propre. Le traité de paix, qui met réellement fin à l'état de guerre, sera signé seulement le 28 juin 1919, à Versailles.


La guerre de 1914 à 1918 est un événement majeur de l’Histoire de France par sa durée, son ampleur et ses conséquences : 8.300.000 Français sont partis au front. 1.300.000 ont été tués et 2.300.000 blessés, pour une grande part grièvement. Près de 4.000.000 marqués pour la vie.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite rendre hommage aux patriotes français qui se sont mobilisés pour défendre la patrie et le territoire national, qui se sont battus, qui sont morts ou qui sont revenus marqués pour la vie, comme à l’ensemble des Français qui les ont soutenus et qui tous ont subi les conséquences de ce conflit mondial.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) célèbre aussi la mémoire des centaines de milliers de soldats venus des colonies de l’empire français : notamment du Maghreb, de l’Afrique sub-saharienne (comme les tirailleurs algériens, malgaches, indochinois, etc.).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) veut également rendre pleinement hommage à nos alliés et leurs troupes qui se sont battus aux côtés de la France venant de l’empire britannique (Australie, Canada, Grande-Bretagne, Nouvelle-Zélande), puis, à la fin du conflit, les Etats-Unis d’Amérique, comme de nos alliés russes, italiens, serbes sur les autres fronts.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle en conséquence tous les Français à se recueillir à titre personnel devant les 150.000 monuments aux morts de France et à les fleurir, mais aussi à participer aux commémorations collectives qui seront organisées sur tout le territoire. Il ne s’agit pas là de «célébrer la guerre», mais le patriotisme et le sacrifice de nos ancêtres.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) reste profondément attaché au lien entre la Nation et les Armées.


  

CONTRE LES TERRORISTES ISLAMISTES INTÉGRISTES

Télécharger la communication du MIL du 14 novembre 2020

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Confrontés à une suite d’attentats perpétrés par des islamistes radicaux en France, l’heure est à la recherche à la fois d’une riposte et de mesures de prévention. Elles devront être plus efficaces que celles prises à ce jour par Macron, Castex, Darmanin et consorts. Le totalitarisme islamique intégriste cherche en commettant des meurtres atroces (décapitation, assassinat dans une église) à terroriser la France et les français. Il veut aussi obtenir des réactions adaptées ou non (de l’État ou des personnes) avec comme arrière-pensée la conquête idéologique massive des musulmans français ou résidant en France. Cette stratégie islamiste est murement réfléchie. La France doit y faire face.


L’islamisme politique radical est une sorte d’iceberg dont on ne voit qu’une toute petite partie. La lutte contre les islamistes radicaux comprend trois volets. Le premier vise les terroristes potentiels pouvant agir sur le territoire ; anciens combattants revenus du Moyen-Orient ; délinquants radicalisés religieusement ou étrangers arrivant en France. La seconde concerne leurs soutiens proches qui leur apportent la logistique (logement, transport, matériels, argent, armes) et qui apparaissent dans chaque affaire (voir le procès des assassinats de 2015). La troisième comprend leurs «admirateurs» à des degrés divers. Cela va des propos de soutien explicites aux terroristes dans les mosquées ou sur les réseaux sociaux jusqu’aux soutiens implicites de la part de certains musulmans intégristes et/ou d’extrémistes politique de gauche. Car une partie de la gauche de la gauche continue de manœuvrer au grand jour en faveur des islamistes.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la riposte aux terroristes islamistes doit être pertinente, mesurée et effective. Nous condamnons les envolées lyriques et les effets de manche de certains responsables politiques prônant des mesures d’exception et la sortie de l’Etat de droit (type Guantanamo à la française). La solution consiste d’abord, et avant tout, à appliquer les textes existants fermement. Ceci suppose la détermination des acteurs à tous les niveaux et une volonté politique claire. C’est là où se situe le problème car beaucoup des responsables n’appliquent pas nos lois et nos règlements. Il faut, aussi, dénoncer les complicités et les lâchetés de certains. Il suffit de se souvenir que des maires ont subventionné des associations islamistes pour acheter une certaine paix des quartiers. Il faudra, après un audit, adopter de nouvelles lois pour combler les lacunes et compléter les dispositifs existants.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) est favorable à quelques mesures de bon sens.


1-Les étrangers connus pour leur islamisme radical doivent être expulsés de France. Environ 3.500 sont inscrits au fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste. Les détenus islamistes étrangers lors de leur libération doivent être expulsés (double peine). En cas de double nationalité, il faut retirer automatiquement la nationalité française.


2-Le contrôle des conditions d’obtention du droit d’asile doit être exercé sans faille et les déboutés du droit d’asile doivent être tous expulsés, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.


3-Les frontières françaises doivent être efficacement contrôlées (comme aussi les frontières de l’Union européenne). On ne doit plus voir un cas comme celui du terroriste tunisien, passé par Lampedusa puis l’Italie pour accomplir un attentat en France. On doit pouvoir suspendre les accords de Schengen sans attendre une renégociation.


4-Les associations islamistes radicales doivent être dissoutes en commençant par toutes celles recevant des subventions publiques. Il faut un contrôle fiscal de leur gestion. Les dirigeants de ces associations ne doivent plus pouvoir recréer une association. Il faut créer une interdiction de gérer. Un audit général est à mener sur ces réseaux.


5-Toutes les déclarations en faveur des islamistes et de leurs actes terroristes doivent entrainer des poursuites (sur le modèle de la lutte contre le nazisme) beaucoup plus vigoureusement et de manière très générale. C’est un très gros chantier qui nécessite un renforcement des moyens. Il doit déboucher sur des sanctions, des expulsions.


Il s’agit de quelques pistes afin d’identifier et de combattre le noyau de soutien des terroristes. La coopération avec les États est importante aussi pour cette identification.


  

LA DROITE RÉPUBLICAINE DOIT APPORTER DE NOUVELLES SOLUTIONS

Télécharger la communication du MIL du 18 novembre 2020

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Il existe une opposition politique ancienne entre, d’un côté, les patriotes qui souhaitent en premier lieu défendre la France et ses intérêts, et de l’autre, les internationalistes, les fédéralistes européens ou les mondialistes tout court, qui rêvent d’un monde global peuplé d’individus sans attache.


Cet affrontement idéologique reprend tout son sens dans les circonstances présentes où se cumulent la pandémie du Covid-19, le terrorisme islamiste, l’arrivée d’un Brexit sans accord, ainsi qu’une grave crise sociale et économique qui ne fait que débuter. Ces événements conduisent à faire bouger le rapport de force en amenant une grande part de l’opinion à évoluer vers une position «patriote» devant la pénurie de médicaments (car fabriqués à l’étranger), l’absence de contrôle aux frontières, la dépendance aux échanges internationaux.


Pour tenir compte de l’évolution de l’opinion, le discours du gouvernement a évolué avec des thèmes nouveaux en 2020. La relocalisation en France d’une part de la production a été mise à l’ordre du jour. Le contrôle des frontières françaises et européennes est revenu à la surface. Des taxes européennes sur des produits (plastiques non recyclables) et des services extérieurs sont envisagées. La question de l’identité collective est évoquée. On parle d’une remise en cause des traités européens concernant les travailleurs détachés et les accords de Schengen. Le contrôle des flux migratoires revient au premier plan des débats. La critique du fonctionnement des multinationales (GAFAM) se généralise.


Mais le fait que des membres du gouvernement abordent ces questions ne signifie pas que Macron et Castex vont faire quelque chose de concret sur ces sujets durant cette fin de quinquennat. Leurs propos, nouveaux sur le fond, traduisent la lecture des sondages sur l’opinion publique par les communicants. Ils communiquent pour amuser la galerie sans rien faire de significatif. Macron est un fédéraliste européen déclaré donc il ne peut pas être porteur de ces idées-là. La faiblesse du budget consacré aux relocalisations industrielles dans le «plan de relance» est claire. Le silence sur l’important déficit de notre commerce extérieur l’illustre.

Le rapport de force entre «patriotes» et «mondialistes» a évolué dans le contexte des graves crises engagées et malheureusement surement durables. Il faut proposer une offre politique nouvelle et claire tout en évitant une récupération macroniste.


La droite républicaine doit apporter une réponse pertinente à toutes ces questions très rapidement pour proposer une alternative crédible vis-à-vis des autres forces politiques. La droite républicaine doit répondre en premier lieu à la question sociale, aux objectifs de sécurité, de plein emploi, de santé publique, d’environnement, de défense. Des positions mitigées ou hybrides condamneraient cette droite à devenir une force politique supplétive (dans le cadre d’alliances incertaines). Il faut revisiter sur le fond les programmes afin d’apporter aux citoyens des propositions intégrant une vision patriote.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge qu’il faut aller vers un nouvel équilibre des échanges internationaux, donner une priorité à la croissance de la production nationale (agricole, construction, industrie et numérique) pour atteindre le plein emploi, stopper l’immigration, contrôler les activités des multinationales en France, limiter des achats d’entreprises stratégiques française par des intérêts étrangers, assurer une synergie européenne sur des objectifs partagés bien définis.


Il s’agit de lutter contre les ingérences étrangères de toutes sortes (mondialisme), tout en conservant des échanges fructueux avec le monde, mais sans aucun laisser-faire. Cette orientation politique ne concerne pas la France seule, elle est partagée par de nombreux états. Il faut un changement de direction du pays afin que ces sujets soient, enfin, traités.


  

CONTRE LES PRO-MIGRANTS DE GAUCHE, D’EXTRÊME GAUCHE OU D’AILLEURS

Télécharger la communication du MIL du 30 novembre 2020

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Pour protester contre l'adoption de la loi sur la «sécurité globale» votée à l'Assemblée nationale, le groupe d’ultra-gauche, Utopia 56, a monté un coup en déclenchant une occupation surprise de la Place de la République par 450 sans-papiers, pour la plupart afghans. Elle a fourni du matériel : tentes, couvertures et vivres pour cette opération. Elle a invité via les réseaux sociaux des avocats des associations des droits de l’homme, des militants pro-migrants, des journalistes et des élus d'extrême gauche (LFI…) pour assister à cette occupation de l'espace urbain. Cette action était illégale de par l'installation d'un campement sauvage en plein Paris, mais aussi par la concentration de plus de 500 personnes, ce qui est interdit en cette période de confinement. Les forces sont intervenues à juste titre rapidement pour éviter une occupation pérenne. Il y a eu résistance des sans-papiers et de leurs soutiens. Cela a entrainé des bousculades. Des journalistes et des élus de gauche crient au scandale. Ils veulent alimenter leur campagne contre les prétendues «violences policières» et tout est prétexte à dénonciation. Des sans-papiers afghans (des hommes) ont été instrumentalisés pour cela. Ils apparaissent comme de simples pions dans une affaire politique.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) apporte tout son soutien aux forces de l'ordre et de la sécurité. Nous dénonçons le traquenard qui a leur a été tendu par les militants politiques ou associatifs d’ultra gauche. Le combat de ses groupes d’ultra gauche se porte sur la lutte contre les frontières, contre l'État et contre les forces de l’ordre. Ils demandent notamment la régularisation systématique des étrangers entrés illégalement en France, un hébergement immédiat et inconditionnel, l’«arrêt des violences policières», un revenu automatique. Les réactions indignées à l'évacuation de la place de la République a permis de bien identifier les partisans de l'immigration clandestine en France et leurs relais.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge qu’il faut avoir une vision d’ensemble. L'accueil en France d'afghans, de bengalis ou de pakistanais n'a aucune raison d'être, pas plus que celui d’érythréens, d’éthiopiens ou de Somaliens, qui composent la population des «campeurs sans-papiers».


Par exemple, plus de 10.000 afghans ont déposé une demande d'asile en France en 2018, puis en 2019. Ce flux est essentiellement alimenté par les refus d'asile par l’Allemagne. La Cour nationale du droit d’asile (CNDA) vient de rejeter, le 19 novembre, les recours des demandeurs d’asile afghans. Jusque-là, la CNDA permettait d’accorder l’asile de manière quasi systématique aux demandeurs d’asile afghans. La question du droit d’asile ne doit plus être du simple ressort administratif, mais de nature politique. L'immigration de masse doit être stoppée par les politiques.

Il existe une immigration légale qui doit demeurer sous un contrôle politique concernant des petits quotas décidés selon le contexte. Par exemple, l’entrée en France, dans une période d'urgence sanitaire d’étrangers extra-européens, doit être interdite. Le droit d'asile doit concerner des cas individuels circonstanciés. Par exemple, des dissidents turcs, russes ou chinois. Le droit d'asile ne doit pas concerner des populations entières venu de la corne de l'Afrique ou de l'Asie, à la recherche de travail ou de sécurité sociale.


Pour défendre l'application de ces mesures, il faut une approbation du peuple. Une très large majorité de citoyens sont opposés à une poursuite de l'immigration extra-européenne en France. Cette position est partagée par la population de l’ensemble des pays européens. L'évolution du contexte vers une profonde crise politique, économique et sociale rend plus urgente encore qu'hier une nouvelle politique de l’immigration. Pour y parvenir, une seule solution, il faut proposer une consultation nationale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande l’organisation d’un référendum sur le contrôle de l’immigration durant une période de 10 ans, afin de d’appliquer les lois (expulsions des déboutés du droit d’asile, des immigrés clandestins), de changer les règles et de mener parallèlement toutes les actions d’intégration des étrangers en situation légale qui résident en France.


  

SÉCURITÉ - IL NE CONTRÔLE PLUS RIEN

Télécharger la communication du MIL du 5 décembre 2020

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Le gouvernement a présenté le projet de loi «sécurité globale». Il avait pour objet initial d’assurer une meilleure continuité entre la police et la gendarmerie, la police municipale et la sécurité privée. Différents points sont venus se greffer sur ce texte. Il a été adopté en première lecture à l’Assemblée nationale, il doit passer au Sénat en 2021, il y aura très probablement une seconde lecture. Certaines dispositions du projet ne posent pas trop de problèmes mais d'autres font l’objet de critiques sur le fond et/ou sur la forme. Il s’agit essentiellement de l’article 24 du projet de loi qui vise à sanctionner la diffusion «malveillante» d’image des forces de l’ordre. C’est un article qui a été très mal préparé et mal rédigé.


Depuis le 28 novembre 2020, il y a une multiplication des manifestations contre ce projet de Loi et contre la politique de gauche sociale-démocrate de Macron. Ces manifestations sont organisées à l’appel d’organisations de gauche et d’extrême gauche (des politiques, des syndicats et des associations).  Cela a lieu dans toute la France (Paris, Bordeaux, Lille, Lyon, Reims, Rouen, Brest, Toulouse, Marseille…). Leurs revendications portent sur le contenu de trois articles du texte (articles 21, 22 et 24). Il est animé par un «Collectif Stop loi sécurité globale». Ce collectif est notamment composé de syndicats de journalistes (SNJ, SNJ-CGT, CFDT-Journalistes, SGJ-FO), d’associations de défense des droits de l’homme (Amnesty International, LDH), de syndicats (CGT, Union syndicale Solidaires), de mouvement écologistes (Les Amis de la Terre, France Nature Environnement, Greenpeace France).


La présence de ces syndicats de journalistes (qui représentent la majorité de la profession) explique le traitement très favorable accordé par la plupart des médias à ces manifestations. Les soutiens politiques viennent des responsables du Parti Socialiste, de Place Publique, des radicaux de gauche, de «Nous Demain» (anciens de LREM), de Génération.s (Hamon), de Génération Ecologie, du PCF, d’EELV, de LFI et du NPA. La gauche est parvenue à organiser et à mobiliser sa base militante et à attirer des curieux grâce à une importante campagne sur les réseaux sociaux. On a pu entendre des slogans très variés, mais sans originalité. Il n’y avait pas d’unanimité parmi les manifestants mais un regroupement de causes diverses, unifiés seulement par l’opposition à Macron, Castex et Darmanin, la dénonciation récurrente des «violences policières» et l’expression d’une inquiétude sur l’exercice des libertés publiques supposées menacées. Des centaines de casseurs se mobilisent en marge de chaque manifestation pour attaquer les forces de l’ordre, incendier des voitures et des mobiliers urbains, piller des magasins ou des banques. Ces manifestations se caractérisent par l’absence de service d'ordre de type traditionnel, ce qui permet la manœuvre d’extrémistes violents et de délinquants faisant leurs courses pour Noël. Il s’agit de la continuité de la mise en place d’une stratégie de la tension pour obtenir des réactions des forces de l’ordre et du pouvoir afin de mobiliser une nouvelle extrême-gauche.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que, suite à ces manifestations, l’exécutif et le gouvernement ont été entrainé dans une véritable crise politique. Castex a proposé une réécriture par une «commission» indépendante. Il a suscité une réaction hostile des députés LREM (tous les parlementaires !) car ils sont favorables à la première écriture du texte. La contestation a été organisée par Castaner, patron du groupe LREM et ex-ministre de l’Intérieur. Il se dit que Macron aurait réprimandé sévèrement Darmanin.


Macron et Castex ont finalement choisi de reculer. Ils se sont engagés à une réécriture de l’article 24 du projet de loi pour calmer la contestation. Le jeu se complique dans la mesure où le texte, adopté à l’Assemblée, a été transmis au Sénat. Ce sont donc les sénateurs majoritaires (de la droite républicaine et du centre) qui doivent réécrire certains articles du texte, dont l’article 24, avant le passage en seconde lecture. A ceci s’ajoute le fait que le projet de loi «défense des valeurs républicaines » (anciennement intitulé «sur les séparatismes») devrait présenter une disposition visant à «punir la diffusion d’images de fonctionnaires lorsque celle-ci a pour but de leur nuire» concernant par exemple les enseignants et pas seulement que les forces de l’ordre. Le total amateurisme de ce gouvernement est affligeant pour l’image de la France et pour la France.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que l'opinion public (comme nos militants) soutient les forces de l’ordre et condamne les casseurs. Elle ne suit pas le mouvement contre les «violences policières» malgré le martellement médiatique des journalistes traitant certains faits divers.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la démarche de Macron a échoué et qu’au final, il est probable que le texte de la loi n’apportera pas une réelle protection aux forces de l’ordre car le dossier est mal parti, mal préparé. Maintenant les relations entre le ministre de l’Intérieur et les syndicats de policiers seront très froides, même si, par nature, elles sont traditionnellement empreintes de proximité. La conséquence pour Macron est de moins apparaitre comme un défenseur de l’ordre de par l’existence de manifestations violentes, et donc il perdra sa partie d’électorat issu de la droite.


  

MACRON FAIT LE PROCÈS DES FORCES DE L’ORDRE

Télécharger la communication du MIL du 12 décembre 2020

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Il est fait état, par la presse, lors des nombreuses manifestations, d’actes de vandalismes et de guérilla urbain. Des vitrines de magasin, du mobilier urbain ont été endommagées ou saccagés. Des deux-roues, des voitures ou des camions privés ou des véhicules publics (police, pompiers, etc.) ont été incendiés. Des barricades ont été dressées pour couper les rues et créer, pour un temps, des zones inaccessibles de rébellion. Des charges particulièrement violentes contre les membres des forces de l’ordre ont été conduites avec des armes : barres de fer, battes de baseball. Des projectiles ont été lancés sur les forces de l’ordre allant du boulon, au pavé, au marteau et jusqu’au cocktail Molotov. L’intention de tuer des membres des forces de l’ordre a été constatée sur le terrain par des observateurs. Jeter un engin incendiaire sur des policiers constitue un geste criminel (Paris, Nantes). Le pouvoir n’a pas donné les ordres afin d’empêcher ou à défaut de réprimer ces actions.


Les auteurs de ces actes sont des «casseurs», habillées de noir, gantés et cagoulées auxquelles on attribue le qualificatif de «black bloc» pour une version romantique du révolutionnaire avec un masque de Zorro. Ces casseurs représentent le plus souvent 1% des manifestants pacifiques. Le comportement de ces militants d’ultra-gauche, auxquels se joignent des voyous, des délinquants, des bobos, n’est pas lié à l’objet de la manifestation proprement dite. Mais ils sont tous adeptes de la violence urbaine. Ces manifestations autorisées devraient se dérouler sans ce parasitage.


Pour prendre l’exemple de la manifestation du 5 décembre 2020 à Paris, les casseurs ont pris le contrôle de la tête de manifestation. Les affrontements violents ont conduit à une riposte des forces de l'ordre sous la forme de gaz lacrymogènes empêchant une progression normal de la manifestation. Ce déroulement démontre l’absence de mise en place d’un service d’ordre effectif de la part des organisateurs de cette manifestation (CGT et collectif associatif de gauche). Ce qui a permis la présence de casseurs en tête et en fin de cortège comme à chaque fois. La CGT ne dispose plus d’une capacité à assurer un service d’ordre de manifestation comme cela a été le cas par le passé, et elle ne s’y essaye plus. La responsabilité des organisateurs de manifestation est directement engagée, même s’ils ne sont jamais mis en cause. Le 5 décembre, les violences contre les policiers et les gendarmes se sont traduites par 67 membres des forces de l’ordre blessées, dont plusieurs gravement. 95 casseurs ont été interpellés. Les gardes à vue ont été prononcées pour «participation à un groupement formé en vue de la commission de violences» ou «violences volontaires sur personne dépositaire de l’autorité publique». Le pire est que les organisateurs de la manifestation ont apporté, au travers de leurs déclarations, un soutien implicite et même parfois explicite aux casseurs en dénonçant l’action de la Préfecture de Police de Paris.


La majorité des journalistes de la plupart des médias évoquent des «incidents» ou de «fortes tensions» entre «black bloc et forces de l'ordre» renvoyant casseurs et force de police dos à dos. Ce traitement de l’information est mensonger, scandaleux et condamnable. La désignation de «violences» à l’encontre des forces de l’ordre est très rarement employée par des journalistes. Or, il y a bien, sans équivoque, des agressions violentes perpétuées par des «casseurs» contre les forces de l’ordre. Ce type de traitement de l’information est inacceptable.


Les journalistes qui se font l’écho de prétendues «violences policières» ne stigmatisent pas pour autant les «violences gauchistes» évidentes. Le fait de nommer les choses définit leur image. Le choix des mots des agences de presse (principalement l'AFP) dans la description des événements apparait capital. Les mots qui sont choisis pour décrire les faits sont révélateur des intentions, des présupposés et des préjugés. Ce traitement provient d'une vision idéologique de gauche et d'extrême gauche qui imprègne, consciemment ou non, une majorité des journalistes et des commentateurs. L’uniformité des articles ou des commentaires (en dehors de quelques médias) traduit un choix idéologique. Il est paradoxal de constater que la multiplication actuelle des médias (des quotidiens aux réseaux sociaux) et du nombre de journalistes, s’accompagne par la production d’un discours unique, ou du moins très homogène, pour sélectionner les faits et les commenter.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que les violences gauchistes doivent être décrites de manière objective et que les termes exacts doivent être utilisés pour les décrire. La violence n’est pas «un incident» surtout quand il s’agit de guerre urbaine. L’opinion n’est pas en phase avec les journalistes et commentateurs qui travestissent la réalité dans leurs propos, dans les textes et dans les images choisies ou trafiquées. Le fossé entre le milieu intello-médiatique, imbibé des idées de la gauche de la gauche, et la grande majorité des français ne cesse de se creuser.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne le véritable procès intenté aux forces de l’ordre par Macron et sa gauche social-démocrate au pouvoir. Le premier ministre a annoncé la tenue d’une commission-tribunal en 2021 contre la police. Macron a déjà jugé. Il a mis en cause la légitimité de nos forces de l’ordre. Il voit des «violences policières», met en cause l’inspection des services, reconnait la pratique des contrôles au faciès. Par ces propos, il a confirmé, à nouveau, son profond attachement à la gauche classique. Le résultat est une déstabilisation morale des forces de l’ordre qui, demain, hésiteront à intervenir face à cette guérilla urbaine.


  

LE PARLEMENT SERAIT-IL MOINS LÉGITIME QUE 35 CITOYENS TIRÉS AU SORT

Télécharger la communication du MIL du 9 janvier 2021

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Pour surmonter les difficultés que rencontre sa politique, Macron tente de brouiller le jeu et emprunte diverses voies, pour contourner les parlementaires et les représentants des corps intermédiaires.


L’une d’entre elle consiste à recourir à des opérations de pseudo « démocratie participative » mises en scène à des fins de pure communication et réalisées avec le concours de prestataires privés. Après la «Convention Citoyenne sur le Climat» qui apparait aujourd’hui comme une comédie pitoyable de «150 citoyens», Macron mobilise un «collectif de 35 citoyens» prétendument tirés au sort pour débattre sur la vaccination.


Dans une tribune parue dans le journal «L’Opinion» du 5 Janvier 2021, Bernard Accoyer, ancien Président de l’Assemblée nationale et brillant intervenant dans le passé lors des conventions nationales du MIL, analyse avec une grande pertinence cette nouvelle initiative de Macron et nous appelle à défendre les institutions de la 5ème République et rendre la parole au Parlement.


Voici son texte :


Le Parlement, Assemblée nationale et Sénat, ne doit pas être contourné, il dispose constitutionnellement du pouvoir de contrôle de l’action gouvernementale, d’élus responsables et de moyens humains et matériels performants. 


Dans la tempête, il n’y a guère d’issue sans la confiance dans ceux qui conduisent le navire.

Alors que la pandémie érode la situation et le moral des Français, ne serait-il pas plus rassurant de consulter les élus choisis démocratiquement plutôt que de créer un nième comité de 35 citoyens, sans légitimité ni compétence, si ce n’est celles suggérées par un tirage au sort obscur et une «formation» accélérée nécessairement restreinte et «orientée». La Convention citoyenne sur le climat a démontré cela, comme les impasses dans lesquelles il a acculé l’exécutif.


Le Parlement, Assemblée nationale et Sénat, ne doit pas être contourné, il dispose constitutionnellement du pouvoir de contrôle de l’action gouvernementale, d’élus responsables et de moyens humains et matériels performants. Ses moyens d’expertises, notamment l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) mais aussi de commissions permanentes et à l’Assemblée nationale du Comité d’évaluation et de contrôle (CEC).


Décrochage. Ses capacités de travail approfondies sont considérables. Elles sont trop souvent ignorées ou contournées par l’exécutif, en particulier les travaux remarquables par leur qualité de l’OPECST. L’absence de commissions permanentes chargées des sciences, de la recherche et de l’innovation dans nos assemblées explique, en partie, le décrochage scientifique, technologique et industriel de la France ; et probablement aujourd’hui la défiance envers des technologies pourtant éprouvées telle que la vaccination.


Afin de rétablir la confiance et rechercher les meilleures solutions face à la crise sanitaire, économique et morale, rendons au Parlement la place qui doit être la sienne, avant que cette crise ne devienne démocratique. 


Bernard Accoyer, ancien Président de l’Assemblée nationale


  


VI­GILANCE & AC­TION - N° 414 DÉCEMBRE 2020

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LES COMMUNICATIONS ÉCRITES DU M.I.L

MACRON FAIT LE PROCÈS DES FORCES DE L’ORDRE

Communication du MIL du 12 décembre 2020

Il est fait état, par la presse, lors des nombreuses manifestations, d’actes de vandalismes et de guérilla urbain. Des vitrines de magasin, du mobilier urbain ont été endommagées ou saccagés. Des deux-roues, des voitures ou des camions privés ou des véhicules publics (police, pompiers, etc.) ont été incendiés. Des barricades ont été dressées pour couper les rues et créer, pour un temps, des zones inaccessibles de rébellion. Des charges particulièrement violentes contre les membres des forces de l’ordre ont été conduites avec des armes : barres de fer, battes de baseball. Des projectiles ont été lancés sur les forces de l’ordre allant du boulon, au pavé, au marteau et jusqu’au cocktail Molotov. L’intention de tuer des membres des forces de l’ordre a été constatée sur le terrain par des observateurs. Jeter un engin incendiaire sur des policiers constitue un geste criminel (Paris, Nantes). Le pouvoir n’a pas donné les ordres afin d’empêcher ou à défaut de réprimer ces actions.


Les auteurs de ces actes sont des «casseurs», habillées de noir, gantés et cagoulées auxquelles on attribue le qualificatif de «black bloc» pour une version romantique du révolutionnaire avec un masque de Zorro. Ces casseurs représentent le plus souvent 1% des manifestants pacifiques. Le comportement de ces militants d’ultra-gauche, auxquels se joignent des voyous, des délinquants, des bobos, n’est pas lié à l’objet de la manifestation proprement dite. Mais ils sont tous adeptes de la violence urbaine. Ces manifestations autorisées devraient se dérouler sans ce parasitage.


Pour prendre l’exemple de la manifestation du 5 décembre 2020 à Paris, les casseurs ont pris le contrôle de la tête de manifestation. Les affrontements violents ont conduit à une riposte des forces de l'ordre sous la forme de gaz lacrymogènes empêchant une progression normal de la manifestation. Ce déroulement démontre l’absence de mise en place d’un service d’ordre effectif de la part des organisateurs de cette manifestation (CGT et collectif associatif de gauche). Ce qui a permis la présence de casseurs en tête et en fin de cortège comme à chaque fois. La CGT ne dispose plus d’une capacité à assurer un service d’ordre de manifestation comme cela a été le cas par le passé, et elle ne s’y essaye plus. La responsabilité des organisateurs de manifestation est directement engagée, même s’ils ne sont jamais mis en cause. Le 5 décembre, les violences contre les policiers et les gendarmes se sont traduites par 67 membres des forces de l’ordre blessées, dont plusieurs gravement. 95 casseurs ont été interpellés. Les gardes à vue ont été prononcées pour «participation à un groupement formé en vue de la commission de violences» ou «violences volontaires sur personne dépositaire de l’autorité publique». Le pire est que les organisateurs de la manifestation ont apporté, au travers de leurs déclarations, un soutien implicite et même parfois explicite aux casseurs en dénonçant l’action de la Préfecture de Police de Paris.


La majorité des journalistes de la plupart des médias évoquent des «incidents» ou de «fortes tensions» entre «black bloc et forces de l'ordre» renvoyant casseurs et force de police dos à dos. Ce traitement de l’information est mensonger, scandaleux et condamnable. La désignation de «violences» à l’encontre des forces de l’ordre est très rarement employée par des journalistes. Or, il y a bien, sans équivoque, des agressions violentes perpétuées par des «casseurs» contre les forces de l’ordre. Ce type de traitement de l’information est inacceptable.


Les journalistes qui se font l’écho de prétendues «violences policières» ne stigmatisent pas pour autant les «violences gauchistes» évidentes. Le fait de nommer les choses définit leur image. Le choix des mots des agences de presse (principalement l'AFP) dans la description des événements apparait capital. Les mots qui sont choisis pour décrire les faits sont révélateur des intentions, des présupposés et des préjugés. Ce traitement provient d'une vision idéologique de gauche et d'extrême gauche qui imprègne, consciemment ou non, une majorité des journalistes et des commentateurs. L’uniformité des articles ou des commentaires (en dehors de quelques médias) traduit un choix idéologique. Il est paradoxal de constater que la multiplication actuelle des médias (des quotidiens aux réseaux sociaux) et du nombre de journalistes, s’accompagne par la production d’un discours unique, ou du moins très homogène, pour sélectionner les faits et les commenter.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que les violences gauchistes doivent être décrites de manière objective et que les termes exacts doivent être utilisés pour les décrire. La violence n’est pas «un incident» surtout quand il s’agit de guerre urbaine. L’opinion n’est pas en phase avec les journalistes et commentateurs qui travestissent la réalité dans leurs propos, dans les textes et dans les images choisies ou trafiquées. Le fossé entre le milieu intello-médiatique, imbibé des idées de la gauche de la gauche, et la grande majorité des français ne cesse de se creuser.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne le véritable procès intenté aux forces de l’ordre par Macron et sa gauche social-démocrate au pouvoir. Le premier ministre a annoncé la tenue d’une commission-tribunal en 2021 contre la police. Macron a déjà jugé. Il a mis en cause la légitimité de nos forces de l’ordre. Il voit des «violences policières», met en cause l’inspection des services, reconnait la pratique des contrôles au faciès. Par ces propos, il a confirmé, à nouveau, son profond attachement à la gauche classique. Le résultat est une déstabilisation morale des forces de l’ordre qui, demain, hésiteront à intervenir face à cette guérilla urbaine.


SÉCURITÉ - IL NE CONTRÔLE PLUS RIEN

Communication du MIL du 5 décembre 2020

Le gouvernement a présenté le projet de loi «sécurité globale». Il avait pour objet initial d’assurer une meilleure continuité entre la police et la gendarmerie, la police municipale et la sécurité privée. Différents points sont venus se greffer sur ce texte. Il a été adopté en première lecture à l’Assemblée nationale, il doit passer au Sénat en 2021, il y aura très probablement une seconde lecture. Certaines dispositions du projet ne posent pas trop de problèmes mais d'autres font l’objet de critiques sur le fond et/ou sur la forme. Il s’agit essentiellement de l’article 24 du projet de loi qui vise à sanctionner la diffusion «malveillante» d’image des forces de l’ordre. C’est un article qui a été très mal préparé et mal rédigé.

Depuis le 28 novembre 2020, il y a une multiplication des manifestations contre ce projet de Loi et contre la politique de gauche sociale-démocrate de Macron. Ces manifestations sont organisées à l’appel d’organisations de gauche et d’extrême gauche (des politiques, des syndicats et des associations).  Cela a lieu dans toute la France (Paris, Bordeaux, Lille, Lyon, Reims, Rouen, Brest, Toulouse, Marseille…). Leurs revendications portent sur le contenu de trois articles du texte (articles 21, 22 et 24). Il est animé par un «Collectif Stop loi sécurité globale». Ce collectif est notamment composé de syndicats de journalistes (SNJ, SNJ-CGT, CFDT-Journalistes, SGJ-FO), d’associations de défense des droits de l’homme (Amnesty International, LDH), de syndicats (CGT, Union syndicale Solidaires), de mouvement écologistes (Les Amis de la Terre, France Nature Environnement, Greenpeace France).


La présence de ces syndicats de journalistes (qui représentent la majorité de la profession) explique le traitement très favorable accordé par la plupart des médias à ces manifestations. Les soutiens politiques viennent des responsables du Parti Socialiste, de Place Publique, des radicaux de gauche, de «Nous Demain» (anciens de LREM), de Génération.s (Hamon), de Génération Ecologie, du PCF, d’EELV, de LFI et du NPA. La gauche est parvenue à organiser et à mobiliser sa base militante et à attirer des curieux grâce à une importante campagne sur les réseaux sociaux. On a pu entendre des slogans très variés, mais sans originalité. Il n’y avait pas d’unanimité parmi les manifestants mais un regroupement de causes diverses, unifiés seulement par l’opposition à Macron, Castex et Darmanin, la dénonciation récurrente des «violences policières» et l’expression d’une inquiétude sur l’exercice des libertés publiques supposées menacées. Des centaines de casseurs se mobilisent en marge de chaque manifestation pour attaquer les forces de l’ordre, incendier des voitures et des mobiliers urbains, piller des magasins ou des banques. Ces manifestations se caractérisent par l’absence de service d'ordre de type traditionnel, ce qui permet la manœuvre d’extrémistes violents et de délinquants faisant leurs courses pour Noël. Il s’agit de la continuité de la mise en place d’une stratégie de la tension pour obtenir des réactions des forces de l’ordre et du pouvoir afin de mobiliser une nouvelle extrême-gauche.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que, suite à ces manifestations, l’exécutif et le gouvernement ont été entrainé dans une véritable crise politique. Castex a proposé une réécriture par une «commission» indépendante. Il a suscité une réaction hostile des députés LREM (tous les parlementaires !) car ils sont favorables à la première écriture du texte. La contestation a été organisée par Castaner, patron du groupe LREM et ex-ministre de l’Intérieur. Il se dit que Macron aurait réprimandé sévèrement Darmanin.


Macron et Castex ont finalement choisi de reculer. Ils se sont engagés à une réécriture de l’article 24 du projet de loi pour calmer la contestation. Le jeu se complique dans la mesure où le texte, adopté à l’Assemblée, a été transmis au Sénat. Ce sont donc les sénateurs majoritaires (de la droite républicaine et du centre) qui doivent réécrire certains articles du texte, dont l’article 24, avant le passage en seconde lecture. A ceci s’ajoute le fait que le projet de loi «défense des valeurs républicaines » (anciennement intitulé «sur les séparatismes») devrait présenter une disposition visant à «punir la diffusion d’images de fonctionnaires lorsque celle-ci a pour but de leur nuire» concernant par exemple les enseignants et pas seulement que les forces de l’ordre. Le total amateurisme de ce gouvernement est affligeant pour l’image de la France et pour la France.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que l'opinion public (comme nos militants) soutient les forces de l’ordre et condamne les casseurs. Elle ne suit pas le mouvement contre les «violences policières» malgré le martellement médiatique des journalistes traitant certains faits divers.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la démarche de Macron a échoué et qu’au final, il est probable que le texte de la loi n’apportera pas une réelle protection aux forces de l’ordre car le dossier est mal parti, mal préparé. Maintenant les relations entre le ministre de l’Intérieur et les syndicats de policiers seront très froides, même si, par nature, elles sont traditionnellement empreintes de proximité. La conséquence pour Macron est de moins apparaitre comme un défenseur de l’ordre de par l’existence de manifestations violentes, et donc il perdra sa partie d’électorat issu de la droite.


CONTRE LES PRO-MIGRANTS DE GAUCHE, D’EXTRÊME GAUCHE OU D’AILLEURS

Communication du MIL du 30 novembre 2020

Pour protester contre l'adoption de la loi sur la «sécurité globale» votée à l'Assemblée nationale, le groupe d’ultra-gauche, Utopia 56, a monté un coup en déclenchant une occupation surprise de la Place de la République par 450 sans-papiers, pour la plupart afghans. Elle a fourni du matériel : tentes, couvertures et vivres pour cette opération. Elle a invité via les réseaux sociaux des avocats des associations des droits de l’homme, des militants pro-migrants, des journalistes et des élus d'extrême gauche (LFI…) pour assister à cette occupation de l'espace urbain. Cette action était illégale de par l'installation d'un campement sauvage en plein Paris, mais aussi par la concentration de plus de 500 personnes, ce qui est interdit en cette période de confinement. Les forces sont intervenues à juste titre rapidement pour éviter une occupation pérenne. Il y a eu résistance des sans-papiers et de leurs soutiens. Cela a entrainé des bousculades. Des journalistes et des élus de gauche crient au scandale. Ils veulent alimenter leur campagne contre les prétendues «violences policières» et tout est prétexte à dénonciation. Des sans-papiers afghans (des hommes) ont été instrumentalisés pour cela. Ils apparaissent comme de simples pions dans une affaire politique.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) apporte tout son soutien aux forces de l'ordre et de la sécurité. Nous dénonçons le traquenard qui a leur a été tendu par les militants politiques ou associatifs d’ultra gauche. Le combat de ses groupes d’ultra gauche se porte sur la lutte contre les frontières, contre l'État et contre les forces de l’ordre. Ils demandent notamment la régularisation systématique des étrangers entrés illégalement en France, un hébergement immédiat et inconditionnel, l’«arrêt des violences policières», un revenu automatique. Les réactions indignées à l'évacuation de la place de la République a permis de bien identifier les partisans de l'immigration clandestine en France et leurs relais.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge qu’il faut avoir une vision d’ensemble. L'accueil en France d'afghans, de bengalis ou de pakistanais n'a aucune raison d'être, pas plus que celui d’érythréens, d’éthiopiens ou de Somaliens, qui composent la population des «campeurs sans-papiers».


Par exemple, plus de 10.000 afghans ont déposé une demande d'asile en France en 2018, puis en 2019. Ce flux est essentiellement alimenté par les refus d'asile par l’Allemagne. La Cour nationale du droit d’asile (CNDA) vient de rejeter, le 19 novembre, les recours des demandeurs d’asile afghans. Jusque-là, la CNDA permettait d’accorder l’asile de manière quasi systématique aux demandeurs d’asile afghans. La question du droit d’asile ne doit plus être du simple ressort administratif, mais de nature politique. L'immigration de masse doit être stoppée par les politiques.


Il existe une immigration légale qui doit demeurer sous un contrôle politique concernant des petits quotas décidés selon le contexte. Par exemple, l’entrée en France, dans une période d'urgence sanitaire d’étrangers extra-européens, doit être interdite. Le droit d'asile doit concerner des cas individuels circonstanciés. Par exemple, des dissidents turcs, russes ou chinois. Le droit d'asile ne doit pas concerner des populations entières venu de la corne de l'Afrique ou de l'Asie, à la recherche de travail ou de sécurité sociale.


Pour défendre l'application de ces mesures, il faut une approbation du peuple. Une très large majorité de citoyens sont opposés à une poursuite de l'immigration extra-européenne en France. Cette position est partagée par la population de l’ensemble des pays européens. L'évolution du contexte vers une profonde crise politique, économique et sociale rend plus urgente encore qu'hier une nouvelle politique de l’immigration. Pour y parvenir, une seule solution, il faut proposer une consultation nationale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande l’organisation d’un référendum sur le contrôle de l’immigration durant une période de 10 ans, afin de d’appliquer les lois (expulsions des déboutés du droit d’asile, des immigrés clandestins), de changer les règles et de mener parallèlement toutes les actions d’intégration des étrangers en situation légale qui résident en France.


  

QUELLES PERSPECTIVES POLITIQUES POUR 2021

Télécharger la communication du MIL du 4 janvier 2021

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2021 va être une année très politique. Les élections régionales et départementales, reportées au mois de juin, vont dresser le paysage dans lequel vont s’inscrire les scrutins nationaux du premier semestre 2022.


La décision du Bureau Politique des Républicains de reporter la désignation du candidat de la droite républicaine à l’automne 2021 apparait raisonnable dans la mesure où la France se trouve dans une période instable en raison de la persistance de la crise sanitaire et des conséquences économiques et sociales qui vont être très importantes en 2021. Personne ne veut imaginer la situation qui sera la nôtre à l’été prochain. Les élections municipales puis départementales ont été globalement des succès pour la droite. Les résultats des élections départementales et surtout des élections régionales vont conditionner étroitement la suite. La droite doit conserver l’ensemble des régions qu’elle administre et peut en conquérir plusieurs autres. Nous devons contribuer à ce résultat.


Pour la présidentielle, la droite républicaine et le centre doivent positionner un candidat, ou une candidate, en première ou en seconde place. Les législatives suivront. C’est un objectif atteignable dans la mesure où le programme politique qui sera défendu portera un discours de rupture avec des objectifs clairs et une détermination propre à convaincre.


L’annonce d’une rupture avec la communication politique de gauche social-démocrate de Macron apparait comme la clé de la mobilisation des militants, des adhérents, des sympathisants et plus généralement des citoyens. Il ne doit plus être question d’ajustements mais d’une nouvelle politique. L’enjeu est simple : il faut rétablir la confiance des français dans leurs élus, en échappant à la personnalisation à outrance.


Les républicains et le centre ont la surface politique pour y parvenir à condition d’en avoir la volonté. La valorisation du bilan de nos groupes parlementaires, à l’Assemblée nationale, au Sénat et au Parlement européen, est sans doute la première marche de ce parcours. Un travail de grande qualité est mené par des parlementaires connus de l’opinion (et des médias) et par beaucoup d’autres qui méritent d’être connus ! C’est un projet collectif, qui dépasse celui des micro-partis, laboratoires d’idées ou groupes d’affinités (utiles par ailleurs), qu’il importe de conduire. Dans la tradition gaulliste, on parle de rassemblement.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que deux types d’adversaires politiques se trouvent face à nous.


D’une part, la gauche présidentielle autour de Macron (LREM, MoDem et Agir) qui va devoir défendre son bilan. Dans le contexte présent, le jeu sera difficile, mais cette gauche modérée bénéficie toujours de soutiens médiatiques, technocratiques et économiques. Cette gauche dispose de moyens financiers. Elle est dangereuse pour la droite car Macron fait de nombreux efforts pour séduire les électeurs traditionnels de la droite grâce à certains opportunistes (Castex, Darmanin, Lemaire ou Philippe) et grâce à des discours reprenant certaines des valeurs de la droite. Mais derrière les mots utilisés (sécurité, emploi, immigration, relocalisation industrielle, souveraineté, frontières, famille, etc.), il n’y a rien de concret. De la loi sur la «sécurité globale» ou celle sur la «lutte contre le séparatisme», il ne restera, au final, que peu de choses. Macron ne peut pas appliquer une politique de droite contraire à ses idées. Il convient de dénoncer cette escroquerie politique, sans discontinuer, car nous sommes conscients qu’elle connait quelques succès auprès d’électeurs abusés par les mots.


D’autre part, la gauche de la gauche aujourd’hui divisés entre un pôle socialiste (avec Hollande), un pôle écolo radical (Jadot et Hamon), la nébuleuse des «Insoumis» (Mélenchon) et quelques autres. Une candidature unique entre ces trois forces semble actuellement exclue, mais la situation peut évoluer en 2021. Ce risque est réel, car la crise sociale engendrée par les fermetures d’entreprises, la montée du chômage et la pauvreté pourrait déboucher sur une tension sociale extrême, encouragée par la non-gestion de ces questions par Macron. La gauche de la gauche récupèrerait alors, au final, les fruits de cette tension.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a la volonté de contribuer à la mobilisation des gaullistes au sein de la droite républicaine en 2021, à travers des analyses, des actions de terrain et par l’action civique. Tout cela afin de gagner les élections de 2022.


  

CHINE-UE : REFUSONS L’ACCORD DE LIBRE-ÉCHANGE

Télécharger la communication du MIL du 14 janvier 2021

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Repère : Le président du Conseil européen et la présidente de la Commission européenne sont parvenus à un accord de principe avec le président chinois, clôturant des négociations engagées depuis 2013. Le texte de cet accord n’a pas été rendu public. Le but de cet accord serait destiné à permettre un meilleur accès des investissements européens au marché chinois.


Cet accord n’est pas définitif. Sa signature et son éventuelle ratification restent en suspens. Il sera soumis au vote du Parlement européen. Le souhait des dirigeants de l’Union européenne de se situer en dehors des contentieux entre la Chine et les Etats-Unis apparait clairement dans cette démarche. Mais ils n’en mesurent pas les conséquences. L’Union européenne recherche une politique commerciale qui garantisse une concurrence équitable (meilleur accès au marché chinois, transparence des subventions publiques chinoises dans le domaine des services, interdiction des transferts de technologie forcés dans les secteurs concernés, etc.). Mais cet accord, d’après tous les experts, ne le garantit pas.


La question du respect des droits de l’homme aurait bien été évoquée. La Chine aurait accepté de faire «des efforts continus et soutenus en vue de la ratification» des conventions fondamentales de l’Organisation internationale du travail (OIT). Cette mention qui vise la fermeture des camps de travail forcés, existant en Chine, n’a aucune raison de se concrétiser. C’est un vœu sans obligation. Or, les eurodéputés ont adopté en décembre une résolution condamnant le travail forcé en Chine de membres des minorités ouïgoure, kazakhe et kirghize.


Le président chinois, Xi Jinping, juge cet accord «équilibré, de haut niveau et bénéficiaire aux deux parties». La signature de ce texte serait pour lui un grand succès, à la fois national et international, assurant à la Chine une garantie d’ouverture commerciale à une grande partie du marché européen.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que la République Populaire de Chine (RPC) est un Etat totalitaire, dirigé par le Parti Communiste Chinois (PCC). Il ne respecte pas les valeurs démocratiques auxquelles la France est attachée. Il suffit de constater la répression générale actuelle à Hong-Kong vis-à-vis des militantes pro-démocraties. Les déclarations chinoises sur le COVID, du départ jusqu’à présent, éclairent le manque total de fiabilité des informations de ce régime (dix fois plus qu’annoncés). La récente éviction du dirigeant de la plateforme Alibaba (entreprise leader de commerce en ligne) illustre le fait que l’Etat continue à exercer un contrôle de fait sur toutes les entreprises chinoises dites «privées» mais non indépendantes.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle au maintien du dialogue avec la Chine mais de manière vigilant et lucide. C’est pourquoi il condamne le projet d’accord de libre-échange validé par Macron (et Merkel). Il faut dénoncer les contradictions de la position de Macron qui, d’un côté, tient un discours en faveur de la relocalisation industrielle en France (sans en offrir la dynamique et les moyens financiers) et de l’autre, accepte une ouverture de nos marchés aux produits chinois. La priorité doit être donnée aux investissements en France dans le cadre d’une réindustrialisation, et non être ciblés sur des implantations d’entreprises européennes (ou mixtes) en Chine.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que les réactions à ce projet d’accord de libre-échange traduisent l'affrontement entre, d’une part, les patriotes (attachés à la défense des intérêts français) et, d’autre part, les mondialistes, internationaliste et fédéralistes européens. Nous demandons que la droite républicaine dénonce clairement ce projet d’accord de libre-échange déséquilibré tant qu’il est encore temps.


  

MACRON PRESTIDIGITATEUR OU COMMENT IL TENTE DE FAIRE OUBLIER LA CRISE

Télécharger la communication du MIL du 22 janvier 2021

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Repère : L’exécutif Macron-Castex-Le Maire, à la mi-janvier 2021, n’envisage même plus une «date de sortie» de la crise sanitaire. Cet abandon du volant politique conduit à s’interroger sur la suite des évènements. Car, de fait, le gouvernement ne maitrise plus la situation économique et sociale de la France. Le Maire laisse filer les dépenses pour amortir les effets de la crise, mais sans préparer la suite. 


Concrètement, la crise économique (interdiction ou limitation des activités par le gouvernement, chute des commandes…) conduit à une destruction massive des emplois du secteur privé. Elle s’est engagée en 2020 et va se poursuivre en 2021 et en 2022. Elle se traduit par des suppressions de postes, des licenciements économiques, des retraites anticipées et la chute du nombre des embauches des jeunes jusqu’aux seniors. Aujourd’hui, la situation est duale.

1-D’un côté, il se trouve une majorité de salariés (CDI ou fonctionnaires) qui conservent leur emploi (hors plan sociaux et licenciement collectifs) même si parfois c’est avec le secours du chômage partiel. Ils se trouvent stabilisé et ces travailleurs sont globalement rassurés.

2-De l’autre, des catégories entières d’actifs sont entrées, ou sont guettés, par la précarité, le chômage et la pauvreté en 2021 et 2022. Les victimes de la crise économique sont à la fois des indépendants et des salariés : restaurateurs, hôteliers, commerçants, intérimaires, saisonniers, professionnels du tourisme et de l’événementiel, jeunes décrocheurs sans aucune perspective, étudiants sans cours ni ressources, jeunes diplômés, intermittents du spectacle, professionnels du sport et de la culture, etc. Ces catégories d’actifs sont dans la plupart des cas peu représentées socialement. Le nombre des victimes de la crise va s’accroitre progressivement.


Macron tente de tromper l’opinion en voulant faire oublier la crise sanitaire, économique et sociale, dans la mesure où il apparait qu’il ne contrôle plus rien. Il tente donc de mettre sur le devant de la scène tous les sujets politiques possibles comme le bouclage de la réforme de l’assurance-chômage, la phase un de la réforme des retraites, la loi de «sécurité globale», le projet de loi contre le «séparatisme», le projet de référendum pour inscrire une phrase sur l’écologie dans la Constitution, le projet de loi permettant d’instituer la proportionnelle aux législatives, etc.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) alerte sur la gravité exceptionnelle de la crise économique et sociale, qui a démarrée depuis près d’un an. Son caractère de  longue durée est désormais admis par tous. Elle va avoir des conséquences en 2021 et 2022 (voire probablement en 2023). Les échéances électorales nationales de 2022, présidentielle et législatives, s’inscriront dans ce contexte de crise sociale.


Par conséquent, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) met en garde tous les responsables politiques contre les risques de forte tension sociale et de possibles violences à l’encontre des biens et des personnes. Cela peut présenter des risques pour les Institutions et la République. Les protestations des victimes de la crise sont susceptibles d’être récupérées par la gauche de la gauche et l’ultra-gauche violente. Cette dernière ne dispose pas, pour le moment, des relais nécessaires dans les milieux concernés comme cela a été le cas pour les «gilets jaunes».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle la droite républicaine à incarner le social et à parler au peuple de France. C’est-à-dire se mobiliser pour proposer des solutions en ciblant particulièrement les victimes sociales des mesures de prévention de la crise, mesures mises en œuvre par Macron. La droite républicaine doit incarner la réponse aux vraies préoccupations des Français contre un gouvernement incapable d’apporter les bonnes réponses. Elle doit défendre, notamment, les jeunes, les étudiants, les sans-emplois, les chômeurs en fin de droits, les actifs qui sortent du champ de la vie sociale, dont les seniors, les bénéficiaires du RSA, les retraités, les petits agriculteurs. Car Macron va se replier sur les actifs en emploi (salariés en CDI stables ou fonctionnaires).


La droite doit incarner le social. Pour cela, elle doit défendre, notamment, les entreprises menacées, soutenir les relocalisations industrielles, encourager la création d’emplois dans de nouvelles activités ou entreprise.


  

PMA SANS PÈRE / GPA : c’est NON

Télécharger la communication du MIL du 27 janvier 2021

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Repère : Le projet de loi comprenant l'ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules continue à être débattu. Macron souhaite appliquer ce point de son programme présidentiel, qui correspond à son opinion personnelle.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme son opposition totale à la conception d’enfants sans père. Nous continuerons à combattre l’ouverture de la PMA aux femmes seules, comme aux couples de femmes car après, il y aura l’ouverture à tous automatiquement. Cette opération médicale a pour conséquence de «fabriquer» un enfant sans père. Ce qui va radicalement à l’encontre des intérêts de l’enfant.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que le débat parlementaire se poursuit car ce texte n’est pas sous procédure accélérée. Le combat continu contre des projets inacceptables de la loi bioéthique. Le projet de loi sur la bioéthique, qui porte la PMA sans père, fait son retour au Sénat en seconde lecture. Le Sénat peut réécrire le texte de cette loi en supprimant l’article sur la PMA sans père ou rejeter le texte dans son ensemble. La question de principe de la PMA sans père ne peut pas être considérée comme réglée.


En première lecture, les sénateurs de la droite républicaine et du centre avait notamment refusé la prise en charge par l’assurance maladie de la PMA, demandé la levée de l’anonymat des donneurs de gamètes, interdit la transcription à l’état civil d’enfants nés de GPA, refusé à la création d’embryons chimériques et certains diagnostics préimplantatoires.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) pense que le débat politique ne doit pas se noyer dans le détail d’une série d’ajustements d’un dispositif qui reste à rejeter sur le principe.


La «PMA sans père» induit une multiplicité de problèmes, comme le remboursement par la sécurité sociale ; la reconnaissance de la filiation des enfants fabriqués (comment qualifier les parents, avant ou après la naissance) ; le droit des enfants à la connaissance de leur origine (le nom du père) ; la disponibilité du sperme (marchandisation des gamètes) ; le stockage des ovocytes et pour combien de temps ; la reconnaissance en France des enfants nés d’une GPA réalisés à l’étranger, avant de pouvoir l’être en France, la PMA post mortem (pour les veuves avec le sperme du mari décédé, création d’héritier post mortem), des expérimentations inacceptables sur l’être humain, etc..


Macron compte bien aller au bout sur cette réforme «sociétale» qu’il compte mettre à l’actif de son bilan pour satisfaire son électorat de gauche social-démocrate bobo, comme de la gauche de la gauche. Le ministre Véran veut accélérer l’adoption du texte avant l’été. Son ministère prévoit déjà les textes d’application. Il veut des PMA sans père à la fin 2021 pour des naissances d’enfants sans père en 2022. Mais la saisine du Conseil constitutionnel sera effectuée, au final, par des parlementaires de la droite et du centre, donc il ne pourra pas réussir avant 2022.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce également le fait que l’adoption de la PMA aux couples de femmes conduira naturellement et automatiquement «au nom de l'égalité de traitement» à l'ouverture de la Gestion Pour Autrui (GPA) pour les couples d'hommes. La GPA est fondée sur la marchandisation (la location) du corps de femmes procréatrices au même titre que la prostitution indépendante.


Comme depuis le début, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle tous ses militants et sympathisants à participer aux manifestations organisées à travers toute la France le dimanche 31 janvier 2021 par La Manif Pour Tous (LMPT) et le mouvement associatif unitaire rassemblé sous le label «Marchons Enfants». Les conditions sanitaires actuelles ne permettent pas l’organisation d’une grande manifestation nationale. Il faut donc être présent dans chaque ville.


Le but de ces manifestations est de réclamer une révision en profondeur du projet de loi et la suppression de l’article 1er qui autorise la PMA sans père.


  

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L’ÉNERGIE NUCLÉAIRE EST INDISPENSABLE À LA FRANCE

Télécharger la communication du MIL du 2 février 2021

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Repère : «Dépendance énergétique, perte de résilience, inflation des coûts, retour au charbon : le naufrage est total. Un tel suicide n'a qu'une seule raison : Emmanuel Macron a choisi de persévérer dans la voie tracée par François Hollande, qui avait sacrifié Fessenheim par pur calcul politicien, marchandant le soutien des Verts au prix de cette aberration». Extrait d’une tribune dans le Journal du Dimanche (23 janvier 2021) de François-Xavier BELLAMY (LR), président de la délégation française du groupe PPE au Parlement européen, et de Bernard ACCOYER (LR), ancien président de l'Assemblée nationale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que des risques de pénurie de fourniture d’électricité sont, dès à présent, d’actualité. Des annonces selon lesquelles des coupures d'électricité pourraient survenir ont été faites en janvier 2021. RTE (Réseau de Transport d’Électricité) a demandé aux Français, en cette période de froid hivernal, de réduire leur consommation pour éviter une surcharge. Selon les services du gouvernement (France Stratégie), les choix énergétiques actuels devraient conduire à des pénuries d'électricité permanentes dès 2030.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) est favorable sur le plan des énergies à une combinaison entre le maintien d’une production nucléaire pérenne au niveau actuel et le développement raisonnable des énergies renouvelables qui fournissent une production intermittente pour assurer la souveraineté énergétique de la France. C’est-à-dire sans être soumis à des ingérences étrangères en matière d’importations de gaz, de pétrole ou de charbon (puisque nous avons suspendu notre propre production charbonnière). Ces choix participent, par ailleurs, à la réduction des émissions de CO2. Le parc de centrales nucléaires existant produit une électricité à faible coût. C’est un avantage tant pour notre Industrie, que pour tous les français. C’est un atout dans la crise économique qui commence et cela permet de garantir, sur le long terme, notre autonomie dans ces secteurs stratégiques.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate l’impossibilité de définir une politique commune de l’énergie au sein de l’Union européenne (UE), dans la mesure où les politiques nationales ont divergé ces dernières décennies (par exemple abandon du nucléaire en Allemagne). La France ne doit plus accepter les choix impératifs en matière de politique énergétique de l’Union européenne, qui condamnerait à moyen terme son énergie nucléaire alors que cela assure 70% de ses besoins.


Le corolaire de ce choix est que le parc des centrales nucléaires doit être entretenu avec le plus grand soin et que de nouvelles centrales (EPR) doivent venir le compléter. La recherche, publique et privée, dans ce domaine doit s’intensifier et être financée.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le fait que Macron poursuive la politique de «réduction du nucléaire» engagée par Hollande pour se concilier les «écologistes» et en particulier Europe Ecologie Les Verts (EELV). Il aura été le premier président à fermer une centrale nucléaire, celle de Fessenheim. En effet, Macron déclare souhaiter réduire la part du nucléaire à 50% en 2035. Macron va imposer l’alignement de la France sur la politique de l’UE sans défendre les intérêts de notre pays. Ce qui revient à diminuer notre capacité de production d’énergie et alors que nous avons de plus en plus de besoins. Citons, par exemple, la politique en faveur de l’achat de véhicules électriques, qui nécessitent une capacité de charge électrique croissante et de plus en plus importante. Cette politique entraine un coût de l’électricité en constante augmentation et ce sont les Français et l’industrie qui payent l’addition de ces choix.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que le choix de la politique énergétique sera l’un des enjeux de l’élection présidentielle de 2022. Les citoyens auront le choix entre des candidats partisans de la décroissance et de la misère (LREM, EELV, etc.) et des candidats défendant la croissance économique et sociale. C’est-à-dire un maintien de la place de l’énergie nucléaire parmi les énergies.


L’analyse générale du Mouvement Initiative et Liberté (MIL), sur ces sujets, figure dans la communication du 20 juin 2019 : «Environnement- Ecologie : la bonne lecture».


  

L’ISLAMISME RADICAL N’A PAS SA PLACE EN FRANCE

Télécharger la communication du MIL du 9 février 2021

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Repère : «La France continue à être une terre très attractive pour une immigration incontrôlée qui détourne largement le droit d’asile et pour lequel les expulsions sont quasiment impossibles». Annie Genevard, députée Les Républicains du Doubs et Vice-présidente de l’Assemblée nationale.


Un projet de loi confortant le respect des principes de la République est en cours d’examen à l’Assemblée nationale. Ce texte entendait, à l’origine, lutter contre l’islamisme radical en France, mais son contenu se révèle très décevant.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se félicite tout d’abord de la reconnaissance quasi générale des divers problèmes liés au progrès de l’islamisme radical en France. Sur le principe même, le principe de lutter contre le développement de l’islamisme radical constitue d’un tournant politique positif. Ce projet de loi intervient malheureusement trop tardivement car après quatre années de silence de la part de Macron. Il intervient à moins d’un an de la campagne présidentielle de 2022. Il aura fallu attendre que la tête d’un enseignant soit tranchée par un islamiste pour que Macron se décide à aborder le problème. Outre sa peur de l’affrontement, l’une des raisons en est que sa majorité de gauche social-démocrate (LREM, MoDem, Agir, etc.) n’est pas unanime, pour divers motifs, à souhaiter mener une politique de combat contre l’islamisme radical.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que le texte présenté ne répond pas à l’ambition initiale affichée et soulève un avis très critique pour plusieurs raisons.


En premier lieu, ce texte ne désigne pas l’ennemi, l’islamisme radical, de manière explicite. «Il faut appeler un chat, un chat».


D’autre part, il est totalement incomplet. Il n’aborde pas toutes les questions à traiter, dont le contrôle sérieux de l’immigration et du droit d’asile, l’interdiction du port du voile aux accompagnants scolaires, à l’université et partout.


D’autre part, parce que les solutions proposées restent globalement insuffisantes pour répondre à l’ampleur des problèmes. Sans compter qu’en plus on peut douter de l’application effective des mesures prises dans les mois qui viennent, comme à chaque fois avec Macron.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle la Droite républicaine à afficher fortement sa volonté de faire évoluer le texte initial. Les nombreux amendements déposés à l’Assemblée nationale (par exemple, sur le «délit d’entrave d’enseigner»), puis au Sénat, par les parlementaires Républicains vont bien dans ce sens. Même si, sur quelques points précis, cette loi peut apparaitre la bienvenue par son objet, elle sera au final insuffisant pour contribuer efficacement à la lutte contre l’islamisme radical en France.


Parmi les sujets du projet de loi figurent notamment : la répression de la haine en ligne (dont les délits relatifs à la provocation et à l’apologie d’actes terroristes), le délit de mise en danger de la vie d’autrui par diffusion d’informations relatives à la vie privée, le contrôle renforcé des associations subventionnées et des fédérations sportives agréées par l’Etat, le contrôle des financements des cultes venant de l’étranger, la neutralité religieuse des agents de droit privé chargés d’une mission de service public, le régime de fermeture administrative d’écoles, la suspension les décisions des collectivités locales qui méconnaîtrait la neutralité du service public (clientélisme municipal), les sanctions contre des personnes menaçant un élu ou un agent du service public, l’interdiction aux médecins d’établir des certificats de virginité, la prévention des mariages forcés de la part des officiers d’état civil, l’interdiction de permis de séjour aux étrangers vivant en France en état de polygamie.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que seul un parti - La France Insoumise (LFI) - s’oppose au principe même de ce texte arguant qu’il ferait «l’amalgame entre l’islam et l’islamisme». Ce n’est aucunement le cas puisque le projet est le respect des principes de la Républiques, qui vient d’ailleurs d’être accepté publiquement par le Conseil français du culte musulman (CFCM) dans une récente Charte (à l’exception des associations franco-turques). Cette position tranchée de LFI illustre le positionnement islamo-gauchiste des partis d’extrême gauche : LFI, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) le redit «l’islamisme radical n’a pas sa place en France».


  

LA PROPORTIONNELLE POUR DÉTRUIRE LA VÈME RÉPUBLIQUE ?

Télécharger la communication du MIL du 13 février 2021

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Repères : Plusieurs partis politiques demandent la mise en place d’un scrutin proportionnel pour l’élection des députés en 2022. C’est le cas notamment d’Europe-Écologie-Les-Verts, de La France Insoumise, du Modem, du Mouvement radical, du Rassemblement national, de l’Union des Démocrates et Indépendants. 


François Bayrou (Modem) réclame à nouveau à Macron l’instauration de la proportionnelle pour les prochaines élections législatives. La première piste suivie consisterait en une proposition de loi d’un seul article sur ce sujet et déposée par tous les partis favorables. La loi d’application immédiate serait examinée et voté rapidement. La seconde piste est celle d’un référendum en application de l’article 11 de la Constitution. Dans les deux cas le calendrier est très serré, le code électoral interdit de modifier les règles d’un scrutin moins d’un an avant celui-ci, donc il faudrait que la loi entre en vigueur début juin 2021. Pour cela, il faudrait que le référendum se tienne durant la période d’urgence sanitaire.


Le succès de cette démarche nécessite le soutien implicite, ou explicite, de Macron. Alors qu’il a suspendu les textes «pour un renouveau de la vie démocratique» adoptée en conseil des ministres en août 2019 sous la forme de trois nouveaux projets de loi (constitutionnel, organique et ordinaire). Ces textes comprennent une dose de 20% de proportionnelle aux élections législatives. L’exécutif semblait vouloir rester concentré sur les réponses à la crise sanitaire, économique et sociale. Mais une part au moins de la majorité de gauche social-démocrate (MoDem, LREM, Agir) souhaite reprendre le chantier institutionnel.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce et refuse toute introduction d’une «dose de proportionnelle» pour l’élection des députés car il s’agit d’une tentative de retour partiel à un régime des partis comme ce fut le cas de 1946 à 1958 sous la IVème République. La mise en place d’un scrutin proportionnel représenterait un formidable bon en arrière pour la France. Avec l’instauration de la proportionnelle, quel que soit sa forme, on assisterait à la disparition définitive d’une majorité stable à l’Assemblée cela impliquerait une obligation d’alliances changeantes entre factions et partis politiques, de programmes communs de compromis a minima, d’une instabilité permanente continue.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) continuera donc de défendre l’élection des députés au mode de scrutin majoritaire à deux tours, qui assure un gouvernement stable à la France.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle son attachement aux institutions de la Vème république mises en place par le Général de Gaulle. Nous vivons dans une démocratie représentative avec un Président élu au suffrage universel direct, un premier ministre en charge du gouvernement, un sénat et un parlement actif et la possibilité de recours au référendum, à l'initiative du président ou des parlementaires. Ces institutions ont fait la preuve de leur modernité, de leur efficacité, de la possibilité de procéder calmement à des alternances politiques, de disposer d’une majorité de gouvernement.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la crise politique actuelle est due à la trop faible qualité des responsables politiques en charge de l'exécutif (Macron, Castex) et non à nos institutions. La défiance de l’opinion à l’égard de ces responsables politiques provient de l’échec patent de leur mode de conduite de l’État : gestion de la crise sanitaire avec des pénuries successives de masques, de tests, puis de vaccins, baisse de la sécurité quotidienne et augmentation des cambriolages, progression de l’islamisme radical, permanence d’un chômage de masse, montée progressive de la pauvreté, perte de notre souveraineté, immigration clandestine continue.


Jacques Chirac avait résumé la question de la proportionnelle : «c’est un mode de scrutin incompatible avec les institutions de la Vème république»

  

RÉGIONALES DE 2021, UNE PRÉPARATION DE 2022

Télécharger la communication du MIL du 22 février 2021

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L’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité le projet de loi de report des élections régionales et départementales initialement prévus en mars. Elles devraient se dérouler les 13 et 20 juin 2021 car la prolongation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 1er juin 2021 a été validée par la majorité macroniste (LREM, MoDem, Agir). Plusieurs dispositions spécifiques ont été prises pour ces scrutins. D’une part, la loi prévoit un allongement exceptionnel de la durée de la campagne officielle à dix-neuf jours au lieu de douze pour le premier tour. La campagne devrait donc commencer en partie en période d’urgence sanitaire sans que l’on sache quelles obligations ou interdictions seront imposées à cette date par le gouvernement pour des motifs sanitaires. D’autre part, chaque électeur pourra disposer de deux procurations, contre une seule habituellement, pour faciliter l’exercice du droit de vote et combattre l’abstention.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate qu’à ce jour la situation semble clarifiée à droite, sauf dissidences toujours possibles en dernière heure. Pour ces élections régionales, l’enjeu pour la droite républicaine et le centre est double : d’une part, conserver les régions gérées par la droite, et d’autre part, tenter de s’emparer de régions socialistes : Bretagne, Bourgogne Franche-Comté, Centre Val-de-Loire, Nouvelle Aquitaine et Occitanie. Pour les élections départementales, de la même manière, le renouvellement des élus et la conquête de nouveaux sièges, voire de départements, est ouverte comme cela a été le cas lors des municipales avec de nombreuses victoires, hors métropoles. Évidemment, les enjeux apparaissent différemment dans la mesure ou la réduction du nombre de régions rend le scrutin régional beaucoup plus médiatique car il met en vedette la, ou le, président de région.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que la situation est assez claire au niveau de la majorité macroniste qui présentera des listes partout sans grande chance de l’emporter. LREM cherchera juste à avoir quelques élus régionaux probablement par alliance au second tour et, si oui, lesquelles et avec qui ? Sans oublier qu’ils ont permis de sauver des présidents de région de droite, cette fois ci, que va-t-il se passer ?


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) note que la situation est beaucoup plus complexe à la gauche non macroniste. Trois forces politiques devraient se présenter dans quasiment toutes les régions : un pôle socialiste, un groupe écolo-socialiste et un regroupement autour de La France insoumise (LFI).


Par exemple, en Ile de France, au premier tour, on trouvera :


1. une liste Parti socialiste (PS), divers clubs socialistes et des «En marche» ayant quitté LREM,


2. une liste Europe Ecologie-Les Verts (EELV) avec Génération.s (Hamon) et des micro-partis écolos,


3. une liste La France Insoumise (LFI) avec le PCF et l’extrême gauche.


Le but de ces trois forces politiques de gauche est identique : arriver en première position pour se trouver à la tête d’une fusion des trois listes au second tour. A priori les fusions entre liste PS et liste EELV semblent acquises dans la plupart des régions, le ralliement de LFI reste incertain. Mais tout peut changer selon l’ordre d’arrivée des listes au premier tour.


La conquête d’une seule région par les Verts mettrait en orbite un candidat écolo radical pour l’élection présidentielle de 2022, avec une potentielle «union de la gauche» allant du PS jusqu’à LFI.


Cette hypothèse est peu probable dans les régions déjà ancrée à gauche à cause de la prime au sortant membre du PS. Elle constitue un risque sérieux dans plusieurs régions ayant une majorité de droite et du centre.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que le Rassemblement National (RN) peut enregistrer de bons scores principalement dans trois régions, mais il ne disposera pas d’une capacité de fusion pour l’emporter en dehors d’une circonstance peu probable de quadrangulaire au second tour.


  

BURKINI - VOILE C’EST NON EN FRANCE

Télécharger la communication du MIL du 3 mars 2021

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Repère : L’accès aux plages et la baignade est interdit à toute personne n’ayant pas une tenue correcte, respectueuse des bonnes mœurs et de la laïcité. 


Le burkini n’appartient aucunement à la tradition de la religion musulmane. C’est une tenue de bain couvrant le corps et la tête conçu par une styliste australienne d’origine libanaise en 2004. Elle a déposé deux marques en 2007 en vue de la commercialisation de ces créations par le biais de sa société, Ahiida. Le nom de la marque «burkini» a été inventée pour faire le lien entre «burqa» et «bikini». Cet accessoire de mode est fabriqué dans un tissu synthétique élastique, épousant les formes du corps et facile à sécher semblable à celui employé pour la confection des combinaisons fine de surf.


Censé permettre à des femmes de se baigner «en conformité avec la pudeur», il cache certes la peau, mais il sculpte, de fait, le corps de la femme sans répondre à son ambition.


Le burkini n'est pas interdit par la loi Française contre le voile intégral car il ne masque pas le visage.


Le port de ce vêtement de bain n’est juste pas conforme aux règlements intérieurs des piscines publiques qui interdisent la baignade avec des vêtements de sport pouvant être portés en dehors de celle-ci. Cette interdiction ancienne a été prise pour des raisons d’hygiène, cela concerne le port du caleçon, du bermuda, du short ou du burkini.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que le port du burkini a été instrumentalisé en France par des associations politiques islamistes radicale. Ces dernières ont un objectif de «conquête de territoire» en créant des zones «occupées» sur des plages pour conduire à des troubles. Des communes ont pris des arrêtés visant à interdire le port du burkini sur leurs plages comme portant atteinte à l’ordre public. Des contentieux burkini ont fait l’objet de jugements ces dernières années concernant des piscines, des plages ou des lieux de baignades publiques. Ils ont débouché sur une jurisprudence contradictoire. Mais depuis 2018, dans quelques piscines municipales, sous la pression d’associations islamistes radicales, cette tenue de bain est autorisée par des élus complices et/ou laches.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime qu’une décision claire doit être prise au niveau national par le gouvernement pour interdire le port du «burkini» dans les piscines et sur les plages publiques. Seule une mesure générale est à même de faire cesser les guérillas locales que des islamistes radicaux mènent sur ce sujet. Leur combat apparait comme la suite de ceux menés pour le port de la burka, du voile par les petites filles ou par les accompagnantes scolaires.


C’est pourquoi le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne fermement la position du défenseur des droits (DDD) en faveur du port du burkini. Il prétend que l’interdiction du port du burkini est susceptible de constituer une discrimination. Ce qui est évidemment faux. L’auteur de cet avis est la nouvelle adjointe au Défenseur des droits, Mme George Pau-Langevin qui a été ministre et député socialiste. Le caractère politique apparait très clairement, à quelques mois des régionales, jetant une réelle suspicion sur l’institution DDD elle-même.


Ce contentieux a été ouvert par le collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) contre le conseil régional d’Île-de-France qui a décidé de maintenir l’interdiction du port du burkini dans les complexes «Île de loisirs». Depuis, le CCIF a été dissous par le ministre de l’Intérieur pour les raisons que l’on connait. Les responsables du CCIF ont engagé une action en justice pour contester cette dissolution. Parallèlement, ils auraient procédé à la reconstitution de l’association en Belgique sous un autre nom. Le combat contre ces mouvances de soutien politique actif aux islamistes radicaux reste totalement d’actualité.


  

LE FRONT DES COMMUNAUTARISTES, UN DANGER POUR LA FRANCE

Télécharger la communication du MIL du 25 février 2021

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Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce la dérive de diverses associations communautaristes qui développent des discours totalitaires en prônant la haine et la violence contre les biens et les personnes. De bonnes intentions se trouvent perverties sur le fond même des idées. C’est le cas, par exemple, du concept très flou de l’écologie où tous les genres se côtoient, du pur défenseur de la nature au révolutionnaire qui se recycle. Ces derniers activistes se regroupent au sein de groupes spécialisés contre les prétendues «violences policières», d’écologistes radicaux, de pro-migrants, d’anti-spécistes, de féministes radicales, de racialistes anti blanc. Leur violence se concrétise lors de manifestations par des saccages de biens, par des attaques des membres des forces de l’ordre, par des occupations de bâtiments, par des voitures brulées, par la création de zones à défendre (ZAD), de destructions d’antennes 5G, de déboulonnage de statues, d’attaques de boucheries, d’interdiction de conférences. Ils attaquent notre société par des discours de haine, par leurs refus de la liberté d’expression pour tous et par leurs recours à des actions violentes. Tout cela avec un seul objectif : détruire la France.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que, dans un premier temps, ces mouvements ont été infiltrés et/ou contrôlés par des militants d’extrême (EELV, LFI, NPA) ou d’ultra-gauche (anarchistes, autonomes). Pour cette nébuleuse politique d’origine marxiste, ces thèmes sont devenus le paravent et le renouveau de leur vieux discours anticapitaliste démonétisé. Une partie des membres de ces associations ne sont évidemment pas d’extrême-gauche, mais ils jouent simplement le rôle des idiots utiles au sens de Lénine.


Ils revendiquent la phase qui débute comme étant «inter-sectionnelle», cela rappelle la classique «convergence des luttes» des marxistes gauchistes. Il s’agit, pour ses inspirateurs, de mêler tous ces thèmes pour mobiliser leurs sympathisants et activistes dans un «front communautariste» à la gauche de la gauche.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce la pression qu’exerce cette mouvance politique sur les élus locaux, les responsables de services publics, les chefs d’entreprises, les directeurs d’écoles, de collèges ou de lycées, les présidents d’université, les services publics. Elle reçoit le soutien implicite de nombreux journalistes qui se chargent de monter en épingle les actions et les situations mais sans jamais dénoncer ces activistes. Cette mouvance cherche à générer une confrontation de terrain.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu’il faut combattre politiquement le front des communautaristes dans une démarche globale. Le fondement de notre action est la défense de la République dans ses principes de Liberté, d’Egalité et de Fraternité. Il s’agit de défendre tous les citoyens dans le cadre de la Constitution car «La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion» (Article 1er). C’est une condition de l’efficacité de l’action sur le terrain. Ce combat contre eux doit être mené avec vigueur, mais aussi avec une grande prudence. En effet nos adversaires souhaitent nous accuser du déni de causes légitimes, il faut éviter de tomber dans ce piège. Le combat politique que nous devons mener se situe pour la liberté d’expression, contre l’extrémisme, la haine et la violence sous toutes des formes.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) tient à redire que c’est en défendant et en revendiquant nos valeurs que nous ferons barrage à ces mouvances. Nous sommes, notamment, pour la défense des valeurs, des traditions, de l’environnement, pour le développement durable, pour le plein exercice des libertés individuelles exercées dans le cadre de la loi (choix de vie, pratique religieuse, mœurs, choix alimentaires), pour l’égalité entre femmes et hommes, contre toute violence contre les personnes et les biens, contre tous les racismes, contre les revendications politiques des islamistes radicaux contre la République, contre les ingérences étrangères qui utilisent la religion comme moyen de pression.


C’est en affichant les valeurs que nous défendons que nous arriverons à regrouper les gaullistes de droite qui sont au service de la France.